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Les Petites Histoires du Sport

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Angleterre - Nouvelle-Zélande : un match comme un symbole

7 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

Un match dans un stade mythique, Twickenham. Deux équipes championnes du monde. Deux équipes redoutables. Deux styles de jeu antagonistes. Le Haka légendaire face au fameux et insupportable « swing low sweet chariot ».

Le décor est planté : un effectif en rodage coté anglais chercherait à prendre la mesure d’au moins trois formations du sud parmi les Australiens, les NZ, les Fidjiens et/ou les Sud’af.  Et c’est Martin Johnson qui le dit… Coté NZ, la tournée européenne est l’occasion de se rassurer après une défaite inattendue contre les Australiens à Hong Kong ainsi que d’intégrer des petits nouveaux comme Sonny Bill Williams. Autant dire que personne ne veut perdre ce match.

Après un traditionnel Haka couvert par un stade de Twickenham entonnant son air préféré, l’entame se fait sur un rythme démentiel. Pas un arrêt de jeu avant la 4ème minute.  La première chose qui nous fait croire en la capacité anglaise à déstabiliser le Léviathan, c’est leur envie énorme d’envoyer du jeu. Seulement on le sait, les néo-zélandais sont rompus au jeu a tout va, et il faut le dire, on craint tout de suite de voir les anglais exploser physiquement en cours de match.

 

Un quart d’heure d’absence :

 

Les anglais jouent tout à la main. Ils relancent de partout, jouent les pénalités (certainement à tort) à la main même dans le camp adverse et cherchent à imposer du rythme. De l’autre coté, comme rarement, les blacks sont plus ou moins en difficultés. Jamais débordés, la débauche d’énergie est grande pour ne pas être trop à la faute dans les 10 premières minutes. Et puis d’un coup, la pression s’inverse totalement : les insulaire de l’autre bout du monde remettent la main sur la balle et envoi du jeu. Et l’infériorité des arrières anglais est alors flagrante : chaque attaque met au supplice les ¾ des sujets de sa majesté. Chaque ballon négocié par l’axe 10/12/13 crée des brèches dans la défense britannique. Les limites de l’équipe de Martin Johnson est alors claire : Flood, Tindall et le néo-anglais Hape souffre mille mort face au duo Carter-Nonu mais surtout SBW et Gear. Cette souffrance est illustré malheureusement pour les supporters anglais dès la 5ème minute et sur une percée tout en puissance du Maori Gear , repris à quelques mètres de la ligne par Cueto. Ca n’est que partie remise puisque sur un lancement de jeu en première main, Carter profite du faux appel de Nonu dans l’axe pour lancer Williams dans l’intervalle. SBW passe les bras et au moment de passer au sol, il libère a l’aveugle pour Kaino qui lui transmet à Gear qui marque en coin. L’essai pourtant litigieux est accordé après vidéo.

 

Sur le renvoi, les blacks obtiennent une mêlée. Toujours en première main, Carter lancé dans l’intervalle raffute le demi de mêlée Youngs, s’engage dans l’intervalle puis trouve sur l’extérieur Muiliana qui passe la gonfle sur l’extérieur a Gear qui avale l’espace avant de taper à suivre. Ashton en dernier rempart doit concéder la mêlée à 5m. Sur la mêlée, le pack néo-zélandais prends le dessus pour l’une des rares fois du match et Read vient défier la défense Anglaise sans succès. Mais après un pick-and go au ras de Gear, Read avec le soutient de Kaino est propulsé dans l’en-but. 14/0 après 21 minutes. La crainte, une nouvelle fois est grande de voir l’Angleterre prendre 40 grains.

 

Mais à la mi-temps le score n'est "que" de 17 à 3. Flood loupe une pénalité largement dans ses cordes et la dernière action de cette première mi-temps est très symbolique : une énorme phase de jeu de plus de 2minutes conclue par un essai en coin de Foden… refusé logiquement pour un en avant de Foden.  

Les anglais payent cher une absence de 15minutes et malgré un score un peu sévère, ils sont loin d’être ridicules.

 

Un changement de stratégie important :

 

Après avoir envoyé du jeu a tout va des deux cotés, la seconde mi –temps est l’occasion pour les Anglais de revenir à des valeurs plus britannique : la conquête et le jeu à 0 passes. Le grain de folie apporté par Ashton mais surtout par Foden compensé par une rigueur en mêlée et en touche est efficace. En face les NZ gérent le match en relancant moins et en jouant de manière plus organisée.

Suite à une attaque blacks, survient un turnover dont profite le XV de la Rose : à quelques centimètres de son propre en-but, Foden relance et tape loin a suivre. Ashton, pourtant en position de hors-jeu grille la politesse à le défense Nz. Le soutient du très remuant Croft permet au ballon de rebondir. Nous sommes sur les 10m NZ et Youngs libère la balle pour le tout nouveau entrant Hartley qui explose la défense, est arrêté a quelques centimètres de l’en but et dans un ultime effort tend le bras pour aplatir. L’essai est accordé malgré un hors-jeu, un en avant de passe entre Youngs et Hartley et une faute au sol de Hartley qui, tenu, ne lache pas la balle et continu sa progression au sol. Mais l’envie Anglaise est récompensée.

 

Les percées coté blacks sont nombreuses et les anglais prennent le bouillon tout le match derrière comme en témoigne cette action de la 60ème. Muiliana perce plein champ et décide de fixer Foden aux environ de la ligne des 22m et de donner à l’aveugle à son ailier. L’essai est tout fait mais le retour d’Ashton du bout des doigts, sauve la patrie.

 

Une fin de match inattendue :

 

Longtemps la crainte de voir le XV à la fougère prendre le dessus dans le dernier ¼ d’heure a été présente. Mais étonnamment, c’est le XV de la rose qui va prendre l’avantage. En effet, en imposant un jeu à 0 passe pour resserrer la défense puis en écartant au maximum  l’équipe adverse en balayant le terrain, les anglais punissent comme rarement les blakcs. La troisième ligne aile mobile anglaise (Moody-Croft) associé à la puissance de Easter a posé beaucoup de problèmes à McCaw et compagnie. A tel point que, à la 71ème, Kaino se mettant une fois de trop à la faute est sanctionné d’un carton jaune. La fin de match est alors entierement à l’avantage des Anglais. Les NZ très efficace en défense ne va alors pas craquer et les anglais malgré un bon match et une conquête dominatrice notamment en mêlée échouent à « seulement » 10points des blacks. Score final : 17-27.

 

Les meilleurs :

 

Anglais :

      Devant :

 

Croft : ultra mobile, il a été le premier soutient sur presque tous les rucks et la concurrence qu’il y a entre lui et Haskell s’annonce terrible.  

 

Sheridan : il a littéralement explosé Woodcock pendant 55minutes.  Son retour va faire le plus grand bien aux anglais.

 

Loves : découverte du très haut niveau pour le deuxième ligne de Northampton. Et sa puissance à été précieuse dans toutes les phases de combat au sol. La paire qu’il forme avec Palmer s’est montré assez efficace en l’absence de Shaw, Borthwick ou Grewcock et après la retraite de Kay.

 

Easter : très puissant, il a presque toujours avancé, s’est beaucoup proposé et à fait vivre la balle après contact a de nombreuses reprises. Il est impluqé sur presque toutes les actions chaudes de la seconde mi-temps.

 

Derrière :

 

Flood : très bon animateur de la ligne d’attaque, il a soutenu la comparaison dans l’animation au moins, avec Carter. Il n’attaque pas énormement la ligne et n’a pas jamais franchit mais dans un registre purement distributeur, il a été très bon.

 

Ashton : pile électrique et  se multipliant sur le terrain, il a su remporter beaucoup de ses duels au cours du match. Il sort la tête haute de son match face à Gear malgré une première mi temps assez catastrophique pour lui.

 

Néo-zélandais :

 

Devant :

Thorn : Gros guerrier, il est l’un des rares avants à gagner ses duels dans le combat au sol.

 

McCaw : Toujours aussi pénible, systématiquement à la faute, il sort un match comme à son habitude plein et de bonne facture.

 

Mealamu : Monsieur « perfect », il sort un match sans faute et sans reproches, il avance presque toujours et couvre comme un 4ème 3ème ligne. Enfin si on omet sont coup de boule volontaire sur Moody au sol qui lui vaudra une citation logique.

 

Arrières :

 

Carter : quand on le voit pas beaucoup et que malgré tout il amène un essai, fait un 7/8 au pied et ne se troue jamais en défense, il sort encore un super match. Son duel avec Wilko n’a pas eu lieux mais de toute façon à l’heure actuelle, il joue à un niveau démentiel. Sa tendance a jouer « facile » lui a joué quelques tours dont une perte de balle évitable qui amène l’essai des Anglais quelques minutes plus tard.

 

Williams : on comprend ce qui fait de ce joueur un centre hors-normes… Il joue toujours après contact, remporte tous ses duels et donne une impression d’aisance technique telle que tous les autres joueurs ont l’air d’être des rustres bucherons. Quand on à Tindall en face on le comprend mais quand on à Carter à coté, ca en jette quand même…

 

Gear : Une première mi-temps de tueur. Il marque et fait marquer, il avance souvent et relance de partout. Son physique (sorte de copié collé de Rokocoko) risque de faire très mal pendant la tournée.

 

Muliaina : Quand un joueur joue 15 chez les blacks, a plus de 70 matchs internationaux dans les pattes et qu’il gagne tous ses duels, on comprend pourquoi il fait parti des meilleurs joueurs du monde.

 

 

Enfin un dernier mot sur l’arbitre de la rencontre, Mr Poite, qui sans être exceptionnel n’a pas commis de grosses erreur et dont les efforts en anglais et dans la prévention sont louables.

 

 

 

 

  

  

 

 

 

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Equipe de France de Rugby : l'hécatombe continue

6 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

L'équipe de France enregistre les forfaits de dernière minutes : 

 

Les forfaits s'accumulent. Comme il était probable, les deux journées de Top 14 en 10 jours ont fait des dégats. Après François Trinh-Duc remplacé par Jonathan Wisniewski, c'est une cascade de forfaits qui s'abbat sur les bleus : 

 

- Dimitri Swarserwski : Touché au talon d'Achille, il doit déclarer forfait après son match contre Bayonne. Il est remplacé par l'excellent Benjamin Noirot au poste de Talonneur. C'est une première pour le Racingman 

 

- William Servat : victime d'un tendinite, il déclare lui aussi forfait. C'est Ghuilem Guirado qui devrait etre titulaire. 

 

- Pascal Papé: touché contre Bayonne, le parisien cède sa place à un revenant, Jérome Thion. Il s'agit là d'une de ses dernières chances de briller sous le maillot bleu avant la coupe du monde. 

 

Enfin, et c'est le plus triste, Jonathan Wisniewski doit lui aussi déclarer forfait. Touché à la cuisse, c'est donc le toulousain David Skrela qui prend sa place et qui sera le second ouvreur du XV de France. 

 

Le groupe face aux Fidji dans huit jours est le suivant : 

 

Avants (16) : Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Schuster (Perpignan), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Guilhem Guirado (Perpignan), Benjamin Noirot (Racing-Métro), Romain Millo-Chluski (Stade Toulousain), Lionel Nallet (Racing-Métro), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Alexandre Lapandry (Clermont), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Imanol Harinordoquy (Biarritz)

Arrières (14) : Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Damien Traille (Biarritz), David Skrela (Stade Toulousain), Fabrice Estebanez (Brive), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), David Marty (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Marc Andreu (Castres), Julien Arias (Stade Français), Yoann Huget (Bayonne), Maxime Médard (Stade Toulousain), Alexis Palisson (Brive), Jérôme Porical (Perpignan)

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Bastareaud est-il touché mentalement ?

6 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Bastareaud est-il touché mentalement ?

 

 

L’histoire d’un phénomène :

 

Le centre parisien qu’on avait vu « marcher sur l’eau » dans de nombreuses rencontres, dont les performances en club pouvaient logiquement lui ouvrir les portes de l’équipe de France pour une tournée qui pose déjà les jalons de la prochaine coupe du monde, vient il y a quelques jours d’apprendre comme nous tous sa non-sélection. Bien que de nombreux bruits de couloirs faisaient état de quelques réserves sur la cote d’amour du centre parisiens auprès du staff tricolore, la surprise a été réelle de ne pas le voir figurer dans un groupe pourtant en proie a des problèmes au centre (Mermoz et David blessés, Traille passant à l’ouverture, Rougerie à un poste qu’il occupe depuis seulement quelques mois, reste Jauzion et Marty comme chelemard).

 

Les raisons de sa non sélection sont simples : Matthieu ne se donne pas les moyens d’être un joueur formidable. Son talent exceptionnel fait de lui un joueur qui remporte presque tous ses duels. Seulement son statut de centre hors-normes fait aussi et surtout de lui un joueur dont Lièvremont attend énormément. Fini de se contenter de deux percées dans le match. Fini de se ravir de ses charges éléphantesques. Fini de se satisfaire de ses quelques caramels et autre désossages. Aujourd’hui Bastareaud est un joueur qui doit non seulement être plus régulier mais surtout qui doit prouver qu’il a tout simplement muri.

Un gamin. Voila ce qu’il était lors de la tournée en 2009. On a vu revenir du pays du long nuage blanc un joueur détruit par un mensonge de gosse. Une table basse comme explication, un conseil de discipline comme punition, des pulsions suicidaires comme réaction d’un jeune homme qui n’a jamais connu l’enfer de la médiatisation négative… On le croyait fini, lessivé et a bout. Le rugby était pout lui un petit truc simple dans un océan de complication. Rien ne laissait présager d’un retour au premier plan pour celui qui restait aux yeux de beaucoup comme le principal et unique accusé du « New Zealand-Gate »

 

Mais, a force de courage, d’aide psychologique et de soutient, son président Max Guazzini en tête,  nous avons assisté a son retour en grâce. Il remporte ses duels, montre une capacité d’adaptation intéressante face à un nouveau coach et des essais comme celui face au BO à Paris où il marque avec 6 adversaires sur le dos pendant 15 mètres rythme sa saison. Logiquement, comme un père qui pardonne a son fils, Lièvremont qui avait exclut de lui même Basta-rocket pour la tournée d’automne réintègre le phénomène pour le tournoi des 6 nations.

En forme de mue rédemptrice, le colosse de Créteil réalise un premier match très réussit : deux essais. Comme un symbole après sont premier essai, on le voit agiter sa main devant son visage, comme pour se laver des ses péchés. A ce moment là , exit ses frasques malheureuses en Nouvelle-Zélande, exit sa sanction et sa réhabilitation, exit la sanction de Lièvremont, exit les embrouilles avec ses coéquipiers dont on avait supposé l’existence. Bastareaud est un joueur de rugby, est c’est ce qu’il veut : qu’on le considère uniquement comme un rugbyman

 

Bastareaud est-il touché ? :

 

Seulement voilà : depuis cette annonce de sa non sélection, lui qui semblait revenir très vite en forme, Matthieu a joué deux matchs. Ces deux matchs sont probablement ses deux pires préstations de l’année face à Bayonne et face à Clermont, deux fois face a des joueurs en concurrence directe avec lui (Mazars contre Bayonne et Rougerie contre Clermont). Alors que penser de ces performances ? La première chose c’est que le mental du monstre reste son plus gros point faible. Comme un symbole, depuis l’annonce un peu rude de Lièvremont (Cf. La conférence de presse décortiquée sur le blog), face a Clermont, Basta à faillit emplâtrer son coéquipier Phillips. Lui qui voulait tellement prouver que le staff de l’équipe de France avait tort cherche systématiquement l’exploit et sur une action consécutive à un renversement, Phillips garde un peu trop le ballon et donne la balle dans de très mauvaises conditions a son centre. En avant et gosse mise au point entre les deux hommes. Ce genre d’image témoigne d’un profond sentiment de mal-être rugbystique. Autre illustration face à Bayonnne. Confronté à une défense très agressive il faut attendre 60 min pour voir le parisien gagner son premier duel de manière franche.  

Comme un gamin désavoué par son père, Bastareaud est un peu perdu dans son rugby. Sans tirer de conclusions trop hâtives, il est évident que le n°13 du Stade Français a été touché par sa non-sélection. Lui qu’on sait fragile et instable accuse le coup. Espérons que se soit pour mieux rebondir avant la coupe du monde.

 

Une gestion plutôt intelligente de Lièvremont :

 

Qui aime bien châtie bien. Voilà comment illustrer le lien entre Lièvremont et Bastareaud. Le premier cité comme un père pour le second. Il l’aime et le déteste à la fois. Il voudrait le voir exploser une bonne fois pour toutes. Il voudrait en faire un Ma’a Nonu made in France. Et en plus on le comprend ! Comment ne pas avoir des aspirations de premier ordre quand on a sous la main un des centres les plus puissants du monde ?

 

Comme une piqure de rappel, le staff a travers cette annonce (quand on passe 10 minutes de la conférence à parler d’un joueur qui n’est pas là ca n’est pour rien) que Matthieu à encore beaucoup d’efforts à faire. Il ne peut plus se contenter d’être parmi les meilleurs. Il doit devenir LE meilleur.

Se passer de Bastareaud pour la coupe du monde est purement impensable. Cela relève autant de la bêtise que du fantasme : faire une coupe du monde où notre arme défensive numéro un au poste de centre, sans les 110 kilos du parisiens et surtout sans sa capacité a faire reculer tous les joueurs ou presque de la planète serait stupide. Lièvremont le sait et il saisit là l’une des dernières chances qu’il a pour à la fois essayer de nouveaux joueurs où les remettre dans la course (Estebanez ou Rougerie) et surtout de rappeler a Bastareaud que rien n’est acquis. On ne peut pas jouer éternellement sur ses acquis ou ses facilités.

 

En conclusions, il est évident que Basta est touché. Il est évident aussi que Lièvremont compte énormément sur le centre parisien. En somme, l’un ne peut pas être heureux de ne pas y être et ne pas faire les quelques efforts supplémentaire pour jouer une coupe du monde ne semblent pas insurmontables. L’autre espère voir une vraie réaction d’orgueil de la part de Bastareaud, quitte à le priver d’une tournée qu’il aurait du jouer, en privilégiant la concurrence et l’effet d’émulation du groupe.

 

Bastareaud doit prouver que Lièvremont a eu tort et cela passe par de grosses perfs en club, moins de faute stupide et surtout par une remise à l’heure de ses priorités : jouer la coupe du monde ou continuer sur une voie plutôt décevante, celle d’un éternel espoir incapable de se mettre au boulot. Enfin rappelons que Matthieu n’a que 22ans et qu’il lui reste 6 mois pour convaincre le staff que se passer de lui serait complément stupide.  

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Top 14 : les résultats de la 12ème journée

5 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

1708017018

 

 

Les matchs du jeudi soir qui fleurent bon les surprises, les roulements d’effectif et les matchs d’avant la trêve. Si ca n’est pas vraiment la journée préférée des coachs et ont les comprends, les supporters des petits clubs et des clubs en mal de confiance adorent cette période folle de l’année où tout est possible.

 

Et c’est ce qu’on a vu ce jeudi : des matchs de fous. Pas un score n’était écrit à l’avance, pas un résultat (enfin si, en réalité, il y a deux résultat sans surprises sur 7) ne pouvait être réellement planifié et cette journée a été riche en surprises aussi bien au niveau des matchs que du classement.

 

On commence le résumé de cette journée par les deux matchs sans surprises.

Dans un premier match ou l’enjeu était réel pour les deux équipes, Toulouse qui souhaitait prendre la tête du championnat avant les matchs internationaux du mois de Novembre et du mois de Mars, se déplaçait avec une grosse équipe sur le terrain de la lanterne rouge, Bourgoin. Les Berjaliens comme toujours courageux ont tout donné pour accrocher des points, mais après avoir fait illusion pendant 20 minutes en menant 6-0, les isérois ont explosé avant la mi-temps en encaissant 20pts. La seconde mi-temps est du même tonneau pour une défaite lourde (et lourde de conséquences) 35 à 11. Toulouse empoche le bonus offensif pour la troisième fois de suite grâce à un essai dans les derniers instants (75 ème) et se place déjà comme l’un des grands favoris pour l’obtention d’une place directe en demi-finale.  

 

Ensuite, la grande surprise de ce début de saison, le Montpellier Hérault Rugby Club recevait l’équipe la plus décevante du championnat, le CA Brive. On s’attendait à une réaction d’orgueil des « coujoux », eux qui visent le maintient alors qu’il visait l’Europe il y de cela moins de 2 mois. De l’autre coté, on jouait sans Trinh-Duc blessé mais aussi sans Gorgodze ou encore Thiery.

Pourtant, les brivistes malgré de bonnes intentions n’ont pas vraiment semblés en mesure de prendre l’avantage sur Montpellier. Après un match enlevé et vivant, les Fidjiens du MHRC ont frappés par trois fois : Nagusa deux fois et Matadigo une fois. Ajouter à cela un essai magnifique de Fernandez et les points au pied de Bustos Moyano et voilà une victoire logique mérité et accompagnée du bonus pour les joueurs de Galthié et Béchu. Le MHRC est toujours solidement placé en tête de peloton et a déjà ou presque assurer l’essentiel en mettant les premiers relégables a plus de 20 points.

 

Et puis nous arrivons aux surprises de la journée.

 

On commence par une demi-surprise. Après un match au couteau et surtout dans un brouillard rare pour un mois de Novembre dans le pays basque, le Castres olympique et les 12 points de Teulet sont allez arracher le nul sur le terrain d’Aguillera. Face un Yachvili à un niveau stratosphérique en ce moment (encore 17 points pour lui ce jeudi), les castrais se contenteront d’un résultat logique, quand on sait que le « yach » a eu la balle de match au bout du pied (pénalité lointaine en coin et dans le brouillard dans les derniers instants du match) et que le BO sur son terrain était depuis la seconde journée invaincu à domicile. Score final 17-17 et pas de bonus pour personne.

 

Puis on passe au deux victoires inattendues à l’extérieur. Le Racing Club Toulonnais en grande difficulté depuis quelques temps (3 défaites consécutives contre Paris, Toulouse et le Munster) se déplacait pour la 4ème fois consécutive chez un gros du championnat, l’USAP. Les perpignanais se sont montrés inconstant, naïf et peut être même un peu arrogant. Trop imprécis et indiscipliné sur tout le premier acte, c’est logiquement que le RCT mène à la pause 26 à 6. A noter les 13 points concédés par les catalans en infériorité numérique. La fin de match sera l’occasion pour les locaux de tenter une remontée au score. Le match se termine sur le score de 20 à 29, ce qui prive les catalans d’un point de bonus défensif qui aurait été la récompense des gros efforts de la seconde mi-temps. Le RCT lui vient de reprendre confiance et a remis la marche en avant, prêt à recevoir enfin la semaine prochaine.

 

La seconde grosse victoire à l’extérieur c’est celle de Bayonne pourtant sur 4 défaites de rang sur la pelouse du Stade Français. Cette victoire a tout du hold-up et le réalisme basque a fait très mal à une équipe parisienne incapable de concrétiser ses temps forts. La défense inversée des joueurs de l’aviron a complètement désorganisé le collectif parisien et c’est sur deux contres parfaitement menés que Huguet puis Peyras (sur une superbe relance de Huguet, encore lui) que l’aviron a fait exploser le verrou du club de la capitale. Coté parisien, le manque de créativité mais surtout de réalisme a été assez terrible. Quand les fondamentaux ne sont plus assurés, alors les chances de victoires s’amenuisent. A l’inverse, la défense formidable des bayonnais leur donne l’occasion de concrétiser leur rare incursions mais de fort belles manières. L’essai d’Arias n’aura servit a rien et la remontée presque gagnante du SF ne sera pas utile. Paris prend le bonus défensif mais s’incline de 4 pts 24 à 20.

 

Enfin on termine ce tour des stades par les deux grosses surprises. Tout d’abord la superbe victoire des Agenais face au Racing-métro. Après un match étonnamment serré et une première partie de match qui tarde a se décanter malgré les assauts franciliens, le match va se jouer à l’ultime seconde avec une pénalité de Courrent qui offre la victoire d’Agen 21-20. On retiendra aussi la blessure du malheureux Wisniesvki  qui connaitra la gravité de sa bléssure dans les prochaines heures. En cas de pépins, Skréla devrait être rappelé a moins d’une nouvelle surprise (Boyet ou encore les jeunes Barraque ou Thalès).

Dernier match et non des moindres, les Rochelais défait à Armandie la semaine dernière avait en tête de se rattraper. Inutile de dire que le champion de France ne l’entendait pas cette oreille et que les Jaunards de Clermont ne venait visiter le port des minimes pour le plaisir. Après 25 premières minutes accrochés mais dominés par les avants rochelais, La Rochelle se donne de l’espoir en menant 6-0. A la mi-temps, les maritimes sont toujours devant 9-6. Au retour des vestiaires les courageux rochelais continuent a avancer en mélée fermée et la domination du pack permet au jeune Roux de marquer de manière rocambolesque (suite a une pénalité obtenue suite à une mêlée, Dambielle trouve le poteau qui renvoi la tentative. La balle rebondit devant des clermontois qui se regardent. C’est alors que Roux surgit et transperce la défense pour aller applatir). La domination en mêlée fermée des Rochelais est criante et la victoire est logique. Milhas qui avait anoncé viser la victoire contre Clermont n’a pas mentit. Score final : 22 à 14, Clermont n’empoche même pas le bonus malgré un essai de Malzieu.

 

 

12e Journée

04/11/2010 

Bourgoin

11 - 35

Toulouse

SU Agen

21 - 20

Racing Métro 92

Perpignan

20 - 29

Toulon

La Rochelle

22 - 14

ASM Clermont Auvergne

Biarritz Olympique

17 - 17

Castres Olympique

Stade Français

20 - 24

Aviron Bayonnais

Montpellier

35 - 9

Brive

 

 

 

Au classement, Brive dégringole encore et se retrouve a égalité de points avec le promu agenais. En tête, Toulouse et Montpellier font l’écart avec le BO et le Racing. Clermont, Perpignan et le Stade Français s’éloignent peu à peu des places directement qualificatives et le championnat n’a jamais été si resserré. Le championnat se compose de deux groupes : 4 qui luttent pour ne pas descendre (Brive, La Rochelle, Agen et Bourgoin) et presque 10 équipes en courses pour les barrages.

 

La plus mauvaise opération du Jeudi : Paris et Brive

La meilleure opération du Jeudi : La Rochelle et Agen

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

42

12

8

1

3

375

216

159

2

Montpellier

41

12

9

0

3

295

187

108

3

Racing Métro 92

35

12

7

1

4

318

259

59

4

Biarritz Olympique

33

12

7

1

4

235

221

14

5

Toulon

32

12

7

0

5

256

235

21

6

Castres Olympique

31

12

6

1

5

286

246

40

7

ASM Clermont Auvergne

30

12

6

0

6

270

192

78

8

Perpignan

28

12

6

2

4

241

257

-16

9

Aviron Bayonnais

28

12

6

0

6

249

245

4

10

Stade Français

28

12

6

0

6

301

267

34

11

La Rochelle

19

12

4

0

8

209

318

-109

12

Brive

19

12

3

1

8

203

272

-69

13

SU Agen

15

12

3

1

8

198

359

-161

14

Bourgoin

10

12

2

0

10

180

342

-162

 

 

 

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La petite histoire de... Vinnie Jones

3 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous pensez que le football est un sport d’évitement, que le tacle est un moyen de prendre la balle et uniquement la balle, que vous n’aimez pas les joueurs comme De Jong, Van Bommel ou Cyril Rool, que vous croyez que le football est un sport de gentlemen élevés aux phrases politiquement correctes et aux expressions convenues… alors Vinnie Jones, 1m85 et 80kilos d'Anglais pur et dur est là pour vous. 

 

Certains vont se demander : « pourquoi faire le portrait d’un acteur alors que l’autre tanche, il gère un blog de sport… ». Et bien oui ! Vinnie Jones a eu une vie avant le cinéma. Mais contrairement aux autres aspirant-acteurs, lui ne partageait pas son temps entre deux petits boulots de merde dans des cabarets-spectacles crado pour se payer le cours Florent. Non. Lui, son temps il le partage entre des matchs de foot, des tacles de boiucher et des bagarres de soulains à la sortie des pubs.

 

Le jaune le plus rapide de l'Histoire : 

 

Vinnie le joueur de foot, c’est un peu le Mozart de la fracture du tibia, le Chopin du tacle au genou. Autant le dire : un poète. Et très tôt son coté artiste est une évidence : à seulement 23 ans, on le voit en train d'exploser les testicules d’une future star du football anglais, Paul Gascoigne. L’attaquant est dans son dos et pour ne pas lui laisser prendre l’espace, Vinnie attrape ce qu’il peut attraper… Une bonne entrée en matière pour le tout jeune pro de Wimbledon. 

 

Mais comme Vinnie Jones est un phénomène, il tient à inscrire son nom dans l'Histoire de la Premier League. Pour ça : une seule solution pour lui. Après 3 secondes de jeu, il sèche l'attaquant qui vient de faire l'engagement. Une béquille de cinglé en plein dans le rond central. L'arbitre sort alors le carton jaune le plus rapide de l'Histoire du championnat. Propre.

 

Fallait pas casser sa cloture ! 

 

Mais avant d’être un joueur qui use de sa force physique pour mettre à mal ses adversaires, Vinnie est avant tout le genre de mec qui fait baisser les yeux à n’importe qui. Le genre qui dort la lumière allumée car le noir à peur de lui. Mais attention : si ce mec fout les jetons, ca n’est pas pour rien. Il a des yeux de cinoque complet, un regard qui te fait clairement comprendre que les locataires du cortex cerebral sont nombreux et ne payent pas tous le loyer. 

 

Et puis Vinnies Jones, c’est aussi le genre de gars qui avec (et même sans) un petit coup dans le nez peut ruiner la tronche d’un mec dans un avion. Sans raison apparente. Ou mordre le visage de son voisin avant de lui peter la tête à coup de pompe. Un "incident" entre voisin. Que cette fois, Jones expliquera : son voisin a brisé sa cloture et a fait peur à ses chevaux. Alors lui met le visage en kit. Ouais, ok, c'est chaud. Mais fallait pas casser sa clôture !

 

Jones, l'international gallois :

 

Si l'on met de côté cette violence verbale et physique, le pire, c’est qu’il n’est pas mauvais joueur. Tellement pas mauvais qu’il est sélectionné et même capitaine de l’équipe du pays de galles. Etrange pour un Anglais pur jus.

Suite à des magouilles innomables, le sélectionneur en place va réussir a trouver des ancêtres gallois à Vinnie Jones. Ils sont imaginaires, evidemment. Mais le voila capable de défendre fièrement les couleurs de son pays d’adoption. Il est alors international à 9 reprises.  

 

"T'inquiète pas mon gros, je reviens" : 

 

Sans raison véritable, Jones déteste Gascoigne. Mais l'inverse n'est pas forcément vrai. Non pas que Guiza (le surnom de Paul Gascoigne) ne déteste pas Jones. C'est juste qu'il était totalement térrifié par "Vinnie le dingue". Paul Gascoigne explique des années plus tard qu'en guise de présentations, Jones lui lâche : « Je m'appelle Vinnie Jones, je suis un gitan, je gagne beaucoup de fric et je vais t'arracher l'oreille avec les dents puis tout recracher dans l'herbe. Et maintenant tu es seul mon gros, tout seul avec moi ! ».

 

Ce match est un enfer pour Gascoigne. Tous les tacles sont appuyés. Certains tournent même à des attentats volontaires. Jones va jusqu'à cracher au visage de Gascoigne en lui disant  « Je vais juste tirer le corner mais ne t'inquiète pas, mon gros, je reviens ! »

 

Une carrière étonnante et brillante : 

 

Au cours de sa carrière, Jones va jouer près de 400 matchs en Premier ligue, le temps pour lui de gagner un trophée, celui de la FA cup face a Liverpool avec son modeste club de Wimbledon. Cela demeure comme l’un des plus grands exploits de cette compétition. 

 

Mais comment en est-il arrivé au cinéma ? Rien de plus simple pour un mec psychotique et charismatique : faire une vidéo où il vante le jeu dur et les agressions (Il va en vendre des centaines de milliers de casettes à travers tout le Royaume Uni) et mettre ses paroles en acte en récoltant plus de 12 rouges en carrière. Guy Ritchie qui flaire le gros poisson lui donner alors un rôle dans son film « Arnaques crimes et botanique ».

 

Vinnie Jones est un grand malade. C'est clair. Cependant, parler uniquement de sa folie serait occulter une partie de sa personnalité. Vinnie Jones est malgré tout un homme avec la main sur le cœur. Exemple : il dépense la totalité de son cachet pour remercier l’hôpital qui a transplanté un cœur à sa femme sous la forme d’un don énorme. Il participe activement a aider les enfants à travers de nombreuses associations et autres œuvres de charités.

 

Pour enfin en terminer avec Vinnie Jones, Guy Ritchie dit toujours de lui : « Ce qui se passerait, s'il y avait l'apocalypse, c'est qu'un certain nombre de choses survivraient... Vinnie Jones en fait partie ! ». Et a vrai dire, on est pas loin de le penser.

 

Le jaune le plus rapide de l'Histoire de la Premier League

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Les (petites) informations de la planète rugby

2 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

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Les brèves de rugby de la semaine :

 

Comme toujours nous allons décomposer les informations rugby pays par pays. 

 

Dans l’hémisphère sud :

 

Au pays du long nuage blanc, l’ailier aux appuis électriques Sitevini Sivivatu à du déclaré forfait pour la tournée européenne de l’équipe all-black. Le joueur ne sera pas remplacé. Cory Jane lui aussi touché au cour du match entre l’Australie et les NZ est très incertain.

 

En Australie, après des ratés dans l’exercice du tir au but, Matt Giteau laisse le rôle de buteur au jeune James O’Connor le soin de prendre à sa charge les réalisations de bottés.

 

En argentine : Juan Martin Hernandez bien que n’ayant pas joué avec le Racing fait parti de la liste des 30 argentins pour la tournée. Pierre Berbizier n'a pas franchement apprécié et l'espère forfait... 

 

En Afrique du Sud, oublié les mots de François Steyn qui avait déclaré prêt a ne pas jouer pour les Bocks pour le mondial. Il est convoqué par le sulfureux et décrié Pieter De Villiers pour la tournée européenne.

 

En Angleterre :

 

Phil Vickery prend sa retraite. Victime de blessures récurrentes aux cervicales et au cou, le champion du monde tire sa révérence après 10ans au plus haut niveau. A seulement 34 ans, il restera comme l’un des plus beaux palmarès du monde avec deux finales de coupe du monde dont une gagnée, vainqueur de deux tournois des 6 nations, deux fois champion d’Angleterre, vainqueur du challenge européen, et 73 sélections dont 16 matchs de coupe du monde. Un des plus grands piliers au monde quitte le monde du rugby en tant que joueur après avoir tordu à peu près tous les piliers du monde. Bravo à lui et bon vent.

 

Dans le même temps, Andrew Sheridan, autre pilier blessé de longue date, fait son grand retour dans le 15 de la rose pour affronter la Nouvelle-Zélande.

 

Au pays de Galles, le jeune mais puissant Toby Faletau est appelé pour la première fois dans le staff. Du haut de ses 19 printemps, le 3ème ligne vient pour apprendre face à une équipe Australienne très solide.

Toujours chez les joueurs du XV du poireau, Ryan Jones blessé au bras cède son brassard au bouillonant talonneur Matthews Rees. Leigh Helfpenny Lee Byrne et Jonathan Davies sont eux aussi forfaits.

Toujours au Pays de Galles, le rugbyman bling-bling par excellence, Gavin Henson, va délaisser quelques temps les plateaux de télés et les séances d’UV pour essayer de rejouer un peu au rugby. Il vient en effet de signer un contrat aux Saracens après avoir été libéré par la franchise galloise des Ospreys. Après 18 mois d’absence il se dit prêt a jouer la coupe du monde…

 

En Ecosse, Aladsair Strokosh, le troisième ligne hyperactif de Gloucester a déclaré forfait a cause d’une blessure au genou.

 

 

En France, enfin, on attend toujours le résultat de la citation risible du talonneur Dimitri Szarzewski pour un coup de tête presque imaginaire asséné au très bon acteur Jean-Philippe Genevois. 

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Tournée d'Automne : Trinh-Duc forfait, Wisniewski en renfort

31 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

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François Trinh-Duc, victime d'une déchirure aux ischio-jambiers vient de déclarer forfait pour la tournée d'automne. Sorti en toute fin de match (75ème minute) face a Bayonne, Trinh-Duc est éloigné du terrain pour les semaines a venir. 

 

Dans ces circonstances c'est en toute logique que celui qui était déjà pressentit pour la première liste, Jonathan Wisniewski, qui est appelé en renfort. Cette convocation récompense l'un des 10 les plus complets et les plus efficace du championnat, doublé d'un super animateur. Deuxième meilleur réalisateur et titulaire indiscutable (Hernandez étant blessé) du XV du Racing-Métro, Wisniewski est ainsi appelé pour la première fois de sa carrière et pourra logiquement honoré sa première cape au cours de cette tournée. 

 

Traille devrait ainsi passer numéro un d'un poste qu'il connait peu. 

 

Ce petit pépin n'est probablement que le premier d'une liste de joueurs qui devront encore croiser le fer dès jeudi et en attendant le forfait possible d'un autre joueur au nom compliqué, Dimitri Szwarzewski, cité pour un coup de tête).

 

 

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Top 14 : les résultats de la 11ème journée

31 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

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Comme toujours on commence par les résultats de la journée :

 

Tout d’abord, le BO et le MHRC sont les deux seuls vainqueurs à l’extérieur. Montpellier est en effet allé s’imposer avec brio sur le terrain de Bayonne. Jean Dauger devait être une citadelle imprenable… C’est raté. Mais la grosse information, c’est la blessure de Trinh-Duc. Il déclare dors et déjà forfait pour la tournée.  

De son coté les joueurs de Biarritz se sont imposés sur le terrain de l’équipe la plus prenable en ce moment, Brive. Un match qui s’est joué largement avec le carton jaune de Bélie : 10 points en 10 minutes et le match est plié.

 

Dans les trois gros matches du week-end :

 

Toulouse donne une leçon à des Toulonnais dépassé. Toulon enchaine sa 3ème défaite consécutive alors que Toulouse sort un second match énorme de suite. Le bonus offensif était déjà assuré à la mi-temps, Novés a pu faire tourner (comme Saint-André d’ailleurs) et le match de la ligne de ¾ toulousaine doit rassurer Lièvremont : le chantier des arrières en bleu n’est pas si énorme que ça.

 

Toujours dans le registre « donneur de leçon » les champions en titre Clermontois ont endossé le rôle du professeur sévère avec une victoire bonifié face a des parisiens pourtant courageux. Mais la machine clermontoise se met en place au fur et à mesure et quand on remporte tous ses duels… ca aide. Le dernier essai (essai de 95m dans les arrêts de jeu pour arracher le bonus) est un essai qu’on classera parmi les plus beaux de cette première moitié de saison.

 

Enfin dans le choc du vendredi, l’Usap concède le nul sur le terrain du Racing. Oui vous avez bien lu : il concède le nul à l’extérieur… après avoir fait le plus dur face au vent, après être revenu guerrier et bien en place, après avoir géré le coaching de main de maitre, une faute à l’ultime seconde de Tchale-Watchou et s’en est fait des espoirs de victoire. Ce nul est logique et le match aurait tout aussi bien pu basculer du coté des Franciliens suite à une percée de Cronje qui cherche alors le geste le plus dur possible alors qu’une simple passe main à main aurait suffit.

 

Enfin dans le combat qui oppose les protagonistes des profondeurs du classement, c’est Agen qui sort grand vainqueur de la 11ème journée.

Agen s’impose en effet largement contre un concurrent direct, La Rochelle.

Dans le même temps la défaite de Bourgoin sans surprise mais avec un envie de jouer particulièrement poussé (3 essais) face à un des gros du championnat, Castres, fait que le championnat à 3 et demi (La Rochelle, Agen, Bourgoin auquel Brive s’ajoute semaine après semaine) se resserre au profit d’Agen.

 

 

30/10/2010 

Toulouse

44 - 5

Toulon

Aviron Bayonnais

18 - 29

Montpellier

SU Agen

29 - 14

La Rochelle

Castres Olympique

41 - 24

Bourgoin

Brive

21 - 27

Biarritz Olympique

ASM Clermont Auvergne

27 - 3

Stade Français

29/10/2010 

Racing Métro 92

18 - 18

Perpignan

 

 

Au classement, Toulouse prend la tête, suivi par Montpellier et le Racing. Clermont fait une remontée spectaculaire au contraire de Bayonne qui recule petit à petit. En bas, nous l’avons dit, Bourgoin s’enfonce encore, Agen revient dans une course qui semblait presque déjà perdue. Enfin Brive est entre deux eaux : ni capable de jouer les premiers rôle, ni tout à fait dans les mauvais élèves de la grande ligue professionnelle.

 

L’un des première remarque de la saison : la tendance est plus à l’attaque que les autres années, en témoigne la moyenne de points inscrits dans le top 14, 21,5 pts par équipe et par match.   

 

 

1

Toulouse

37

11

7

1

3

340

205

135

2

Montpellier

36

11

8

0

3

260

178

82

3

Racing Métro 92

34

11

7

1

3

298

238

60

4

Biarritz Olympique

31

11

7

0

4

218

204

14

5

ASM Clermont Auvergne

30

11

6

0

5

256

170

86

6

Castres Olympique

29

11

6

0

5

269

229

40

7

Toulon

28

11

6

0

5

227

215

12

8

Perpignan

28

11

6

2

3

221

228

-7

9

Stade Français

27

11

6

0

5

281

243

38

10

Aviron Bayonnais

24

11

5

0

6

225

225

0

11

Brive

19

11

3

1

7

194

237

-43

12

La Rochelle

15

11

3

0

8

187

304

-117

13

SU Agen

11

11

2

1

8

177

339

-162

14

Bourgoin

10

11

2

0

9

169

307

-138

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Le retour de la Nba (partie 24) : Les Nuggets de Denver

30 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Nuggets de Denver :

 

Une franchise fragile alors que son leader est dans la force de l’âge. Voila tout le paradoxe d’une équipe qui tous les ans s’impose comme l’une des vraies franchise-épouvantail et qui pourtant se plante presque tous les ans au premier tour. 

Anthony a dit qu’il voulait partir. Le coach est malade. Les joueurs sont plutôt limités aussi bien en qualité qu’en quantité. Cette équipe sans vraie âme, sans super histoire à raconter, sans moment de légende ou même sans émotion particulière qui émane de leur stade ou de leur région du Colorado. Cette équipe s’est construite grâce à Anthony, a vu passer Iverson le temps d’un foirage mémorable, a connu plusieurs fois la tristesse de se faire plumer en Po et souvent au premier tour. La politique de recrutement n’a pas été extraordinaire : Harrington est ainsi le seul titulaire en puissance. A l’inverse, Anthony est sur le départ et la compensation qu’il pourrait résulter de son transfert est l’une des dernière chance pour cette génération pour essayer de remporter un titre.

 

 

Staff :

 

Coach : George Karl. C’est un des coachs d’expérience de cette année de Nba. Avec ses 980 victoires en carrière, il est une valeur sure du coaching en saison régulière. Victime d’un cancer pour la seconde fois de sa vie, il a raté les PO l’année dernière. Mais ce qui est plutôt intéressant c’est que cet entraineur pourtant talentueux n’a pas passer le premier tour de PO à 14 reprises en 24 participation. En gros il a réussit a passer le premier tour 8 fois en 25ans. C’est peu pour un entraineur si aimé et si respecté. Il n’usurpe pas son poste ni son talent, mais une fois le moment des matchs à élimination venu, il a plus de mal. On espère le voir sur le banc toute la saison lui qui souffre encore d’un cancer en rémission. Courage à lui et tous nos vœux de santé.

 

GM : Masai Ujiri. Récemment arrivé, il doit déjà se pencher sur l’épineux problème de laisser partir Anthony en échange de quelque chose. Il ne peut pas se permettre de le laisser partir pour rien et de se faire « Lebroned » par Carmelo (« Anthoned »). Cela n’est que la partie émergé du problème qui va s’imposer rapidement à lui. Même si on ne le souhaite pas, le risque de voir Karl ne plus pouvoir poursuivre sa carrière de coach est une réalité, celle de remplacer Billups et Martin en fin de carrière, celle de gérer les abus d’Andersen et l’égo de Smith, celle de devoir impliquer un staff clairement en attente… Il ne va pas chômer et va devoir faire passer les Nuggets du statut de favoris décevant à celui d’outsider réaliste et vainqueur. Facile…  

 

Meneurs :

 

 

Chancey Billups : une science du jeu énorme, une expérience des plus importantes de la ligue avec ses 140 matchs de play-off, il est l’un des leaders d’attaque les plus talentueux de Nba. Mais on à l’âge de ses artères et à 35 ans, sa carrière est derrière lui. Il devrait jouer avec plus de parcimonie que les années précédents et devrait avoir le luxe de choisir ses matchs.

 

 

Ty Lawson : un joueur très rapide, qui a explosé l’année dernière aux yeux du grand public. Capable de quelques cartons, c’est surtout ses points sur pénétration qui pour le moment sont sa grande arme. Il est en pleine progression et pour le moment on ne sait pas trop où se situe sa limite. Un bon « prospect » (espoir) du poste.  

 

 

Anthony Carter : Un savant mélange d’expérience et de shoot a trois points. Il reste une option plutôt limité mais réelle en cas de blessure ou de vrai coup de mou des deux leaders du poste. Il devrait peu jouer.

 

 

Arrières :

 

 

J.R Smith : C’est un énorme égo au servie d’un véritable talent offensif. Il pense qu’il est aussi bon que Kobe Bryant, gueule quand un jeu vidéo lui met 72/100, il peut prendre 15shoots dans un match et ne pas se sentir coupable d’en mettre 12 a coté… Mais a coté de ca, c’est un joueur capable de sortir du banc pour mettre 30pts, il sait prendre des rebonds et mettre des tomars de fou. C’est un bon joueur, mais juste un mec pas vraiment fréquentable.

 

 

Aaron Afflalo : C’est peut-être le meilleur défenseur a ce poste avec Sefolosha. Il est capable d’étouffer n’importe quel attaquant et d’éteindre des incendies défensifs ou des déluges de scoring de par son unique présence. Et en plus il score de mieux en mieux. 

 

 

Gary Forbes : Gros scoreur chez les jeunes, il va découvrir la Nba. Si il arrive a s’imposer ici c’est que la Nba est faite pour lui.

 

 

Ailiers :

 

 

Carmelo Anthony : Un joueur au talent hors normes depuis qu’il est tout petit, il est l’un des attaquants les plus complets de Nba. Mais pour combien de temps encore va-t-il jouer pour les Nuggets ? Il veut partir, il l’a dit, tout le monde le sait. Alors la question est de savoir pour qui va-t-il jouer mais surtout est-il capable de rester professionnel et de se donner à fond pour une équipe qu’il veut quitter. Il est annoncé du coté des Nets mais surtout des Knicks.

 

 

Renaldo Balkman : Un spécialiste du rebonds et du tir près du panier, il reste un joueur très limité mais efficace dans le temps qu’on lui donne.

 

 

Ailiers forts :

 

 

Kenyon Martin : Bon scoreur, rebondeur régulier, capable de joueur de façon régulière, son seul défaut est sa forte propension à la blessure. C’est un ancien all-star et il ne le redeviendra pas. Mais même si arrivait a rejouer de manière correcte ca serait une victoire. 

 

 

Al Harrington : Encore un attaquant pur et dur. Il shoot de partout et surtout tout le temps quitte à rendre certains de ses coéquipiers fou. La défense ne suit pas mais il est capable d’amener des points à l’intérieur.

 

 

Shelden Williams : Joueur limité, il apporte plus de poids et de viande que de talent. Il va aider dans les coups durs.

 

 

Pivots :

 

 

Néné Hilario : De bonne mains, il tourne a près de  7rbds de moyenne et rempli toute les catégories statistiques ce qui est très rare pour un pivot. L’un des bon joueurs de cette équipe et l’un des probable leaders.

 

 

Chris Andersen : Le repenti, ancien héroïnomane, contrôlé positif aux amphétamines, cocaïne, LSD, opiacés codéine et morphine est redevenu un vrai joueur de basket. Sa spécialité ? Mettre des énormes parpaings en forme de contre monstrueux. Il est aussi un gros rebondeur et dunkeur, mais sa spécificité c’est vraiment la défense. « Birdman » sera encore un joueur important et spectaculaire.

 

 

Marvin Ely : Il vient lui aussi pour faire des fautes et mettre des pains. Il est capable de scorer si on lui en laisse la chance.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Billups 

SG : Afflalo

SF : Anthony

PF : Harrington ou Martin (quand il reviendra de blessure)

C : Néné

 

6ème homme : J.R Smith.

 

 

Conclusion : d’un coté, on ne peut pas vraiment croire à une franchise où les meilleurs joueurs sont soit les plus âgés, soit sur le départ. De l’autre, c’est une équipe solide, constante et plutôt complète. La qualification pour les PO va être difficile mais plus encore leur parcours en PO s’ils y arrivent sera mission impossible pour une équipe avec seulement 9 joueurs valables.

 

Notre pronostique : 5ème à l’ouest. 

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La petite histoire de... Eric Moussambani : l'Olympisme plus fort que la stupidite

30 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

La petite histoire de… Eric Moussambani : le combat d’une vie, entre le courage d’un homme et la studipité des autres.

 

Dans la vie parfois, au hasard des rencontres, des voyages, des discussions, deux mondes se télescopent. Deux univers, deux réalités différentes s’opposent sans se combattre. Ces moments où l’émotion ressentie et la force du symbole prennent le pas sur l’instant que nous vivons. De ces moments où prendre du recul nous apparait comme la pudeur nécessaire.

Eric Moussambani. Ce nom ne vous dit probablement rien. Pourtant, c’est une image comme celle-ci que symbolise cet athlète. Celle d’un Homme certainement incompris, moqué, mais au courage touchant. Celle d’un homme qui n’appartient pas à la même réalité que les autres. Celle d’un sportif qui n’a peut-être pas la même vision de la victoire.

 

"Eric l'Anguille", le meilleur nageur de l'Histoire de la Guinée Equatoriale 

 

Eric est nageur. Il participe aux Jeux Olympiques de 2000 à Sydney. Il y a représenté son pays avec fierté : la Guinée Equatoriale. Il a consenti comme tous les autres athlètes à des sacrifices. Il a connu la cérémonie d'ouverture et a côtoyé les champions venus du monde entier. Il a participé à son épreuve. Et pourtant, sans avoir remporté la moindre médaille, il restera comme l’une des plus grandes « stars » de ces JO Australiens.

 

Tout le monde connait ces images : celle d’un jeune noir de 22 ans, seul, au milieu d’une piscine olympique, luttant de toutes ses forces pour ne pas se noyer et tout donner pour finir un 100m interminable. Celle de deux commentateurs hilares qui entre deux explosions de rires tentaient vainement d'être professionnels. Celle d’un stade entier entourant le bassin olympique, debout, encourageant Eric avec plus de ferveur que Ian Thorpe (nageur Australien) lui-même. Enfin celle d’un jeune homme au bord de l’apoplexie, fier de lui malgré un temps de 1minute 52 secondes et 72 centièmes (à titre de comparaison, le record du monde était de 47 secondes 84 au moment de ces JO).

Moussambani déclarera avec honnêteté : « Les 15 derniers mètres étaient les plus durs de tous ». Il met en effet plus de 25 secondes à les faire sous les applaudissements sincères de sa délégation fémélique.

Evidemment, la majorité de ceux qui ont vu ses images ont bien rigolés. Ils ont vu un noir se ridiculiser dans l’eau. Ils ont vu un participant à la plus prestigieuses des compétitions sportive être moins bon qu’eux. Ils ont vu ces images en direct accompagnées des rires incontrôlables (mais odieux) de ceux qui commentaient l’épreuve…

 

Eric Moussambani : magnifique symbole de l'olympisme 

 

Moussambani est né en Guinée Equatoriale. Ce petit pays enclavé entre le Cameroun et le Gabon est l’un des plus pauvres et les moins développé du monde. Moussambani n’a alors jamais vu une piscine de plus de 20m avant les Jeux Olympiques. Eric s’entraine dans la plus grande piscine du pays : celle d’un hôtel...

Conséquence logique, Eric n’a jamais nagé un 100m en une fois. Il n’a pas la moindre idée de la distance véritable que représente 100m dans l’eau. La première fois qu’il parcours une telle distance ? C'est celle de sa première et unique course olympique.

Encore plus fou ? Eric a appris à nager 8 mois avant l’épreuve olympique. Il n’a ni lunette, ni maillot. Il n’a ni infrastructures de pointe, ni vidéos, ni combinaisons flottantes. Il n’a ni objectif, ni espoirs de médailles. Il n’a ni record personnel ni expérience des compétitions de natation. Les lunettes et le maillot qu’il porte le jour de la compétition sont ceux prêtés par deux athlètes compatissants.

Enfin, il est dans une course réservée aux nageurs issus des pays en voie de développement. Les trois participants engagés dans la série ne connaissent simplement pas les règles qui encadrent une course en natation. Les deux autres participants, qui eux aussi courrent pour la première fois, ignorent tout de l’existence du faux départ. Après deux faux départs, Eric est alors le dernier participant encore en course. Il n’a ni repère visuel, ni adversaires. Il sait que toutes les réactions de la foule seront pour lui et uniquement pour lui. Il a toute la pression d’un bassin olympique sur les épaules.

 

Dans de telle condition, mérite t-il vraiment les moqueries ? Est-il, comme nous avons pu le lire parfois au lendemain de cette épreuve, une honte pour les JO ? Evidemment non. Il est probablement celui qui incarne le plus les valeurs de l’olympisme : représenter son pays et y faire preuve de courage et d’abnégation.

 

Dans le monde du sport, la professionnalisation, la rationalisation, l’homogénéisation des disciplines conduit à un aplanissement des performances. C’est un phénomène de mondialisation et de globalisation des comportements qui établi de manière arbitraire ceux qui sont acceptés, tolérés et encouragés. Dès lors, comment réagir face à celui dont les codes, les référents et les moyens mis en œuvre pour réussir ne sont plus dans les clous  ? En somme comment réagir face à la différence dans un monde du sport aseptisé et rationnalisé ?

La triste réponse nous a été apportée en direct sur une chaine publique. Et bien que ces images fassent sourire certains, pour moi elles sont le symbole de ce que le sport peut créer de meilleur : des hommes et des femmes qui se surpassent, font voler en éclat leur propres limites et tentent de repousser avec courage les limites de la stupidité.

Enfin comme Einstein l’a dit : « il n’y a que deux choses infinies, l’univers et la stupidité humaine. Et encore pour l’univers, j’ai des doutes… ». Je dédie avec humour cette phrase aux deux personnes qui commentaient ce moment où l’Olympisme avait un nom : Eric Moussambani.

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