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Les Petites Histoires du Sport

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La bourse aux internationaux : quelle équipe de France pour demain ? Les ouvreurs...

1 Janvier 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir. 

Après avoir traité des avants (les piliers, les talonneurs, les deuxièmes ligne, les troisièmes ligne), après avoir essayer de passer en revue les demis de mêlée, aujourd’hui, nous allons détailler le poste d'ouvreur. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.


On le sait depuis presque 10 ans : le poste d'ouvreur est (avec celui de pilier droit) le poste le moins fourni au haut niveau Français. Ils sont à peine une grosse douzaine à pouvoir postuler au poste de chef d'orchestre pour le tournoi qui vient. Revue d'effectif globale en mettant en lumière 4 gros style différents. Les demi d'ouverture créatifs, les demis physiques, les ouvreur s'appuyant avant tout sur un énorme jeu au pied et enfin les joueurs qui ont pour habitude de peser au maximum sur un match via un contrôle maximum du tempo. 

Les "gros pieds":

Le registre de ce type de demi est simple voir simpliste : un coup de pompe de mammouth, une précision de comptable auvergnat, une facilité à conclure la domination de son équipe par des points ou la sortir de la pression par ses long dégagements. 

Une telle description nous force tout de suite à donner un nom : Lionel Beauxis. Monstrueux avec le maillot toulousain depuis 2 match (près de 70points marqués, 5 drops, un poids considérable dans le jeu des champions de France), il s'impose comme le challenger numéro 1 à ce poste. Son seul petit point faible : une tendance à s'écrouler mentalement et à parfois lâcher… Sa dernière saison en dent de scie au Stade Français (des matchs énormes au SDF, des matchs souvent très moyen à Charlety) en témoigne. Mais c'est un gros bosseur, un vrai maitre artilleur et peut-être le plus gros coup de pompe du Top 14. 

Le deuxième joueur dans ce registre est un joueur qui ressemble a s'y méprendre au premier nommé : Jonathan Wisnieswki. Lui aussi régulier au pied, doté d'un jeu très long, il est peut-être légèrement plus créatif que Beauxis. Et encore… Mais par contre il doit faire face à la concurrence d'Hernandez et de Steyn qui lui mange beaucoup de temps de jeu quand l'effectif du Racing est au complet.

Enfin deux joueurs se distinguent aussi dans ce registre : Pierre Bernard, qui peine à trouver du temps de jeu à Castres mais qui est exemplaire à chacune des ses rentrées, et Xavier Sadourny qui se fait une seconde jeunesse à Lyon. 



Viennent ensuite ce que nous appellerons les "gestionnaires":

Dictant avec plus ou moins de facilité le rythme d'un match, complet sans être génial, ils sont capable de tout faire. Dans ce registre, 5 joueurs mais surtout une grosse référence et 2 jeunes qui montent. 

Les deux meilleurs à l'heure actuelle dans ce registre de joueur complet sont sans hésiter Benjamin Boyet et Julien Peyrelongue. Expérimentés, déjà internationaux tous les deux, ils sont capables de jouer à la main, attaquer la ligne, faire jouer autour d'eux, peser sur les défenses par du pied, allumer des quilles etc… Seul défaut ? Un peu trop âgés pour construire autour d'eux. Deux joueurs qui n'auront probablement pas eu une carrière à la hauteur de leur talent. 
Les deux petits jeunes qui montent viennent eux du BO et du Stade Français : Jules Plisson et mon chouchou, Jean-Pascal Barraque. Si le premier nommé est encore loin d'être titulaire en top 14, le second est un joueur qui m'impressionne à chacune de ses (trop rares) sorties. Capable de jouer à presque tous les postes, Barraque est doué et culotté. Un joueur que j'aimerais voir jouer d'avantage. 

Enfin un mot sur le dernier dans ce registre : Julien Dumora. L'ancien Palois lutte pour se faire une place au soleil de la Rade. Rien de plus dur que de faire son trou dans l'effectif le plus dense du championnat. Mais si par miracle il y parvient, comment ne pas faire appel à un joueur qui met sur la touche Wilkinson, Giteau et André Prétorius ?! 

Troisième type de joueur et peut-être le plus prisé au niveau international : les ouvreurs très physiques
Ils peuvent asséner des gros et lourds plaquages, ils peuvent attaquer la ligne comme des ânes et avancer à grand coup d'épaule à travers les défenses. 

Et comment aborder ce genre de joueur sans parler de celui qui a connu le plus de fois la titularisation à ce poste sous l'ère Lievremont : François Trinh-Duc. Désigné meilleur joueur du championnat en 2011, véritable plaque tournante du jeu du dernier finaliste (Montpellier), capable de défier toutes les défenses du monde, on l'a même vu déblayer les plus gros avants du monde sans jamais reculer (Chabal, McCaw…). Et le pire c'est que le bougre a énormément progressé dans sa gestion d'un match et dans l'utilisation du pied. Il est probablement le meilleur 10 en France. Reste à savoir si le fait de ne pas buter ne sera-t-il pas un trop gros handicap. 

Toujours dans le même registre, celui qui me fout des hauts le coeur 35 fois par match, qui me donne envie de casser ma télé à chacun de ses retours intérieurs, qui me fait frôler le pétage de durite à chaque crochet inutile au milieu du terrain… Mais qui est là depuis 12 ans sans jamais rien lâché : David Skrela. Alors oui, je hais sa façon de jouer, sa mèche un peu has-been et son physique de troisième ligne… Oui, chacune des ses prises de balle s'accompagne de commentaire aigris et d'une mauvaise fois sans nom de ma part (un mauvais choix ? C'est une tanche depuis toujours ! Un bon choix ? C'est normal, vu le nombre de fois où il joue pour sa gueule... Un exploit ? … ouais… pas mal…). Oui je préfère voir jouer Traille ou Jauzion en 10, car quitte à voir un coffre à ballon évoluer en tant que premier attaquant, autant ne pas feindre la surprise. Mais il faut reconnaitre une chose à Skrela : il a joué pour les meilleurs clubs de France, toujours titulaire, souvent gagnant. Il est sans conteste le meilleur défenseur à ce poste dans le monde. Il est mentalement très solide (sauf contre l'Afrique du Sud en test match) et il est souvent l'un des plus courageux de son équipe. Alors je ne l'aime pas, mais c'est un grand champion dont le profil rassurant pourrait séduire un staff. Seulement, son âge est un vrai problème et à moins d'un miracle, il a fini sa carrière en bleu sur une blessure de con à l'épaule… 

Enfin un mot du plus jeune dans cette veine : Remi Talès. L'ouvreur néo-castrais est un attaquant naturel, doté d'un gabarit qui lui permet de défier les défenses balle en main et qui est un excellent joueur de club. Seulement le manque de visibilité de son équipe, les récents problèmes de régularité qu'il a pu connaitre et la présence d'un 9 qui ne fait jamais de passes (Rory Kockott) font que l'équipe de France semble n'être encore qu'un doux rêve pour lui. 



Dernier profil ou presque : les polyvalents ascendant "génial"

Il n'en passe qu'un ou deux par génération, mais ils sont différents. Je pense là au meilleur joueur tricolore ballon en main depuis longtemps : Frédéric Michalak. Une sorte d'anti-Skrela. Fragile, défenseur moyen, pas toujours mentalement au top… Mais d'une classe folle, d'un instinct et d'une technique individuelle sans égal… Le seul point commun : gagner partout où il passe. Prochainement Toulonnais, il est devenu incontournable aux Sharks en tant que 10. Et pourtant, on continu à se poser la question… Mais se passer de lui pour l'un des derniers grands challenge de sa carrière serait une offense, que dis-je un crime contre l'ovalie. !

Enfin reste l'épineux et éternel débat des joueurs qu'on parachute à ce poste sans vraies raisons… Traille, Jauzion, Baby… Mais il semble difficile de croire que l'un des ces 3 là soit rappelé en équipe de France et plus encore à un poste qui n'est clairement pas le leurs en club.  
Reste la question Parra… Mais franchement, vu que je l'ai deja mis en tant que titulaire en 9 , on va continuer la dessus… 

En conclusion : à mon sens, deux joueurs se détachent largement et un autre mérite de ravoir sa chance. Si les ouvreurs ne font clairement pas légion, il ne faut pas non plus dénigrer ceux qui sont à la disposition du staff des bleus. Sans surprises, Trinh-Duc devrait faire partie de la liste des 30 appelés. Mais comment décider entre Michalak et Beauxis. Certainement un choix qui sera basé sur le type de joueur qu'il convient d'avoir dans ses rangs. Et ne s'étouffant pas vraiment avec les attaques à tout va, la créativité débordante et les gestes fous-fous, PSA risque de pencher pour l'efficacité et la solidité d'un jeu au pied bien long et choisir Beauxis. 

Donc : 

Gagnants :  Trinh-Duc / Beauxis 
Perdants : Skrela / Michalak 
Espoirs : Barraque (faite qu'il perce parce que j'en fait des tonnes avec lui…) / Bernard 
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Christophe Dominici : "L'ailier le plus talentueux ?... Benjamin Fall"

26 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

Parce que le père Noël est parfois débordé, il arrive que ses cadeaux arrivent un peu en retard. Cette fois, pas de chance, c'est un cadeau pour vous qui est à la bourre de 24h : l'interview de "Domi" alias Christophe Dominici !

L'ancien ailier du XV de France (65 sélections, 25 essais dont 8 en phase finale de Coupe du Monde) a accepté de répondre aux questions des Petites histoires du sport. Véritable guerrier, ancien joueur emblématique du Stade Français, c'est au détour d'une rencontre en toute simplicité avec celui qui reste comme l'un des rugbyman les plus aimé de France que nous avons pu lui poser quelques questions.

Joueur atypique (1m72 seulement, un jeu basé sur l'évitement et sur la capacité à toujours être bien placé, un courage et une malice ravageur) et personnage attachant, Christophe Dominici revient avec nous sur ce qui lui manque le plus de son passé de joueur et sur ceux qui sont, à ses yeux, les ailiers les plus "intéressant" aujourd'hui. Et c'est le nom de Benjamin Fall, pourtant "chat noir" ces dernières saisons qui sort du lot. 

 

 

Pour le souvenir : un essai de Dominici contre L'Angleterre en 1998... 

 

 

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La bourse aux internationaux / Quel avenir pour l'équipe de France ? Les démis de mêlée

17 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir.

 

Aujourd’hui, nous allons détailler le poste de demi de mêlée. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.

 

Pour se faire, et comme presque toujours, plusieurs catégories vont permettre de distinguer les registres, les chances et surtout les options qui se présentent à Philippe Saint-André.

 

Les demis de mêlée buteurs : registre répandu et dont l’importance est croissante dans un rugby où les ouvreurs deviennent des machines à plaquages, le demi de mêlée buteur est capital. Important par sa capacité à prendre le jeu au pied à son compte, à dégager son équipe quand elle est sous pression ou encore à convertir la domination de ses avants pas des points, le demi buteur reste le choix le plus vraisemblable en bleu pour accompagner un joueur comme François Trinh-Duc.

 

Dans ce registre ils sont 4 à se disputer ouvertement le poste. Revue d’effectif.

 

Tout d’abord ils sont deux à se présenter comme les deux favoris : Morgan Parra et Dimitri Yachvili. Si le basque d’adoption est un joueur vieillissant (32ans très bientôt), il reste sans conteste possible le demi de mêlée le plus influent du Top 14. Son absence depuis le début de saison du côté du BO a eu pour conséquences des défaites en série et une dernière place au classement. Son retour début janvier devrait permettre aux hommes de Lagisquet de revenir au championnat.

De l’autre coté, Morgan Parra fait figure d’intouchable de cette équipe de France. Impressionnant de justesse et de maturité du haut de ses 23ans, il est en plus capable d’évoluer en 9 ou en 10 comme il l’a récemment démontré durant le mondial Néo-Zélandais.

Les deux tournent largement à plus de 75% de réussite au pied.

 

Derrière ces deux « gros bras », deux outsiders de qualité : Julien Dupuy et Benoit Paillaugues. Dupuy, capitaine du Stade Français, est en train de réaliser l’une des meilleures saisons de sa carrière. Régulier au pied, expérimenté, il s’impose comme l’un des grands leaders du club parisien.

Paillaugues de son côté est tout simplement la grande révélation du début de saison. Poussant Thomas sur le banc du coté de Montpellier, il est un des joueurs dont l’avenir s’annonce radieux. De là a en faire un candidat potentiel pour les bleus ? Et bien pourquoi pas !

 

Enfin la dernière option peu réaliste mais pas non plus impossible : Cedric Garcia. Joueur de club courageux et surtout mentalement solide, Garcia est l’un des bons demis du championnat.

 

Les demis de mêlée animateurs : Le point fort de ces types de joueur est déterminant : la vitesse et la qualité de passes. Capable de faire exploser une défense uniquement sur le rythme qu’ils imposent à un match, 5 joueurs se détachent et s’imposent comme de vraies possibilités.

 

Le premier d’entre eux : Nicolas Durand. Très actif, promis à un avenir brillant depuis près de 10ans, l’ancien Catalan a eu la malchance de ne pas savoir buter. Indéniablement bourré de talent, sa plus grande qualité est sa capacité à accélérer le jeu.  

 

Parmi les autres espoirs qui tardent à confirmer l’étendu de leurs talents : Alexandre Albouy. En difficulté en club suite à une blessure et au recrutement de Rory Cockott, il reste un bon joueur de club.

 

Enfin deux jeunes et un vieux briscard sont à l’affut : Matthieu Lorée, Jerôme Fillol et Nicolas Bézy. Tous capable de faire basculer un match, ils ont tous la malchance de faire face à une concurrence terrible.

 

La dernière solution envisageable : Fabien Cibray que Saint-André a bien connu du coté de Toulon et qui reste un joueur de qualité.

 

 

Les demis de mêlée puissants : véritable neuvième avant, ils sont redoutés par les adversaires. Ils ont pour habitude de peser lourdement dans le jeu et de faire du moindre espace au ras une raison de s’enfoncer allégrement dans les défenses. Souvent plus costaud que les autres, ils bénéficient d’un atout majeur : leur puissance.

Dans ce registre : 3 gros favoris.

 

Le premier : Jean-Marc Doussain. Révélation de l’année 2011, il prouve à lui seul qu’on peut s’appeler Jean-Marc et avoir 20ans à peine… Il est simplement le meilleur neuf Français dans ce registre. Finaliste du mondial, champion de France, demi-finaliste de H-Cup… Difficile de faire mieux. 

 

Sébastien Tillous-Bordes : un temps annoncé comme l’un des futurs joueurs régulier du XV de France, le néo-toulonnais a perdu des points précieux en raison d’une blessure récurrente. Il est train de revenir à son niveau mais le temps ne tourne pas en sa faveur. Le point qui est vraiment en sa faveur : PSA l’a fait venir à Toulon quand il en était encore l’entraineur.

 

Enfin le dernier de cordée : Julien Tomas. Considéré un temps comme le numéro 3 à son poste par PSA, il est passé derrière Yachvili, Parra, Doussain ou encore Dupuy… Mais malgré le fait qu’il soit passé deuxième dans la rotation du MHR, il reste un joueur capable de passer le cap international. 

 

 

Les espoirs : Enfin dernier type qui n’en est pas vraiment un, le jeune espoir. Moins de 23ans, titulaire en puissance et surtout du talent à revendre. Ils sont 4 a se placer en première ligne : Ludovic Radosavljevic, Luix Roussarie, Laurent Magnaval et Florian Cazenave.

Tous sont capables de faire partie des plans de PSA à plus ou moins long terme.

Les deux plus doués semblent être Cazenave, titulaire avec l’USAP, et Roussarie qui enchaine les matchs avec le BO. Mais j’ai un vrai faible pour « Rado », toujours efficace avec Clermont et qui a assuré l’intérim avec brio du coté des montagnes de l’auvergne.

 

 

En conclusion : 

 

Les possibilités sont nombreuses pour Saint-André : prendre des neufs relevant d'un seul registre, deux joueurs au profil différent, s'appuyer sur des jeunes qui montent ou sur des joueurs d'expérience...

Pour ma part, j'opterais pour deux jeunes au profil différent : un joueur dont le jeu au pied n'est plus a démontrer, et un autre qui base son jeu sur la puissance et qui pourrait faire exploser le verrou d'une défense qui fatigue.  C'est donc un duo Parra/ Doussain qui me semble être la solution la plus complémentaire et la plus complête.  

 

 

 Les titulaires : Parra / Doussain

      Le grand gagnant : Doussain

Les grands perdants : Yachvili, Dupuy, Durand

 

Les jeunes : « Rado » et Cazenave

 

 

La semaine prochaine : les demis d’ouverture !!

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Mon Voyage Suisse : Crans Montana, jour 3

14 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

Enfin du sommeil... 

 

Après 6 heures de sommeil en deux jours, la fatigue commençait à se faire sentir. Mais hier, la journée a été calme, la soirée tranquille et la nuit longue et reposante. 

 

Disneyland, c'est fini. Les peoples sont repartis, le "Dac" (Richard Dacoury) mon parain s'en est allé depuis longtemps et les journalistes quittent plus ou moins au compte goutte notre hotel direction la capitale. 

 

Les retours du petit boulot qui nous occupe sont inexistant et j'ai l'impression grandissante que cette fameuse "newsletter" n'est qu'un pretexte pour nous avoir fait venir et qu'un moyen détourné pour légitimer ma présence. Mais franchement... Je m'en fout complétement. 

 

Maintenant que le Père Noël est passé, j'ai un peu de mal à réaliser que ma petite vie parisienne va reprendre son cours normal. Heuresement que ce petit séjour n'a duré "que" 3 jours. Il serait trop facile de croire que cette sorte de grande colonie de vacance pour adulte est une représentation de la réalité du quotidien de journaliste.

 

Ici la neige tombe comme vache qui neige et les centimètres s'accumulent au bord de ma fenêtre. Le retour s'annonce déjà pénible (2heures de bus, 4 heurese de train), mais j'ai prévu le coup : un S.A.S, de la musique et du boulot de montage.

 

Merci à tous d'avoir suivi mes tribulations helvétiques.

 

Les articles reprendrons un rythme normal dans les jours qui viennent.

 

Amitiés sportives

 

Pierre Ammiche  

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Interview Stéphane Mifsud.mov

13 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

Rencontre avec le recordman du monde d'apnée statique Stéphane Mifsud.

Rencontre avec le recordman du monde d'apnée statique Stéphane Mifsud.

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Stéphane Mifsud : rencontre avec le meilleur apnéiste de l'Histoire de l'Humanité

13 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

Il y a des compétiteurs hors normes. Des sportifs dont les performances sont tellement à part qu'ils entrent dans un monde unique : celui des "sur-hommes". Stephane Mifsud est de ceux là.

Si ce dernier n'est pas aussi médiatique que d'autres, il est pourtant la référence ultime de sa discipline : l'apnée statique. 

 

Au détour d'une piscine d'hotel, et peu avant une initiation avec le maitre en personne, LPHS ont pu avoir la chance de s'entretenir avec Stéphane, le seul humain aussi proche de l'homme que du Dauphin...

 

Un grand merci à lui et à sa diponibilité. 
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Mon Voyage Suisse : Crans Montana, jour 2

13 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

Welcome to Disneyland ! 

 

Aujourd'hui, c'est une matinée très calme qui m'attendait. Réveil à l'aise sur les coups de 9h et une plongée aquatique matinale (piscine et sauna). Les très nombreux courageux qui partaient malgré la neige et le froid à l'assaut des pistes helvetiques m'apparaissaient à cet instant comme des purs et grands "malades". La météo était de celle qui donne froid rien qu'en regardant par la fenètre... 

 

Après un repas léger pris au chalet de haute montagne, ma vraie journée commençait... Interviews, distribution de carte et prise de contact pour moi et quelques petits camarades (François P, notamment mais j'en reparlerais plus tard). 

 

Attention : le clou était encore à venir ! Parmi les V.I.P croisés : Jackson Richardson, Christophe Dominici (dont l'interview pourrait être plus ou moins rapidement publiée sur le blog), Vincent Guérin, Claude Puel, Stephane Mifsud (recordman du monde d'apnée avec qui j'ai pris un cours en piscine), Bernard Diomède, Laurent Gerra... Mais hélas, pas de Tony Parker. Retenu par sa franchise au tout dernier moment, je n'ai pas eu la joie de le rencontrer. Un petit pincement pour moi mais tant pis... 

 

Une micro déception rapidement oubliée dans la mesure où une belle surprise m'attendait : celle de monter sur la scene des micros d'or pour y recevoir un prix... Le truc de fou. Un trophée et quelques poignées de mains plus tard, la redescente sur Terre se faisait en douceur.  

 

Enfin une cérémonie animé par Mr Pacaud, des récompenses décernées et des rencontres faites, c'est une journée incroyable qui se termine.  

 

Les montages de mes sons se terminent à l'instant et comme vous pouvez le voir, je suis l'un des rare à bosser (un peu...). 

 

Pour conclure le mini résumé de ma journée : putain c'est bon !

 

Dans l'euphorie de ma nuit Suisse, je vous embrasse tous. 

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Mon Voyage Suisse : Crans Montana, jour 1

11 Décembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai la chance de représenter ma promotion au cours d’un week-end très spécial : celui de la remise des Micros d’or. Le concept : une sorte de réunion de vieux copains, de César du journalisme sportif et de colonie de vacances pour grands enfants.

  

Objectif mars : premier pas dans un univers inconnu, mystérieux… et tellement excitant.

 

Le lancement de la navette « Crans Montana » avait lieu ce matin, voie E de la Gare de Lyon. A 7h57, pour être précis. Après avoir attendu dans le froid glacial d’une gare aussi glauque que toutes les autres, la petite escouade de journalistes sportifs se mettaient enfin en marche.

 

Pour ma part, après une préparation digne de ce nom, avec 3 heures de sommeil dans la case « passifs » et 3 cafés noirs dans la colonne « actifs », c’est avec un brin de stress que j’entamais mon odyssée.

 

Car c’est bien cela dont il s’agit. Une odyssée. Une plongée en immersion dans l’univers du journalisme sportif. Entouré de quelques « pointures » de la profession, avec comme toute arme de la volonté, un ordi et un Nagra, mon but est désormais de retranscrire au mieux ces 4 jours de conférences, de rencontres, de lobbying et de cooptation.

 

 

Etape 1 : encaisser le réveil, ne pas louper le train

 

Je vous l’ai dit : rendez-vous à 7h30 sur le quai… C’est donc nécessairement un réveil qui sonne plus tôt que de raison (5h30). La tête un peu à l’envers et le dentier transpirant encore la douce Tequila de la veille, c’est le coup d’envoi de ma grande transhumance qui débute.

 

Et la première mission est donc d’avoir le Train. Chose que n’a pas su faire un certain Philippe S. (professeur bien connu à l’Esj Paris)… Mais attention : une fois dedans, ne pensez-pas que le plus dur est fait ! Ainsi, un journaliste de France 2 dont je tairais le nom s’est tout simplement oublié dans la campagne Suisse. Descendu pour prendre l’air dans la première gare helvète du parcours, le casque sur les oreilles, le pauvre à tout simplement oublié de remonter dans le train… Résultat : un texto d’au secours envoyé à l’un des passagers, une ambiance à la Shining et un gros sujet de vanne.

 

Après 6h de transport (du métro, au Train en passant par le bus), la Suisse et ses paysages merveilleux s’offrent enfin à moi. Des montagnes enneigées,  des cours d’eau qui invitent à la flânerie et des lacs gelés à la fragilité singulière.

 

Etape 2 : Se poser dans la chambre, découvrir le Sauna la piscine et le Jacuzzi…

 

 

« Parfois, on se dit qu’il y a une justice ». Oui, mon hôtel ressemble à Disneyland. On y croise des visages familiers, on y boit et on y mange bien, on s’y baigne et au « saunatise » comme des porcs. Et surtout, l’isolement de l’après-midi est saisissant. Dominant le petit village en contre-bas, au bout d’une route qui semble tout à la fois ne mener nul part et ne venir d’aucun lieu précis, c’est une atmosphère de bout du monde qui entoure notre hotel.

 

Le départ pour le repas est proche. Au programme : raclette et viande de grison, interviews à gogo et contact avec un max de monde.

 

A demain pour la chronique Suisse des petites histoires du sport.

 

Pierre 

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VIDEO ! Top 14 / Biarritz - Bayonne : sacré Lucien...

30 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Si on ne devait retenir qu'une seule image du derby basque de ce week-end, au délà de la victoire de Biarritz sur sa pelouse et de la bouffée d’air que cela représente au classement, c'est celle d'une grande et retentissante première... Celle d'un père de joueur entrant sur le terrain pour se filocher avec les adversaires !

 

Car oui, Lucien Harinordoquy (oui, oui ! Le père d'Imanol, 77 sélections chez les bleus) n'a pas fait dans le détail. Voyant son fils échanger quelques attentions avec son vis-à-vis Jean-Jo Marmouyet, le papa qu'il est à fait irruption sur le terrain pour venir appuyer son fils. Ramené vigouresement à la raison par Benjamin Boyet, il a le temps de coller une ou deux poire(s) à Marmouyet. 

 

Les images de Canal+ sport : 

 

Les images d'ESPN : 


 
 

 

 

Si cette histoire n'est pas sans rappeler celle de  David McHugh, l'arbitre irlandais agressé en plein match par un supporter Sud-Africain pendant le Tri nation, et si par le passé les spectateurs avaient déjà pris part à une bagarre le long de la main courante lors d’un match Bourgoin-Agen, il s’agit de la première fois dans l’histoire du rugby professionnel où un spectateur fait irruption SUR le terrain pour se mêler à une partie de chipirons...

 

David McHugh pris à partie par un fan Sud'Af : 


 

 

CSBJ - AGEN : les spectateurs se mêlent au débat

 

 

 

Bien sur, ce geste fou et totalement scandaleux est à proscrire des terrains de rugby. Et si après les excuses officielles de Lucien via le site internet du BO, le président de Bayonne à décider de ne pas porter plainte contre Harinordoquy père, Lucien encourt tout de même une interdiction de stade qui serait, pour tout dire, plus que logique.

 

Au final, c’est le talonneur du BO Benoit August qui sortira Lucien du terrain.

Biarritz viendra à bout de Bayonne 21 à 19 dans un derby marqué par 3 cartons jaunes, une vingtaine de baffes et quelques politesses basques.

 

En attendant le match retour, nous pourrons nous délecter d’un autre derby qui arrive dès ce week-end : Stade Français – Racing.  Mais cette fois, peu de chance de voir le père de qui que ce soit entrer sur la pelouse...

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La bourse aux internationaux / Quelle équipe de France pour demain ? Les deuxièmes lignes

26 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyseront, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir.

 

Aujourd’hui, nous allons détailler le poste de deuxième ligne. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.

 

S’il était nécessaire de distinguer les gauchers et les droitiers il y a quelques années, aujourd’hui cette distinction est tout de même marginale, tant les deux postes sont aujourd’hui interchangeables. C’est donc à travers un classement plus classique que nous allons ranger les deuxièmes lignes qui postulent.

 

Les incontournables : véritable cadres en club ou chez les bleus, ils sont totalement impossible à écarter du groupe des sélectionnés.

Dans cette catégorie, ils sont 3. Et on commence notre revue d’effectif avec le vice-capitaine des bleus, Lionel Nallet. Vieillissant mais toujours exemplaire, il a annoncé à demi-mot sa retraite toute proche. Mais quand on voit Simon Shaw mondialiste à 39ans, Nallet a encore de belles années devant lui.

Dans les autres gros guerriers Français, comment oublier Pascal Papé. Grande gueule mais véritable monstre dans les phases de combat, il est tellement mobile qu’on l’a vu jouer troisième-ligne avec le Stade Français. Auteur d’une coupe du monde fantastique, il avait su gagner ses gallons de titulaire. Comment ne pas faire appel à lui ?

Enfin dernier joueur incontournable : Romain Millo-Chlusky. Maitre ès coup de tronche et poussée en travers, il est un vrai pénible. Toujours placé rarement gagnant avec Lièvremont, il pourrait bénéficier du retrait progressif de Nallet pour se faire une place au soleil.

 

Les outsiders : Titulaire en sélection, souvent présent parmi les pré-convoqués, toujours performant, ils sont aux portes de l’équipe de France.

Le premier est un des mondialistes : Julien Pierre. Homme de base de Lièvremont, il devrait avoir un peu de mal à retrouver la tunique bleue tant la concurrence est rude et tant les jeunes poussent derrière. Même constat pour un ancien « intouchable », Jérôme Thion. L’ancien basketteur, la « machine », le gros bulldozer Biarrot avait su convaincre Marc Lièvremont au moins un temps. Mais victime d’un match raté contre l’Italie, Thion avait vu le mondial lui passer sous le nez. A l’instar de Pierre, son âge n’est pas franchement un argument pour son retour.

Car les jeunes très performants sont légion. A commencer par le duo Yohann Maestri- Ali Fakate. Promis depuis presque 5 ans à un avenir immédiat en bleu, Maestri est toujours un grand espoir tricolore à ce poste. Il a su calmer son caractère « fou-fou » et prendre un peu de plomb dans la tête dans le système toulousain.

De l’autre coté, Fakate : joueur au physique colossal (2m02 pour 131 kilos), il a déjà 26 ans. Mais comme il n’a découvert le rugby que sur le tard, il dispose d’une marge de progression importante.

 

Les jeunes qui montent : le critère ? Moins de 24 ans et du talent plein les bras.

 

Et ils sont 10. Dix à pouvoir espérer s’inscrire dans le futur du XV de France. A commencer par Adam Jaulhac (Bordeaux-Bègles). Pièce maitresse en Pro D2, poutre active du paquet d’avant Bordelais, il se présente comme l’un des très bons joueurs du Top 14.

Viennent ensuite deux joueurs de 23 ans qui ont déjà connu la H-Cup : De Marco (Montpellier) et Vivalda (Usap). Les deux sont deux deuxièmes lignes plutôt droitières capables de faire de gros matchs.

 

Puis deux joueurs de grand talent qui ont bénéficiés de la Coupe du Monde pour faire leurs gammes dans le top 14 : Alexandre Flanquart (Stade Français) et Russlan Boukerou (Toulouse). Franchement au dessus du lot des jeunes de leur génération, les deux sont juste deux phénomènes. Si Boukerou vient de connaitre une grosse blessure, Flanquart lui est un guerrier assez bluffant. Et pour ne rien gâcher, il est immense (2m04).

 

Enfin 5 joueurs prometteurs se bousculent ensuite : Dubarry (Brive), Roidot (Biarritz), Lagrange (Agen), Lassale (Agen) et enfin Gayraud (Usap). Tous ont fait leur preuve chez les jeunes et aucun ne semble trop loin de leur rêve en bleu.

 

Les espoirs qui peinent à confirmer : portés très jeune très (trop ?) haut, ils ont été un temps présentés comme l’avenir du poste en France. Mais sans dire qu’ils ont loupés le bon wagon, leur avenir ne semble plus aussi doré.

Le premier de la liste est un joueur de talent mais qui n’a jamais eu sa chance chez les A : Julien Ledevedec. Capable de jouer deuxième ligne ou 8, il était titulaire en finale du mondial des moins de 21ans aux cotés d’un autre jeune espoir qui tarde à confirmer, Loic Jacquet. Si Ledevedec est un homme clef à Brive, Jacquet n’est malheureusement qu’un joueur secondaire de Clermont. Drôle de trajectoire pour celui qui était le capitaine des -21ans…

Toujours parmi ceux qu’on désignait par le passé comme de jeunes prometteurs : Gregory Lamboley. Toujours aussi utile à Toulouse, polyvalent et performant, il mériterait de revenir en bleu. Mais difficile d’y croire.

Suta, lui, est un peu à part. Révélé en pro D2, il a signé très vite pour une grosse écurie (Toulon). De là, difficile pour lui d’exploser totalement. C’est un vrai dur au mal, capable de faire de très gros matchs. Mais la concurrence est telle que rare sont les saisons où il joue plus que 20 matchs.

Enfin ils sont 4 à être dans la même situation : de gros guerriers, capable de gros matchs mais qui doivent faire avec une concurrence très prenante. Rolland, Samson, Vilaceca et Vigouroux.

 

Les vieux grognards : vieillissant et sur le déclin, leur expérience et leur capacité à faire suer leur adversaires sont pourtant autant de qualité déterminante pour tout bon deuxième ligne qui se respectent.

Parmi ces vieux grognards, deux internationaux : Privat et Mela. L’un sous l’ère Laporte, l’autre sous le règne de Lièvremont, les deux sont dans le même registre : le vieux pénible arracheur de tête. Difficile de croire en une sélection pour eux, mais qui sait…

Enfin, Marchois, Olibeau et Ghezal sont dans la même situation : des joueurs de grande qualité, avec une expérience intéressante mais qui peine un peu à se montrer comme des candidats sérieux.

 

 

L’équipe que j’aimerais voir ressemblerait à :

 

Deuxième ligne :

Nallet / Papé / Millo-Chlusky / Fakate

Les grands perdants : Pierre / Thion

Les grands gagnants : Fakate

 

Les espoirs (-de 25 ans) :

Flanquart / Vivalda / De Marco / Maestri

 

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