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Les Petites Histoires du Sport

Le retour de la Nba (partie 8) : Les Pistons de Detroit

27 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

                                                                     Detroit Pistons tn

 

 

 

Les Detroit Pistons :

 

Une ville morose ou Général Motor et Ford se sont implantés et ont fait vivre plus de la moitié des ouvriers de la ville, un climat rigoureux l’hiver, une population essentiellement composée de foyer modestes et de familles pauvres, une délinquance importante, un ghetto noir parmi l’un des plus important du pays… et au milieu de tout ca, une équipe de 15 mecs qui ont la lourde charge de faire rêver une ville entière.  C’est 15 mecs sont ceux que l’on appel les Pistons, les chevaux sauvages. Et inutile de dire que, historiquement, l’aspect sauvage de ces chevaux et bel et bien justifié. Les années 1980 sont celles de ceux que l’on appellera les « bads boys »  Isiha Thomas, Bill Laimbeer et Joe Dumars en tête, puis Rodman ou encore Dentley. Ce premier contact avec les finals Nba, et surtout des titres vont alors marquer l’histoire d’une franchise : le succès ne passera que par une défense acharnée et redoutable. C’est cette approche qui, des années plus tard, a l’aube des années 2000, fera connaitre la gloire à la triplette extérieur Billups Hamilton Prince et surtout au duo Wallace-Wallace a l’intérieur. En effet la présence du meilleur défenseur de l’année 2002 2003 2005 et 2006, « Big » Ben Wallace, associé à l’une des pires grande gueule et en même temps l’un des plus talentueux ailiers fort de la Nba, Rasheed Wallace, fera de cette équipe une formation capable d’atteindre les finals de conférence 5 ans de suite.

 

Mais voilà, fini l’époque des bad boys, fini la génération 2003, fini Billups, fini la rigueur défensive, fini le « Sheed » (surnom de Rasheed Wallace), fini tout ça… Aujourd’hui, quand on regarde les pistons, on a même du mal à imaginer qu’un jour cette franchise a pu faire trembler la grosse équipe des Spurs, les Lakers, les Celtics et toute la planète Nba. Et le pire c’est que cette période qui apparait si lointaine ne remonte qu’à de cela 2 ans. Aujourd’hui c’est une équipe empruntée, sans véritable leader, sans fondamentaux et surtout sans repère qui s’apprête en enchainer après une saison où, pour la première fois depuis quasiment 1980, ils ont loupés les play-offs.

 

Pour commencer, un point sur l’effectif s’impose afin de comprendre pourquoi :

 

Staff :

 

Coach : John Kuester. Assistant au Nets, au Cav’s ou encore au Magic, sa première saison n’ pas franchement été couronnée de succès… Il semble un peu à court de solutions et franchement on le comprend.

 

GM : Joe Dumars. Encore un super joueur qui tente de devenir GM et qui… n’y arrive plus trop. Après des débuts fracassant et des choix/échange bien sentis, voila quelques temps que ses coups de poker ne sont plus payants. Sans revenir sur le recrutement de Gordon ou Villanueva, les tentatives Iverson ou les choix de Draft dont la célébrissime connerie Milicic, expliquent à eux seuls la lente « agonie » des pistons.  

 

 

Meneurs :

 

 

Rodney Stuckey : Un joueur titulaire a un poste qui n’est pas le sien, qui a du mal a confirmer les promesses qu’il a laissé, un temps, percevoir et pourtant toujours là et surtout intouchable. La concurrence est faible, les solutions trop rares et les moyens trop réduits pour faire autrement. Le trader serait une solution pour tout le monde.

 

 

Will Bynum : L’ancien pensionnaire de Pro A fait petit à petit son trou. Il est flashy et est capable de mettre des grosses séries. Il grandit et joue dans l’ombre de Stuckey, lui même plutôt décrié. Autant dire que si il y a recrue, Will pourrait être le premier à en souffrir.

 

 

Arrières :

 

 

Ben Gordon : Un des petits raté de Dumars, il n’a jamais montré qu’il pouvait jouer ici comme il su le faire aux Bulls. Son shoot longue distance reste une menace mais a condition qu’il le retrouve.

 

 

Richard « Rip » Hamilton : L’un des derniers mohicans. Ce joueur complet physique mais surtout doté d’un mental à toute épreuve voit son club de toujours ou presque s’enfoncer dans les problèmes. Son implication devra être irréprochable tant l’attente autour de lui est importante.

 

 

Tracy MacGrady : L’un des meilleurs attaquant des années 2000, un temps en concurrence direct pour le titre honorifique de meilleur joueur du monde avec Kobe Bryant, les blessures ont eu peu à peu raison de lui. Il reste un joueur exceptionnel au profil atypique et capable de tout. Si T-Mac retrouvait son efficacité aux Pistons, un attaquant de génie dans une équipe génétiquement défensive, il n’en serait pas à son premier paradoxe. 

 

 

White Terrico : Franchement, être dans la rotation après Gordon, Hamilton et MacGrady, c’est comme jouer 4ème gardien à Brest… il à peu de chance de jouer.

 

 

Ailiers :

 

 

Tayshaun Prince : L’un des tout meilleur défenseur sur l’homme, efficace et appliqué, sa saison 2009 est a oublier. Il reste l’un des cadre de cette équipe.

 

 

Jonas Jerebko : C’est triste a dire, mais il s’agit là d’un des meilleur Piston de l’année précédente, c’est dire le niveau affiché. Il est solide au rebond, est un vrai dunkeur en puissance et son jeu poste 3/poste 4 lui apporte une polyvalence qui lui garanti du temps de jeu. Sa progression constante laisse entrevoir un avenir plutôt positif voir très positif.

 

 

Augustin Daye : Annoncé comme très bon voir carrément excellent, sa taille et sa mobilité font de lui un joueur inclassable. Seulement, boudé par le coach, en manque de confiance, il a perdu son temps l’année dernière. Espérons que cette année soit celle de l’explosion.  

 

 

Dajuan Summers : Cette année, son apport sera limité. Rien de plus a signalé.

 

 

Ailiers forts :

 

 

Jason Maxiell : Le mur humain. Gros contreur malgré sa petite taille, il devrait apporter de l’impact défensif. Il manque un peu de talent mais sa volonté compenserait presque.

 

 

Charlie Villanueva : Alors après une saison loin, très loin des attentes que le staff avait, l’un des éléments qui peut rassurer et que, régulièrement et depuis le début de sa carrière, Charlie est toujours meilleur quand il a pris ses marques dans une équipe. Il sort la pire saison de sa carrière l’année dernière mais il ne peut que faire mieux… Enfin, normalement…

 

 

Pivots :

 

 

Greg Monroe : Choisis à la 7ème place lors de la draft, il pourrait être le fils spirituel de Wallace. Collectivement très fort, doté d’une vision de jeu étonnante pour un gars de cette taille, son gros défaut est offensif : il est presque incapable de shooter et n’est pas vraiment une menace à plus de 2 mètres du panier. On pourrait le voir très vite en action.

 

 

Chris Wilcox : Un temps blessé, un temps écarté, cet ancien bon scoreur se content de quelques miettes depuis 3 saisons en passant d’une franchise à une autre.

 

 

Ben Wallace : Encore énorme l’année dernière malgré le poids des années, il n’est pas capable de jouer plus de 20 minutes a fond. C’est l’un des derniers survivants et le pire dans cela : il est encore au dessus des jeunes loups qui aurait du le foutre dehors…

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Stuckey

SG : Hamilton

SF : Prince

PF : Jerebko

C : Wallace/Monroe

 

6ème homme : T-mac/Gordon.

 

Conclusion :

 

Une équipe a presque 30 ans de moyenne d’âge, du talent mais peu de complémentarité, des lacunes à la mène et a l’intérieur, les pistons ne semble pas armés au mieux. En gros, a moins d’un deal incluant Stuckey et un arrière (Gordon, T-Mac, Prince), l’effectif n’est pas assez homogène pour espérer jouer les phénix en renaissant de ses cendres. Il faudra de la patience et peut être un peu de chance pour voir les Pistons tutoyer de nouveau l’excellence comme il l’on fait pendant presque 20ans.

 

Pronostic : 13ème a l’est. 

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