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Les Petites Histoires du Sport

Le retour de la Nba (partie 9) : Les Knicks de New York

28 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

             NY- Knicks Logo Fathead NBA Wall Graphic

 

 

Les Knicks de NY :

 

L’ancienne équipe invincible des années 70, l’équipe qui compte le plus de fans et de maillots à travers la planète, LA ville du basket et des playgrounds, la rigueur défensive incarnée par les années Riley et Ewing, le mythique Madison Square Garden, New York et sa folie quotidienne… Et pourtant, cette franchise est en reconstruction depuis presque 10ans, date du départ d’Ewing.

 

Entre 1999 et 2009 ? Isiah Thomas est passé par là… Une franchise brisée par un homme aux choix discutables et rarement payants. Les contrats des joueurs deviennent ahurissants. Ils sont surpayés et sur beaucoup d’année. L’héritage de Thomas se ressent encore aujourd’hui : Curry, 145 kilos sur la balance, payé 11M de $ par an pour ne pas jouer un seul match. On parle alors de l’effet Knicks : payer plus cher et plus longtemps des joueurs qui, ailleurs, n’aurait  jamais signés. Le départ de Thomas (le renvoi) est une bénédiction pour les Knicks. Seulement, avec un effectif vieillissant, sans meneur et avec des contrats bien trop gros, les Knicks luttent comme ils peuvent. Le pire c’est qu’ils ne sont jamais vraiment loin… Donc ils n’ont jamais de gros tour de Draft.

 

L’attente est immense et les deux saisons qui viennent ont le parfum du changement. Un point rapide sur l’effectif transformé des Knicks de New York

 

 

Staff :

 

Coach : Mike D’antoni. Connu pour s’appuyer sur un petit nombre de joueur (entre 9 et 11 par saison) il bénéficiera de l’apport de ses nouvelles recrues. Décrié pour son jeu « run and gun », il construit un effectif de shooter et de rebondeurs qui semble logique avec une telle approche du basket. Le manque de rigueur défensive pourtant étonnant pour un coach de sa trempe laisse présager des gros scores.

 

GM : Donnie Walsh. Son rôle, c’est un peu le pompier qui intervient après le cyclone Katerina… Passer après Thomas quand on est GM a de quoi rendre dépendant au Valium. Il a des moyens limités, il sait qu’il ne peut pas sauver tout le monde et pourtant il y croit a mort. Et le pire c’est que ca fini par presque payer. Un temps en contact avec Lebron James, c’est finalement Stoudemire qui a signé. En attendant peut-être les signatures d’Anthony et de Paul pour former un nouveau « big three » à l’est. Inutile de dire que les 12 travaux de Walsh ne font que commencer, mais il semble prêt a mener la croisade...

 

Meneurs :

 

Raymond Felton : Meneur de devoir, titulaire dans son club depuis ses débuts, il est physique, défends bien et shoot pas si mal. Mais on ne va mentir, il n’a pas le talent pour mener une équipe au titre. Il devra jouer comme il sait le faire sans vouloir sauver la patrie et son rôle devrait être celui d’un bon faire-valoir.

 

 

Toney Douglas : Quelques prestations vraiment prometteuses l’année dernière, pour sa deuxième saison, il faudra convaincre. C’est le plus dur qui l’attend.

 

 

Arrières :

 

 

Roger Mason : Il a quitté San Antonio, convaincu d’avoir été traité injustement. Son égo et son shoot peuvent à la fois être une bénédiction pour une équipe en mal de ces deux éléments, ou profondément destructeurs pour une équipe qui en regorge. Il a confiance en lui et en sa capacité a être titulaire, mais il reste un joueur très moyen. Espérons qu’il en prenne conscience. Il peut aussi dépanner à la mène.

 

 

Andy Rautins : Il sait déjà tout faire dont… défendre ! Il a de l’instinct aussi bien au rebond qu’au vol de ballon. Il restera probablement en gestation  cette saison, D’Antoni ne faisant pas trop confiance aux jeunes en temps normal.

 

 

Kelenna Azuibuike : Encore un pur shooter. Excellent à 3pts, son profil correspond parfaitement à l’arrière système d’Antoni. Il devrait jouer.

 

 

Bill Walker : Utile l’année dernière en fin de saison dans les matchs sans réels enjeux, sa régularité à 3pts et sa capacité a mettre des paniers est importante pour lui en espérant voir un peu plus le terrain.

 

 

Ailiers :

 

 

Wilson Chandler : L’un des rares a être au club l’année dernière, ses 15pts 5 rbds dont de lui l’un des rares que D’Antoni voulait conserver. Un temps prévu dans des échanges, il est finalement là au coup d’envoi de la saison. Son impact devrait être primordial en soutient du leader offensif Stoud’.

 

 

Danilo Galliarini : Shooter devant l’éternel, capable de vraie série de loin, l’Italien plait a D’Antoni. Si les supporters l’ont sifflé lors de la draft 2008, aujourd’hui ils acclament ses paniers primés. En Nba tout va très vite, encore plus quand on a à peine 21ans.

 

 

Anthony Randolph : L’un des espoirs du club, recruté cet été pour soulager Chandler, il est capable de bien défendre, de shooter, de prendre de rebonds mais est aussi doté d’une vitesse redoutable pour un joueur de sa taille. Il est très dur a défendre et pourrait mettre en difficulté quelques équipes.

 

 

Patrick Ewing jr : Sorte de symbole, il ne mettra pas souvent les basket cette année et le costume cravate sera plus souvent de rigueur.

 

 

Landry Fields : Offensivement assez doué, ses 22pts de moyenne en Ncaa plaident pour lui.

 

 

Ailiers Forts :

 

Amare Stoudemire : LA grosse recrue du « mercato » estival, l’un des meilleur joueur de la Nba a son poste. Offensivement sans beaucoup d’égal, son investissement défensif frôlait parfois le ridicule. Responsabilisé qu’il est cette année du fait de son statut de multiple All-star et de son statut de futur cadre de Knicks, il pourrait faire un effort. Dans le cas contraire, les PO ne seraient qu’un doux reve. La question la plus importante : Stoudemire peut-il briller sans son meneur de toujours Nash ?

 

 

Ronny Turiaf : On le connait. Une boule de volonté et d’énergie au service du collectif. Il peut jouer n’importe où, qu’il donnerait tout ce qu’il a. Son énergie en plus en communicative et il n’est pas maladroit a 5-6 mètres. Espérons que son corps l’épargne un peu cette saison et que son terrible contre soit de sorti du coté du MSG.

 

 

Shawne Williams : Un joueur de banc. Pas grand-chose a dire sur ce joueur a part qu’il est accroc a la Marijuana et aux armes…

 

 

Pivots :

 

Timofey Mozgov : Un géant des Carpates ! Si il est aussi bon qu’effrayant, c’est un futur membre du All star Game… Reste qu’il est l’un des meilleurs pivot européen, et sa capacité a être une menace offensive risque de peser lourd chez les adversaire des Knicks.

 

 

Eddy Curry : Imaginez 145 kilos de fainéantise, d’arrogance et de stupidité dans un seul et même corps. Imaginez maintenant que ce mec, franchement insupportable, soit accusé par son chauffeur d’harcèlement sexuel, connaisse des problèmes cardiaques et soit enclin a se reproduire un peu partout. Enfin, imaginez que ce mec, vous le payez 11M de dollars par ans pour vivre sa vie de glouton. Inutile de dire que ca fait vraiment chier… Et quand on pense que ce joueur a des mains en or…

 

 

Si nous étions GM :

 

 

PG : Felton

SG : Azubuike

SF : Chandler

PF : Stoudemire

C : Turiaf

 

6ème homme : Randolph ou Mozgov.

 

 

Conclusion : Une franchise qui, indéniablement s’est renforcée. Son parcours pourrait être beau mais la conférence n’a jamais semblée aussi relevée. Quand on sait que cette année est une année de transition, où le GM sera occupé à convaincre au maximum Carmelo Anthony et surtout Chris Paul de venir, pas sur que toutes les énergies soient déployés pour accéder aux PO. Le point positif, c’est que les Knicks présentent le plus bel effectif depuis presque 10ans. Seulement ils ne connaissent pas, vont devoir travailler dur pour être efficace les uns avec les autres et les relations techniques ne sont pas les plus rapide à se faire surtout dans un sport où la précision est le maitre mot. L’intégration de Mozgov et Anthony pourrait conduire cette équipe plus haute que ce sur quoi nous tablons mais pour le moment, les espoirs de PO reposent en grande partie sur Stoudemire, qui lui devra déjà prouver qu’il peut exister sans papa Nash (son ancien coéquipier, deux fois MVP et passeur de génie) et surtout de ses passes de rêves. En somme, c’est l’année de l’émancipation.  

 

Pronostic : 11ème a l’est. 

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