Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Petites Histoires du Sport

Articles récents

Rugby / Top 14 : Boudjelal affirme être victime d'une "sodomie arbitrale"

9 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Parce que tout le monde ne sait pas perdre avec classe, parce que tout le monde ne sait pas vraiment défendre ce qui fait la spécificité de notre sport, certains sont capable de tout.

Mourad Boudjelal, le sanguin président du RCT, jamais avare en déclarations tapageuses, fait partie de ceux là. Illustration : quelques heures après la défaite logique de ses joueurs de Toulon contre Clermont (25-19), le président lâche "j'ai connu ma première sodomie arbitrale il y a deux ans en demi-finale. Ce soir j'en ai connu une seconde et j'aime pas ça"...

 

Des propos fimés et raportés par le Var Matin, et que l'on vous propose de découvrir. A vous de faire votre propre idée sur les raisons de cette sortie de piste. Une de plus pour un président tout simplement hors-normes.

 

 

Lire la suite

Rugby / L'analyse de la semaine : La Liste de l'équipe de France (Partie 2)

9 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Après l'annonce de la liste de l'équipe de France pour le tournoi ce jeudi, nombreuses ont été les interrogations, les critiques, les réserves, les déclarations… 

Un peu de recul était donc nécessaire pour analyser avec pertinence (ou en tout cas essayer de le faire), cette fameuse première liste. C'est donc la deuxième partie de cette analyse de la liste de Saint-André. 

Que penser de l'influence de cette liste sur la suite du Top 14 ? 

En chiffre, cette équipe de France c'est : 12 Toulousains, 7 Clermontois, 3 Biarrots, 2 joueurs de Montpellier, 2 joueurs du Stade Français, deux de l'Usap, un Toulonnais et un Castrais. Aucun joueur du Racing, de Bordeaux, d'Agen, de Brive, de Bayonne et de Lyon. 

Dit comme ça, les conséquences devraient être limpides : Toulouse est le plus touché, puis Clermont etc… Mais cela sera un peu simpliste de raisonner de cette façon. Car si Toulouse doit essuyer la perte temporaire d'un contingent colossal, l'effectif pléthorique du ST permet aux joueurs de la ville rose d'encaisser ces fameux doublons. 
Je m'explique : quand Poux part, Steenkamp est titulaire. Quand David s'en va, c'est Fritz et Jauzion qui sont alignés. Quand Beauxis décampe, McAllister est aligné en 10. Quand Maestri joue en bleu, c'est Albacete qui fait son retour etc… 

Alors oui, Toulouse souffre de ces doublons, c'est une évidence. Mais non, Novès ne me fera pas pleurer avec le calendrier : il veut avoir plus de stabilité ? Et bien commencez par ne pas acheter tous les ans les meilleurs Français. Non pas que Toulouse ne soit pas un club formateur, mais un simple coup d'oeil à l'effectif de la première et plus encore du XV majeur du ST : énormément de recrues formés autre part. Dès lors, un problème de riche, qui dure depuis des années, et qui n'a jamais empêché le ST de connaitre près de 20 phases finales consécutives ou presque. 


Or on ne pas dire la même chose de Biarritz. En pleine lutte pour le maintien, les basques ne vont perdre, c'est vrai, que 3 joueurs. Mais il s'agit de leurs 3 grands leaders : Imanol Harinordoquy, Dimitri Yachvili et Fabien Barcella. 
Pour les remplacer, le BO ne dispose en gros que de jeunes formés au club… Un exemple : que faire suite au départ de Yachvili. Peyrelongue à la mêlée ? Liux Roussarie ou Yann Lesgourgues titulaires ? Les conquénces ne sont donc pas les mêmes… Idem pour Montpellier qui perd son maitre à jouer et son capitaine quand Clermont ne perd qu'une petite partie de son effectif gargantuesque. 

Les équipes qui vont le moins subir ce tournoi : le Stade Français, Bayonne, Toulon et le Racing.
Ceux pour qui cela va ralentir la dynamique collective sans remettre en question l'avenir du club : Clermont, Toulouse. 
Les équipes pour qui ce passage risque de faire mal : Montpellier, Biarritz et Perpignan (en plus des français, Hook pourrait repartir au Pays). Et somme : ceux qui ont su se débrouiller au mieux sans les internationaux durant le mondial continuerons à vivre, ceux qui se seront flingués leur début de saison avec ça seront encore dans la mouise. 
 

Quels seront les points forts de ce XV de France ? 

Et bien difficile de croire que tout va changer. Comme durant le mondial, la conquête et la défense seront les deux clefs de la réussite pour cette équipe. 

Et plus que la génétique, plus que la reconduction de 22 mondialistes (et peut-être 23 avec Nallet), c'est aussi le style du coach qui nous pousse a dire que le jeu ne passera jamais avant l'enjeu. Saint-André, spécialiste de la défense, accompagné de Lagisquet (autre grand amoureux des défenses), le staff est résolument défensif. 

Reste que la conquête semble être le gros point fort de ce XV de France. Solidement armé en touche (Bonnaire, Harinodoquy, Nyanga, Maestri, Papé comme sauteurs potentiels et Servat véritable métronome), les bleus pourront s'appuyer sur une mêlée conquérante.  

La réponse, dès le 4 février face à l'Italie pour le premier match du Tournoi des VI Nation et la première composition de PSA. 


Lire la suite

Video / C'est déjà la saison des marrons à Agen...

8 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Parce que la 15 ème journée du Top 14 a été marquée par quelques amabilités hivernales (il faut bien se tenir chaud quand il pleut, qu'il y a du vent et que les 3/4 s'ennuient), nous avons pris la plus belle distribution de marrons de cette journée. C'est au cours du match Agen - Biarritz que les deux équipes se sont souhaités la bonne année de manière très chaleureuse. 

 


 

 

Des gestes que nous condamnons évidemment... Mais on ne va pas se mentir... que l'on adore aussi de temps en temps.

 

 

 

Lire la suite

Rugby / L'analyse de la semaine : La Liste de l'équipe de France (Partie 1)

8 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Après l'annonce de la liste de l'équipe de France pour le tournoi ce jeudi, nombreux ont été les interrogations, les critiques, les avis, les réserves, les déclarations… 

Un peu de recul était donc nécessaire pour analyser avec pertinence (ou en tout cas essayer de le faire), cette fameuse première liste. 

Première question : Que penser des joueurs ? 

Les surprises du chef : 

Des bizuths, il n'y en a finalement que 3. Pour être précis, il n'y en a même que deux, mais franchement, Debaty et sa sélection contre la Roumanie il y a 6 ans fait aussi figure de jeune premier. Les deux autres ? Le très attendu Fofana et celui qui faisait figure d'espoir depuis très longtemps, Maestri. 
Mais finalement, les plus grosses surprises ne viennent pas des petits jeunes qui sont appelés mais des joueurs qui font leurs retours. Ils sont ainsi 5 à connaitre un vrai retour en grâce : Nyanga, Beauxis, Poitrenaud, David et Malzieu. 4 Toulousains et un Clermontois… 

Alors si Malzieu, Nyanga et Beauxis ne semblent voler leur place à personne, cela est déjà plus discutable pour Poitrenaud et David.
Tout d'abord, l'arrière Toulousain a eu beaucoup de temps de jeu durant le mondial et durant les 3 semaines qui ont suivis. Seulement depuis le retour de Médard et Clerc, Poitrenaud joue de moins en moins. Le pire c'est que les petits pépins s'enchainent pour lui, qu'il ne joue pas les gros match du ST etc… Son talent est indéniable, sa polyvalence (Clement est un centre exceptionnel) et sa capacité à faire la différence en 1 contre 1 en font un joueur qui a largement le niveau international. Seulement son temps de jeu décroissant et son état de forme assez relatif en font une des surprises majeure de cette liste. Mais en même temps, comme nous l'avions vu, la concurrence n'est pas folle à ce poste… 

La seconde grosse surprise est la présence de Yann David. Si le Toulousain est excellent, il semblait tout de même en retrait par rapport à son coéquipier Florian Fritz. Le staff devait donc trancher entre les deux ex-Berjaliens, c'est la puissance monstrueuse du plus jeune, qui a été préférée à l'explosivité de Fritz. 

Alors nombreux sont les observateurs passionnés, aveuglés par leur affection ou simplement cons qui hurlaient au scandale… "Comment ça Fritz est pas pris ?! Saint-André est un débile…". Alors ce qu'il faut savoir de Fritz, c'est qu'il prend en moyenne un carton (jaune ou parfois rouge) toutes les 100 minutes, qu'il commet encore un nombre hallucinant de faute au sol car il a une tendance à contester beaucoup de ballon et qu'il est, pour finir, un joueur au caractère bien trempé (ça c'est positif) qui a eu quelques déboires avec certains membres du comité de sélection (ca c'est négatif). Dès lors, plus que le talent, plus que la capacité à être performant, c'est probablement le manque de discipline et la tendance malheureuse que Fritz a pour s'attirer des ennuis qui a pesé le plus lourd dans la décision du staff. Enfin, comment peut-on critiquer le staff comme certain "rugby-ix" se permettent de le faire sur les forums après une seule liste, alors que les 4 centres qui ont été pris méritent tous leur place, et alors que rien n'y personne ne permet de dire que Fritz n'aura pas sa chance au cours du tournoi, pour des matchs peut-être un brin plus important que contre l'Italie… 

Les absents : 

Ils sont une demi douzaine a pouvoir penser que leur carrière en bleu vient peut-être de prendre fin. Jauzion, Traille, Skrela, Heymans, Thion, Marconnet (qui avait déjà annoncé sa retraite) et selon les spécialistes rugby Lionel Nallet, ont ainsi probablement du faire une croix sur l'Equipe de France. 
Viennent ensuite les absents qui peuvent malgré tout y croire. Fritz, on l'a dit, mais aussi Lamboley (toujours très fort avec Toulouse), Lakafia, Dupuy, Lapandry, Lauret, Huguet, Andreu, Fall... et presque tout ceux qui sont en âge de (re)connaitre les joies de la tunique frappée du coq. 
Mais le plus grand nombre de poste à pourvoir reste les postes de pilier, de seconde ligne et de centre. 

Quels seront les recalés du stage n°1 ? 

Ils sont 7 à devoir faire leur valise une fois le premier stage terminé. Et les paris sont déjà lancés pour savoir qui ne fera pas l'affaire. Pour moi, et en considérant qu'il faut en retirer un par ligne, les recalés seront : 
Ducalcon ou Barcella : il faudra un pur droitier, Mas, un gaucher solide et en forme, Poux, et un polyvalent, Debaty. Reste donc une place pour un spécialiste pur et je penchera pour Ducalcon, plus utilisé en club.

Le remplaçant de Millo-Chlusky (qui s'est foutu l'épaule en l'air et qui devrai en avoir pour 3 mois) : appelé de dernière minute, difficile de croire que celui qui sera ajouté restera pour l'Italie. 
Harinordoquy (bléssé) : touché au ménisque, dur de croire qu'il pourra postuler contre l'Italie. 
Nyanga ou Ouedraogo : dans à peu près le même registre, auteurs tout deux d'un début de saison terrible, quelque que soit le choix du staff, cela sera une vraie injustice. Mais comment se passer 
de Dusautoir, Picamoles (seul vrai 8 de cette liste) ou Bonnaire (seul joueur qui resterait à savoir jouer 8 en plus de Picamoles) ? Ouedraogo pourrait payer sa récente blessure aux côtes… Mais franchement difficile de dire qui doit partir. Je préférais Bonnaire, malgré sa Coupe du Monde de fou furieux.  
David : Puissant mais un peu juste techniquement, il est celui qui apporte le moins de garantie en bleu. On sait qu'il a le niveau international, on sait que l'association qu'il pourrait afficher avec Mermoz est alléchante au possible. Mais cette ligne de 3/4 à besoin d'un papa (Rougerie), d'un créateur (Mermoz) et j'ai vraiment du mal à croire que Fofana a été appelé pour repartir après le stage. 
Poitrenaud : Comme je l'ai dit un peu plus tôt, il n'est pas un titulaire indiscutable en club, et sur le banc, un ailier arrière polyvalent suffit. Médard est plus fort que lui en 15. Il ne devrait probablement pas rester. 
La suite dès ce soir : Que penser de l'influence de cette liste sur le Top 14, et quels seront les points forts de ce XV de France. 
Lire la suite

VIDEO / La non sélection de Nallet, clap de fin avant l'heure ?

7 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Voila une question que je me suis posée beaucoup posée au moment de l'annonce de la première liste de Philippe Saint-André... Car si le géant du Racing, meilleur joueur de l'équipe de France durant le mondial faisait bien partie de ma liste personelle, le nouveau sélectionneur a préféré le laisser à disposition de son club. Du haut de ses 68 sélections, vainqueur de trois tournoi et finaliste de la dernière Coupe du Monde, Nallet (35 ans) avait déjà laisser entendre une possible fin de carrière en cas de défaite contre l'Angleterre en 1/4 de finale. Mais cette fois, c'est par la force des choses qu'il doit prendre un peu de recul vis à vis de l'Equipe de France. 

 

L'affection profonde et le respect que je porte à Nallet est connue des tous les habitués du blog. Cette question m'obsédait donc un peu (et je redoutait la réponse) : Nallet avait-il fini sa carrière sur une finale de Coupe du Monde, si loin du public tricolore ?

 

Pour répondre à cette question, qui avait-il de mieux placé que 6 experts : Mathieu Blin (ancien talonneur du Stade Français et président du syndicat des joueurs), Arnaud Costes (ancien troisième ligne, 14 sélection en bleu), Stéphane Glas (ancien centre, 37 sélections), Richard Dourthe (ancien centre, 31 sélections) Fabien Pelous (ancien deuxième ligne, 118 sélections et membre du comité de sélection de l'équipe de France) et Pierre Villepreux (34 sélections mais surtout deux grand chelem et une finale de Coupe du Monde en tant qu'entraineur du XV de France) ? 

 

C'est donc sur le préstgieux plateau des spécialistes rugby que j'ai pu poser ma question. Voici la réponse (à partir de 5 min 45) 

 

Lire la suite

Rugby / Les 30 joueurs pour le tournoi : Beauxis et Poitrenaud de retour, Fofana et Maestri arrivent !

5 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Avec près de 20 minutes de retard... La liste vient enfin de tomber ! Et la première grosse surprise est évidememment le retour des 4 toulousains Poitrenaud, Nyanga, David et Beauxis. Malzieu lui aussi fait son retour. 

 

L'autre grosse surprise : la présence de Debaty, Maestri et Fofana ! Trois petits "bizuths" à ce niveau. Update : Debaty à une sélection en 2006 contre la Roumanie... Désolé pour lui d'avoir zappé cette sélection. 

 

Les absents sont eux aussi nombreux à commencer par Traille, Chabal, Marconnet ou encore Jauzion. Mais la plus grosse surprise reste l'absence de Lionel Nallet, vice capitaine du XV de France et surtout grand combattant devant l'éternel. 

 

Sur les 30 ils sont 22 mondialistes, soit 9 de plus que sur ma liste personelle... 

 

La liste officielle : 

 

Avants (17): Fabien Barcella (Biarritz), Vincent Debaty (Clermont), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Jean-Baptiste Poux (Stade Toulousain), William Servat (Stade Toulousain), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Romain Millo-Chluski (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Yannick Nyanga (Stade Toulousain), Louis Picamoles (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont)

 

Arrières (13): Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Lionel Beauxis (Stade Toulousain), François Trinh-Duc (Montpellier), Yann David (Stade Toulousain), Wesley Fofana (Clermont), Maxime Mermoz (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Julien Malzieu (Clermont), Alexis Palisson (Toulon), Maxime Médard (Stade Toulousain), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain)

 

 

Retrouvez dans la journée une analyse plus détaillé de la liste de Saint-André en mettant plus en avant les jeunes nouveaux, les anciens qui restent, les absents et enfin les cadres de cette équipe pour le Tournoi des VI Nations. 

 

Lire la suite

Rugby / Ma liste des 30 pour le tournoi avant l'heure : Ric et Fofana sélectionnés

5 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Vous l'avez compris : il faut tourner la page de cette dernière Coupe du Monde et ce magnifique échec (paradoxe impressionnant) de l'équipe de France. Et pour cela, il faut concevoir une chose : se défaire des vieux leaders de cette équipe. Dire au revoir à des illustres champions comme Jauzion, Marconnet, Thion, Yachvili ou Skrela. Mettre un mouchoir sur nos prétentions immédiates et préparer le demain : la Coupe du Monde 2015 en Angleterre. 


Pour cela, il faut donc rajeunir le vivier du XV de France, accepter de donner du temps et de la sérénité à PSA et à son groupe et surtout donner leur chance aux jeunes pousses. 
En prenant en considération les saisons du BO et de l'USAP, il y a naturellement moins de joueurs que d'habitude en provenance des ces deux club. A l'inverse, Toulouse et Clermont y sont largement représentés. 
Pour cela, j'ai opté pour une liste de 30 un peu hybride, mêlant les mondialistes émérites et incontournables à quelques jeunes qui se sont déjà frottés à la H-Cup. Fini les joueurs sans expérience aucune, fini les tests de poste et les joueurs sortis du chapeau. 
Voici donc ma liste des 30 (plus les 15 cachés), qui prend en considération les blessures, les méformes actuelles, les problématiques liées à certains joueurs. En gras, les nouveaux, en italique les mondialistes. 

Piliers : MasPouxRicSlimani + Atttoub à droite et Barcella à gauche 
Talonneurs : ServatSwarsewsky + Kayser 
2ème ligne : MaestriMillo-Chlusky, Nallet, Papé + Pierre et Flanquart 
3ème ligne : Chouly, Dusautoir (capitaine), Ouedraogo, Nyanga, PicamolesVosloo + Harinordoquy (actuellement blessé), Bonnaire et Lakafia
Demi de mêlée : DoussainParra + Yachvili 
Demi d'ouverture : Beauxis, Trinh-Duc + Michalak (actuellement en AFS) 
Ailiers : Clerc, Malzieu, Palisson, Andreu + Fall (blessé) et Audrin
Centres : ChavancyFofana, Fritz, Mermoz + David et Marty 
Arrières : Médard, Poitrenaud + Floch 
Lire la suite

La bourse aux internationaux : quelle équipe de France pour demain ? Les arrières

5 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir. 

Après avoir traité des avants (les piliersles talonneursles deuxièmes ligneles troisièmes ligne), après avoir essayé de passer en revue les demis de mêlée et fait le tour d'horizon des ouvreurs et des centres tricoloresaprès avoir analysé les ailiers, nous allons conclure par les arrières. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.

Pour procéder à cette revue d'effectif : dernier découpage de l'année avec les buteurs, les relanceurs et les arrières "bonus".


Premiere catégorie : Les arrières "buteurs"

3 gros postulant plus ou moins réalistes se détachent. Tout d'abord l'un des anciens "poulain" de Lièvremont, Jérôme Porical. En difficulté à l'USAP, il semble partir de très loin… Mais sa capacité à répondre présent dans les gros match, son jeu au pied très long et sa vitesse de course sont autant d'arguments en sa faveur. 

Ensuite, arrive Romain Teulet. Son défaut, tout le monde le connait : sa taille… 1m64. Le reste ? Une grosse présence défensive (même dans les airs), un jeu au pied chirurgical et un leadership déterminant pour son équipe. Il ne sera jamais en bleu, mais c'est un joueur qui mériterait d'avoir au moins une cap. 

Enfin un dernier nom : Julien Caminati. Alors je pense qu'il ne lira jamais ça. Mais allons y : Julien... Tu as beaucoup de talent. Tu es très doué. Puissant, rapide, efficace au pied, décisif parfois. Mais tu es d'un débilité sans nom. Pas un match sans une baffe, un mauvais geste, une cravate, un plaquage à retardement. L'apogée ? Une sortie à Toulouse qui se fini en bagarre à l'entrée d'une boite de nuit. "Non, on ne fait pas la queue quand on s'appel Caminati"… Un gros débile mais avec beaucoup de talent : un vrai et beau gâchis.  


Deuxième registre : les arrières "relanceurs". La concurrence est terrible dans cette catégorie et les joueurs comptent parmi les meilleurs mondiaux. 

Le premier est un mondialiste, rarement utilisé à son poste en équipe de France. Maxime Médard. Véritable monstre des relances et de la prise d'intervalle, le toulousain est sans conteste possible l'un des meilleurs arrières du monde… Seul problème ? Il partage ce titre officieux avec l'un des ses coéquipier en club : Clement Poitrenaud. Si Médard peut jouer à l'aile, Poitrenaud peut évoluer (avec talent) au centre. Il y a donc des chances de pouvoir les associer. Poitrenaud devra pour cela jouer d'avantage en club. 

Reste deux joueurs de grand talent mais dont la trajectoire laisse un peu sur notre faim… Anthony Floch (l'un des meilleurs 15 depuis 4 ou 5 ans) et Benjamin Thiery (souvent blessé mais qui, quand il joue, est un joueur énorme). 

Enfin dernière option et non des moindres : Jean-Marcelin (et oui…) Buttin. Avec un début de saison énorme sous les couleurs de Clermont, le jeune arrière ou ailier se positionne comme un candidat crédible pour la sélection… dans 2 ou 3 ans. 


Enfin un mot sur les arrières "bonus". Car ils sont quelques-uns à se positionner plus ou moins sérieusement à un poste de 15 sans y jouer régulièrement (ou tout court) en club : Traille, Fall, Beauxis, Wisniewski… Mais vu le talent des joueurs réguliers, cette hypothèse est très discutable… 


Conclusion : 

Le meilleur à mes yeux est évidemment Maxime Médard. Derrière lui le niveau est assez uniforme et seule la forme du moment peut décider de qui choisir. J'ai une grosse préférence pour Floch mais Poitrenaud mérite d'être plus souvent en bleu, ne serait-ce que pour sa polyvalence et son énorme talent. 

Lire la suite

La bourse aux internationaux / Quelle équipe de France pour demain ? Les ailiers...

2 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

 Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir. 

Après avoir traité des avants (les piliersles talonneursles deuxièmes ligneles troisièmes ligne), après avoir essayer de passer en revue les demis de mêlée et fait le tour d'horizon des ouvreurs tricoloresaprès les centres, nous allons nous pencher sur un poste capital du rugby moderne : le poste d’ailier.

 

Pour ce faire, vous en avez désormais l’habitude, nous allons mettre en avant les joueurs qui postulent à l’équipe de France par le biais des « types » de joueur envisageable.

 

Alors autant le dire tout de suite, nous excluons de fait les joueurs sans club ou qui n’ont pas de contrat (Gobelet, Bidabe), les joueurs que nous avons déjà mis à un autre poste (Rougerie, Médard) ou les joueurs qui éprouvent des difficultés à s’imposer en club (Jeanjean, Martial). Le nombre de joueur est donc d’autant moins important.

 

 

On commence sans plus tarder par les ailiers au registre « physico- puissants » :


Dans cette famille de poulain, on fait plutôt dans le cheval de traie. Et c’est avec trois joueurs que l’on va débuter : le plus technique, Julien Malzieu, le plus puissant, Yohann Huguet et le plus complet, Clément Marienval.

 

Tout d’abord, Julien Malzieu. Capable de gagner tous ses duels, efficace sur ses appuis, c’est avant tout sa capacité à mettre ses adversaires sur les fesses qui est déterminante. Il revient en force avec Clermont en ce moment et il semble réaliste de le revoir en bleu.

 

Yohann Huguet, lui, part de plus loin. Suspendu depuis la Coupe du Monde, il a eu la chance de jouer un match avant de voir sa sanction de nouveau étendue. Longtemps pas au niveau avec les bleus, il avait réalisé quelques bonnes sorties lors de ses ultimes match avec Lièvremont. Mais mis à part son rapport vitesse puissance, il est bien moins doué que beaucoup d’ailier. Son efficacité parle pour lui, mais pour combien de temps va-t-on pouvoir jouer avec un ailier sans jeu au pied, sans passes et sans crochets ?

 

Dernier appelé possible mais franchement secondaire : Clément Marienval. Puissant, il sort d’une saison presque blanche avec Toulon. Revanchard, il signe à Brive. Il est l’auteur d’un début de saison plein de promesses et reste crédible en bleu… Au moins autant que Huguet.

 

 

 

Deuxième type d’ailier : l’ailier « feu-follet ». De la vitesse, des crochets déroutants, des appuis qui font la différence.

 

Et dans ce registre, la France est dotée de quelques armes, à commencer par Marc Andreu. Véritable poison pour les défenses, il est en plus capable de jouer au pied. Ecarté par Lièvremont avant le dernier tournoi, il est sans conteste possible un postulant légitime à l’équipe de France.

 

Le deuxième joueur qui semble largement au dessus du lot : Alexis Palisson. Auteur d’un Mondial impressionnant (notamment un quart contre l’Angleterre formidable), il peine à prendre ses marques à Toulon (en même temps en moins d’un mois, il n’a pas vraiment eu le temps de faire quoi que soit avec le RCT, ce qui est logique).  

 

L’autre grand postulant ? Yohann Audrin. Le néo-Montpelliérain s’impose comme l’un des tous meilleurs ailiers du début de saison. Déjà excellent avec Castres il confirme ses bonnes performances avec le MHR. Seul défaut : une tendance à parfois s’isoler et souvent tenter la relance du bout du monde sans que cela soit nécessaire. Mais un joueur qui joue trop… Peut-on lui reprocher ?

 

Dernier joueur envisageable : Benjamin Fall. Oui, il est maudit, oui, il ne joue quasiment pas depuis 2ans. Mais quand on voit la façon dont Christophe Dominici en parle, comment douter des qualités de ce jeune homme. En tout cas, si jamais il revient à son meilleur niveau, et si les blessures l’épargne enfin, un avenir doré l’attend… Enfin si…

 

 

 

Troisième catégorie : les ailiers « supersoniques ». Gros finisseur, un gros moteur et surtout une grosse vitesse qui les rendent très dangereux.

 

Dans cette famille de purs-sangs, un gros chef de file et quelques prétendants qui poussent derrière.

 

Le premier : Vincent Clerc. Véritable machine à marquer, il fait preuve d’une capacité à gagner ses duels très impressionnante. PSA prendra-t-il le risque de faire appel à un trentenaire comme Clerc ? La question semble presque injurieuse tant Vincent parait incontournable.

 

Suivent 3 joueurs qui sont au coude à coude : Julien Candelon, Julien Arias et Julien Saubade. Ce trio de Julien a une grosse qualité : la vitesse. Un gros défaut : un physique pas forcement rassurant sur les ballons hauts.

 

Enfin un mot sur les deux ailiers d’expérience qui sont trop loin pour espérer une sélection mais qui méritent d’être cités : Farid Sid et Jeff Coux.

 

 

 

Enfin dernier genre : l’ailier défensif. Solide sous les ballons hauts, implacable (oh le jeu de mot !) en défense, c’est souvent l’ultime rempart de son équipe.

 

Et ils sont deux à se montrer : Yves Donguy et Adrien Planté.

 

Le toulousain, Donguy, est probablement l’ailier le plus impréssionant en défense du top 14. Ses duels mémorables avec Nalaga en sont la meilleure preuve. Un avenir en bleu ? Franchement… J’ai envie d’y croire.

L’autre très bon joueur : Planté. Le catalan à eu beaucoup de mérite à revenir aussi vite après une opération des ligaments, mais il peine à revenir à son top top niveau. Il semble un peu plus loin de l’équipe de France que Donguy, mais Planté est un vrai joyau.

 

 

Conclusion : Ils faut en choisir 4. Et mon choix se porte donc sur le plus efficace, le plus prometteur, le plus créatif et celui qui gagne le plus de duels. C’est donc Malzieu (duels), Palisson (créativité), Clerc (efficacité) et Fall (prometteur) qui me plaisent le plus. Seul Malzieu n’a pas un jeu au pied très efficace et ne peut pas jouer à un autre poste qu’ailier (Clerc peut jouer demi de mêlée pour dépanner).

 

Les ailiers : Fall, Malzieu, Palisson et Clerc.

 

Les perdants : Huguet, Arias, Andreu  

Lire la suite

La bourse aux internationaux : quelle équipe de France pour demain ? Les centres...

2 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir. 

Après avoir traité des avants (les piliersles talonneursles deuxièmes ligneles troisièmes ligne), après avoir essayer de passer en revue les demis de mêlée et fait le tour d'horizon des ouvreurs tricolores, aujourd’hui nous allons détailler le poste de centre. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.


Après les ouvreurs, et la problématique que peut être le fait de n'avoir que quelques joueurs susceptibles de faire la maille, nous allons mettre en lumière un autre poste et surtout une autre problématique : celle de devoir faire un choix parmi un nombre colossal de joueur de talent… 

Pour réussir à faire le tour le plus complet possible du poste de centre, nous allons procéder comme souvent à un étiquetage selon les registres. Si il aurait pu être intéressant de différencier premier et second centre, nous allons donc y préférer des "genres" en raison de la polyvalence croissante des centres du Top 14. 



Et on commence par le registre le moins fourni : les centres "créatifs". Sorte de deuxième 10, ils créent de l'espace autour d'eux, permettent de faire jouer dans les espaces avant contact et surtout font souvent preuve d'une inventivité unique. 

Ils sont deux à répondre exactement à cette description : Maxime Mermoz et Benoit Baby
Commençons par le Catalan. Je ne vais pas être très objectif : Mermoz est mon centre préféré. Capable de jouer 12 ou 13, bon défenseur mais surtout attaquant incroyable, il sait tout faire. Avant contact, après contact, en force, en vitesse… On l'a même vu capable de jouer au pied de manière très efficace durant le mondial. Il est l'un des rares centres français à avoir autant de qualités. 
De l'autre coté, Benoit Baby est un joueur complet, doté d'un jeu au pied très solide, polyvalent. Avec probablement moins de talent que Mermoz mais avec une capacité à faire la différence au moins égale. 
A noter aussi que ces deux joueurs ont fait leurs débuts à Toulouse, sont fragiles comme du cristal et ont tous les deux été dans les plans de Lièvremont à un moment ou à un autre. 
Mais les points communs s'arrêtent là : Mermoz fait figure d'incontournable quand Baby fait figure, pour l'instant, de solution improbable.

Un dernier centre et non des moindres pourrait lui aussi faire parler de lui dans cette catégorie spécifique : Fabrice Estebanez. Plus âgé, puissant, efficace ballon en main, il fait preuve d'un vrai talent. Seulement, Lièvremont a cru plus en lui qu'en Bastareaud, Fritz ou Jauzion… Difficile de croire que Saint-André fasse de même. 



Vient ensuite les centres "mamouthesques". Ici pas de finesse… De la puissance, des coups de tronche et des grandes percussions. On aime ou on déteste ce type de joueur mais que c'est précieux dans une équipe d'avoir un gnome capable de renverser cul par dessus tête les premiers défenseurs adverses ! 

Ils sont quelques uns à se targuer de briser des défenses à la simple force de leur personne. Et on commence par celui qui sort d'une saison au frigo : Matthieu Bastareaud. Si il n'a jamais semblé aussi loin de son niveau d'antan (celui où il renversait 6 défenseurs de Biarritz avant de s'écrouler dans l'en-but), il est là ou il voulait à Toulon. Pas sur que ce soit suffisant mais l'ancien rhinocéros du Stade Français reste un joueur capable de tout exploser. Et défensivement ? Le meilleur à son poste. 

Vient ensuite deux dinosaures du Top 14 et des bleus : Damien Traille et Yannick Jauzion. La vie est étrange… Je me rappel qu'il y a 12 ans à peu près, dans un numéro du feu "RugbyMag", on présentait les deux jeunes qui montaient : Jauzion de Coulommiers et Traille de Pau. Ils étaient l'incarnation du centre moderne : grand, puissant, incroyable sous les ballons hauts, capable de faire exploser les défenses… 12 ans plus tard, rien n'a changé à part leur âge… 
Traille, incontournable au BO, semble moins loin de sa dernière campagne en bleu. Jauzion, remplaçant en club part lui de plus loin. Mais un tel papa pour la ligne de 3/4 serait une chance immense pour les jeunes centres en devenir de l'équipe de France. 

Chez les plus jeunes : Yann David fait figure de monstre. Déjà avec Bourgoin, il écrasait ses vis à vis sans ménagement. Si à Toulouse il n'a pas encore fait la preuve de tout ce qu'il était capable d'apporter, c'est en partie en raison des nombreuses blessures qu'il a connu (fracture de la jambe notamment). Mais un mec aussi puissant, aussi fort, aussi solide au contact ne peut que séduire un sélectionneur en quête d'un centre perforateur. 

L'autre jeunot : Rémi Lamerat… Mais comment juger un joueur qu'on annonce tous les ans comme le futur second centre des l'équipe de France mais qui ne fait pas 5 matchs par saison… Entre la concurrence monstrueuse à Toulouse et sa blessure à Castres, Lamerat tarde à percer. Mais il n'a que 21 ans et par conséquences, rien n'est plié. 



Troisième type : les centres "explosifs". Ils sont capable de dévorer les intervalles, de prendre les espaces à une vitesse impressionnante et surtout sont capable de retourner n'importe quelle situation à leur avantage sur un simple mouvement. 

Et comment ne pas aborder d'entrée le cas le plus épineux pour PSA : le duo Clermontois… Wesley Fofana et Aurelien Rougerie sont tout simplement en concurrence et pourtant tous les deux incroyables… Fofana marche sur l'eau depuis le début de la saison. Il enchaine les matchs exceptionnels et donne du fil à retordre à toutes les défenses qu'il affronte. 
De l'autre coté, Rougerie est un des hommes de base de la dernière Coupe du Monde, est le capitaine de l'une des meilleurs attaque de France et l'un des joueurs qui a le meilleur ratio puissance/vitesse.  
Si Fofana semble partir avec une longueur d'avance (plus jeune, prometteur, plein de talent, capable de tout faire ou presque), Rougerie pourrait figurer dans la liste de PSA pour le prochain tournoi au moins en raison de son expérience. 

Juste derrière ? Un joueur au talent monstre mais humainement discuté ces dernières années : Florian Fritz. Se passer de lui et de son immense talent semble débile… Mais si le débile n'était pas celui qu'on croit… 

Vient ensuite un duo de joueurs qui évolue dans le même registre : Lionel Mazars et Arnaud Mignardi. Deux centres au sang chaud, défenseurs acharnés, mais qui manque parfois de lucidité dans la ligne. Et étrangement, ils ont tous les deux connus les joies d'évoluer en équipe de France… Mais faire appel à eux semble hautement improbable. 

Un mot sur une des révélations de ce début de saison : Thomas Combezou. Evoluant second centre aux cotés d'un autre espoir entrevu l'année dernière (Goeffrey Doumayrou), il explose véritablement cette année. Si l'année dernière il avait fait forte impression avec La Rochelle (<3) il s'est imposé comme l'un des tout meilleurs joueur du MHR 2012. 

Enfin un mot d'un joueur qui enchaine les pépins, Jean-Philippe Grandclaude. Alors oui, il a plein de défaut, il a des oeillères, mais un joueur courageux, explosif et qui mentalement répond toujours présent. 



Pour conclure notre tour de France des centres : les centres "leaders de défense". Ils ne savent pas vraiment quoi faire ballon en main, ils se montrent limité techniquement, mais ils sont tout simplement incontournable pour leurs équipes respectives. 

Et quand on parle de leader de défense, le premier nom qui me vient est celui de David Marty. On peut dire ce qu'on veut de ce mec, on peut penser qu'il est dégueu ballon en main, qu'il enchaine les mauvais choix etc… Mais c'est probablement le meilleur centre défensif du Top 14. Et en équipe de France, il n'a jamais déçu et a toujours su se transcender dans les gros matchs. Un mec solide. 

Ensuite vient le cas Chavancy… Henry Chavancy est probablement le centre le plus prometteur en France. Il est puissant, excellent défenseur, mais surtout il est doué d'un instinct de malade. Oppotuniste, il sait parfaitement lire les combinaisons adverses, les défenses, les courses de ses coéquipiers… Ne pas le voir en bleu en 2012 semble impossible tant il impressionne ces derniers mois. 

Enfin on conclu ce tour de France des 12 et 13 avec un trio : Romain Cabannes, Goeffroy Messina et Thibault Lacroix. Trois excellent joueurs de club, indispensable à leurs équipes mais dont la carrière en bleu semble… compromise. Cabannes et Messina n'ont pas pu jouer en bleu à cause d'une blessure (fracture du sinus pour Cabannes, épaule pour Messina) et seul Lacroix à eu la chance de revêtir le maillot frappé du coq. 



En Conclusion : Dans la mesure où il s'agit d'une approche purement subjective, je vais donc choisir 4 centres qui me semble au dessus du lot. Et mon choix se porte sur Chavancy, Fofana, Mermoz et Fritz. 

Je suis pour tourner au plus vite la page Traille - Jauzion - Rougerie. J'aime ces joueurs. Ils m'ont donnés des frissons, ils m'ont impressionnés, ils ont fait des grands matchs aussi bien en club qu'en sélection. Mais ils sont âgés et surtout les maintenir en bleu serait une façon de tomber dans la facilité. Une sorte de confort : être sur d'avoir des joueurs qui ont le niveau international. Mais seulement dans 1, 2, ou même 3 ans, quand ils auront 36 ou 37 ans, il sera trop tard pour lancer dans le grand bain des petits jeunes. 

C'est pour ça que je suis favorable (je dirais même favorable à mort) pour intégrer au plus vite les jeunes joueurs qui ont déjà connus la H-Cup et y ont brillé. Fofana et Chavancy. Ensuite, deux joueurs qui sont dans la force de l'âge mais qui sont encore jeune et qui seront encore disponible dans 4 ans : Mermoz et sa créativité et Fritz et son explosivité. 3 des 4 de ces joueurs peuvent évoluer aussi bien 12 que 13.

Les perdants : Bastareaud, Rougerie, Traille, Estebanez…

Lire la suite
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>