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Les Petites Histoires du Sport

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Football / Ligue des Champions féminine : P.S.G. - Francfort (2 -1)

10 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche

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Quand on découvre l’envers du décor, qu’on passe de l’autre coté du miroir, et bien... c’est énorme. Fiers, et pour tout dire un brin émus, nous avons pour la première fois été « accrédité ».

Oui madame, oui monsieur ! Un morceau de plastique tout bête mais qui matérialise la frontière entre le journaliste et le spectateur.

 

Car une accréditation, c’est surtout tout le tremblement qui va avec ! Accès à la tribune presse, au terrain, aux prises qui ne marchent pas, à internet dans le stade, aux gâteaux Delacre à l’œil et aux bouteilles « Roches des écrins » gratuites. Photos, interviews, vidéo, résumé de match et prise de son en direct. En gros : une bonne vieille tuerie.

 

Mais pourquoi utiliser le « nous » ? Parce qu’à l’instar des mousquetaires, un journaliste n’est jamais vraiment seul. C’est donc en compagnie de certains de mes camarades de promo que nous nous sommes rendus à notre premier match « in the zone ».

 

Et puisque nous étions 4, le travail s’est réparti de façon naturelle : dans la tribune presse, l’œil acéré et la plume vive (et parfois l’inverse), le spécialiste du sport féminin, Bastien Achard Lombard.

Au bord du terrain, bondissant sans distinction et sans retenue sur les joueuses, les coachs ou même les supporters : Emmanuel Moine (comme un moine) et Greg Drouillat (comme un moine… A ben non du coup là ca marche pas…).

 

Enfin au bord du terrain, modestement équipé de son Sony DSLR-A230, votre humble et délicat serviteur : Pierre Ammiche (j’insiste sur le coté délicat). 

 

Le résumé du match : une victoire pour l'honneur (Bastien Achard Lombard)

 

Le P.S.G. accueillait mercredi à Charlety, et devant 1350 spectateurs, l'équipe de Francfort en 8ème de finale de Ligue des Champions. Défaites 3 à 0 il y a deux semaines en match aller face aux Allemandes, les Parisiennes devaient réaliser l’exploit pour se qualifier.

 

Mais les joueuses du coach Camillo Vaz démarrent mal le match et encaissent un but dès la 2ème minute de jeu par Ana Maria Crnogorcevic. La Suissesse, dos au but, réussit à se jouer de la défenseuse Nonna Debonne et vient crucifier d'une frappe croisée du gauche Véronique Pons.

 

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Les coéquipières de la capitaine Sabrina Delannoy, subissent un gros pressing des Allemandes, ce qui les obligent à jouer de longs ballons très vite perdus.

 

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Les joueuses de Francfort, une des équipes favorites de l'épreuve, multiplient les bonnes combinaisons avec notamment la star de l'équipe, Fatmire Bajramaje. L'internationale de la Mannschaft fait des misères à ses adversaires sur le côté droit de la défense Parisienne. Et au quart d'heure de jeu, le P.S.G. est même proche de la correctionnelle en encaissant un deuxième but. Heureusement, Delannoy réussit à dégager le ballon sur sa ligne.

 

Kenza Dali sonne la charge :

 

Touchées dans leur orgueil, les Parisiennes se réveillent. La première occasion du P.S.G. se fait par l'intermédiaire de Kenza Dali. La Française de Sainte-Colombe, déclenche une superbe frappe des 25 mètres qui va se loger sous la barre. Mais la gardienne allemande, Nadine Angerer, réalise une superbe parade et détourne le ballon en corner. Le stade reprend de la voix.

C'est encore Kenza Dali, après un superbe une-deux avec Elise Bussaglia, qui s'infiltre sur le côté droit de la surface Allemande et déclenche une grosse frappe. Nadine Angerer réussit là encore un superbe arrêt.

 

Les Parisiennes sont décomplexées. A la 40ème minute, un long dégagement de Véronique Pons prend à défaut la défense centrale Allemande. Cela profite à Ella Masar qui prend de vitesse ses vis-à-vis et se présente face à Angerer. Le ballon rebondissant, elle tente un lob qui passe, au grand dam des supporteurs, de peu à côté. Les joueuses Allemandes sont cependant toujours dangereuses, à l'image de ce corner qui trouve la tête de Kerstin Garefrekes. Véronique Pons est battue mais le ballon heurte la transversale et sort en six mètres.

 

Et alors que la mi-temps s'approche, Kenza Dali, décidemment intenable, centre côté droit. La défense allemande, en difficulté, dégage mal le ballon qui revient sur Alexandra Long. L'américaine en profite et égalise d'une magnifique demi-volée du gauche. Les deux équipes rentrent alors au vestiaire sur le score d'un partout.

 

Doublé de l'attaquante américaine :

      

De retour sur la pelouse, le match perd quelque peu en intensité. Les occasions se font plus rares pour les deux équipes. Mais les coéquipières de l'internationale Elise Bussaglia vont quand même chercher la victoire. A la 73ème, Laure Boulleau, sur son côté gauche déclenche un centre parfait au second poteau qui vient trouver la tête d'Alexandra Long. Les Parisiennes exultent. Malheureusement, plus aucun but ne sera marqué.

 

Les joueuses de la Capitale sont donc éliminées en ne perdant qu'un seul match dans toute la compétition (3 victoires, 1 défaite)… Pour leur première participation, et face à une équipe triple vainqueur de la Ligue des Champions, les joueuses de Camillo Vaz n'ont pas à rougir.

 

Espérons que nous reverrons l'équipe Parisienne en Ligue des Champions l'année prochaine. Cela passe par le championnat et le match de ce weekend à domicile face à Vendenheim.

 

Composition : Pons – Boulleau, Dellanoy, Debonne, Lepailleur – Thomas (Coton-Pelagie 54ème), Bussaglia Pizzala, Dali ( Conforti 68ème) –  Masar, Long (Poulain 85ème)
Joueuses non entrées en jeu : Sapowicz, Blanc, Le Garrec, Soyer
Avertissements : Debonne (28ème)

 

L’Interview inattendue : Bruno Bini (Greg Drouillat et Emmanuel Moine)

 

Dans les tribunes, au hasard des travées du stade Charlety, le microphone à la main, mon duo d’interviewers préféré à fait une rencontre. Et pas des moindres : Bruno Bini, le sélectionneur de l’équipe de France féminine. Vous ne me croyez pas ? La preuve : 

 

 

 

POUR CONCLURE : UN GRAND MERCI A BERANGERE SAPOWICZ GRACE A QUI CE TRAVAIL A ETE POSSIBLE : MERCI BERANGERE ET REMETS-TOI VITE !!!! 
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Rugby / Video: Le "caramel de l'espace" du jour

10 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Dans la famille des cartons qui piquent bien, je voudrais le cousin d'Argentine. 

 

Âmes sensibles, fermez les yeux. Ca ne sera pas long...

 

 

Moralité ? On évite les passes à plat dans ses 22 mètres face à une équipe qui coupe les extérieurs... 

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Rugby / Video, Top 14 : Contepomi explique son drop contre Toulouse

10 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Nous en avions déjà parlé au moment de revenir sur la victoire du Stade Français contre Clermont. Pour résumer rapidement : il reste 30 secondes à jouer, Paris est à 6 points du Stade Toulousain. Contepomi se trompe et plutot que d'essayer de marquer un essai, il tente et réussi un drop qui ramène le Stade Français à 3 points. Fin du match... 

 

Retour sur cette erreur par l'auteur de la "boulette"himself ... 

 

 

Merci à nos confrères du Rugbynistère pour leur vidéo .

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Rugby / Top 14 : Benjamin Fall le maudit...

8 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Benjamin Fall (3 sélections) ne s'en sort pas... Après une fracture du nez, du plancher orbital (qui le prive à coup sur du mondial 2011, lui qui espérait encore y participer. Dépité il quitte alors la pelouse de Toulouse et fond en larmes dans les tribunes), d'entorses à répétition, des douleurs handicapantes au dos, voila que le Parisien s'était rompu les ligaments du genou en début de saison contre Toulouse. 

 

Opéré peu après, Benjamin Fall avait logiquement commencé sa rééducation. Mais souffrant toujours anormalement du genou, il a été conduit à l’hôpital pour de nouveau tests. C’est après cette nouvelle série d’analyses que le diagnostique est tombé cet après-midi : Fall est atteint d’un staphylocoque doré. 

 

Déjà compromise en raison de cette rupture des ligaments, sa saison pourra déjà s’arrêter là. La durée de son indisponibilité serait en effet comprise entre 9 mois et 1an. 

 

Un nouveau coup d’arrêt pour celui qui reste comme le transfert le plus cher de l’histoire du rugby français (506 000€) et comme l’un des plus grands espoirs Français au poste d’arrière.

 

 

 

 

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Rugby / Video : Non, un Springbok n'est pas une gentille Gazelle...

7 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Souvent, je me suis posé la question: pourquoi une équipe aussi rude et violente que l'Afrique du Sud avait choisi un animal aussi doux et fragile qu'une antilope ? 

 

La réponse est tombée : le Springbok est un animal finalement pas si sympa... 

 

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Top 14 / Stade Français –Clermont : Paris fait taire les volcans (37 à 16)

5 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14


 

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Après-midi de première, aujourd’hui à Paris. Fort des retours de Papé, Szarzewski ou encore Parisse, le XV Parisien était cet après-midi réuni pour la première fois dans sa configuration optimale.

Autre première, la réception d’un cador dans son antre du Stade France. Après avoir évolué dans un stade Charlety affichant une pénible moyenne de 9000 spectateurs par match, la première fois au SDF faisait peur.

Enfin première mise en scène rose et bleu pour le nouvel actionnaire, Thomas Savare. Après les folies de Max Guazzini, toujours plus nombreuses chaque année (avec une fin en apothéose avec une femme nue apportant le ballon), le nouveau président allait-il réussir son examen d’entrée ?

 

L'arrivée du ballon, sobre et poétique (un simple nuage tombant du ciel dans lequel reposait un ange qui n'était même pas nu) laissait présager d'un avant-match un peu moins fou. Mais finalement, après la parade des écoles de rugby, après les femmes du lido, après la musique d'entrée et les souffleries lancées plein pot, Savare avait assuré le minimum. Le stade, lui, plus vide que jamais ne s'enflamait pas vraiment comme avant, la faute, peut-être, à la fin des places à 5€. 

 

Un déplacement toulousain formateur :

 

Et si on dit souvent que les premières fois ne sont pas des réussites, cette fois là pourrait être l’exception. Mais rien ne fut vraiment simple…

 

Car tout d’abord le contexte sportif était lourd. Samedi dernier, le Stade Français est en passe de  réussir le premier exploit de sa saison face à Toulouse. Il reste 1 minute et la victoire est encore envisageable à quelque secondes de la fin. Contepomi pour son premier match commet alors l’une des plus grosses « bourdes » de sa carrière… Dans les 22 adverses, il reste 20 secondes, il est face aux perches, son équipe qui enchaine les temps de jeu est menée de 6 points. A 15 mètres de l’en-but, Felipe se met dans l’axe, appel la balle est passe un drop magnifique. Magnifique mais totalement inutile. Certain d’avoir arraché la victoire il serre le poing en direction de son banc qui reste silencieux. Contepomi relève la tête pour voir le score sur l’écran géant du stade. C’est la prise de conscience : son drop est non seulement inutile mais scelle la défaite de son équipe. Pour son premier match sous ses nouvelles couleurs, Contepomi offre la victoire sur un plateau au Stade Toulousain. C’est vrai, toutes les premières fois ne sont pas des réussites…

 

En face, Clermont se présente comme le solide leader du Top 14. Intraitables depuis le début de saison (une seule défaite avant le match contre Toulouse à l’extérieur, 4 victoires de taille contre le Racing à Colombes, Biarritz, Perpignan à la maison et Toulon à Mayol), les auvergnant alignaient une équipe très solide. Clermont arrivait donc à Paris plein d’ambition. Et si l’ASM faisait le déplacement jusque dans la capitale sans ses Français mondialistes (Parra, Bonnaire, Rougerie, Pierre) elle le faisait avec certaines de ses grosses recrues (Byrne, King, Vosloo, Kayser).

 

Paris de son côté alignait ce qui se rapprocherait de son équipe type. Avec Papé, Parisse, Szarzewski et Lyons devant, Contepomi, Rodriguez et Warwick derrière, le Stade Français avait fait clairement le choix de « mettre du lourd » d’entrée de match.

 

L’ASM dépassé dans tous les secteurs, Paris peine à tuer le match 

 

Une entame de match qui se faisait d’ailleurs tambour battant. L’ASM profitait de l’indiscipline Parisienne (5 pénalités en 15 minutes) pour prendre rapidement la tête 6 à 0. Mais sur la première action Parisienne, l’ailier Fainifo (celui qui ne marque QUE dans les 10 premières minutes des matchs qu’il joue) profitait d’une grossière erreur défensive des Auvergnats qui se trouvaient en sous-nombre après 2 temps de jeu pour aller planter le premier essai du match. Transformation ratée et 6 à 5 pour Clermont.

 

Dominateur en mêlée fermée, Clermont peine pourtant à exister dans le jeu. La défense Parisienne est très bien en place et opportuniste. En atteste cette interception de Contepomi sur un départ de Vermuelen qui se termine dans l’en-but des « Jaunards ». Transformation à nouveau ratée mais Paris mène 10 à 9.

 

A peine 1 min est passée quand le Stade Français repasse à l’offensive et il s’en faut de peu pour voir le Stade prendre le bonus. Après un judicieux coup de pied à suivre de Rodriguez, Fainifo se retrouve à la lutte avec Butin pour la conquête du ballon et il faut un geste désespéré (il tape le ballon volontairement de la main en ballon mort) de l’arrière Clermontois pour repousser l’échéance.

 

Mais sous pression, n’arrivant pas à se dégager, les hommes de Vern Cotter sont obligés de céder une troisième fois dans ce premier acte suite à une mêlée à 5m conclu par Williams. Servi à hauteur par Parisse, il plonge et tend le bras : essai. Transformation cette fois réussie par Contepomi. Le score est « seulement » de 17 à 9 à la pause. Dupuy a laissé passer 7 points et surtout la domination Parisienne se voit inutile, tant la mêlée des locaux souffre dans les moments importants. Paris aurait pu tuer le match, mais vire à la pause avec 8 points d'avance. 

 

Un second acte à sens unique, une équipe Clermontoise dépassée :

 

Au retour des vestiaires premier coup dur pour les Parisiens. Dupuy, touché à la cuisse doit céder sa place à Fillol. Mais un lutin talentueux peut en cacher un autre et sur l’un des ses premiers ballon négocié dans le camp adverse, Fillol feinte la passe et transperce le premier rideau. Il se présente seul face à Lee Byrne. Le demi tente alors la chose la plus naturelle pour lui : un cadrage-débordement et une mystification totale de son vis-à-vis. Il est repris par l’ailier opposé juste avant l’en-but mais son élan lui permet de conclure. L’ASM à ce moment là semble au fond du trou.     

 

Seulement cela sera mal connaitre les auvergnats que de les croire battus à la 50ème. Et sur un exploit individuel de Butin (coup de pied a suivre, récupération, accélération sur 30m), Clermont trouve un motif pour y croire. L’essai est transformé et Clermont revient à 30 à 15.

 

La pression parisienne s’intensifie alors et sur une énième action de classe de Contepomi (passe après contact en tombant), les Parisiens et Papé franchissent pour la 5ème fois la ligne d’en-but adverse. Score final 37 à 15.

 

Au final on retiendra les difficultés de Paris en mêlée, celle de Clermont en touche (catastrophique dans ce secteur), un Stade de France qui sonnait étragemment creux (60 000 personnes seulement) et une ambiance un peu molle pour une victoire de prestige. Clermont cède la tête du championnat et Paris peut a nouveau croire en une qualification éventuelle pour les phases finales. 

 

L’homme du match : Felipe Contepomi

 

L’action du match : La pétrification de Byrne par Fillol

 

L’autiste d’or du match : Cudmore pour sa baffe de cow-boy magnifique qu’il lui permet de finir le match 10 minutes avant ses coéquipiers. Un grand moment de poésie. La preuve : 

 
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La bourse aux internationaux / Quelle équipe de France pour demain ?

5 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Un nouveau cycle de 4 ans démarre demain. Et puisque le sélectionneur change et que le staff fait de même, fort est à parier que de nouvelles têtes vont (re)connaitre les joies du maillot tricolore. C’est donc à un exercice que j’adore que je vais me prêter : imaginer le visage du XV de France pour la Coupe du Monde 2015. Pour ce faire, tous les samedis, nous analyserons, poste par poste, le virage que pourrait prendre l’équipe de France dans les mois et les années à venir.

 

Aujourd’hui, nous allons détailler le poste peut-être le plus dense du XV de France : la troisième ligne. Revue d’effectif de ceux qui sont, seront ou ne seront pas en équipe de France dans les prochaines années.

 

Au poste de troisième ligne, ils sont une grosse douzaine à pouvoir prétendre à un rôle chez les bleus. Une fois Thierry Dusautoir naturellement couché sur la liste, il reste donc grosso-modo une dizaine de prétendants. Nous allons les regrouper en fonction de leur registre et détailler rapidement les chances des ces joueurs de figurer en Angleterre. Certains sont des « paris », des valeurs sures ou encore des espoirs.

 

En premier lieu les « Perforateurs ».

 

Ce qui prime chez ces joueurs : la puissance, la capacité à franchir et à faire jouer après contact et de concentrer la défense autour de leurs charges. Le modèle au niveau mondial pourrait être Nick Easter, Sean O’Brien ou Wycliff Palu.

 

Ce profil, rare en France, fait que les solutions ne sont pas extrêmement nombreuses. Elles se résument à quelques hommes : Picamoles, Lakafia, Chabal, Galan, Baget et peut-être Faure.

 

Dans le lot, ceux qui ont le plus à perdre sont évidemment les deux mondialistes. Picamoles et Lakafia sont en effet dans le même registre, avec à peu près les mêmes défauts et les mêmes qualités. Trois cas de figures possible sont alors envisageables : sélectionner un seul des deux jeunes numéros 8, n’en prendre aucun (dans le cas où le profil du numéro huit idéal selon PSA n’est pas ce modèle là) ou prendre les deux (une solution quasiment impossible). Dès lors, Picamoles et son association toulousaine avec Dusautoir pourrait avoir raison de Lakafia. A moins que les automatismes du Biarrot avec Imanol Harinordoquy ne soient plus déterminants dans le choix. En tout état de cause, l’un des deux à de fortes chances d’être présent... L'autre non. 

 

Les deux vrais outsiders sont Galan et Chabal. Si le premier n’a même pas encore de contrat pro, ces performances du début de saison avec Toulouse ont attirés de nombreux regards et ont surtout laissés entrevoir un jeune débordant de talent. Encore un peu tendre, il sera à maturité dans 2 ou 3ans. En attendant, rien n’empêche le sélectionneur de lui donner sa chance très rapidement, quitte à être taxé de « jeunisme ».

Pour Chabal la donne est différente. Ancien joueur de Saint-André à Sale, sorte de rock-star du rugby hexagonal, se passer de Chabal est à la fois difficile vu le passif des deux hommes, et très simple vu les performances actuelles du Francilien (il ne joue pas en étant blessé).

 

Enfin dernière possibilité : faire appel à un inconnu du grand public mais à un vrai et solide numéro 8 en la personne de Florian Faure ou Marc Baget. Une option assez improbable mais Méla, Brugnaut ou encore Montanella ont connus les joies de l’équipe de France tout en étant d’illustre inconnus en dehors des amoureux du Top 14… Alors qui sait ?  

 

 

Le registre de « Plaqueur-Gratteur » ou celui qui concentre le plus de joueur de grand talent :

 

Des joueurs capables d’avancer au plaquage, de provoquer des turn-overs, et doués de capacité au dessus de la moyenne dans le registre du combat. Les références mondiales : Dusautoir, Pocock, Brussow, McCaw. Vous l’avez compris, c’est le rôle du pénible de service.

 

Dans cette catégorie, ultra-dominé par Dusautoir, reste une place à distribuer.

 

Et parmi les prétendants les plus solides, nous retrouvons deux grands espoirs déjà sélectionnés par le passé : Lapandry (6 sélections) et Lauret (1 sélection). Les deux auront bien évidemment une grosse carte à jouer et risque de connaitre une promotion rapide dans l’organigramme du XV de France.

 

Plus expérimentés et plus puissant, deux joueurs se détachent : Ibrahim Diarra, le Castrais au physique impressionnant et Gerhard Vosloo, le clermontois. Si le premier nommé à foulé la pelouse du Stade France contre l’Italie, rien n’assure « Ibou » de faire partie des plans de Saint-André.

A l’inverse, se passer de Vosloo serait certainement une grossière erreur. Phénoménal avec l’ASM, le néo-clermontois s’est déjà dit prêt à jouer pour les bleus malgré le fait qu’il soit Sud Africain.

 

Enfin arrivent trois jeunes troisième ligne plein de talent : Antoine Burban le parisien, Bertrand Guiry le catalan et Pierrick Gunther le toulonnais. Trois jeunes dans un registre similaire (plaqueur-gratteur-impact player), qui se font un nom dans le Top 14. Tous les 3 passés par les équipes de jeunes (-19ans, -20ans), Burban à même connu les joies d’être appelé pour une tournée à laquelle il renonce sur blessure.

Si Guiry semble le plus puissant, et Burban le plus expérimenté, Gunther reste le plus prometteur et surtout celui que connait le mieux Saint-André.

 

Dernière solution : Rémy Martin. Le néo-Montpelliérain est sur la fin de carrière mais son expérience pourrait séduire un staff qui a de grande chance de rechercher de la solidité sur les premières semaines de mandat. Un choix qui serait très surprenant mais qui reste pourtant envisageable.

 

Troisième catégorie de troisième ligne : les sauteurs-coureurs.

 

Utile pour leur mobilité et leur capacité à porter le soutient très au large, ils allient leur mobilité à des vraies capacités aériennes.

Au point de vue mondial, la référence dans ce registre reste Lewis Moody ou encore Sam Warburton.

Ce type de joueur est problématique et ne peut exister qu’à une seule condition : avoir un jouer résolument tourné vers les extérieurs et où le but est avant tout le jeu au large. Dès l’instant où le combat au ras prime sur le reste, ces joueurs n’existent plus au niveau international. Ainsi, ce registre particulier n’existe qu’en Europe, et tend à disparaitre.

 

Le joueur au dessus du lot, c’est évidemment le capitaine Montpelliérain « Fufu » Ouedraogo. Incontournable en club, capitaine des vice-champions de France, il est l’un de ceux qui n’ont pas vraiment eu leur chance au cours de cette dernière année. Homme de base de Lièvremont durant 3 ans, une sortie dans la presse malheureuse et l’émergence de Bonnaire l’ont plus ou moins condamné au banc. Reste qu’il demeure un phénomène physique à son poste (probablement la VMA la plus importante de France) et que Saint-André pourrait s’appuyer sur lui s’il optait pour un jeu tourné vers la zone 3 (large-large).

 

Derrière… Et bien c’est un peu le désert. On notera les bonnes performances de Battut et Vaquin sous les couleurs du Racing, les prestations toujours intéressante de Caballero (sauteur extraordinaire et soutient au large de haut niveau) et enfin les matchs de grandes qualités de Monribot à Agen.

Seulement Monribot n’a pas encore connu le très haut niveau (il compte des sélections chez les espoirs mais n’a jamais disputé un match de H-Cup), Vaquin et Battut reste en concurrence avec d’autres troisième ligne (Le Roux, Galindo, Chabal, Cronje, Leo’ô, Qovu, Lane…) et Caballero a peut-être déjà laissé passé sa chance la faute à une fracture du péroné en 2009. Sélectionné une première fois contre l’Australie en 2008, cette fracture intervient alors qu’il est pressentit pour faire ses premiers pas dans le VI Nations. Le problème : déjà âgé de 29 ans, il aurait 33 ans pour le mondial Anglais. Un âge qui sans être canonique pourrait être problématique.

Enfin un mot sur un espoir du rugby français : Sylvain Nicolas. Rarement titulaire avec le Stade Toulousain (la concurrence étant juste énorme), il reste un joueur au talent rare et aux véritables capacités.

 

Enfin dernière catégorie et non des moindres : celle des joueurs qui savent tout faire. Les « complets ».

 

Capable de sauter, courir, percuter, arracher des ballons, couvrir le troisième rideau, habile de ses mains, c’est un peu le joueur idéal. Poussant parfois le vice jusqu’à jouer au pied et faire des chisteras dans la ligne, ce sont aussi des joueurs polyvalents qui, si ils n’ont pas défauts, n’ont pas non plus de véritable point forts. Ce sont clairement des joueurs capables de tout faire, de le faire bien mais qui restent humain… La référence mondiale ? Jérôme Kaino, James Haskell, Radike Samo.

 

Ici, deux mondialistes tiennent la corde, suivi par deux joueurs qui méritent réellement d’être vu (ou revu) en bleu depuis longtemps et enfin d’un joueur qui a déjà été international mais qui peine à revenir au premier plan.

 

Les deux mondialistes sont évidemment Julien Bonnaire et Imanol Harinordoquy. Titulaires pour les matchs couperets, ils restent deux joueurs incontournables au moment de coucher des noms sur une liste.

 

Derrière deux joueurs à la même hauteur sur la ligne de départ : Yannick Nyanga et Damien Chouly. Si le toulousain est tout simplement énorme depuis trois ans avec Toulouse, une grave blessure au genou l’avait privé d’une bonne partie de la saison dernière. Mais son retour au premier plan et surtout la régularité de ses performances est incroyable. Chouly pour sa part est l’un des meilleurs preneur de balle en touche du championnat, un acteur déterminant des les performances de l’USAP et surtout est en passe de prendre l’ascendant dans la concurrence qu’il l’oppose à Henry Tuilagi. Si Chouly n’a revêtu la tunique bleue qu’à 4 reprises (dont deux fois contre les All-Blacks !), Nyanga lui à connu 25 sélections entre ses 21 ans et ses 24ans. Jamais appelé par Lièvremont qui lui a préféré des joueurs comme Diarra, Lauret ou Puricelli, Nyanga devrait avoir la chance de prendre sa revanche dans les mois à venir.

Puricelli à lui eu bien du mal à digérer sa sélection surprise pour le tournoi 2009. En concurrence avec quelques bons joueurs à Bayonne, il a eu du mal à se fixer à un poste et surtout à rééditer des prestations de grande qualité. Il semble à présent hors course, d’autant qu’il est âgé de 30 ans.

 

En Conclusion :

 

Les cadres vieillissants (Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir) sont encore bons pour le service. Les jeunes qui poussent sont pour certains encore un peu vert et les chances de voir des grands noms exploser dans les 6 ou 8 prochains mois sont faibles. L’équipe de France ne devrait pas connaitre de grande révolution, et ceux qui ont le plus à craindre sont paradoxalement les plus jeunes (Picamoles, Lakafia, Ouedraogo). A l’inverse ceux qui ont le plus à gagner sont des anciens qui n’ont pas encore enterrés tout espoir de figurer en Equipe de France (Chabal, Nyanga, Vosloo). Mais attention : reste à savoir sur quoi va s’axer le XV de France et surtout vers quel modèle Yannick Bru (le très certainement futur entraineur des avants français) va s’orienter.

 

 

L’équipe que j’aimerais voir ressemblerait à :

 

3ème ligne fermée (N°6) : Dusautoir / Vosloo

3ème ligne ouvert (N°7) : Nyanga / Bonnaire

3ème ligne centre (N°8) : Harinordoquy / Chouly

 

Les grands perdants : Lakafia, Ouedraogo, Picamoles

Les grands gagnants : Nyanga, Vosloo, Chouly

 

Les espoirs (-de 25 ans) :

 

3ème ligne fermée (N°6) : Lauret / Burban

3ème ligne ouvert (N°7) : Ouedraogo / Lapandry

3ème ligne centre (N°8) : Picamoles / Lakafia

 

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Equipe de France de rugby / Saint-André est-il le sélectionneur qu’il faut ?

30 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

La page du mondial se tourne à peine, le monde de l’ovalie se remet tout juste de la déception de cette finale perdue, les joueurs rentrent de 4 mois d’exils loin de leur clubs. Et déjà il faut se projeter dans le futur, dans cette période délicate qu’on appel « l’après Coupe du Monde »…

 

Un après-mondial qui va donc s’écrire sans celui qui devient désormais l’ex-sélectionneur, Marc Lièvremont. Si l’idée de virer un entraineur après une finale de Coupe du Monde peut paraitre paradoxale voir totalement con, la décision de le débarquer avait été prise avant même le début de la compétition. Au-delà de la stupidité d’un tel geste de la part de la fédération (décider en amont, pas de problème mais révéler l’identité du coach quelques jours avant le début de la compétition résonne comme un désaveu de l’entraineur en place par la fédération), cette décision a été accueillie comme un soulagement par une partie des médias.

 

Si Lièvremont faisait la triste unanimité ou presque quand à son bilan pré-Coupe du monde, son talent ou même ses capacités à gérer un groupe, c’est avec beaucoup d’espoirs qu’a été accueillit son successeur.

Et pour remplacer Lièvremont c’est l’ancien capitaine du XV de France Philippe Saint-André qui a été choisi. Considéré comme l’une des figures de l’équipe de France des années 90, l’ancien ailier des bleus va donc prendre les rênes de l’Equipe de France. 

 

Après avoir dirigé Toulon, Sale, Gloucester ou encore Bourgoin-Jallieu, le « goret » s’apprête à prendre la direction de la meilleure équipe européenne du mondial. Mais une question se pose : Saint-André est-il l’homme de la situation ?

 

Gérer l’après Lièvremont 

 

La première grosse mission qu’attends « PSA » (un acronyme qu’il va falloir vite savoir distinguer de celui de Peugeot-Citroën) est paradoxalement extra-sportive. La mission qui l’attend, c’est celle de reconstruire une relation « médias-XV de France » en ruine.

 

Car si Lièvremont laisse une chose de manière certaine en héritage à son successeur, c’est la défiance d’une partie des médias et du public Français. Parfois tumultueuses, presque toujours incompréhensibles, les relations entre la presse et le staff de l’équipe de France à été une sorte d’imbroglio permanent.

 

Souvent remis en question par son manque d’expérience, devant faire face à une pression médiatique souvent injuste et qu’il n’avait jamais connu jusqu’alors, Lièvremont avait opté pour la technique de la tortue… Se renfermer sur soi-même et défendre coûte que coûte ses positions et ses idées, quitte à se couper d’une partie de sa propre équipe. Cette situation inconfortable mais à terme inévitable a alors débouché sur un Mondial en forme de paroxysme… Un sélectionneur trop honnête, incapable de modérer ce qu’il pense et faisant le tampon entre une presse sans pitié et des joueurs enclin à faire du boudin à la moindre anicroche.

 

Saint-André, pas spécialement connu pour être un grand bavard va donc peut-être devoir se résoudre à vite ouvrir les portes de son équipe. Il va dès lors se devoir de tolérer des comportements qu’il n’aurait jamais acceptés il y a quelques mois. Une situation temporaire mais que le néo-sélectionneur devra gérer à la perfection sous peine de voir l’élan de sympathie provoqué par une finale magnifique retomber, et de revoir poindre bien trop vite des doutes et des critiques dont le XV de France se passerait bien.

 

Novés premier choix, la fédération se rétracte

 

Ce qu’il faut garder en mémoire à propos de cette nomination ? Deux choses. La première, un timing stupide, insultant, faisant perdre tout crédit à l’encadrement en place avant même le début de la compétition.

De plus, si les conséquences auraient pu être terribles en équipe de France avec l’explosion pure et simple du groupe, que dire de l’impact sur le RCT ? Deux contre-performances dont l’une historique contre Clermont (défaite 17 à 0 sur sa pelouse) qui coutent pour le moment 7 points à Toulon. Ces deux matchs catastrophiques vont précipiter le départ de Saint-André, débarqué de la Rade d’un commun accord, mais sans vraiment avoir le choix…  

 

La seconde chose à retenir : PSA n’était pas le premier choix de la fédération. Cherchant à convaincre Novés, l’entraineur Toulousain, la fédération avait voulu taper un grand coup. Faire dans le très haut niveau en attirant au sein du giron fédéral l’entraineur le plus titré de France. Mais essuyant un refus en forme de caprice (« ils ont pas voulu me prendre il y a 4 ans alors je boude et je dis non pour bien faire chier tout le monde… »), Revol à du se rabattre au plus vite sur l’un des entraineurs taillés pour l’équipe de France. Et il faut dire qu’un homme seul (on ne pourrait comprendre une organisation bicéphale type Laurent Labit-Laurent Travers) qui à les épaules pour prendre les bleus en mains, cela ne court pas le Top 14… Sans faire insulte à Ugo Mola ou Jacques Delmas, ils n’étaient pas tellement nombreux à faire la maille.

 

C’est donc un choix qui donne la désagréable impression d’avoir été fait dans la précipitation et dans l’urgence la plus totale. Alors il arrive parfois, un peu par miracle, que le choix de dernière seconde fonctionne… parfois… 

 

Saint-André, un entraineur frileux aux résultats discutables

 

Car si le choix semblait difficile après le refus de Novés, on peut s’interroger sur ce que la fédération à vu de séduisant dans la candidature de Saint-André.

 

Car le bilan de l’ex-Clermontois est faible voir insuffisant. En 13 années de coaching, seul deux trophées viennent garnir la vitrine personnelle du futur sélectionneur. Un titre de champion d’Angleterre avec Sale et une victoire en Challenge Européen (la petite coupe d’Europe) et voila tout. Bénéficiant alors d’un effectif solide (il compte dans ses rangs Chabal, Bruno, Jason Robinson, Jason White, Magnus Lund, Mark Cueto, Richard Wigglesworth ou encore Charlie Hodgson), le Français connait alors ses meilleurs années.

 

Saint-André convainc ainsi le président Toulonnais Mourad Boudjelal de le mettre à la tête de Toulon. Seulement, nous allons le dire tout de suite, son passage sur le Rade reste un échec. A la tête de l’un des plus gros budgets, de l’un des effectifs les plus fous de l’Histoire du Top 14 (Van Niekerk, Wilkinson, G. Smith, Fernandez-Lobbe, Mignoni, Hayman), l’entraineur du RCT ne parviendra pas à se qualifier ni pour les phases finales du championnat, ni pour la H-cup.

 

Pire, à la tête de cet effectif monstrueux, le jeu proposé est très pauvre. Les chiffres sont sans pitié : 9ème attaque du championnat (11ème au nombre des essais marqués), 2ème défense, Wilkinson marquant près de 50% des points de son équipe qui s’appui sur de trop rares certitudes… En somme une sorte de copié-collé du XV de France qui attirait un nombre incalculable de critiques.

 

Si le RCT est un club à part, aussi bien dans la folie de ses supporters que dans les attentes de son président et du grand public, rien ne justifie vraiment une saison franchement décevante.

 

Et pendant ce temps là, Fabien Galthié est vice-champion de France avec le 10ème budget du championnat… 

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Mondial de rugby / Le XV mondial et le XV espoir

27 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Une nouvelle fois subjectif et discutable, le XV mondial est une tradition que LPHS ne pouvait ignorer. 5 Français, tous avants, ont été élu dans le XV pour 6 Néo-Zélandais. Aucun Anglais et aucun Sud-Africains, eux qui était pourtant les deux derniers champions du monde. Enfin 2 Australiens et 2 Gallois complêtent cette sélection. 

 

Les critères qui ont été préférés : régularité, discipline, importance dans la performance de leur équipe et importance dans le schéma de leur formation. 

 

Et on commence par le XV type du mondial. 

 

Woodcock (Nouvelle-Zélande) : dominateur dans les duels, solide en mêlée, décisif en finale et très mobile dans le jeu courant, l’émergence de Tony Woodcock peut expliquer en grande partie le niveau des avants kiwis. Un pilier d’expérience et de talent qui mérite sa place parmi les meilleurs du monde.  

 

Servat (France) : si son mondial s’est fait sur un mode diesel, il ne faut pas oublier qu’à 15 jours du mondial personne n’était certain de la présence du toulousain pour cette compétition. Touché au genou en finale du Top 14 contre Montpellier, il avait du être opéré et avait du suivre sa rééducation en urgence. La touche Française (la meilleur de la compétition) a pu s’appuyer sur la précision de son lancer et ses charges dans l’axe ont toujours su apporter de la continuité dans le jeu tricolore. Un gros mondial pour un grand talonneur. 

 

Franks (Nouvelle-Zélande) : Il y a 3ans, la Nouvelle-Zélande avait vécu le départ de Carl Hayman comme une véritable trahison. Comment le meilleur pilier droit du monde pouvait renoncer à un mondial et surtout comment pouvait-il tourner le dos à sa sélection nationale en laissant la mêlée NZ dans la mouise ? Et bien aujourd’hui, tout est oublié. Le plus jeune droitier des phases finales de ce mondial (23ans), le plus régulier des All-Blacks, et le meilleur droitier du monde est arrivé au bon moment. Owen Franks est le meilleur pilier droit du monde. Vous avez dit Carl qui ?

 

Nallet (France) : Exemplaire dans le combat, indispensable en conquête, fer de lance de la défense française avec près de 11 plaquages par match. Le géant du Racing va laisser un grand vide derrière lui… A moins que Saint-André ne puisse le convaincre de nous faire une Simon Shaw : finir à 39 ans sur une dernière Coupe du Monde.

 

Thorn (Nouvelle-Zélande) : Il a annoncé sa retraite et c’est une grande partie de ses adversaires qui soufflent enfin. Voila plus de 10 ans qu’il tort, qu’il plie, qu’il concasse et qu’il dézingue à tout va. Son mondial ? Un mélange de plaquages dans les côtes, de percussion avec la tête et de déblayage avec les genoux. Une sorte de Mozart du parpaing. Un grand Monsieur du destronchage qui tire sa révérence. Adieu poète.

 

Dusautoir (France) : Elu meilleur joueur du monde, le capitaine français s’est enfin fait un nom dans le rugby international. Illustre inconnu dans les rues d’Auckland au début de la compétition (Comme le demandait sans sourciller un supporter kiwi lamda « Thierry Who ? »), il s’est imposé comme le meilleur à son poste devant Pocock, McCaw, Kaino ou encore Burger. Le Dark-Destroyer n’est plus le même. Il marchait dans les pas de Serge Betsen. L’élève aurait-il déjà dépassé le maitre ?

 

Pocock (Australie) : Dans la famille des pénibles, des agaçants, de ceux qui vous donne des fourmis dans le talon et envie d’aiguiser vos crampons je vous demande le roi. Véritable machine à enrayer les attaques, gratteur de talent et plaqueur infatigable, Pocock est une sorte de rock-star. Son absence contre l’Irlande à totalement bouleversée l’Australie. Son match impressionnant contre l’Afrique du Sud a offert la victoire aux Wallabies. Avec ses 17 plaquages par match de moyenne, il est avec Dusautoir le plaqueur le plus régulier du mondial. 

 

Harinordoquy (France) : Ca n’est ni le plus puissant, ni le plus rapide. Ni le meilleur plaqueur, ni le meilleur perforateur. Mais c’est bien le meilleur joueur du monde dans les airs. Preneur de balle en touche de grand talent, véritable monstre sur les chandelles adverses, le « basque volant » sort de son troisième et meilleur mondial. Il s’impose comme la référence mondiale au poste.

 

Genia (Australie) : Un gamin de 21ans qui pue le rugby à ce point, c’est presque indécent… Chef d’orchestre de l’une des plus belles lignes d’attaque du monde, véritable maitre à jouer de la 3ème Nation mondiale (2ème au classement IRB mais 3ème de la Coupe du Monde), Genia est en plus un joueur décisif. Un « clutch player » qui sait prendre le jeu à son compte et peser sur les défenses. Gregan est mort, vive Genia. 

 

Parra (France) : Alors oui, ca n’est pas son poste. Oui Parra est un neuf. Oui Morgan n’aime pas jouer là. Mais qui a été meilleur que lui à ce poste sur cette compétition et surtout qui a su faire basculer les matchs dans les moments chauds ? Carter ? Wilkinson ? Hook ? Slade ? Cruden ? Cooper ? Fernandez ? Contepomi ? Non, aucun d’entre eux. Pris autant en raison de son mondial de grande facture que de la déception généré ou des blessures des autres, Parra est le meilleur 10 de cette Coupe du Monde.

 

North (Pays de galles) : C’est à la fois le plus jeune et peut-être le meilleur ailier du monde. Une boule de puissance, capable de franchir facilement, de conclure les actions et de faire presque toujours les bons choix. En 1an de temps il s’est imposé comme un titulaire indiscutable en club, puis en sélection. Il est devenu une référence à son poste à une vitesse folle et rappel plus que jamais un certain…Jonah Lomu. 

 

Nonu (Nouvelle-Zélande) : L’équipe de Nouvelle-Zélande a pu décevoir certains observateurs en finale de Coupe du Monde. Mais si il y a un joueur qui est sorti du lot du début à la fin de cette compétition, finale comprise, c’est bien le Tongien Ma’a Nonu. Franchisseur régulier, fer de lance de la rush défense Néo-Zélandaise, sa capacité à prendre la ligne d’avantage à été l’une des clefs du succès NZ.

 

Roberts (Pays de Galles) : Si le Pays de Galles est allé aussi loin, l’explication est double : une conquête jeune et mobile et Jamie Roberts. Le centre des Cardiff Blues était au cours de ce mondial l’arme offensive numéro 1 et la clef de voute de la défense Galloise. Un Roberts qui n’est pas sans rappeler un Jauzion au sommet. Incontournable.

 

Jane (Nouvelle-Zélande) : Impérial dans les airs, solide sur ses appuis, ses performances en demi et en finale ont été exemplaires. Si Vincent Clerc aurait pu intégrer le XV mondial, Cory Jane le méritait tout autant. Un mondial bien négocié et qui se termine bien pour l’un des enfants terrible de l’ovalie Néo-Zélandaise.

 

Dagg (Nouvelle-Zélande) : J’adore Muiliaina et à vrai dire, je ne comprenais pas vraiment l’engouement autour de Dagg chez les Blacks. Et puis j’ai vite vu. Quelques appuis de feu, 5 essais et quelques gestes de classes plus tard, Dagg s’est montré capable de faire oublier le centurion Muiliaina. Une performance qui lui ouvre les portes du XV mondial de façon tout à fait logique.

 

 

LE Xv espoirs : choisis pour leur âge et pour la marge de progression qu'ils laissent entrevoirs, ils ont tous entre 18 et 24ans. A noter la très forte colonie Australo-Galloise et la présence non négligeable d'Anglais. 

 

 

Slipper (Australie, 21 ans) : Plus jeune gaucher du dernier carré, Slipper est un pilier au physique qui parle pour lui. Avec ses 1m85 pour 115 kilos, le Wallaby à l’avenir devant lui. Un joueur à surveiller dans les années à venir et l’une des vraies chances Australienne de caler la mêlée des « gold and green ». 


Hartley (Angleterre, 24 ans) : Il a peu joué, arrivant derrière Thompson dans la rotation puisque le vieux grognard avait les faveurs de Jonhson. Mais si il y a un jeune talonneur dont on sait qu’il a le talent pour percer au plus haut niveau c’est bien le capitaine de Northampton. Croisement entre la hyène et le casse-brique, Hartley est un pénible qui n’a pas fini de nous embêter.

 

Cole (Angleterre, 23 ans) : Le deux ou troisième meilleur droitier du monde n’a que 23ans. Quand on sait qu’un droitier est à maturité à 28 ou 29 ans, cela laisse présager d’un avenir radieux pour le phénomène Dan Cole. Un joueur sur lequel l’Angleterre pourra s’appuyer dans les années à venir.

 

Whitelock (Nouvelle-Zélande, 22 ans) : Véritable poutre du pack Blacks, solide dans les airs et mobile comme peu d’autre, le deuxième ligne des Crusaders s’est imposé comme le pendant naturel de Thorn. Surtout il s’est imposé devant Ali Williams, l’un des meilleurs du monde à son poste. Une vraie révélation et un vrai bon espoir au poste de deuxième ligne.

 

Simmons (Australie, 21 ans) : Comparé dans son pays à John Eales (la légende Australienne au poste de deuxième ligne), il est encore un peu frèle et plein de défauts. Mais il sait tout faire et surtout sa marge de progression est encore très importante. Un futur grand.

 

Warburton (Pays de Galles, 23 ans) : Plus jeune capitaine du mondial, plus jeune joueur à mener une équipe aussi loin, meilleur plaqueur de son équipe et plaque tournante de sa formation tant dans l’organisation défensive qu’en touche, son expulsion malheureuse l’a révélé aux yeux du grand public. Mais l’observateur averti à pu le voir à l’œuvre dans son registre de plaqueur gratteur dès le tournoi 2010. Warburton incarne l’avenir Gallois, et pour tout dire cet avenir s’annonce radieux.

 

O’Brien (Irlande, 23 ans) : Sacré meilleur joueur de la saison européenne, son absence pendant les matchs de préparation et durant les premières rencontre du mondial avait lourdement pénalisé les siens. Mais sa puissance et sa capacité à franchir les défenses les plus solides du monde ont permis aux Irlandais de l’emporter notamment devant l’Australie. Redoutable plaqueur et surprenant joueur de ballon, O’Brien est le successeur annoncé de David Wallace.

 

Faletau (Pays de Galles, 21 ans) : Si au début du mondial il était un illustre inconnu, ses 110 kilos, ses deux essais et ses 12,3 plaquages de moyenne l’ont vite placé dans la catégorie des « méchamment talentueux ». Il est l’un des plus jeunes joueurs de ce mondial et l’un de ceux qui à la plus grande marge de progression. Il forme avec Warburton et Lydiate le trio de troisième ligne le plus prometteur d’Europe.

 

Murray (Irlande, 22 ans) : Derrière Boss et Reddan dans la rotation Irlandais au début de la compétition, le jeune Murray s’est imposé comme un joueur indispensable en cours de compétition. Titulaire lors des deux matchs les plus importants (Pays de Galles et Italie), Murray représente l’avenir du poste avec Youngs et Parra.

 

Priestland (Pays de Galles, 23 ans) : Sans cette fichu blessure, il aurait été le meilleur 10 du Mondial. Mais touché contre l’Irlande, il a manqué les deux matchs les plus importants de l’Histoire moderne des Gallois. Probablement partie remise pour le chef d’orchestre de l’équipe la plus jeune du dernier carré du mondial.

 

Palisson (France, 23 ans) : Des gestes de classes, des essais offerts (Angleterre), des plaquages décisifs, un jeu au pied précieux et beaucoup, beaucoup de talent. Celui qui est entré dans un maillot bleu sur un cadrage débordement sur Tuqiri ne devrait pas en sortir avant quelques années.

 

Tuilagi (Angleterre, 20 ans) : Véritable phénomène physique, le centre Anglo-samoan est une sorte de bulldozer aux rouages exotiques. Capable de tout emporter sur quelques mètres, il a dévoré tous ses adversaires directs. Même si il est un véritable cimetière à ballon et qu’il joue souvent très mal après avoir fait la différence, ses dispositions naturelles à jouer debout en font l’un des grands espoirs à ce poste.

 

Davies (Pays de Galles, 23 ans) : On le décrit dans son pays comme un joueur capable de prendre le moindre intervalle. D’une finesse technique rare pour un centre au Pays de Galles, sa complémentarité avec Roberts en fait un joueur tout à fait à l’aise dans le schéma du XV du Poireau.

 

O’Connor (Australie, 19 ans) : James O’Connor est un concentré de talent. Buteur, polyvalent (il peut jouer à tous les postes de la ligne arrière à savoir ouvreur, centre, ailier et arrière), finisseur de qualité et doté d’appuis extrêmement vifs. Il est le plus jeune joueur de ce mondial et le meilleur réalisateur de l’équipe Australienne 10 points seulement derrière Morné Steyn (meilleur réalisateur du mondial avec 62 points).

 

Guilford (Nouvelle-Zélande, 20 ans) : Il n’a joué qu’un match… Mais quel match. Ecarté du squad NZ pour des problèmes de boisson, il n’a pu réintégrer le groupe que contre le Canada. Auteur de 4 essais en 70 minutes, il a alors affolé les compteurs sur un match. C’est certainement le Néo-Zélandais le plus instable du groupe champion du monde mais aussi l’un de ceux qui a le plus de talent. S’il se canalise, il pourrait être un joueur énorme. 

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Mondial de rugby : Un grand merci !

25 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Pour fêter le passage des 10 000 pages vues, LPHS vont inaugurer le passage aux articles vidéo ! 

 

Mais avant d'entamer cette ère pleine de nouveaux objectifs, je me dois de revenir quelques instants sur la performance des bleus en finale de Coupe du Monde.    

L'équipe de France m'a foutu la chair de poule, m'a emporté, m'a fait rêver d'un titre mondial et finalement a échoué à un petit point de l'ogre NZ. Une performance inoubliable. Et si on dit qu'on retient les Champions et qu'on oublie les deuxièmes, moi je n'oublierai jamais cette matinée du 23 Octobre, où dans un Pub de la capitale Parisienne et entouré de personne que j'aime, l'équipe de France est passé à un poil de l'exploit.

L'acalmie va être de courte durée, et déjà le Tournoi 2012 et la Coupe du Monde 2015 se profilent à l'horizon. Quelques joueurs que j'ai toujours connu ont ou vont tirer leur révérence ( Marconnet, Nallet ? Jauzion ? Poux ? Servat ?) et Philippe Saint-André, dont je parlerai peut-être plus dans les semaines à venir, va reprendre le flambeau du XV de France. 

Les bleus rentrent la tête haute et j'espère de tout coeur que l'Equipe de France saura construire sa réussite future autour d'une défaite qui paradoxalement résonne comme un succès.

 

Pour toi lecteur : merci. Le Blog continue sa progression et chaque fois que tu viens, que tu commentes, que tu parles du blog, cela m'encourage. Voir la petite graine germer est magnifique et ces grace à toi que cette plateforme perdure. Alors merci ! 

Pour conclure, une petite douceur : 1min 52 Historique, où quand l'équipe de France a joué les yeux dans les yeux avec la meilleur équipe du monde. 

 

 
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