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Les Petites Histoires du Sport

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Rugby : le XV mondial de l'année 2013 !

21 Décembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Voici le tant attendu XV de la rédaction 2013 ! C'est comme toujours subjectif, c'est mon avis et c'est moi qui fait qu'est ce que je veux. On peut discuter de tout et de n'importe quoi. Mais voici mes XV mecs. 

 

Pilier gauche 

Cian Healy : Pilier diesel, endurant, puissant, rude, Cian Healy fait (encore) une saison 2013 de grande qualité. Sept tests internationaux (Italie, France, Pays de Galles et Angleterre pour le tournoi puis Samoa Australie et Nouvelle-Zélande en novembre), il manque la tournée des Lions suite à une blessure à la cheville. Une de plus. 

Et c'est la seule ombre au tableau : ses blessures récurrentes (cheville, genou) qui font que, au vu de ses qualités, il a besoin d’enchainer les matchs pour être au top de son niveau. Et c’est pour cela qu’il sera toujours meilleur après 2 ou 3 matchs dans le tournoi, ou lors du dernier match d’une tournée. Comme contre la Nouvelle où il a été énorme. 

 

Blessures : 

Juin : 6 semaines (cheville)

Décembre : 8 semaines (cheville)

 

Talonneur :

 

Rory Best : Alors oui, c’est un petit chauve qui ne ressemble à rien. Il donne l'impression que le rugby à l'ancienne est encore possible. C’est un talonneur pas explosif, pas capable de détruire la ligne à lui seul et pas vraiment un magicien ballon en main. Que dire pour vous convaincre… Déjà qu’il a disputé 8 tests (+4 matchs non-officiels avec les Lions), qu’il est clairement le talonneur le plus efficace au lancer AU MONDE, qu’il a une capacité de récupération lui permettant de jouer souvent plus de 65 minutes, qu'il est l'une des clefs de voute de la défense irlandaise que ce soit au plaquage ou plus encore au grattage et qu'il s'impose au sein du pack vert depuis presque 10ans. 

 

Ensuite, qu’il bénéficie évidement de la longue absence de B. Du Plessis, probablement le meilleur du monde mais trop longtemps absent à mes yeux. Et sans sa blessure au bras (fracture), il aurait réussi une saison parfaite avec 12 matchs internationaux dans une seule saison. Solide. 

 

Blessures : 

Novembre : 3 mois (Fracture du bras)

 

Pilier droit :

 

Owen Franks : C’est la poutre du pack des Blacks. Enorme en mêlée fermée, solide dans le jeu courant, gros défenseur sur l’homme. Il est tout simplement à des années lumières au-dessus de la concurrence Mas-Castrogiovanni-Johnston. Cette saison marathon pour lui ? 10 tests matchs (4 fois la France, 2 fois l’Australie, Afrique du Sud, Argentine, Angleterre et Irlande), 10 victoires et globalement jamais inquiété. Un monstre. Et en plus, il n’est jamais blessé. Et si le mec a tué la concurrence de Faumuina et Afeaki, c'est juste parce qu'il est énorme. 

 

Blessure : peau de zob. 

 

Deuxièmes ligne :

 

Brodie Retallick : Son numéro est bien le 4 chez les Blacks (alors qu’il porte le 5 chez les Chiefs). Et à ce titre c’est incontestablement le successeur de Thorn. Retallick, c'est un peu l'hhomme de main néo-Zélandais. C'est le joueur dévoué aux basses œuvres qui tranche avec les autres magiciens NZ. A son actif, 11 matchs, 11 victoires et une pointe à 19 plaquages contre le XV de France de Papé au Stade de France… Un colosse. 

 

Blessure : 

Juin : Ischios-jambiers (2 semaines)

 

Sam Whitelock : Si Retallick est un guerrier de base, Whitelock ne laisse pas sa part aux chiens. Mais en plus il est certainement le meilleur sauteur en touche du monde. C’est un pénible, capable de rendre fou pas mal de ses adversaires et de faire péter les plombs à presque n'importe qui. D'un point de vue plus sportif, le longiligne néo-zélandais fait une saison épaisse. Avec 10,9 plaquages par match, il est l’un des meilleurs défenseurs des Blacks cette saison. 

 

Blessure : 

Mai : Fracture du doigt (4 semaines)

 

Troisièmes ligne :

 

François Louw : Utile de dresser son portrait ? … On sait que c’est un poison, un pénible, un pourrisseur de première. Et un troisième ligne qui fait oublier Brussow, Burger et J.Smith. Un seul mot : propre. 

Après, difficile de parler de sa saison 2013 en club, Bath n’étant pas le club le plus médiatique ou le plus performant outre-manche (7ème non qualifié pour la H-cup). Mais un joueur qui s’impose comme capitaine en moins de 6mois, ça pose le bonhomme. Et vu le respect et la crainte qu'il inspire partout en Angleterre, franchement fou de s'en passer.  

Blessure : peau de zob.

 

 

Sean O’Brien : Sean est un boucher. Physiquement c'est un boeuf. Il est capable de faire avancer son équipe à peu près n’importe quand et n’importe où et il s’impose encore comme le meilleur « playmaker » cette année. En chiffre ? 10 plaquages de moyenne et surtout 34m gagnés par match (si on occulte ses matchs avec les Lions). L’Irlandais ajoute même une ligne à son palmarès déjà pas dégueu avec un challenge européen. Jamais blessé cette année. La concurrence avec McCaw (absent 6 mois) et Dusautoir était l'un des plus beaux parmi les votes. 

 

 

Kieran Read : C'est le seul joueur incontestable cette année. Son influence dans le jeu de la meilleure équipe du monde est hors du commun. 10 plaquages par match, 40m de gagnés de moyenne, une capacité à finir les coups (7 essais en 13 matchs) et à être partout sur le terrain qui font de lui le meilleur 8 du monde. Il est prêt à reprendre le flambeau derrière McCaw. Dernière qualité et non des moindres : il ne se met jamais à la faute. J'aurais aimé que Picamoles fasse trembler Read. Mais pas cette saison...

 

Blessure : 

Mars : fracture de l’orteil (4 semaines)

 

 

Demi de mêlée : 

 

Will Genia : C'est un choix vraiment délicat. Parce que la saison de Genia est un peu compliquée. Comme ses coéquipiers australiens, il aura connu une saison vraiment galère : 8 défaites en 2013 (soit autant qu’entre 2010 et 2012), une remise en question de son statut d’intouchable chez les Wallabies, la perte de son brassard… 

Seulement Will Genia reste un génie. Capable de faire des différences énormes à lui seul, il finit la saison en trombe. Une explication possible de cette saison à deux visages ? Peut-être le temps d’assimiler le projet de jeu de McKenzie (pourtant son entraineur aux Reds) ou plus vraisemblablement ses problèmes récurrents au genou qui ont fait que son retour à son plus haut niveau a été plus lent que prévu. La encore le choix est facilité par le fait que aucun neuf au monde ne semble au dessus. Peut-etre que cela va changer avec l'avènement de Aaron Smith. 

 

 

Demi d’ouverture :

 

Aaron Cruden : Oui, je sais… Mais qui mettre au-dessus de Cruden ? Carter et ses 6 matchs en Blacks ? Cooper et ses 6 mois de placard ? Sexton, bon avec les Lions et mauvais le reste de la saison ? La pléthore de 10 gallois qui se tirent la bourre (Priestland, Patchell, Biggard, Hook) ? Michalak blessé ? ... Finalement, le seul match qu’il pourrait y avoir serait avec Morne Steyn. Mais si Carter est le meilleur 10 chez les All-Blacks, le paradoxe est que Cruden est le meilleur 10 de l’hémisphère Sud. Sa progression est tellement importante chez les AB qu’il mérite sa place. Au moins par défaut. 

 

Blessure : 

Aout : genou (15 jours) 

 

Ailier droit :

 

George North : Totalement incontournable cette saison. Enorme avec les Lions, décisif avec les Gallois, je ne connais pas un joueur qui face à lui n'a pas souffert. Son transfert à Northampton remet encore un peu de piment dans sa saison. Un bilan en chiffre émérite : 6 essais, 53,5m par match, 29 joueurs battus. Et même si B. Smith aurait largement mérité sa place, le fait que le Néo-Zélandais évolue souvent en 15 en club et a terminé la fin de la saison internationale au centre lui fait perdre sa place d’une très courte tête. 

 

 

Centres :

 

Ma'a Nonu : C’est un peu le joueur oublié du vote des internautes. Il se fait explosé par Fofana et ne récolte que 18% des votes… Parce que ce n’est juste que le meilleur premier centre du monde ! 

On le voit parfois comme un joueur physico-physique, un bourrin à la Fritz, Nonu évolue à un niveau technique vraiment supérieur. Combien d'essai cette année suite à un petit jeu au pied derrière le premier rideau ? Et si le match peut exister entre lui et Fofana, la différence est que le nouveau joueur des Blues fait jouer après lui avec brio. Seul bémol de sa saison : ses performances en club où il s’est encore montré à la limite du « je m’en foutisme ».  

 

 

Conrad Smith : Le cerveau des Blacks, le régulateur de la ligne d’attaque, le mec jamais battu en défense. Il dégage une confiance communicative et surtout une aisance inégalée sur la planète rugby. Conrad, c’est l’anti-rugby moderne, c’est 1m85 de talent et de classe. Un mec qui joue avec sa tête. Bref, même s’il va manquer les derniers matchs de la saison avec les All-blacks (année sabbatique), c’est un génie. Un joueur qu'on ne peut pas zapper. Cœur avec les doigts, coeur avec la tête, coeur avec n’importe quoi. 

 

 

Ailier gauche :

 

Julian Savea : Un peu moins bon en 2013 (7 essais en 11 matchs) que l’an passé (12 essais en 9 matchs), il reste le meilleur joueur du monde à son poste. Plus complet que Habana, évoluant au plus haut niveau (au contraire de Nalaga), et juste meilleur que Bowe ou Pietersen. Bref, il est impensable d'oublier Savea au moment de désigner le meilleur ailier de la saison. A noter qu'il a été absent une petite partie de la saison en raison d'une affaire de violences conjugales. 

 

 

Arrière :

 

Israel Dagg : Le duel a été tendu avec Halfpenny et si la saison s’était arrêtée en juillet, Halfpenny aurait été devant. Mais la tournée de Dagg a été énorme… et puis ce joueur incarne à mes yeux l’arrière parfait. Solide, créatif, couillu. Ce mec est typiquement le genre de joueur pour qui j'ai envie de payer ma place pour aller au stade et dont je peux me taper des replays dégueux et autres highlights de merde. C'est un des derniers Mohicans : un arrière qui pense à jouer et surtout à s'amuser. 

 

 

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XV de l'année 2013 : Le XV des internautes !

20 Décembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Vous avez voté, vous avez pris un mois pour cela. Plus de 2000 votes exprimés, plus de 150 votants de moyenne à chaque poste, bref : merci. Voici votre équipe ! 

 

 

Pilier gauche : 

 

Le vainqueur : Thomas Domingo (40,3%). C'est un peu l'effet "patriotique" qui a parlé. Une saison pas vraiment inoubliable (blessures notamment) mais un joueur qui reste indéniablement parmi les meilleurs du monde. Logique. 

 

La surprise : 32,4% pour C.Healy, c'est un peu la surprise de ce vote. A la fois énorme pour un joueur qui n'est pas vraiment une star et assez peu pour un joueur de son talent. 

 

L'inexplicable : 15 personnes (8%) ont décidé de voter pour un autre pilier gauche. Je ne vois absolument pas qui... Peut-etre Tendai Mtawarira, mais franchement, je n'en suis pas sur du tout. 

 

Talonneur : 

 

Le vainqueur : Bismark du Plessis (69,4%). Son style, sa puissance, son impact, tout semble vous plaire et font de lui, un joueur incontournable à vos yeux. 

 

La surprise : 0,7% pour Stephen Moore. Je pensais qu'il s'agissait d'un joueur apprécié pour ses capacités ballon en main, son activité, sa coupe de cheveux... et en fait pas du tout. 

 

L'inexplicable : Dylan Hartley ne récolte de 3,7% des voix. Et ça c'est un peu étrange quand on voit sa fin de saison. Même si la concurrence avec Youngs a parfois été délicate, on parle d'un joueur méchant, connard, physique et qui est redevenu numéro 1. 

 

 

Pilier droit : 

 

Le vainqueur : Owen Franks (32,7%). Rien à expliquer de plus que :"c'est le meilleur". Pour vous aussi. 

 

La surprise : C'est la présence très haute dans les votes de Census Johnston qui récolte 20,9% des voix. Les supporteurs toulousains ont du voter en masse. 

 

L'inexplicable : Si l'effet "franchouillard" fonctionne avec Domingo et, vous le verrez avec un ou deux autres joueurs, il n'a pas du tout pris avec Nicolas Mas, qui ne récolte que 18% des votes. 

 

 

Deuxièmes ligne : 

 

 

Le vainqueur : Eben Etzebeth (40%). C'est clairement la révélation de cette saison. Dur, pénible mais aussi sauteur brillant et guerrier discipliné, sa blessure au stade de France m'a royalement fait chier. Mais une place mérité. 

 

La surprise : Courtney Lawes est un joueur qu'on adore, qui fait parler de lui pour ses plaquages de l'espace et ses coups de tronche. Mais cela ne suffit pas pour qu'il fasse partie des meilleurs. Ok. 

 

L'inexplicable : James Horwill, capitaine de l'Australie n'est donc pas du tout reconnu. Bonne information. 

 

 

 

Le vainqueur : Sam Whitelock (51,1%). C'est un joueur dominateur et pénible. Et c'est ca qui vous plait, bande de coquin. 

 

La surprise : le plébicite de Whitelock face à l'armada O'Connell-Albacete-Jones est pour moi une vraie surprise. Je m'attendais à un vote beaucoup plus sérré. 

 

L'inexplicable : Que Richie Gray soit devant Paul O'Connell est pour moi inexplicable. Voila tout. 

 

 

Troisièmes ligne : 

 

Le vainqueur : Liam Messam (46,4%). Solide, guerrier, rugueux, c'est un gros combattant que vous avez élu. Et puis comparé à la concurrence, ses qualités ballon en main sont plus importante que les autres. 

 

La surprise : Les 8% qui se portent sur... Un autre. Mais qui ? Lutua ? Cane ? J'en sais rien les gars ! 

 

L'inexplicable : Les 2% de Mowen, l'un des meilleurs Australiens cette année.

 

 

 

 

Le vainqueur : Thierry Dusautoir (26,2%). C'est vraiment le vote le plus difficile à expliquer pour moi. C'est un joueur exemplaire, un des meilleurs du monde et le capitaine du XV de France. Mais tout de même. 

 

La surprise : Robshaw à 5%, Alberts à 5,7, Warburton à peine au dessus de 10%, le poste de 3ème ligne côté ouvert a été une vraie guerre et même des joueurs exceptionnels ont eu du mal à exister. Fou.

 

L'inexplicable : La victoire de Dusautoir... Comment expliquer autrement ce Dusautoir N°1 autrement que parce que c'est le capitaine tricolore ? 

 

 

 

 

Le vainqueur : Kieran Read (64,3%). C'est le joueur qui a reçu le plus de voix dans tout le vote. Et comment se passer du joueur IRB de l'année. Un monstre en 2013. 

 

La surprise : Faletau n'est pas populaire. Et c'est une demi-surprise. Mais une surprise quand même parce qu'on parle d'un des meilleurs Lions cette année. 

 

L'inexplicable : Deux personnes considèrent que le meilleur 8 du monde n'est ni Picamoles, ni Read, ni Faletau, ni Parisse, ni Fernandez-Lobbe... Masoe ? Heaslip ? Moi ? Difficile à dire. 

 

 

 

Demi de mêlée : 

 

Le vainqueur : Will Genia (43%). Le talent et la qualité de jeu ballon en main de Will vous a convaincu. Il devance Smith et les autres. Une victoire nette. 

 

La surprise : Pour sa première vraie saison à ce niveau, Aaron Smith vous a convaincu de son talent. C'est la petite surprise cette saison. 

 

L'inexplicable : Pourquoi j'ai noté Blair Connor à la place de Connor Murray ? Volonté de saboter le sondage ? Haine farouche des Irlandais ? Possible... 

 

 

Demi d'ouverture : 

 

Le vainqueur : Aaron Cruden (25%). C'est un vainqueur un peu par défaut. Mais ses progrès avec les All-blacks sont tellement importants qu'il mérite sa place pour vous. 

 

La surprise : Je sais que les "autres" sont très nombreux (17%) et nous savons tous à qui vous pensez bande de coquinous. Le fantome de Carter hante ce vote presque autant que le poste de 10 à l'USAP.  

 

L'inexplicable : Quasiment aucune différence entre les 4 ouvreurs Farrell Steyn Sexton et Carter. Mais franchement, Steyn est l'un des meilleurs 10 du monde cette saison et le voir atteindre péniblement les 12% est un peu triste. 

 

 

Ailier gauche : 

 

Le vainqueur : Julian Savea (29%). Enorme avec les AB, il est devenu cette année l'homme incontournable des lignes arrières chez les Blacks. Et quand on voit la concurrence de Jane, Smith, Piutau... Ca calme. 

 

La surprise : Voir Nalaga a égalité avec North, alors que le Gallois gagne la tournée avec les Lions et se claque un Tournoi quand l'autre... est en vacances. 

 

L'inexplicable : Les 3 voix à eux 3 pour Bowe Pietersen et Ashton. Chaud. 

 

 

Centres : 

 

Le vainqueur : Wesley Fofana (54,2%). Victoire de Fofana qui vous a convaincu de par ses excellentes préstations en équipe de France. L'un des rares tricolores exemplaire cette année. 

 

La surprise : La largesse de la victoire de Fofana qui bénéficie à plein de l'aspect "franchouillard de vos votes". 

 

L'inexplicable : Ma'a Nonu totalement oublié dans les votes. Pour moi le plus gros scandale de votre vote les amis. Comment zapper Nonu ?! 

 

 

Le vainqueur : Conrad Smith (41,3%). Victoire qui s'est disputée entre lui et BOD. Mais Smith s'impose finalement assez largement. Indiscutable. 

 

La surprise : Je pensais que Manu Tuilagi était un joueur très aimé par le public et qu'en dépit de son année à l'hosto, il récolterait plus de voix. J'avais tort. 

 

L'inexplicable : Adam Ashley-Cooper est un excellent joueur. Mais comment quelqu'un peut voter pour un autre joueur que Smith cette année ?

 

 

 

Ailier droit : 

 

Le vainqueur : Ben Smith (23,2%). Enorme avec les All-Blacks pendant le IV Nations, c'est tout a fait normal que ce joueur soit présent dans votre XV Mondial. Rien à re-dire.  

 

La surprise : Ce qui m'étonne un peu c'est que Habana ne vous a absoluement pas convaincu cette année. Pour une super-star, se retrouver 5ème des votes, c'est un peu triste. 

 

L'inexplicable :  Les 3 voix à eux 3 pour Bowe, Pietersen et Ashton. Chaud. 

 

 

Arrière : 

 

Le vainqueur : Leigh Halfpenny (40,8%). C'est l'homme de l'année européen, 51 points dans le Tournoi qu'il arrache, décisif avec les Lions, d'une réuglarité au pied démentielle. Grosse saison. 

 

La surprise : La présence de Brice Dulin avec 10 voix me parait généreuse. Un super joueur, une bonne saison, mais que 10 personne éstime que le tricolore est meilleur que Halfpenny, Folau et Dagg... bof. 

 

L'inexplicable : Les 4 voix pour Brown... 

Le vainqueur : 

 

La surprise : 

 

L'inexplicable : 

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Rugby / Vidéo : Le carton jaune de Khinchagishvili

17 Décembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Parfois, le pilier Géorgien à les fils qui se touche. Et même si Marler et un pilier rugueux souvent connu pour mettre des poires, là c'est Khinchagishvili qui a craqué.

Au sol, le Racingman se relève et tente de biser Marler avec son front. Puis il le pose, tranquillement, en se relevant.

Propre.

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Vidéo / Rugby : Le caramel de l'espace d'E.Maka

11 Décembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Si le match entre Toulouse et le Connacht a bien été historique (première défaite de Toulouse face au Connacht), la partie n'a pas été mémorable.

Mais si on doit retenir un geste dans ce match, ça serait peut-être le petit caramel d'Edwin Maka, le neveu de Finau et Isitolo, tous deux passés par Toulouse.

Et comme bon sang ne saurait mentir : les 2m02 et les 140 kilos du Tongien fait des dégâts. En l'occurrence sur John Muldoon (1m92, 110kilos) qui se fait poinçonner joliment. Propre.

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VOTEZ : Le XV Mondial 2013 !

9 Décembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Parce que je suis un mec vraiment trop cool, LPHS vous offre la possibilité de désigner votre XV de rêve pour la saison 2013.

Poste par poste, désignez votre composition idéale. Comme toujours les critères de sélections sont critiquables et c'est pour cela que vous avez la possibilités de voter pour "un autre". Si tel est votre choix : merci de préciser dans les commentaires pour qui vous souhaitez voter.

ATTENTION : les votes seront comptabilisés (et donc clos) au soir du 20 décembre. C'est totalement arbitraire, mais je fais ce que je veux.

Maintenant, à toi de voter et de faire voter tes potes, sinon, je serais dans l'obligation d'égorger 200 bébés dauphins. Merci.

MEA CULPA : JE NE PEUX PLUS CHANGER LE CONTENU DES SONDAGES SANS EN MODIFIER LES VOTES. CA N'EST PAS BLAIR CONNOR (L'EXCELLENT JOUEUR DE BORDEAUX) MAIS EVIDEMENT CONNOR MURRAY (QUI LUI EST VRAIMENT IRLANDAIS) QUI EST EN LICE EN TANT QUE MEILLEUR NEUF.

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France - Afrique du Sud (10-19) : les notes des joueurs

25 Novembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

 France - Afrique du Sud (10-19) : les notes des joueurs

En guise de préambule, j'ai vu le match (au stade, d'où le petit délai avant de revoir le match et de rédiger ce petit article) et je me suis fait chié. J'ai revu le match, et ça m'a fait chier. Chier de voir que cette équipe de France est à la fois mentalement investie et totalement en dessous de ce qu'il y a en face. On ne peut même pas parler de démission, de faillite, de rien…

Les joueurs sont à fond, mais ça manque juste un peu de tout. A la volée ? De puissance dans les zones d'affrontement, de repères collectifs, de cervelle passé le 10, probablement de talent un peu partout… Le tout avec un groupe âgé : 27ans de moyenne d'âge (soit 29ans à la Coupe du Monde si rien ne change). Soit l'une des plus vielles équipe d'Europe… A titre d'exemple, l'Angleterre ? Un XV de départ à 24,8ans de moyenne sur cette tournée.

Je ne sais pas si PSA couche 15 noms sur une feuille, trois idées un peu à la va te faire foutre, distribue les maillots et se barre. Mais si c'est pas comme ça qu'il fonctionne, ça en donne l'air de manière étonnante. L'évolution dans le jeu ? Walou. Les certitudes défensives ou offensives ? Walou. Bref, mis à part le combat et la conquête, quel est le véritable ADN de cette équipe ? Après 3 matchs qui se devaient d'apporter au moins des réponses, la question reste ouverte. Et le nombre de matchs pour le découvrir de moins en moins nombreux.

Place maintenant aux notes, aussi inutiles que subjectives.

Forestier : 40min avec, comme toujours avec Yannick, du bon et du moins bon. Dans la colonne positif : sa tenue en mêlée, sa rudesse dans les zones de combat et sa qualité de lift. Dans la colonne négatif, son manque de déplacement (où il est inférieur à Domingo) et sa relative indiscipline. Il a du faire son retour sur la pelouse pour prendre la place de Dusautoir suite au carton de Domingo. 4/10. Il aurait mérité un bonus "mitaines".

Remplacé par Domingo, qui tue peut-être le match avec un jaune idiot et évitable. Il revenait juste de blessure et manque de rythme. Malgré cela, il est pas mal au dessus du niveau Top14. 4/10

Kayser : Lui aussi, c'est un peu la même chose de match en match. Une grosse activité qui compense son manque de puissance, un lancer sur et du dynamisme mais dur d'exister au niveau international quand tu rends 10 kilos à tous tes adversaires… 5/10

Remplacé par Szarzewski qui, de match en match, semble creuser sa tombe en équipe de France. 4/10

Mas : Que dire du "Bus". Il affronte l'un des meilleurs piliers du monde, et ça se passe bien. Pour le reste, il laisse un tel jus dans les phases statiques qu'il n'a pas le rayonnement d'un pilier dit "moderne". Mais franchement, on a pas vu Mtwarira du match non plus. Donc les deux ont laissés des plumes… Il se faire déposer par Le Roux sur une action où il ne peut rien. 4/10

Remplacé par Slimani. Auteur d'une charge avec le coude du moment où les Bleus sont encore dans le match et peuvent revenir à 6pts, mis à part cela on l'a peu vu. Je ne le note pas, parce que je n'en ai pas vu assez pour ça.

Papé : Le seul tricolore qui a su mettre les Boks en difficulté physiquement, il est aussi talentueux que pénible. Et s'il s'est fait secoué deux ou trois fois (Vermeulen, sur la première action, Louw 52'), il provoque l'exclusion du capitaine de Bath alors que c'est lui qui met un coup, il pourrit 4 ballons derrière les rucks adverses dont un qui se transforme en essai. Un génie ce Pascal. 6/10

Maestri : Une tournée très moyenne pour "Mama" qui prend un rouge contre les Tonga, se fait ruiner par Retallick et Whitelock face aux Blacks et qui là a juste chargé du début à la fin face à Alberts et ses copains. Mais comme je dis souvent, un deuxième ligne qu'on ne voit pas n'est pas forcément un mauvais deuxième ligne. Bon là, il se trouve que c'est un "pas bon" match 3/10

Remplacé par Vahaamahina : Quand il entre, il apporte enfin une autre solution en touche pour le Xv de France. Mais c'est surtout dans les zones d'affrontement où il a mis la tronche. Mais c'est encore un ton en dessous de Botha ou Van Der Merwe. Il scelle le sort du match de manière définitive en concédant une pénalité face aux poteaux à 3min de la fin. 3,5/10

Dusautoir (Cap) : C'est triste à dire mais il est a la fois indispensable au XV de France et un peu en dessous de son niveau. Alors oui, peut-être qu'il ne sera jamais plus le Dark-Destroyer qui explosait les Néo-Zélandais d'un coup de casque. Et oui, un match avec autant d'interventions défensives en cassant la prise de la ligne d'avantage ne peut pas être dégueulasse. Mais c'est juste qu'il n'apporte "rien d'autre" que des caramels. Il ne fait pas le lien entre avant et 3/4, il ne saute pas en touche, il n'avance pas en attaque… En somme, un joueur unidimensionnel à l'heure des troisièmes lignes qui savent tout faire. Peut-être que je suis sévère parce que je le considère aujourd'hui encore comme l'un des meilleurs troisième ligne du monde. Mais il a tellement souffert de la comparaison avec Louw que c'est dur de ne pas le saquer… Concède une pénalité bête qui remet les Bleus à 9pts juste après la "minute-coaching" de la 60ème. 4/10

Lauret : Il avait été brillant face à la Nouvelle-Zélande. Là, dans un match qui semblait promis pour lui et pour son amour du combat, il aura tout simplement été dominé par Alberts et ses adversaires du jour. Il a une énorme caisse donc il monte en puissance au fur et à mesure du match jusqu'à sa sortie. Mais il doit encore apprendre. Encore plus à ce niveau. Derniere chose : sa complémentarité avec Dusautoir est pour le moment étonnante. J'irais même jusqu'à dire inexistante. 4/10

Remplacé par Nyanga non noté.

Chouly : A mes yeux, Chouly, c'est tout le paradoxe de cette équipe de France… Seul sauteur du Xv de départ, il excelle dans certains domaine. Il s'investit dans le combat, il arrive à franchir et est proche de faire la différence une demi douzaine de fois. Et puis… et puis il foire des passes à 5m, il met des chisteras n'importe comment dans la défense, il oublie le soutien ou n'est pas assez efficace sur les zones d'affrontement. En gros : c'est peut-être l'un des meilleurs joueurs de l'une des meilleures équipe en Europe. Mais il n'a pas encore ni le rayonnement ni l'impact d'un Picamoles ou d'un Galan. Son avenir est peut-être en 7… 3,5/10

Parra : Un match très bizarre pour l'ancien berjalien. Contré après 1m40 par Pietersen qui va marquer, en échec sur une pénalité largement à sa portée, il a tout de même assumé une bonne partie du jeu au pied de pression après les renvois. Reste qu'il a marqué le pas par rapport à l'animation offensive, comme le reste de l'équipe, et que lui non plus n'a pas su trouver la solution face à une défense pourtant habituelle des Sud'afs. 4/10

Remplacé par Doussain : Vrai bonne rentrée pour le Toulousain qui a apporté du punch au XV de France. 5/10

Talès : Il a commencé son match comme il l'avait fait face aux All-Blacks, en alternant parfaitement jeu avant contact et attaque de ligne. Et puis la défense sud-africaine et le manque de solution autour de lui on conduit l'ouvreur du Xv de France à tenter de mettre en place un jeu au pied de pression avec des chandelles. Un échec. Son seul jeu au pied par dessus, qui aurait certainement été la solution face à cette défense ultra-agressive a été un peu raté. Derrière, il fait un peu avec les ballons qu'il a : quand on joue en avançant, il est un animateur de grande qualité et un ouvreur de niveau international. Dès que l'équipe recule, autant le dire tout de suite, il ne sera jamais un Wilkinson dans l'occupation et l'inversion de pression. Très correct en défense à tel point que les Boks ont rapidement cessé d'attaquer dans sa zone, c'est un match où le Castrais continue à apprendre. 4,5/10

Guitoune : Pour une deuxième sélection, il joue face à l'un des meilleurs du monde. Et il n'a pas à rougir de sa préstation. Il se permet même de montrer à Bryan qui est Raoul en le tirant par la peau du cou en touche (50'). Au final, il aura beaucoup couru, rarement été servi mais pourra dire qu'il n'aura pas été le témoin privilégié du 54ème essai international d'Habana. Pas mal. 5/10

Fritz : A peu près autant de plaquages que de pétage dans la courge sur des retour-intés. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut, sans trembler un peu du stylo, coucher son nom dans la colonne des incontournables du XV de France. Non mais sans déconner ! Regardez son match face aux Boks et dites moi en quoi Florian Fritz apporte plus au centre que si on y avait collé Lauret, Nyanga ou n'importe quel 3ème barre ? C'est un vrai coffre, que dis-je, un cimetière à ballon. Alors oui, défensivement, c'est super, il met des timbres à la Terre entière. Mais sur les 3 matchs, la France à environ 60% de la possession. Pourquoi mettre un destructeur quand on peine tant à faire ?! A si seulement on avait un jeune premier centre qui avait un peu de ballon. Oh… Wait ?! 3/10

Remplacé par Bastareaud qui une nouvelle fois à gagné tous ses duels. Offensifs, défensifs… Le tout en étant peut-être moins affuté que jamais. Je souffre de le voir sur le banc, mais franchement, à ce niveau d'investissement hors-terrain, c'est dur de le récompenser. Parce que sur le pré, quel guerrier. 4,5/10

Fofana : La différence entre lui et Fritz, c'est que le clermontois franchit. Mais c'est à peu près le même constat : il ne lâche pas un ballon. Seulement, à partir du moment où c'est le seul derrière à casser la ligne et à gagner la ligne d'avantage systématiquement, il devient incontournable. 4/10

Huget : Sauve un essai, en marque un, manque un doublé d'un rebond... Se propose et apporte des solutions. Il n'a pas grand chose à reprocher à Huget sur ce match. Il fait avec toutes les bribes d'occasion qu'il a. 6/10

Dulin : Il a des fourmis dans les jambes et tente des relances de partout. Il est très sur sous les ballons hauts et est souvent bien placé. Là encore, pas grand chose à retenir en défaveur de Dulin. Je continue de penser que ça n'est pas le meilleur 15 Français, mais il tend à me prouver le contraire de sélection en sélection. Bon après il ne lâche pas une gonfle non plus… Ce qui fait beaucoup pour une seule et unique ligne de 3/4… 5/10

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France-Nouvelle Zélande (19 - 26) : les notes des joueurs

9 Novembre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

France-Nouvelle Zélande (19 - 26) : les notes des joueurs

On avait prévu une dérouillé, on pensait de manière quasi-unanime que les Blacks étaient invincibles et même le simple fait d'évoquer un résultat des Bleus était la source des vannes les plus minables. Et pour vous dire la vérité, ça me gavait sévèrement. Pas que la Nouvelle-Zélande ne me faisait pas peur, mais cette unanimité ne faisait vraiment bon ménage avec mon esprit de contradiction. Et puis ça me cassait les bonbons d'entendre qu'on était nuls. Partout, tout le temps, de tout le monde.

Au terme d'un match courageux et qui laisse un gout amer au vu de l'investissement des Bleus, voici les notes du match. Des notes clémentes, mais qui sont le reflets de comment j'ai vécu le match. Si la défaite est un peu sévère, les joueurs ont été courageux et largement au dessus de mes (vos ?) attentes. D'où les bonnes notes :

  • Forestier : Il a été courageux en défense, solide en mêlée fermée, et si les Bleus ont réussi à tenir le choc dans le combat sur la première période, c'est en partie grâce à son pilier. Remplacé par Debaty (60ème). 5/10

  • Kayser : comme souvent propre sur la touche et solide en mêlée, il compose avec son relatif manque de puissance en proposant une grosse activité. Remplacé par D. Szarzewski (52ème). 5/10

  • Mas : Enorme dans les rucks, il a su gagner son duel face à Woodcock. Encore un gros match du bus, qui ne semble plus capable de jouer 80min, mais qui reste un joueur qui a largement le niveau international. Remplacé par Slimani. 5,5/10

  • Papé : C'est clairement pas la même équipe de France avec ou sans son vieux grognard. Un match encore solide, pénible, rugueux. Il a livré une bataille magnifique avec Retallick 5,5/10

  • Maestri : Pénible comme toujours, on l'a moins vu que pendant le tournoi. Mais encore un bon match pour ce guerrier. 5/10 Remplacé par Vaahamahina à la 56ème.

  • Lauret : C'était la grosse interrogation de ce match. Mais Wenceslas a levé tous les doutes en quelques minutes. Omniprésent, puissant, il a parfois mal joué les coups après avoir passé les bras. Mais cette 4ème sélection restera peut-être comme la plus aboutie pour Lauret. Comme la plus prometteuse à coup sur 6,5/10

  • Dusautoir : Capitaine de devoir, le "Black Destroyer" n'a pas été aussi facile qu'a son habitude. Je l'ai senti, peut-être à tort, un peu emprunté. Tout simplement pas à son meilleur niveau. C'est aussi parce que j'attends énormément de lui. Enfin probablement. 5/10

  • Chouly : Alors oui, ça n'est pas Picamoles. Oui, il coute peut-être le match nul en talonnant à la main dans la dernière mêlée et en se faisant coffrer par Jane dans l'en-but. Oui ça n'est pas un 8 comme on voit partout, ça n'est ni Read ni personne d'autre. Mais bordel, c'est un monstre au soutien, c'est le capitaine de la touche qui n'a pas pris l'eau face au meilleur alignement du monde... Bref, pas un grand match, mais vraiment pas un match de merde ! 4,5/10

  • Parra : Pour un mec cramé, nul depuis le début de la saison et totalement aux fraises, il a finalement fait un match pas dégueu. Un contre sur Smith, 14points pour le positif. Une mêlée à 5 concédée un peu pour rien et quelques points laissés en route pour le négatif. Au final : un bon match. 6/10. Remplacé par Doussain à la 75ème.

  • Talès : Bon, je vais dire et expliquer des choses que des gens vont me démontrer fausses. Mais je m'en carre, ce sont mes notes. Je l'ai trouvé... très bon ! Non seulement il a su alterner les zones d'attaque, attaque la ligne lui même (et passer les bras 4 fois), il n'a pas loupé un plaquage malgré le harcèlement de Nonu et Smith, il est décisif sur l'essai tricolore, il franchit. Seul bémol ; son jeu au pied. Sans tomber dans l'excès de certains spécialiste du "rugby sauce Stade de France", il a n'a pas trop su trouver ses marques dans ce registre. 6,5/10

  • Médard : Une première période de qualité où il sauve un essai sur Jane (après 45 secondes), où il a remonté les ballons sur les renvois et réussi à casser 3 plaquages sur la même action avant de trouver Lauret... Mais il a un peu disparu des radars au retour des vestiaires au point de ne plus trop toucher la gonfle. 6/10

  • Fofana : Oui, c'est un coffre un ballon. Mais quelle intensité. Il a gagné son duel face à Smith. Et rien que ça, chapeau. Meilleur joueur sur le terrain ? Probablement juste après Dagg. Incontournable en Bleus. Malheureusement pour les Toulonnais. 6/10

  • Fritz : Il plaque avec la tête, met des plombs et défend comme un chien. Avec ses 9 plaquages il est meme le meilleur défenseur français. Et malgré une énorme frayeur sur son premier et dernier loupé sur Nonu, il s'est remis dans le match avec son caramel sur Dagg. Après son registre en attaque est bien plus limité. Ou les ballons qu'il a eu à jouer bien plus mauvais... Remplacé par Fickou (65ème). 5,5/10

  • Huget : Je suis peut-être un connard, mais Huget a-t-il gagné un duel autre que sur son coup de tronche dans le sternum de son adversaire ? Non parce qu'il a pris un nombre de reculade et de vent qui font un peu peur... Alors certes, Piutau a joué le match de sa vie en Blacks. Mais c'est le 4ème ailier des AB ! Huget est notre meilleur ailier (sur le papier) depuis 2ans. Ca n'est pas possible de voir un monde entre le Toulousain et son vis-à-vis comme ça ! Les deux essais sont sur son aile, et rien que pour ça... 3/10

  • Dulin : Il a pris quelques pets, mais il a été encore une fois tranchant, explosif, précieux au pied et décisif. Bref, encore un match de qualité pour le Castrais. Mais coupable sur le jeu au pied qui amène le deuxième essai kiwi, ça ne sera qu'un 5/10

Remplaçants :

  • Debaty : Le "Belge" a apporté du dynamisme et de l'explosivité. Il n'a pas été servi à quelques cm de la ligne au plus fort de la domination française... Dommage. 5/10

  • Szarzewski : Ses touches sont le gros point noir du Xv de France. Deux perdues en quelques secondes alors que les Bleus étaient à quelques encablures de l'en-but des All-Blacks, ça fait très mal. Mais après, sa capacité à rester debout et à avancer dans l'axe a fait du bien au XV de France. 5/10

  • Slimani : Une première délicate face à l'un des gauchers les plus sous-côté du monde, Crockett. Mais une première prometteuse. Enfin un peu de concurrence à droite ? Non noté.

  • Vahaamahina : Premier ballon, et il arrache la gonfle dans les bras de Retallick. Derrière il a été épais dans le combat, comme tous les avants français mais presque trop focalisé dans le soutien au large. Non noté.

  • Fickou : Décisif sur l'essai il manque quand même de gâcher un 3 contre un en tentant d'y aller seul. Le reste ? Pas énormément de ballons, puisque la fin de match sera un hommage aux poilus avec une énorme guerre des tranchées. Non noté.

Claassen : RAD. non noté.

Doussain : RAD. non noté.

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La Petite Histoire de... Jake LaMotta, le Taureau du Bronx

16 Octobre 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

Un film de Scorsese, deux livres de 500 pages, 6 combats contre le meilleur boxeur de l'Histoire de la catégorie Poids Moyen et une vie étalée dans la presse n'auront pas suffi à comprendre ce boxeur hors du temps. Pas vraiment Italien, totalement New-Yorkais, pas tout à fait mafieux mais loin d'être un brave gars… Voici la petite histoire de … Jake LaMotta, le Taureau du Bronx.

 

 

 

 

 

Etre amateur ? "Ca rapporte par un rond"

New York, là où tout commence pour Jake LaMotta. Comme son nom et comme sa trogne, son sang est italien. Et chez les LaMotta, on est pas venu aux USA pour la rigolade. La violence, c'est le quotidien de Jake. L'argent et la violence, encore et toujours...

Tout jeune, pour payer le loyer, son père organise des combats entre son fils et les gamins du quartier. Il force son propre fils à coller des danses aux mômes du coin pour une poignée de dollars. Et Jake est doué. Il faut dire qu'avec le nombre de bastons qu'il a à son actif, avec son frère ou avec d'autres, ses qualités arrivent vite aux oreilles des gérants des salles du quartier. Les portes des "gyms" s'ouvrent à lui. 

Jake gardera des traces de cette enfance étrange. Certainement plus profondes que celles que laisseront ses 106 combats pro.

Puisqu'il faut du blé, LaMotta le trouve là où il pousse : dans les magasins, chez les bookmakers et surtout dans les poches des autres. Il fait le coup de poing avec des copains et se destine tranquillement à une carrière de petite frappe. Alors, oui : c'est un piètre voleur et un délinquant minable. Mais c'est toujours utile d'avoir quelqu'un qui balance des droites de cow-boy quand ça se met à chauffer.

Un jour, un braquage de bookmaker tourne mal. C'est la folie totale. Ca crie, ça gueule. Il pète un plomb et allonge le bookie. Pas avec ses poings mais à grand coup de barre de fer. Il le cogne si fort qu'il est certain de l'avoir tué. Totalement paniqué, l'adolescent met un point final à son histoire avec la pègre du quartier.

A l'âge de 19ans, et parce qu'il a toujours besoin d'argent, Jake LaMotta passe pro, directement chez les grands. LaMotta, lucide, explique alors : « Être amateur, c’est gratifiant pour l’amour-propre. Dans la rue, des gens que je ne connaissais pas me lançaient un " Salut Jake " et, lorsque j’entrais dans la boutique, je savais que tout le monde, mecs et nanas, murmuraient : " C’est LaMotta, il a remporté la ceinture de Diamant. " Ouais ! Seulement, ça rapporte pas un rond. »

 

Le style "Raging Bull"

Les ronds. Encore et toujours le problème quand on vient d'une famille qui n'en a pas et qu'on vit dans un des pires quartiers de New York. Pour gagner de l'argent, il faut gagner ses combats.

Soyons clair : LaMotta n'a pas la talent de Robinson, n'a pas la puissance de Cerdan ou la boxe clinique de Tony Zell. Mais LaMotta à lui aussi son style. Une arme redoutable et qui fait de lui un combattant unique : il peut encaisser n'importe quoi, de n'importe qui.

Quand on lui parle de sa capacité à recevoir sans broncher, Jake déclare : « J'étais capable de convaincre mon corps que je pouvais tout encaisser et que personne ne pouvait me faire mal. Je pouvais être salement coupé. Avoir des points sur les yeux. Avoir le nez cassé. Avoir les mains cassées. Mais je n'ai jamais vraiment eu mal »

Cette faculté à se faire défoncer sans ciller, il va en faire son atout majeur. Puisqu'il ne recule pas, puisqu'il ne met pas un genou au sol, puisqu'il est indestructible, alors autant avancer. Avancer, encore. Avancer toujours. Un bulldozer de 72kilos qui emporte tout sur son passage. Qui ne laisse pas une seconde pour respirer à celui qui est monté en face. « Pourquoi je suis comme ça ? J'ai bossé dur. J'ai bossé plus dur que n'importe qui. Quand j'allais boxer à la salle, trois ou quatre rounds, j'avais l'habitude d'en faire 10 ou 20. »

 

Le premier combat face à Sugar Ray Robinson

Et ces heures de boulot vont payer. Avec un palmarès de 25 victoires, 2 nuls et 4 défaites (dont deux contestables contre Jimmy Reeves et notamment le 24 septembre 1941, où LaMotta envoie Reeves 4 fois au tapis dans le 10ème round), il peut enfin défier la référence mondiale de la catégorie, le grand Sugar Ray Robinson.

Le premier combat d'une longue série entre les deux hommes à lieu le 2 octobre 1942 à New York, dans un Madison Square Garden plein (12 784 spectateurs). LaMotta prend une leçon. Sur les 10 rounds, il en perd 7. Il encaisse, comme à son habitude, mais cette fois pas de révolte possible face à la boxe implacable de Robinson. Il reste sur ses pieds, et ça, c'est déjà une victoire face à Sugar. Robinson n'arrive pas à mettre LaMotta au tapis. Robinson le cogneur, 35 combats, 27 victoires par KO ou TKO se heurte à un petit rival sans talent.

 

L'heure de la revanche a sonné

Moins de 3 semaines après ce combat, LaMotta reprend confiance en dominant le vieux Bill McDowell et ses 241 combats au compteur. Mais il doit attendre 8 mois et 4 victoires de plus pour avoir droit à sa revanche. Nous sommes le 2 mai 1943, à l'Olympia Stadium de Detroit, devant 18930 personnes.

LaMotta fait son entrée sur le ring en premier, son peignoir panthère sur les épaules. Suit Robison, serein, sûr de lui. A peine la cloche sonne et déjà LaMotta est dans la garde de Robinson. Comme un taureau, il se rue sur son adversaire, ne le laisse pas respirer, l'assène de coups au corps et de directs. En face Robinson est dépassé. Pour la première fois de sa vie, son talent et sa puissance ne lui sont d'aucune aide. Il subit, tout simplement.

Au huitième round, et pour la première fois en 40 combats, Robinson va au tapis. Un enchainement crochet du droit au foie - uppercut du gauche au menton envoient Sugar valser dans les cordes. Surpris par la violence de l'assaut, il passe même à travers et chute dans la foule. Robinson se relève mais le combat est comme lui : plié. LaMotta vient de faire tomber le plus grand boxeur de l'Histoire. C'est la première et dernière fois qu'il arrivera à battre Robinson. Il perdra les 3, 4 5 et 6ème combats face à lui, mais qu'importe. LaMotta tient son combat référence. « J'ai tellement combattu contre Sugar Ray Robinson que c'est un miracle que je ne sois pas diabétique ».

La Petite Histoire de... Jake LaMotta, le Taureau du Bronx

Boxeur solitaire ou champion de la Mafia ?

Malgré tout son talent, malgré la peur qu'il inspire aux cadors de sa catégorie depuis sa victoire sur Robinson, malgré son style, le titre ne se présente toujours pas. Zale, le fils de la Nation est le détenteur de la ceinture, et il ne perdra pas contre une petite frappe du Bronx. Et puis un "rital", on en a déjà un : Rocky Graziano, le délinquant qui a découvert la boxe dans une prison militaire… On ne veut pas de LaMotta avec une ceinture. Et puis quoi encore ?

C'est alors que la pègre de New York intervient. Le marché est simple : s'il se couche contre Billy Fox, il aura sa chance mondiale. Seulement, se coucher, LaMotta ne sait pas faire. Et Billy Fox est un tocard. LaMotta racontera dans son livre : « Dans le premier round, je lui mets quelques directs et je vois ses yeux devenir vitreux. Mon Dieu ! Un ou deux coups et il va tomber ?! Je commence à paniquer : je suis sensé me faire battre par ce gars, mais je crois que je vais devoir le retenir pour qu'il reste sur ses pieds.»

Au quatrième round, LaMotta s'écroule. Il bluffe si mal que tout le stade comprend. « Si quelqu'un dans le Garden n'a pas compris ce qu'il se passait, c'est qu'il était ivre mort. »

Si la pègre est ravie de ce combat fructueux, la Commission athlétique de l'état de New York puis le FBI ne sont pas du même avis. La preuve de la tricherie est rapidement faite et LaMotta, le boxeur dont le nom est désormais lié à la Mafia est suspendu 7 mois. En larmes dans les vestiaires après le combat, le Taureau du Bronx a honte. Mais il tient sa chance mondiale.

Si quelqu'un dans le Garden n'a pas compris ce qu'il se passait, c'est qu'il était ivre mort.

La Petite Histoire de... Jake LaMotta, le Taureau du Bronx

Le titre et la gloire, la revanche de LaMotta

Le 16 juin 1949, Marcel Cerdan, le bombardier de Casablanca, champion du Monde des poids moyen, amant de la célèbre Edith Piaf et l'un des plus gros cogneur de l'Histoire, pose les pieds aux USA. Le combat a lieu dans des conditions difficiles pour le Français : suite au refus de NY, c'est dans un stade en plein air qu'aura lieu l'affrontement. La pluie, imprévue, pousse les organisateurs à repousser le combat de 24h. Un enfer pour LaMotta qui tourne en rond à l'hôtel.

Le combat est finalement organisé le lendemain. Mais alors que les combattants se préparent, le duel est avancé de 30min au tout dernier moment. Le champion en titre se contente d'un échauffement à la va-vite et rentre quasi-froid sur le ring.

Tout est neuf : les gants, les cordes, le tapis. Le tapis justement est un billard. A peine humide et il devient une vraie patinoire. Cerdan, surpris, glisse au premier round et se luxe gravement l'épaule. Cela prive le tricolore de son meilleur coup, son fameux crochet du gauche. De son coté, LaMotta, dans son style caractéristique ne lâche pas une seconde Cerdan. LaMotta, généreux mais un peu brouillon perd le 2ème, 3ème et 4ème round face à Cerdan. Les commentateurs affichent alors leurs doutes quand aux chances de victoire de LaMotta face à un Cerdan visiblement diminué. Mais Cerdan baisse peu à peu de rythme et le tempo imposé par LaMotta paye de round en round.

Au 10ème round, le bombardier est lessivé, son visage est tuméfié, son épaule le fait souffrir. Le coin de Cerdan jette l'éponge. LaMotta est champion du Monde. Il enlève ses gants doucement. Sa main gauche apparait alors : elle a triplé de volume. LaMotta lâche, l'air de rien « Je ne sais pas trop quand je me suis blessé… Peut-etre le 3 ou 4ème round. Je pense que c'est une fracture ». Malgré ça, Cerdan encaissera plus de 100 directs dans là 9ème reprise.

Je ne sais pas trop quand je me suis blessé… Peut-etre le 3 ou 4ème round. Je pense que c'est une fracture

La Petite Histoire de... Jake LaMotta, le Taureau du Bronx

Le Bronx dans la peau…

Le Bronx, l'enfer de Jake. Après ce titre, le plus dur commence pour LaMotta : arrivent rapidement la drogue, l'alcool, le divorce avec sa femme. S'il combat toujours et que les victoires s'enquillent, sa jalousie maladive et sa violence font exploser tous les liens qu'il a avec le monde "normal". Il bat presque à mort son meilleur ami qu'il soupçonne de coucher avec sa femme. Il boit de plus en plus… Le Bronx et tous les problèmes qui vont avec lui colle à la peau.

Il expliquera bien des années plus tard « Ma femme n'a jamais su que j'étais alcoolique jusqu'au soir où je suis rentré sobre ». En 5ans, il laisse tout exploser et met un terme à sa carrière sur une défaite, face à un boxeur moyen, Billy Kilgore.

Quand il se retourne sur sa carrière, LaMotta reste inébranlable de confiance : « J'ai défendu mon titre contre un Français, Laurent Dauthuille (1950), qui m'avait déjà battu. Il restait 23 secondes au chrono dans le dernier round et je ne pouvais pas gagner ce combat. Mais je l'ai mis au tapis et ils l'ont compté. J'étais déterminé à ne pas le perdre. Tout ce que vous avez à faire c'est d'y croire. Tout ce que vous avez à faire c'est d'y croire et rien de plus. Quand vous trouvez que c'est dur à faire, n'y croyez pas. Vous pouvez le faire. Tout. »

Tout, comme grandir dans une famille pauvre du pire quartier de New York et se sortir de la misère à la force des ses poings. Devenir champion du Monde grâce à la Mafia et le rester grâce à son talent. Ne pas avoir de qualités véritables mais entrer dans l'Histoire comme l'un des plus grands boxeurs de tous les temps. Jake LaMotta, le Taureau du Bronx, l'enfant terrible de la boxe poids moyen, le champion du Monde des losers, le meilleur ennemi du "Greatest" et celui qu'aucun boxeur ne pourra jamais égaler. Le Raging Bull, presque 94 ans, est toujours de ce monde. Car même en dehors du ring, il ne lâche jamais rien. Se coucher, ça n'est définitivement pas le genre de la maison…

NB : Jake Lamotta est finalement décédé à l'âge de 95ans, le 20 septembre 2017. 

Anecdotes que je n'ai pas pu glisser avant :

- Fraichement reconverti dans le métier d'acteur il tentera de convaincre Scorsese qu'il peut jouer son propre rôle dans "Raging Bull". Scorsese refuse et engage De Niro. Mais LaMotta, qui ne veut pas lâcher propose d'aider à former De Niro à la boxe. Robert De Niro s'entraine alors comme un vrai professionnel. LaMotta dira meme de lui :"De Niro est vraiment excellent. Je pense même qu'il fait partie des 20 meilleurs poids moyen du Monde". A tel point que dans le film, au moment de la séquence avec Joe Pesci (le frère de LaMotta), l'acteur brise une côte à son partenaire.

- LaMotta s'interdisait de faire l'amour les veilles de combat. Pire, il dormait avec sa femme, se comportait normalement comme pour l'amour, mais dès que l'excitation était trop forte, il plongeait son sexe dans une carafe d'eau pleine de glaçons. Cela, disait-il, lui permettait d'emmagasiner de la colère et de la frustration pour le combat.

- L'après carrière de LaMotta est à l'image de la vie débridée qu'il a connue : l'ouverture d'un club pas toujours clean, 8 mois de prison pour avoir fait danser (Striptease) une mineure de 15ans, l'alcoolisme, les tentatives pour devenir acteur, des femmes...

- LaMotta en chiffre : 106 combats, 83 victoires dont 30 par KO (28,3%), 19 défaites (dont 5 contre Robinson et 4 KO), 4 nuls, 869 rounds boxés. Il est classé comme le 52ème meilleur boxeur de tous les temps par le magazine "Ring". Un classement dominé par Sugar Ray Robinson...

Le résumé du match pour le titre de Jake LaMotta

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Antoine Guillamon : « Je suis totalement dégoûté »

30 Août 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Antoine Guillamon : « Je suis totalement dégoûté »

Chose rare, j'ai décidé de publier une entrevue. Elle aurait du être publiée sur l'équipe.fr mais le temps passe et l'entrevue n'aura plus de valeur dans quelques jours. Il va de soi qu'à la seconde (très hypothétique) où le papier sera publié, il sera supprimé de cette plate-forme.

Touché face à Bayonne, le Toulousain Antoine Guillamon (22ans, 1m93, 130kilos) devrait être absent 6 semaines suite à une fracture de la main. Une blessure qui tombe au plus mal pour l’un des meilleurs espoirs français à son poste. Convoqué par Saint-André pour la tournée en Argentine, alors qu’il évoluait encore à Lyon, Guillamon n’avait plus eu le même rayonnement depuis juin 2012 et son arrivée à Toulouse. Un vrai coup d’arrêt alors que le pilier droit semblait enfin revenir à son meilleur niveau.

Antoine, dans quel état d’esprit vous êtes après votre blessure ?

Je suis totalement dégoûté… Il n’y a jamais de bons moments mais là c’est la pire situation possible, se blesser comme ça. Après dans mon malheur, et c’est que je disais à mon président (René Bouscatel), c’est que je vais pouvoir continuer à travailler le foncier. Ça n’est pas le même type de blessure que Kakovin par exemple (rupture des ligaments croisées).

Et pourtant votre temps de jeu sur ce début de saison laissait augurer du meilleur pour vous.

Oui. Ça fait du bien de savoir que les entraîneurs ont confiance en moi et misent sur moi pour la saison à venir. Mais je ne voulais pas repartir sur les mêmes bases que l’année dernière. Et c'est pour ça j’ai totalement changé d’état d’esprit.

Qu’est-ce que vous entendez par « changer d’état d’esprit » ?

Quand je suis arrivé au Stade Toulousain, j’ai fait une erreur : je me suis cru arrivé, que j'avais fait le plus dur. Mais c’était une erreur. Inconsciemment je me suis peut-être laissé aller. Et c’est là que j’ai eu tort. J’aurais dû travailler encore plus.

Du point de vue de la blessure, quelle sera la durée de votre indisponibilité ?

J’en ai pour 6 à 8 semaines. Je sais que le club a tablé sur la durée la plus longue mais je pourrais revenir un peu plus tôt.

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Le billet du Pammiche #5 : analyse du 1er essai du Top14

22 Août 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche

Le premier essai de la saison restera dans l'Histoire comme celui de Yohan Audrin, l'ailier de Montpellier. L'idée a donc été de faire au mieux pour comprendre cet essai du MHR face à Toulon en remontant à la genèse de ce du 2 contre 1.


Comme tous les billets il est critiquable est subjectif mais voilà quoi...

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