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Les Petites Histoires du Sport

Le retour de la Nba (partie 7) : les 76'ers de Philadelphie

26 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Sixers de Philadelphie :

 

 

Voilà, une légende s’est en allée après une saison bien triste. Le grand retour du fils prodigue A.I (en anglais intelligence artificielle) alias « The Answer » alias Allen Iverson, dribbleur fou, shooter né, phénomène en tant que meneur et trash talker devant l’eternel vient de tirer une demi révérence. Une fin de carrière annoncé par tous sauf par lui qui semble encore être le seul à y croire… un peu… Orphelin de son leader charismatique, l’équipe des 76’ers entame cette nouvelle saison avec un roster tout nouveau et un nouveau coach. Cette formation, que l’on annonce déjà comme casse tête du fait de l’embouteillage de joueur a certain poste, aux échanges assez étrange et à la draft franchement maladroite, vise les PO. Mais que penser de cette équipe qui vit encore avec le fantôme de l’année 2001 et de la plus grande opposition d’égo des années 2000, Kobe Bryant face à Allen Iverson. Depuis ce temps, inutile de dire que l’on végète sévère en Pennsylvanie et les grands moments dans une saison se font aussi rare qu’une journée de chaleur au mois de Mars sur les bords du Schuylkill. Seule motif d’espoir : le renouveau économique de la ville et les PO de 2008 où les joueur de Philly ont accroché les futur finalistes Nba, les Magics 4 à 2.

 

Seulement voilà, comme nous vous le signalions juste avant, a peu près tout a changer chez les 76’ers : nouveau roster (effectif) nouveau front office (manager/entraineur et staff) et surtout nouvelle mentalité. Sans plus attendre, un rapide tour de l’effectif :

 

 

Staff :

 

Coach : Doug Collins. Un temps pressentit, Avery Johnson devait relancer la franchise a lui tout seul. Seulement il n’est pas venu, préférant les Nets et leur potentiel plus intéressant. C’est donc ce brave Doug qui doit assurer ! Statistiquement, il est à 53% de victoire en tant que coach. Il n’a plus entrainé depuis 2003 et sa dernière franchise c’était celle de Washington où un certain M. Jordan prenait se retraite suite a un match face à… Philadelphie ! La boucle est bouclée en somme… Qu’en est-il de son niveau en tant que coach Nba ? Mystère.

 

 GM : Ed Stafansky. GM depuis 2007, sa gestion est pour l’instant… suspecte… perdre un des seuls et unique poste 5 de l’équipe au profit d’un poste 3 innutile et, pour ne citer qu’un seul exemple, un indice de sa vision du basket. Si ca marche c’est très fort, si ca ne marche pas, c’était franchement prévisible.

 

 

 

Meneurs :

 

Jrue Holidays : En voici un que le départ de Iverson ne va trop attrister. Annoncer par son propre coach comme l’un des futurs meilleurs a son poste (parmi les 5 meilleurs pour être précis), son année Rookie prometteuse ainsi que la confiance du staff devrait le rendre, en effet, meilleur cette année. Une bonne vision de jeu, de la vitesse et un bon shoot. Un meneur complet.

 

 

Louis Williams : Joueur dynamique et shooter, l’émancipation rapide de Holidays lui est, il faut le dire, franchement défavorable. Il a pourtant tout pour s’imposer et ses 14 points de moyenne plaident pour lui.  

 

 

Arrières :

 

Jodie Meeks : une des recrues de cette saison, il arrive en provenance des Bucks. Son shoot et son jeu flashy devrait mettre de la vitesse dans une équipe qui pourtant n’en manque pas. Il est un peu seul a un poste où c’est un peu le désert autour de lui. Une chance pour lui qui voulait du temps de jeu. Reste a savoir si le recrutement est bouclé.

 

 

 

Ailiers :

 

André Iguadola : Iggy est de retour avec de bonnes intentions. Fini le scoreur qui arrose, bonjour le Iguadola nouvelle version qui défend et qui fait des passes. Il dit que team Usa l’a transformé, reste à savoir si cela se voit. L’un des plus gros dunkeur de Nba.

 

 

Evan Turner : Le numéro 2 de la draft. Son talent est indéniable. Il peut jouer arrière ailier ou même meneur dans les grands jours de disette. Mais le problème, c’est qu’il se situe dans le même registre qu’Iguadola, franchise Player de cette équipe. Mêmes qualités, mêmes défauts. LE grand problème est de savoir si leur association sera un moyen de gommer leurs défauts mutuels (« - et - =  + ») ou si leurs défauts vont ne fait que renforcer ceux de l’autre. Et puis surtout : qui faire débuter sur le banc ? Doit-on favoriser la jeunesse ou le symbole ? Un vrai casse tête.

 

 

André Nocioni : L’argentin n’arrivait a rien aux Kings. Son départ soulage la franchise de quelques millions et pourrait libérer un joueur qui se montre toujours très doué avec sa sélection. Reste a savoir lequel des deux Nocioni est venu : le joueur limité aux 3 points dans les corners des Kings où le touche a tout de l’équipe d’Argentine. En tout état de cause, son temps de jeu sera limité, a moins d’une explosion à la Scola.

 

 

Jason Kapono : Shooter très efficace dans le registre catch-and-shoot, il a du mal à faire autre chose. Il peut dépanner en 4 même si ses qualités de rebondeurs laissent à désirer. Un bon remplaçant qui peut étirer les défenses.

 

 

Thadeus Young : Sorte de kangourou du basket, il peut « voler » très très haut. Son shoot extérieur peut aussi s’avérer une arme et les chances de le voir titulaire poste 2 sont réelles. Son poste naturel (3) est sévèrement bouché, son temps de jeu dépendra de sa capacité à jouer autrement.

 

 

Ailiers forts :  

 

 

Elton Brand : Une carrière compliquée et rendue encore moins simple par les blessures : il a joué a peine 120 match en 3 ans. Ce joueur All star joue de moins en moins, se rate régulièrement et son impact sur le parquet est tellement étrange et sinusoïdale que l’on en vient a se demander comment il a pu être au ASG. Mais force est de constater que les joueurs de sa trempe ne court pas les rues. Il reste titulaire malgré ses lacunes de plus en plus visibles en défense. Il sort de sa pire saison en carrière : espérons que celle-ci soit meilleure.

 

 

Darius Songalia : Joueur courageux et doué offensivement (mais à moins de 2 m du panier), il vient donner un coup de main à cette équipe en musclant un peu le secteur intérieur. Des minutes l’attendent.

 

Marreese Speights : Jamais titulaire ou presque, son apport offensif se limite a des petits shoots facile ou des dunks. Mais Il progresse en témoigne ses stats avant sa blessure l’année dernière : 5 match sur les 10 premiers a plus de 15points. Un espoir pour Philadelphie

 

Craig Brackins : bon… encore un qui est là pour faire le nombre… qu’il est doux de faire plus de 2m05 en NBA…  

 

 

Pivots :

 

Spencer Hawes : Le jeune ex-Kings a la lourde tache de faire oublier un vrai gars bien, Sam Dalembert. Offensivement doué, sa défense qu’on qualifiera gentiment de suspecte pourrait s’avérer être un vrai problème. Sorte de symétrie parfaite de Dalembert : tout les opposes dans leur jeu. Espérons pour lui qu’il prenne plus de plaisir ici.

 

Tony Battie : il est là pour apporter plus d’expérience que de contre et de rebonds. Il en est a sa 15ème saison en NBA. Il est là pour donner des fautes et des conseils.

 

 

 

Si nous étions le GM :

 

PG : Holidays

SG : Young

SF : Iguadola

PF : Brand

C : Hawes

 

6ème homme : Turner

 

Conclusion :

 

 

Pour conclure, les données sont simple : il faut faire mieux avec des joueurs soit moins bons, soit loin d’être complémentaire sur le papier le tout sous la houlette d’un coach loin d’être magique. Les objectifs sont élevés mais très durs à atteindre. Le souvenir de Allen Iverson va encore longtemps hanter les travées du Wells Fargo Center, en attendant mieux. Le renouveau attendu, a commencé : on a  changé le logo…

 

Pronostic : 12ème à l’est.  

 

 

 

 

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