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Les Petites Histoires du Sport

Le retour de la Nba (partie 11) : Les Raptors de Toronto

2 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

toronto_raptors.jpg

 

 

Les Raptors de Toronto :

 

Seule franchise Canadienne, seule franchise sans aucune histoire ou presque (elle est crée de tout pièce en 1995), la franchise la plus sensible au basket d’outre atlantique et surtout une équipe incapable de garder ses meilleurs joueurs… Quand on fait une rapide liste des talents passés par Toronto : Vince Carter, Tracy McGrady, Chris Bosh, Alonzo Mourning, Marcus Camby, Shawn Marion… Le tout en ne jouant que  31 matchs de PO en 14 ans (soit 2,2 Matchs de PO par an. En comparaison, les Lakers ont joués 46 matchs de PO en deux saisons soit 23 matchs par an…).

 

Autant dire que le coté historique de la ville n’est pas un argument de poids quand on se penche sur les raisons d’espérer pour les Raptors. Pas mieux pour la tradition de l’excellence et de la culture de la victoire. Pas mieux non plus sur le recrutement et le fait de cultiver des jeunes champions jusqu’à maturité.

 

Bon alors autant être direct : cette équipe est gérée comme un film de série B. Le scénario est naze, les moyens sont ridicules, c’est cousu de fils blancs, plus c’est raté et plus on rigole, et à la fin, on se dit qu’il ne manquait pas grand-chose pour en faire un film correct… On sait d’avance que la mayonnaise ne prendra pas, on sait d’avance que l’entraineur ne finira pas la saison, qu’ils vont ramer pour gagner, qu’ils n’ont pas de vrai solution à court terme, qu’ils ont une équipe qui respire les années 90 par tous les pores de la peau et en plus qu’ils sont la risée du basket US parce qu’ils sont canadiens.

Mais on sait aussi qu’ils vont se battre, être dur a jouer et que quelques joueurs vont encore éclore avant de partir. Sans plus attendre, un point sur l’effectif des Raptors qui a rarement semblé aussi faible :

 

 

Staff :

 

Coach : Jay Triano. Entraineur « Macgayver » il loupe les PO pour un match l’année dernière. Bosh blessé, les raptors subissent une série de revers et se font coiffer par les Bulls. Le premier Canadien de l’histoire à coacher est un entraineur qui s’appui beaucoup sur un leadership de vestiaire. Ca n’est pas un Rivers (entraineur de Boston capable de transander n’importe quel joueur par ses discours ou ses petites stratégies pour mobiliser le collectif) mais plutôt un technicien. Son objectif sera de limiter la casse lié au départ de Bosh et Turkoglu.  

 

GM : Brian Colangelo. GM européano-sensible, il sélectionna Bargnani N°1 de draft, recruta Nesterovic, Garbajosa, Delfino… Se sachant bien moins attractif au moins géographiquement que les autres clubs, il s’appui aussi et surtout sur des joueurs sans expérience en Nba comme Jamario Moon, ou des revanchards comme Jermaine O’neal ou Anthony Parker. Il n’hésite pas 5 ans pour dire ou faire ce qui est le mieux pour sa franchise et on sent qu’il entretient une relation passionnelle avec son équipe. Ses réactions consécutives aux départs de deux des leaders de l’équipe en sont le parfait exemple*.

 

Meneurs :

 

Jose Calderon : Un vrai bon meneur, avec un des shoots les plus régulier de la NBA, en témoigne sa saison 2008-2009 où il tournait à 49% a deux points, 40% a trois points et 99% aux lancers-francs ! Son physique lui joue souvent de tours et le concurrence à tendance à l’inhiber. Un des leaders de cette formation et un des bons espagnols qui s’est reposé cet été.

 

 

Jarrett Jack : Titulaire l’année dernière, son jeu flashy et plutôt complet pose des problèmes à pas mal de défense. Sa grande taille pour un meneur lui permet de jouer aussi poste 2. Il devrait encore être titulaire cette saison.

 

 

Marcus Banks : Le cube. Joueur puissant et capable de dégainer de loin, celui qu’on surnomme le cube pour son physique assez spectaculaire (1m88 pour 95 kilos) devrait jouer des bouts de matchs et quelques « garbages-times »

 

Arrières :

 

 

Leandro Barbosa : Recrue la plus intéressante de la saison, ce n’est pas pourtant pas un perdreau de l’année… En perte de vitesse constante depuis 3ans, il ne jouait plus autant aux Suns qui l’ont cédé contre celui qui était devenu le mouton-noir de l’équipe Hedo Turkoglu. Capable de pénétrer et de shooter d’a peu près partout, il devrait se partager le poste avec le jeune  DeRozan.

 

 

DeMarr DeRozan : Un air de famille avec Kobe. Voila ce qu’on pense quand on le voit jouer. Il va haut, dunk fort, joue très bien dos au panier, a des mooves efficaces, est un peu critiqué pour son shoot de loin et surtout à des stats a peu près similaires. Espérons qu’il explose cette année alors qu’il a travaillé comme un dingue tout l’été.

 

 

Sonny Weems : D’une bonne aide la saison passée, capable de dunker de partout, il apporte de l’énergie et de la puissance a un poste où cela peut faire du bien. Un bon remplaçant.

 

 

Ailiers :

 

 

Linas Kleiza : C’est le grand retour en Nba pour le finaliste de l’euroligue 2010. Après un break Nba de 2ans, Linas revient pour le plus grand plaisir de toute la communauté lituanienne mondiale. Bon marqueur et excellent rebondeur, Linas vient apporter ce que Hedo n’a pas su : de la motivation et de la volonté.  

 

 

Julian Wright : Eternel remplaçant partout où il est passé, il reste un joueur moyen qui apporte peu. Il est là pour soulager un peu Linas. Rien de plus.

 

 

Amir Johnson : Utile l’année dernière, il peut apporter un petit plus au rebond et au scoring sur lequel personne ne crache. Il devrait rapidement passer devant Julian dans la rotation.

 

 

Ronald Dupree : L’interrogation est grande quand on regarde la carrière du mecton … Incapable de faire mieux que 24 matchs entre 2006 et 2008, puis disparu complètement des radars entre 2008 et aujourd’hui (il jouait a Bonn en Allemagne), il reste une énigme.  

 

 

 

Ailiers Forts :

 

Ed Davis : Drafté pour faire oublier Bosh, ce joueur n’a jamais connu de saison fracassante en tant qu’universitaire. Le pire c’est qu’il n’aura peut être pas l’occasion de montrer ce qu’il vaut au camp d’entrainement : il s’est déchiré le ménisque et risque d’être absent plusieurs semaine voir, comme Griffin, plusieurs mois. Il aura du mal a répondre aux attentes qui pesent sur lui tant il semble limité dans tous les registres en comparaison de Bosh.

 

 

Reggie Evans : Rebondeur pur et dur, il a l’un des meilleurs ratios temps sur le terrain/rebonds. Il reste un joueur précieux pour une équipe comme les Raptors.

 

 

Andrea Bargnani : Tout un problème… Voilà ce que l’on doit se dire du coté de Toronto. Un joueur qui n’aime pas jouer poste 5 mais dont on a besoin a ce poste. Un numéro un de draft qui n’a toujours pas explosé. Un joueur ultra complet mais du tout dominateur. C’est un demi-flop, un demi bon joueur, un demi-leader, trop rapide et trop bon balle en main pour jouer 5 mais trop mauvais défenseur pour jouer 4… La comparaison est cruelle et les faits terrible quand on sait que ce joueur est le premier Européen a être N°1 de draft, le deuxième à être drafté N°1 alors qu’il n’a jamais joué en collège ou université US après Yao Ming…

 

 

 

Pivots :

 

 

Salomon  Alabi : Ce longiligne défenseur sera là pour mettre des contres et pousser ses adversaires à la faute. Du haut de son double metre vingt, il risque de poser des problèmes. Son profil est assez similaire au plus grand flop de la dernière draft : Hasheem Thaabeet. Il est drafté si tard (50ème) en raison du diagnostic récent de son hépatite B.

 

 

David Andersen : En provenance de Houston, le géant Australien est un joueur généreux et capable de shooter (ce qui est rare pour un joueur si grand : 2m11). Il risque pourtant de patir du recrutement futur probable d’un poste 5 plus physique : Dampier

 

 

Joey Dorsey : Joueur solide pouvant jouer 4 ou 5, il reste un remplaçant de qualité sans pouvoir prétendre a plus.

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Calderon

SG : Barbosa

SF : Kleiza

PF : Davis

C : Bargnani

 

6ème homme : Jack

 

Conclusion : Sans un miracle, comment peut-on imaginer cette équipe faire mieux que l’année dernière en ayant un effectif plus faible. Certaine équipe d’euroligue sont mieux armés… Ils vont d’abord devoir trouver un 5 qui ne prends pas trop l’eau puis essayer de faire oublier Bosh et ses 25pts 11rebonds… Cette saison risque d’être dur pour le moral de certain joueurs comme Calderon ou Bargnani qui n’ont jamais joués les premiers roles malgré un certain talent individuel…

 

Pronostic : 14ème à l’est.  

 

 

 

 

* Il a accusé via la presse, Bosh de ne pas avoir tout donné et surtout d’avoir préféré ne pas jouer alors que les médecins lui aurait donné leur feu vert, dans la dernière ligne droite de la saison. Cela aurait entrainé la non qualification des Raptors.   

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