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Les Petites Histoires du Sport

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La petite histoire de… « Swing low, sweet Chariot »

10 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

En France, c’est connu, cela fait 2000 ans que l’on ne peut pas blairer les Anglais. De Jeanne d’Arc à Serge Betsen, un lien invisible mais pourtant solide uni tous les Français ou presque : la haine de l’Anglais.

 

Les raisons de ces rancœurs « franco-rosbifiennes » sont multiples. Déjà au 13ème siècle, l'Anglais, cet envahisseur barbare et violent qui souillait la terre de Bretagne et de Normandie nous emmerdait. Au 16ème siècle, ils étaient à la tête de la première puissance navale et commerciale du monde juste pour nous faire chier. Au 18ème, l’enjeu du « Nouveau Monde » qui justifiait tous les excès et même la guerre  nous opposèrent à la couronne d’Angleterre.  Au 19ème ils connurent la révolution industrielle avant nous, plongeant la France dans une situation économique presque ingérable, les chiens… Alors d’accord, historiquement, ça se tient.

 

Mais s’il n’y a qu’une raison à retenir, un truc purement rugby ? Si, en plus de leur « good game » plein d’arrogance qu’ils nous assènent dans un jour de victoire, il fallait expliquer cette réaction épidermique qui nous anime au moment des rencontres sportives contre l’Angleterre ? C’est indéniablement cette foutue ritournelle qui me vient.

 

Une Angleterre qui ne fait pas rêver :

 

Ce chant est simple, répétitif, enfantin, aliénant… mais le pire ?! Il est entrainant… On dirait que tous les anglophones du monde l’ont appris à l’école, que tous les Anglais le brandissent comme un bouclier devant l’ennemi. Que tous les supporters de rugby aux quatre coins de la perfide Albion l’ont gravé au creux du cœur… Mais le plus étrange, c’est que ce chant n’a que 20 ans. Explications :

 

Nous sommes en 1988. Twickenham est le théâtre d’une rencontre sans enjeux : L’Angleterre qui a connu deux défaites contre le Pays de Galles et la France, vient de s’imposer de justesse en Ecosse (victoire 9 à 6).

L’Angleterre traverse une crise d’identité et surtout de confiance impressionnante : la Coupe du Monde n’existant que depuis quelques semaines (création en 1987, où l’Angleterre sera éliminée dès les 1/4 contre une équipe du Pays de Galles, qui elle-même se fera pulvériser par la Nouvelle Zélande de plus de 40 points en demi), la « puissance rugby » d’une nation en Europe se mesure encore au moment du tournoi.

 

Un chant entrainant repris par un stade entier :

 

Or, cela fait plus de 7 ans que les Anglais n’ont plus gagné cette compétition… Une éternité. Pire que cette incapacité à gagner, c’est une formidable stérilité offensive qui atterre les supporters anglais : ils n’ont dépassé les 25 points qu’une seule fois (en 1980 contre l’Ecosse qui finit alors dernière du tournoi). En 10 ans, la moyenne de points est légèrement inférieure à 12 par match. Enfin, cela fait deux ans et demi que les supporters Anglais n’ont pas vus un essai à domicile. C’était contre l’Irlande en 1986.      

 

A la mi-temps, le XV de la Rose ne semble pas parti pour faire sauter la défense irlandaise qui pourtant est la plus mauvaise du tournoi : score fleuve de… 3 à 0 pour les Irlandais. C’est alors qu’un élan formidable s’empare de l’équipe d’Angleterre. 6 essais sont inscrits en une mi-temps. Plus d'essais en 40minutes qu’en 5ans.

 

Pour son premier match à Twickenham, un jeune noir de 23 ans crève l’écran. Son nom : Chris Oti. Il marque trois essais (un exploit dans le tournoi des 5 nations). Oti devient le premier joueur noir depuis plus de 80 ans à porter les couleurs de l’Angleterre dans son antre. Il est donc aussi le premier noir à inscrire un triplé...

 

C’est alors qu’un groupe d’étudiants de l’école bénédictine de Douai entonne un chant. C’est un chant inimitable, qu’ils se plaisent à reprendre dans leur club. Une sorte de petite mélodie légère, qui n’a pas d’âge, qui prends aux tripes et qui l’air de rien traduit toute la volonté de la plèbe. Ce chant ? Swing Low, Sweet Chariot. Un hymne parallèle au God Save the Queen et un chant plus puissant que 10000 « allez les bleus » réunis. Une sorte de râle collectif, caverneux, qui oscille comme la calèche de la chanson. En l’honneur d’un jeune noir, le stade reprends alors ce petit bout de rien. Cette chansonnette d’enfant. Ce chant écrit par un esclave, Wallis Willis devient alors plus qu’un refrain : c’est une cri. De l’histoire, nous basculons celle avec un grand "H"...

 

Un chant qui rend fou et me fait fondre un câble :

 

Aujourd’hui, ce chant jouyeux et léger n’est plus le même. Ce n’est plus une ode, ce n’est plus un chant en l’honneur d’un homme. Non. C’est bien plus que cela. C’est le véritable cri de ralliement de toute une nation. Menée de 35 points à 10 minutes de la fin contre la Nouvelle-Zélande ou menant de 30 points après une mi-temps, que chantent-ils ? A 5 minutes de la fin défendant un avantage injustement acquis (comme toujours) sur leur ligne d’essai, ou enfonçant une mêlée après 5 minutes de jeu seulement que chantent-ils ? Après un match dominé ou une partie complètement ratée que chantent-ils ? Encore et toujours cet air qui me rend fou !

 

D’abord comme un être qui s’ouvre à la vie, « Swing lord sweet chariot » est fragile. Un murmure soufflé en même temps par des centaines. Puis par la force du nombre, le chuchotement deviens un chant, puis d’un chant un cri.  Et ce cri emporte alors tous ces maudits Anglais. Avec lui, ce sont les images de tous les Leonard et les Back, les Dallaglio et les Johnson, des pénibles, des laborieux, des hommes de devoirs sans génie, des pragmatiques, des provocateurs, des pince-sans-rires, des arrogants et des brigands de toutes l’Angleterre. Aussi bien au stade de France qu’à Twickenham, en passant par Le Cap ou Brisbane, ce petit rien pousse le XV de la rose partout avec la même force.

Quand les anglais débarquent deux choses sont certaines : l’augmentation significatives des ventes de bière dans tous les tripots du coin et entendre ce chant au moins une fois résonner.

 

Enfin, si je devais retenir un seul de ces moments musical, je retiendrais un Quart de finale de coupe du monde opposant les anglais au Néo-Zélandais. Un God Save the Queen de rêve, repris par 80000 anglais, suivit d’un classique Haka. Jusqu’à là, rien de fou.

Mais, au moment de ce chant guerrier maori, un autre chant, guttural, roque et lancinant s’éleva des tribunes. Un swing lord d’anthologie nait et se fait entendre. Cet acte aussi peu « fair play » n’empêcha les coéquipiers de Lomu d’en passer près de 30 à leurs adversaires du jour. Mais les frissons que Twickenham m’ont foutu ce jour-là valent toutes les défaites du XV de la Rose du monde. Je les hais, mais franchement, respect…

 

 

 

 

Pour vous, les paroles et la traduction de la chanson la plus chiante du monde ovale :

 

Swing low, sweet chariot, 
Coming for to carry me home 
Swing low, sweet chariot,
Coming for to carry me home.


Balance-toi, ma douce calèche

Venu pour me ramener à la maison

Balance-toi, ma douce calèche

Venu pour me ramener à la maison


I looked over Jordan, and what did I see? 

Coming for to carry me home
A band of angels coming after me
Coming for to carry me home.


Je regarde par dela le Jourdain et que vois-je ?

Venu pour me ramener à la maison

Un groupe d’ange venant à moi

Venu pour me ramener à la maison


If you get there before I do  
Coming for to carry me home
Tell all my friends I'm coming, too  
Coming for to carry me home.

 

Si tu y vas avant moi

Venu pour me ramener à la maison

Dit a tous mes amis que j’y vais aussi

Venu pour me ramener à la maison


I'm sometimes up and sometimes down  
Coming for to carry me home
But still my soul feels heavenly bound  
Coming for to carry me home.

 

J’ai des jours avec et des jours sans

Venu pour me ramener à la maison

Mais c’est mon ame qui

Venu pour me ramener à la maison


The brightest day that I can say  
Coming for to carry me home
When Jesus washed my sins away  
Coming for to carry me home.

 

Le jour le plus brillant que je connaisse

Venu pour me ramener à la maison

C’est celui où Jésus me lave de mes péchés

Venu pour me ramener à la maison 

 

 

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France - Irlande : le Xv de départ des bleus

8 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

Lievremont l’avait dit : ce tournoi verrait peu tourner l’effectif du XV de France. Quand on sait cela et quand on reste sur une victoire (peu rassurante mais importante), comme dit le fameux adage a deux francs : « on ne change pas une équipe qui gagne »… La composition est sans surprise, les changements étant la conséquence logique de la blessure de Maxime Mermoz. Ainsi, Traille glisse au centre et Poitrenaud est titularisé à l’arrière. En gros, on commence contre l’Irlande comme on a fini contre l’Ecosse.

On remarquera au passage que Traille est mieux placé que Jauzion et Poitrenaud (maintenir Traille en 15 et faire passer la paire Jazion-Poitrenaud au centre aurait été tout aussi valable) pour le poste de premier centre.

Mais c’est avant tout l’esprit de continuité qui anime le staff qui est le plus visible. Dusautoir capitaine et Parra buteur, l’axe 2-8-9-10 identique depuis presque 3ans, un groupe inchangé ou presque (Jauzion qui remplace Mermoz, Marconnet à la place de Ducalcon). Pas de prise de risque et pas de grandes nouveautés. 

 

Au contraire, l’Irlande victorieuse de manière plus que laborieuse en Italie va livrer leur premier match dans leur nouveau stade au cœur du Dublin. Or elle connait le plus grand renouvellement de leur équipe depuis au moins 10ans : Hayes, Horan, Flannery, Murphy, Bowe, Kearney, Heaslip, Trimble et Ferris blessés, O’Gara, Paddy Wallace et Cullen sur le banc,  ou encore Stringer, Mike O’dricoll, Horgan ou Boss non retenus soit presque 15 changements en moins de 6mois.   

Les irish veulent se rassurer sur leurs capacités face aux grandes nations du monde et l’équipe de France en amuse bouche pourrait être un joli trophée à épingler au dessus de la cheminé.

 

Un point sur le Xv de départ, sur le banc et sur les attentes de l’équipe de France.

 

Première ligne èDomingo/Servat/Mas : Tous auteurs d’un très gros match, la redoutable première ligne de l’équipe de France va pouvoir s’étalonner contre une mêlée mise a mal en Italie mais non dénuée de qualité. Les bleus vont devoir se montrer comme toujours dominateurs mais surtout doivent enfin permettre à la mêlée d’être une vraie rampe de lancement et plus seulement un chef d’œuvre de destruction.

 

 

Deuxième ligne è Pierre/Nallet : Plutôt discret contre l’Ecosse (ce qui n’est pas forcément une nouvelle en soi), attendre d’eux des percées de 40m et des passes croisées après-contact est stupide. Mais déjà si ils se contentent de prendre le dessus sur les deux terribles adversaires de dimanche (O’connell et O’callaghan), le match sera déjà bien « épais » pour eux. Une chose est sure : ils auront du boulot…

 

Troisième ligne è Dusautoir /Bonnaire/Harinordoquy : complémentaire, solide, lourdement armée en défense et avec deux sauteurs de grande qualité, cette troisième ligne « à de la gueule ». Ouedraogo, Chabal et Lapandry en réserve de la patrie, c’est dire la qualité de la 3ème ligne tricolore. Mais attention : Bonnaire s’est éteint en fin de match, Harinordoquy est un peu passé au travers dans le jeu (mis a part son essai) et Dusautoir impeccable en défense s’est parfois un peu trompé en attaque. En somme, la perfection n’est pas ce qu’on leur demande mais y tendre est ce qu’on voudrait de ceux qui restent les hommes de bases du système défensif français.

Petite idée a glisser à l’oreille de Reutière : Sexton joue très rarement sous pression (souvent très loin de la ligne d’avantage) et aime organiser le jeu autour de lui (Z1-Z2 ou Z3 mais avec redoublée). Mais Dusautoir pourrait avoir intérêt à essayer de le titiller un peu, au moins sur les retours intérieurs ou la zone du 10 qu’il aime bien jouer avec Wallace…

 

Charnière è Parra/Trinh-Duc : Parra s’est blessé, puis remis, puis pas trop…il est sorti sous quelques huées et n’a jamais semblé capable de peser sur le match ou en tout cas d’en changer le cours. Autant dire : tout l’inverse de son comparse de la charnière qui à, lui, peser de tout son poids sur la rencontre. Un essai marqué suite à son caramel, un essai marqué suite à une passe lumineuse entre les jambes… Mais Parra avait fait un grand match face aux XV du trèfle l’année dernière. Alors croisons les doigts pour voir un grand-Duc et un bon Parra pour la première fois efficaces en même temps   

 

Ailiers è Médard/Huguet : Si l’un a définitivement marqué des points importants en vue de la coupe du monde avec un essai, un exploit qui en amène un second et des relances hyper tranchantes, l’autre a semblé souffrir la comparaison. Huguet est très bon c’est indéniable. Mais l’instinct de tueur lui manque un peu (en témoigne ces deux 1 contre 1 face au 15 où il fait pas la différence). En tout cas, attention a Earls et Trimble (de retour) plus talentueux et qui risquent de leur faire plus de torts que les braves écossais Walker et Evans.

 

Centre è Traille/Rougerie : Nouvelle association. Après Jauzion, Bastareaud, Baby, Lacroix, David, Mermoz, Mazars, Marty le tout mélangé dans divers duos et couples, c’est au tour de Traille et de Rougerie d’être associés. Ca n’est pas la continuité qui a ce poste est l’information probante. Les incertitudes sont de plus en plus palpables mais peut être que Traille va s’imposer comme le premier centre créatif capable de jouer avant contact qui manque a cette équipe. En attendant, le second centre est un brin plus stable : Rougerie depuis 4 matchs… Presque un record.

 

Arrière è Poitrenaud : C’est le meilleur joueur a ce poste en équipe de France. Sa titularisation est logique et sa polyvalence retrouvée (12/13/15) pourra rendre bien des services. Son seul point faible : un jeu au pied parfois défaillant. Mais vu qu’il relance beaucoup à la main, ca n’est pas très grave.  

 

 

Banc :

 

Guirado : Pas encore au niveau, il est là pour apprendre. Mais attention à ne pas se déchirer une fois de plus ou Noirot taperait vite à la porte du XV de France.

Marconnet : C’est le seule changement de ce banc, il bénéficie d’un match franchement moyen de Luc Ducalcon.

Thion : « Machine » est présent face à une équipe rugueuse. Tout ce qu’il aime.

Chabal : Il aura peut être un peu plus de temps de jeu dans les matchs a venir mais contre l’Irlande il pourrait faire très, très mal. Sa puissance n’a pas de comparaison en face.

Yachvili : Très bon lorsqu’il a suppléée Parra, il devrait compter une sélection de plus

Jauzion : Le papa des lignes arrières depuis presque 10ans, le toulousain est plutôt bon en ce moment mais franchit de moins en moins, ses adversaires sachant tous qu’un joueur qui compte 70 sélection au poste de centre chez les bleus n’est pas un pintre…

Clerc : Vincent est entrée et n’a pas vu une canette. Cette semaine espérons qu’il puisse jouer plus de 5 minutes et remarquer en bleu. Voir des doublés de clerc contre l’Irlande me manque un peu…

 

 

Conclusion : Dotée d’une équipe solide mais qui semble avec encore moins de créativité que contre l’Ecosse, comme dirait Gicquel : « la France a peur »… Mais que dire de cette équipe d’Irlande au rugby malade ?

Ce match est un match qui peut s’avérer aussi fatal pour le sélectionneur Irlandais que pour Lievremont encore et toujours sous pression constante. Malheur au perdant dans cette joute qui s’annonce encore un peu folle, comme les 4 derniers France-Irlande si on occulte celui de l’année dernière.

 

 

 

 

 

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France - Ecosse : les notes du Match

5 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Après cette victoire à la fois logique mais poussive par moment, les français vont regagner Marcatraz avec le sentiment du travail accomplit. Certain plus que d’autre, quelques uns d’entre eux ayant livrés une grosse prestation.

Voici les notes de l’équipe de France de rugby et comme toujours c’est partial, subjectif, petit et méchant par moment. Et comme dirait tout bon proctologue qui se respecte : « détendez vous, ca n’est qu’un petit moment désagréable à passer ».

 

1) Domingo : Solide, actif et présent au soutient, il revient vraiment en très grosse forme. Il a mit au supplice le brave Murray pendant plus d’une heure avant de faiblir (logiquement) en fin de match.

     L’action a retenir : Son soutient du bout du monde sur une percée de Servat où il vient exploser le neuf écossais (qui se relevait déjà d’un caramel a retardement de Bonnaire quelques secondes auparavant)… Le pauvre… 

     Le bémol : Pas grand-chose a dire de négatif sur son match. Il domine en mêlée, est solide en touche, a joué presque tout le match (sortie définitive à la 70ème). En plus il réalise la bagatelle non négigleable de 5 plaquages. Un gros match pour lui

     La note : 7,5/10

 

2) Servat : parfait sur ses lancers (une balle cafouillée mais suite à un mauvais lift), puissant en mêlée, le toulousain a été une fois de plus très solide.

     L’action a retenir : Son accélération qui dépose son vis-à-vis avant de servir intérieur un soutient (Dusautoir si je ne m’abuse) qui lui même retrouvera Domingo… Ah c’est beau le rugby moderne !

     Le bémol : Moins perforant et même moins performant que d’habitude, le talonneur incontournable de l’époque Lièvremont va probablement peser davantage sur les matchs a venir.

      La note : 6/10



3) Mas : L’autobus a été encore une fois très bon. Puissant et véritable machine en mêlée, le catalan a porté la conquête française pendant 50min. Sorti puis revenu, il est encore une fois indispensable a cette équipe.

     L’action a retenir : un essai de pénalité obtenue en grande partie grâce à lui, mettant au supplice son vis-à-vis et en trichant un petit peu.

     Le bémol : une mobilité qui tranche un peu avec celle de ces deux partenaires de première ligne. Mais bon, on ne peut pas tout avoir. Il a été pénalisé une fois sur un ballon gardé au sol alors que l’action aurait pu aller au bout sans sa faute.

     La note : 7/10

 

4) Pierre : Le seul joueur du 5 de devant à avoir joué tout le match, il a été lui aussi en vue. Gros apport dans les rucks et bonne activité dans le jeu courant, il n’y a rien a redire a son match.

     L’action à retenir : pas de véritable action d’éclat pour le clermontois.

     Le bémol : il a loupé quelques plaquages en fin de match et notamment après quelques temps de jeu.

     La note : 6/10


5) Nallet : encore et toujours omniprésent pendant l’heure qu’il a passé sur la pelouse, il nous gratifie d’un match précieux dans toutes les phases statiques. Sa sortie coïncide étrangement avec l’effondrement de la mêlée bleue (2coups francs, 2 pénalités en 20minutes).

      L’action a retenir : cette percée magnifique sur une grosse 15aine de mètres qui amènera le 3ème essai de l’équipe de France.

     Le bémol : il n’est plus capable de faire tout un match ou en tout cas plus en étant aussi fort de la première à la dernière minute. On le sent dominateur, certes, mais plus de 60minutes cela est-il possible ?

      La note : 7/10

 

 

6) Dusautoir : Une entame de match moyenne et puis d’un coup, Dusautoir est revenu. 10 plaquages, une envie énorme, une vraie volonté de se proposer en tant que dynamiseur d’attaque dans les moments où l’équipe n’avait plus de vitesse, défenseur infranchissable lors des rares retours intérieurs… Un vrai match de black destroyer.

     L’action a retenir : Son magnifique soutient sur deux actions d’envergure (au relai de Servat une première fois, au relais de Trinh-Duc une seconde fois).

     Le bémol : Il a mit du temps à rentrer dans son match mais rien de dramatique. Sa tendance à vouloir remettre l’équipe dans le bon sens à parfois semblée de trop dans la mesure où il est incapable techniquement de faire jouer après contact. Mais vu qu’il avance à chaque fois, on lui pardonne.

      La note : 7,5/10

 

7) Bonnaire : Le clermontois a été énorme. 14 plaquages, deux franchissements, des ballons gagnés en touche, des percussions, du soutient, des passes après contact. Tout le registre du 3ème ligne y est passé.

     L’action a retenir : premier français à franchir concrétement le premier rideau écossais sur une passe au pied, ce n’est pourtant pas l’action que je vais retenir de son match. Celle qui va retenir mon attention est celle qui m’a fait le plus rire : son énorme plaquage à retardement sur le 9 remplaçant qu’il explose après un coup de pied. Le pauvre 9 est sonné. Il met du temps a revenir à lui. Au moment où il se relève, Domingo le percute et l’envoi pété à au moins 2mètres de là.

     Le bémol : aucun. Un match de grande classe.  

     La note : 8/10

 

 

8) Harinordoquy : un seul mot : transparent. Il a été tout au mieux utile. Preneur de balle en touche et 5 plaquages. Et voilà… alors il marque un essai après une passe lumineuse de Trinh-Duc. Mais franchement c’est un peu adopter la technique de l’autruche que de se cacher la chose suivante : depuis 1an, Imanol n’a plus fait de vrai bon match en bleu.

     L’action à retenir : son essai. Après une superbe passe de Trinh-Duc entre les jambes, il hérite de la balle et prends sur un crochet (on dira plutôt un virage un peu serré) le deuxième ligne blond Gray. Il accélère ensuite sur 30 mètre pour aplatir entre les perches.

     Le bémol : rien ne permet de dire qu’il mérite plus d’être titulaire qu’un autre (Chabal, Chouly, Picamoles). Alors si son passage a vide n’était qu’épisodique, ok. Mais là ca commence un peu a durer…

     La note : 5/10

 

9) Parra : précieux au moins pour son jeu au pied et sa défense (le seul plaquage qu’il loupe ouvertement en se faisant renverser cul par-dessus tête par le pilier d’en face, l’action fini dans l’en but ce qui est assez triste au vue de sa prestation globale dans l’exercice défensif), le demi de mêlée des bleus à fait un match très moyen. Incapable de redynamiser le match dans les moments de temps faible, il est logiquement remplacé dès la 51ème minute.

     L’action à retenir : ce que je vais retenir de son match ne va pas être une action. En effet c’est l’impression globale que sa partie ma laissé. Il est vraiment très doué avec ses avants, il fait donner les gros sans forcer sa nature et maitrise parfaitement les zones de combats. Mais voila : la où le bât blesse, c’est que non seulement il n’alerte que trop rarement ses arrières mais surtout il le fait bien souvent dans des conditions très précaires. C’est un peu quand il ne sait plus quoi faire, quand il a épuisé ses gros sur 34456 retours petits cotés, quand il voit que Trinh-Duc commence à avoir des engelures au bout des doigts et que dans le public les moins courageux se barrent à la buvette, alors là, il donne le ballon au dela de la zone 1… C’est quand même rageant de le voir temporiser sur a peu près tous les ballons et pour à peu près toutes les raisons du monde.

     Le bémol : ses défauts récurrents (temporisation, retour petit coté) on été difficiles à percevoir sur le premier acte dans la mesure où les bleus on eu très peu le ballon. Mais dès que les français ont la maitrise… aie aie aie.

    La note : 4,5/10


 

10) Trinh-duc : Auteur d’un premier plaquage où il fait exploser la balle, ce qui amène l’essai, d’une superbe passe qui en amène un second et d’une flopée de bonnes passes/plaquages/choix, le retour du chouchou du staff à fait le plus grand bien au jeu de l’équipe de France. Bon c’est pas Byzance, d’accord, mais c’est quand même autre chose que Damien « retour intérieur-percussion » Traille.

     L’action a retenir : Le premier plaquage du match. Il met un bon carton au 12 adverse venu le défier en première main. Récupération de Dusautoir qui écarte pour Rougerie qui pousuit au pied. Essai de Médard. En 15 secondes le match bascule et l’équipe de France prends le score pour ne plus le lâcher.

     Le bémol : quelques plaquages loupés, quelques coups de pied de nain, quelques rares choix discutables. Mais cela n’enlève rien a son match tout simplement réussit.

     La note : 7,5/10

 

 

11) Médard : Un gros match pour le toulousain. Un essai, des grosses relances, un placement souvent très juste, quelques plaquages désespérés (sur Walker notamment). Sorti dans les derniers instants du match, il rend un copie propre.

     L’action a retenir : son énorme percée qui amène l’essai de Damien Traille.

     Le bémol : pas grand-chose à lui reprocher. Peut être une ou deux erreurs défensives sans gravités et encore… Ah si ! j’ai trouve ! Une passe mal assurée interceptée par Parks alors que Rougerie attendait l’offrande.

Elu talent d’or du match par France 2.

     La note : 7,5/10

 

 

12) Mermoz :  deux mots : chat noir… Il nous a fait 40 minutes plus que prometteuse avec une entente qui avait fière allure avec Rougerie, une défense solide (jusqu’à ce plaquage loupé où il se blesse bêtement) quelques grosses prises d’intervalles… Et puis crac, la tuile. L’épaule dans la boite a gant, on met le clignotant et on sort. Quand le sort s’acharne. Marty dans le groupe dès Lundi ? Dès que je dis ça, y’a pas à chier, c’est quand même moins sexy…

Non noté, j’avais pas le cœur.

 

13) Rougerie : Mr Rougerie a encore fait un match énorme. Les chiffres ? 11 plaquages, 2 franchissements. Les faits ? Il a étouffé la nouvelle pépite du rugby écossais Ansbro pendant une heure. Le résultat ? Il marque des points en vue de la coupe du monde.

     L’action à retenir : La combinaison en première main où suite à une redoublée Trinh-Dec-Mermoz, le capitaine des champions de France est servi dans l’espace. Il fixe alors son vis-à-vis et transmet à Traille qui envoi sur orbite Huguet. Ce dernier est passé mais se fait reprendre par le bout du short à 10 mètres de la ligne.

     Le bémol : il s’est peu à peu éteint au fur et à mesure du match et son entent avec Traille a été pour le moins malaisée.

     La note : 8/10 = = > Homme du match LPHS !

 

 

14) Huguet : plutôt a son avantage, la différence entre lui et d’autre ailier comme Cueto, Clerc, Ashton, Malzieu où le reste du gratin mondial est simple : eux, quand ils sont servis en 1 contre 1 à 10 mètres de la ligne avec un défenseur qui recule, ils marquent. Il n’a pas encore l’instinct de tueur qu’il lui permettrait d’être une solution à court terme en bleu. Mais son registre physique et dynamique, peu de joueurs sont aussi efficace il faut bien le reconnaitre.

     L’action a retenir : ce sera deux action. Les deux fois où ayant franchit le premier rideau, il est cueillit par le dernier défenseur. J’en rajoute peut être un peu trop mais le fait qu’il revienne toujours intérieur alors qu’il aurait la place pour faire la diff’ est un peu dommage.

     Le bémol : Huguet, c’est un peu le syndrome Christophe Lemaitre. C’est le meilleur européen, mais il y a au moins 16 mecs qui courent plus vite que lui sur 100 et 200 mètres… Alors oui, Huguet est super fort. Mais seulement y’a pleins de gars meilleur que lui rien qu’en France… Ca se voit que je suis sceptique ?

     La note : 6/10 

 

 

15) Traille : Bon ben voilà. Il est a chier en 10, très moyen en 12, vilain en 13 et franchement pas génial en 15. On l’a vu, on le sait, on l’affirme. Damien je m’adresse a toi : quand tu joues 15, laisser rebondir la balle 3 fois a chaque coup de pied, ou quand tu ne couvres pas le 3ème rideau, c’est pas une super idée. Quand tu joues 12, prendre une pommette de la mort par un mec, quand tu es sur ta ligne des 22m, c’est pas une super idée. Quand tu passes par hasard 10 et que tu pettes tout droit dans le mec d’en face c’est pas une super idée. Enfin moi je dis ça, je dis rien… Un symbole : premier ballon, il va tout droit dans la défense, se fait exploser, se fait arracher la balle et finit le nez dans le gazon.

     L’action à retenir : la seule action où il fait la différence est cette fameuse action en première main suite à une mêlée. A noter que les deux joueurs qui marquent ce soir sont peut être les deux plus mauvais sur l’ensemble du match.

     Le bémol : il ne faut pas s’évertuer à vouloir intégrer Traille n’importe où et dans n’importe quelle position… C’est pas Katsuni…

     La note : 4/10

 

 

16) Guirado : une entrée pas vraiment magique qui commence comme souvent avec le catalan par un lancer dégelasse (lancer pas droit). Après il se met un peu plus dans le match mais une nouvelle fois il semble que le Guirado de Perpignan a du mal a venir jouer au nord de la Loire… C’est son frangin ou un truc du genre qui vient jouer en fait ?

 

 

17) Ducalcon : On le sait, j’aime beaucoup ce joueur. Mais aujourd’hui, ca été la croix et la banière pour Luc. Deux pénalités, des mauvais plaquages, des percussions en mode rétropédalage (percussion puis reculade de 3mètres)… Enfin un match a oublier. Marconnet voit sa chance de revenir en bleu plus importante que jamais après cette contre performance.

 

 

18) Thion : On ne l’a pas vu beaucoup mais il a été comme toujours généreux. En mêlée, il a été moins démentiel que sa réputation laisse présager. Une action : la percussion du ventre dont il nous a gratifiés.

 

19) Chabal : Il entre et met un caramel sans ballon au bout de 15 secondes. Le reste du match ne sera pas spécialement au diapason de cette action d’éclat, mais il fait un match solide. C’est le seul remplacent parmi les avants a ne pas avoir fait de la merde…

 

 

20) Yachvili : une bonne entrée, il a remis dans le bon sens toute l’équipe de France. Plusieurs bons plaquages (dont une jolie cathédrale) et surtout une capacité a faire jouer Trinh-Duc (lui qui commençait a sacrement s’emmerder).

 

 

21) Clerc : Il est entré, il se bavait dessus les yeux révulsés, on a vu de la volonté dans le regard et puis… Rien. Il n’a pas vu un ballon.

 

 

22) Poitrenaud : auteur d’un soutient décisif pour amener l’essai de Traille, le toulousain s’est montré comme toujours ou presque irréprochable.  

 

 

 

Coté écossais les meilleurs :

 

Gray : omniprésent, il a été l’un des moteurs de l’équipe. Sa crinière blonde au vent, il a couru, couru, couru encore. Et il fait 2m06…

 

Brown : plutôt efficace, il marque un essai (scandaleusement défendu par les avants français, Nallet s’envoyant comme un âne et Pierre restant planté comme un gland…) et surtout il fait très mal à la percussion

 

Ansbro : Véritable espoir écossais, ca fait facilement 10ans qu’on avait pas vu un joueur aussi talentueux dans le royaume de Wallace.

 

Walker : Ultra mobile, très puissant, il a été un poison pour l’équipe de France.  

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France - Ecosse : la composition du XV du Chardon

2 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

Voilà qu'arrivent les troupes de Wallace aux portes de Paris. Ils ont traversé la manche, probablement à la nage, et leur hymne "flower of scotland" va résonner dans mon coeur et me tirer des larmes, moi qui n'ai rien d'écossais.

Leur courage, leur volonté, leur histoire faite de souffrances, de brimades et de violence ressurgit à nous. Dans un tremblement de terre et dans le son des cornemuses d'Edinbourg, entrent sur le pré les gladiateurs écossais. Dans leurs veines coulent le sang des soldats de 14, celui de Wallace, celui des Highlands et des Borders. Ils sont les sujets de la couronne, certes, mais contre leur gré. Ils détestent les anglais encore plus que nous et ils aiment les latins encore plus que nous. Etre écossais, c’est accepter de porter un fardeau inexplicable, issu d’années et d’années de révoltes, de musique et de houblon. Mais si les écossais ont peut-être  tous les maux, si ils ont peut-être toutes les faiblesses et tous les vices, si il y a bien une chose qu’ils ne feront jamais, même le dernier des minables au fond d’une taverne sans nom cuvant son whisky de la veille, c’est de baisser les yeux et d’accepter la défaite. Le symbole de l’écosse est le chardon car même arraché, même brisé, même déraciné, l’écossais pique encore. Que les bleus ne l’oublient pas au moment d’entrer sur le terrain.  

 

Arrière : Southwell.

 

Solide sous les ballons hauts, le parisien d’adoption reste un joueur dangereux, virevoltant mais qui joue avec des œillères. Il a du talent et il le sait alors il ne fait jamais les bons choix quand à ses ballons de relances. Ce travers récurent est encore plus exacerbé en équipe nationale du fait du manque chronique de capacité de franchissement a ses cotés.

 

Ailiers : Walker, Evans.

 

Walker le puissant, Evans la pile électrique. Ils ne sont pas tant craint que cela mais ils ont poussés les frères Lamont en dehors du XV titulaire alors attention a ces deux là. Evans est capable de tout : moins doué que son frère (qui on le rappel a du faire une croix sur le rugby pro), il nous a démontré en 2009 que même Toulouse aux 7 deniers ne pouvait lui résister quand il était en forme.

 

Centres : Ansbro, De Luca.

 

C’est un peu la grande inconnue de cette équipe : comment la paire de centre va canaliser la fougue et la puissance du duo Rougerie/Mermoz. Ansbro est un débutant (première sélection) et De Luca est a peine plus expérimenté (8 titularisations, 19 capes). Le match s’annonce long et difficile mais attention : ce ne sont pas des handicapés du rugby et ils peuvent eux aussi surprendre bien du monde.

 

Charnière : Parks, Lawson.

 

Blair et Cusiter sont dépassés, Paterson et Godman aussi. Parks est le joueur le plus efficace et surtout le plus talentueux de toute l’Ecosse depuis au moins 5ans. Lawson lui a profité de la blessure de Blait pour prendre sa place et ne plus la lachée. Le 9 est l’un des seuls a évolué hors des frontières Ecossaises.   

 

3ème ligne : Kellock, Brown, Barkley.

 

Ce ne sont pas les plus connus (comparés a Taylor, Strokoch, White, Mather) mais ce sont peut-être les plus en forme. Kellock le capitaine est l’un des meilleurs a son poste en Ecosse. Mais globalement, ca manque de talent et surtout de franchisseurs. La 3ème ligne des bleus, sur le papier, est bien meilleure. Le grand absent ? Beattie, grosse révélation du dernier tournoi.

 

2ème Ligne : Gray, Hines

 

Hines c’est l’homme d’expérience, le guerrier, le tueur en phase de conquête. En somme ? Le gros pénible. A ses coté, Gray, présentateur de télé (une émission de rugby qui a duré quelques semaines) dans son pays et accessoirement plus connu pour sa tignasse blonde que pour son jeu, il reste un espoir au poste du haut de ses 21ans.

 

Première ligne : Murray, Ford, Jacobsen.

Il est presque traditionnel de se payer la tronche de la première ligne ecossaise. Trop molle, pas assez solide, trop nulle. Mais cette année, pour la première fois depuis 2 ou 3 ans, les blessures ont épargnés les meilleurs éléments de cette équipe. Le test va être énorme pour les écossais qui vont affronter la meilleure mêlée d’europe (et probablement du monde). Ils auront a l’esprit les récentes joutes au stade de France où jamais il n’ont eu a rougir de leurs performances. Murray le pieux, Ford le dingue et Jacobsen l’expérimenté, voilà un cocktail qu’il ne faudra pas avaler de travers.

 

La physionomie du match ?

 

Les Ecossais vont chercher en premier lieu à annihiler la puissance du pack français. Pour cela rien de plus simple : ils vont déplacer le combat au maximum en occupant loin au pied. Parks est un 10 de choix pour cela. Leur objectif n°1 sera de mettre a mal les français en les faisant jouer sous pression (chandelle, occupation dans les 22).   

Le vrai point faible de cette équipe est énorme : un manque de puissance chronique. L’absence de Taylor, Hamilton, White ou de Beattie est encore plus calamiteuse de ce point de vue là. Ils franchissent rarement (voir jamais) en première main, doivent conserver la balle sur de très long temps de jeu et ont beaucoup de mal a ne pas se mettre à la faute pour stopper les avancés au près de leurs adversaires. Les bleus devront forcer un peu plus sur les zone 0 et zone 1 pour mettre a mal cette défense Ecossaise. Ils jouent souvent en Défense inversé et les espaces seront donc derrières les deux centres. Un petit jeu au pied dosé sera peut être l’arme fatale.

Enfin le point fort : la confiance. Ils sont capables de tout, encore plus depuis cet automne où ils ont vaincus une Afrique du Sud moribonde mais non moins championne du monde en titre.

 

L’homme à surveiller ?

 

Dan Parks. Il a gagné un match ou presque (match nul) à lui seul contre l’Angleterre, a été énorme tout le tournoi et a arraché une victoire a Croke Park contre les irlandais. Barré par Paterson puis par Godman (?!), il est en passe d’être intronisé comme le 10 qu’il fallait a cette équipe d’Ecosse.

 

Le Score ?

 

25-6 pour les France, Essai de Médard et de Rougerie.  Après une première mi-temps accrochée, les bleus virent à la pause menant de seulement 6 points. Au retour des vestiaires les français appuient là où ça fait mal (au près) avant de lâcher les chevaux. Les écossais ne marqueront plus. Le coaching intervient vers la 65ème mais casse un peu la dynamique positive de l’équipe qui finie en roue libre en se faisant quelques fryeurs et en laissant passer l’opportunité de scorer plus. Tout le monde est content et on parlera peu de l’arbitrage.

 

Conslusion : c’est un match d’Homme qui se profile. Epais, dur et pas franchement beau. Mais si les français ne se trompent pas dans l’état d’esprit qui doit les animer, si ils mettent les choses dans l’ordre en imposant un vrai combat dans les zones de rucks, et surtout si ils ne subissent pas autant le jeu que cet automne, alors la victoire sera logique.

 

Allez les bleus !  

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Les (petites) informations de la planète rugby

2 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Et cette semaine s’annonce chargée ! Cet article est appelé a évolué avec le temps et les annonces de chaque clubs. 

 

On va se concentrer sur la France, et plus précisement sur les transferts de cette semaine

En gras les certitudes, en italique les bruits de couloirs.

Pour l’instant, les deux clubs les plus actifs sont Clermont et Montpellier. Le point en détail sur ces deux clubs.

 

A Clermont :  

 

Recrues : King (Llanelli), Byrne (Ospreys), Skrela (Toulouse) Vosloo (Brive), Kayser (Castres)

Départs : Creevy (MHR),  Ledesma (retraite), Lauaki (Bayonne)

 

MHR :

 

Recrues : Creevy (Clermont), Peyras (Bayonne), Martin (Bayonne), Audrin (Castres), Amorosino (Leicester)

 

Derrière on retrouve quelques clubs impliqués dans des recherches actives : 

 

Stade Français :

 

Recrues : Warwick (Munster), Catrogiovanni (Leicester), Heaslip (Leinster)

Départ : Bastaraud (Toulon)

 

Biarritz :

 

Recrues :

Départ : Erinle (laissé libre), Alexandre (Grenoble).

 

 

Pour finir :

 

Toulouse comme toujours est très calme même si Elsom serait tenté.

 

L’Usap a recruté James Hook et chercherait a reprendre Carter pour 6mois.

 

Toulon et Bayonne eux annoncent a peu près les mêmes joueurs : Giteau ou Elsom. Coté de la rade on va se séparar de Taumeopeau, May, Senekal (Agen) et Marienval. Cela annonce donc encore une fois pas mal de mouvement. A Bayonne : après les départs de Peyras et Martin (sur) on annonce les recrutements de Kelleher et de Lauaki.

 

Vous pouvez enrichir vous-même cet article via vos commentaire en donnant vos informations et si possible vos sources (en tout cas autres que vos phantasmes).

 

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France - Ecosse : la composition du XV de France

2 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

La Composition de l’équipe de France pour affronter l’équipe d’Ecosse est tombée et attention, il y a des surprises !

On commence une fois n’est pas coutume par les lignes arrières où se situent les plus grosses évolutions :

Arrière : Traille.

Bon on a compris, le staff adore Damien… Alors pour lui montrer tout cet amour, il le font jouer à un poste où il n’a jamais briller en bleu, où il n’a pas jouer depuis une demi-finale de coupe du monde aux erreurs coupables, où il n’a plus jouer en club depuis 3ans et où la concurrence est fércoce et plus habituée. Ce camouflet pour les hommes en forme en 15 comme Floch, Poitrenaud, Porical ou encore Médard (plus ailier cette saison) est-il une connerie de plus a mettre à l’actif du staff ? Alors oui sous les ballons hauts, il va assurer. Mais quid des ballons de relance et autre jeu rapide ? Traille on l’aime bien, mais pas a toute les sauces, ca finit pas lasser.

Ailier gauche : Huget.

Alors on l’aura compris, je ne suis pas un grand fan du Bayonnais. Son talent est certain, ses qualités véritables, son envie affirmée. Mais (attention Lapalissade en approche) il est plus utile de prendre des joueurs d’expérience pour des matchs situés à 6 mois de la coupe du monde que de prendre des joueurs qui n’ont jamais connu un match de H-cup… Bon, face à lui ca n’est pas l’équipe de Nouvelle-Zélande ou les Australiens, mais Huguet plus que Clerc ou Malzieu, pas sur que ce soit une solution qui a court terme soit la meilleure. Et Palisson ou Andreu doivent peut être faire la gueule d’avoir gagné le grand chelem en 2010 et d’avoir été clairement laissé sur le bas-côté… Une chose est sur, on ne fait pas dans le social en bleus, mais on ne fait pas non plus dans la fidélité.

Ailier droit : Médard.

C’est l’homme en forme, intraitable, imprévisible et talentueux. Il est de tous les bons coups toulousains, fait la différence a chaque match et surtout, il a la finition dans le sang. C’est un serial marqueur et c’est logiquement qu’il retrouve une place de titulaire dans une équipe en mal de finisseurs. Maxime à une énorme carte a jouer, d’autre grattent déjà à la porte (Arias, Malzieu, Clerc, Candelon, Planté pour ne citer qu’eux).  

1er centre : Mermoz.

Les dieux du rugby ce sont penchés sur son berceau. Tous. Sauf un : le dieu qui protège des blessures a répétition qui foutent la merde dans la préparation. Celui là, il avait piscine ce jour là… Ca fait déjà 3 ans qu’on attend un match référence pour le petit catalan en équipe de France et à chaque matchs on y presque. Gros défenseur et gros créateur, il remplace Jauzion, titulaire habituel au poste, dans un registre plus en finesse que le cheval de traie toulousain. Il aura la responsabilité immense de faire vivre le ballon au delà de sa propre personne. Du jamais vu en bleus depuis au moins 1an.  

2nd centre : Rougerie.

Repositionné depuis 1an et demi en club à ce poste, Aurélien est juste énorme. Moins décisif dans les chiffres, il est un incontournable du système Cotter et un des meilleurs français à un poste où on se refuse à prendre les meilleurs. Exit Basta, exit Fritz, Rougerie n’en est pas pour autant un choix par défaut. Très puissant, défenseur de grand talent mais surtout alliance presque incomparable de puissance, vitesse et technique indivudelle, Rougerie est a maturité pour porter les bleus vers quelques belles envolées.

Ouvreur : Trinh-Duc.

C’est le grand retour du montpelliérain ! Un être vous manque est tout est dépeuplé. Un seul 10 est absent et tout le jeu part en vrille. D’une stérilité de poussin durant la tournée, l’équipe de France attends tellement de François. Il est censé redonner de la profondeur aux attaques française et surtout des solutions après un peu plus de 2 temps de jeu… La pression sur ses épaules est énorme : saura-t-il assurer la pérennité d’un jeu par nature portée sur des lignes arrière virevoltante par son seul talent ?

Demi de Mêlée : Parra

Il est insupportable, il fait chier tout le monde a finir par terre à la moindre caresse amicale de ses adversaires, il prend des fourchettes et des coups de poings, il fait la tronche et il enguele ses gros… Mais il est drôlement fort ! Le meilleur 9 français de France à n’en pas douter. Mais le problème est le suivant : est ce que cela est une garantie d’être au top niveau mondial ? Peut-on le comparer avec Youngs, Genia, Ellis, Care ou Phillips ? Pour le moment, le français est un ton en dessous au moins dans ce qui relève de l’animation. Il a une belle marge de progression mais il doit dès maintenant franchir ce cap pour insuffler de la confiance dans un groupe qui en manque cruellement.

 

Les Avant : Mélange de certitude et de puissance, cette solidité tranche de manière presque renversante avec l’incertitude chronique qu’entretiennent les sélectionneurs quand aux lignes arrières.

 

N°8 : Harinordoquy.

Le basque ne joue plus 8 en club, un autre Français étant meilleur que lui a ce poste (Lakafia). Mais en bleu, il reste le meilleur compromis entre plaqueur/sauteur/coureur/gratteur/couverture/technique balle en main. Il est plus complet, plus expérimenté et plus complémentaire des autres avants. Un bémol ? Il ne franchit que trop rarement.

Troisième ligne coté fermé : Dusautoir.

Le capitaine abandonné. Voilà le sentiment qu’il ressort après la tournée d’automne. Lâché par ses joueurs sur le terrain, lâché par le staff après les matchs. Il a un tel besoin de se faire justice lui-même que du Dark-Destroyer il mériterait de devenir Batman. J’espère que son côté exemplaire va laisser place à l’animal qui est en lui et que le match référence à 29 plaquages qu’il a fait contre la NZ n’était pas un simple coup d’éclat. Il est solide, vraiment capable d’être le meilleur N°6 du monde mais pour cela, il doit retrouver la flamme. Et surtout, que le Midol arrête un peu de le sur noter systématiquement.   

Troisème ligne coté ouvert : Bonnaire.

Complet, il sait tout faire. Il se met parfois trop à la faute mais ca n’est jamais méchant, juste stupide. Il est plein d’envie, il aime gratter et plaquer, mais il apporte un plus : il est le troisième ligne aile le plus puissant en France. Alors oui, il y a Diarra, Vermuelen ou encore Burban qui soutiennent la comparaison de la puissance. Mais nul n’allie cette puissance à une technique au dessus de la moyenne et a des qualités de saut aussi aérienne. En balance avec Fulgence Ouedraogo, le Clermontois semble avoir pris une toute petite longueur d’avance.

Deuxième ligne droit : Pierre

En forme avec Clermont, s’imposant comme un cadre de cette équipe, bien plus mobile que Millo-Chlusky ou que Thion, plus sauteur que Nallet ou Papé, il est le pendant presque optimum de l’ancien capitaine. Il fait le métier et est d’une utilité de premier ordre dans tout le travail de l’ombre. Un « joueur de devoir ». Un Papé a sa place n’aurait pas été scandaleux quand aux qualités respectives des deux joueurs mais un peu injuste pour celui qui a tout connu depuis 2ans en bleu.

Deuxième ligne gauche : Nallet.

« C’est un troisième ligne ? » « non ! » « C’est un centre ? » « non ! » « C’est Lionel Nallet ! ». Une activité tellement folle pour un joueur de son gabarit. Alors oui il choisit ses matchs, il joue avec parcimonie et il se préserve parfois. Mais une chose qu’on ne peut pas lui reprocher : jouer avec de la retenue. Il est l’homme de base du pack français et le n°4 le plus aboutit de cette équipe. La concurrence ne faisant pas spécialement légion a ce poste, c’est tant mieux.

Pilier droit : Mas.

Le meilleur du monde a ce poste. Il n’y a qu’à voir le tarif qu’il a mit a Marconnet il y a 5 jours… Je fais des prières vaudous tout les jours pour ne pas qu’il se blesse.

Talonneurs : Servat.

Dimitri blessé, Servat doit assumer seul ou presque le rôle de talonneur de l’équipe de France. Guirado est bien là mais davantage pour faire le nombre. Il est, on le sait, puissant mobile et éfficace. Et cerise sur la buche ? Il est le plaqueur sur qui on n’aime pas tomber.

Pilier Gauche : Domingo.

En perte de vitesse depuis quelques temps, il reste un « client » en mêlée. L’idéal pour lui serait de souffler un peu avant la coupe du monde car il vient d’enchainer presque 3ans sans pause et sa présence pour ce tournoi risque d’élimer encore un peu plus la machine.

 

Remplaçants : Guirado, Ducalcon, Thion, Chabal, Yachvili, Clerc, Poitrenaud.

A noter : Clerc remplace Skréla, qui est un peu "chat noir" avec l'équipe de France. 

 

Conclusion : Prière pour que le savant fou qui gère les lignes arrière stoppe ses expériences maléfiques. En ce moment l’équipe de France de rugby, entre le n°11 et 15, c’est la tentative de croiser  un rat et un bœuf musqué. C’est un peu rigolo, on essaye de les accoupler et en même temps on sait que c’est mal… On fait des tests un peu comme, gamin, on arrachait les ailes des mouches. Mais au final, c’est pas du joli.

Alors oui, c’est l’Ecosse. Alors oui, c’est le moment ou jamais. Alors oui Traille a joué (un peu par hasard dans les 10 dernières années) en 15, Huguet n’est pas une burne et Malzieu pas Iron Man. Mais comment peut-on expliquer, les yeux dans les yeux, a des joueurs comme Clerc, Malzieu, Poitrenaud, Fritz, Bastaraud, Boyet ou Wizniesvki qu’ils ne sont « pas assez ceci » ou « trop cela » ? On encore ne pas retenir Fall, Andreu, Palisson ou Estebanez de qui ont disait qu’ils étaient l’avenir des bleus… Alors soit on a dit des conneries, soit on est en train d’en faire. Une chose est sur, la mayonnaise c’est comme tout, c’est pas juste en mettant les ingrédients dans un bol que sa va prendre. Il faut aussi un petit peu d’huile de coude et il faut surtout du temps. Si on change la recette en plein milieu, soit on n’aura pas le temps de finir, soit ce sera du vite fait-mal fait… L’équipe de France a beaucoup a faire et encore plus a prouver. Le monde du rugby est, on le sent, moins enthousiaste que jamais et le respect qu’imposait les performances du passé contre les grosses nations s’estompent peu a peu. Il faut redevenir une nation qui fait peur et pour cela il faut commencer par pulvériser les Ecossais. Bon d’accord, par les battre ca sera déjà bien.

 

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Le tournoi des VI nations : Gros plan sur l'Angleterre

24 Janvier 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Alors ca y est, depuis 3 jours et la fin des matchs de H-cup, les groupes définitifs pour le tournoi (et la coupe du monde) se dessinent. Et aujourd'hui on attaque avec du très lourd: la présentation des favoris de ce tournoi, le XV de la rose. 

 

Coté anglais, l’alchimie est fragile depuis quelques années. Mais voilà qu’après une tournée de toute beauté et des matchs références contre l’Australie (l’un des matchs les plus fous de l’année 2010) et la Nouvelle-Zélande, voila que cette équipe a gagné en solidité et surtout en collectif. Ils jouaient les uns a coté des autres depuis 2ans. Aujourd’hui la force collective des sujets de sa majesté n’est plus vraiment a démontrer et les cadres sont plus présents que jamais. Et voila qu’en plus cette équipe se met à faire du rugby et à envoyer des ballons et du jeu de partout ?! Mon dieu, dites moi que c’est un rêve : ces diables d’anglais se mettent à produire le rugby que les français ne savent plus faire… Le french flair et mort, vive l’english refresh…

Axé autour d’un pack ultra-puissant et surtout d’une équipe de malade des relances et des cad-deb derrière, l’angleterre fait mal et surtout fait peur. Une petite liste de forfait commence à se former mais vu le réservoir de l’effectif anglais, pas de panique non plus sur les rives de la tamise.

Comme l’a dit un jour de victoire du XV du chardon sur les hommes à la rose le très sérieux quotidien écossais « The Daily Record » : Dieu pisse sur les Anglais ! Mais les Anglais on l’habitude de s’accommoder sans gène des rancœurs de leurs voisin et leur flegmatique « good game » en cas de victoire, risque d’encore énerver bien des gens.  

 

 

Piliers : Payne (Wasps), Sheridan (Sale), Cole (Leicester), Doran-Jones (Gloucester), Wilson (Bath),

 

Les assassins silencieux Payne, Cole et Sheridan ont montrés au cours du mois de Novembre que les prendre de haut, c’est la garantie de passer un très sale moment. Ils ont tous un profil à peu près équivalent : des énormes guerriers. Wilson, de Bath et Doran-Jones de Gloucester sont un peu moins doués que les trois autres mais tout est une question de forme et de conjoncture. 5 gros clients et pas de faiblesses à ce poste.

Attention à… : Sheridan. Si il n’est pas bléssé et si il est à son meilleur niveau, attention à la puissance et au vice du colosse de Sale, l’un des meilleurs du monde a son poste. 

 

Talonneurs : Chuter (Leicester), Hartley (Northampton), Thompson (Leeds)

 

3 joueurs dans 3 registres très différents : Chuter, lanceur hors pair et habitué au collectif bien huilé de Leicester ; Hartley, gros plaqueur et énorme boule d’énergie et enfin Thompson, un espèce de tueur en mêlée et un subtil mélange entre le gorille (pour la force) et la hyène (pour la fourberie). Le plus dur sera de chosir même si Hartley et Thompson partent avec une longueur d’avance. 

Attention à… : Hartley. Capitaine de l’équipe en forme de Northampton, il est en pleine progression et surtout n’est pas du genre a baisser les yeux pendant un match…

 

 

2ème Ligne : Deacon (Leicester), Lawes (Northampton), Palmer (Stade français), Shaw (Wasps)

 

Lawes a explosé aux yeux du monde cette automne (les français le connaissait un peu pour son attentat sur Parra il y a deux ans en Challenge européen), Shaw est une sorte de Benjamin Button qui rajeunit d’année en année, Palmer même moins présent du coté de Charlety reste une véritable poutre et enfin Deacon, magnifique sauteur et très bon dans le combat. Voilà pour résumer un peu la situation. Seulement, Lawes est forfait et c’est un 4ème joyeux larron que l’équipe d’Angleterre cherche. Attwood de Gloucester ou encore Kennedy des London Irish seraient une solution de qualité.

Attention à… : Palmer. Il revient de blessure et le voir dans le groupe est déjà une demi-surprise mais si il est en forme alors la stabilité du pack anglais sera l’une des vraies force de cette équipe sans vrais défauts.

 

 

3ème Ligne : Croft (Leicester), Easter (Harlequins), Fourie (Leeds), Haskell (Stade francais), Moody (Leicester), Worsley (Wasps).

 

Croft le coureur, Easter le tank, Fourie le pénible, Haskell le franchisseur, Moddy le gratteur et Worsley le vétéran. Une équipe de poète articulés autour d’un système faisant la part belle aux soutient lointains et aux courses folles. Si aucun de ces artistes du coup de genou et du caramel dans les cotes ne brille par ses talents de joueur de ballon (Croft étant le seul à savoir faire une passe à plus de 5mètres) on va simplement dire que les autres ne sont pas là pour ca… Une troisième ligne lourde, pénible, guerrière et capable de faire très mal autour des zones d’affrontement dans du jeu sans ballon. Le capitaine Moody ne débutera pas le tournoi et c’est donc Armitage ou Ward-Smith qui pourront être convoqués en renfort

Attention à… : Easter. C’est la pièce maitresse du pack. Quand il avance, l’équipe gagne, quand il n’avance pas, l’équipe perd. C’est simpliste mais pas loin de la vérité. Nick est un des meilleurs 8 d’Europe et l’un des seuls dans son registre (puissance et percussion à tours de bras) qui arrivent à allier efficacité et dextérité.

 

Demi de mêlée : Care (Harlequins), Simpson (Wasps), Youngs (Leicester).

 

On a découvert le jeune Youngs (pas de mauvais jeu de mot) et Danny Care reste l’un des meilleurs à son poste. Parmis ces deux là, Simpson l’animateur se fait une petite place. Trois joueurs et un seul objectif pour Martin Johnson : trouver lequel éjectera les ballons le plus vite. Youngs tient assez largement la corde mais rien n’est figé dans la pierre. Fini les Demi 9ème avant, bonjour les demi qui libèrent les ballons plus vite que leur ombre. 

Attention à… : Care. On sait que Youngs a fait une énorme tournée, mais Care reste quelqu’un de superbement talentueux et surtout peut s’avérer une solution idéale à savoir l’amalgame entre gestion puissance et animation.

 

 

Demi d’ouverture : Hodgson (Sale), Wilkinson (Toulon)

 

Dilemme quand tu nous tiens. Alors qu’en France on ne sait pas qui faire jouer faute de talent, en Angleterre c’est l’inverse : on ne sait pas qui faire jouer, faute d’abondance de bien. Flood, Wilkinson ou Hodgson ? Cipriani a du s’exiler pour oublier, Goode, King ou Barkley sont passés à coté d’une carrière internationale consistante la faute à un poste verrouillé depuis 15ans, Flutey a du s’exprimer au centre… Et le pire ? C’est le casse-tête que représente Sir Johnny à lui tout seul : brillant en club, sans génie en sélection, déterminant et incontournable sur la rade depuis 2ans, et franchement plus en odeur de sainteté dans la presse et les médias britannique. Martin Johnson essaye de le protéger mais Flood, brillant en Novembre, vient d’apporter encore un peu plus d’eau au moulin des détracteurs du golden boy de Firmley.

Attention à… Sir Johnny Wilkinson. Ca n’est pas original mais c’est le 10 le plus prolifique d’Europe en ayant malgré tout loupé plusieurs saisons pour blessure. On adore le détester, mais c’est un véritable gentleman. Et puis le phénix renait toujours de ces cendres…

 

Ailiers : Banahan (Bath), Cueto (Sale), Strettle (Harlequins) Ashton (Northampton)

 

Banahan le boucher ancien deuxième ligne, Cueto et Ashton les feux-follets tout en canne et en appuis et Strettle le polyvalent. De l’efficacité et surtout un vrai instinct de tueur chez tous ces gars. Tous capable d’évoluer au centre, ils ont du ballon mais surtout une capacité a gagner des duels. Imaginez que des joueurs comme Varndell, Vainikolo, Ojo, Cohen, Simpson-Daniel on encore Sackey sont tous moins fort que ces 4 fantastiques. 

Attention à… Ashton. Du sang de squale coule dans ses veines et son instict de tueur n’est plus à démontrer. Il marque en moyenne 4,1 point par match… Soit le meilleur total pour un joueur qui ne bute pas depuis Rokocoko…

 

Centres : Flutey (Wasps), Hape (Bath), Tindall (Gloucester); Flood (Leicester)

 

Flutey est revenu de Brive et surtout de sa blessure mais personne ne sait vraiment où il en est, Hape enchaine les bons matchs avec Bath, mais les deux cadres de cette équipe au centre ce sont Tindall le frigo américain et Flood le créateur. Tindall étant le seul centre de cette équipe sans aucun talent pour prendre l’adversaire sur les appuis, il est là pour mettre des tampons et organiser la défense anglaise. Mais les autres sont a peu près tous des magiciens du ballon et on va remercier les anciennes colonies du Commonwealth de permettre la naturalisation de beaucoup de joueurs. Si un temps cette facilité d’anglicisation à permis de combler le déficit de premières lignes au pays de la reine, aujourd’hui elle permet à Sir Martin Johnson de s’appuyer sur un contingeant non négligeable de joueur ayant évolué dans l’hémisphère sud. Ah, la mondialisation du rugby n’a pas que des mauvais cotés vis-à-vis des sélections nationnales… (Ps : si nous on pouvait avoir l’intelligence de naturaliser quelques 10… Brock James par exemple…) 

Attention à… : Tindall. Alors oui, c’est le moins talentueux. Mais on n’est pas présent sur la scène internationale depuis 12 ans pour rien. C’est un défenseur monstreueux et surtout un joueur capable de briser n’importe quelle ligne d’avantage. Après ses choix sont souvent des plus mauvais, mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.   

 

Arrières : Armitage (London Irish), Foden (Northampton)

 

Encore et toujours du talent pour finir. Armitage vient de prendre 8semaines de suspensions pour avoir mis un coup de boule à un contrôleur anti-dopage mandaté par l’IRB, et c’est donc sans surprises que Ben Foden sera titulaire à l’arrière. L’un des joueurs qui allient au mieux toutes les qualités de l’arrière moderne : fort sous les ballons hauts, puissant, très rapide, généreux. Mais attention au manque de profondeur a ce poste en Angleterre où ce rôle est très souvent dévolu à un joueur qui n’est pas « du métier ». On se rappel de Ojo, Strettle ou encore Flood a ce poste le tout sans grande réussite. Si les bleus tatonnent aux ailes, les anglais cherchent (relativement) un arrière titulaire indiscutable depuis 3ans. Il semblerait que Foden soit la solution.

Attention à… : Foden. Cadre de Northampton, il fait très mal et surtout a encore une marge de progression importante. Il ne faudra pas lui rendre trop de ballon au pied, sinon la punition sera immédiate.

 

 

Conclusion : Fort d’une tournée proprement hallucinante pour ceux qui suivent le rugby depuis 2003 et la chute progressive du rugby anglais (l’illusion de la coupe du monde 2007 n’aura pas durée), les sujets de sa majesté la reine sont les favoris de ce tournoi qui s’annonce juste épique. Alors oui, on les déteste, ils sont horrible et arrogants, ils mangent du roti bouilli à la menthe et boivent du thé. Alors oui, ils sont les inventeurs (idée insupportable) de notre rugby aimé. Alors oui, ils sont les premiers et injustes champions du monde de l’hémisphère nord. Alors oui ils sont franchement très forts et très réaliste mais comme par magie, l’arbitrage est presque toujours dans leur sens…

Mais au dela de tout ca, quand arrive le Cruch, le choc France-Angleterre, et que la porte des vestiaires de Twickenham s’ouvriront sur une seule certitude, le combat et la guerre, a ce moment là, nous oublierons tous les affronts et c’est avec la plus grand volonté que nous essayerons de les tordre. L’Angleterre plus que jamais est l’équipe a abattre en vue d’un tournoi des 6nations compatible avec les objectifs de coupe du monde qui se profile. Une victoire à Twickenham sera alors l’augure d’une coupe du monde a notre portée.     

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Equipe de France de Rugby : Le groupe des 30 pour le tournoi

21 Janvier 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

C’ est la fin des exams (youpla tagada tsouin tsouin !!) et pour fêter cela, rien de mieux qu’une petite analyse de la composition des 30 joueurs sélectionnés par le Staff de l’équipe de France, avec les présents, les absents et surtout les incertitudes qui subsistent a certains postes clés. L’équipe de France veut et doit se construire mais n’est ce pas (déjà) trop tard ?

Et a tournoi exceptionnel, pronostique exceptionnel : cette semaine, nous allons tenter de voir qui sera mondialiste et qui ne le sera pas, le tout exprimé sous forme de pourcentage de chance de les voir cet été.

 

Piliers :

 

Domingo : pas de surprise pour le joueur le plus utilisé par Lievremont au poste de gaucher. Il est l’un des super piliers du championnat. Seul bémol : en club on l’a connu plus fort et surtout le manque de compétition en sélection au poste de gaucher ne lui permet pas de donner la pleine mesure de son talent. Mondialiste sans aucuns soucis (100%).

 

Ducalcon : Droitier mais utilisé a gauche en dépannage, le staff (et nous aussi) a de grands desseins  pour ce pilier solide, mobile et d’une tenue en mêlée plus qu’intéressante.  80%

 

Mas : c’est le papa des piliers, on le dit on le répète, c’est le meilleur droitier du monde aujourd’hui. 100%

 

Marconnet : première petite surprise de cette annonce, la présence du vieux grognard parisano-basque. Son match de très haut niveau en H-cup face à l’Ulster nous rappel qu’on n’est pas le pilier de référence des années 2000 pour rien. Lievremont veut l’utiliser a gauche même si il est maintenant un droitier plus que solide. Il doit sa présence à la blessure de Schuster mais son dernier lui tend les bras. 40%

 

Les absents : Schuster (60%), Poux (30%), Forrestier (…dommage, il mérite vraiment une chance, 10%) et Barcella (0,5%)

 

Les « hors courses à moins que… » : Attoub, Montès, Faure

 

 

Talonneurs :

 

 

Servat : Toujours irréprochable en bleu, le Mr « propre » de cette sélection ne vole sa place à personne. (100%)

 

Guirado : Une tournée vraiment mauvaise et des matchs en championnat plutôt quelconque n’ont pas suffit pour lui faire perdre l’estime du staff. Il n’est pas là pour rien mais semble tellement loin de Servat… (60%)

 

Les absents : Swarsewsky (80%), Noirot (10%)

 

Les « hors courses à moins que… » : Kayser, Sempéré, Genevois

 

 

2ème ligne :

 

Nallet : joueur d’expérience et solidé, il joue de moins en moins au racing (bléssure, repos, ménagement) mais chacune de ses sorties est exemplaire. (100%)

 

Papé : Cette année il explose véritablement dans son club de Paris. Gros guerrier, utilisé pour la première fois a son vrai poste, il est le leader de combat du club de la capitale et surtout un des joueurs les plus « méchant » du championnat, trait de caractère au combien detestable quand on est face à lui mais tellement motivant quand on joue de son coté. (60%)

 

Pierre : C’est le moins habitué à la tunique bleue de tous les membres du 5 de devant mais c’est un cadre de son équipe de Clermont où il remplace de plus en plus régulièrement Privat et surtout l’un des hommes de confiance du staff. Sans être le meilleur, il associe des qualités de gratteur/plaqueur et de déplacement à des capacités au dessus de la norme dans la conquête. Son seul défaut : il manque un peu de poids en mêlée. (80%)

 

Thion : c’est un peu la grosse cote de l’année 2010 qui remonte petit à petit dans la hierarchie. On attendait la jeunesse de Maestri, la puissance de Millo-Chlusky ou encore la polyvalence de Lamboley et c’est finalement l’experience et la défense de Thion qui en 2011 commence la course en tête. Thion, malgré ses qualités indéniable de guerrier de l’ombre, aura du mal a s’insérer dans un plan de jeu tourné vers les extérieurs et l’inexistance de ses qualités techniques font de lui un joueur utile mais franchement anachronique dans une liste pleine de coureur gratteur. Reste a savoir si cela sera une force ou une faiblesse. (30%)

 

Les absents : Millo-Chlusky (50%), Maestri (1%), Vilaceca (1%)

 

Les « hors course à moins que… » : Olibeau, Suta, Jacquet

 

 

3ème ligne :  

 

Bonnaire : Polyvalent, pénible et puissant, mobile et sauteur, il sait tout faire et plutôt bien. Ces qualités font de lui un impact player de choix et une solution idéale dans les matchs où le combat est rude. (80%)

 

Chabal : Sa tournée plaide pour lui, les performances des autres 8 en France aussi… Il est un joueur de devoir et une force de pénétration qui se fait rare a ce poste en 3ème Ligne en France et son rôle sera majeur en vue de la coupe du monde. (80%)

 

Dusautoir : le capitaine joue moins à Toulouse, il est assez ménagé en ce mois de décembre/janvier mais reste l’un des plaqueur/gratteur le plus efficace du championnat. (100%) 

 

Lapandry : Gros coureur (le plus gros coureur même), plaqueur infatigable, on croirait le voir là depuis des années et en fait… il n’a que 22ans. Un très bon joueur qui compense son manque de poids par un sens du placement et une capacité de soutient très intéressante (80%)

 

Ouedraogo : Une petite embrouille avec le staff plus tard, l’enfant de Montpellier (Pic-saint-loup plus exactement) est toujours l’un des acteurs majeur de cette équipe et l’un des joueurs les plus importants du dispositif qui est mit en place de manière plus ou moins chaotique depuis 3ans. (100%)

 

Harinordoquy : On le voit peu jouer en 8 au BO, mais ses qualités en touche et dans le placement font de lui un 3ème ligne très important sur les phases de conquêtes. Moins tranchant avec les bleus depuis 1ans, ses performances en club sont elles aussi en baisse. Espérons qu’il se résèrve pour le mondial (90%)

 

Les absents : Picamoles (5%), Diarra (1%), Lauret (5%), Chouly (1%)

 

Les « hors courses à moins que… » : Martin, Vosloo, Puricelli

 

 

Demi de mêlée :

 

Parra : C’est le 9 de l’équipe de France. Il est bon mais a-t-il les moyens de devenir l’un des meilleurs 9 du monde ? il a 3 mois pour le prouver… (100%)

 

Yachvili : Gros début de saison pour le basque et puis la pluie et le mauvais temps ont conduit le BO a jouer encore avec les avants que d’habitude. Dimitri va alors retomber dans ses travers : ne plus écarter un ballon… En même temps quand ton 10, c’est Damien Traille, c’est peut-être mieux comme ca…  (80%)

 

Les absents : Durand (10%), Dupuy (10%), Tillous-Bordes (1%)

 

Les « hors course à moins que… » : Mignoni, Tomas, Cazenave

 

 

Demi d’ouverture :

 

Trinh-Duc : Il est de retour et on va enfin, peut-être, voir un minimum de jeu… (100%)

 

Traille : Bon on l’a compris, Damien est une burne à ce poste. Sa polyvalence plaide pour lui mais quand on voit les match affreux qu’il fait aussi bien au BO qu’en équipe de France au poste de 10, il est en réalité polyvalent 12/13… Plus sérieusement, il manque terriblement de repères à son poste mais son expérience et ses qualités de franchissement et de prise d’intervalles ferait de lui un 12 d’une très grande utilité. (10% en 10, 70% au total)

 

Skréla : David doit être content de voir que ses efforts payent. Auteur de gros match au stade Toulousain dans son style tellement horripilant mais diablement efficace, il retrouve la tunique bleue bien plus tot que ce qu’on aurait pu croire après les déclarations du staff du mois de Novembre. (50%)

 

Les absents : Wisniewski (10%), Bauxis (10%), Michalak (5%)

 

Les « hors courses à moins que… » : Boyet, Peyrelongue

 

 

Centre :

 

Jauzion : c’est le papa des lignes arrière. Il a manqué sa tournée au même titre que tous les autres, alors il est responsable, sur un pied d’égalité, du naufrage des lignes arrières… Lui est juste un peu plus égal que les autres à cause de son statut de cadre indéboulonnable depuis 10ans. (100%)

 

Mermoz : c’est le facteur « x » de cette ligne d’attaque. Il occupe à la fois le rôle de dynamiteur, de créateur, de magicien et de solidificateur… Tout un programme pour un joueur qui finalement a assez peu joué cette année. (80%)

 

Marty : Alors oui c’est un coffre à ballon. Oui c’est un joueur qui, les épaules voutés et le sourire homépathique, et qui est a peu près aussi groovy que le fils caché de Droopy et de Mercredi Addams. Oui c’est vrai que regarder jouer l’Usap quand la fine équipe de boucher Grandclaude-Hume-Marty est réunie, c’est le gage de voir les ailiers se taper des coinches pendant 1h… Mais c’est aussi l’un des plus gros guerriers du championnat, l’âme de la catalogne et le courage d’un club au public aussi pasionné et démesurée que les envies d’indépendances du peuple perpignanais et un défenseur presque infranchissable. Alors oui, il est pas glamour, oui il est pas beau a voir jouer, oui on a l’impression qu’il a fait une carrière en ratant 250 2contre1 mais c’est un joueur qu’il vaut mieux avoir avec soi, que contre soi. (50%)

 

Rougerie : La fougue et la puissance du grand cheval blond est une arme qu’il sera plus qu’utile de maitriser en vue d’un tournoi et d’une coupe du monde réussie. C’est en prime un plaqueur/gratteur de talent. (70%)

 

Les absents : Bastaraud (30%), Estebanez (30%), Fritz (1%) 

 

Les « hors courses a moins que… » : David, Baby, Mignardi

 

 

Ailiers :

 

Clerc : c’est le grand retour de l’avion supersonique du stade toulousain. Un gros moteur et des envolées mais surtout une capacité a gagner ses duels qui impréssionne. On le dit en manque de confiance et en perte de vitesse. Parlez en a ses adversaires… Un match raté à Paris ne lui a pas enlevé tout le crédit qu’il a mit tant de temps a construite. (50%)

 

Huguet : Je ne sais pas quoi dire de lui… Il gagne ses duels et marque des essais. Mais après… (40%)

 

Palisson : C’est un peu l’incertitude quand à lui : est-il meilleur en 15 ou à l’aile ? LE staff ne semble pas le savoir non plus et lui fait donc faire la navette d’un match à l’autre… (50%)

 

Les absents : Andreu (20%), Malzieu (20%), Fall (10%)

 

Les « hors course à moins que… » : Arias, Candelon

 

 

Arrière :

 

Médard : En grand forme dans son club, il est là pour s’installer une fois pour toute à l’arrière ou à l’aile. (90%)

 

Poitrenaud : Son absence était unjuste, son retour est logique. L’un des tout meilleurs joueurs à son poste au monde (90%)

 

Les absents : Porical (10%), Floch (1%)

 

Les « hors courses à moins que… » : Peyras, Fall (définitivement ailier)

 

 

 


Conclusions :

 

Alors le schéma est simple : le groupe des avants est bouclé. C’est du sur et du solide.

 

Mais voilà : l’équipe de France à la charnière la moins stable et la moins solide de toutes les nations majeures (Angleterre avec Youngs-Flood, L’Irlande avec Reddan/Stringer O’Gara/Sexton, Le pays de Galles avec Phillips-Jones/Hook, la Nouvelle-Zélande avec Cowan-Carter, l’Australie avec Genia-Barnes etc…). Quand on ajoute à cela des incertitudes chronique avec des postes majeurs dans la finition (deuxième centre, ailiers) et des joueurs qui sont inexplicablement écartés en étant malgré tout les meilleurs à leur poste (Bastaraud, Malzieu, Fritz, Floch), on va dire que l’on ne se facilite pas les choses. Comment peut-on prendre un joueur qui n’a pas joué un match de H-cup et qui n’a pas fait plus de 10 matchs de Top 14 à la place d’un joueur ultra dominateur à son poste depuis 2ans et champion de France ?

 

 

De plus le choix de certains joueurs laisse entendre que soit les sélectionneurs ont oubliés leurs objectifs de début de mandat (faire du jeu, noyer l’adversaire sous une orgie de jeu à la main, une alternance plutôt rare et surtout des joueurs jouissant d’une vraie liberté de mouvement et de choix), soit qu’ils ont tout simplement laissé tomber… Mettre Skréla et Traille en 10, c’est l’assurance de ne jamais passer le premier centre…

 

Un déficit de qualité individuelle :

 

Le gros point faible des avants (il faut bien un talon d’Achille) c’est le manque de joueur capable de franchir et de transpercer le premier rideau. Face à l’Argentine et plus encore L’Australie, ce manque de puissance en 1 contre 1 a été criante. Chabal et Servat ne peuvent plus être les seuls a gagner leurs duels ballon en main. 

De même, les joueurs des lignes arrières capables de mettre à mal la défense adverse par des courses ou des actions d’envergures sont presque inexistant. Ca n’est pas Jauzion ou Marty qui vont se créer des espaces ou franchir seul en première main. Bastaraud ou Fritz, vrais bouffeurs d’intervalle auraient eu largement plus d’intérêt.

 

Une incohérence dans la construction du groupe qui devient délicate :

 

Quand on voit que presque 10 joueurs sont entrés et sortis du groupe en moins de 8 semaines de temps (Andreu, Poitrenaud, Porical, Huguet, Clerc, Arias, Wizniesvki, Skréla, Trinh-duc, Estebanez…) le tout sur seulement 4 postes (2nd centre, ailier, arrière et demi d’ouverture), innutile de dire que la stabilité est franchement pitoyable. Arrive le temps ou les certitudes doivent se faire, et changer les hommes de base du tournoi victorieux de l’an dernier (Bastaraud, Andreu, Poitrenaud notamment) ou même des joueurs de grand talent et de confiance (Malzieu, Clerc) pour intégrer des nouveaux qui n’ont encore rien connu au plus haut niveau (Huguet, Palisson, Arias) le tout à seulement 5 mois de la coupe du monde, c’est un peu comme sauter de la tour Eiffel avec des ailes en carton : ca peut marcher mais c’est quand même pas l’idée du siècle…    

 

« C’est un simple avertissement, allez parler a vos joueurs » :

 

Cette phrase entendue sur à peu près tous les terrains de France pourrait être celle qu’on lâcherait au sélectionneur cette année.

On le sait, c’est sorti un peu partout dans la presse, N’Tamack a dégoupillé après le match indigne face aux Wallabies, Lièvremont a tenu un discours de près de 5h à la fédération pour convaincre les membres de la fédé qu’il faisait tout son possible mais que son capitaine n’y mettait pas du sien, Chabal à dit que les joueurs en avaient marre de se toucher aux entrainements et ne plus faire d’opposition… En gros, c’est un peu la crise de foi dans cette équipe de France là. On n’y croit plus, ou en tout cas plus comme ca. Il faut changer les choses et tout le monde en a conscience. Mais comment ? Le staff perd chaque jour un peu plus de crédibilité et de légitimité dans ses choix et si l’équipe ne fonctionne pas tout de suite, inutile de dire que la pression exercée par les médias comme le « Midi-Olympique » ou « L’équipe » ne manquera pas s’intensifier. On réclame déjà la tête de Marc Liervremont que le tournoi n’a pas débuté, alors si les requins sentent l’odeur du sang…

 

Ce tournoi, sans être trop dogmatique, est le point de départ matériel d’une course de fond qui se conclura le 23 Octobre à l’Eden Park d’Auckland. Allez les bleus !

 

 

 

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Stade Français - Stade Toulousain (photos)

8 Janvier 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Voila, en cette semaine de partiel et d'examen, les articles vont se faire un peu plus rare dans les jours a venir. Mais avant de procéder à une petite pose, voici pour le plaisir des yeux (et des parisiens) quelques images du match. 

 

Demain, les resultats, les classements et peut être (si j'ai le temps) un résumé du match. 

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Top 14 : les résultats de la 15ème journée

3 Janvier 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

On commence comme toujours par un point match par match et on commence de manière chronologique avec le match le plus récent et donc encore frais dans nos esprits : Toulouse Castres.

 

Et c’est une nouvelle victoire des toulousains, emmenés par un très bon Dusautoir. Les castrais pourtant solide s’inclinent dans un match âpre mais correct. La différence se fait sur l’expulsion temporaire du troisième ligne Diarra (7points en 10 minutes pour Toulouse) et en mêlée fermée où pour l’une des rares fois de la saison, l’édifice du CO a vacillé.

 

Puis du coté de Colombes, c’est Mr Cardona qui a brillé au cours de ce match. Un match très laid malgré l’envie des joueurs du MHR mais entaché d’un arbitrage très limite non pas dans l’honnêteté mais simplement dans le niveau affiché. Le carton jaune contre Gorgodze est lourd de conséquence (14points en 10 minutes) d’autant que quelques secondes auparavant, c’est l’ouvreur de dernière minute Wisniewski, qui pour un faute du même acabit s’en sortait avec une simple réprimande…   Mais cette victoire francilienne conforte le Racing dans deux registres : au classement et dans ses intentions de jeu proches du néant.

 

Plus à l’ouest a présent avec le match opposant La Rochelle au Stade Français. Dans une ambiance incroyable, les parisiens arrache un nul, sinon immérité, au moins heureux sur la pelouse du promu. Un match très engagé, très agréable et surtout spectaculaire, les deux équipes envoyant du jeu des 4 coins du terrain. Bauxis aurait pu tuer le match à deux reprises dans les arrêts de jeu mais ses deux drops passent largement trop bas pour le premier et largement a coté pour le second. Ce match aura au moins servi d’avertissement a tous les prochains adversaire de La Rochelle, sur leur pelouse, les maritimes seront dur a négocier.

 

Un peu plus tôt, l’autre promu, Agen, semble enfin avoir trouvé son rythme de croisière en disposant d’une équipe bayonnaise toujours aussi décevante. Les basques repartent sans même le point de bonus. Superbe opération d’Agen qui sort la tête de l’eau et qui semble se diriger tout droit vers le maintient.

 

Sur la coté Varoise c’est dans une orgie de jeu dont mon béninois préféré (non pas que je n’aime pas les autres mais c’est le seul que je connais) vous parlera plus amplement dans quelques heures, que le RCT triomphe d’un BO pourtant courageux. Une victoire logique qui conforte un peu la place d’embusqué des toulonnais. Cette défaite de peu mais sans bonus va faire très mal au BO.

 

Juste a coté, à Perpignan, c’est une équipe Briviste en plein renouveau qui est venu arracher un point de bonus mérité et surtout logique. Face à une équipe Catalane pour qui la course à la qualification est lancée dès le mois de janvier, c’est une opération mitigé que de concéder un point de bonus face à une équipe qui frôle la relégation.

 

Enfin dans un match sans suspense ou presque, les champions en titre clermontois ont facilement disposer avec une équipe largement remaniée d’une équipe du CSBJ qui s’enfonce a chaque journée un peu plus dans les tréfonds du classement.

 

Les bonus sont rares cette semaine : le CO, Clermont et Brive.

 

 

Toulouse

23 - 16

Castres Olympique

Racing Métro 92

28 - 16

Montpellier

La Rochelle

26 - 26

Stade Français

SU Agen

21 - 3

Aviron Bayonnais

Toulon

38 - 26

Biarritz Olympique

Perpignan

23 - 16

Brive

ASM Clermont Auvergne

34 - 9

Bourgoin

 

 

Au classement, pas de grand boulversement : Clermont et le CO se replacent en vue de la qualification directe, Toulouse et Montpellier reste en tête et le Racing marque de précieux point. En bas, c’est fini pour Bourgoin. Le dernier strapontin maudit se jouera entre Brive, Agen et La Rochelle mais avantage aux deux premiers nommés pour le maintient.

 

Les mauvais affaires ce sont les biarrots, les bayonnais et les parisiens qui les réalisent, chacun voyant s’éloigner les places européennes.

 

GÉNÉRAL - TOP 14

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

1

Toulouse

51

15

10

1

4

448

272

2

Montpellier

45

15

10

0

5

346

260

3

Racing Métro 92

45

15

9

2

4

367

294

4

ASM Clermont Auvergne

43

15

9

0

6

358

242

5

Castres Olympique

40

15

8

1

6

350

292

6

Toulon

40

15

9

0

6

332

294

7

Biarritz Olympique

39

15

8

1

6

314

301

8

Aviron Bayonnais

36

15

8

0

7

295

289

9

Stade Français

35

15

7

1

7

366

324

10

Perpignan

33

15

7

2

6

293

318

11

SU Agen

24

15

5

1

9

257

399

12

Brive

22

15

3

2

10

237

331

13

La Rochelle

21

15

4

1

10

259

392

14

Bourgoin

10

15

2

0

13

225

439

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