Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Petites Histoires du Sport

Articles récents

La petite histoire de... Petru Balan

17 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

Petru Balan : un Roumain comme les autres 

La petite histoire de... Petru Balan

Ce qui est drôle avec les préjugés, c’est que, même quand on les sait profondément injustes, on s’y accroche pour se rassurer un peu. Il pleut toujours en Bretagne, les plombiers sont Polonais et les maçons Portugais, les auvergnats sont des pingres, les films de Truffaut sont des chefs d’œuvres et les séries françaises sont à chier…

 

Dans notre sport, c’est pareil : les ailiers sont fidjiens, les demis d’ouverture sont d’arrogants Anglais, les Sud-Africain sont de puissants troisièmes lignes décérébrés, et surtout les piliers sont issus de l’école des pays de l’est. Les demis de mêlée sont des petits roquets, les talonneurs des grandes gueules, et les piliers, eux, sont des taiseux.

 

 

Alors imaginez : quand on nous parle d’un pilier roumain... Tu imagines bien vite une sorte de monstre des Carpates, bavard comme Buster Keaton, les bras comme des cuisses, passant ses week-ends en famille à faire des concours de lancer de troncs d’arbre. Alors oui, ce sont des préjugés. Oui, c’est facile, un peu con et parfois totalement dégueulasse.

 

Et puis on se penche sur le cas du plus célèbre des piliers roumains : Petru Balan. Et là, au sujet de Balan, tous ces a priori sont d’une terrifiante justesse...

 

Un plantigrade Roumain

 

Petru est né et a grandi dans une petite ville de Roumanie à la frontière Moldave, Suceava. Il a grandi dans la Roumanie communiste de Ceausescu, ce régime si particulier où le sport était l’instrument majeur de propagande dans la guerre qui opposait bloc de l’est et bloc de l’ouest.

 

Déjà doté d’une puissance colossale et d’un physique de « warrior », Petru se tourne naturellement vers la lutte. A moins de 20 ans il est doué d’une force de plantigrade et d'un physique hors-normes. Il faut dire que quand on dépasse le quintal, difficile de se lancer dans la G.R.S... Petru Balan, 1m87, 120 kilos est taillé pour le combat.

 

Il tape très vite dans l’œil des recruteurs rugby du coin. Il signe à 23 ans, en 1998, dans le plus grand club du pays : le Dynamo Bucarest. Il y passe un an. Puis il disparait un peu des radars. Il continue à briller au sein de l’équipe nationale de Roumanie où il évolue avec indifférence au poste de Pilier ou de Talonneur.

 

Une arrivée en France un peu par hasard

 

Dans le même temps, Ovidiu Tonita, puissant troisième ligne roumain est l’un des rares à évoluer dans le championnat de France. Il fréquente Petru régulièrement en sélection. Il connait sa puissance et sa force. Il convainc le staff de Grenoble qui cherche une recrue au poste de pilier de faire confiance à un petit gars de 25ans qui ne connait rien aux joutes du championnat le plus dur du monde pour les piliers. Petru débarque alors en Isère, aussi discrètement qu'un joueur de 125 kilos peut le faire. Avec l’aide de son compatriote, il s’intègre assez vite et joue régulièrement.

 

Et là, c’est l’explosion : il tord les piliers un par un. Son rendement, celui de certains gros joueurs (Liebenberg, Cudmore, Lison) et le coaching de Jacques Delmas (si, si, je vous jure) permet à Grenoble d’accéder aux phases finales à la surprise générale. C’est la révélation d’un espoir mondial au poste de pilier.

 

Fort de ses performances pleines de promesses, il signe dans la foulée dans l’un des plus grands clubs français : le Biarritz Olympique. Sans véritable concurrence il s’impose rapidement en tant que titulaire au poste de pilier gauche. Son style est simple : une puissance colossale et une grosse détermination.

 

L’impression de force qu’il dégage est telle qu’on ne plaque pas Petru Balan, c’est lui qui décide quand il tombe. On ne se fait pas plaquer par Balan, on se fait fracasser. On ne se fait pas déblayer par le Roumain, il nous châtie… En somme : chaque contact est une punition, chaque mêlée une épreuve, chaque choc une souffrance. L’endurance ? C’est sa marque de fabrique : les duels sont au fil du match remportés par le pilier roumain. Il enchaine les matchs sans rater beaucoup de prestations, connait très peu la blessure et est capable de jouer 80 minutes, chose rare pour un joueur de son gabarit de bucheron des Carpates.

 

Et malgré le fait que son bagage technique soit proche du néant, sa technique de combat au sol et de plaquage issus de ses années de lutteur font qu'il est à l’aise dans toutes les phases de combat. Surtout en mêlée fermée. Il finit son rodage dans le TOP 16 au cours d’une saison 2003 plus ou moins ratée pour le B.O.

 

Petru Balan :"Moi crois avoir fait travail"

 

La saison suivante est très différente. Après une saison rondement menée, le BO fini à la deuxième place du championnat. Les phases finales se profilent. Paris a dominé la saison régulière et a écarté Toulouse en demi-finale. De l’autre côté, Biarritz, après un match acharné écarte la génération dorée de Bourgoin. La finale va opposer les deux équipes avec le plus grand nombre d’internationaux, les deux meilleures équipes de la saison régulière et surtout les deux packs les plus puissants du championnat.

Face à Petru ? Rien de moins que les deux meilleurs piliers de France et peut être d’Europe : Pieter De Villiers et Sylvain Marconnet. Le premier est titulaire, le second sur le banc. Le match est âpre, les phases de combat d’une rare intensité, le match d’un engagement rarement égalé.

 

Les mêlées se succèdent, le match se déroulant des conditions plutôt difficiles. Et là, première surprise : alors qu’on s’attendait à un duel entre Skrela et Yachvili, c’est bien entre les premières lignes que le match va se jouer.

 

51ème minute. Pieter De Villiers sort, blessé. Comme beaucoup d’autres avant lui, il vient de se faire plier par le Roumain. Entre alors Sylvain Marconnet. Lui aussi va souffrir face au pilier du BO. A la fin du temps réglementaire, le score est de 31 partout. Le match se jouera en prolongation.

 

Nous sommes à présent dans les derniers instants du match. Sur un dernier effort de Balan, le seul première ligne à avoir joué l’ensemble de la finale, la mêlée parisienne se met à la faute. Yachvili transforme la pénalité et donne la victoire aux siens.

 

Ce soir-là, un petit pilier roumain, issu d’un pays où la FFR a pour habitude d’offrir des ballons et des crampons pour développer un petit sport marginal, vient de concasser les deux piliers titulaires de l’équipe de France et vainqueur du grand chelem quelques mois auparavant. Et comme un pilier qu’il est, lui qui n’ouvre pas très souvent la bouche, sort cette petite phrase, avec un subtil mélange d’accent roumain, de fautes excusables et de joie légitime : « Moi crois avoir fait travail ce soir ».

 

 

Petru Balan a été le premier à me faire aimer le poste de pilier et le premier à me donner la chance de comprendre que, au-delà du travail obscur de ces modestes laborieux, au-delà des efforts des sacrifices et du respect qui anime ces joueurs d’une humilité rare, on peut aimer un poste que personne d’autre que ceux qui y évoluent ne peuvent comprendre. Sans le savoir, Balan m’a offert la chance de comprendre que les piliers sont les vrais incompris de ce sport, qu’ils forment un monde impénétrable et une famille à part. Et qu’en plus, ils aiment ça.

 

Lire la suite

France - Argentine : la composition officielle des bleus

16 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Le Triumvirat Lièvremont-N’Tamack-Reutière a, ce matin 9H00, annoncé la composition de l’équipe qui allait débuter face aux redoutables et solides Pumas.

 

Sans véritable surprises, fidèle au projet initial qui était de donner du temps de jeu à tout le monde, l’équipe de France se déplace à La Mosson de Montpelier sans avoir pu construire de vrais repères, mais surtout avec quelques craintes. Petite analyse d’avant match :  

 

La composition ? :

 

XV de départ : Palisson ; Huget, Rougerie, Jauzion, Andreu ; (o) Traille, (m) Parra ; Dusautoir, Chabal, Bonnaire ; Pierre, Nallet ; Mas, Servat, Domingo.

 

Remplaçants : Guirado, Thion, Harinordoquy, Yachvili, Estebanez, Porical, Ducalcon.

 

23e homme: Schuster.

 

 

 

Ligne par Ligne :

 

 

1ère ligne : Domingo-Servat-Mas. Puissance et mobilité. L’homme en forme de ce début de saison, Servat, encadré par la puissance sauvage et Mas et la mobilité version 4x4 de Domingo. Une des premières lignes les plus redoutables du monde et une des rares certitudes pour l’équipe de France. A eux de ne pas décevoir si proche des échéances mondiales.

 

 

2ème Ligne : Nallet-Pierre. Une deuxième beaucoup moins lourde que contre les Fidjiens. Le déplacement semble être l’une des clef du match et la mobilité dont font preuve ses deux guerriers sera précieuse au pack tricolore.

 

 

3ème Ligne : Dusautoir©-Bonnaire-Chabal. Moins joueuse et moins virevoltante que la précédente troisième ligne, la puissance sera privilégiée à la mobilité. Dusautoir de retour, Bonnaire toujours auteur de gros matchs et Chabal qui cherche à se fixer en 3ème barre, soit autant de raison de croire au réveil de la conquête bleu pour ce match.

 

 

Charnière : Parra-Traille. L’association semble prometteuse et complémentaire. Parra de retour en tant que titulaire essayera de mettre de la vitesse et d’amener de l’énergie quand Traille cherchera a trouver ses repères et s’affirmer en tant que chef d’orchestre de l’attaque.

 

 

Centre : Jauzion-Rougerie. Très grands, très puissants, mais pas du tout dans le même registre, la paire de centre elle aussi fait saliver. La qualité d’attaquant de Jauzion et la vitesse de Rougerie, le jeu dans l’axe profond et la capacité à rester debout pour le Toulousain et la défense acharnée et les grattages de ballon de Rougerie, autant de raison d’espérer voir les Français prendre le dessus de leurs adversaires à un poste où les Argentins patinent depuis quelques temps.   

 

Ailes : Huguet-Andreu. Encore une fois deux registres très différents : la puissance et le gabarit bayonnais d’un coté, la fougue et la vitesse castraise de l’autre. Chacun devrait pouvoir s’exprimer de manière plus déterminante que Médard ou Arias. En tout cas on l’espère.

 

Arrière : Malgré un excellent match de la part de Porical, c’est Palisson qui honorera sa première cape au poste de 15. Aussi à l’aise à l’aile qu’à l’arrière son poste en club, le briviste aura pour mission principale d’assumer et d’assurer sur les ballons hauts qui risque de pleuvoir sur lui tout au long du match.

 

 

 

Le buteur ? Morgan Parra assurera le rôle du buteur. En cas de blessure ou de défaillance, Traille mais surtout Palisson pourraient assurer l’intérim.

 

 

Le capitaine ? Ce serale grand retour de Dusautoir en bleu. On espère beaucoup de lui et de ses plaquages pour mettre les bleus dans le bon sens : celui du combat et de la haine de la défaite. Le papa des lignes arrière sera Jauzion, le seul à avoir plus de 5 sélections à son poste. Quand au capitaine de la touche, en l’absence d’Imanol Harinordoquy, ca sera à Julien Bonnaire de faire les bon choix avec « seulement » 4 sauteurs (Bonnaire, Chabal, Pierre et Nallet).

 

 

Le banc ? Un banc classique (4 avants et 3 arrières) avec 4 avants très lourds (Thion Guirado Ducalcon et Harinordoquy) et des arrières tous capables de mettre de points au pied. L’impact attendu par la vague de substitution inhérente à la 60ème minute sera comme souvent important. En cas de blessure, tous les postes sont couverts, Estebanez pouvant passer 10 ou centre, Palisson pouvant glisser à une aile permettant l’entrée de Porical en 15 et Ducalcon pouvant jouer a droite et à gauche.

 

 

La stratégie ? C’est bien sur LA grande difficulté face aux redoutables argentins. Avoir la possession de la balle n’est pas une garantie face à ces fameux joueurs de contre. Ne pas l’avoir et la rendre au pied c’est se mettre en danger face aux terribles relanceurs qu’ils sont. Vouloir les prendre devant c’est la garantie de se voir pourrir tous les ballons. Délaisser les phases de conquête, et c’est à coup sur la défaite. Dès lors reste la solution que semble avoir adoptée le staff : celle de mettre du rythme pour faire exploser les massifs avants sud-américains. En privilégiant le déplacement du combat, les expérimentés Ledesma, Scelzo et autre Roncero aime les phases statiques (touche, mêlée, ruck) mais n’aime pas vraiment courir pour défendre. Déplacer le combat et imposer beaucoup de temps de jeu en assurant les libérations de balles propres sera la grande clef du match. Celui qui contrôlera le combat dans le jeu courant gagnera le match.

L’autre grand paramètre sera que l’utilisation habituelle des chandelles sera une option discutable coté Argentin, car avec plus de 4 joueurs à plus de 1M90 en face(Traille, Jauzion, Rougerie et Huguet) la conquête des cieux sur le 3ème rideau sera très difficile.

 

 

Les Argentins ? On les sait tricheurs, accrocheurs, provocateurs, expérimentés et diaboliquement efficace. Si les anglais des années 80 avaient du sang latin, alors ils seraient argentins. C’est un jeu d’une dureté absolu, d’une efficacité presque mécanique et surtout d’un coefficient de « spectacularité » d’une faiblesse abyssale. Mais voilà, ils ne sont pas considérés parmi les meilleurs nations rugbystique du monde pour rien et leur mental en titane est à l’abri de n’importe quel événement. Si leurs schémas tactiques sont simplistes (chandelle, pression, conquête), la qualité de certaines individualités (Hernandez, Tiesi, Gurruchaga, Vergallo) est telle qu’ils peuvent se sortir de n’importe quelle situation en créant des choses jamais vu ou presque. En fait ils sont comme nous et c’est pour ca qu’on aime les détester.  

 

 

Notre pronostique ?  

 

Un match qui se décantera très vite en faveur des français, puis un gros creux en milieu de match et une fin de match à l’avantage des Argentins. Il y aura au moins 2 cartons jaunes. Le score : 25-13 pour les bleus après un essai de Bonnaire.

 

Remarque : La conférence de Presse de Lièvremont a donné l’occasion au staff de clarifier les choses vis-à-vis de « Fufu » Ouedraogo, de réaffirmer Chabal en 8, de parler de déplacement et de puissance physique et de laisser entendre que Skrela ne ferait plus d’aller et venu dans le groupe.

 

Demain, les argentins et leur grinta seront passés au crible.

 

Lire la suite

La chronique de Luc : Rupeni Caucaunibuca, ou l'histoire d'un Rom a Agen

14 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #L'édito de Luc

 

plume

 

 

 

 

A l'occasion du match de reprise de Rupéni Caucaunibuca avec les barbarians, voilà le retour du dandy des finances. Ces charges pachidermiques marquent autant les corps aux 4 coins de l'ile de France que ces phrases assassines marquent les esprits de ses lecteurs. Il est grand, il est beau, il sent bon le sable chaud. Mesdames et Messieurs : place au prince du bénin alias Luc H.  

 

 

Le conflit ancestral, structurel, historique entre les nomades et les sédentaires, ravivé récemment par les mesures d'expulsion des roumains et bulgares de passage dans nos campagnes, est certainement un des conflits les plus vieux de l'histoire de l'humanité (après la lutte des sexes et l'asservissement de la femme par l'homme). La scission est née lorsque les chasseurs cueilleurs ont décidé d'initier l'agriculture, de renoncer à l'incertaine espérance pour se nourrir de certitudes entretenues. L'échange entre liberté entre confort, entre curiosité et assurance, douloureux pour certains hommes avait besoin, pour durer, d'être érigé en valeur-refuge, en vertu suprême. Depuis, les sociétés sédentaires vouent une haine farouche aux nomades, et ce, en Afrique, en Asie comme en Europe. Tous les événements du quotidien qui étaient, au pire négligés, au mieux classées d'ésotérisme fataliste (destin, karma) ou d'imposition maléfique (occulte, œuvre du malin) y trouvent une explication, offrent un exutoire. Les poules qui disparaissent (fait localement déplaisant mais globalement récurrent) coïncident avec l'arrivée des roulottes ? Haro sur le baudet. De par le caractère transitoire de sa présence, l’itinérant conjugue deux défauts : il est le bouc émissaire parfait en cas de coïncidence, mais surtout, il n’offre pas les garanties que réclame le contrat social des sédentaires. Il n’offre aucune prise, ne peut être retrouvé en cas de contentieux. Contrairement aux relations traditionnelles renforcées par un faisceau d’éléments contraignants (« je sais où tu habites, je connais ta famille », « ta terre étant ancrée à coté de la mienne, je saurais toujours ou te trouver ou de quelle manière te contraindre ou te menacer »), les prises offertes par les itinérants sont toujours minces et ne constituent aucunement une certitude. Le sédentaire ne ressent pas d’avenir dans une relation avec un nomade car leurs chemins ne se croiseront peut-être plus jamais et rien ne force le nomade, même temporairement fixé, à assumer les clauses les plus désagréables du contrat. Le crédit c’est la confiance accordée à autrui, et on ne fait pas crédit à quelqu’un dont on ne peut pas s’assurer la loyauté, dont on ne peut pas sanctionner la déloyauté.

Rupeni Caucaunibuca, un nomade du rugby, un dilettante prodigieusement doué, est aujourd’hui licencié du S.U. Agen pour avoir manqué et de beaucoup (2 mois) la reprise des entrainements mais surtout la reprise du championnat (3 matches). Ses employeurs lui reprochent d’avoir manqué aux termes de son contrat de travail et d’avoir failli à respecter ses obligations. En accord avec les joueurs, ils ont donc décidé de mettre un terme à leur collaboration. Reprenons l’histoire du début : en 2001, dans le championnat mondial de rugby à 7, un ailier fantasque apparait dans l ‘équipe des Iles Fidji : il s’offre le luxe d’inscrire 38 essais en 5 étapes du tournoi. Repéré quasi immédiatement, il est trusté par les Auckland Blues de Joe Rococoko, Carlos Spencer, Doug Howlett, Luke McAllister, Ali Williams et autres Keven Mealamu. En Nouvelle Zélande, il ne jouera que 13 matches mais inscrira 15 essais dont un incroyable triplé contre les mythiques Crusaders. Suite à cela, il devient une star mondiale et très attendue : lors de la Coupe du Monde 2003 en Australie, il est craint par les Français qu’il ne déçoit pas : il marque un essai, casse la mâchoire à Olivier Magne et sort par la petite porte avec deux matches de suspension. Agen tient alors à la recruter pour renforcer sa ligne de 3/4 et dès sa première saison, Rupeni est le joueur de l’année et le recordman des marqueurs d’essais. Quelques engueulades après, dans un registre qui n’appartient qu’à lui, Caucau est fustigé, raillé, écarté, viré. Toulouse se propose de le reprendre, de l’encadrer, de le fixer : Guy Novès se lance un défi personnel, celui de servir de tuteur à ce pied de vigne particulièrement noueux. En effet d’après le principe général « qui peut le plus peut le moins », il semble évident à tout le monde que si le fidjien se soumettait à une discipline, s’il me mettait à la préparation physique, s’il perdait 40 kilos, s’il se présentait à l’heure à l’entraînement, son rendement n’en serait qu’amélioré. La même logique a voulu que Thomas Castaignède compense son manque de puissance en prenant de la créatine, ajoute à son étincelle créatrice quelques kilos de muscles et nous avons vu le résultat.

Cette histoire me rappelle celle de Django Reinhardt, parti en Amérique à la rencontre du jazz originel, pour une tournée avec Duke Ellington, et qui n’y a rencontré que des comptables, des horaires, des chambres d’hôtel et des prestations chronométrées. Il en est revenu déçu et a délaissé pendant quelques temps sa guitare. Le génie qui est le sien aurait-il pu naitre dans un pavillon de banlieue ? Hors de sa roulotte, loin de son nomadisme, le gitan aurait il laissé cette empreinte indélébile dans l’histoire du jazz ? Rupeni Caucaunibuca, arraché à ses plages pacifiques pour une promesse de french flair, de jeu libre et de grands espaces, résistera t’il aux influences extrêmement cadrées d’une horlogerie toulousaine ? Qui sommes nous pour exiger de lui qu’il se plie aux brimades d’un mécanisme millimétré, aux rigueurs d’une lecture scientifique du jeu ? Caucau ressemblerait alors à un soliste dans un orchestre, un crack dans une fantasia, un artiste dans une entreprise, délavé et déprimé, contenu et détenu, interdit et jauni.

Lire la suite

France – Fidji : un vrai pétard mouillé…

14 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

 Logo LPHS 

 

On nous avait promis des relances, du jeu et de la folie au doux parfum des iles. On nous avait vendus des chiffres à faire pâlir : 6  essais et 45 points de moyennes. On espérait légitimement voir des plaquages de tueur et des chevauchées haletantes, des crochets électriques et des disparitions de balle magique à la Waisale Serevi… Et puis finalement, rien. Un match laid, des essais laids, des actions laides et une froide maitrise tricolore s’opposant à une faible envie Fidjienne. A croire que la pluie incessante de la région Nantaise avait définitivement noyée les envies de Ligairi et de ces petits copains des « Flying Fidjians ». Presque résignés avant l’heure, les vaillants guerriers Fidjiens sont venus sur une pelouse gorgée d’eau, balayée par la pluie et le vent, et on attendu la fin d’un match aussi pénible pour eux que pour nous.

Retour sur un match que je regardai jusqu’au bout, par conscience professionnelle plus que par réelle envie.

 

Le décor était planté : celui d’un poème de Dante. Un temps à ne pas mettre un Anglais dehors, c’est dire. Quand on pense qu’en Bretagne il ne pleut que sur les cons, ca laisse songeur sur les capacités cognitives de ces braves rugbymen de la journée. Pour les Fidjiens qui évoluent encore au pays comme c’est le cas pour le talonneur Tuapati, ce climat relevait des légendes et des comptes du village, quand les vieux racontait des histoires pour faire peur aux enfants dans lesquels il était question d’eau froide qui tombe du ciel et de températures a un seul chiffre… Inutile de dire que le style virevoltant et d’attaquant pur qui caractérise (et caricature même parfois) le jeu des archipels de l’hémisphère sud n’était pas de rigueur hier.

 

Les raisons d’un match nul en spectacle, mais plus encore nul en enseignements :

 

Coté tricolore, ce match qui servait de mini-laboratoire pour Lièvremont Reutière mais surtout N’tamack, était, on le pensait, l’occasion de donner du temps de jeu a quelques uns des joueurs en forme du championnat et de laisser libre cours à la créativité du moment en alignant une équipe capable de « jouer ». « Jouer », une sorte de timide reconnaissance du droit de sortir de la normalité, de s’éloigner de l’attendu, d’oser, en somme une ode à la liberté. Et bien voilà ce que la pluie est venu annihiler. Quand sur les 4 premiers ballons écartés, le ballon chute après moins de trois passes, ca vous casse une dynamique.

La charnière qui devait conduire le jeu tricolore a alors bien compris : ca ne servait a rien de s’éloigner des zones d’affrontement au risque de rendre le ballon à l’adversaire. On a alors vu de pick-and-go, des retours intérieurs, des en avants et de chandelles. Wahooo ! Show-time comme disent les américains.

Mais a ce stade là, la faute n’est imputable à personne. Ni Lièvremont, ni son homologue Domoni n’ont convenus de jouer son le déluge.

 

L’autre grande raison d’un match aussi haché, inintéressant et presque soporifique, est anglaise. Je n’ai pas pour habitude de m’en prendre au corps arbitral. Mais Mr Small s’est montré d’un caractère tellement pointilleux qu’il en a découragé les joueurs les plus créatifs de la planète en un seul match. Non on ne joue pas vite les pénalités ou les touches, non on ne pousse pas trop en mêlée, non on lift pas comme ci, non on ne déblaie pas comme ca, les avantages durent 7secondes quand j’ai la gentillesse de laisser un avantage… Pour dire, on a vu plus Mr Small en action que Lapandry, Arias, Naqelevuki et Nalaga réunis. Que les consignes et le règlement soit appliqués, soit. Et même tant mieux. Mais que l’interprétation de la règle soit systématiquement mise en œuvre dans aucun autre but que d’appliquer une sanction relève de la stupidité. Mais passons…

Une conquête pas si dominatrice que cela :

   

 Je vous en avais un peu parlé mais d’autre média se sont fait l’écho du sentiment qui prônait : la domination outrageante des Français dans le domaine de la conquête allait tellement faire la différence que les Fidjien allait perdre le match uniquement en mêlée et en touche… En somme, on allait poutrer le 5 de devant de ces braves insulaires et ca allait rouler. Seulement une mêlée n’est pas une vérité absolue et d’un match à l’autre, tout ou presque peut changer. Et si les Fidjiens ne vont pas devenir du jour au lendemain des grands malades des phases statiques, la mêlée mise en place au moins sur la première mi-temps est l’une des meilleures qu’il m’ait été donné de voir. Très véloce à l’impact, gênant considérablement Ducalcon et parfois Guirado, poussant les français à la faute à au moins 3 reprises, le tout emmené par une première ligne solide mais sans grands noms et face à l’une des meilleures mêlée d’Europe, bravo. Il a fallut l’entrée du très puissant Noirot et du non moins puissant Pierre pour voir la première mêlée enfoncée véritablement jusqu'à l’essai de pénalité. Soit 70 minutes où les français ont dominés, c’est vrai, mais d’une courte tête au moins dans les pénalités/coups francs concédés.

En touche, moins de soucis avec pas moins de 7 joueurs sauteurs au cours du match (Lapandry, Ouedraogo, Harinordoquy, Chabal, Pierre, Millo-Chlusky et Thion) et de bons lancements de jeu. Les adversaires du soir ont eu un peu plus de difficultés en témoigne quelques lancers « Calzone ». Mais jamais les bleus n’ont été en mesure de réellement punir les Fidjiens en construisant quelques cocottes des familles, et c’est régulièrement bien organisés que les insulaires ont réussit à contrer sans trop de dégâts ce qui aurait pu (et même du) être l’arme principale des tricolores.

Les enseignements a tirer devant sont aussi clairs que derrières : aucun. Ouedraogo est très en jambe, Harinordoquy continu a jouer trop facile et a perdre des ballons sur des fautes de mains de benjamins et Chabal et Thion continuent leur concours de celui qui aura les mains les plus carrées des 30… A si pardon ! Un enseignement : Jérôme Schuster n’est pas là parce qu’il est le cousin de Nicolas Mas et qu’il est « super sympa ». Non, il est là parce qu’il correspond parfaitement au profil du pilier moderne, solide en mêlée, actif et puissant, mobile et plaqueur. Un des supers piliers du championnat qui sort un match a son image : généreux. Ils étaient deux hier a fêter leur première : Schuster donc, mais aussi Benjamin Noirot qui hélas pour lui ne revera probablement plus le maillot bleu de si tôt tant le trio Guirado-Swarsewsky-Servat semble intouchable.

 

Et derrière ? Et bien Traille est impérial sous les chandelles, Porical sait faire autre chose que de taper dans un ballon, Estebanez s’est pris des grosses charges d’un Vulivuli hyper puissant, Marty a fait un match solide et la relation 10-12-13 n’a pas vraiment donné du rêve aux spectateurs de La Baujoire.

 

L’essai le plus laid du monde :

 

L’un des rares faits un peu rigolo de ce match, c’est l’essai le plus laid du monde. Suite à une pénalité bien foirée par le demi de mêlée du BO Dimitri Yachvili, comme par instinct (ou plutôt suite à une consigne) une petite ligne de quelques joueurs bleus montent au petit trop ignorant alors encore le sort de la pénalité. La balle passe a 10 mètres à gauche des barres. Mais au moment de s’écraser au sol, les maillots blancs se regardent. La balle rebondit alors et Nalaga étant le plus proche, se retrouve dans l’obligation de prêter un peu attention au ballon. Il tente alors avec ses bras de géant de contrôler une balle qui semble trop petite pour lui. Il tente d’aplatir mais dans la précipitation oublie la balle. Arias qui était monté tente de s’emparer de ce cadeau tout en mettant la pression sur le géant de Clermont. Il vient à sa rencontre bras tendus en avant et yeux fermés ne sachant s’il doit plaquer ou s’il doit s’emparer de la balle et passe a coté de Nalaga sans le toucher et s’écrase dans le gazon. Nalaga, toujours en capacité de mettre un terme à l’action en aplatissant la beuchine dans son camp, se troue et plonge dans le vide sans le ballon. Ce dernier roule sur le ventre de Nalaga, la jambe, le pied… Marty qui a suivit lui aussi plonge alors sur la balle qui traine dans l’en-but. Ouedraogo lui aussi plonge (un peu après) et en profite pour écraser Nalaga et Arias qui étaient encore au sol tout en mettant un gros plomb à Marty. Après vidéo (le mec a bien du rigoler), l’essai le plus laid du monde est validé. Nous sommes à un tournant du match puisque pour la première fois, les bleus font le break juste avant la mi-temps. Rien a dire, hier c’était vraiment show-time.

 

En fait, je me suis trompé d’horaire ! :

 

Tout en préparant un peu le résumé du match, hier, je me suis fait la réflexion suivante ; après un match de malade entre l’Angleterre et l’Australie où le jeu a surpassé l’enjeu d’une manière éclatante, où les anglais on attaqués a tout va, où Flood a touché plus de 60 ballons, où les temps de jeu et les actions se multipliaient et laissaient entrevoir ce que serait le rugby de demain, je me farcis un match laid et vraiment tourné autour d’un pragmatisme et d’une froideur sans nom, où le moindre ballon est un combat, la moindre passe un risque, la moindre tentative de mettre de la vie une sanction. Et alors je me suis fait la terrible remarque : les Français jouent comme des Anglais et les Anglais adoptent le French-Flair… Ce qui semblait être un frémissement outre-manche au moment du tournoi se confirme : Johnson est en train de tuer le rugby à l’Anglaise et l’un des derniers bastions où l’on va défendre la mêlée rugueuse et le jeu au pied long c’est chez nous ?!

Mais comme ce genre d’idées est purement insoutenable pour moi qui aie vécu deux demi-finales de coupe du monde franco-anglaise, alors je me suis convaincu d’une chose : je me suis trompé d’horaire et le nouveau maillot gris de l’équipe de France qui a humilié les Wallabies est vraiment beau. Par contre qu’est ce qu’il y a comme nouveau joueurs…

 

 

A très vite pour les compos de France- Argentine. 

Lire la suite

France Argentine : Qui sont les 7 hors du groupe ?

14 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Et bien la réponse est tombée à 12h00 pile ! Les joueurs qui ne sont pas retenus pour ce match sont les suivants :

 

Benjamin Noirot : Servat revenant dans le groupe, c’est logiquement que le néo-international en sort.

 

Romain Millo-Chlusky : auteur d’un gros match hier, il soufflera avant de probablement reprendre sa place contre l’Australie.

 

Fulgence Ouedraogo : Un match plein et solide pour lui face aux Fidjiens mais un match dans un registre contraire au sien qui se profile a savoir beaucoup de combat et moins de soutient au large. Il devrait se voir remplacé par un guerrier comme Bonnaire.

 

Alexandre Lapandry : légèrement touché face aux Fidji, il cède sa place dans le groupe à Mr Dusautoir.

 

David Skrela : le groupe tourne et ceux qui sont en bout de piste sont les premiers a en faire les frais. Dernier arrivé, dernier servi… Il n’y aura aucun 10 de métier contre l’argentine, le poste étant occupé par Traille et Estebanez.  

 

Julien Arias : Un match sans briller et c’est déjà au tour de Yohann Huguet d’essayer de se mettre en valeur.

 

Maxime Médard : Un bon match mais la concurrence est telle que Palisson ou encore Andreu ont leur chance logiquement.

 

David Marty : un match solide mais la concurrence encore une fois de Rougerie pousse le catalan dans les tribunes.

 

 

 

A noter que le 23ème homme et futur malheureux se situe certainement dans les lignes arrières et plus précisément au poste d’ailier.

 

 

La composition probable :

 

Pour contrer la puissance du pack Argentin, le staff va opter certainement pour un pack très lourd et guerrier associé a des arrières réalistes capables de gagner leurs duels.

 

            Domingo             Servat                  Mas

 

                                Nallet          Thion

 

            Bonnaire                                       Dusautoir ©

 

                                    Harinordoquy

 

                                                            Parra

           

                           Traille

 

 

            Huguet                Jauzion                 Rougerie                Palisson

 

                                       

                                                   Porical (b)

 

Le banc : Schuster Guirado Ducalcon Pierre Chabal  Yachvili Estebanez 

Lire la suite

France - Fidji : les notes des bleus

14 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Comme souvent, noter est un exercice injuste, subjectif et délicat. Voici nos impréssions au lendemain du match.

 

France Fidji : Les notes

 

Jérôme Schuster : disponible, actif, puissant en mêlée et souvent l’un des premiers soutient, il nous sort un premier très bon match. Il n’a pas été avalé par l’enjeu et c’est même essayé à quelques courses balle en main où il a toujours avancé. 7/10

 

 

Guilhem Guirado : Un match un peu décevant pour le bouillant et dynamique catalan. Impliqué sur assez peu d’actions offensives, il a fait le boulot dans le secteur de la conquête. Il lui a manqué un petit truc pour véritablement enfoncer ses adversaires. 5/10

 

 

Luc Ducalcon : opposé à un des rares clients de la mêlée Fidjienne, il a semblé un peu en dessous de ce qu’on voit de lui tous les week-ends. Il a touché quelques ballons au ras mais a trop rarement avancé. Il sort d’un match compliqué pour lui. 4/10

 

 

Romain Millo-Chlusky : Toujours aussi pénible dans le combat, il nous a gratifié de quelques entrées sur le coté, déblayage du front et autre gestes techniques de haute volée. Un gros guerrier qui fait un gros match. 7/10

 

 

Jérôme Thion : On attendait de lui un gros match. Mais pas sur que ses fautes de mains et que ses quelques rares avancés plaident pour lui en perspective de la coupe du monde. Il avait tout pour exploser et démontrer qu’il était un des meilleurs pousseurs au monde, soit, mais un deuxième ligne est plus qu’un âne qui pousse en mêlée… 5/10 mais une coupe du monde qui s’éloigne…

 

 

Fulgence Ouedraogo : Un des meilleurs du jour, une présence au plaquage et au soutient de tous les instants, il conforte le staff dans son choix de réintégrer « fufu » après quelques infidélités passagères il y a un an. 8/10.

 

 

Alexandre Lapandry : Une impréssion mitigé et surtout aucune action mémorable a mettre a son crédit… Mais il est d’une activité folle, mets beaucoup de plaquages et reste l’un des joueurs les plus jeunes et les plus talentueux au monde à ce poste. 6/10

 

 

Imanol Harinordoquy : Une tendance à joué facile injustifié, quelques ballons perdus. Mais une vraie disponiblité, une facilité a remettre l’équipe dans le bon sens et peu de fautes de mains derrière une mêlée chahutée en première mi-temps. 6/10

 

 

Dimitri Yachvili : On ne pouvait pas vraiment attendre de miracle des arrières hier. Avec des conditions climatiques extrêmes, le demi de mêlée français a fait ce qu’il a pu pour déstabiliser la défense Fidjienne et une bonne alternance a permit aux bleus de se créer des occasions. A son crédit une passe au pied involontaire qui amène le premier essai qui compense une passe au pied volontaire qui est loupé pour 15cm. Dans l’ensemble un bon exercice dans le tir au but. A son débit une tendance à multiplier les petites fanfreluches innutiles et aussi surprenantes pour les adversaires que pour ses partenaires comme cette chistera presque systématique dans la zone 0 qui par deux fois n’amène rien sinon de l’incertitude chez les porteur involontaire de la balle. 6/10   

 

 

Damien Traille : on l’attendait au tournant et il s’est montré très solide. Capable de jouer en premier attaquant, il arrive à créer de l’incertitude et à peser sur la défense. Les conditions climatiques n’étaient pas les meilleurs pour un premier match à un poste à très grande responsabilité mais son alternance, sa qualité de passe et sa vision de jeu a permit de lancer les quelques rares attaques françaises. 7,5/10

 

 

 Maxime Médard : Une grosse activité pour un ailier sous le déluge, il y va de son essai. Il a gagné la plupart de ses duels et sa défense a été irréprochable. 6,5/10

 

 

Fabrice Estebanez : Une passe au pied réussit et… Et c’est tout. De grosses difficultés défensives face aux puissants centres Fidjiens, peu de bons ballons, il sort d’un match difficile et où ses qualités d’attaquant auront eut du mal à s’exprimer. 4/10

 

 

David Marty : Grosse opposition de style entre Marty le gros plaqueur et VuliVuli le déménageur de Piano… S’il n’a jamais été pris à défaut, sa présence a rassuré le groupe et à permit de capitaliser de la confiance. Sans être brillant, il est toujours là, en témoigne son essai bien laid mais très important. 7/10

 

 

Julien Arias : Il a rarement échoué dans ses tentatives mais à aussi rarement franchit. Il n’a pas eu a défendre une seule fois dans mon souvenir et a été très peu sollicité  sur l’ensemble de la partie. 5/10

 

 

Jérôme Porical : Très sûr sur les ballons hauts, juste dans son placement, efficace sur toutes les relances, il est l’un des meilleurs du match. 8/10

 

 

Benjamin Noirot : Son entrée (55ème) correspond à la stabilisation et à la victoire définitive de la mêlée française. Véritable boule de puissance et solide en conquête, sa première sélection est une réussite. 6/10

 

 

Thomas Domingo : le seul à ne pas être entrée en jeu.

 

 

 Julien Pierre : Actif sur les quelques minutes qu’il a eu a jouer, il a chargé comme un dingue dans les lignes blanches et a lui aussi calé la mêlée. (non noté)

 

Sebastien Chabal : Entrée aux alentours de la 55ème minute, son match en 8 et dans des conditions difficiles n’est pas franchement mémorable. Beaucoup de fautes de mains et quelques avancés et puis c’est tout. Sans être mauvais, il n’est pas non plus extraordinaire… 5/10

 

 

Morgan Parra : entré à la 76ème, il n’a pas vraiment pu toucher 10 ballons. Non noté.

 

 

David Skrela : Peut-être l’une des dernières capes de Skrela… Auteur d’un match correct et d’une animation un peu légère, sa tendance a tout jouer pour sa poire est une insulte au poste de 10. Mais tant qu’il avance, peut-on vraiment lui faire des reproches ? 5/10

 

 

Alexis Palisson : entré lui aussi très tardivement dans le match, il met un vent à un défenseur et c’est marre. Il aura sa chance au prochain match. Non noté.  

 

 

 

Coté Fidjien : les meilleurs ? Vuli-Vuli, Koyamaiboile et Baï.   

 

Ce soir retrouvez l'analyse du match où il sera question de pluie et de vent mais aussi de l'essai le plus laid du monde et d'un week-end où j'ai bien cru m'être trompé d'horaire... 

Lire la suite

France - Fidji : la composition officielle des Fidjiens

12 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

En cette fin d’après-midi, la composition est enfin tombée ! Après plus de 3 jours de retard sur la date annoncée, le staff fidjien a communiqué la liste des 22 joueurs pour affronter les Bleus à Nantes. Nous vous la laissons découvrir.



Le XV fidjien : Ligairi ; Nakelevuqi, Vulivuli, Rabeni, Nalaga ; (o) Baï, (m) Kenatale ; Qera, Koyamaibole, Naevo ; Qovu, Lewaravu ; Manu (cap), Tuapati, Dewes.

 

Les remplaçants : Somoca, Veikoso, Kalou, Ravulo, Taka, Matavesi, Lovobalavu

 

 

 

On notera la présence d’une ligne de ¾ très « française » avec la présence de pas moins de 5 joueurs évoluant en France titularisés : Bai de Castres, Ligairi et Rabeni de La Rochelle, Vulivuli le joueur du Racing-métro et Nalaga le Clermontois.

Devant la puissance de Qovu en deuxième ligne et plus encore celle de Koyamaibole, le Chabal fidjien seront les principales armes du pack.

 

On annonce aussi que la petite merveille de la troisième ligne, Ravulo devrait connaitre ses premiers pas avec la tunique floquée du palmier au cours de cette rencontre. Ca ne sera pas du luxe pour suppléer Naevo et ses 38 printemps.

 

Enfin on profitera de ce match pour rappeler que plusieurs joueurs sont laissés à la maison par le Staff fidjien : Sireli Bobo du Racing, Waqesaduadua de Brive (blessé) mais plus encore les néo-toulousain magiques Delasau ou Caucaunibuca. Toujours chez les absent de marque, Raiwalui, le deuxième ligne le plus expérimenté du pack Fidjien est lui aussi absent.

 

 

La charnière classique de ces 10 dernière années Rauluni-Little se faisant vieillissante, c’est Kenatale pour une 3ème sélection qui est aligné accompagné d’un joueur polyvalent et complet, Bai.

 

 

Que craindre de cette équipe ?

 

Et bien c’est simple comme toujours avec les Fidjiens : tous les duels où les arrière seront lancés seront dangereux. Si la défense française hésite un temps soit peu, alors la sanction sera immédiate. La puissance, les qualités athlétiques et surtout la vitesse des lignes arrières insulaires sont dangereuses d’un coté à l’autre du terrain et ne laisseront aucun répit aux français.

Les uns contre uns sont LA grande spécialité des Fidjiens avec une nette préférence pour tenter systématiquement de chercher à franchir avant de faire vivre le ballon. La puissance de feu risque d’être, malheureusement pour le spectacle, remise en question par une météo capricieuse.

 

Comment les battre ?   


Encore une fois la réponse est connue de tous : il faudra leur imposer un combat d’avant pendant au moins une heure. Si ils sont sevrés de ballons, forcés a jouer contre une équipe organisée et combattante, alors les Fidjiens sortiront du match. Le risque est de tomber dans l’anarchie rugbystique, le hourra rugby, domaine où les Fidjiens sont les meilleurs du monde. Plus le match sera structuré, propre et dénué au maximum de folie, alors les français gagneront et peut-être même largement. Les fondamentaux seront primordiaux (touche mêlée rucks) et la capacité a mettre les Fidjiens à la faute sera un bon moyen de faire rapidement explosé les visiteurs.

 

Un homme dans le match ? :


Coté Fidjien, le joueur le plus redoutable physiquement est sans conteste Koyamaibole. Le match qu’il livrera sera le baromètre Fidjiens. S’il est dans un grand jour, attention aux dégâts. Mais si jamais sa puissance physique monstrueuse ne s’exprime pas, alors les fidjiens auront du mal à gagner la ligne d’avantage.

 

 

A samedi pour la note des joueurs et une analyse de la rencontre a chaud ! 

Lire la suite

Plaidoyer pour que les disciplines handisport soient enfin reconnues à leur juste valeur:

12 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

 

                 Logo LPHS

 

 

Chacun reconnait le courage et le talent de ces sportifs, les sacrifices et l’abnégation dont font preuves ces champions, la profonde et si touchante envie de vivre dont font preuve la plupart de ces corps meurtris. Chacun aime voir ces véritables héros du quotidien se dépasser, repousser les limites de l’entendement et de la souffrance pour tendre vers un but si beau et si vain, celui d’une victoire sportive. L’unanimité est totale, l’adhésion magnifique et l’accord presque absolu : les athlètes handisport sont des sportifs comme les autres !

Pourtant, à aucuns moments, les plus grands événements handisports (championnat du monde, Jeux Olympiques) ne font partis de la programmation des chaines privés, ou plus grave, publics, jamais les médailles ne sont comptabilisés, les titres deviennent honorifiques, les médailles en chocolat, les performances en toc… Bravo a eux mais aux yeux du grand public, ca compte pour du beurre.  

 

Alors oui, les injustices sont palpables, réelles et connues de tous. Oui, au moment des quelques « coups de gueules » des grandes figure du handisport comme Hassia El Hannouni, porte drapeau de la fédération handisport pour les JO de Pékin, le microcosme politico-médiatique s’émeut et en profite pour se renvoyer joyeusement la responsabilité de la lenteur des évolutions. Oui, ils connaissent les mêmes joies, les mêmes déceptions et sont animés de la même envie de vaincre que les « valides » mais sans pour autant pouvoir prétendre, à l’heure actuelle, à la même reconnaissance. Comment alors, tolérer ce climat de discriminations latentes ? Comment ne pas être scandalisé par le fait que jusqu’en 2008, les rémunérations gouvernementale accompagnant le gain d’un médaille était différente entre valide et non-valide ?

 

 

Voilà pourquoi une petite plaidoirie sincère est nécessaire. Nécessaire par respect pour ces hommes et ces femmes, incarnation véritable des valeurs de l’olympisme « plus haut, plus loin, plus fort ». Nécessaire aussi et surtout dans un souci de justice et d’équité entre « valides » et « handicapés » et plus encore, entre sportifs, au delà des différences.

 

 

Pour que l’aspect « sportif » dépasse le contexte du handicap :

 

Comme son nom l’indique, la compétition handisport est la compétition qui réunit des athlètes-handicapés. Pourtant, de par son organisation particulière (pas les mêmes dates, pas les mêmes sites que la compétition grande sœur réservée aux valides), de par son traitement médiatique, de par l’image que l’on nous renvoi de manière systématique, de la situation  d’athlètes-handicapés, nous passons au statut de personnes handicapés qui font du sport.

 

Encore une fois et malgré la réalité palpable des performances hors du commun, malgré l’envie, la volonté et le courage des ces athlètes, c’est le handicap qui l’emporte. C’est là toute la dualité de leur condition qui s’expose : ils sont à la fois handicapés et sportif. Mais ce qu’ils transcendent, ce qu’ils dépassent, ce qu’ils laissent au vestiaire, ca n’est pas leurs fauteuils, leurs prothèses ou leur cécité, c’est bien plus que cela. Ce qu’ils délaissent au moment d’entrer en compétition : c’est leur handicap. Alors si le handicap est dépassé, si celui qui se présente sur la piste, dans le bassin, sur le parquet ou sur le tatami n’est plus un « invalide » à ses propres yeux, alors il ne reste que le sportif.  

 

La première et la plus important des idées à développer dans le monde des valides est logiquement celle de remettre le sport au centre du monde handisport. Les handi-sportif sont pour l’une des rares fois de leur vie autre chose que des handicapés. Leur retirer ça en les renvoyant systématiquement à cette difficulté, est un moyen de brider encore un peu plus ces sportifs.

 

Je conclurais ce petit message par la déclaration d’Arnaud Assoumani, champion olympique de saut en longueur et recordman du monde en 2008 : « Tout est une question de regards… Celui qu’on a sur soi-même et celui qu’on porte sur les autres. Moi je m’entraîne et je me présente aux compétitions pour repousser mes limites et progresser encore, pour prendre du plaisir et vivre mes rêves de môme. Pour atteindre des objectifs toujours plus élevés. Pour gagner aussi, bien sûr, même si ce n’est pas ce qui prime… ».

A partir de là qu’est ce qui motive les différences de traitement puisqu’ils sont comme tous les sportifs ? Ils s’entrainent comme (et souvent avec) les non-handicapés, rêvent pareil, se dépasse de la même façon, courent après les mêmes choses. Arnaud Assoumani dit même régulièrement qu’il ne se « sent pas » handicapé malgré sa prothèse de bras.

 

 

La démagogie est facile, c’est vrai. Mais le gouvernement devrait rapidement comprendre que le fait que les handicapés soient mis à la marge de la compétition sportive raisonne comme un symbole des discriminations réelles. Plus cette injustice de traitement durera et plus le discrédit sera jeté sur la politique menée par le gouvernement actuel vis-à-vis du handicap en général.

 

Le premier pas a été franchit il y a de cela quelques jours avec la compétition d’escrime organisée au Grand Palais, où pour la première fois tous les athlètes ont été réunis au sein d’une même compétition. Seulement il faut le dire, cela est encore insuffisant. Ne pas compter les médailles obtenues par la délégation française handisport est le témoignage de trop d’un temps qui doit être aujourd’hui révolu : celui des injustes différences. Faire le distinguo entre valide et handicapés est aussi mal venu et aussi critiquable que de mettre dos à dos les petits et les grands, les gros et les maigres, les noirs et les blancs. Le handicap est une des facettes de notre monde et il est temps de leur laisser prendre la place logique qu’ils doivent occuper, c'est-à-dire l’égal de leurs homologues et collègues valides.

 

Lire la suite

France - Fidji : la composition officielle des bleus

9 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

La liste est tombé ce matin à 9h00 et c'est une composition pleine de surprises qui a été dévoilé. 

 

Je vous la laisse découvrir avant l'analyse de cette composition : 

 

Le XV de départ : Porical, Arias, Marty, Estebanez, Médard, Traille, Yachvili, Ouedraogo, Harinordoquy, Lapandry, Millo-Chulski, Thion, Ducalcon, Guirado, Schuster.

Remplaçants : Noirot, Domingo, Pierre, Chabal, Parra, Skrela, Palisson

 

Ligne par ligne : 

 

1ère ligne : Schuster-Guirado-Ducalcon. Dynamique mais peu expérimenté ( oins de 10 sélections à eux trois), ils devraient largement rivaliser avec la première ligne fidjienne, le gros points faible des insulaires. 

 

2ème ligne : Thion-Millo-Chlusky. Deux énormes tracteurs pour faire de la mêlée un calvaire pour les fidjiens. Le combat, c'est leur terrain de jeu favori. Ils devraient permettre au bleus de prendre un net ascendant sur la zone "0" (au ras) au cours de la rencontre.

 

3ème ligne : Lapandry-Ouedraogo-Harinordoquy. Une troisième ligne voltigeuse dans tous les sens du terme. Les trois sont capables de sauter et surtout de courir comme des dingues. Le soutient sera primordial et c'est probablement le trio le plus explosif pour contenir les assauts Fidjiens qui ont deja annoncés leur intention de mettre le feu au quatre coin du terrain (Seru Rabeni le Rochelais en tête). Seul bémol : aucun de ces joueurs n'a un profil de franchisseur.

 

Charnière : Yachvili-Traille. Une forme de stabilité puisqu'on reconduit en sélection une charnière qui se connait très bien en club. Le gros point fort de cette charnière est sa capacité a bien occuper le terrain par un jeu au pied long et surtout complémentaire (pied droit très long pour Traille, pied gauche chirurgical pour le "yach"). L'animation sera plus difficile du fait du manque de match de Traille et des faiblesses supposées des adversaires. Yachvili devrait beaucoup peser dans le match aussi bien par son jeu au pied, son animation proche des zones de combat ou même quelques départ dont il a le secret. Traille est là pour prouver qu'il a sa place dans le squad pour le mondial. 

 

Centre : Marty-Estebanez. C'est le gros point d'interrogation de ce match: comment les deux joueurs vont s'entendre. Estebanez plutot dans un registre d'animateur (il peut tout a fait passer 10) et Marty dans celui d'un franchisseur explosif et gros défenseur. Ils auront fort a faire face aux génies des iles. Je suis plutôt pessimiste quand à leur complémentarité... Rabeni et Vuli-Vuli se frottent les mains de ne pas jouer la paire Jauzion-Rougerie

 

Ailes : Arias-Medard. Arias en grande forme et Médard lui aussi irrésistible depuis le début de saison auront tous les deux des chances de briller grace à un paquet d'avant à la fois mobile et puissant. Ils devraient avoir des ballons pour s'exprimer. Mais défensivement il faudra être irréprochable tant sur le couverture du 3ème rideau que sur les duels. Nalaga sera probablement aligné à l'aile et se fera un plaisir a défier nos deux ailiers pas vraiment très physiques. 

 

Arrière : Porical. Son sens naturel du placement sera probablement innutile tant on s'attend a voir les fidjiens relancer de partout. Mais c'est surtout son jeu au pied et sa capacité a amener de la vitesse dans la ligne qui sera jugé. 

 

Le buteur ? Le rôle sera probablement dévolu à Yachvili. Mais on pourra voir Porical butter de loin ou encore une alternance droitier/gaucher. Mais la qualité ne manque pas. 

 

Le Capitaine ? En l'absence du Black Destroyer Thierry Dusautoir, le capitanat sera assuré par l'un des rares cadres aligné ce samedi : Imanol Harinordoquy. Le basque volant fêtera sa 63ème cape. 

 

Le Banc ? 4 avants et 3 arrières: le pack est d'une densité assez spectaculaire avec Domingo et Noirot en première ligne pour la solidité et la puissance, Pierre en 2ème ligne et Chabal en 3ème ligne en tant qu'impact-player. A l'arrière Parra et Skréla pour occuper la charnière et Palisson pour couvrir les postes d'arrière et d'ailiers. En cas de blessure d'un centre, Skréla rentrera probablement 10 et Traille glissera au centre. C'est un banc solide, expérimenté et surtout où tous les postes sont couverts. 

 

La stratégie ? Prendre les Fidjiens sur le combat, les forcer a faire ce qu'ils n'aime pas, c'est à dire aller au mastique et défendre, et surtout ne pas leur rendre les ballons au pied. Il faudra priver de ballon une équipe qui sait toujours quoi en faire et gagner la ligne d'avantage pour les forcer à se mettre à la faute. La touche et la mêlée bien qu'en pleine progression sont encore leur point faible mais attention à ne pas les sous-estimer.  

 

Les Fidjiens ?  On ne présente plus vraiment ceux que l'on considère a juste titre comme les plus grand artiste du rugby. Capable de fabriquer des deuxième lignes qui font des chistéras et des piliers qui mettent des coups de la patte d'oie, des 10 qui relancent du Parking et des ailiers de 120kilos, des 3ème lignes qui butent et des centre qui ne font pas de passes. Ils inventent et ils créent à chaque ballons et sont les plus grands phénomènes du rugby pro. Mais cette folie n'est absoluement pas canalisée et leur tendance a parfois faire n'importe quoi les rends vulnérables à a peu près tout... Souvent à la faute sur des plaquages hauts, souvent à la peine sur les phases de combat, ils restent pourtant confiants quand à leur capacité a défier les meilleures nations du monde. Leur match référence ? Un Pays de Galles-Fidji de folie ou les insulaires du pacifique l'emportent 38-34. 

 

Un détail a ne pas occulter : il s'agit du premier match de la tournée pour les Fidjiens. Ils n'ont que trop rarement l'occasion de s'étalonner au niveau international et ils vont être surmotivés. De plus, leur effectif est très qualitatif mais très peu quantitatif. Ce qui veut dire que le premier match est l'occasion pour eux de faire appel à leur meilleurs joueurs sans que le facteur bléssure, fatigue ou même confiance ne pèse sur eux. Comme toutes les équipes du sud, ils sont redoutables sur le premier match de la tournée et un peu moins sur le reste. Il suffit de prendre pour exemple les Samoas il y a un an, qui après un premier match de malade face aux Anglais et une victoire qui leur est volée, sont venus exploser sur la pelouse du Stade France 45 à 5.

 

Notre pronostique ? 30-15 pour les français après un match âpre et d'un engagement de tous les instants. Un essai sera marqué par Estebanez et un autre par Guirado (Mme Irma a parlé !) 

 

 

 

Lire la suite

Les (petites) informations de la planète rugby

8 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Comme toutes les semaines, un petit état des lieux de la planète rugby, la seule planète ovale de la galaxie. 

 

Suite au match opposant le XV de la rose aux All-blacks, comme prévu, Kevin Mealamu, talonneur de son état a été cité. Il risque de ne pas rejouer de la tournée suite a son coup de tête volontaire sur le troisième ligne Lewis Moody

 

Toujours dans le coup de tête volontaire, aujourd'hui va tomber la sanction pour Dimitri Swarzewski. Auteur d'une caresse du front sur Genevois, il encourt en cas de sanction jusqu'à 100 jours de suspension.

 

Coté Argentin, le forfait qui arrange tout le monde : celui de Juan-Martin Hernandez. El mago qui n'avait plus jouer depuis 4 semaines avec le Racing aurait pu honoré un sélection ce qui, il faut le reconnaitre, aurait été mal venu. Pierre Berbizier, l'entraineur du racing qui s'était exprimé sur le sujet doit être soulagé. 

 

Coup dur pour l'Ecosse : Tom Evans, l'un des rares ailiers du pays de Braveheart alias Wallace capable de franchir toutes les défenses du monde, raccroche les crampons a seulement 24ans. Gravement bléssé au cou depuis presque 1an, opéré deux fois, il a du se rendre a l'évidence et laisse orphelin en sélection son frère Max Evans. 

 

Coté Gallois, la cascade de forfaits et d'incertitudes pousse Warren Gatland a appeler un joueur pourtant banni il y a de cela quelques mois, Andy Powell. Pour rappel des faits, Powell avait été pris en état d'ivresse sur le point d'emprunter l'autoroute dans une voiturette de Golf volée à un hôtel pour acheter un paquet de chips dans une station service.

 

Toujours dans le registre de joueurs appelés en cours de tournée, c'est le cas du pilier surpuissant Neemia Tialata. Pour palier au probable forfait de Ben Franks souffrant du dos, il est convié a rejoindre le groupe des Néo-Zélandais.  

 

Enfin et c'est probablement l'information la plus importante de la journée, Brive sera probablement condamné sportivement pour avoir remis un bilan comptable (volontairement?) faussé. Pour les mêmes faits, Montauban avait été condamné à se voir retirer 5 points de leur total. La DNACG n'étant pas réputée pour sa mansuétude... C'est à Agen ou a Bourgoin qu'un petit vent d'espoir se lève dans l'optique du maintient. 

Lire la suite
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>