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Les Petites Histoires du Sport

Rugby : Biarritz-Bayonne, dans les sabot d'un âne

1 Octobre 2012 , Rédigé par Le Pottok Masqué Publié dans #Top 14

"J'ai vu le feu, j'ai vu l'enfer" disait La Fouine dans l'un de ses chefs-d'oeuvre, Bang Bang.

Et bien je peux vous dire que c'est rien comparé à un derby dans l'antre du Pottok. Ca sent l'écurie et la rupture d'anévrisme, ca frole l'AVC à chaque plaquage et ca pue la peur, ca hurle et ca s'énerve après l'arbitre alors qu'il est 15h30 (match à 17h), ca me force à marcher au moins 15min pour une bière... Celui qui a vu un derby avec le Pottok a un avant-gout du purgatoire. Juste pour le faire chier, j'ai mis volontairement le maillot du "Bého" et je me suis calé dans le canapé. Le reste, entre deux vannes et une bière tiède payée la peau du cul, j'ai demandé à l'âne basque de me faire un résumé de son derby. Ivre, il a accepté. 

Etant l'hébergeur de ce qui va suivre, je vais prendre la liberté de rayer les mentions innutiles et vulgaires dans certaines phrases et de les remplacer par des choses plus acceptable. Souvent, la justice à moins d'humour que nos lecteurs, et le politiquement correct (abjecte et innutile en temps normal) pourrait nous éviter bien des problèmes juridiques. Je vous laisse avec l'autre con le Pottok masqué

 

 

« Biarritz ne méritait pas plus de perdre que Bayonne »... n'empêche qu'au final c'est l'Indien qui se mord les couilles qui est plein de regrets. Score final 15 à 16 pour l'Aviron. Hahahaha ! C'est nous qu'on est les patrons maintenant !

Alors certes, les Puristes vous diront qu'il n'y a pas eu de partie de manivelle digne de ce nom, que la boîte à gifle est restée fermée et rien que ça, c'est un scandale (la Hyène qui héberge ce blog en fait partie. Mais de toute façon dès qu'il s'agit d'hurler avec la meute...).

Une fois n'est pas coutume, je vais me faire l'avocat des tarlouses des adeptes de la non-violence.


Wikipédia est formel, on ne peut faire pleuvoir les châtaignes sans les châtaigniers, et sur la feuille de match, aucune trace de ces magnifiques Fagacées (oui, comme tout bon paysan j'ai une licence de Botanique).

Or sur la feuille de match, pas l'ombre d'un Boutaty ni d'un Thion, Linde en Tribune, Barcella à la découpe des Oranges, et Lulu Harinordoquy en camisole de force dans les tribunes d'Aguiléra, sous le contrôle de son fiston, bref ça sentait quand même le pétard mouillé...


Restait le meilleur d'entre nous, le foufou de l'Adour, le Sanglier du Tarn, la Twingo sans Frein, j'ai nommé David Roumeuh ! Oui mais voilà, le sanglier est taciturne, et malgré de nombreux efforts pour allumer la mèche, dont une magnifique Percussion/ Plaquage réalisée comme toujours tête en avant/ nez dans la guidon, le bon David n'a pu trouver d'écho à son action héroïque. Quand ça veut pas, ça veut pas...


Alors certes, on n'a pas eu ça, 


 

Mais on a eu un festival de ça


 

Ca compense non ? (NDLR : non) 

 


Sevrés de Châtaignes, les « supporters » Biarrots ont eu le privilège de voir le 3ème essai Bayonnais de la Saison. Un essai qui restera dans les annales du rugby comme celui qui a vu Manu Ahotaeiloa résister à un plaquage, et Thibaut Lacroix finir entre les perches (15 000 personnes pourront dire qu'ils y étaient).


Je ne vais pas vous mentir, sur le plan du jeu c'était pas terrible, beaucoup de déchet technique, des sorties de balles pourries par la troisième ligne (Biarrote notamment, et c'est subjectif), un jeu au pied calamiteux (Ahotaeiloa n'est définitivement pas le Johnny Wilkinson Tongien), et un florilège d'en avant, comme à Guingamp (j'ai payé les droits d'auteur).


Du coup, on s'est bien emmerdé pendant 80 minutes. Oui mais voilà, « le match il est pas fini tant que le gong il a pas sonné » (approximativement) et c'était sans compter sur une idée lumineuse d'Abdelatif Boutaty (qui a fini par rentrer après avoir coupé ses chaînes à coup de dents) : « Hé les mecs, si on tentait un Maul à 50m de l'en but adverse ! Quoi ? J'ai dit une Connerie là ? ».


Le Génie, sûrement, le Talent, peut être, ont fait que ça a marché. Les enculés perfides Biarrots, ont sciemment (et TOUT le monde l'a vu !) écroulé le majestueux édifice Bayonnais. Par peur, surement, de voir un pack amorphe depuis 6 matchs leur marcher dessus sur 50m.

C'est alors que mon héros du Jour, Jérôme Garcès, à pris ses couilles son courage à deux mains pour siffler la pénalité de la mort qui tue, à 45m face aux Poteaux.


Autant vous le dire, la Pénalité de Benjamin Boyet je ne l'ai pas vu, j'étais glorieusement caché sous mon canapé, en proie à cette espèce de croyance que nous partageons tous, selon laquelle si on ne regarde pas la pénalité elle a plus de chance de passer...


Alors peut être que la Pénalité de Boyet était dégueulasse, peut être qu'il a mis une sorte de tir tendu digne d'un talonneur post-3ème mi-temps (NDLR : On ne parle pas de Pierre Ammiche), personnellement j'étais étendu par terre suite à ma troisième perte de connaissance de la partie, parce que j'ai le Stress très digne.


Certains diront que gagner un match à la dernière seconde sur une pénalité c'est vilain. Mais pouiller les Biarrots sur le fil c'est comme MasterCard : ça n'a pas de prix.

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