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Les Petites Histoires du Sport

France – Angleterre : la composition du XV de l’Angleterre

24 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

La composition du XV de la Rose est enfin tombée, aujourd'hui à 14H. Et c’est d’abord une première surprise : Moody annoncé titulaire n’est même pas dans la liste des 23. Le capitaine anglais souffre en effet toujours de son genou et c’est donc sagement qu’il à déclaré forfait à quelques minutes de l’annonce de la sélection de Martin Johnson. 

 

La seconde demie –surprise, c’est le retour du monstre Sheridan. Absent sur blessure contre l’Italie mais titulaire en club le week-end dernier, le pilier de Sale revient aux affaires pour répondre à la puissance de Mas. C’est donc le très bon Corbisiero qui sera sur le banc, Wilson touchant lui sont billet pour la maison.

 

On attaque comme toujours par une analyse de la composition, la tactique et enfin notre pronostique pour le match.

 

 

La composition :

 

 

Première ligne : Sheridan, Hartley, Cole.  

 

Pas de grosses surprises. Ils sont tous les 3 énormes, titulaires indiscutable en club et surtout extrêmement complémentaires. Sheridan et Cole les bouchers s’occupent des taches ingrates et des travaux pénibles. Hartley le coureur infatigable lui va venir se proposer à l’intérieur du 10 ou entre les centres pour venir exploser le premier rideau. Mais tout ce beau monde est largement plus sympa à la télé qu’en vrai. Attention, c’est du très lourd.

Thompson sur le banc pourra lui venir terminer le boulot en mêlée fermée.

 

Deuxième ligne : Deacon, Palmer.

 

Eux aussi parfaitement complémentaires, l’un est l’artiste et l’autre le besogneux. Mais les deux sautent à merveille. Puissant, actif et complètement fou sur les phases de conquête statique, ils sont aujourd’hui plus fort que O’Connell/O’Callaghan. Ils sont la "clé de voute" du paquet d'avant.

 

Troisième ligne : Haskell, Wood, Easter.

 

On connait bien Haskell, joueur du stade Français et on connait sa vitesse et sa puissance ravageuse. Capable de faire des sprints de 60 mètres dans le dernier ¼ d’heure, il est juste un poumon sur patte.

On connait aussi Easter, l’énorme camion-benne qui traine à l’arrière de la mêlée Anglaise. Ce gentil nounours de 120 kilos aime, pour faire avancer tout cette jolie petite famille de poète, se frayer un chemin dans la défense adverse à grands coups de buffet.

Mais celui qui est le plus méconnu n’en est pas moins l’un des plus redoutables du trio. Wood. Une pile électrique à la place du cœur, des sécateurs en guise de bras. Son activité n’a d’égale que son efficacité au plaquage. C’est seulement sa 3ème sélection mais il faut savoir qu’il a mis au placard Fourie (le protégé de Neil Back), Croft ou a fait oublier Moody…

 

Charnière : Youngs, Flood.

 

L’organe bicéphale anglais. Deux cerveaux, une seule et même pensée : celle de jouer et de jouer encore. C’est un merveilleux duo d’attaquant et de passeur. Capable de faire vivre le ballon a peu près n’importe comment, Youngs est la grande révélation de cette année 2010-2011 en Angleterre avec Ashton. La différence : un ailier de talent c’est bien, un 9 de talent c’est mieux. Il porte le « projet Johnson » sur ses épaules et il a poussé sur le banc des 9 comme Care, Ellis ou encore Perry ou Wigglesworth.

A ses cotés Flood : le protégé de Wilkinson pendant des années à Newcastle. Il a appris du maitre et l’a dépassé. Dans un registre qui n’a rien a voir, il a appris les bases du poste avec le meilleur du monde : défense occupation efficacité. A cela il a apporté sa touche personnelle : passe de 15mètres, inspiration, prises d’intervalles. Et ce mélange donne quoi ? Un 10 idéal au service d’un jeu porté sur l’attaque.

 

 

Centres : Hape, Tindall.

 

Registre plus ou moins physico-physique avec ses deux belles mules. La différence entre les deux, Hape sait faire une passe. Hape c’est lui aussi l’une des révélations de cette année rugby en Angleterre. Révélé à Bath, il quitte sa station thermale pour le « chaleureux » club des London Irish. Tindall, c’est l’âne bâté de cette équipe. Il est là pour mettre des cachous, des caramels, des tampons, des timbres… Mais a part ça…  A eux deux ils forment un paire de centre franchement difficile à maitriser et Jauzion devra se méfier sur les extérieurs à ne pas se laisser surprendre par l’impression de nonchalance dégagé par Hape : c’est du talent à l’état brut.

 

 

Ailiers : Ashton, Cueto

 

Bon alors voilà, Ashton est la nouvelle pépite du rugby mondial. On le sait, on l’a tous bien vu (et surtout les Italiens), il est omniprésent, se propose partout et tout le temps, vient jouer avec ses gros, avec son 10, avec son ailier opposé, avec les supportrices du 7ème rang… Il est imprévisible et d’une vitesse démentielle. Il est puissant et plus que tout : il est en confiance. Son duel avec Médard n’aura pas lieux mais de toute façon c’est peut-être mieux comme ça.

Mais en réalité, le vrai danger serait de penser qu’Ashton est le meilleur ailier du Xv de la Rose. Le meilleur ca n’est pas lui. Le plus fort, c’est Cueto. Un temps essayé au centre, le poste où il s’épanoui aujourd’hui, c’est l’aile gauche. Mais attention : il est meilleur non pas parce qu’il marque plus d’essai court plus vite ou met plus de plaquage. Non : il est meilleur car il rend les autres meilleur. Il se propose toujours quand il faut et où il faut, ne fait quasiment jamais d’erreur et avance toujours. Les deux sont les ailiers les plus toxiques d’Europe.

 

 

Arrière : Foden.  

 

On fini par celui qui est aujourd’hui le joueur européen le plus talentueux. Il sait tout faire. Je n’en fait pas des caisses mais attention à lui. C’est le genre de joueur qu’on croise 1 ou 2 fois par génération.

 

 

Remplaçants: Corbisiero, Thompson, Shaw, Fourie, Care, Wilkinson, Banahan.

 

De la puissance à tous les étages, aussi bien pour Fourie, Banahan, Thomspon ou Shaw. Et l’expérience de Wilkinson, Shaw, Thompson ou même Care pourrait faire pencher la balance du coté Anglais passé l’heure de jeu.

 

 

La physionomie du match :

 

Cela va se résumer à quelques points simples coté Anglais : gagner les duels pour gagner la ligne d’avantage et créer une dynamique d’avancée, libérer les balles rapidement sans se faire pourrir les ballons par les bleus, gagner les touches et rester solide en mêlée. Si ils arrivent à faire ça, cela s’annonce très dur pour les bleus. Ils ne vont probablement pas chercher à occuper le terrain mais plus a étirer la défense sur des balles en zone 3 et des longs, très longs temps de jeu.

La solution pour les bleus : rester très loin chez les Anglais, jouer le contre et les ballons de récupérations (on parle aussi de turnovers pour faire nos stars) à fond et surtout, surtout, ne pas louper de plaquages. Au moindre plaquage loupé, la machine a broyer anglaise va se mettre en marche et la dynamique est innarétable à moins de faire faute.

 

Ce qui est très impressionant chez ces Anglais, c’est qu’il ne révolutionne pas le jeu. Ils jouent simple : premier temps de jeu/Sortie même sens/prise du milieu de terrain avec un joueur qui vient se proposer autour du 10/ Sortie en Z3/renversement/ prise du milieu avec un gros ou un ailier autour du 10/Z3… Et cela suffit à créer des décalages énormes si l’équipe en face subit les plaquages.

 

La clé du match : gagner les duels en un contre un et surtout ne pas reculer.

 

 

Le pronostique :

 

Et là c’est le vrai moment délicat de cet article. Que faire : le cœur ou la raison ?

 

Et bien au diable la raison : j’annonce une victoire des bleus ! Une victoire à l’ancienne : 3 à 0. 5 bagarres et 4 cartons rouges plus tard, sur une pénalité de Chabal (j’ai dit qu’il allait être déterminant non ?!) l’équipe de France emporte une victoire illogique et immérité, sur à un arbitrage honteux et farouchement anti-anglais. En représailles, l’IRB sanctionnera à postériori Mas et Dusautoir pour des fourchettes et comme moyen de preuve utiliserons le témoignage d’un spectateur assis au 47ème rang. Ils prendront 4ans de suspensions et Lapasset se félicitera de sa réélection à la tête de l’IRB.

 

Allez Les bleus ! Et comme le voudrait quelques techniciens de haut-vol : « c’est chandelle et dessous ? Carte Blanche ! »

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Giovanni 27/02/2011 03:38


J'était a 4 points du score exacte :D


Pierre Ammiche 27/02/2011 13:32



C'est vrai bien vu. 



Minghelli Giovanni 25/02/2011 01:40


La France gagner ? c'est impossible après ce match de pouilleux face au Irlandais en revanche l'Angleterre deviens favoris après le massacre des Italiens, mais après tout tes hypothèses c'est
possible que la France gagne :), mais je pense pas que sa soit faisable vu leurs mauvaises prestation.
Après un réveil des Français viendrais changer le 6 Nations enfin pour moi le vainqueur de ce match gagneras le tournoi c'est sur.


Minghelli Giovanni 25/02/2011 01:18


Espérons que les Français vont gagner, enfin si il gagnent c'est que l'arbitrage est pourris ou qu'ils on fais un match de voleurs ..


Pierre Ammiche 25/02/2011 01:28



Il reste aussi plusieurs option que tu n'a pas envisagé : 


 


==> Le XV de france et les bleus sortent "Le match de leur vie"


==> Le forfait de tous les 3/4 Anglais suite à une gastro ravageuse à 20 min du coup d'envoi. Il n'y a que Tindall qui doit passer en 10 et on se retrouve avec Haskell et Easter au
centre. 


==> L'intervention divine. Par l'opération du saint esprit, on retrouve notre rugby d'antant, on attaque de partout, et entre deux redoublées de Nallet et Dusautoir et une chistera de Servat,
Mas nous met un cadrage débordement sur l'aile d'Ashton pour planter l'essai de la victoire. 


==> Serge Betsen reprend du service et vient mettre des cachous à tour de bras comme en 2001. 


==> On joue à 67 et l'arbitre ne voit rien. Avec les surnombres qu'il y a, même pas besoin de rush défense !  


==> On fait un "qui perd gagne" sans prévenir les Anglais. 


==> On joue avec notre second maillot (blanc) pour destabiliser le public. Ne sachant plus qui soutenir, le stade se vide et le pub se remplit (c'est la théorie des vases communicants) et les
français finissent par être plus nombreux à pousser l'EDF. On joue comme au Stade de France en plus éxotique et donc c'est la victoire au bout des 80 min. 


==> On interdit de faire plus de 5 passes par action. Au bout de 5, c'est comme au touché, on rend la balle. Il fait moins son malin le Flood ! 


En gros, on peut encore avoir une chance ! 


Après si c'est un match normal, à 15 contre 15, avec des règles classiques et un arbitre cohérent, la seule chance pour les bleus, c'est d'être meilleur. Mais ça, c'est la partie la plus
compliquée... 



Giovanni 24/02/2011 22:17


Le pronostique est drôle mais je verrais un 13-9 pour l'angleterre et un jaune pour Tindall :)


Pierre Ammiche 24/02/2011 22:22



Et bien mais si j'écoutais la raison je dirais : 30-15 pour les anglais... J'ai peur d'une grosse correction...