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Les Petites Histoires du Sport

France – Irlande : les notes des joueurs

13 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

Un seul mot : ouf ! Que ce fut pénible. Laborieux par moment. Mais quel match stressant et tendu. Au bout du chemin de croix c’est une victoire contre équipe encore plus mauvaise que nous.Sur un tout nouveau terrain, l'équipe de France se sort du guépier Irlandais et reste en course pour un second grand chelem. 

Retour sur les performances individuelles des membres du XV de France victorieux 22 à 25 en ce jour du 13 févier 2011. 

 

Domingo : toujours aussi actif, les 130 kilos de son vis-à-vis ont fait un peu plus le poids (sans mauvais jeu de mot) que Jacobsen l’écossais. Dynamique, puissant, il rend une copie propre mais tout de même moins brillante que contre l’Ecosse. 6/10

 

Servat : il fut l’un des meilleurs aujourd’hui avec une grosse activité et surtout une puissance et une volonté d’avancer retrouvée. Capable de fracasser les premiers défenseurs à grand coup de casque, il s’est montré d’une efficacité redoutable ballon en main. 9 plaquages pour le talonneur, un seul plaquage loupé et 80minutes pleines. 8/10

 

Mas : Le troisième larron de cette confrérie de danseurs étoile à encore une fois fait dans la dentelle. Du désossage, des grands coups de tronche et une puissance colossale en mêlée, le catalan rend une copie très positive lui aussi. Sa défense au ras s’est une nouvelle fois montrée précieuse sur les nombreux temps de jeu au ras de l’équipe insulaire. Seul bémol : il s’est une nouvelle fois fait pénalisé bêtement sur deux mêlées. 7/10

 

Pierre : En balance dans la semaine avec Thion pour être titulaire, le joueur de Clermont s’est montré puissant balle en main et ca n’est pas O’Leary qui dira le contraire, lui qui s’est joliment fait poinçonner par Julien aux alentours de la 15ème minute. Mais parfois un peu maladroit : deux en avants, un ballon mal capté sur l’engagement qui fait que l’équipe de France s’est mise sous pression très vite, quelques mauvais plaquages. C’est un match moyen dans l’ensemble. Remplacé à la 62ème. 5.5/10

 

Nallet : toujours aussi précieux dans le combat, son duel face à O’connell est a montré dans toutes les écoles de 2ème ligne du monde. Et que je te tire le bras, et que je te pousse la jambe, et que je plonge en travers, et que je t’arrache la tête, et que je mets les mains… enfin un match moins dans la mobilité et plus dans la débilité (ce qui est toujours très positif) pour Lionel Nallet qui renoue avec ses premiers amours : la guerre. La seule faute qu’il commet du match, la sanction est lourde : pénalité, touche, pick-and go et essai (38ème). 7/10

 

Dusautoir : Attention, le capitaine était fâché ! 14 plaquages dont deux gros caramels sur O’Driscoll (25ème) et Wallace. Le capitaine a été le premier à remettre l’équipe dans le bon sens, le meilleur plaqueur de la rencontre, le plus solide au combat et un pénible de première pour les adversaires du jour. Un grand Dusautoir aujourd’hui. C’est notre homme du match ! 9/10

 

Bonnaire : Discret sinon transparent, le polyvalent troisième ligne s’est montré timide et pas spécialement efficace. 2 plaquages, pas de ballon en touche, je l’ai trouvé très moyen. Il n’a à mon sens rien apporté au cours de ce match et sa sortie à la 54ème me semble tout a fait justifié. 4/10

 

Harinordoquy : Il a commencé au couloir avant de finir à l’aile de la 3ème ligne. Et le basque s’est montré très aérien en touche et très précieux dans le jeu courant. Après un premier match franchement moyen, il a semblé trouver du plaisir et de l’efficacité aux alentours de la 60ème minute. 6 plaquages pour lui et surtout une vraie moisson en touche. 7.5/10

 

Parra : décidemment, Morgan ne me convainc plus. Alors certes son sans faute au pied sauve son match. Mais que d’erreur ! Au delà d’un coup franc concédé sur une introduction bien pourrie des familles, c’est sa gestion du match, sa tendance à ne jamais jouer là ses copains l’attendent, de ne jamais jouer dans le bon tempo ou encore de ne que trop rarement peser sur le match autrement que sur un jeu au pied très haut, que le clermontois montre ses limites. Incapable de se muer en 9 éjecteur quand la physionomie du match le réclame, ce joueur est indéniablement plein de talent. Mais si Ellisalde avait fait un match du même genre, on aurait vite crié au scandale. Son sans faute au pied permet aux bleus de rester et de gagner le match. 4/10 +0.5 pour un sans faut au pied, à l’extérieur, dans des conditions plutôt spéciales soit un 4.5/10.

 

Trinh-Duc : moins en vue que pendant le premier match, il s’est montré vraiment bon dans les 15 dernières minutes quand il a enfin vu des ballons. Il a su mettre de la vitesse dans la ligne, faire des bons choix et des bonnes passes mais s’est très peu employé en défense. A vrai dire la stratégie des Irlandais était d’éliminer les montées inversées en redoublant loin du premier centre et du 10, ce qui fait que le joueur de Galthié à très peu vu les joueurs venir le défier. Un jeu au pied plutôt bon, et même quand il rate un coup de pied (drop contré) on manque de voir un essai : les joueurs en position de hors-jeu pouvant jouer la balle, Imanol était a deux doigts de se saisir de cette balle seul à 15m des poteaux... Un match sans fausse note mais sans briller. 6/10

 

Médard : Il marque encore, gagne ses duels, fait les bons choix. Son duel face à Ashton s’annonce épique et si le toulousain n’a pas autant brillé que contre l’Ecosse, ca n’est pas pour autant qu’il a fait un match moins brillant. Passé en 15 dès la 50ème, il continu a prouver qu’il est en grande forme et qu’il sent toujours aussi bien les coups. 7/10

 

Traille : enfin a son vrai poste, Damien Traille a enfin fait un match digne du niveau international. Jamais vraiment pris en défaut (même si souvent à la limite), il s’est montré efficace en attaque et très correct en défense. 5 plaquages, des bonnes montées et des duels remportés, le biarrot à fait un match correct, voir bon. Seul bémol : des plaquages peut-être pas assez incisifs et une pénalité concédé pour un hors-jeu où il ne pouvait pas grand-chose. Le golio d'or lui revient aussi pour son engagement direct en touche ET qui ne fait pas 10m... un chef d'oeuvre.    6.5/10

 

Rougerie : Enorme sous les ballons hauts, décisif sur l’essai, le capitaine de Clermont a mis presque 30 minutes à s’adapter au jeu de son vis-à-vis tout en redoublée et en chistera. Il franchit tout seul comme un grand alors qu’il est bille à bille avec ses adversaires et il donne après a avoir fixé à son adversaire. Il a fait un gros match, n’a jamais lâché BOD et il élu talent d’or France télévision de ce match Irlande-France. 7/10

 

Huguet : Alors oui je persiste et je signe. Il est bon, rapide, gagne des duels, mais il manque d’un « petit je ne sais quoi ». Il manque son soutient à hauteur sur une percée de Poitrenaud, il est rarement dans les bon timings dans ses appels, il n’a pas la grinta pour aller défier seul en 1 contre 1… En gros, il n’a pas l’esprit du tueur. Il a donné l’impression d’être complètement cramé sur la fin de match puisqu’il a complètement disparu de notre radar dans les 10 dernières minutes. Earls l’a déposé sur la contre attaque qui amène la situation la plus chaude de la fin de match (78ème) et qui se termine heureusement par un énième en avant des Irishs. A sa décharge la balle en pleine tronche distillé par Poitrenaud aurait pu couter cher mais ca ne lui est pas du tout imputable. De coté positif : quelques gros plaquages sur les peu qu’il a eu à faire et des ballons à négocier en avançant. Il a essayé aussi de se proposer en premier attaquant pour prendre le milieu du terrain sur des attaques en première main, ce qu’il a plutôt bien réussit.  5/10.

 

Poitrenaud : 20 minutes horribles. Un en avant sur son premier ballon qui amène le premier essai, une passe bien trop forte sur Huguet qui amène la seconde grosse opportunité, des courses plutôt mal senties (30ème,  35ème) et enfin un jeu au pied inexistant alors que le vent soufflait pour les bleus en 1ère mi –temps (n’en déplaise à Cédric Beaudou). Il ne se remettra pas vraiment de cette entame cata et sera un peu puni en sortant à la 51ème. 4/10

 

Guirado : pas entré

 

Marconnet : puissant et précieux en défense avec ses 2 plaquages en fin de match, son expérience en mêlée a permis de terminer le travail sur Ross. Il a joué 30 minutes et n’a pas commis de grosses bourdes contrairement à Ducalcon. La coupe du monde se rapproche pour pépère. 6/10  

 

Thion : Une entrée moins impressionnante que la semaine dernière, « machine » à jouer 15 minutes. Assez pour concéder une pénalité d’idiot et mettre 2 gros tubes. 5/10

 

Chabal : Un primate blanc. Voila l’impression qu’il me donne a chacune de ses entrées… Des bras de gibbon, un corps de gorille. Il nous a encore gratifié de charge et de tampons « chabalesques », les en avants en moins. C’était propre solide et précieux pour réguler un peu la conquête. 6.5/10

 

Yachvilli : Une seule question : quand sera-t-il titulaire ? Il accélère, organise, dirige à merveille et bute à peine moins bien que Parra. A part que lui sait jouer avec son 10… 7/10

 

Jauzion : 7 minutes de jeu. Et on comprend pourquoi ce garçon à 80 sélections. Un plaquage décisif sur le pilier à qui il fait exploser la balle sur la ligne d’en but, des charges plein champ où la défense ne peut que subir, des alternatives pour son 10 qui jouer plus en profondeur, une attaque de ligne où il avance 3 fois au contact de la défense… un petit bout de match mais quel bout. On lui doit autant la victoire qu’a Rougerie, Traille ou Trinh-Duc. 6/10 + 0.5 pour le sauvetage face aux 115kilos de Court. 6.5/10

 

Clerc : un gros caramel sur son vis-à-vis et un ballon à jouer. Ces derniers temps Vincent n’est pas vernis. Mais il faut dire qu’il n’attire pas tellement le ballon à lui. 5/10

 

 

Coté Irlandais : les meilleurs ?

 

O’Callaghan : toujours aussi chiant à jouer, il a pourri des sorties, ralenti des ballons et mis des coups de tronches dans quelques rucks déterminants. Un match complet, bien intelligent.

 

Heaslip : Précieux en défense, capable de marquer en coin après 8 temps de jeu, son retour dans le 15 de départ n’a pas suffit malgré toute sa bonne volonté.

 

 

En conclusion : une victoire des bleus logique mérité mais que de regrets pour les Irlandais, trop indisciplinés et trop imprécis pour espérer gagner un match de très haut niveau. En effet, 10 pénalités sur des fautes au sol c’est trop.  

Coté français les réactions sont unanimes : ce genre de match est un model de mauvaise gestion d’une partie. Néanmoins force est de constater qu’en Tournoi des VI nations l’équipe de France reste invaincu depuis le 15mars 2009 soit presque 2 ans. C’était contre l’Angleterre qui avait alors humilié les bleus à Twickenham… A charge de revanche ?  

 

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mouton 15/02/2011 16:53


Salut pierrot,

Dur d'argumenter car deux fois en saisissant un long commentaire mon Itouch m'a lâché donc je profite de l'ordi pour approfondir.
Alors 9/10 c'est une note qui ne se met à mon sens qu'une ou deux fois par an au niveau internationnal: pour un troisième ligne cela correspond plus ou moins à 20 placages, 5 franchissements nets,
5 balles gratés, aucune faute de discipline au moins deux essais, une présence permanente près du ballon etc...
Pas la peine de détailé plus avant pour comprendre que si Dusautoire fut (peut-être) le meilleur joueur sur le terrain il est loin de mériter 9. Même remarque pour Servat 8, c'est énorme, même s'il
a fait un bon match, sa note oscille plus entre 6 et 7 que 8.Ceci dit, une série de remarques plus ou moins ordonnées entre elles me vinrent à l’esprit suite à ce match de moyenne facture.
Aujourd’hui je pense qu’il est indéniable que la NZ et l’Australie sont les meilleures équipes du monde, suivies par l’Angleterre et la AFS. Quelles sont les caractéristiques de ces deux équipes
qui les rendent si fortes ?
D’abord et avant tout une continuité dans les différentes formations alignées au fil des dernières années : les équipes types sont plus ou moins entièrement définies, tout du moins l’axe
2-8-9-10-15 l’est-il à peu près, tout comme les paries de centres et la troisième ligne. Les triangles arrières sont en passes de l’être, tout comme les 5 de devant s’ils ne le sont pas déjà. Cette
continuité signifie que les encadrements en place savent déjà quel jeu ils sont capables de mettre en place et donc leur permet déjà de s’atteler à combler les lacunes qui subsistent afin d’être
parfaitement rodé pour l’intense préparation physique qui va commencer en gros deux mois avant la coupe du monde.
Il me parait tout aussi indéniable que cette continuité fait aujourd’hui défaut au 15 de France qui, s’il connaît déjà l’intégralité ou presque des avants qui vont composer le groupe de 30 de la
coupe du monde, à savoir ceux sélectionnés pour le tournoi, le groupe des arrières est lui encore incertain. Ce problème, s’il n’est pas uniquement imputable à Lièvremont, eu égard au nombre de
blessures qui ont clairsemées les groupes établis durant son mandat, souligne une certaine absence de clarté autour du projet de jeu (on ne m’enlèvera pas de l’esprit que le livret concocté aurait
du apparaitre plus tôt voir même pas du tout si le projet était compréhensible) qui du coup entraîne une absence de maîtrise des matches par l’équipe de France qui ne sait pas comment jouer ses
matches autrement qu’en mettant de l’envie sur chaque prise de balle et qu’en essayant un peu de tout, en pensant qu’il y aura bien un truc qui marchera. Ca marche contre l’Ecosse, en Irlande si
les irlandais jouent plus mal que nous mais contre l’Australie ça donne 16-59.
Pourtant, on a bien vu que lorsque la ligne de trois-quarts est correctement lancée, les arrières français font des ravages balles en main (cf Rougerie en Irlande ou même les nombreuses percés
infructueuses des bleus lors de ces derniers matches). En effet, les arrières ont des courses tranchantes, qui rappellent, parfois celles de leur glorieux ainés, et une puissance qui n’a que peu
d’équivalent dans le rugby mondiale, bien qu’un peu de vitesse ne ferait pas de mal à cette équipe. On pestera d’ailleurs contre la mauvaise utilisation de la seule arme sûre actuelle : la mêlée,
qui n’est pas utilisée, à mon avis, de façon idéale. Car les français domineraient nettement plus leur sujet si les centres pouvaient marqués leur opposants au fer rouge lors de charges
destructrices. Je pense que si Rougerie, Traille et Trinh-Duc avaient plus eu l’occasion de rentrer dans la tronche de BOD, d’Arcy et Sexton, les diables verts ne se serraient pas amuser à lancer
leur redoublées près de la ligne autant de fois et nous aurions eu plus d’occasions de les faire reculer en fin de partie.
Autre caractéristique made in hémisphère Sud : la capacité d’enchainer les temps de jeu sans s’affoler et de façon logique.
Aujourd’hui si l’on caricature un peu la France est incapable de marquer des essais en démarrant de dernière la ligne médiane sauf sur un ballon de récupération, je reconnais au passage la grande
maîtrise de la France dans ce sujet ce qui me satisfait. En effet, l’on n’est pas capable de jouer de façon cohérente et unie durant 80 minutes, sans même parler de jouer de façon continue pendant
80 minutes et d’essayer de produire ce que font les blacks ou les aussies à savoir près de 60 minutes de temps jeu quand nous sommes nous incapables de tenir plus de 40 minutes sans craquer
physiquement. Du coup si on ne franchit pas la ligne en moins de 6 temps de jeu soit on fait une faute, soit on perd la balle, soit on tape au pied, soit on a déjà fait une faute ou perdu la balle,
sauf lorsqu’il s’agit de pilonner la ligne d’en-but ou on peut monter jusqu’à 8 temps de jeu.
Dès lors, il parait évident que si la défense adverse est bien en place, et ce sera le cas en Angleterre samedi prochain, on va se casser les dents et se mettre à rendre au pied des ballons dont
raffole les triangles arrières adverses. D’ailleurs les 3 meilleurs triangles arrière du monde sont ceux des trois meilleures nations du monde à l’heure actuelle : Angleterre, Australie et NZ dans
le désordre. Je ne crois pas aux coïncidences dans ce genre de cas.
Pourquoi ne savons-nous pas tenir le ballon longtemps ? Plusieurs raisons : c’est culturel, les grands clubs dont sont issus les internationaux ne tiennent pas beaucoup le ballon, Clermont,
Toulouse, Perpignan ou Castres tout comme le SF, Toulon ou le Racing on des 10 ou des 15 au coup de pied phénoménal qui leur permet de jouer l’occupation du terrain et ne les contraint donc pas à
multiplier les temps de jeu. Seul des clubs comme Montpellier ou La Rochelle tiennent vraiment la gonfle sur plus de 10 temps de jeu. D’ailleurs cette formule leur permet d’obtenir des bons
résultats eu égard à leurs budgets et à leurs effectifs. D’autre part la formation à la française est aussi à blâmer, à mon sens, rare sont les clubs qui peuvent s’enorgueillir de posséder des
équipes jeunes qui possèdent :
1) le même projet de jeu que les pros, tout du moins un fond de commerce semblable.
2) une capacité à tenir le ballon.
3) des éducateurs capables de mettre en place des plans de jeu construits et structurés sur au moins 3 temps de jeu.
Enfin la présence d’étranger aux postes clefs ne permet pas aux français de prendre conscience de leur lacune puisque ces étrangers savent, eux, tenir le ballon, ce qui permet aux français de jouer
sur quelques temps de jeu et d’être performant dessus, les étrangers prennent le relais sur quelques temps de jeu puis re les français etc… Ce qui donne des bons clubs mais une équipe nationale au
potentielle énorme mais inexploité.
Par ailleurs, nous manquons de joueurs du niveau de McCaw, Carter, Genia, Mitchel, Wilko etc… Ces gars capables de gagner un match presque à eux seuls sur lesquels leur équipe peut s’appuyer. Ou
tout du moins de mec comme Thorn, Cooper, Ashley-cooper, SBW, Pocock, Read, Ashton, qui s’ils ne sont pas les meilleurs à leur poste n’en sont pas loin et apportent des qualités uniques qui font
d’eux des joueurs à part, le genre de joueur avec une étoile dans rugby 06. A mon sens seuls Dussautoire, Servat et de plus en plus Médard se rapprochent de cette seconde catégorie.
Tout cela pour dire qu’on n’est pas au niveau techniquement, tactiquement, physiquement de façon individuelle et collective. Qu’on manque de bons joueurs et d’une maîtrise collective. On pourra
rattraper le retard physique, et une partie du retard tactique et technique durant les deux mois de stage, mais pour le « crunsch » et la coupe du monde on va être juste à mon avis.


Pierre Ammiche 15/02/2011 22:03



Merci Mouton de ce vrai commentaire. Je prendrais le temps je pense de répondre à ce commentaire dans un vrai article et pas simplement dans une petite fenètre. 


 


Mais en gros : d'accord avec toi sur les certitudes et surtout les incertitudes qui entourent cette équipe. L'analyse des forces et des faiblesses des nations majeures méritent un peu plus de
recul et surtout de pondéré un peu le retard des nations du nord qui n'est pas si énorme que cela. Il ne faut pas oublier que les mecs du super 15 se préparent comme pour une coupe du monde...
tous les étés ! Ils ont 4 ou 5 mois pour bosser le physique comme des malades, sans la préssion du résultat (pas de montée ni de descente) et donc faire du jeu et rien que du jeu, faire tourner
l'effectif, donner sa chance aux jeunes ou se passer d'un joueur majeur 4 semaines, c'est faisaible. Plus que les qualités de formations qui indéniablement jouent; plus que la culture (le
french-flair c'est pas pour les cochon...mais c'est un nouveau débat qui s'ouvre) c'est avant tout la structure meme du championnat qui fausse les rencontres N/S et qui exacerbent les
différences. 


 


En tout cas un comm clair, limpide, où ton point de vue rend ce site encore plus vivant. 


 


Merci 


 


Pierre 



Mouton 13/02/2011 22:11


Salut pierrot, deux trois remarques en passant: je sais enfin ce qui me dérange parfois avec tes notes: c'est le fait que tu mettes des notes assez énormes parfois qui font qu'on perd parfois
un
peu le fil du raisonnement. Sur les notes elles-mêmes je te trouve dur avec Huget tout en reconnaissant l'absence de ce petit truc qui faut toute la différence, il mérite mieux que ça je
trouve.
Pareil pour notre 10 qui a bien lancé le jeu quand on lui a donné le ballon et qui n'a rien eu à faire en défense. Je trouve Servat et Dussautoire surnotés. Je partage ton avis sur les deux
mauvais
relatifs du match Parra et Poitrenaud, Bonnaire non Plus n'est pas terrible


Pierre Ammiche 13/02/2011 22:35



Alors Mouton, 


 


Je suis pas sur de tout avoir saisi sur la fin de ton comm mais, il est vrai que ma formulation de certaines notes n'étaient pas les meilleurs. Mais je viens de recorriger en ajoutant quelques
idées. Mais surtout j'ai essayé de moins en mettre dans une seule phrase. Les points c'est pas mal des fois... 


 


Servat a été énorme et Dusautoir aussi. Après le principe des notes c'est que c'est discutable. Surnoté ok. Mais pourquoi ? Là tu ouvrirais le débat et ca serait intéressant :) 


 


Pour Parra Poitrenaud et Bonnaire : on ne peut pas etre bon a chaque fois. Mais Parra c'est pas son tournoi pour le moment...