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Les Petites Histoires du Sport

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France – Angleterre : la composition du XV de l’Angleterre

24 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

La composition du XV de la Rose est enfin tombée, aujourd'hui à 14H. Et c’est d’abord une première surprise : Moody annoncé titulaire n’est même pas dans la liste des 23. Le capitaine anglais souffre en effet toujours de son genou et c’est donc sagement qu’il à déclaré forfait à quelques minutes de l’annonce de la sélection de Martin Johnson. 

 

La seconde demie –surprise, c’est le retour du monstre Sheridan. Absent sur blessure contre l’Italie mais titulaire en club le week-end dernier, le pilier de Sale revient aux affaires pour répondre à la puissance de Mas. C’est donc le très bon Corbisiero qui sera sur le banc, Wilson touchant lui sont billet pour la maison.

 

On attaque comme toujours par une analyse de la composition, la tactique et enfin notre pronostique pour le match.

 

 

La composition :

 

 

Première ligne : Sheridan, Hartley, Cole.  

 

Pas de grosses surprises. Ils sont tous les 3 énormes, titulaires indiscutable en club et surtout extrêmement complémentaires. Sheridan et Cole les bouchers s’occupent des taches ingrates et des travaux pénibles. Hartley le coureur infatigable lui va venir se proposer à l’intérieur du 10 ou entre les centres pour venir exploser le premier rideau. Mais tout ce beau monde est largement plus sympa à la télé qu’en vrai. Attention, c’est du très lourd.

Thompson sur le banc pourra lui venir terminer le boulot en mêlée fermée.

 

Deuxième ligne : Deacon, Palmer.

 

Eux aussi parfaitement complémentaires, l’un est l’artiste et l’autre le besogneux. Mais les deux sautent à merveille. Puissant, actif et complètement fou sur les phases de conquête statique, ils sont aujourd’hui plus fort que O’Connell/O’Callaghan. Ils sont la "clé de voute" du paquet d'avant.

 

Troisième ligne : Haskell, Wood, Easter.

 

On connait bien Haskell, joueur du stade Français et on connait sa vitesse et sa puissance ravageuse. Capable de faire des sprints de 60 mètres dans le dernier ¼ d’heure, il est juste un poumon sur patte.

On connait aussi Easter, l’énorme camion-benne qui traine à l’arrière de la mêlée Anglaise. Ce gentil nounours de 120 kilos aime, pour faire avancer tout cette jolie petite famille de poète, se frayer un chemin dans la défense adverse à grands coups de buffet.

Mais celui qui est le plus méconnu n’en est pas moins l’un des plus redoutables du trio. Wood. Une pile électrique à la place du cœur, des sécateurs en guise de bras. Son activité n’a d’égale que son efficacité au plaquage. C’est seulement sa 3ème sélection mais il faut savoir qu’il a mis au placard Fourie (le protégé de Neil Back), Croft ou a fait oublier Moody…

 

Charnière : Youngs, Flood.

 

L’organe bicéphale anglais. Deux cerveaux, une seule et même pensée : celle de jouer et de jouer encore. C’est un merveilleux duo d’attaquant et de passeur. Capable de faire vivre le ballon a peu près n’importe comment, Youngs est la grande révélation de cette année 2010-2011 en Angleterre avec Ashton. La différence : un ailier de talent c’est bien, un 9 de talent c’est mieux. Il porte le « projet Johnson » sur ses épaules et il a poussé sur le banc des 9 comme Care, Ellis ou encore Perry ou Wigglesworth.

A ses cotés Flood : le protégé de Wilkinson pendant des années à Newcastle. Il a appris du maitre et l’a dépassé. Dans un registre qui n’a rien a voir, il a appris les bases du poste avec le meilleur du monde : défense occupation efficacité. A cela il a apporté sa touche personnelle : passe de 15mètres, inspiration, prises d’intervalles. Et ce mélange donne quoi ? Un 10 idéal au service d’un jeu porté sur l’attaque.

 

 

Centres : Hape, Tindall.

 

Registre plus ou moins physico-physique avec ses deux belles mules. La différence entre les deux, Hape sait faire une passe. Hape c’est lui aussi l’une des révélations de cette année rugby en Angleterre. Révélé à Bath, il quitte sa station thermale pour le « chaleureux » club des London Irish. Tindall, c’est l’âne bâté de cette équipe. Il est là pour mettre des cachous, des caramels, des tampons, des timbres… Mais a part ça…  A eux deux ils forment un paire de centre franchement difficile à maitriser et Jauzion devra se méfier sur les extérieurs à ne pas se laisser surprendre par l’impression de nonchalance dégagé par Hape : c’est du talent à l’état brut.

 

 

Ailiers : Ashton, Cueto

 

Bon alors voilà, Ashton est la nouvelle pépite du rugby mondial. On le sait, on l’a tous bien vu (et surtout les Italiens), il est omniprésent, se propose partout et tout le temps, vient jouer avec ses gros, avec son 10, avec son ailier opposé, avec les supportrices du 7ème rang… Il est imprévisible et d’une vitesse démentielle. Il est puissant et plus que tout : il est en confiance. Son duel avec Médard n’aura pas lieux mais de toute façon c’est peut-être mieux comme ça.

Mais en réalité, le vrai danger serait de penser qu’Ashton est le meilleur ailier du Xv de la Rose. Le meilleur ca n’est pas lui. Le plus fort, c’est Cueto. Un temps essayé au centre, le poste où il s’épanoui aujourd’hui, c’est l’aile gauche. Mais attention : il est meilleur non pas parce qu’il marque plus d’essai court plus vite ou met plus de plaquage. Non : il est meilleur car il rend les autres meilleur. Il se propose toujours quand il faut et où il faut, ne fait quasiment jamais d’erreur et avance toujours. Les deux sont les ailiers les plus toxiques d’Europe.

 

 

Arrière : Foden.  

 

On fini par celui qui est aujourd’hui le joueur européen le plus talentueux. Il sait tout faire. Je n’en fait pas des caisses mais attention à lui. C’est le genre de joueur qu’on croise 1 ou 2 fois par génération.

 

 

Remplaçants: Corbisiero, Thompson, Shaw, Fourie, Care, Wilkinson, Banahan.

 

De la puissance à tous les étages, aussi bien pour Fourie, Banahan, Thomspon ou Shaw. Et l’expérience de Wilkinson, Shaw, Thompson ou même Care pourrait faire pencher la balance du coté Anglais passé l’heure de jeu.

 

 

La physionomie du match :

 

Cela va se résumer à quelques points simples coté Anglais : gagner les duels pour gagner la ligne d’avantage et créer une dynamique d’avancée, libérer les balles rapidement sans se faire pourrir les ballons par les bleus, gagner les touches et rester solide en mêlée. Si ils arrivent à faire ça, cela s’annonce très dur pour les bleus. Ils ne vont probablement pas chercher à occuper le terrain mais plus a étirer la défense sur des balles en zone 3 et des longs, très longs temps de jeu.

La solution pour les bleus : rester très loin chez les Anglais, jouer le contre et les ballons de récupérations (on parle aussi de turnovers pour faire nos stars) à fond et surtout, surtout, ne pas louper de plaquages. Au moindre plaquage loupé, la machine a broyer anglaise va se mettre en marche et la dynamique est innarétable à moins de faire faute.

 

Ce qui est très impressionant chez ces Anglais, c’est qu’il ne révolutionne pas le jeu. Ils jouent simple : premier temps de jeu/Sortie même sens/prise du milieu de terrain avec un joueur qui vient se proposer autour du 10/ Sortie en Z3/renversement/ prise du milieu avec un gros ou un ailier autour du 10/Z3… Et cela suffit à créer des décalages énormes si l’équipe en face subit les plaquages.

 

La clé du match : gagner les duels en un contre un et surtout ne pas reculer.

 

 

Le pronostique :

 

Et là c’est le vrai moment délicat de cet article. Que faire : le cœur ou la raison ?

 

Et bien au diable la raison : j’annonce une victoire des bleus ! Une victoire à l’ancienne : 3 à 0. 5 bagarres et 4 cartons rouges plus tard, sur une pénalité de Chabal (j’ai dit qu’il allait être déterminant non ?!) l’équipe de France emporte une victoire illogique et immérité, sur à un arbitrage honteux et farouchement anti-anglais. En représailles, l’IRB sanctionnera à postériori Mas et Dusautoir pour des fourchettes et comme moyen de preuve utiliserons le témoignage d’un spectateur assis au 47ème rang. Ils prendront 4ans de suspensions et Lapasset se félicitera de sa réélection à la tête de l’IRB.

 

Allez Les bleus ! Et comme le voudrait quelques techniciens de haut-vol : « c’est chandelle et dessous ? Carte Blanche ! »

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XV de France : La composition officielle contre l’Angleterre.

22 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

Le Crunch se profile. Et avec lui, le traditionnel pique-nique de Twickenham. Les anglais ont déjà préparés leurs jolis souliers du dimanche et leurs magnifiques cravates. Ils parlent à l’avance de « good game », de « ruckings » et de « put-and-under ». Ils espèrent voir le XV de la Rose triompher sur le son mélancolique de Swing Lord Sweet Charriot. Probablement que le bon vieux jeu à 0 passe leur manque un peu, mais peu importe le flacon du match pourvu qu’on ai l’ivresse de la victoire.

Ils ont peut-être même prévu de prendre le thé juste avant le match… En fait, non, oubliez ça : les vendeurs de bière de la région tout entière se frottent déjà les mains et les quelques rares excentriques qui ne boiront pas de houblon cartonnerons au cidre brut.

Les maillots blancs seront de sortie et quelques poignées de supporter tricolores irons la bas pour ne pas laisser nos petits bleus tout seul.

 

Ca sent la poudre et le contexte est peut-être encore plus explosif : qui des deux équipes pourra asseoir sa domination sur le rugby européen une année de coupe du monde ?

 

Sans plus de préambule, la composition officielle de l’équipe de France qui affrontera l’équipe d’Angleterre.

 

 

Première ligne :

 

Domingo – Servat – Mas : On ne change pas une équipe qui avance. C’est sans surprise que la première ligne la plus puissante du monde à l’heure actuelle est reconduite. Bon, ils vont avoir un boulot monstre contre la plus belle mêlée de toutes les équipes qu’ils ont affrontées depuis au moins 3 ans… Les assassins silencieux contre les indestructibles. Voila une belle affiche pour les amoureux du combat de première ligne. J’en suis tout émoustillé.

 

Deuxième ligne :

 

Nallet – Pierre : La encore pas de vrai surprise. Thion aurait pu aussi être titulaire pour répondre à la puissance animale des rosbeefs, mais Julien Pierre à de plus en plus de crédit dans cette formation tricolore. Une deuxième ligne pénible qui devra faire dans le très grand match pour répondre au défi air-sol du duo Palmer-Deacon. Pierre joue gros, lui qui est en balance avec le massif joueur du BO.

 

3ème ligne :

 

Dusautoir- Chabal – Harinordoquy : On fait encore dans le puissant. Si Bonnaire aurait eu sa place sur le terrain pour répondre à l’alignement en touche Anglais, c’est Chabal qui lui a été préféré pour rendre coup pour coup à Nick Easter le bulldozer. Alors oui, la 3ème barre française à fière allure. Mais l’issue du match repose presque toute entière sur la capacité qu’a cette 3ème ligne à répondre à la puissance, la mobilité et la disponibilité de la 3ème ligne Anglaise. Et pour l’instant, ce n’est pas vraiment le cas. Croft, Wood, Moody, Easter et Fourie sont les seuls européens à pouvoir jouer les yeux dans les yeux avec les nations du sud et les Brussow, Elsom, McCaw, Burger et autre Read… C’est dire le niveau stratosphérique qu’ils ont en ce moment.

Chabal en 8, encadré par Dusautoir et Harinordoquy c’est du très bon et surtout du très puissant. Mais attention à ne pas sous-estimer la capacité de mobilité des Anglais et surtout, une équipe avec seulement 3 sauteurs (Harinordoquy, Pierre, Chabal) ca peut inquiéter.

 

 

Charnière :

 

Yachvili – Trinh-Duc : C’est la grosse information de cette journée ! Parra n’est plus intouchable. Il paie ses match très moyen et c’est tout naturellement que Dimitri Yach’ lui est préféré. Il faut dire que le biarrot est une sorte de gri-gri anti-anglais puisqu’il a toujours sorti de grand match contre la perfide Albion. A ses cotés, FTD est reconduit. Il est le seul 10 tricolore de cette liste alors on ne va pas franchement parler de surprises. Mais il risque de se voir défier par Hape et Easter tout le match et on va vite voir si François est un bon 10, ou un excellent 10.

 

 

Ailiers :

 

Clerc – Huguet : C’est un peu la grande inconnue… Arriveront-ils à rivaliser avec la terrible armada Anglaise Cueto-Foden-Ashton ? Huguet saura t-il hisser son niveau de jeu ? Ashton pourra-t-il être contrôlé par Clerc ? Les ailiers français vont-ils avoir des sous-nombres défensifs à jouer tout le match ? C’est à coup sur l’un des postes les plus exposé et là où le défi sera le plus sauvage : la moindre erreur se paiera cash et la rigueur sera de mise pour ne pas voir un match cauchemar se profilé dès les premiers instant du match. Clerc remplace numériquement Poitrenaud puni mais il devra essayer de s’accrocher tout le match contre un joueur plus en forme et probablement le meilleur joueur du tournoi jusqu’à maintenant.

 

Centres :

 

Jauzion – Rougerie : là aussi c’est une surprise. Pour contrer la puissance de Hape et de Tindall Lièvremont s’est parfaitement adapté en mettant Jauzion le tracteur et Rougerie le bouffeur d’espaces. Rougerie/Jauzion .Vs. Tindall/Hape : le duel des Percherons… Ca ne jouera pas spécialement sur l’évitement et le défi sera explosif. Les français semble un peu derrière mais pas non plus à des années lumières de leurs vis-à-vis. Un gros match en perspective au milieu de terrain.

 

Arrière :  

 

Médard : On l’attendait à une aile et c’est en 15 que l’arme fatale des bleus devra s’exprimer. Il doit réussir le difficile amalgame entre rester imprévisible mais ne pas se laisser griser par la fougue. Il doit être sur sous les ballons hauts, et capable de relancer. Il doit pouvoir faire du Poitrenaud  sans se perdre dans du hourra rugby. Un match épais l’attend même si les anglais ne bombardent plus aussi méthodiquement le 15 adverse, il sera tester soyez en sur.

 

Le banc :

 

Guirado, Marconnet, Thion, Bonnaire, Parra, Traille, Poitrenaud : du très lourd (Thion, Marconnet, Bonnaire) et du polyvalent (Traille, Poitrenaud, Marconnet, Bonnaire) qui permettrait de palier à tout défaillance du 1 au 15. Mais pas vraiment d’impact player et pas vraiment de solution pour faire basculer un match. Si Parra ou Poitrenaud peuvent amener de la folie, il ne faudrait pas devoir remonter un déficit de points dans les 20 dernières minutes car ici, rien de quoi faire basculer un match sur un exploit individuel…

 

 

Conclusion :

 

Pas vraiment de surprise dans cette composition : au vue des matchs transparents de Bonnaire, Parra ou Poitrenaud et surtout au vue de la puissance de Hape, l’équipe de France avait deux solution. La première s’adapter, la seconde aligner la même équipe et jouer la carte de la continuité. Et c’est plutôt la première option qui a été adoptée : Clerc pour contrôler Ashton, Jauzion pour répondre à Hape, Chabal pour prendre l’ascendant sur Easter, Yachvili pour amener de la vitesse et contrer celle de Youngs.

Le banc tricolore est solide et complet, complémentaire. Mais, mis à part la première ligne, chaque duel sur le papier semble dur a gagner… Alors un match ne se joue pas sur le papier, c’est vrai. Mais pour gagner un match il faut gagner ses duels. Et je ne vois pas comment on pourra le faire. Aucun joueur Anglais ne semble en dessous, aucune défense ne les a gênés, aucune attaque déstabilisé. Si ! une : une attaque a tout va, désorganisé, comme un baroud d’honneur lancé par des vagues galloise pleine de vitesse et de folie.  

 

L’homme qui peut faire la différence : Chabal. Alors oui, on attend les « ouuuuuhhh », on redoute déjà l’énorme battage autour de Chabal l’homme des cavernes, Chabal la cartouche, Chabal le mangeur d’enfant… On va avoir le droit aux pubs Urgo, à sa statue au musée Grévin, a ses grimaces et ses tics nerveux d’avant match. On va peut être même avoir le droit à ses ralentis du temps où il jouait à Sale, où il explosait Masoe, où il pétait la mâchoire de Williams. Et les supporters avec des perruques, et les guignols de l’info, et les néophytes relou qui demanderont, avec l’’espoir fébrile d’apprendre qu’il a participé à un génocide de hamster ou au massacre sanglant d’une quelconque bataille, « Alors…Chabal ? ».

Mais en vrai, si il y a un joueur qui aime jouer les anglais et leur rentrer dans la tronche, si il y a un joueur qui répondra  présent dans le défi et dans la puissance, si il y a un joueur qui doit faire un grand match pour faire exploser le verrou de Twickenham, c’est lui. Sa puissance est réelle, son sens du combat et du déplacement est toujours plus intéressant et surtout, sa complémentarité avec Harinordoquy est évidente. A l’un les grands espaces, les courses folles et le jeu de 3/4, à l’autre la mine et le mastic. Au basque les airs, au Francilien d’adoption les charges pachydermiques et les raffuts de plantigrade. Sebastien si tu nous lis : sort un grand match, que Swing Lord Sweet Charriot ne résonne plus jamais dans l’enceinte de ce stade maudit.

 

Messieurs les Anglais : nous vous haïssons. Et pour ce que vous nous avez fait aux batailles de Sydney en l’an de Grâce 2003 et surtout de Saint-Denis en 2007, nous allons briser vos rêves de grand chelem.

 

Allez les bleus : Pour ne pas revivre un autre Azincourt, ne laissons pas les Anglais nous marche dessus. Et comme dirait un homme dont je tairais le nom, si jamais ca tourne mal : « On pose le ballon et on joue avec les poings ». Ca n’est pas très pro, mais que ce ferait du bien !

 

  

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Top 14 : les résultats de la 19ème journée

21 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

Retour sur la 19ème journée du Top 14 :

 

 

19e Journée


SU Agen

23 - 13

Toulon


Toulouse

23 - 19

Biarritz Olympique

 

ASM Clermont Auvergne

24 - 19

Aviron Bayonnais


La Rochelle

24 - 32

Racing Métro 92


Castres Olympique

43 - 29

Montpellier


Bourgoin

15 - 32

Perpignan


Brive

26 - 10

Stade Français

 

 

Et on va commencer, une fois n’est pas coutume, par le dernier mach en date : Agen – RCT. Les joueurs de la rade étaient venus pour prendre des points. Ils repartent avec un 0 pointé. Le bonus défensif leur échappe, eux qui pouvaient légitimement viser la victoire. Mais les agenais courageux, parfois à la limite de la règle mais largement plus volontaires remportent une victoire de prestige. 23-13, score final, et ce malgré 10 minutes passées à 14 pour locaux. Trop approximatif sur leurs lancements de jeu, les varois s’inclinent logiquement face à une équipe tout de même prenable.

Au classement Agen se relance complètement et sort de la zone rouge. De son coté, Toulon laisse filer des points importants en vue d’une qualification direct pour les demies.

 

Et on passe du Lot-et-Garonne vers la Haute Garonne avec la réception du BO par le leader toulousain. Un match que les basques ont eu à leur portée 70 minutes durant, menant rapidement 10 à 0 sur un contre plein d’opportunisme et de réussite de Faure et surtout de Balshaw. Les biarrots peuvent nourrir des regrets. Menant presque tout le match malgré des intentions toulousaines, les rouges et blancs cèdent dans les 10 dernières minutes suite à l’entrée de Bézy (passeur décisif sur l’essai très moche de Toulouse : chandelle tapée dans l’en but adverse, cafouillage, hors jeu et plongeon) et surtout buteur décisif avec 5 points capitaux. Heymans très en jambe Samedi sort un match estampillé « international » (un essai, des relances, des franchissements, de la vitesse) pour offrir, avec ses petits camarades, un match plaisant et plutôt ouvert malgré des conditions climatiques très pénibles. Michalak très emprunté et souvent à la faute à pourtant montré qu’il avait un talent intact malgré son repositionnement continuel (9 ou 10 / 10 ou 9/ 9 et 10…). Les toulousains confortent leur première place quand le BO sort de deux déplacement délicats avec un seul point de bonus.

 

L’autre club du pays basque, les bayonnais, se déplaçaient eux du coté de Clermont. Et c’est le fameux « traquenard du pottok » qui a longtemps menacé les Jaunards. Auteurs d’un début de match catastrophique, les hommes de Vern Cotter ont eu toutes les peines du monde pour se défaire d’une solide équipe de l’Aviron Bayonnais. Les champions en titre peuvent remercier l’arbitre du match, Mr Lafond, pour avoir mis deux cartons jaunes à Haare et Lacroix. C’est en effet réduits à 14 que les basques vont encaisser 11 points. Score final 24 à 19, mais que les clermontois ont eu peur. Ils restent invaincus à domicile.

Au classement Clermont avance et Bayonne recule. Les uns jouent encore les places qualificatives directes, les autres jouent encore les barrages… Et pourtant seulement 4 points les séparent. C’est dire la folie de ce classement.

 

Autre équipe difficile à manœuvrer chez elle : La Rochelle. Victorieuse de Clermont et de Castres dans son antre, les rochelais recevait une équipe qui fait peur : le Racing. Privés de Chabal et de Nallet mais aussi de Dellape, Bergamasco, Masi ou encore Festucchia, les franciliens avaient tout de même sortis la grosse artillerie derrière : Durand, Wisniewski, Fall, Bobo, Steyn, Chavancy et Hernandez. Et malheureusement, les rochelais vont laisser passer un point précieux à la dernière seconde. Largement dominés durant 60min, les charentais revenaient dans le match par le pied de Dambielle et surtout par l’essai accordé à ce même Dambielle après vidéo. Mais hélas, un dernier coup de pied raté qui se perd dans le vent de l’atlantique et c’est tout le stade Deflandre qui râle… Pas de bonus défensif pour les rochelais qui vont commencer à sérieusement regarder en arrière, eux qui touche du doigt la pro D2. Ils sont les seuls à espérer encore se sauver à ne prendre aucun point. La racing, lui, conforte sa deuxième place.

 

Nous ne reviendrons pas sur le lymphatique Brive-Paris qui voit la victoire des brivistes et qui met un peu plus la pression sur La Rochelle. Pour plus d’info, http://lespetiteshitsoiresdusport.over-blog.net/article-brive-paris-une-bouillie-de-rugby-67564840.html

 

Et nous passons aux deux gros scores du week-end. Coté perpignanais, Edmonds en 10, Hume en 12 et l’excellent Michel en 13, les catalans n’avaient presque aucun repère collectif. Mais face à Bourgoin, qu’importe… Les isérois courageux mais sans plus aucun joueur capable de franchir seul, ils ont subis la loi de la puissance des sangs et or. Un seul essai pour ce match qui comptera quand même presque 50 points marqués. Mais c’est le pied de Porical et le tout nouveau buteur Germain, très bon dans son rôle de buteur qui ont assurés le scoring. Au sujet de Germain, son entraineur dit de lui qu’il a un pied en or. Ca ne suffira pas à cette équipe du CSBJ qui perd encore. Au classement le CSBJ est foutu. A l’inverse Perpignan cède sa place de premier des derniers à Paris et reprend un peu espoir en vue d’une qualification pour les barrages… allez rien qu’un peu.

 

Et on fini par le feu d’artifice de Castres-Montpellier. Une orgie de jeu, de réussite et de lancement de jeu. Pas moins de 9 essais dans ce match avec notamment un récital des ailiers Castrais (doublé de Andreu, essai d’Audrin). Presque 80 points de marqués, peu de coups de sifflets et surtout du jeu a outrance. Du beau spectacle que les puristes trouveront indigne du top 14 (pas de défense, des conquêtes battus d’avance sur les lancements de jeu adverses…) mais au diable les adeptes d’un rugby robotique ! C’était un match plaisant et même plus, un beau match ! Au classement cette défait fait mal au MHR qui cède pour la première fois sa place qualificative directe au Racing. Castres, eux, se frottent les mains : ils n’ont pas d’internationaux, pas de coupe d’Europe et ils ne sont qu’a 6 points du sésame des demies.

 

Le classement en chiffre ? Le voila !

 

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

64

19

13

1

5

525

350

175

2

Racing Métro 92

57

19

12

2

5

449

374

75

3

ASM Clermont Auvergne

53

19

11

0

8

444

334

110

4

Montpellier

52

19

11

1

7

425

353

72

5

Castres Olympique

51

19

10

1

8

462

378

84

6

Aviron Bayonnais

49

19

11

0

8

389

360

29

7

Toulon

49

19

11

0

8

391

357

34

8

Biarritz Olympique

49

19

10

1

8

439

398

41

9

Perpignan

45

19

9

3

7

389

386

3

10

Stade Français

44

19

9

1

9

450

405

45

11

SU Agen

32

19

7

1

11

346

517

-171

12

Brive

31

19

5

2

12

326

411

-85

13

La Rochelle

28

19

5

1

13

355

472

-117

14

Bourgoin

5

19

2

0

17

270

565

-295

 

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Les (petites) informations de la journée rugby

21 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Aujourd'hui deux informations majeures sont tombés : 

 

La première nous vient de l'autre bout du monde, en Afrique du Sud. C'est officiel, le monstre Botha est en route pour le Top 14. Et c'est dans la charmante ville de... Toulon ! Entre Giteau, Botha et Henson, les recrues sont déjà énorme alors que le marché n'est officielement toujours pas ouvert...

 

L'autre information est bien moins réjouissante. A Bourgoin, les choses vont de mal en pis. Condamné à la pro D2 sportivement (à moins d'un miracle), il se pourrait en plus que le CSBJ doivent passer par la case fédérale. La réunion tant espérée devait apportée des garanties et elle n'a débouchée sur rien de concret de la part des collectivité térritoriales. Gaston Maulin commence à être a court de solution, et il lui reste à peine 20 jours pour réunir 1,5 millions d'€...

 

Du point de vue des transferts, c'est le jeune pilier Kotze (en provenance d'aurillac) qui vient de donner son accord à Clermont pour rejoindre les champions en titre l'année prochaine.

 

Enfin Jerry Collins est sur le marché. Non prolongé par son club des Ospreys, le puissant Néo-zed fait, parait-il, les yeux doux à quelques clubs du top 14 où il est deja passé du coté de Toulon.  

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Brive - Paris : une bouillie de rugby...

19 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

L’avant match :

 

Hier soir, le stade Amédée-Domenech (aucun rapport avec l’ancien sélectionneur des bleus, pas la peine de prendre un billet de train direction le Limousin pour aller souiller le stade de Brive la Gaillarde) était le théâtre du premier match de cette 19ème journée de Top 14.

 

Amputée par le départ de certains internationaux (Parisse, Haskell, Palmé), affaiblit par l’absence de quelques blessés (Arias, Bergamasco, Szarzewski, Bonfils, Liebenberg) et devant composer avec le suspendu (Beauxis), c’est une équipe un peu expérimentale qui débarquait en Corrèze pour le Stade Français. En effet, Papé reconduit en 8, le tout jeune Plisson à l’ouverture et un banc très inexpérimenté (Briatte, Slimani, Weber, Bonneval) soit autant de bonnes excuses pour justifier de ce qui va suivre.

 

Côté briviste, les deux meilleurs joueurs des lignes arrière pas titulaires (Estebanez sur le banc, Palisson en tribunes, blessé au poignet) et le paquet d’avant très expérimenté mais toujours sans certitudes, faisait cogiter une équipe au bord de la crise. Une défaite plongerait irrémédiablement le club vers la ProD2. Une relégation que se faisait d'ailleurs plus menaçante que jamais avant la réception d’une équipe en forme.

 

L’enjeu du match :

 

Pour les parisiens se donner encore une chance de croire à la qualification en prenant des points chez un mal classé et par la même occasion ramener le scalp d’une équipe qui les avait battus à Charlety il y a de cela 4mois. En face, les choses sont simples : chaque match à domicile perdu verrait la relégation se rapprocher. Il fallait des points pour les deux équipes et la défaite serait synonyme, pour les deux formations, d’une suite de saison très délicate.

 

Du point de vue de la « forme du moment », Brive restait sur une cruelle défaite contre l’ogre Toulonnais mais remontait la pente (au moins dans les intentions et la volonté) depuis un match nul arraché contre le Racing. Une victoire contre l’ennemi clermontois et un match sans démériter contre l’Usap avait marqués les esprits entre le mois de Janvier et celui de Février… Reste cette résurgence symptomatique d’une équipe en grosse difficulté avec ce match bâclé contre Bayonne qui reste la dernière défaite en date à domicile des Brivistes.

En face, les parisiens restent une sur une très bonne série : grosse victoires contre Toulouse, très bon match contre Biarritz, une victoire et un nul à l’extérieur contre La Rochelle et Bourgoin. Mais eux aussi ont connus la défaite au cours de leur dernier déplacement, et pas des moindres : une déculottée reçue par le Castres Olympique.

 

C’est donc dans une atmosphère franchement tendue que débutait cette rencontre.

 

 

Le match en lui même :

 

Les premières minutes du match nous ont vite données la couleur : indiscipline, faute de main, incapacité à créer, grosses erreurs individuels. Et le reste du match sera au diapason de cette bouillie de rugby que les deux équipes nous offriront jusqu’à la fin.

Le CAB ouvre la marque par le pied de Caminati, le puissant arrière venu de Nice. En face le stade réplique par un essai d'une laideur sans nom : suite à une pénalité sifflée contre Brive alors que la première faute était un en-avant parisien non signalé, la touche est trouvée par Plisson à 15 mètres de l’en-but. L’alignement dévie le ballon et Boussès (rentré temporairement pour permettre à Tiesi le chat noir de se faire soigner) vient défier plein fer. La balle ressort même sens et c’est au tour de Roncero (qu’est ce qu’il fichait dans la ligne allez savoir…) de venir défier la défense sur la ligne des 22m, à 15m de la ligne de touche. Dupuy ressort la balle même sens et fixe les deux défenseurs (grâce à l’erreur de benjamin de Caminati qui cherche à jouer la carotte alors qu’il laisse complètement seul son vis-à-vis) et décale Phillips qui va marquer. Cette action est symptomatique de plusieurs choses 

 

- l’arbitre de touche n’a pas été d’une grande aide à son arbitre de champ tout au long du match. Son erreur sur l’en-avant coute un essai à Brive. Cet "abandon" sera même remarqué par l'abritre de champ qui l'engueulera bien comme il faut...Merci au micro canal de nous permettre de savoir tout ca.     

- Le manque d’imagination et d’organisation des parisiens : Roncero dans la ligne, Boussès plein fer au milieu du terrain, Dupuy qui porte trop la balle (même si cette fois cela à fonctionné). Tout le match, les avants seront dans la ligne, Dupuy ne lachera que trop peu de ballon dans de bonnes conditions… En bref : c’était le bordel.

- La naïveté défensive des brivistes qui ne se redistribuent pas même sens, qui loupent des plaquages, qui oublient les montées. On n'est pas la 4ème plus mauvaise défense de France pour rien... 

 

Mais la conséquence la plus importante du match résulte aussi de cette action : sur la percussion de Boussès, Cooke l’un des meilleurs Coujoux jusqu’à là, se fout l’épaule en l’air. Estebanez entre alors en jeu. Il sera sans conteste le meilleur sur le terrain avec pas moins de 4 franchissements nets, des grosses prises d'intervalles, des soutients justes et des plaquages efficaces.

 

L’essai n’est pas transformé est le score est de 5 à 3. Caminati avec l’aide de la barre passe une pénalité des 50m. 6-5.

 

Les fautes se multiplient coté briviste mais le stade laisse filer 8 points au pied. Les choix dans l’animation ne sont pas loin d’être catastrophiques coté parisiens et les brivistes restent dans le match sans rien faire de bien formidable. La conquête Briviste est énorme (Kishagishvilli n’est pas l’un des meilleurs gauchers pour rien, Dubarry et Mela sont au four et au moulin) et les parisiens se voient au fil de la rencontre sevrés de ballons.

Aux alentours de la 50ème, l’ennui m’assaille : c’est le retour du ping-pong rugby avec des ballons qui ne sortent jamais, des séquences de Pick-and-go interminables où l’arbitre fini toujours par sanctionner l’équipe qui attaque, des passes mal ajustées et des coups de pied à suivre tous mal dosés. Mais par conscience professionnelle, je m’inflige cela pour vous !

 

L’indiscipline parisienne est flagrante : le score enfle rapidement en faveur des locaux suite à des fautes stupides. Les parisiens n’y sont plus. Les brivistes domine outrageusement les phases de combat et gagnent les duels, les parisiens se mettent à la faute. 18-5 à la 62ème. Caminati le buteur enquille tout et Brive prend logiquement le large.

Les visiteurs sont mêmes sanctionnés de deux cartons jaunes logiques (Burban pour avoir empéché Vosloo d’aller en terre promise alors qu’il n’était pas à 10m et Slimani pour avoir été pénalisé une fois de trop au sol).

 

Et quand enfin le match semble avoir choisit son vainqueur, quand plus rien de plus être changé ou défait, enfin le match s’emballe. Deux essai anecdotiques plus tars (Claassens pour Brive, Camara pour Paris), le match se termine sur le score de 26 à 10.

 

 

L’après match :

 

 

Au classement Brive se donne une énorme bouffée d’oxygène en attendant les résultats de La Rochelle (qui reçoit le Racing) et Agen (qui reçoit Toulon).

 

Les parisiens déçus et qui avaient décidés de se murer dans le silence vont rentrés tête basse à Paris pour préparer le prochain match : la réception de Perpignan à Charlety.

 

Enfin se murer dans le silence, pas tout a fait… Bastareaud, encore transparent hier, a lâché quelques petites phrases après le match : « Il nous a manqué des couilles. On dit toute la semaine qu’on va prendre notre revanche… On a trop parlé. Maintenant il va falloir se bouger le cul ».

Mola respire un peu et Brive eux vont pouvoir appréhender les prochains matchs à l’extérieur un peu plus sereinement. Estebanez, Perry, Palisson seront-ils encore punis ? La est la question.

 

 

 

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Top 14 : Un point sur les transferts

18 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Un gros point sur les rumeurs transferts ou sur ceux qui viennent de se signer !


Agen :

 

Arrivées : Tian (Bourgoin), Senekal (Toulon)

 

Départs :

 

Rumeurs : Mach (départ Castres)



ASM Clermont :

 

Arrivées : King (Llanelli), Byrne (Ospreys), Vosloo (Brive), Kayser (Castres), Skrela (Toulouse)

 

Départs : Lauaki (Bayonne),  Creevy (Montpellier)

 

Rumeurs : Privat (départ Montpellier), Thorne (arrivée Crusaders), Shane Williams (arrivée Ospreys), Wyn-Jones (Pays de Galles),

 

 

Bayonne :

 

Arrivées : Lauaki (Clermont), Kelleher (Toulouse),  

 

Départs : Martin (Montpellier), Heguy (Biarritz),  

 

Rumeurs : Sivivatu (arrivée) Russel (arrivée Clermont), Jake White (arrivée, Afrique du sud)

 

 

Biarritz :

 

Arrivées : Baby (Clermont), Heguy (Bayonne),

 

Départs : Mignardi et Fior (Brive), Erinle (retour en Angleterre), Alexandre (Grenoble)

 

Rumeurs : Mtawahira (arrivée Sharks), Matanavou (arrivée Albi)

 

 

Bourgoin :

 

Arrivées :

 

Départs : Buckle (Afrique du Sud), Nadolo (Exester), Tulou (Montpellier), Tian (Agen), Coetzee (Perpignan)  

 

Rumeurs : Basson (départ La Rochelle)

 

 

Brive :

 

Arrivées :

 

Départs : Perry (Angleterre), Estebanez (Racing), Palisson (Toulon)

 

Rumeurs : Delasau (arrivée Toulouse), Fonua (arrivée Agen), Claassens (départ Castres)

 

 

Castres :

 

Arrivées : Max Evans (Warriors), Lamerat (Toulouse), Talés (La Rochelle), Taumeopo (Toulon)

 

Départs : Tillous-Bordes (Toulon), Audrin (Montpellier)

 

Rumeurs : Lacrampe (arrivée Tarbes), Claassens (Brive)

 

 

La Rochelle :

 

Arrivées : Goosen (Racing)

 

Départs : Talés (Castres),

 

Rumeurs : Basson (arrivée Bourgoin)

 

 

Montpellier :

 

Arrivées : Tulou (Bourgoin), Audrin (Castres), Peyras (Bayonne), Martin (Bayonne)

 

Départs :

 

Rumeurs : Gorgodze (Départ Toulon)

 

 

Perpignan :

 

Arrivées : Hook (Ospreys), Coetzee (Bourgoin)

 

Départs :

 

Rumeurs : Carter (arrivée Crusaders), Matanavou (arrivée Albi), Delonca (départ Pro D2)

 

 

Racing :

 

Arrivées : Estebanez (Brive)

 

Départs :

 

Rumeurs : Johnston, Heymans(arrivées Toulouse), Tialata (arrivée Nouvelle-Zélande), Crojne (départ Toulon), Noirot (départ Toulouse),

 

 

Stade Français :

 

Arrivées : Warwick (Munster)

 

Départs : Bauxis (Toulouse)

 

Rumeurs : Castrogiovanni (arrivée Leicester), Bastaraud (départ Toulon)

 

 

Toulon :

 

Arrivées : Henson (Saracens), Giteau (Brumbies), Lewis-Roberts (Sale), Tillous-Bordes (Castres), Dumora (Pau), Palisson (Brive),

 

Départs : May (Northampton), Marienval (top 14), Senekal (Agen)

 

Rumeurs : Botha (arrivée Bulls), Hape (Arrivée Bath), Elsom (Australie), Burger (Afrique du Sud), Hayman (départ NZ)

 

 

 

Toulouse :

 

Arrivées : Matanavou (Albi), Beauxis (Stade Français)

 

Départs : Lamerat (Castres), D’aram (La Rochelle)

 

Rumeurs : Lecouls (départ), Michalak (départ super 15), Johnston et Heymans (départ Racing), McAllister (arrivée NZ)  

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Top 14 : Retour sur la 18ème journée du top 14

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Retour sur la 18ème journée du top 14 :

Les matchs de championnat pendant le tournoi sont souvent l’occasion pour les clubs sans internationaux de se refaire la cerise, pour Guy Novès de pleurer sur le calendrier ingérable des grosses équipes, des clubs aux gros budgets de commencer à boucler leurs « courses » hivernales et aux petites équipes d’y croire encore un peu.

 

Et cette année ne fait pas exception !

 

Coté transferts de malade : Henson, Tillous-Bordes, Palisson et Giteau au RCT, Clermont qui recrute du lourd avec Vosloo, Byrne et Kayser pour ne citer qu’eux, Paris qui s‘agite autour de Warwick et Castrogiovanni, Toulouse qui se fait étrangement discret ce qui souligne qu’ils vont faire un gros coup, le Racing qui annonce Dusautoir et Albacete en approche, Perpignan qui signe Hook et attends peut-être Carter… En gros : après la coupe du monde, ca va envoyer du pâté.

 

Coté Novès : encore RAS… Mais il doit attendre gentillement le premier point presse ou la première remarque d’un journaliste débutant pour couper court a cette période de calme.

 

Enfin, coté résultat : oui ! les équipes du fond du classement peuvent y croire et les équipes sans énormément d’internationaux engrangent des points importants.

 

On commence ce tour des stades par l’équipe la plus surprenante et celle qui a à la fois le plus a gagner en cas de bon résultat et le plus a perdre en cas de revers : le MHR. En effet, en cas de victoires pendant cette période un peu spéciale, ce sont les portes des demis qui s’ouvrent en grand. Si jamais cette période où les internationaux sont absents ne leurs sourit pas, eux qui ne comptent qu’un seul grand absent (Trinh-Duc) : alors les barrages et le danger qu’ils représentent se fera plus palpable.

C’est donc un peu sous pression et sans leur entraineur principal retenu par des obligations contractuelle (Galthié à en effet un contrat avec France télévision l’obligeant à commenter les matchs du tournoi aux cotés du très bon Matthieu Lartot) que l’équipe du Roussillon recevait les champions en titre. Après une très bonne entame de match et sans jamais avoir été réellement mis en danger, le MHR s’impose dans une victoire de prestige (5points avec le bonus contre le champion en titre) sur le score sans appel de 29 à 9.

 

Toujours dans les clubs qui jouent gros en ce moment, Bayonne le Racing et Castres.

Et c’est du coté de Colombes que les Franciliens recevaient une équipe Castraise en forme (ils restaient sur une victoire bonifié contre l’équipe au nord de la Loire). Après une première heure sans que le sort ne choisisse son camp, c’est à la 61ème que les choses se sont accélérés : en moins de 10 minutes 13 points seront marqués pour faire évoluer le score à 20 à 13 en faveur des locaux. Le score n’évoluera plus. Le bonus défensif est arraché par Castres qui regrettera la dernière action qui aurait pu leur permettre d’accrocher même le match nul. Mais Bernard trop gourmand trouvait le ballon mort plutôt que la touche. 

De l’autre coté, Bayonne recevait le dernier de la classe : le CSBJ. Après un match solide mais très décevant (plus de points ne seront marqués passée la 42ème minute), l’AB s’impose sans le bonus mais enfonce un peu plus un club Isérois qui n’a plus qu’a attendre la mort.

 

Toulon et Perpignan s’imposent eux aussi à domicile contre deux équipes en pleine convalescence, Brive et Agen. Le RCT en plein roulement subit un peu le contrecoup de sa campagne européenne et peine à s’imposer contre une équipe de Brive trop limité pour gagner. De l’autre coté, l’Usap dans un match plutôt maitrisé mais encore une fois sans briller s’impose lui aussi contre un des grands malade du top14.

 

Enfin la seule victoire à l’extérieure est à mettre au crédit du Stade Toulousain. La Rochelle encore vaillante à domicile est défaite à la maison sur un match qui était pourtant largement à sa portée et gâché par des fautes de mains rédhibitoires à ce niveau.  

 

 

 

 

 

 

Au classement : Toulouse conforte son leadership, le Racing et le MHR eux aussi s’accrochent fermement à leur place de qualifiés. Parmi les gros retours : le Stade Français que de donne encore de l’espoir dans l’optique de la qualification et l’Aviron qui se rapproche tranquillement des places européennes.

Au fond du peloton, les lâchés sont 4 : Agen, La Rochelle, Brive et Bourgoin. Agen et La Rochelle comptent 1 point d’avance sur le premier relégable et la fin de saison s’annonce de plus en plus folle.

 

 

 

 

 

18e Journée

12/02/2011 

Stade Français

31 – 18

Biarritz Olympique

Aviron Bayonnais

24 – 7

Bourgoin

Perpignan

31 – 18

SU Agen

Racing Métro 92

20 – 13

Castres Olympique

Montpellier

29 – 9

ASM Clermont Auvergne

Toulon

22 – 16

Brive

11/02/2011 

La Rochelle

19 – 22

Toulouse

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

60

18

12

1

5

502

331

171

2

Racing Métro 92

53

18

11

2

5

417

350

67

3

Montpellier

52

18

11

1

6

396

310

86

4

Toulon

49

18

11

0

7

378

334

44

5

ASM Clermont Auvergne

49

18

10

0

8

420

315

105

6

Biarritz Olympique

48

18

10

1

7

420

375

45

7

Aviron Bayonnais

48

18

11

0

7

370

336

34

8

Castres Olympique

47

18

9

1

8

419

349

70

9

Stade Français

44

18

9

1

8

440

379

61

10

Perpignan

41

18

8

3

7

357

371

-14

11

SU Agen

28

18

6

1

11

323

504

-181

12

La Rochelle

28

18

5

1

12

331

440

-109

13

Brive

27

18

4

2

12

300

401

-101

14

Bourgoin

5

18

2

0

16

255

533

-278

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France – Irlande : les notes des joueurs

13 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

Un seul mot : ouf ! Que ce fut pénible. Laborieux par moment. Mais quel match stressant et tendu. Au bout du chemin de croix c’est une victoire contre équipe encore plus mauvaise que nous.Sur un tout nouveau terrain, l'équipe de France se sort du guépier Irlandais et reste en course pour un second grand chelem. 

Retour sur les performances individuelles des membres du XV de France victorieux 22 à 25 en ce jour du 13 févier 2011. 

 

Domingo : toujours aussi actif, les 130 kilos de son vis-à-vis ont fait un peu plus le poids (sans mauvais jeu de mot) que Jacobsen l’écossais. Dynamique, puissant, il rend une copie propre mais tout de même moins brillante que contre l’Ecosse. 6/10

 

Servat : il fut l’un des meilleurs aujourd’hui avec une grosse activité et surtout une puissance et une volonté d’avancer retrouvée. Capable de fracasser les premiers défenseurs à grand coup de casque, il s’est montré d’une efficacité redoutable ballon en main. 9 plaquages pour le talonneur, un seul plaquage loupé et 80minutes pleines. 8/10

 

Mas : Le troisième larron de cette confrérie de danseurs étoile à encore une fois fait dans la dentelle. Du désossage, des grands coups de tronche et une puissance colossale en mêlée, le catalan rend une copie très positive lui aussi. Sa défense au ras s’est une nouvelle fois montrée précieuse sur les nombreux temps de jeu au ras de l’équipe insulaire. Seul bémol : il s’est une nouvelle fois fait pénalisé bêtement sur deux mêlées. 7/10

 

Pierre : En balance dans la semaine avec Thion pour être titulaire, le joueur de Clermont s’est montré puissant balle en main et ca n’est pas O’Leary qui dira le contraire, lui qui s’est joliment fait poinçonner par Julien aux alentours de la 15ème minute. Mais parfois un peu maladroit : deux en avants, un ballon mal capté sur l’engagement qui fait que l’équipe de France s’est mise sous pression très vite, quelques mauvais plaquages. C’est un match moyen dans l’ensemble. Remplacé à la 62ème. 5.5/10

 

Nallet : toujours aussi précieux dans le combat, son duel face à O’connell est a montré dans toutes les écoles de 2ème ligne du monde. Et que je te tire le bras, et que je te pousse la jambe, et que je plonge en travers, et que je t’arrache la tête, et que je mets les mains… enfin un match moins dans la mobilité et plus dans la débilité (ce qui est toujours très positif) pour Lionel Nallet qui renoue avec ses premiers amours : la guerre. La seule faute qu’il commet du match, la sanction est lourde : pénalité, touche, pick-and go et essai (38ème). 7/10

 

Dusautoir : Attention, le capitaine était fâché ! 14 plaquages dont deux gros caramels sur O’Driscoll (25ème) et Wallace. Le capitaine a été le premier à remettre l’équipe dans le bon sens, le meilleur plaqueur de la rencontre, le plus solide au combat et un pénible de première pour les adversaires du jour. Un grand Dusautoir aujourd’hui. C’est notre homme du match ! 9/10

 

Bonnaire : Discret sinon transparent, le polyvalent troisième ligne s’est montré timide et pas spécialement efficace. 2 plaquages, pas de ballon en touche, je l’ai trouvé très moyen. Il n’a à mon sens rien apporté au cours de ce match et sa sortie à la 54ème me semble tout a fait justifié. 4/10

 

Harinordoquy : Il a commencé au couloir avant de finir à l’aile de la 3ème ligne. Et le basque s’est montré très aérien en touche et très précieux dans le jeu courant. Après un premier match franchement moyen, il a semblé trouver du plaisir et de l’efficacité aux alentours de la 60ème minute. 6 plaquages pour lui et surtout une vraie moisson en touche. 7.5/10

 

Parra : décidemment, Morgan ne me convainc plus. Alors certes son sans faute au pied sauve son match. Mais que d’erreur ! Au delà d’un coup franc concédé sur une introduction bien pourrie des familles, c’est sa gestion du match, sa tendance à ne jamais jouer là ses copains l’attendent, de ne jamais jouer dans le bon tempo ou encore de ne que trop rarement peser sur le match autrement que sur un jeu au pied très haut, que le clermontois montre ses limites. Incapable de se muer en 9 éjecteur quand la physionomie du match le réclame, ce joueur est indéniablement plein de talent. Mais si Ellisalde avait fait un match du même genre, on aurait vite crié au scandale. Son sans faute au pied permet aux bleus de rester et de gagner le match. 4/10 +0.5 pour un sans faut au pied, à l’extérieur, dans des conditions plutôt spéciales soit un 4.5/10.

 

Trinh-Duc : moins en vue que pendant le premier match, il s’est montré vraiment bon dans les 15 dernières minutes quand il a enfin vu des ballons. Il a su mettre de la vitesse dans la ligne, faire des bons choix et des bonnes passes mais s’est très peu employé en défense. A vrai dire la stratégie des Irlandais était d’éliminer les montées inversées en redoublant loin du premier centre et du 10, ce qui fait que le joueur de Galthié à très peu vu les joueurs venir le défier. Un jeu au pied plutôt bon, et même quand il rate un coup de pied (drop contré) on manque de voir un essai : les joueurs en position de hors-jeu pouvant jouer la balle, Imanol était a deux doigts de se saisir de cette balle seul à 15m des poteaux... Un match sans fausse note mais sans briller. 6/10

 

Médard : Il marque encore, gagne ses duels, fait les bons choix. Son duel face à Ashton s’annonce épique et si le toulousain n’a pas autant brillé que contre l’Ecosse, ca n’est pas pour autant qu’il a fait un match moins brillant. Passé en 15 dès la 50ème, il continu a prouver qu’il est en grande forme et qu’il sent toujours aussi bien les coups. 7/10

 

Traille : enfin a son vrai poste, Damien Traille a enfin fait un match digne du niveau international. Jamais vraiment pris en défaut (même si souvent à la limite), il s’est montré efficace en attaque et très correct en défense. 5 plaquages, des bonnes montées et des duels remportés, le biarrot à fait un match correct, voir bon. Seul bémol : des plaquages peut-être pas assez incisifs et une pénalité concédé pour un hors-jeu où il ne pouvait pas grand-chose. Le golio d'or lui revient aussi pour son engagement direct en touche ET qui ne fait pas 10m... un chef d'oeuvre.    6.5/10

 

Rougerie : Enorme sous les ballons hauts, décisif sur l’essai, le capitaine de Clermont a mis presque 30 minutes à s’adapter au jeu de son vis-à-vis tout en redoublée et en chistera. Il franchit tout seul comme un grand alors qu’il est bille à bille avec ses adversaires et il donne après a avoir fixé à son adversaire. Il a fait un gros match, n’a jamais lâché BOD et il élu talent d’or France télévision de ce match Irlande-France. 7/10

 

Huguet : Alors oui je persiste et je signe. Il est bon, rapide, gagne des duels, mais il manque d’un « petit je ne sais quoi ». Il manque son soutient à hauteur sur une percée de Poitrenaud, il est rarement dans les bon timings dans ses appels, il n’a pas la grinta pour aller défier seul en 1 contre 1… En gros, il n’a pas l’esprit du tueur. Il a donné l’impression d’être complètement cramé sur la fin de match puisqu’il a complètement disparu de notre radar dans les 10 dernières minutes. Earls l’a déposé sur la contre attaque qui amène la situation la plus chaude de la fin de match (78ème) et qui se termine heureusement par un énième en avant des Irishs. A sa décharge la balle en pleine tronche distillé par Poitrenaud aurait pu couter cher mais ca ne lui est pas du tout imputable. De coté positif : quelques gros plaquages sur les peu qu’il a eu à faire et des ballons à négocier en avançant. Il a essayé aussi de se proposer en premier attaquant pour prendre le milieu du terrain sur des attaques en première main, ce qu’il a plutôt bien réussit.  5/10.

 

Poitrenaud : 20 minutes horribles. Un en avant sur son premier ballon qui amène le premier essai, une passe bien trop forte sur Huguet qui amène la seconde grosse opportunité, des courses plutôt mal senties (30ème,  35ème) et enfin un jeu au pied inexistant alors que le vent soufflait pour les bleus en 1ère mi –temps (n’en déplaise à Cédric Beaudou). Il ne se remettra pas vraiment de cette entame cata et sera un peu puni en sortant à la 51ème. 4/10

 

Guirado : pas entré

 

Marconnet : puissant et précieux en défense avec ses 2 plaquages en fin de match, son expérience en mêlée a permis de terminer le travail sur Ross. Il a joué 30 minutes et n’a pas commis de grosses bourdes contrairement à Ducalcon. La coupe du monde se rapproche pour pépère. 6/10  

 

Thion : Une entrée moins impressionnante que la semaine dernière, « machine » à jouer 15 minutes. Assez pour concéder une pénalité d’idiot et mettre 2 gros tubes. 5/10

 

Chabal : Un primate blanc. Voila l’impression qu’il me donne a chacune de ses entrées… Des bras de gibbon, un corps de gorille. Il nous a encore gratifié de charge et de tampons « chabalesques », les en avants en moins. C’était propre solide et précieux pour réguler un peu la conquête. 6.5/10

 

Yachvilli : Une seule question : quand sera-t-il titulaire ? Il accélère, organise, dirige à merveille et bute à peine moins bien que Parra. A part que lui sait jouer avec son 10… 7/10

 

Jauzion : 7 minutes de jeu. Et on comprend pourquoi ce garçon à 80 sélections. Un plaquage décisif sur le pilier à qui il fait exploser la balle sur la ligne d’en but, des charges plein champ où la défense ne peut que subir, des alternatives pour son 10 qui jouer plus en profondeur, une attaque de ligne où il avance 3 fois au contact de la défense… un petit bout de match mais quel bout. On lui doit autant la victoire qu’a Rougerie, Traille ou Trinh-Duc. 6/10 + 0.5 pour le sauvetage face aux 115kilos de Court. 6.5/10

 

Clerc : un gros caramel sur son vis-à-vis et un ballon à jouer. Ces derniers temps Vincent n’est pas vernis. Mais il faut dire qu’il n’attire pas tellement le ballon à lui. 5/10

 

 

Coté Irlandais : les meilleurs ?

 

O’Callaghan : toujours aussi chiant à jouer, il a pourri des sorties, ralenti des ballons et mis des coups de tronches dans quelques rucks déterminants. Un match complet, bien intelligent.

 

Heaslip : Précieux en défense, capable de marquer en coin après 8 temps de jeu, son retour dans le 15 de départ n’a pas suffit malgré toute sa bonne volonté.

 

 

En conclusion : une victoire des bleus logique mérité mais que de regrets pour les Irlandais, trop indisciplinés et trop imprécis pour espérer gagner un match de très haut niveau. En effet, 10 pénalités sur des fautes au sol c’est trop.  

Coté français les réactions sont unanimes : ce genre de match est un model de mauvaise gestion d’une partie. Néanmoins force est de constater qu’en Tournoi des VI nations l’équipe de France reste invaincu depuis le 15mars 2009 soit presque 2 ans. C’était contre l’Angleterre qui avait alors humilié les bleus à Twickenham… A charge de revanche ?  

 

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Stade français – Biarritz olympique : le résumé du match

13 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Dans un stade qui sonne toujours aussi creux malgré l’affiche (l’année dernière ce match avait même eu les honneurs du stade de France), hier les Parisiens recevaient une équipe a nouveau redoutable : le BO.

 

D’un coté amputé d’Haskell, de Palmer, de Parisse ou encore de Southwell, les parisiens alignaient un mélange de jeunesse (Camara et Flanquart titulaires, Slimani, Bonfils, Briatte et Bonneval sur le banc) d’expérience (Attoub, Roncero, Marchois, Rabadan) et de nouveauté (Papé en 8 notamment).

 

En face, Traille, Yachvili, Harinordoquy, Lund, Thion ou Marconnet, pour ne citer qu’eux, étaient absent. Cependant, les cadres que sont aujourd’hui Peyrelongue (évoluant en 9), Lund, August, Coetzee, Lakafia, Balshaw ou même N’gwenya étaient bien là pour défier l’équipe parisienne.

 

L’entame de match est d’entré marquée par un jeu au pied très approximatif des deux cotés.

Chandelle de Peyrelongue que Lakafia ne contrôle pas à la reception. En avant repris devant : hors-jeu. Cela fait déjà 3-0 après moins de 2minutes de jeu.

 

Les biarrots évoluant sans leur charnière habituelle, sont en difficulté à chaque lancement de jeu. Battus dans la conquète, les basques tentent de rester dans le match grâce à une défense de qualité (au pays basque, on ne sait peut être pas jouer au pied, mais on met des timbres !).

 

Puis des la 6ème minute, gros frisson dans le stade : suite à un coup de pied a suivre de Tranier, Balshaw se défait du « marquage » de son vis-à-vis et compatriote Phillips pour aller marquer un essai en coin. Mais l’arbitre refuse l’essai, Balshaw étant parti devant la passe au pied.

 

Comme une résurgence des SF/BO d’antan, dès la 7ème minute, sur la mêlée qui suit l’essai refusé, la première altercation éclate (dans un match qui demeurera très tendu) entre les premières lignes. Rebelotte après seulement 12 minutes suite à un double plaquage haut de Taele sur Flanquart (un premier plaquage sanctionné, la pénalité est jouée vite, re-cravate du même joueur sur la même victime). Taele est expulsé temporairement et la pénalité de Beauxis passe : 9-3 après 12 minutes.

 

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SF/BO : Un match toujours très tendu

 

Dominant dans les phases de conquête, plus précis dans l’occupation, organisé autour d’un Beauxis en grande forme le stade Français multiplie les petits tas et les avancées. Un pack gourmand et une charnière efficace contre une équipe fragilisé et qui peine à trouver des repères, aussi bien dans l’occupation que dans la construction de leur jeu. Il n’en faut pas plus au SF pour prendre un peu le large à la 30ème minute : 18-6.

 

A la mi-temps, le score sera de 18-9. Les premiers enseignements sont que les parisiens sont pour l’instant supérieurs aux biarrots, les parisiens pouvant s’appuyer sur un Beauxis de « gala » avec un 6/7 au pied. Le BO est lui un peu à l’envers et ne se montre dangereux que trop rarement. Plus appliqués et plus réalistes les joueurs de Cheicka menent logiquement au score à la mi-temps.

 

Au retour des vestiaires, le BO revient avec de meilleures intentions et dynamise bien plus leurs ballons. Deux franchissements en quelques minutes avec Lakafia et Balshaw qui se concluent par deux fois avec des en-avants ou des fautes évitables. 10 minutes de grosse pression que les parisiens géreront au mieux : 3pts de concédés et pas de carton malgré quelques fautes grossières (Attoub empéchant la libération de la balle dans les 22m et annihilant un surnombre par exemple).

 

Sur le coup d’envoi qui suit, récupération Parisienne. Les pick-and-go se multiplient avec réussite. Le BO n’arrive pas à endiguer la vague stadiste. Les petits tas avancent et progressent et c’est finalement Dupuy qui fait les bordures et qui va planter un essai qui va faire très mal aux basques. Roncero ne semble pas innocent sur le coup : il fait clairement obstruction sur deux joueurs de Biarritz. 25-12

 

La fin du match sera émaillée par quelques nouvelles échauffourées, pas mal d’approximations du BO et un magnifique KO de Bonfils, qui finira les bras en croix sur une charge de Lakafia, pour l’un de ses premiers match de top 14. Au passage, deux essais refusés (logiquement ou non je ne sais pas) au SF pour deux en-avant de passes peu évidents. 

 

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                                   Bastareaud et Camara qui fêtent un essai qui sera...refusé. 

 

On retiendra de ce match une vraie application parisienne face à une équipe du BO qui n’a pas démérité. Mais quand les leaders de jeu ne sont plus là, les leaders de combat ne suffisent pas. Et en plus quand la touche et la mêlée ne marche pas bien... 

 

                 DSC01033.JPG                                                                            La conquête biarrote bousculée 

 

Deux nouveaux cartons jaunes seront distribués à Beauxis pour un plaquage sans ballon et Hewlett-Petty pour sa réaction suite a ce même plaquage qui occasionnera un début de bagarre (la 4ème) aux alentours de la 70ème.

Oelshig nous gratifiera d’une entrée remarquée notamment de par son drop de 40m.

 

Le score final sera de 31-18 : la logique au vue du match est respectée, les parisiens n’ayant pas survolés le match mais méritant cette victoire. Une grosse défense et une bonne conquète le tout orchestré par un Beauxis en forme (grosse occupation, bonne animation). Le gros point noir de la soirée (au dela du KO de Bonfils qui va poser quelques problèmes au poste de talonneur) c’est le match a coté de ses pompes de Bastareaud. Incapable de franchir ou d’avancer au plaquage, il a semblé moins affuté que jamais et surtout incapable de faire la différence. C’est dommage de le voir un peu perdu mais autant sa non séléction pour la tournée d’automne semblait réellement injuste, autant sa prestation d’hier, face il est vrai à un joueur plutôt aux antipodes de son style (Bosch), nous laisse entrevoir quelques blessures béantes à travers la partition qu’il a joué.

 

Les meilleurs :

 

Coté SF : Beauxis, Rabadan, Roncero, Burban.

 

Coté BO : Lakafia (encore excellent), Gimenez, August, Hewlett-Petty.

 

Un grand merci à Rabah Slimani, ancien international des -20ans et surtout pilier droit de qualité du stade Français, qui nous a gentiment consacré un peu de son temps pour parler quelques minutes avec nous. Le joueur formé à Sarcelles et au club depuis 2006 (Cadet) a eu la gentillesse de répondre à mes quelques questions (nulles à chier les questions, il faut le préciser). Il nous ainsi confier avoir encore du boulot notamment depuis le retour de suspension d’Attoub. Que la concurrence le pousse à se dépasser et qu’il a conscience que du fait de son âge (il est né en 1989 ce qui fait de lui un des plus jeunes piliers de France titulaire en club !) il n’est pas encore un cadre de l’équipe malgré sa demi douzaine de titularisation. Enfin, à la question « quel est le plus gros client que tu as eu a affronter », c’est le droitier Karl Hayman qu’il n’a pas hésiter une seconde à nous citer. Le toulonnais qui ne paie pas de mine est ainsi une machine en mêlée fermée.

Rabah, qui est entré en cours de match est l’un des grands espoirs français au poste de pilier droit. Passé par la case France -20 et France A, il est en passe de s’imposer comme l’une des vraies bonnes surprises de cette saison stadiste.

 

 Le BO marque un peu le pas sans ses internationnaux et cela risque d'être un peu plus compliqué encore lors du déplacement à Toulouse. 

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France - Irlande : le Xv de départ des irlandais

11 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Le XV de départ: 

 

 

Première ligne : Ross, Best, Healy. 

 

Mis à mal par des italiens toujours redoutables en mêlée, ils s’apprêtent à souffrir une nouvelle fois contre le pack tricolore. Best, seul joueur titulaire évoluant en Ulster est un talonneur solide mais sans génie. Efficace dans le jeu courant, son association a été "chaotique" avec ses sauteurs durant le premier match.

Healy est l’un des tous meilleurs espoirs mondiaux a ce poste du haut de ses 23ans : solide, actif, puissant, il a toutes les armes pour se montrer pénible. On le retrouve un peu dans le même registre que Domingo. Enfin le troisième larron, Ross, est peut-être le plus friable des trois. En grande difficulté 1h durant contre Perugini, il a du s’accrocher presque tout le match pour ne pas imploser. International depuis seulement 2ans, ses 130 kilos ne lui seront pas de trop pour ne pas faire le pop-corn tout le match durant.

Ce trio n’a que peu d’espoir de mettre en difficulté cette équipe de France là, mais attention ! Il y a deux ans, au stade France, la première ligne tricolore pourtant donnée favorite avait souffert et avait concédé un essai de pénalité (en grande partie du à notre ami Best qui venait d’entrer).

 

Deuxième ligne : O'Connell, O'Callaghan

 

Ami de la poésie et du bon gout, passer votre chemin. Ici, on ne fait pas dans le détail. On remue, on éclate, on ventile. Ces deux nounours ne font pas dans la dentelle ni dans le point de croix. Les seuls points qu’ils connaissent, ce sont les points de suture. Deux vrais guerriers qui auraient eu leurs places au temps du rugby de papa. Mais attention, ils ne sont pas que des bouchers : ce sont aussi des vrais leaders de jeu, des joueurs capables de sauter et de gratter, de couvrir des distances impressionnantes et de trouver encore assez d’énergie pour pousser en mêlée. Ce sont deux percherons, certes, mais qui ont quand même du rugby.

O’Connell est le plus connu des deux : leader charismatique de la Red Army (l’équipe du Munster championne d’Europe en 2006 et 2008), il incarne tout le fighting spirit irlandais. Plutôt mourir que de baisser les yeux. Elu meilleur deuxième ligne du monde il y a deux ans, il a depuis connu la blessure et la méforme. Il revient sur le devant de la scène mais sa présence dans l’équipe est bien plus due à son statut qu’à son efficacité du moment. C’est le coté face de ce duo d’inséparables

Son pendant, Doncha O’Callaghan est lui un joueur largement sous-coté. Depuis 1an et demi, il est le meilleur joueur de son club. Toujours dans les bons coups, il n’hésite pas a faire le sacrifice de son corps pour le bien de l’équipe. Il est rompu aux joutes secrètes et aux combats d’avants. Il saute comme un troisième ligne et donne toujours le meilleur de lui-même. Et surtout : il a réussit a se discipliner, lui qui avait tendance à aller toujours au delà de la règle.

Cette deuxième ligne est l’un des gros points forts de cette équipe Irlandaise.

 

 

Troisième ligne : Wallace, Heaslip, O'Brien

 

Heaslip de retour et Wallace toujours présent, l’équipe d’Irlande a quand même du composer avec l’absence de Ferris le franchisseur. Pour compenser ce déficit de puissance, les irlandais ont du faire appel à un petit jeune, O’Brien. Présentation :

Tout d’abord, Wallace. C’est l’équivalent chez eux de Magne ou Betsen chez nous : un joueur qu’on adore, qui est énorme, qui est un vrai leader de jeu, capable de tout faire et de tout réussir. Son profil ressemble étrangement à celui de Georges Smith l’Australien de Toulon. Moins explosif qu’il y a quelques années, il reste l’un des diamants bruts les plus agréable a voir jouer de cette équipe Irlandaise. Il n’aime pas autant aller « au mastic » que certains de ces petits camarades mais si après 15 temps de jeu, certains de ces mêmes compatriotes tirent la langue, lui entre en vitesse de croisière. C’est le poumon de ce pack.

Heaslip, lui, on l’a découvert un soir de tournoi. Un petit 8 d’1m 90, rouquin, qui ne paie pas de mine. Et puis d’un coup, il déchire le rideau défensif bleu, accélère, et passe Poitrenaud d’un cadrage-débordement digne d’un centre. Bonjour Mr Heaslip. Il a poussé Leamy (titulaire au Munster et considéré un temps comme le digne successeur de Foley, une légende du même club et un grand international) et rien que pour ca, il faut lui tirer notre chapeau.

Enfin ce trio est complété par celui que l’on connait le moins et le plus jeune, O’Brien. Souvent repoussé par la défense Irlandais sur laquelle il a eu tendance à s’empaler, sa puissance et son âge, son registre particulièrement féroce et sa capacité a avancer (ou en tout cas a ne pas reculer) n’est pas sans rappeler un jeune Australien, McCalman. Si l’équipe de France canalise ce joueur, l’Irlande devra multiplier les temps de jeu pour déstabiliser les bleus.

 

 

En conclusion : ce groupe d’avant est solide mais doit se dépatouiller des absences cruciales de Hayes, Flannery, Horan et Ferris, soit 4 titulaires habituels. Le gros point fort sera la capacité de l’équipe d’Irlande à enchainer les petits tas, les pick and go et les rucks dynamiques. Ralentir les sorties de balles s’est condamner Sexton a ne pas pouvoir utiliser des ballons propres, nécessaires à cette équipe pour mettre la main sur un match.

Le gros défaut c’est un manque un peu pénible pour eux de puissance, car sans franchissement en Z0-Z1, leur jeu semble se désorganiser et s’étioler. Le gros point faible : le manque de repère collectif, eux qui avait pour habitude d’aligner un pack 90% munsterman… Cette année, c’est un peu plus difficile que les autres années et les bleus voudraient en profiter pour se rassurer contre un grand d’Europe.  

 

 

Charnière : (o) Sexton, (m) O'Leary

 

Une charnière qui se doit de faire du jeu a outrance pour mettre dans le rouge leur adversaire.  O’Leary, ancien joueur de football gaélique (jeu mélant football et rugby, sur des terrains immenses, où l’endurance et la puissance sont aussi importante que la précision au pied), est un neuf très puissant mais surtout très, très endurant. Capable de pousser tout un match, dans un grand jour il peut vraiment peser énormément sur une défense.  

A ses cotés, Sexton. Il a pris la place d’O’Gara en sélection, il a remplacé Contepomi en club. Déjà, ca calme. Et puis surtout, il est capable d’une animation offensive de très grande qualité et est un défenseur accompli comparé à Ronan « je-mets-les-mains-en-avant-je-ferme-les-yeux-et-je-prie-très-fort-pour-qu’un-des-gros-vienne-le-prendre-à-ma-place » O’Gara. Moins doué au pied, moins bon organisateur sous pression, il aime prendre beaucoup de profondeur pour organiser du petit jeu dans sa zone. Si la pression est mise par la 3ème ligne tricolore qui monte très haut sur lui, il risque de se faire un peu dessus. En effet, il déteste jouer sous pression.  

 

Centres : O'Driscoll (cap), D'Arcy

 

On les connait par cœur : le créateur et le mangeur d’espaces. Le feu follet et le bourrin. Le crocheteur et l’emplâtreur. Mais on va quand même revenir sur ce second duo d’inséparables.

D’Arcy c’est le plus latin des Irlandais : crocheteur, virevoltant, tout en appuis. Il est l’incarnation de la créativité insulaire de cette équipe d’Irlande souvent en manque de génie. Il est brillant mais tellement fragile… Pas une saison complète, pas un tournoi sans blessure, pas une tournée sans bobos. Quand il est à 100%, il est brillant. Mais cela fait presque deux ans qu’il joue avec toujours un petit truc de travers.

A ses cotés, le capitaine, le symbole de toute la nation verte : BOD. O'Driscoll est le meilleur marqueur de l’histoire du tournoi de V (puis VI) nation moderne, et un joueur aux stats démentielles : 200 points avec le maillot frappé du trèfle, 108 sélections, 71 capitanats, 43 essais… C’est un joueur au pouvoir d’accélération foudroyant et cela fait maintenant 3ans qu’il n’a pas jouer a fond un match contre les bleus. Rougerie aura fort a faire face à lui.

 

 

Ailiers : McFadden, Earls

 

Rien de génial sur le papier. Murphy n’est pas là, Bowe non plus. Horgan et Hickie en ont fini avec l’équipe nationale et D’Arcy est définitivement un centre. Enfin Fitzgerald glisse à l’arrière et les ailiers de grand talent ne font pas légion en Irlande (au Munster Howlett et Mafi sont titulaires, au Leinster ce sont Horgan et Nacewa et enfin en Ulster Trimble blessé et Danielli l’écossais).

McFadden évolue au Leinster où il tente de prendre le meilleur au quotidien sur Horgan. Il est un tout jeune capé (1 sélection) et essayera de faire oublier l’absence de Trimble.

De l’autre coté du terrain, c’est Earls : petit, râblé, il n’a franchement l’air de rien. Mais ce feu follet est capable de tout y compris d’un exploit. Il joue avec des œillères et aime jouer avec le 13 dans le dos, mais c’est un sacré finisseur et un joueur capable de gagner ses duels. Son physique de fausse victime laisse présager d’un vrai combat entre lui et son vis-à-vis.

Individuellement, les ailiers français semblent avoir plus d’arguments. Mais attention a ne pas prendre de haut ses deux petits gars.  

 

   

Arrière : Fitzgerald  

 

C’est un peu la surprise du chef. Kearney est out, Murphy aussi. Logiquement, O’Gara ou Sexton aurait pu s’y essayer. Ou même Duffy aurait pu être appelé. Voir même Paddy Wallace que l’entraineur adore. Et bien raté ! C’est l’un des meilleurs ailiers/centre de cette équipe qui s’y colle. Capable d’évoluer a ce poste, le joueur du Leinster prouve si il le fallait qu’il est le joueur le plus complet d’Irlande. Déjà très expérimenté ce serait oublier qu’il n’a que 23ans… L’absence de Kearney (l’un des meilleurs 15 du monde) est peut être l’absence de trop pour cette équipe d’Irlande.  


Remplaçants: Cronin, Court, Cullen, Leamy, Reddan, O'Gara, Paddy Wallace

 

On notera la présence de Ronan O’Gara et de Leamy, deux joueurs qui pourraient être titulaire dans bien d’autres sélections. A l’inverse, Cronin, Court, Cullen, c’est vraiment très faible… Enfin Paddy Wallace (10/12 ou 13) et Reddan apporte des possibilités de rotations derrière.

 

L’approche du match ?

 

Alors deux possibilités pour les Irlandais. La première, qui pour moi équivaudrait à un suicide : essayer d’occuper le terrain et laisser la France jouer beaucoup de ballon. La conquête Irlandaise est puissante mais le match (ou plutôt le non match) contre l’Italie a laisser entrevoir des failles jusqu’alors inconnu dans le pack des hommes de Declan Kidney. La seconde : exploiter au mieux tous les ballons de récupération en jouant très vite vers les extérieurs, le tout en ralentissant les sorties de balles mais en laissant l’initiative aux français. L’hypothèse la plus vraisemblable est de voir les irlandais appliquer des consignes simples : combat et occupation. Mais le gros risque est de s’empaler de manière systématique sur une mêlée surpuissante et une touche très pénible. Ils risquent d’y laisser de l’énergie et des plumes quand les français se contenteront d’assurer la défense sur les 2 premiers temps de jeu et d’organiser leur jeu sur des rampes de lancements importantes que sont les touches et les mêlées.

L’Irlande a balayé le terrain de long en large sans jamais trouver de la profondeur à Flaminio. C’est une évidence : ils vont changer leur approche et passer dans du défi plus important dans l’axe. L’Irlande ce sera l’anti-Ecosse.

 

Conclusion : j’espère une victoire bleue mais les Irlandais ne voudront pas inaugurer leur stade par une défaite. Je pronostiquerais un score étriqué et un match de combattant. Score finale 16-8 pour les bleus avec un essai de Servat contre un essai de Earls. La physionomie du match sera plus difficilement abordable cette fois ci dans la mesure où personne ne peut vraiment dire où se situe les verts et où en sont les bleus…

 

Allez les bleus, et bon match à tous !  

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