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Les Petites Histoires du Sport

La bourse aux internationaux / Quelle équipe de France pour demain ? Les talonneurs

19 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

 

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir.

 

Aujourd’hui, nous allons détailler le poste de talonneur. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.

 

Et à ce poste de talonneur, ils sont une petite vingtaine à postuler. On détaille !

Cette fois ca n’est pas en fonction du registre que l’on va classer les postulants mais en fonction de leur chance de participer au prochain tournoi.

 

Les incontournables : Présents pour le mondial, ils partent logiquement avec une longueur d’avance sur leurs petits camarades. Ils sont 3, autant de joueurs proche du top niveau mondial.

A commencer par celui qui aujourd’hui est peut-être le meilleur talonneur du monde : William Servat. La bûche est un métronome en touche, un monstre en mêlée fermée et surtout un joueur de ballon incontournable dans les systèmes toulousain et tricolore.

Derrière lui, un autre monstre : le parisien Dimitri Szarsewsky. Plus mobile, un peu moins puissant, il est le complément idéal de Servat. En progression énorme sur son lancé ces 12 derniers mois, il reste un des cadres de l’équipe et son absence en bleu serait une surprise. 

Difficile de croire que PSA pourrait en écarter l’un des deux…

 

Enfin le dernier membre de ce drôle de ménage à trois est le catalan Guilhem Guirado. Moins efficace que les deux susnommés, Guirado reste un talonneur de talent, capable de faire la différence sur son explosivité et sur sa vitesse. Il est celui qui est dans la situation la plus fragile et il va devoir très vite confirmer ses qualités en Top 14 sous peine de voir les bleus démarrer sans lui.

 

Les outsiders sérieux : là encore 3 candidats se détachent.

 

Tout d’abord le plus expérimenté du trio : Sébastien Bruno. Véritable protégé de Saint-André qui l’a fait venir à Sale puis à Toulon, son abatage sous les couleurs des rouges et noirs lui laissent la possibilité de croire en une sélection en dépit de son âge (37ans). Même si il resterait un choix vraiment surprenant, cela reste crédible.

 

Même constat pour Benoit August, plus jeune de quelques années (34ans), il reste l’un des leaders de combat du BO, un lanceur impressionnant et surtout un joueur plein de finesse et d’intelligence. Un joueur que j’espérais au mondial… Mais qui finalement s’est mis le genou en vrac 3 semaines avant la liste finale. Vu la qualité de ses prestations en H-Cup alors qu’il est revenu il y a quelques semaines laisse à penser qu’il mérite mieux qu’une seule sélection en carrière.

 

Enfin dernier postulant : le néo-Clermontois Benjamin Kayser. Titulaire à Clermont, il est en passe de réussir un véritable exploit : faire oublier un monstre sacré, Mario Ledesma… Enfin non : il comble son départ… Personne ne pourra jamais faire oublier Super Mario. Explosif, puissant, dynamique, il manque encore de constance en touche. Après une saison un peu galère au CO et après avoir connu un 4ème club en 4ans. Il revient dans les joueurs de qualités sur qui il faut compter au moment d’envoyer les pré-convocations.

 

 

Les jeunes loups : Moins de 25 ans, de la volonté et surtout pas mal de talent, ils sont là aussi 3 (on dirait que j’ai fait exprès mais même pas…). Et les trois évoluent dans le sud-est. 

 

Le premier : Jean-Charles Orioli. Le bouillonnant talonneur de la rade toulonnaise est un joueur à la fois très puissant, explosif, et assez régulier au lancer. Promis à un avenir international depuis son plus jeune âge, le plus dur est finalement de jouer de manière régulière au RCT. Un commentaire que l’on pourrait copier et coller à propos d’un autre phénomène de précocité, bouillant physique et prometteur : Jean-Philippe Genevois. Un tout petit peu plus vieux, il est passé par toutes les équipes de jeunes et reste un joueur dont l’avenir est radieux.

 

Enfin le dernier n’est pas du RCT mais de l’USAP : Charles Geli. Très dynamique, pouvant même évoluer en 3ème ligne pour dépanner, c’est un superbe talonneur qui souffre un peu de la concurrence de Guirado et Tincu. Il pourrait déjà postuler chez les bleus, si seulement il jouait plus souvent.

 

Un mot sur un des petits jeunes du SF : Rémi Bonfils. Son plus gros défaut reste physique (1m75, 100 kilos) mais sa marge de progression est plutôt intéressante.

 

Les solides mais un peu limités : très bon joueurs de clubs, ces 4 hommes ont tous un potentiel européen. Sans s’inscrire totalement dans la logique de Saint-André, ils peuvent en cas de pépins jouer leur carte et tirer leur épingle du jeu.

 

Le premier, Benjamin Noirot : Ultra efficace, il avait connu les joies d’une sélection lors de la dernière tournée hivernale. Réputé pour la qualité de ses lancers, il reste un choix crédible. Appelé par Lièvremont à la surprise générale ou presque, il a depuis du mal à enchainer les gros matchs et à éviter les galères physiques.

 

Le deuxième est un cas particulier : Matthieu Bonello. Titulaire en club depuis quelques saisons, il avait poussé Kayser sur le banc puis vers la sortie. Très constant, solide, il paie paradoxalement le fait de ne pas être un joueur très « sexy ». Pas vraiment capable de faire des courses de 20m dans les défenses ou de jouer à suivre au pied après une chistera, il reste un excellent joueur du Top 14.

 

Enfin le dernier larron de cette catégorie est l’ancien Toulousain Virgile Lacombe. Pressentit pour le mondial puis finalement pas convoqué malgré les bruits de couloirs, il avait su une partie de la saison se mettre au diapason de William Servat. Rien que cela est assez phénoménal.

 

Les non titulaires en club : Enfin un petit mot sur les joueurs talentueux mais non titulaires en club et donc difficilement convocable. Ils sont une poignée : Romain Terrain et Arnaud Heguy au BO, Guillaume Ribes à Brive, Brice Mach à Castres, Benoit Cabello à Clermont, Mickael Ladhuie à Montpellier, Gregory Arganese au Racing et Laurent Sempéré au SF

 

En conclusion, les choix sans être pléthoriques sont nombreux et les possibilités réelles.

 

L’équipe que j’aimerais voir ressemblerait à :

 

Talonneur :

Servat / Szarzewski / Kayser

Les grands perdants : Guirado / Noirot / August

Les grands gagnants : Kayser

 

Les espoirs (-de 25 ans) :

Orioli / Genevois / Geli

 

 

 

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