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Les Petites Histoires du Sport

Top 14 : le point a mi championnat (partie 2)

16 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Après avoir perdu mes ecrits, après avoir passé les galops d'essai et les partiels de langue, voici le grand retour LPHS ! 

 

Alors voila ou nous en étions restés : le point a mi championnat. 

Oyez ! Oyez ! Amis amoureux de l’ovalie, nous voici déjà aux portes des phases retours. 12 matchs déjà joués, plus que 14 à venir. Si le classement est limpide de complexité et si le championnat est toujours aussi indécis, c’est après un travail de visionnage ultra précis et ultra poussé que nous allons nous livrer à un petit état des lieux club par club avec leur classement, leur point(s) faible(s), point(s) fort(s), le meilleur joueur de ce début de saison et enfin la révélation. Puis un petit point sur les dernières infos transfert qui courent.

Enfin nous établirons le top 30 des révélations de l’année et l’équipe type de ce début de saison.  

Mais pour rendre la chose plus digeste, nous allons à l’instar des barèmes classique utilisés pour les hôtels procéder à ce petit retour club par club sur la première partie de saison sous forme d’étoiles. Petite explication de ce barème.

 

***** : c’est cher, c’est indécent, c’est presque irrévérencieux de donner le prix et pourtant on y retournerait bien… c’est le top du top, il y a des « boys » de partout, les gens sont sympas et souriants et la nourriture préparé par un chef étoilée est parfaite. On en parle pendant des années et on se rappel avec nostalgie ce séjour formidable ! C’est un peu le Georges V

 

**** : C’est très beau, c’est très bon, c’est très chaleureux et on s’y sent bien mais… Il manque un petit « je ne sais quoi » qui rendrait l’endroit absolument génial… C’est un peu le super hôtel romantique où l’on emmène sa dulcinée.

 

*** : C’est pas mal. On dort bien, la demi-pension est pas mal. C’est un bon rapport qualité prix. On le recommanderait a des amis de passages mais sans pour autant en faire des tonnes. C’est un peu l’hôtel Ibis. 

 

** : La sans être vraiment un bouge c’est loin d’être luxueux. On le trouve dans les dédales tortueux de la ville ou en périphérie. Les lits sont petits et les salles de bains exigüe au possible. La literie grince et le room service n’est qu’un vague fantasme que vous caressez de vos songes entre deux insomnies. Et bien oui : les murs en placo épais comme un Mac Book air laissent entendre ce qu’il se passe à coté, les canalisations font du bruit, ca pue, la bouffe est plus que passable et le service de chambre pas franchement payé pour être sympa. C’est un peu le formule 1.  

 

* : alors là c’est l’enfer : des cheveux noirs et épais dans les draps, une odeur de sueur et de sexe persistante, ca sent la misère jusqu’au moindre petit tableau en point de croix au mur. On paye à l’heure et il n’y a pas la télé. Le mec a l’entrée vous a regardé d’un œil torve et suintant le vice et une fois dans votre chambre, en position fœtale, les genoux contre la poitrine en vous balançant d’avant en arrière pour faire abstraction du monde hostile qui vous entoure, vous vous laisser vaincre par la fatigue sur les coups de 5h du matin. Quand vous vous réveillez vous vous êtes fait dépouiller par des prostituées qui bossaient a coté… C’est un peu l’hôtel de passe minable de la rue Saint-Denis. 

 

 

Les clubs *** (suite)

 

Toulon : Un budget à l’image de la ville : excessif, démesuré et presque louche. Des noms plus ronflants les uns que les autres, des stars et des paillettes, des prises de positions qui dérangent et des joueurs qui agacent. Un club qui dérange et qui bouscule les sacrosaintes « valeurs de l’ovalie » et tout le bastringue. C’est un président grande gueule et manipulateur, expert en communication mais ignare en rugby…  Mais Toulon c’est aussi et surtout une histoire, des valeurs, du combat et des « raaaahhhhh ». Toulon c’est l’insupportable « pilou-pilou » scandé par des supporters hystériques qui la bave aux lèvres hurlent ce chant guerrier. Le Racing club Toulonnais, c’est plus qu’un club et moins qu’une ville, c’est un tout ou rien n’existe vraiment longtemps, c’est une équipe historique mais un club tout neuf, c’est un regroupement de mercenaires où l’on forme des joueurs d’exceptions, c’est un lieu ou l’on pense tout voir et où finalement l’imprévu est toujours là.

 

Le point fort : Des joueurs qui peuvent faire tous ou presque la différence immédiate, des spécialiste du combat et des joutes de haute volée, des vrais guerriers et des superbes joueurs aux 4 coins du terrain. Deux buteurs de classe mondiale et des avants qui aiment la chignole. Des arrières puissants et tranchants et des points qui défilent. 

 

Le point faible : Le grand défaut de ces Toulonnais est celui de manquer (de manière tout a fait logique) de pragmatisme et de cohésion. Résultat : des défaites rares mais évitable et plus encore des vraies difficultés contre les meilleures équipes du championnat ou d’Europe. La saison a été émaillée par de véritables roustes contre Toulouse ou encore le Munster. L’équipe grandit et met du temps à atteindre sa vitesse de croisière.

 

Le meilleur joueur : Sans conteste possible, le joueur le plus influent de cette équipe avec ces presque 20 pts par match se nomme Wilkinson. Seulement Sir Johnny Wilkinson ne peut pas vraiment être considéré comme le meilleur joueur de son équipe. En effet, celui qui attire la lumière, vers qui se tourne tous les regards, celui qui donne des frissons à tout Mayol a chacune des ses prises d’intervalles, c’est bel et bien Joe Van Niekerk. Le Sudaf est une véritable allégorie du RCT : il incarne toutes les valeurs et les défauts de ce club. Il est arrogant et court systématiquement la tête haute et le buste droit, irrespectueux, en témoigne le célèbre « les gars ! Les gars ! We Fuck Toulouse ! » suite à la victoire des siens en 2009… Mais il est aussi bourré de talent, est un guerrier prêt a n’importe quel sacrifice. En bref : Joe est le meilleur joueur du championnat 2008, l’une des valeurs sure en 2009 et l’un des meilleurs joueurs du monde en 2010. Quand on pense qu’il ne jouera pas la coupe du monde…

 

La révélation : Laurent Magnanval et Orioli. Deux supers joueurs, le premier demi de mêlée et le second pilier. Deux joueurs du cru et appelés a devenir de très bon joueurs. Il se murmure même que du coté de Toulouse, le jeune Orioli est surveillé de très près, ce qui n’est jamais mal quand on évolue en première ligne.

 

Les transferts potentiels : Toulon c’est la cour des miracles. Alors encore une fois, on s’attend a tout et n’importe quoi avec eux.

 

Classement : 5ème

 

 

Les clubs **

 

Stade Français : Des paillettes, des filles en string et seins nu qui apporte le ballon, des stades de 80000 pleins et des drapeaux a deux ronds qui s’agitent sur chaque coup de pied. C’est un budget plus important en maillots et feu d’artifices qu’en salaires de joueurs, c’est un président mi visionnaire mi fou furieux mégalo. C’est Kitch a en crever et jusqu’à il y a peu tout cela n’était pas si grave car le club gagnait. Et puis d’un coup patratas, c’est la folie de trop. Un entraineur qui arrive pour manger des sandwich, qui vire coup sur coup Saubade, Tchale-Watchou, et qui précipite les départs de Messina, Marconnet, Blin ou encore le non retour d’Hernandez. C’est une petite instabilité biennale qui finalement ancre paris dans le marasme du milieu de tableau. Paris est sur le déclin… Mais attention, Fluctuat nec mergitur : Paris est comme son symbole,  Il est battu par les flots, mais ne sombre pas.

 

Le point fort : De la jeunesse et surtout une vraie politique du club pour remonter la pente grâce aux jeunes formés au club. Mais la vrai point fort de cette équipe : c’est son entraineur Mickael Cheicka. Il fait tellement penser à Vern Cotter que c’est effrayant. Il semble animé d’une volonté qui a elle seule pourrait faire basculer un match. Et a vrai dire, ca n’est pas de trop…

 

Le point faible : Un effectif léger, réduit à sa plus simple expression et surtout un manque global de qualité technique qui mine une équipe pourtant pleine de promesses. Et puis quand une équipe est incapable de tuer un match (Bayonne, Castres, Brive) et laisse partir des points, elle n’avance pas comme elle le devrait au classement.

 

Le meilleur joueur : Sans surprise, Bastareaud. Monstrueux. Venez le voir jouer en vrai et vous comprendrez. C’est le savant mélange du buffle et du gorille. Il fait la différence sur presque toutes ses interventions et même quand il ne touche pas le ballon il peut être décisif (utilisé en leurre, en défense inversée, en soutient proche, en gratteur au milieu du terrain…). Sa non sélections l’a secoué mais maintenant que c’est digéré, il va tout casser.

 

La révélation : Slimani. Il a pris la place de celui qui pour moi est la plus grosse arnaque du championnat de France. Si au PSG on a eu le droit a quelques scandales : des joueurs recrutés sur cassette comme Santos et Souza, des choix incompréhensibles comme prendre Reinaldo plutôt qu’Adriano etc… Et bien nous aux SF on a Reyno Gerber ! 12870 mètres de reculades en cumulés sur ces deux premières saisons, plus de temps aux CHU de Paris qu’à la cité U, des faiblesses dans a peu près tout les registre… Et heureusement, un petit gars de 20 à peine vient mettre de l’ordre dans tout ca. Un pilier droit qui ressemble a Domingo : petit, trapu, pénible a prendre à l’impact et à prendre dans la tronche, capable de gratter pas mal de ballons et de faire le ménage dans les zones d’affrontement. Une bien belle nouvelle pour le SF !

 

Les transferts potentiels : Avant de penser transferts, il faudrait penser a payer ses dettes… La DANCG commence a gueuler et il faut leur donner des garanties de solvabilité rapidement.

 

Classement : 9ème.

 

 

Aviron Bayonnais : « Allez, Alleeeeeeeeeeez ! Les bleus et blancs de l’aviron Bayonnaiiiiiiiissss !!! »… Bon alors c’est un club qui tous les ans nous annonce un futur immédiat radieux et extraordinaire, des recrues aux salaires mirobolant et des garanties sportives encore jamais vues. Et puis là les premiers matches arrivent et rien. Rien ne va comme prévu. On galère et on lutte jusqu’à la fin et on se maintient dans la douleur. Ca fait 10ans que ca dure et 10ans que les socios de Jean Dauger espère humilier les voisins dans le derby, espèrent ne pas se faire péter à Aguillera, espèrent être européen, espèrent ne pas descendre… et puis finalement pas grand-chose n’arrive. C’est un club avec lequel on ne peut pas blaguer mais qui fait un peu rire malgré lui. On est tous un peu bayonnais, quand viens le temps de la pena baïona, personne ne veut que l’Aviron descende, personne ne veut voir Pottoka pleurer la petit mort du club. Mais a vrai dire, être supporter de l’aviron, a moins d’être basque et de Bayonne, c’est a peu près aussi drôle qu’une allocution de François Baroin…

 

Le point fort : Un 10 de grand talent et des avants à la fois vicieux et doués. Leur entame de championnat prometteuse est maintenant derrière eux et l’effectif commence a rentrer dans le dur : les leaders devront se révéler rapidement.

 

Le point faible : Un staff aussi stable qu’un plateau de Freeman, un effectif qui manque de profondeur et surtout un manque de qualité global qui fait bizarre pour un club qui parle de mettre 1M d’euros sur Giteau… Enfin les voies du pays basque sont souvent impénétrables… 

 

Le meilleur joueur : Boyet. Un animateur de talent et un jeu au pied régulier dans le but et looooooooooooonnngggg dans jeu… L’un des meilleurs 10 de France et de Navarre.

 

La révélation : Yohann Huguet. Le néo international est l’un des rares a faire systématiquement la différence et a marquer presque a chaque match. Il est surtout le seul a jouer à 100% tous les matchs sans être malade, blessé ou juste mauvais. 

 

Les transferts potentiels : On annonce depuis 3ans un premier centre pouvant jouer 10 de très grand talent et plus particulièrement d’un Australien. Giteau est espéré mais Bayonne n’est pas seul sur le coup.

 

Classement : 8ème.

 

 

 

La Rochelle : Le seul club dans l’élite de mon enfance, les premiers matches au stade Marcel Deflandre, Jean-Baptiste Ellissalde, des maillots noirs et jaunes qui en guise d’arme lutte avec leur courage, ce sont des coups amers dans la tronche et des plus doux à la buvette, des places sans numéros et sans tribunes, un planchot à l’ancienne sur qui le public gronde quand il se trompe, la fin des poules A et B, des larmes à la remontée et tout le port des minimes qui explose. Le long râle des bateaux de passage qui trainent leur spleen entre les tours de la ville qui m’a appris à aimer le rugby, mon grand-père et sa place fétiche sur la ligne des 40m, tribune face, « parce qu’ici on peut bien étendre les jambes », des années a se dire entre nous « tiens cette année ca joue bien, mais… ». La Rochelle c’est l’esprit du rugby d’antan qui survit et un budget qui fait rire les autres clubs professionnels. C’est un stade appartenant au passé mais qu’on essaye de rendre moins désuet a coup de travaux laborieux. C’est un des rares clubs moins au nord que Paris mais plus que tous les autres clubs. C’est une région qui comme seul sport à le rugby. C’est la terre ou les forçats de la terre rencontrent ceux de la mer. C’est à la fois le vestige d’un passé que j’aimais et la promesse d’un avenir possible pour cette équipe de jeunots qui se défoncent. Je suis un parisien pur jus, mais La Rochelle, c’est ma ville.

 

Le point fort : Une capacité a faire du jeu, du jeu, et encore du jeu et a mettre sous pression toutes les équipes du Top14. Pour moi elle me rappel le MTGXV d’il y a quelques saisons : des jeunes, de l’envie et du jeu.

 

Le point faible : L’effectif est loin d’être pléthorique, et surtout l’équipe n’arrive jamais ou trop peu souvent a se montrer disciplinée. Combien de match perdu et dans lequel les rochelais on finis à 14 suite à des cartons rouges ou jaunes ? (Paris, Racing, Montpellier…)

Et quand au fait de tuer le match ou au moins prendre les bonus, si le jeu fait plaisir, mettre des points au pied est d’une importance capitale dans le Top 14.

 

Le meilleur joueur : Ferrou, grand patron de cette équipe. Quand il est là, La Rochelle tourne a plein régime. Quand il n’est plus là, c’est parti pour les jeux du cirque. L’équipe autour ne change pas et pourtant elle n’a plus rien a voir…

 

La révélation : C’est une révélation pour le top 14 mais on le connait déjà bien en pro D2, c’est Ninard. L’ailier a déjà mis 4 essais en 12 matchs soit 0,3 essai par match. A titre de comparaison, c’est mieux que Nalaga, Arias ou Bobo cette saison.

 

Les transferts potentiels : Idem que pour le SF

 

Classement : 12ème

 

 

 

Les clubs *

 

 

Bourgoin : La Berjalie est en crise. Voila 5 ans qu’elle l’est. Et maintenant que le traiteur intraitable est parti, Gaston Maulin joue les pompiers de service pour éviter le dépôt de bilan. Mais le CSBJ c’est une équipe de France a elle toute seule sur les 12 dernières années : Milloud, Tordo, Papé, Nallet, Chabal, Pierre, Raschi, Cecillon, Bonnaire, Parra, David, Fritz, Boyet, Venditti, Glas ou encore Péclier tous formés au club ou passé par ce haut lieux du rugby français. Et ce monument est en train de se casser la gueule. Que les dieux du rugby interviennent et se lève ! Pourquoi vous vous levez Mr Betsen ? Restez assis s’il vous plait…  

 

Le point fort : Et bien on va dire son public… et encore…

 

Le point faible : une liste non exhaustive est nécessaire. Pas de vrai 10, pas de joueurs capable de franchir, pas de liant, pas de mêlée, pas de touche, pas de système de défense efficace, pas de leader de jeu, pas de certitude d’être payé pour les joueurs et d’être maintenus pour le staff. En somme c’est chaud mec !

 

Le meilleur joueur : L’une des trop rares satisfactions vient du recrutement, une fois n’est pas coutume. Ce joueur c’est Tulu. Une boule de puissance au service d’un physique hors norme. Son premier match il le ponctue d’une explosion atomique avec le talonneur aux 45 sélections, Dimitri  Szarzewski qu’il laissera plus ou moins sur le carreau. Son dernier fait d’arme ? une courses de 20 mètres en plein dans la défense du BO pour planter un essai aussi beau que malheureusement inutile. 

 

La révélation : Tian. Peut de match joués en raison de quelques pépins physiques mais un très gros potentiel pour ce joueur qui survolait le championnat de proD2 l’année dernière.

 

Les transferts potentiels : On va déjà penser a se maintenir avant de foutre le bordel dans l’effectif non ?

 

Classement : 14ème

 

 

Agen : Par respect pour l’un de mes meilleurs amis, je vais m’efforcer de ne pas être acerbe avec le club qui a fait la plus grosse connerie de l’histoire du rugby professionnelle : dire a des joueurs à 6 mois de la fin de la saison qu’ils ne seront pas résignés à la fin de l’exercice actuel peu importe le résultat du club… bon après c’est sur, on a moins envie de se crever le cul pour se maintenir. Et étrangement, je ne sais pas si ce sont les meilleurs qui partent les premiers, mais ce sont souvent les couillons qui partent les derniers : tous le monde a essayé de fuir le bateau ivre qu’était le SUA. Et puis à force de jeu et de courage, les agenais sont remontés. Le jeu pour le résultat et les résultats grâce au jeu, un effectif plus important que les autres, un staff qui savait où il allait, une équipe solide et complète. Et puis la montée est intervenue et la, attention, c’est la grande braderie : journée portes ouvertes dès le premier match puis a nouveau contre tous les cadors (Castres, Clermont, Toulouse et Toulon) avec une moyenne de 42pts pris… Mais ils restent sur 3 victoires consécutives dont deux importantissimes contre La rochelle et Brive.

 

Le point fort : Un collectif qui prend ses marques et qui a des vrais automatismes.

 

Le point faible : Une manque de solidité et surtout de combat.

 

Le meilleur joueur : Jean Monribot. Le capitaine est comme toujours : exemplaire. Il se bat autant qu’il peut pour être au four et au moulin et il se multiplie à tous les matchs ou presque. Ses performances lui donnent la possibilité de réver d’un ailleurs et des clubs comme Clermont ou comme Biarritz pourraient voir en lui le complément idéal de la 3ème ligne.

 

La révélation : La doublette Tongienne Fonua/Fono. 220 kilos a eux deux, de la puissance animal qui émane de ces jeunes hommes et surtout une capacité a remettre l’équipe dans le bon sens qui est plus que précieuse. Quand ils sont tous les deux sur le terrain, le match n’est plus le même pour l’équipe en face.  

 

Classement : 12ème

 

 

Brive : On va résumer la situation comme cela : depuis le départ du petit bonhomme en mousse, rien ne va plus chez les Coujoux. C’est le vrai bordel et personne ne sait ou ne peut dire qui est le responsable de ce foutoir. C’est un peu comme si on avait mis les lapins crétins à la tête d’un club. Rien ne semble cohérent, tout est fait en dépit du bon sens et mêmes les joueurs sont responsables des problèmes en coulisses. Illustration : Magne est à la tête d’une équipe qui réussit une saison plus qu’honorable alors qu’on leur promettait la descente alors on le vire. Puis arrive un duo Mola-Laussuc qui fait bon gré malgré des difficultés financières importantes et les départs de quelques très bon joueurs comme le centre anglais Flutey ou encore le talonneur Thompson et là pouf, on en dégage un. Et puis comme tout est logique, le président affirme son soutient à Mola. Mola dit que le soutient de son président, il s’en tamponne l’oreille et qu’il restera si les joueurs veulent de lui et de ses méthodes. Un vote est organisé et le plébiscite est défavorable : les joueurs veulent dégager Mola. Mais le président passe outre le vote des joueurs et maintient l’entraineur en place… Logique. Et comme les joueurs ont déjà l’impression de pas être pris pour des jambons, le président leur demande aujourd’hui de baisser leurs salaire de 10%. C’est sur que comme ca, ca va aller beaucoup mieux…

 Et quand on sait que Popham, Palisson et Estebanez vont partir, c’est que du bonheur.  

 

Le point fort : La troisième ligne Vosloo Popham et Claassens.

 

Le point faible : Comment avoir envie de joueur pour des mecs qui se foutent de votre tronche… Le point faible c’est l’administration du club.

 

Le meilleur joueur : Obi-wan Kenobi

 

La révélation : Le petit bonhomme en mousse était un bon président. Si c’est pas une putain de révélation !

 

Les transferts potentiels : Un départ de 34 joueurs et l’arrivée de Luis Fernandez en tant que coach psychologique.

 

Classement : 13ème.

 

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