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Les Petites Histoires du Sport

Mondial de Rugby/ France – Pays de Galles : Hook titulaire, Charteris rassuré

13 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

 Au lendemain de la victoire contre l’Irlande en quart de finale (22 à 10), de véritables doutes entouraient la participation pour les demi-finales de deux joueurs sortis en cours de match : Rhys Priestland, l’ouvreur touché à l’épaule, et Luke Charteris, deuxième ligne souffrant des cervicales.

 

Après quelques jours de récupération le verdict est tombé : Charteris sera là mais pas le jeune ouvreur Priestland. Contrairement à ce que nous vous annoncions il y a deux jours dans les 10 infos inutiles des demi-finales, il n’y aura donc aucun ouvreur titulaire en demi qui l’était au début de ce Mondial. 

 

Sans plus attendre, un zoom sur les 4 points forts du XV du poireau.

 

Une conquête plus équilibrée qu’a l’accoutumée :

 

Tout d’abord, il faut souligner l’apport de la mêlée Galloise. Dominatrice contre l’Irlande, c’est un point fort tout récent pour les diables rouges. Plus habitués à souffrir dans cet exercice, le retour de blessure de Jenkins et surtout l’éclosion d’Adam Jones (que je n’avais  jamais vu faire un match sans se faire exploser par son gaucher jusqu’alors) en font désormais l’une des référence mondiale en mêlée fermée.

Avec un Alun-Wyn Jones en grande forme, la touche devient même une arme intéressante. L’Irlande contré 3 fois, l’Afrique du Sud 2 fois et surtout près de 80% de leurs lancers assurés, le Pays de Galles bénéficie de l’apport de Warburton et des 2m06 de Charteris pour solidifier sa touche. Malgré l’absence de leur rampe de lancement habituelle (Matthew Rees), la précision de Bennett est très précieuse.

 

Une équipe galloise qui allie puissance et mobilité :

 

Le point fort le plus intéressant de cette équipe, c’est sa capacité à associer contestation au sol et déplacement. Le meilleur exemple de cette équipe est évidement la troisième ligne. Warburton, Lydiate et Faletau, forment à eux trois un triumvirat de grand talent : deux « ailiers » au profil de plaqueur-gratteur entourant un 8 très mobile. Cette configuration aurait pour équivalent une association Ouedraogo-Lapandry-Harinordoquy.

De cette configuration nait le point fort majeur de cette équipe : la conservation et la multiplication des temps de jeu. C’est le premier et véritable atout de cette formation : sa capacité à enchainer les temps de jeu et à ralentir les sorties de balles adverses par le biais de ses gros.

 

Un XV de baby-Wales :

 

L’autre grande spécificité de cette équipe : son âge. Avec une moyenne d’âge de 25,9 ans, cette équipe est la plus jeune de toutes les équipes du second tour. A titre de comparaison : l’Afrique du Sud c’est 28 ans et l’équipe de France 29,4. Dès lors, l’envie et surtout le petit grain de folie inhérent à la jeunesse est autant une faiblesse qu’une vraie force.

Totalement vierge de match référence, ils n’ont absolument pas conscience de leurs limites. Mieux, ils n’ont pas à subir d’un quelconque complexe (ni de supériorité ni d’infériorité) vis-à-vis de leurs adversaires, puisqu’ils n’ont presque jamais eu à les affronter.

Warburton, jeune capitaine de 23ans, North du haut de ses 19ans le plus jeune titulaire du mondial, Faletau plaqueur infatigable de 21ans… A peine sorti de la puberté, à peine 10 sélections, et déjà aux portes d’un sacre mondial. Une réflexion nous vient à l’esprit en détaillant cette équipe : ils n’ont pas fini de nous embêter ces Gallois

 

Des arrières caméléons :

 

Enfin le dernier point et probablement le plus important, c’est la polyvalence de ses lignes arrière. Avec le duo Roberts-Jonathan Davies, le Pays de Galles à la paire de centre la plus impressionnante d’Europe : la puissance de Roberts et la sens inné du placement de Davies en font une paire complémentaire et redoutable. A cela s’ajoute la folie de Shane Williams et la puissance hallucinante de North (c’est le joueur qui franchit le plus de ce mondial avec un peu plus d’un franchissement net par match). Enfin le poste de 15 est dévolu au courageux mais petit Halfpenny. De cette ligne nait le danger permanent.

Illustration : les Irlandais ont relâché la pression sur Davies sur une action… conséquence : ils ont eu le droit d’aller se parler sous les poteaux.

Jamie Roberts, véritable pierre angulaire du système de Warren Gatland, est l’homme à sortir du match le plus rapidement possible en lui mettant beaucoup de pression. Assez puissant mais pas très technique, Mermoz aura la délicate mission de forcer Hook à oublier son premier centre sous peine de se faire intercepter ou de reculer.

 

Le XV de départ gallois : Halfpenny ; North, Jo. Davies, Roberts, Sh. Williams ; (o) Hook, (m) Phillips ; Warburton (cap), Faletau, Lydiate ; A.W. Jones, Charteris ; A. Jones, Bennett, G. Jenkins.

 

Remplaçants : Burns, P. James, B. Davies, R. Jones, Ll. Williams, S. Jones, Sc. Williams.

 

Retrouvez ici les clefs pour battre les gallois en demi-finale de coupe du monde. 

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