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Les Petites Histoires du Sport

Mondial de rugby / Le XV mondial et le XV espoir

27 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Une nouvelle fois subjectif et discutable, le XV mondial est une tradition que LPHS ne pouvait ignorer. 5 Français, tous avants, ont été élu dans le XV pour 6 Néo-Zélandais. Aucun Anglais et aucun Sud-Africains, eux qui était pourtant les deux derniers champions du monde. Enfin 2 Australiens et 2 Gallois complêtent cette sélection. 

 

Les critères qui ont été préférés : régularité, discipline, importance dans la performance de leur équipe et importance dans le schéma de leur formation. 

 

Et on commence par le XV type du mondial. 

 

Woodcock (Nouvelle-Zélande) : dominateur dans les duels, solide en mêlée, décisif en finale et très mobile dans le jeu courant, l’émergence de Tony Woodcock peut expliquer en grande partie le niveau des avants kiwis. Un pilier d’expérience et de talent qui mérite sa place parmi les meilleurs du monde.  

 

Servat (France) : si son mondial s’est fait sur un mode diesel, il ne faut pas oublier qu’à 15 jours du mondial personne n’était certain de la présence du toulousain pour cette compétition. Touché au genou en finale du Top 14 contre Montpellier, il avait du être opéré et avait du suivre sa rééducation en urgence. La touche Française (la meilleur de la compétition) a pu s’appuyer sur la précision de son lancer et ses charges dans l’axe ont toujours su apporter de la continuité dans le jeu tricolore. Un gros mondial pour un grand talonneur. 

 

Franks (Nouvelle-Zélande) : Il y a 3ans, la Nouvelle-Zélande avait vécu le départ de Carl Hayman comme une véritable trahison. Comment le meilleur pilier droit du monde pouvait renoncer à un mondial et surtout comment pouvait-il tourner le dos à sa sélection nationale en laissant la mêlée NZ dans la mouise ? Et bien aujourd’hui, tout est oublié. Le plus jeune droitier des phases finales de ce mondial (23ans), le plus régulier des All-Blacks, et le meilleur droitier du monde est arrivé au bon moment. Owen Franks est le meilleur pilier droit du monde. Vous avez dit Carl qui ?

 

Nallet (France) : Exemplaire dans le combat, indispensable en conquête, fer de lance de la défense française avec près de 11 plaquages par match. Le géant du Racing va laisser un grand vide derrière lui… A moins que Saint-André ne puisse le convaincre de nous faire une Simon Shaw : finir à 39 ans sur une dernière Coupe du Monde.

 

Thorn (Nouvelle-Zélande) : Il a annoncé sa retraite et c’est une grande partie de ses adversaires qui soufflent enfin. Voila plus de 10 ans qu’il tort, qu’il plie, qu’il concasse et qu’il dézingue à tout va. Son mondial ? Un mélange de plaquages dans les côtes, de percussion avec la tête et de déblayage avec les genoux. Une sorte de Mozart du parpaing. Un grand Monsieur du destronchage qui tire sa révérence. Adieu poète.

 

Dusautoir (France) : Elu meilleur joueur du monde, le capitaine français s’est enfin fait un nom dans le rugby international. Illustre inconnu dans les rues d’Auckland au début de la compétition (Comme le demandait sans sourciller un supporter kiwi lamda « Thierry Who ? »), il s’est imposé comme le meilleur à son poste devant Pocock, McCaw, Kaino ou encore Burger. Le Dark-Destroyer n’est plus le même. Il marchait dans les pas de Serge Betsen. L’élève aurait-il déjà dépassé le maitre ?

 

Pocock (Australie) : Dans la famille des pénibles, des agaçants, de ceux qui vous donne des fourmis dans le talon et envie d’aiguiser vos crampons je vous demande le roi. Véritable machine à enrayer les attaques, gratteur de talent et plaqueur infatigable, Pocock est une sorte de rock-star. Son absence contre l’Irlande à totalement bouleversée l’Australie. Son match impressionnant contre l’Afrique du Sud a offert la victoire aux Wallabies. Avec ses 17 plaquages par match de moyenne, il est avec Dusautoir le plaqueur le plus régulier du mondial. 

 

Harinordoquy (France) : Ca n’est ni le plus puissant, ni le plus rapide. Ni le meilleur plaqueur, ni le meilleur perforateur. Mais c’est bien le meilleur joueur du monde dans les airs. Preneur de balle en touche de grand talent, véritable monstre sur les chandelles adverses, le « basque volant » sort de son troisième et meilleur mondial. Il s’impose comme la référence mondiale au poste.

 

Genia (Australie) : Un gamin de 21ans qui pue le rugby à ce point, c’est presque indécent… Chef d’orchestre de l’une des plus belles lignes d’attaque du monde, véritable maitre à jouer de la 3ème Nation mondiale (2ème au classement IRB mais 3ème de la Coupe du Monde), Genia est en plus un joueur décisif. Un « clutch player » qui sait prendre le jeu à son compte et peser sur les défenses. Gregan est mort, vive Genia. 

 

Parra (France) : Alors oui, ca n’est pas son poste. Oui Parra est un neuf. Oui Morgan n’aime pas jouer là. Mais qui a été meilleur que lui à ce poste sur cette compétition et surtout qui a su faire basculer les matchs dans les moments chauds ? Carter ? Wilkinson ? Hook ? Slade ? Cruden ? Cooper ? Fernandez ? Contepomi ? Non, aucun d’entre eux. Pris autant en raison de son mondial de grande facture que de la déception généré ou des blessures des autres, Parra est le meilleur 10 de cette Coupe du Monde.

 

North (Pays de galles) : C’est à la fois le plus jeune et peut-être le meilleur ailier du monde. Une boule de puissance, capable de franchir facilement, de conclure les actions et de faire presque toujours les bons choix. En 1an de temps il s’est imposé comme un titulaire indiscutable en club, puis en sélection. Il est devenu une référence à son poste à une vitesse folle et rappel plus que jamais un certain…Jonah Lomu. 

 

Nonu (Nouvelle-Zélande) : L’équipe de Nouvelle-Zélande a pu décevoir certains observateurs en finale de Coupe du Monde. Mais si il y a un joueur qui est sorti du lot du début à la fin de cette compétition, finale comprise, c’est bien le Tongien Ma’a Nonu. Franchisseur régulier, fer de lance de la rush défense Néo-Zélandaise, sa capacité à prendre la ligne d’avantage à été l’une des clefs du succès NZ.

 

Roberts (Pays de Galles) : Si le Pays de Galles est allé aussi loin, l’explication est double : une conquête jeune et mobile et Jamie Roberts. Le centre des Cardiff Blues était au cours de ce mondial l’arme offensive numéro 1 et la clef de voute de la défense Galloise. Un Roberts qui n’est pas sans rappeler un Jauzion au sommet. Incontournable.

 

Jane (Nouvelle-Zélande) : Impérial dans les airs, solide sur ses appuis, ses performances en demi et en finale ont été exemplaires. Si Vincent Clerc aurait pu intégrer le XV mondial, Cory Jane le méritait tout autant. Un mondial bien négocié et qui se termine bien pour l’un des enfants terrible de l’ovalie Néo-Zélandaise.

 

Dagg (Nouvelle-Zélande) : J’adore Muiliaina et à vrai dire, je ne comprenais pas vraiment l’engouement autour de Dagg chez les Blacks. Et puis j’ai vite vu. Quelques appuis de feu, 5 essais et quelques gestes de classes plus tard, Dagg s’est montré capable de faire oublier le centurion Muiliaina. Une performance qui lui ouvre les portes du XV mondial de façon tout à fait logique.

 

 

LE Xv espoirs : choisis pour leur âge et pour la marge de progression qu'ils laissent entrevoirs, ils ont tous entre 18 et 24ans. A noter la très forte colonie Australo-Galloise et la présence non négligeable d'Anglais. 

 

 

Slipper (Australie, 21 ans) : Plus jeune gaucher du dernier carré, Slipper est un pilier au physique qui parle pour lui. Avec ses 1m85 pour 115 kilos, le Wallaby à l’avenir devant lui. Un joueur à surveiller dans les années à venir et l’une des vraies chances Australienne de caler la mêlée des « gold and green ». 


Hartley (Angleterre, 24 ans) : Il a peu joué, arrivant derrière Thompson dans la rotation puisque le vieux grognard avait les faveurs de Jonhson. Mais si il y a un jeune talonneur dont on sait qu’il a le talent pour percer au plus haut niveau c’est bien le capitaine de Northampton. Croisement entre la hyène et le casse-brique, Hartley est un pénible qui n’a pas fini de nous embêter.

 

Cole (Angleterre, 23 ans) : Le deux ou troisième meilleur droitier du monde n’a que 23ans. Quand on sait qu’un droitier est à maturité à 28 ou 29 ans, cela laisse présager d’un avenir radieux pour le phénomène Dan Cole. Un joueur sur lequel l’Angleterre pourra s’appuyer dans les années à venir.

 

Whitelock (Nouvelle-Zélande, 22 ans) : Véritable poutre du pack Blacks, solide dans les airs et mobile comme peu d’autre, le deuxième ligne des Crusaders s’est imposé comme le pendant naturel de Thorn. Surtout il s’est imposé devant Ali Williams, l’un des meilleurs du monde à son poste. Une vraie révélation et un vrai bon espoir au poste de deuxième ligne.

 

Simmons (Australie, 21 ans) : Comparé dans son pays à John Eales (la légende Australienne au poste de deuxième ligne), il est encore un peu frèle et plein de défauts. Mais il sait tout faire et surtout sa marge de progression est encore très importante. Un futur grand.

 

Warburton (Pays de Galles, 23 ans) : Plus jeune capitaine du mondial, plus jeune joueur à mener une équipe aussi loin, meilleur plaqueur de son équipe et plaque tournante de sa formation tant dans l’organisation défensive qu’en touche, son expulsion malheureuse l’a révélé aux yeux du grand public. Mais l’observateur averti à pu le voir à l’œuvre dans son registre de plaqueur gratteur dès le tournoi 2010. Warburton incarne l’avenir Gallois, et pour tout dire cet avenir s’annonce radieux.

 

O’Brien (Irlande, 23 ans) : Sacré meilleur joueur de la saison européenne, son absence pendant les matchs de préparation et durant les premières rencontre du mondial avait lourdement pénalisé les siens. Mais sa puissance et sa capacité à franchir les défenses les plus solides du monde ont permis aux Irlandais de l’emporter notamment devant l’Australie. Redoutable plaqueur et surprenant joueur de ballon, O’Brien est le successeur annoncé de David Wallace.

 

Faletau (Pays de Galles, 21 ans) : Si au début du mondial il était un illustre inconnu, ses 110 kilos, ses deux essais et ses 12,3 plaquages de moyenne l’ont vite placé dans la catégorie des « méchamment talentueux ». Il est l’un des plus jeunes joueurs de ce mondial et l’un de ceux qui à la plus grande marge de progression. Il forme avec Warburton et Lydiate le trio de troisième ligne le plus prometteur d’Europe.

 

Murray (Irlande, 22 ans) : Derrière Boss et Reddan dans la rotation Irlandais au début de la compétition, le jeune Murray s’est imposé comme un joueur indispensable en cours de compétition. Titulaire lors des deux matchs les plus importants (Pays de Galles et Italie), Murray représente l’avenir du poste avec Youngs et Parra.

 

Priestland (Pays de Galles, 23 ans) : Sans cette fichu blessure, il aurait été le meilleur 10 du Mondial. Mais touché contre l’Irlande, il a manqué les deux matchs les plus importants de l’Histoire moderne des Gallois. Probablement partie remise pour le chef d’orchestre de l’équipe la plus jeune du dernier carré du mondial.

 

Palisson (France, 23 ans) : Des gestes de classes, des essais offerts (Angleterre), des plaquages décisifs, un jeu au pied précieux et beaucoup, beaucoup de talent. Celui qui est entré dans un maillot bleu sur un cadrage débordement sur Tuqiri ne devrait pas en sortir avant quelques années.

 

Tuilagi (Angleterre, 20 ans) : Véritable phénomène physique, le centre Anglo-samoan est une sorte de bulldozer aux rouages exotiques. Capable de tout emporter sur quelques mètres, il a dévoré tous ses adversaires directs. Même si il est un véritable cimetière à ballon et qu’il joue souvent très mal après avoir fait la différence, ses dispositions naturelles à jouer debout en font l’un des grands espoirs à ce poste.

 

Davies (Pays de Galles, 23 ans) : On le décrit dans son pays comme un joueur capable de prendre le moindre intervalle. D’une finesse technique rare pour un centre au Pays de Galles, sa complémentarité avec Roberts en fait un joueur tout à fait à l’aise dans le schéma du XV du Poireau.

 

O’Connor (Australie, 19 ans) : James O’Connor est un concentré de talent. Buteur, polyvalent (il peut jouer à tous les postes de la ligne arrière à savoir ouvreur, centre, ailier et arrière), finisseur de qualité et doté d’appuis extrêmement vifs. Il est le plus jeune joueur de ce mondial et le meilleur réalisateur de l’équipe Australienne 10 points seulement derrière Morné Steyn (meilleur réalisateur du mondial avec 62 points).

 

Guilford (Nouvelle-Zélande, 20 ans) : Il n’a joué qu’un match… Mais quel match. Ecarté du squad NZ pour des problèmes de boisson, il n’a pu réintégrer le groupe que contre le Canada. Auteur de 4 essais en 70 minutes, il a alors affolé les compteurs sur un match. C’est certainement le Néo-Zélandais le plus instable du groupe champion du monde mais aussi l’un de ceux qui a le plus de talent. S’il se canalise, il pourrait être un joueur énorme. 

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jérémie 28/10/2011 15:38


Salut Pierre!
Je suis plutôt d'accord avec la composition de tes "XV du mondial", mais je penses qu'il serait également intéressant de faire un XV des "petites équipes". Celles qui ne font jamais les phases
finales, qu'on ne voit jouer que tout les 4 ans, mais qui personnellement me surprennent d'envie et combativité à chaque fois!
Parce que même s'ils ne sont pas au niveau des joueurs des équipes majeur, j'aurais bien vu un Gorgodze 8, un Ianouchkine à la mélée avec le 10 japonais (dont je ne me souvient plus le nom)!
Après ça doit être un peu compliqué vu que justement on ne les connait pas, mais ils le mérite!
Amitiés financière.
Jérémie


Pierre Ammiche 28/10/2011 18:32



Salut Jérémie, 


 


Alors tu trouveras ici le XV des petites équipes. Il est comme
toujours discutable mais reste d'actualité 


J'ai beaucoup aimé Moa et Horie (Talonneur Japonais) et il est fort à parier qu'ils trouveront des points de chute post-mondial.


Ton ouvreur Japonais c'est Aldridge. ^^