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Les Petites Histoires du Sport

Le retour de la Nba (partie 10) : Les Pacers de l'Indiana

28 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Pacers d’Indiana :

 

Un GM mythique, une équipe marquée par Reggie Miller et son shoot si particulier, voilà l’exemple d’une franchise qui mets du temps a se reconstruire. Après des années glorieuses (1995 à 2000), la franchise articulée autour d’un joueur qui surprend, Danny Granger, de quelques vieux briscards et surtout de joueur en quête de revanche ou de reconnaissance, va tenter cette année de limiter la casse et d’éviter la désillusion de ne pas accrocher les Play-offs pour la 4ème fois d’affiler. Et on vous le dit tout de suite : rien ne semble prêt dans une franchise ou tout semble tenir à un fil.

 

Staff :

 

Coach : Jim O’Brien. 4ème saison pour ce natif de Philadelphie. Les 3 premières n’ont pas vraiment été couronnées de succès. Son prédécesseur a été viré au bout de 4ans… Faut-il y voir un signe ? Une chose est sure, il ne semble pas mieux armé que les autres années…

 

GM : Larry Bird. Un joueur mythique, un coach brillant et un GM appliqué. Il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a : un effectif limité, pas de monnaie d’échange (tour de draft, joueurs) et pas beaucoup d’entrain au stade… Sa mission est difficile, c’est évident.

 

 

 

Meneurs :

 

T.J. Ford : Un premier pas d’une vitesse folle, une capacité à traverser les défenses sans donner l’impression de forcer, un bon shoot. Pourquoi, me direz-vous, n’est-il pas le titulaire indiscutable et cette équipe ? Deux raisons : la première, sa propension à se blesser. Il n’a pas fait une saison complète en 6ans. La seconde tiens en deux lettres : QI… Il est doué mais pas franchement malin et cela se voit aussi bien sur le terrain que en dehors. Il reste en moyenne deux ans dans un club. Record battu pour celui dont les GM ne veulent plus vraiment.

 

 

Darren Collison : Révélation de la saison dernières, Darren a presque réussi a faire oublier Chris Paul. A tel point que le staff s’interrogeait pour savoir lequel des deux était en trop dans l’effectif. Il est aussi rapide que Ford, la qualité de passe et la vision de jeu en plus. Son recrutement est un vrai coup mais attention : ce joueur est entouré d’un « hype » (effet de mode) qui rend peu objectif. En effet, quelques observateur ont signalés que ses stats avaient été « gonflés » (par exemple donner des passes décisives plus facilement a Collison qu’a un autre) et que son temps de jeu était important mais pas forcement bien géré. Il jouait le début de match, les moments pas très chauds, les fins de matchs… On va voir ce qu’il a dans le ventre cette année.

 

 

A.J Price : Il est blessé et risque de louper les camps d’entrainements. Cela va le pénaliser encore un peu plus, lui qui de toute façon n’était pas un titulaire en puissance.

 

 

Arrières :

 

 

Brandon Rush : Bon shooter et joueur plus ou moins complet, il reste un joueur assez peu efficace vu son temps de jeu. Sa présence dans le 5 de départ souligne encore un peu plus la faiblesse des Pacers.

 

 

Lance Stephenson : Recruté pour sa capacité à mettre des points en série, il reste un bon back-up dans un club moyen. Si il perce ici bravo… Il a longtemps hésiter a formuler sa candidature à la draft, ce qui a fait de lui un joueur mal vu par les recruteurs, alors on ne sait pas trop quoi penser de lui.  

 

 

Dahntay Jones : Meilleure saison statistique l’année dernière, il reste un joueur unidimensionnel. Il est le cousin d’un ancien joueur des Pacers, Al Harrigton.

 

 

Ailiers :

 

 

Danny Granger : Véritable franchise player de cette équipe, il est l’un des rares menaces offensives du club. Il fait a peu près tout, a connu les honneurs du All Star Game et à le titre honorifique de capitaine. Il est quelque peu fragile (40 matchs loupés en 2ans) mais il reste l’homme à choyer chez les Pacers. Son impact dans le jeu est primordial mais le problème est que les équipes adverses le savent…  

 

James Posey : 6ème homme modèle et déjà deux fois champion Nba, il représente l’expérience et le shooter extérieur que cherchait Indiana. Le papa des lignes arrières.

 

 

Mike Dunleavy jr : L’un des nombreux problèmes d’Indiana se trouve dans cet homme. 12M de $ par an pour errer sur le parquet. Il est en plein doute et ca se sent. Il ne joue plus beaucoup et tarde à retrouver son meilleur niveau. Un Trade est en plus inenvisageable du fait de son astronomique salaire.  

 

 

Paul Gorge : Petit nouveau d’a peine 19ans, il reste un mystère pour presque tout le monde.

 

 

Ailiers Forts :

 

 

Tyler Hansbrough : Solide, guerrier et doté de bonnes mains, Tyler est d’une lenteur assez effrayante. Il compense ce manque de vitesse par une solidité à l’impact et un sens du placement étonnant pour un joueur de cet âge mais reste tout de même un peu limité. Véritable icône à North-Carolina, on attend tous de le voir en action plus de 30 matchs.

 

 

Josh McRoberts : … J’espère qu’il sait faire le café…

 

 

 

Pivots :

 

 

Roy Hibbert : Un bourreau de travail de 2m20, ca ne court pas les rues. Mais ca se défonce sur le parquet d’Idiana. Roy est un joueur vaillant et volontaire. Pas sur que cela suffise a faire de lui un fils spirituel de ses illustres modèles Ewing Mourning ou Mutumbo.  

 

 

Jeff Foster : Le papa des « Big-mens ». Il aide vraiment Hibbert à se forger un jeu digne d’un pivot dominant en Nba.

 

 

Solomon Jones : Il est là pour mettre des coups de hache dans les bras des intérieurs ou dans la tronche des meneurs trop vifs. Rien de plus.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Collison

SG : Ford

SF : Granger

PF : Hansbrough

C : Hibbert

 

6ème homme : Foster

 

 

Conclusion :

 

Après la perte de Murphy, l’un des meilleurs, et le recrutement d’un joueur que l’on soupçonne vraiment surcoté, le marché estival des Pacers n’est pas, loin de là, magique. Il reste que cette équipe est en construction totale et que la jeunesse et la fougue de certains peut apporter un genre d’insouciance libératrice. Mais sans ça, l’équipe va vraiment souffrir cette année et à moins d’un jeu parfaitement huilé et d’une fluidité collective sans pareil, il vont probablement passer une saison bien longue…

 

Pronostic : 15ème a l’est. Une place pas forcement mérité mais il en faut bien un... 

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