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Les Petites Histoires du Sport

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Conférence de Presse : Lievremont dresse un état des lieux.

28 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

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Après une annonce sans profondes surprises mais avec quelques nouveautés, Marc Lièvremont a consacré comme à son habitude une petite demi-heure à la presse. Sans détour, sans concession, sans éviter les sujets qui fâchent, le sélectionneur a répondu a toutes les questions. Il dresse alors un état des lieux à la fois encourageant mais froidement réaliste du rugby français et des internationaux présent mais plus encore absents. Retour sur une conférence riche en enseignements.

 

Première question : Les absences remarquées de Bastareaud, Poitrenaud et autre…

 

Marc va nous expliquer les raisons des absences aussi diverses que logiques de quelques internationaux.  

Bastareaud n’est pas assez sérieux, « il ne se donne pas les moyens » selon le sélectionneur. Son investissement est remis en question et Marc assène un coup de semonce en forme de rappel a l’ordre sévère auprès du monstre parisien. Mais comment s’en passer ? Là est la vraie question.

 

Pour les absences aux ailes et à l’arrière à savoir Clerc, Poitrenaud (absence remarquée) mais aussi Malzieu (dont on ne souligne pas assez l’absence dans le groupe lui qui a toujours été de la partie sous le maillot des bleus même quand il revenait de blessure), c’est le facteur efficacité et confiance qui a été avancé.

Admettons que pour Clerc et Malzieu, la réussite n’est pas au rendez-vous en ce début de saison. Mais il est évident que l’absence de Poitrenaud auteur de performances particulièrement brillantes sous le maillot toulousain ne peut pas s’expliquer à elle seule comme cela. On va dire qu’il s’agit surtout d’une façon de remettre Médard et Porical en selle a quelques mois du mondial.

Enfin Mermoz et Fall, tout comme Yann David ou Fabien Barcella, doivent leur absence aux blessures.

 

Enfin dernière idée mais peut-être la plus importante : il reste 3 mois à tout ces joueurs pour prouver qu’ils méritent de faire partie de l’effectif pour le tournoi et donc avoir 90% de chance de jouer le mondial.

Donc l'équipe de France du tournoi (sauf bléssures) sera celle du mondial. 

 

Deuxième question : Peut-on craindre une forme de raz le bol des joueurs non retenus ?

 

Lièvremont va alors en profiter pour une nouvelle fois aborder le sujet des joueurs qui ne sont pas loin mais encore un peu court, mais aussi justifier des choix qui s’imposent à ses yeux.

Sans revenir sur les cas Poitrenaud, Clerc ou Basta rocket que l’on a largement abordé, c’est plus l’absence de Wizniesvki Forrestier ou Picamoles qui ont été abordés. Ils ne sont pas loin : l’ouvreur du racing a été longtemps en balance avec Traille. De son coté, Picamoles et sa puissance ont souffert du gros retour en forme de Chabal en 8. Thion et Maestri sont eux aussi surveillés par le staff, Marconnet et Poux laissés au repos (« on connait leur valeur »). Idem pour Burban (« un des troisième lignes avec le plus de potentiel ») a un poste déjà vérouillé.

Puis les retours de Yachvili en grande forme et de Chabal sont abordés. Enfin le repositionnement de Rougerie mais surtout la difficulté qu’ont eu les sélectionneurs pour trancher entre Forrestier et Schuster et le retour de Ducalcon donnent des bons espoirs pour le poste de pilier.

 

En gros, il s’agit d’une figure imposée : celle de justifier un groupe où il y a des surprises. Ces surprises ne sont pas vis-à-vis des joueurs présents mais absents. Néanmoins, il est évident qu’il existe une hiérarchie dans les absents : les joueurs comme Thion ou Wizniesvki partent de très très loin. A l’inverse ont sent que des joueurs comme Burban, Maestri ou Forrestier sont très proches d’y être et d’en faire partie. Enfin les joueurs au repos dont on sait qu’ils seront présents si ils reviennent à leur meilleur niveau : Marconnet, Clerc et Poitrenaud notamment.

 

 

Troisième question : S’agit-il d’une ouverture du groupe et si oui, pourquoi ouvrir le groupe si proche de la coupe du monde ? 

 

Selon Lièvremont, il l’avoue volontiers : « on tâtonne plus chez les ¾ que chez les avants ou le groupe est déjà presque bouclé ». La configuration du championnat ne permet pas de voir régulièrement briller les ¾ et c’est donc la forme du moment qui a primé. Huguet et Arias sont alors récompensés du fait de gagner presque tous leurs duels depuis le début de saison. 

Seulement, Traille qui revient d’une longue blessure ne répond pas vraiment à une question de forme. Mais pour le coach national, la présence de Traille s’explique par le fait que le troisième rideau est plutôt petit (Palisson Médard Andreu) et que la polyvalence 10/12/15 de Traille est très précieuse.  Idem pour le « Yach » qui doit son retour au premier plan autant pour son début de saison incroyablement constant que pour son association naturelle avec Traille.

 

Cette explication précise deux choses : cette tournée est belle et bien l’occasion d’ouvrir la porte pour quelques joueurs notamment à l’arrière. La seconde information cruciale (peut-être le plus importante de cette conférence) c’est que le groupe des avants est bouclé ou presque. La troisième ligne est pleine, le poste de seconde ligne est presque bouclé (Pierre remplaçant en club est en légère balance avec quelques joueurs comme Vilaceca, Maestri ou Thion). Reste uniquement le poste de pilier où la place notamment a gauche derrière Domingo et à droite derrière Mas est plus sujet à réflexion.

 

Quatrième question : Les objectifs de la tournée ?

 

Il s’agit là d’une façon d’impliquer le plus de monde possible. Cela n’a pas été possible pour le tournoi (avec plus de 13 blessés).

 

Cela annonce d’un turn-over important. Ce qui est un peu étonnant c’est qu’aucune question vis-à-vis du résultat envisagé face aux équipes de la tournée (Fidji, Afrique du Sud et Argentine) n'a été posée. Le résultat passe après l’effectif… Etrange que personne ne puisse dire que la victoire est non seulement importante mais crutiale pour marquer les esprits à seulement quelques mois de la coupe du monde face aux équipes qui nous réussissent moyennement.

 

Cinquième question : Existe-t-il une hiérarchie 9/10 ?

 

Réponse claire : oui. Parra et Trinh-Duc sont devant. L’association naturelle biarrote elle aussi s’impose comme une paire difficilement séparable. Mais ils peuvent tous jouer les une avec les autres.

 

Cela nous prouve, si quelques irréductibles pouvaient en douter, que FTD sera bien l’ouvreur de l’équipe de France pour le mondial.

 

Sixième question : L’évolution des règles changent-elles l’approche du jeu français ?

 

Oui ! Les nouvelles règles nécessitent plus de rythme, plus de conservation mais il existe des doutes vis-à-vis de la capacité des bleus à répondre aux exigences physiques lié a un tel jeu. Les bleus sont conscients de ne pas avoir les mêmes armes que des équipes comme les blacks. Dès lors le changement de règle va alors avoir deux conséquences : celle de conduire les bleus vers un jeu plus proche du projet de jeu initial à savoir beaucoup de jeu et des attitudes au contact importantes mais aussi de la circulation des joueurs en défense . La seconde sera de ne surtout pas renier les valeurs qui ont fait des bleus un récent vainqueur du grand chelem : la conquête et les fondamentaux.  

 

Septième question : Quel est le degrés de certitude vis-à-vis du groupe ?

 

75% du groupe est bouclé pour la coupe du monde. La charnière est presque intouchable et seul les arrières et ailiers sont encore en concurrence pure. Les autres joueurs apprécieront… ou pas.

 

Huitième et dernière question : Pas de tournée d’été ?

 

C’est une super nouvelle : on va gagner du temps de préparation et éviter les blessures à quelques jours a peine du mondial.

 

Nous sommes plutôt d’accord avec Lièvremont même si quelques matchs de préparation pour se rassurer (France 2007) ou au contraire se bouger un peu (France 1999) c’est pas plus mal non plus.

 

 

 

En conclusion, une conférence courte mais complète où la langue de bois n’a pas eu sa place. Lièvremont pour la première fois n’a pas appelé les joueurs écartés mais a annoncé vouloir les joindre après la conférence pour leur expliquer les choix qui sont les siens. Une belle initiative pour garder tout le monde dans la course jusqu'au mondial et créer un effet de synergie entre les différents prétendants. 

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L'équipe de France de rugby : la liste des 31 pour la tournée d'Automne

27 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

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Nous commençons par cette liste puis par le commentaire qu'il nous inspire,

Nous réserverons un second article pour traiter de la conférence de Lievremont et enfin le commentaire de cette conférence qui comme toujours a donné lieu a des explications très claires. 

 

La liste des 31 : entre équipe type et demi-surprise =>

 

Pilier Gauche :

 

Thomas Domingo : pas dans la forme de sa vie, il reste un cadre de l'équipe et son retour progressif à son meilleur niveau devrait en faire le titulaire indiscutable au poste en 2011. C'est le seul pilier gauche de métier de la liste. 

 

 

Piliers droits : 

 

Nicolas Mas : son niveau, son expérience et son talent font de lui l'un des meilleurs piliers droit du monde. Liervremont aurait pu le faire souffler mais sa présence va rassurer les plus jeunes. 

 

Luc Ducalcon : on en a souvent parlé sur "les petites histoires du sport" et c'est sans surprise qu'on le voit émerger comme un vrai bon pilier du championnat. Il va essayer de faire sa place pour le mondial à l'occasion de cette tournée. 

 

 Jérome Schuster : pouvant jouer aussi bien a droite (poste naturel) qu'à gauche, il vient pour se tester et pour offrir une solution de plus à un poste où la concurrence n'est pas franchement démentielle. 

 

 

Talonneurs : 

 

William Servat : Fer de lance du pack bleu, sa présence est loin d'être une surprise tant il est loin au dessus de tous les autres 2 de l'hexagone. 

 

Ghuilem Guirado : Super dynamique et bon lanceur, sa présence confirme qu'il reste toujours dans les plans du staff tricolore. 

 

Dimitri Szarzewski : Sa présence dans la liste s'explique à la fois par la clémence espérée de la part des juges de la commission de discipline mais aussi par une activité et surtout une qualité défensive de tout premier ordre. 

 

 

2ème Ligne : 

 

Lionel Nallet : l'ancien capitaine des bleus est loin devant dans la course à la coupe du monde. Il devrait quand même beaucoup jouer, il a peu de matchs dans les jambes.

 

Romain Millo-Chlusky : Une des poutres du paquet d'avant, il est là pour jouer les pénibles et il sait le faire a merveille.

 

Pascal Papé : Auteur de performances de premier ordre du coté de Paris, c'est en toute logique que ce savant mélange entre mobilité et combattant revient en grace en bleu. Espérons que cette fois il n'ai pas de pépins.

 

Julien Pierre : Moins formidable que l'année dernière, son tournoi fait de lui l'un des hommes de base du XV de France alors qu'il ne l'est pas en club. Situation énigmatique mais stimulante pour lui.

 

 

3ème Ligne :

 

Thierry Dusautoir : Le capitaine, véritable tueur en défense et gratteur de talent, il est profilé pour le combat au près. 

 

Fulgence Ouedraogo : Profil gratteur coureur qui est parfaitement complémentaire avec le capitaine. 

 

Julien Bonnaire : Un joueur qui saute plaque court et gratte aussi bien en 8 qu'à l'aile de la 3ème ligne. Un joueur complet et surtout un super impact player. 

 

Alexandre Lapandry : Un registre spécifique pour lui, celui de sauteur/plaqueur/premier soutient. Il marque les esprits a chaque match de Clermont et à tapé dans l'oeil des sélectionneurs depuis deja deux ans.  

 

Sebastien Chabal :  De la puissance pure pour la 3ème ligne des bleus. Il revient pour jouer 8 et c'est tant mieux : sa saison justifie à elle seul ce choix. 

 

Imanol Harinordoquy : Encore un cadre. Maître ès touche, il reste le troisième ligne le plus joueur et l'un des plus technique de la planète. 

 

 

Demi de mêlée : 

 

Morgan Parra: Un brin d'insouciance, du culot et du talent. Un cocktail explosif pour un 9. Et en plus il est devenu le buteur de l'équipe de France et de Clermont...  

 

Dimitri Yachvilli : Retour en grace pour celui qui n'était que la 5ème option il y a deux ans. Ses matchs plaident pour lui. 

 

 

Demi d'Ouverture : 

 

François Trinh-Duc : Eternel ouvreur de l'ère Lievremont, il est reconduit logiquement.  

 

Damin Traille : Pour la première annoncé comme 10 dans la liste, l'arlésienne est retour : 10 ou pas 10 ... 

 

 

Centres : 

 

Yannick Jauzion : On le connait et on sait qu'il est l'un des meilleurs depuis 10ans. 

 

Frabrice Estebanez : L'un des chouchous du staff, il s'apprête a jouer très gros, a savoir sa place au mondial. 

 

David Marty : Son profil tout en explosivité et en détermination fait de lui un joueur d'une redoutable efficacité. Il part de loin mais à une bonne cote de popularité auprès de N'tamack notamment. 

 

Aurelien Rougerie : On lui redonne une chance à un poste où il joue depuis 1ans et demi. Il brille en club dans ce rôle de second centre où il exprime tout son talent et son rapport vitesse/puissance de premier ordre. Il a tout a prouver. 

 

 

 

Ailiers : 

 

Marc Andreu : Le petit lutin du CO est de retour, pour leur jouer un mauvais tour... Ses crochets et son courage aussi bien en défense comme dans les airs et c'est le glorieux honneur d'être rappelé en bleu. 

 

Yohann Huguet : Le coq sur la poitrine pour la première fois. Voilà ce qui attend l'une des grandes découverte de cette saison. Encore un joueur made in Toulouse. 

 

Julien Arias : Lievremont a dit de lui :"C'est le seul qui sait rafuter, taper par dessus, prendre en cadrage déborde et marquer". Tout est dit. 

 

Alexis Palisson : Comme pour Parra ou Andreu, sa force réside dans sa spontanéité et sa vitesse d'exécution. Son jeu au pied est une arme qui plaide pour lui aussi. Une sélection méritée. 

 

 

Arrières : 

 

Maxime Médard: Lui aussi est de retour en grace pour essayer de percer enfin au poste de 15. 

 

Jérôme Porical : Un placement naturel de qualité et un jeu au pied très régulier ainsi qu'une bonne vitesse et le revoilà en bleu. 

 

 

Commentaire de la liste : 

 

Evidemment, il nous faut parler des absents remarqués et remarquables. Dans l'ordre d'importance: dans la petite conférence de presse qui a suivi la liste, des noms sont sortis et surtout les explications sont tombés. 

 

- L'absence de Bastareaud, jugé pas assez sérieux et il ne se donnerait pas les moyens de réussir au plus haut niveau. Il sera au mondial mais cette piqûre de rappel va lui faire du bien. 

 

- L'absence aussi de Wisznieski : annoncé un temps présent, la préférence est donné à Traille et Trinh-Duc

 

- Probablement hors projet depuis le début, Thion et Skrela pourtant performants n'y sont pas non plus. La coupe du monde semble très loin. 

 

- Picamoles, Maestri et Burban eux patissent de leur jeunesse et de leur manque de régularité dans les performances. Il ont entre 3 et 6 mois pour exploser. Dans le même ordre d'idée, Forrestier dont on parle de plus en plus et qui était en balance avec Schuster. 

 

- Les cadres au repos : Poitrenaud, Marconnet. On sait qu'ils sont plus fort que beaucoup d'autre mais du repos leur fera le plus grand bien. 

 

- Les joueur légèrement hors de forme ou en manque de confiance : Vincent Clerc par exemple.

 

- Enfin les blessés : Fall et Mermoz.  

 

Ces absents nous font dire que globalement, les 3/4 de l'équipe sont faits. Il reste au maximum 5 à 6 places a prendre et toutes ou presque derrière.

 

De cette liste plusieurs informations importante : 

 

1) La charnière est bouclée : sauf surprise ou bléssure, ce sont ces 4 là qui seront au mondial. A moins qu'un Michalak ou qu'un Boyet viennent jouer les troubles fêtes. Mais on n'y croit guère. 

 

2) Le pack est lui aussi constitué à 90% la dernière hésitation se situant sur un 3ème ligne (Burban qui pousse) et un seconde ligne (Maestri ou Thion restent envisageable). 

 

3) L'absence de pilier gauche d'expérience (Schuster est titulaire depuis le début de la saison seulement 3 fois en championnat et ne connait pas le niveau internationnal) peut s'avérer problématique face à la mêlée ultra expérimenté des Pumas.

 

4) Quelques joueurs sont présent sans jouer énormément en club: Schuster, Pierre et Traille notamment, ce qui dénote à la fois une vraie volonté de les voirs mais aussi un petit manque de profondeur a certains postes. 

 

5) On retrouve seulement 2 joueurs de Montpellier pourtant en tête du championnat, et seulement 9 joueurs sur 31 qui n'appartiennent pas au BO/ST/SF/ASM dont Chabal et Nallet  du Racing, Estabanez et Palisson de Brive et Ducalcon et Andreu du Castres olympique. Le seul joueur sans un petit copain pour l'accompagner est Huguet. La manne des internationnaux pour les grands clubs n'est plus a prouver et on va encore entendre couiner chez les gros (Guy Novès en tête). 

 

 

 

 

 

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Paris - Toulon : le résumé du match

26 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

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Stade français – Racing club de Toulon : Eau mon bateau…

 

Sous un ciel menaçant et dans une ambiance électrique, après une entrée du ballon dont nous allons reparler longtemps et faisant suite au gentil défilé des écoles de rugby d’ile de France dans un stade de France presque plein (78900 spectateurs), la rencontre entre deux célèbres équipes du top 14 pouvait débuter.

Le RCT venait pour faire un coup sur le terrain du club de la capitale et pour oublier un peu l'énorme défaite concéder face au Munster. Articulé autour d’un pack au complet ou presque, les joueurs de la rade souhaitaient regarder vers le haut et peut être même prendre la tête du championnat.

 

En face, le Stade français était en quête de rachat du grand public après une longue série de match sans victoires de prestiges au SDF. Les drapeaux étaient de sortis, le show battait son plein et le spectacle espéré sur le terrain. 

 

 

 

Un avant match d’une laideur sans nom, le discrédit sur le rugby parisien, le rugby paillette touche le fond :

 

Max Guazzini, qui fêtait son anniversaire le jour même avait une nouvelle fois essayé de mettre les petits plats du kitch dans les grands plats du mauvais gout. L’esprit était festif. Mais la petite mise en scène pour mettre en relation l’entrée du ballon et le nouveau maillot « panthère rose » du stade français était franchement vilaine. Petite explication : une sculpture approximative représentant (probablement) une ile, tirée par 4 gladiateurs au physique surprenant (un savant mélange de graisse et de muscle et d’huile) qui fait son entrée par l’un des couloirs du stade. Les Apollons trainent ce magnifique char en papier mâché jusqu’au centre du terrain. L’ile se sépare alors en deux laissant découvrir aux spectateurs médusés une cage où une panthère famélique et stressée tachait de ne pas mourir de peur. Mais surtout, au sommet de cette cage, une amazone, tétons au vent  et balle sous le bras, qui descend et marche fièrement jusqu’aux vestiaires...

Bravo Max, en quelques secondes tu as fait passé les joueurs Parisiens pour des cons et des arrièrés mentaux, discrédité le rugby dans la capitale et une fois de plus donné l'image d'un club paillette qui donne dans le kitch et le ridicule...

 

Mais revenons au match. Une histoire d’eau et de bateau : de la pluie, de la grêle, un bateau télécommandé, des Anglais waterproof, des joueurs toulonnais qui viennent d’une ville de marins, une ville de Paris symbolisé par un drakkar…

 

Une première mi-temps rugueuse : les défenses prennent le pas sur l’attaque.

 

 

D’un point de vue tactique, les parisiens tentent tout de suite de marquer au fer le pack toulonnais à travers les phases de conquête. Seulement le trop plein d’envie et l’impact maladroit de Roncero par deux fois et voilà le RCT qui ouvre le score. Le petit bateau télécommandé apporte alors le tee pour la première fois du match. C’est un plagiat évident de la voiturette du stade français : que fait la commission de discipline ?!

 

La défense de deux cotés est très rude et les ballons de récupération comme souvent sont les seules opportunités pour les joueurs de jouer le coup a fond. En témoigne l’action de la 30ème minute de jeu : Bastareaud ramasse la balle et part au ras du regroupement à auteur de ses 22 mètres le long de la ligne de touche. Il résiste au premier plaquage, raffute le second défenseur et dans sa chute, dans un geste impossible (sorte de passe lobé inspiré du basket) trouve le soutient de Rodriguez a l’intérieur. Rodriguez saisit la balle et se défait du défenseur avec un crochet intérieur d’une vitesse folle. Il s’engouffre dans la première brèche et perce pour la première fois du match. Il se présente très vite face a l’arrière des rouges et noirs. Il joue la carte du petit jeu par-dessus : il tape du droit par-dessus la tête de Lamont qui est alors battu. Le rebond est favorable et Rodriguez est seul à 5 mètres de la ligne. Il voit revenir Henjak à son intérieur, tente de resister puis s’écroule, tend le bras passe la ligne. Mais il n’a pas vu a son intérieur Wilkinson qui explose la balle à quelques centimètres de l’en-but. Grosse frayeur pour le RCT mais sans conséquences.  

 

Lamont lui après n’avoir rien pu faire sur cette action va faire la rencontre avec l’animal Bastareaud. Une touche est joué coté toulonnais, contré par le block de saut parisien. Le balle est écarté mais un en avant de passe est sifflé. Beauxis tape mais l’arbitre revient logiquement à l’en avant. Seulement quelques joueurs n’ont pas entendus. Lamont tente alors de dégager son camp comme il peut lui qui se pense sous pression dans ses 22 mètres et dans un angle impossible. Mais Bastareaud lui non plus n’a pas entendu le coup de sifflet et vient tout simplement dézinguer son adversaire du jour sur un plaquage à l’épaule monstrueux. Le choc est terrible (près de 230 kilos a eux deux tout de même) et Lamont fait le pop-corn : il explose à l’impact et conclut son dégagement par un loupé de ballon, un gros bouchon et une bonne douleur aux cotes. Et tout ca pour rien…. Enfin pas pour rien pour tout le monde puisque Matthieu « le rhinocéros » Bastareaud récoltera un premier avertissement qui, on le verra, aura une importance de premier ordre.

 

La première mi temps laisse planer le doute sur la capacité des Parisiens de déstabiliser les toulonnais, qui eux sont plutôt maladroits et un petit peu malchanceux (un poteau pour Wilkinson, quelques erreurs de mains et surtout des fautes en touches rares).   Le score à la pause ? 12 à 6 pour Paris. 

 

Deux « matchs dans le match » : les clefs d’une rencontre acharné 

 

Le bras de fer entre les packs est énorme mais c’est le gros duel des deux troisièmes lignes qui est le plus impressionant : d’un coté le trio Smith, Van Niekerk Fernandez-Lobbe, de l’autre Parisse, Burban et Haskell.

Cela nous donne l’occasion de comparer ces 2 groupes : ils se composent chacun d’un plaqueur gratteur (Smith et Burban) un dévoreur de grand espaces et chasseur de 10 (Van Niekerk et Haskell) et enfin un joueur très technique, irréprochable sur le troisième rideau et capable d’avancer à peu près tout le temps (Fernandez-Lobbe et Parisse). C’est de ce premier affrontement que naitra le resultat du match.

 

L’autre grand duel c’est celui entre Wilkinson et Beauxis. L’anglais passe un match dans un registre défensif et tactique uniquement quand son adversaire de l’après midi lui se situe dans un registre plus joueur et surtout une occupation au pied d’une très grande qualité. Wilkinson prends la responsabilité du but alors que dans le même temps, l’ouvreur parisien délaisse cette charge auprès de Dupuy (sauf pour les pénalités a plus de 45m des poteaux). A l’inverse, dans la conduite du jeu, Wilkinson s’appuie énormément sur Contepomi à chaque renversement et très régulièrement sur le 3ème ou 4ème temps de jeu quand Beauxis conduit seul le jeu. Soit deux approches assez distinctes du poste de 10.

 

Une deuxième mi-temps bipolaire : Toulon mange la feuille de match…

 

 

Au retour des vestiaires, dans les premiers temps de jeu, et suite a une relance très bien amenée par les Toulonnais, Bastareaud arrive en planche et explose Lovabalavu (entrée à la mi-temps pour remplacer Messina dont le nez était cassé depuis la 10ème minute) alors qu’il… n’avait pas le ballon. C’est en trop pour l’arbitre qui exclu temporairement le meilleur joueur du match jusqu’à là. Et pendant cette période, le RCT va dominer outrageusement aussi bien dans le jeu que dans les phases de conquète, l’entrée de Genevois (55ème) de Hayman (40ème) et de Suta (50ème) pèse lourd dans ce changement de domination en mêlée et en touche. Les décalages et les plaquages un peu trop mous se multiplient a tel point que le RCT joue même des 4 contre 0… La défense parisienne est au supplice mais tient bon. L’action qui symbolise le mieux cet incapacité de Toulon à forcer la décision : une action de plus de 5min dans les 30 derniers mètres adverses sans scorer. Sur cette action, Southwell montre toutes ses limites quand il joue sous pression avec 2 coups de pied de nain directement dans les bras de Lovabalavu qui joue à chaque fois des surnombres, lancés, face à une défense mal placée et en retard… Cet impair lui vaudra son remplacement.

 

Symbole encore, ce 4 contre 0 ou une passe main à main aurait suffit à conclure mais où le premier porteur de la balle décide (allez savoir pourquoi) de mettre une passe vissée de 15 mètres directement en touche…

 

Cette série d’action se conclue par un drop magistral de Wilkinson et l’aide de la transversale. Mais 10 minutes de très grosse domination pour 3 petits points… C’est pas vraiment formidable…

 

Au retour à 15 des joueurs de Cheicka, la domination s’inverse. La possession et le temps passé dans le terrain adverse s’inverse aussi. Suite à une touche dans les 22 mètres Toulonnais, le jeu rebondit avec les gros sur 3 temps de jeu puis échoue à 5 mètre de la ligne au pied des poteaux. La balle est libérée dans le temps et Beauxis est servi lancé. Il stoppe sa course et trouve dans l’intervalle laissé par la défense Olie Phillips lancé main à main ou presque. Il plonge dans l’en-but pour marquer le seul et unique essai du match et sceller le sort du match. 

 

Score final 22-15.

 

 

Les meilleurs :

 

RCT :

 

Van Niekerk : comme toujours il a tenté, porté la balle, percé et plaqué. Il a fini a l’aile suite aux blessures de Messina et de Brana. Un match correct pour lui.

 

Wilkinson : Il s’est fait agressé de manière systématique par la lourde armada parisienne et n’a jamais reculé ou presque. Son jeu au pied s’est fait rare, il a touché peu de ballon, mais est bon dans son registre de défenseur butteur, l’animation étant dévolue a Contepomi.

 

Lamont : solide et plutôt bien placé, il reste un joueur précieux dans les matchs rugueux comme cela.

 

 

SF :


Beauxis: un super animation, un jeu au pied très bien maitrisé et un premier vrai match complet. Il a pesé dans ce match comme le 10 de l'équipe de France en puissance qu'il est. 

 

Dupuy: pour lui aussi un match solide et complet dans l'animation et dans la libération des ballons. Un gros bémol : il ne prend jamais le jeu au pied a son compte...

 

Haskell: c'est le véritable homme du match. Il a fait passer la troisième ligne adverse pour des fainéants et des joueurs limités... C'est dire l'ampleur de la perf. Il saute, plaque, court (et beaucoup) et il avance presque toujours. Son meilleur match de l'année. 

 

Bastareaud: comme toujours au stade de France, il a été énorme. Sans un carton jaune bête, il aurait pu assomer le RCT a lui tout seul. Quelques bruits de couloirs disent qu'il pourrait ne pas etre de la tournée des bleus. Ca serait une erreur. 

 

 

 

 

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Top 14 : les résultats de la 10ème journée

26 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

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10 ème journée du Top 14 :

 

On commence tout de suite par les résultats :

 

 

23/10/2010 

Stade Français

22 - 15

Toulon

Montpellier

28 - 3

Bourgoin

Castres Olympique

38 - 11

SU Agen

La Rochelle

26 - 21

Brive

Biarritz Olympique

16 - 13

ASM Clermont Auvergne

Toulouse

38 - 29

Perpignan

22/10/2010 

Racing Métro 92

15 - 9

Aviron Bayonnais

 

 

 

On note tout de suite qu’aucun club n’a pu triompher à l’extérieur et que les bonus se sont faits nombreux.

Le MHRC, Le Stade Toulousain et le CO prennent 5pts, Toulon, Bayonne, Brive et Clermont empochant eux le point du bonus défensif. En tout et pour tout 7 équipes qui repartent avec un point bonifié.

 

 

Pour en revenir au commentaire des résultats eux même : un petit retour match par match.

 

Toulon qui après un match qu’ils auraient pu gagner tant le match fut serré, s’incline sur la pelouse du stade de France, assommés qu’ils furent par la puissance Parisienne retrouvée.

 

Montpellier s’impose logiquement et somme toute assez facilement face au futur relégué Berjalien. Un match qui aurait pu être à la portée des braves joueurs du CSBJ mais quand on joue à 13, sans vrai 10 et face à une équipe en forme… C’est plus dur.

 

Le Castres Olympique lui s’impose largement face à une équipe d’Agen encore dépassé par son adversaire. L’écart se creuse encore entre le premier non relégable et les relégables.   

 

Dans un match entamé de la plus belle des manières par trois essais, les Rochelais s’imposent face a Brive. Les brivistes vont commencer, après un bonne entame de championnat a regarder vers le bas. Le Stade Rochelais lui perd pour quelques semaines (voir quelques mois) leur meilleur joueur Ferrou victime d’une fracture du pied.

 

Le BO et Toulouse eux s’imposent contre le champion en titre et son dauphin. Dans le premier match au stade Aguilera, le BO dans la droite veine de son match de coupe d’europe a battu une équipe de Clermont pourtant armée de bonnes intentions. Seulement l’indiscipline et les trop nombreuses hésitations clermontoises combinées au réalisme biarrot permets aux rouge et blanc de l’emporter.

 

De l’autre coté du sud ouest, à Toulouse, le stade toulousain a livrer un match plein et surtout parfait face à des perpignanais courageux. Mais le carton jaune de Planté a permit aux rouges et noirs de mettre 12 points en 5minutes, ce qui condamna un retour possible des Catalans. C’est sans conteste le match le plus offensif du week-end et le plus spéctaculaire de l’année jusqu’à là.

 

Enfin dans un match de bouchers, le Racing s’impose face à Bayonne avec l’aide de son buteur maison, J. Wizniesvki. 

 

 

Au classement, La Rochelle compte 5 point d’avance sur le CSBJ et 3 de retard sur Brive qui recule encore au classement. Montpellier s’empare de la tête devant Toulouse. L’Usap Clermont et le CO occupent les places ingrates : 7 8 et 9ème.

Agen semble déjà condamné…  

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Montpellier

32

10

7

0

3

231

160

71

2

Toulouse

32

10

6

1

3

296

200

96

3

Racing Métro 92

32

10

7

0

3

280

220

60

4

Toulon

28

10

6

0

4

222

171

51

5

Biarritz Olympique

27

10

6

0

4

191

183

8

6

Stade Français

27

10

6

0

4

278

216

62

7

Perpignan

26

10

6

1

3

203

210

-7

8

ASM Clermont Auvergne

25

10

5

0

5

229

167

62

9

Castres Olympique

24

10

5

0

5

228

205

23

10

Aviron Bayonnais

24

10

5

0

5

207

196

11

11

Brive

18

10

3

1

6

173

210

-37

12

La Rochelle

15

10

3

0

7

173

275

-102

13

Bourgoin

10

10

2

0

8

145

266

-121

14

SU Agen

7

10

1

1

8

148

325

-177

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Le retour de la Nba (partie 23) : Les jazz de l'Utah

26 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

 

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Les Jazz d’Utah :

 

Une franchise qui est marquée par la présence d’un duo mythique Karl Malone/John Stockton, qui semble tous les ans prête a tout péter, qui promet à chaque début de saison une meilleure saison que celle d’avant, qui est présente en PO 19 fois en 22ans, un effectif qui est solide et conséquent, un staff d’une qualité rare et une région tout entière dévoué à la cause des Jazzmen de l’Utah. Et pourtant, aucun titre en 30ans… La malédiction des Mormons ? Pour oublier un peu son passé, le département marketing des Jazz a décidé de renouveller la garde-robe et les couleurs de la franchise pour une sorte de retour aux sources. Fini le bleu, bonjour le vert et violet. Fini les montagnes, bonjour la note de musique qui rappel le jazz. 

Ils ont tout pour réussir dans leur quête : un meneur au talent sans égal, un secteur intérieur bien fourni, des recrues de qualités et des départs compensés. Un point sur l’effectif des joueurs de Salt Lake City.    

 

 

Staff :

 

 

Coach. Jerry Sloan. Encore un coach de grand, très grand talent. Il est déjà Hall of Famer (membre du hall des légendes), il a connu plus de 22 saisons au plus haut niveau, presque 2000 matchs en carrière auxquels viennent s’ajouter 200 matchs de Play-off. Son style est simple : gagner en s’appuyant sur un minimum de joueurs, un minimum de rotations mais un maximum de talent. Il a eu la chance de s’appuyer sur d’excellents meneurs et de bons secteurs intérieurs durant l’ensemble de sa carrière. Il est plus proche de la fin de carrière que du début (il approche des 70ans) mais son expérience du très haut niveau et sa détermination font des Jazz une équipe redoutable.

 

 

GM. Kevin O’Connor. GM depuis 2005, il est le grand artisan du recrutement de Deron Williams, Boozer et plus récemment Raja Bell et Al Jefferson. Plutôt effacé (comment faire autrement quand votre coach à 25 saisons au compteur), il reste un gérant de franchise plutôt cohérent.

 

 

Meneurs :

 

 

Deron Williams : Un égo aussi énorme que son talent, il se dit le meilleur meneur de la ligue. Et le pire c’est qu’il n’est pas loin d’avoir raison… Très bon passeur et scoreur régulier, il est un défenseur rugueux et difficile à mettre en défaut. Il sera « le » grand leader de cette formation et il va prendre plus de responsabilité maintenant son compère Boozer parti.

 

 

Earl Watson : Importé directement des Pacers, régulier et capable de shooter de loin, il reste un super remplaçant et un joueur complet. 5passes et 7points de moyenne en carrière, c’est une bonne recrue pour faire souffler (un peu) Williams.

 

 

Ronnie Price : Il a du mal a exister en Nba et son rôle devrait être très limité. Dommage pour lui.

 

 

 

Arrières :

 

Raja Bell : Il arrive du grand n’importe quoi de Golden State. Il retrouve une franchise plus ou moins organisé et après une saison blanche, on attend beaucoup de lui. Gros défenseur, shooter sérieux et scoreur régulier, il sera l’une des grosse arme du Jazz cette année. Enfin un arrière pur du coté des mormons…

 

 

C.J Miles : En progression régulière depuis 3ans maintenant, il va probablement jouer un 20aine de minutes par match. Il aura sa chance et essayera de la saisir.

 

 

Ailiers :

 

 

Andrei Kirilenko : AK47 est loin du niveau qui était le sien lorsqu’il a été All-Star en 2004. Il est loin d’être le super joueur qu’il a été. Il est loin d’être la « kalach » de ses débuts. Et pourtant c’est un titulaire indéboulonnable de cette équipe et personne ne trouve rien à redire. Il est précieux dans toutes les lignes de stats bien qu’il soit moins présent dans un match et si à seulement 29 ans il parait un peu cramé, c’est toujours un vrai bon joueur.

 

 

Gordon Hayward : Joueur leader de l’équipe des moins de 19ans US, intelligent et créatif, solide au shoot et capable de prendre des rebonds, c’est l’un des rare poste 2 ou 3 des 10 premiers de la draft. Certains ont couinés de le voir pris avant Aldrich ou Henry mais c’est certainement l’un des joueurs mentalement le mieux armés pour jouer en Nba. Il est a bonne école avec un joueur très intelligent devant lui dans la rotation.

 

 

Jeremy Evans : C’est un peu le mystère de l’équipe. On ne sait pas grand-chose de lui. A découvrir.

 

 

 

Ailiers Forts :

 

 

Al Jefferson : Perdu un temps dans une équipe où le niveau était lamentable et où il tenait la franchise à bout de bras, on lui a fait comprendre qu’il n’était plus le bienvenu. Il devait rendre les clefs… Il est alors parti sans regret. Il a été accueillit a bras ouvert par sa nouvelle équipe qui a vu en lui le All-Star en puissance qu’il était. C’est la meilleure recrue qui compense largement le départ de Boozer. Il peut aussi glisser poste 5 ce qui est une super nouvelle pour le Jazz.

 

 

Paul Millsap : Joueur sous-coté au possible, il a été retenu avec plus de vigueur que Boozer, c’est dire l’estime que l’on porte au garçon. Joueur qui en plus d’être bourré de talent sait être présent dans les moments importants, il reste le meilleur 6ème Homme de l’équipe. C’est un super bon joueur qui mériterait plus de temps de jeu.  

 

 

Pivots :

 

 

Mehmet Okur : L’un des rares poste 5 capable de shooter a 3pts, il est l’un des pivot les plus régulier de la ligue. Son apport en sortie de banc est hyper intéressant pour le Jazz et le fait qu’il ait peu joué cet été à cause d’une blessure nous fait penser que son état de fraicheur va être très important pour la fin de saison.

 

 

Francisco Elson : Un géant qui remue de la viande et met des coups de hache. Mais attention : lui il le fait depuis 8ans…

 

 

Kyle Fesenko : Kyrylo de son vrai prénom, il nous a sorti quelques matchs de pré-saison de dingue et il pourrait gagner du temps de jeu. Son fond de commerce c’est quand même d’imposer son physique (2m16 129kilos) et cela lui faut d’être souvent sanctionné.  

 

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Williams

SG : Bell

SF : Kirilenko

PF : Millsap

C : Jefferson

 

6ème homme : Okur.

 

 

Conclusion : un bien belle équipe du Jazz qui s’appui sur un effectif un peu court mais d’une très grande qualité. Si les rotations devraient s’organiser de facon a laisser souffler un maximum les grandes stars de l’équipe, un petit problème se pose vis-à-vis des PO où le manque de profondeur du banc surtout poste 1 2 et 3 en cas de blessure peu inquiéter.

 

 

Notre Pronostique : 4ème à l’Ouest. 

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Le retour de la Nba (partie 22) : Les Celtics de Boston

22 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Celtics de Boston :

 

 

Parce que la franchise est l’une des plus grandes de l’histoire, parce que l’effectif est composé de pas moins de 6 joueurs All-star et d’une pléiade de joueurs fantastiques, parce que le Boston Garden est l’un des stades les plus dingues et les plus passionné de toute la Nba, parce que la Franchise est marquée par des tragédies et des moments de gloires et de démence que seul Boston peut connaitre, parce que des légendes comme Larry Bird, Bob Cousy, Robert Parish, Bill Russel ont vécus leurs plus grands moments ici, parce que cette franchise est l’une des plus vielle et des plus stables de l’histoire et surtout parce que les Green-boys sont plus qu’une équipe… Voilà pourquoi les Celtics ne seront jamais une équipe comme les autres. Voilà pourquoi, partout en Amérique du nord, les matchs contre les Celtics sont ceux où la tribune est toujours pleine. Voilà pourquoi on aime ou on déteste cette franchise.

Dans mes souvenirs, les Celtics ont toujours eu une place particulière dans le cœur de tous fans de Nba : ils suscitent la haine ou l’amour bien plus vite que toutes les autres franchises et personne ne peut être insensible aux maillots verts et blancs des joueurs de Boston. Quand on évoque les Celtics, c’est l’image d’un bébé de 6mois dans les tribunes, habillés avec le maillot des Celtics agité par un père inconscient et probablement saoul. C’est l’image d’un stade entier qui court et enlace, englobe, avale littéralement, les champions victorieux d’un match au couteau. C’est l’image de la rivalité entre les Celtics de Bird et Lakers de Magic qui donne lieu a des matchs de folies. Les Celtics finalement, c’est la matérialisation d’un sentiment que le sport donne plus que toutes les autres activités : la passion.

 

L’effectif mérite de s’y pencher : on ne survole pas 10 titres de champions, 2 MVP (meilleur joueur de la ligue), 50 sélections aux différents All star Game, 3 champions olympique et 1 champion du monde comme ca… Et en plus cette équipe c’est vraiment une équipe de super héros.

 

Staff :

 

 

Coach : Doc Rivers. C’est le genre de coach prêt a se mettre en première ligne pour ses joueurs. C’est le genre de coach qui gère l’humain comme un mécano gère un moteur. Avec lui, les ficelles de la psychologie deviennent une science presque exacte. Il n’est pas un de ces coach technocrate qui parle en pourcentage et qui font faire 15 de vidéos par semaines a des joueurs bien propres et bien dociles. Non. Lui c’est le genre de coach a faire des discours de motivations d’avant match qui vous foutent la chair de poule, a vous tirer les larmes et à vous mettre des coups de cafetière dans les murs. C’est le genre de coach qui doit faire face aux 12 salopards tous les jours et qui les fait marcher au pas de course. Illustrations : Lors du match de saison régulière sur le parquet des Lakers, Doc a demandé à tous les joueurs mais aussi à tous les membres du staff de lui donner 100 dollars avant le match. A la fin du match et suite à la défaite des siens, il a pris cet argent (environ 2000$) et les a mis dans une enveloppe. Puis il a dit la chose suivante : dans cette enveloppe, il y a votre argent. Pour le récupérer ? Rien de plus simple. Il faudra venir défier les Lakers en finale Nba. Puis il a caché l’argent dans le faux plafond du vestiaire visiteurs. Nous sommes alors au mois de Janvier. 5 mois plus tard les Celtics sont en finale contre les Lakers.

C’est un super coach qui délègue une très large partie de l’approche technique pour se concentrer sur l’aspect stratégie et gestion des hommes. Un vrai personnage. C’est le Professeur Xavier.

 

 

GM : Danny Ainge. Il a réussit a relever une franchise mythique mais au fond du trou et les changer en champion Nba en l’espace d’un été. Grand artisan de la venue de Garnett et Allen puis de S et J. O’neal, du recrutement de Rondo, il est plutôt efficace dans le rôle qui est le sien surtout depuis 2007. Il a été désigné meilleur dirigeant en 2007 a 48ans.

 

 

Meneurs :

 

 

Rajon Rondo : Quand il est arrivé à Boston, personne n’a compris. Personne n’a compris que ca serait le plus efficace meneur de l’histoire de la franchise et ça dès sa 3ème saison Nba. La question qui brulait les lèvres était : « est-ce que ce jeune mec sera à la hauteur ». Après l’avoir vu jouer, se faire engueuler par Garnett, se faire laminer par Pierce, se prendre des soufflantes par Rivers, on pensait dire non. Et puis est arrivé le temps de PO. Et la, attention les yeux : transformation ! Il explose tous les compteurs pour un Rookie et deviens champion dès sa première année. Il enchaine avec une bonne saison mais pas non plus fantastique et les temps de PO venu : transformation !  Il tourne à presque triple double de moyenne (!) avec 16pts, 9,8 passes et 9 ,7 rebonds de moyenne… Aujourd’hui la question de sa capacité a se mettre au niveau des autres ne se pose plus : c’est lui le vrai leader de cette formation. C’est le Power Rangers vert… 

 

 

Nate Robinson : Après le Power Rangers, CryptoNate Robinson, le seul ennemi de Dwight « Superman » Howard. Et inutile de dire que le vert lui va bien. Capable de mettre dedans de loin, de claquer des dunks énormes du haut de son petit mètre 78, de gérer la pression d’un match et de mettre de grosses séries, il reste l’une des valeurs sures au delà de la ligne des 3pts. 

 

 

Avery Bradley : L’un des Rookie de la saison, son temps de jeu risque d’être très dépendant des blessures de deux joueurs susnommés.

 

 

Arrières :

 

 

Ray Allen : Le shooter le plus élégant de toute la ligue est encore là cette saison et notamment pour battre un record. Celui du plus grand nombre de shoot à 3pts réussit en carrière. Pour cela il lui manque 116 paniers à mettre lui qui en mets 180 par saison depuis quelques années, c’est a sa portée. Il est non seulement doué d’un talent inné et d’une gestuelle parfaite, mais en plus il est doté d’un sang froid hors du commun. Ray Allen est « Iceman ».

 

 

Delonte West : A part être l’amant de la mère de James, de connaitre des problèmes de drogues, de boisson, de pulsions suicidaires et des poursuites pour port d’arme illégal, West est aussi un joueur particulièrement complet. Il est de retour dans la ville où il a connu le moins de problèmes (c’est étrange…) Boston. Delonte West où le Hancock  de Boston.

 

 

Von Wafer : Il est capable de scorer, il reste un joueur qui sait faire ce qu’on lui demande. Mais il ne faut pas trop lui en demander. C’est un joueur unidimensionnel que doit en partie le fait de ne pas avoir été viré après le camp d’entrainement à des matchs corrects mais surtout à la blessure de West absent pour les 3 prochains mois. 

 

 

Ailiers :

 

 

Paul Pierce : C’est l’âme de cette équipe et une force de frappe non négligeable des deux cotés du terrain. Capable de défendre comme un mort de faim et de prendre des shoots impossibles, de prendre des rebonds et de provoquer des fautes. Il sait tout faire et surtout faire péter des câbles aux joueurs d’en face. Le plus fou c’est qu’il revient de loin. En effet, une nuit, il a été agressé dans une boite de nuit de Boston. Il a alors pris près de 11 coups de couteaux dans la face, la nuque et le dos. Il ne doit la vie sauve qu’à un blouson de cuir épais et à celui qu’il considérait comme son frère, Tony Battie, qu’il le porta en courant jusqu'à l’hôpital le plus proche. Paul Pierce c’est la rage de vaincre, l’envie de triompher, à n’importe quel prix. Paul Pierce est Cyclope, le symbole de son équipe et le chouchou du public (du Garden) à la fois

 

 

Marquis Daniels : Redoutable défenseur, capable parfois de scorer de loin, son véritable talent réside dans son impact physique redoutable pour un poste 2/3. Victime d’un KO en demi finale l’année dernière, il n’a jamais réussi a revenir dans les PO. C’est dommage pour lui qui devait essayer de bloquer Artest et/ou Bryant en finale.  

 

 

Luke Harangody : Inutile de dire que ca va être dur de passer devant l’un des joueurs que nous avons cités. Il est là pour apprendre et faire de la viande fraiche a manger a l’entrainement pour les vieux papas de l’équipe.

 

 

Ailiers forts :

 

 

Kevin Garnett : Des bras comme des tentacules, un shoot mi distance ravageur, une défense sur l’homme parmi les meilleures du monde et une capacité à rendre ses coéquipiers meilleurs. C’est l’un des joueurs les plus redoutables sur un terrain du fait de sa tendance plus ou moins volontaire à mettre des pains, des coups d’épaule, des coups de coude… Et en plus ce coté méchant est doublé d’une vraie capacité à faire sortir des joueurs de leurs matchs en les insultants, en les vannant, en leur parlant, en leur dunkant dessus ou simplement en leur rendant la balle bien fort... Le pire, c’est que le gens l’aime parce qu’il est vilain. Oh oui le vilain ! C’est le Wolverine des Celtics : un mec adorable et attachant pour ceux qui sont dans son camps mais profondément détestable quand on est en face…

 

 

Glen Davis : Il y a deux ans, quand on parlait de Davis, on pensait au petit gros qui pleurait comme un bébé dans sa serviette, sur le banc, après s’être fait engueuler par Garnett. « Big baby » Davis… Et puis, on a découvert peu à peu le joueur. Une force de la nature qui n’hésite pas a utiliser ses qualités pour faire mal à son adversaire. Naturellement pourvu de bonnes mains mais surtout une force surnaturelle, il reste un mystère pour la science : comment un mec avec un taux de graisse si élevé peut être un athlète aussi émérite ?  Il est le Blob.

 

 

Jermaine O’neal : Jusqu’à l’année dernière, il était le plus grosse arnaque du monde Nba. 20M$/an pour ne rien foutre. Des stats indigentes et une volonté qui n’était pas en adéquation avec ses moyens. O’neal au Heat qui voulait être champion, c’est comme si Guy Carlier cherchait à péter le record du monde du 400m… Mais malgré tout, le garçon a une carrière pas dégueu. Ses multiples blessures consécutives lui ont mis définitivement la tête sous l’eau. Il vient pour essayer d’avoir du temps du jeu et, c’est sur, on va lui en donner. Il fait parti des vieux briscards de cette formation et ses 900 matchs au très haut niveau vont aider la franchise dans les moments difficiles. Sa qualité principale, la force font de lui un être incertain : c’est la Chose.

 

 

Pivots : 

 

 

Shaquille O’neal : Est-il encore utile de présenter le Big cactus ? Le Diesel ? Le Shaq ? C’est peut être la dernière saison de celui qui restera comme le pivot le plus dominateur de l’ère moderne. Futur membre du très restrictif hall des légendes, il vient pour apporter du poids de l’expérience et des points dans la raquette. Il va libérer des espaces pour Garnett et sa présence est non seulement signe qu’il veut gagner un titre et pas des sous mais surtout qu’il vient essayer de battre Kobe Bryant son meilleur ennemi, avec l’équipe rivale des Lakers, Les celtics. Sa force surhumaine et sa stature de colosse font de lui : Hulk.

 

 

Semih Erden : On l’appel le turque parce qu’on ne sait pas dire son prénom. On l’appel le turque parce qu’il est turque et parce qu’on ne sait pas d’où il vient exactement. Il faut bien le dire, il arrive en tant qu’inconnu et personne ne cherche a le connaitre. Les grandes stars américaines que sont les deux O’neal ou encore Garnett voyait en lui de la viande fraiche a malaxer dans la peinture. Mais ce brave garçon est surtout du haut de ses 24ans et de ses 2m08 un joueur qui a tout gagné dans tous les clubs où il est passé, qui sait mettre des points défendre et prendre des rebonds. Il vient se tester à l’échelon supérieur et il y a des défenses qui ne vont pas vraiment rire face à lui. On va vite apprendre son prénom.

 

 

Kendrick Perkins : « Que celui qui a déjà vu Perkins sourire lève la main… Personne ? ok. » Voilà qui résume bien le personnage. Sans être aigri, il ne donne pas vraiment envie de lui mettre des grandes claques dans le dos en l’appelant Jaqueline… En plus d’être assez disuasif niveau blague de potache, il est d’une intelligence qui tranche avec les taches obscures auxquelles il s’attèle. C’est un monstre physique mais surtout un joueur qui inspire une certaine crainte. Salement touché en finale Nba, il est absent 6mois. Espérons que l’abondance de bien à l’intérieur ne le prive pas de cette progression qu’il connait depuis 5ans. Perkins, c’est Le fauve.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Rondo le power rangers vert

SG : Allen Icemen

SF : Pierce Cyclope

PF : Garnett Wolverine

C : J. O’neal La Chose

 

6ème homme : Nate Robinson / Saquille O’neal / Glen Davis / Delonte West…

 

 

Conclusions : L’effectif est monstrueux, l’ambiance est super bonne (en témoigne les vidéos publiées sur le net montrant des joueurs multipliant les blague de potaches et les jeux), le talent et l’expérience inhérent aux play-offs est une évidence, le coach en place semble le seul au monde à pouvoir tenir tête a tout de beau monde et surtout l’envie de tous ces joueurs de finir sur une bonne note est telle que, franchement, ont les voit bien aller au bout. Seulement l’effectif est talentueux, oui, mais franchement âgé. Le 5 majeur et le banc sont pachydermiques, oui,  mais les égos sont aussi proportionnel et au moindre grain de sable, tout peut partir dans le mur.

En gros, cette équipe sur le papier fait rêver tout les gars qui suivent un peu la Nba. Mais les résultats ont intérêt à arriver vite sinon ca sent la grosse déception…

Les X men sont en campagne et ils veulent la peau du géant Lakers.

 

Notre pronostique : 3ème a l’est. On sait qu’ils vont gérer une partie de la saison pour ne pas être cramé en PO.  

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Rugby : Les compositions (10ème journée)

22 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Les compositions de la 10ème journée : Les compositions en temps réel.

 

Retrouvez au fil de la journée du vendredi et du samedi matin les compositions du week-end de rugby qui s’annonce chargé.

 

Racing – Aviron Bayonnais :

 

 

Racing métro :

 

Le XV titulaire : Scarbrough ; Bobo, Chavancy, Vulivuli, Saubade ; (o) Wisniewski, (m) Lorée (cap) ; Battut, Chabal, Leo'o ; Qovu, Dellape ; Tuugahala, Festuccia, Brugnaut.

Remplaçants : Noirot, Zimmerman, Van der Merwe, Cronje, Fillol, Mi.Bergamasco, Vaquin, Lo Cicero.

 

A noter :

 

Nallet au repos, c’est le duo Qovu Dellape appuyé par Cronje sur le banc qui recevra les basques de Bayonne.

Lorée sera le capitaine, Fillol sur le banc. Pas de Nicolas Durand.

Pas de Steyn, pas de Masi, pas de Fall mais tout de même une grosse ligne d’arrières avec Bobo et Vulivuli les deux fidjiens et Chavancy et Saubade, deux postulants a l’équipe de France.

Sur le banc, 6 avants pour 2 arrières : attention si il y a de la casse, Leo’o ou Battut devrait passer derrière

 

 

Bayonne :

 

 

Le XV titulaire : Elhorga ; Huget, Lacroix, Mazars, Peyras-Loustalet ; (o) Boyet, (m) Garcia ; Martin, Baget, Boutaty ; Flavell, Linde ; Avril, Roumieu, Iguiniz.

Remplaçants (à choisir parmi): Héguy, Lafond, Lea'aetoa, Treolar, Marmouyet, Puricelli, Audy, Fauqué, Pietersen, Gerber, Ziegler.

 

A noter :

 

Quelques soucis en première ligne coté bayonnais et notamment l’absence de deux piliers internationaux Boyoud et Baïocco et du troisième ligne centre Dwayne Haare.

Une ligne d’arrière 100% française (c’est rarissime) avec 7 joueurs plus dense que d’habitude, probablement pour contenir la puissance francilienne.   

Boutaty, fer de lance de la défense de l’aviron, jouera 3ème ligne au cotés de Baget et Martin : du poids et de la détermination qui ne feront pas de mal. Mais attention au manque de mobilité du pack face a un pack, lui, probablement plus mobile (Leo’o/Battut/Chabal/Qovu…).

 

 

 Et on continu avec les matchs du samedi. Comme souvent, seul Cheicka a deja donner la composition de son équipe, les autres tomberont entre Vendredi et Samedi matin. 

 

Stade Français – Toulon :

 

 

Stade Français :

 

Le Xv titulaire : Southwell ; Arias, Bastareaud, Rodriguez, Philipps ; (o) Beauxis, (m) Dupuy ; Burban, Parisse (cap), Haskell ; Papé, Marchois ; Slimani, Szarzewski, Roncero.

Remplaçants : Sempere, Weber, Palmer, Rabadan, Mi. Bergamasco, Oelschig, Bousses, Joly.

 

 

A noter :

- Toujours pas de Tiesi, vrai régulateur de cette ligne d’attaque. C’est le polyvalent et non moins talentueux Redriguez qui continu a jouer premier centre.

- Slimani sera titulaire pour l’une des premières fois de la saison. Gerber recule encore dans la hierarchie des piliers droits.

- C’est la grosse équipe parisienne qui s’apprête à recevoir Toulon au stade de France. Seul Palmer titulaire habituel est sur le banc.

 

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Le retour de la Nba (partie 21) : Les Trailblazers de Portland

20 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les TrailBlazers de Portland :

 

Les Blazers où l’archétype de l’équipe aux prises de décisions étranges : qui peut passer à coté de Jordan (ils draftent alors Sam Bowie), mettre ensemble des drogués, des grandes gueules, la moitié des joueurs mentalement ou pénalement sujet a des problèmes de la Nba, le tout en ayant des résultats au delà de toute espérance à part Portland ?   

Quand on pense à Portland, on pense évidemment a Clyde Drexler. Mais plutôt que de parler d’un hall of famer ultra connu, on va lui préférer la plus grande gueule de Nba.

Cette année, Rasheed Wallace dit le « Sheed » a tiré sa révérence après une carrière absolument épique. Le Sheed où le joueur qui a pris le plus de faute technique pour contestation de l’histoire de la Nba, l’homme qui a shooté tous ses tirs de la main gauche pour emmerder les entraineurs qui l’avait fait venir pour le All star Game alors qu’il était en vacances, le mec qui flirtait avec les pom-pom girls d’en face en plein match, l’homme qui lançait des phrases assassines aussi bien dans la presse que sur le terrain… Et c’est une page qui se tourne : celle de l’équipe des « Jail blazers » (jeu de mot, « jail » signifiant « prison » en anglais) et de leur cohorte de grands malades : Wallace, Bonzi Wells, Isiah Rider et Damon Stoudemire les drogués… De cette équipe, pas un ne joue plus en Nba.

Aujourd’hui, après un grand ménage de printemps, les Blazers présentent un effectif bien plus lisse : plus de drogue, plus d’arme dans les vestiaires, plus de grandes gueules et plus de problèmes mentaux de toutes sortes. Pourtant, la malédiction des Jail Blazers est encore là, présente. Depuis la reconstruction de l’équipe, pas une année ne passe sans qu’un grand malheur où qu’une malchance plus que suspecte ne s’abbate sur les joueur de Portland. Exemple : l’année dernière, l’équipe a connu une saison de dingue. Se sont blessés dans l’ordre Batum (4mois : épaule) Fernandez (3mois : cheville) Greg Oden (1an : multiple ligamentoplastie du genou), Prizbilla (6mois pour un tendon rotulien + 6 mois après être tombé dans sa douche et s’être brisé le genou a nouveau), Roy et Aldridge (a eux deux, ils ont joués avec des problèmes aux genoux, épaule, cheville ou encore bassin), Camby (cheville 1mois). Même leur coach est frappé par la malédiction (rupture du talon d’achille…)

Cette saison démarre sur les mêmes bases, puisque Pendergraph vient d’être opéré des ligaments du genou et ne jouera pas de la saison.

Un état de lieux des forces encore en présence s’impose en leur souhaitant de rester entier jusqu’au bout du championnat.

 

Staff :

 

Coach : Nate McMillan. Bien qu’il soit compétent, sympathique ou encore qu’il sache s’entourer, une petite mise au point purement objective s’impose. Au delà de l’hyper dépendance des Blazers vis-à-vis de leur grand leader Roy, et dans une moindre mesure Aldridge, et surtout du manque de seconde option notamment du a un coaching assez moyen au niveau des mises en positions des autres joueurs, ce qui inquiète le plus c’est que Nate McMillan avec Portland n’a pas passé une seul fois un premier tour de draft, n’a jamais fait une saison a plus de 54 victoires et ne semble pas capable de changer l’image que l’on a des Blazers : une équipe jeune et prometteuse mais incapable de jouer les premiers rôles. 

 

 

GM : Rich Cho. Il vient juste de débarquer et a tout a prouver. Il prend la relève d’un homme qui a fait un boulot formidable et qui a été viré avec un manque de classe absolument fou : Kevin Pritchard. Il a été viré a mois d’une heure de la draft sans qu’aucune raison ne soit donné. Cho a une belle carte de visite mais on va bien voir ce qu’il est capable de faire ici.

 

 

Meneurs :

 

 

Andre Miller : Un meneur a l’ancienne. Incapable de mettre un dunk, de joueur a un autre poste, de prendre 10 rebonds… Enfin le strict opposé de jeunes loups à la sauce combo gard (meneur hyper dynamique et physique capable de prendre des rebonds et de scorer). Mais il a une science du placement, de la passe et du petit shoot qui fait mal qui le place parmi les meneurs les plus réguliers de la ligue. Un bon meneur d’attaque placés.

 

 

Jerryd Bayless : sorte de dingue du shoot capable de mettre d’enorme série comme de mettre un 2/15… Il est trop instable pour être titulaire et il joue beaucoup pour sa truffe mais il reste une force de frappe de premier ordre face a une défense un peu molle sur le meneur.

 

 

Patrick Mills : Seconde saison ici pour lui. Après 3 matchs en 2009-2010 il doit espérer plus de temps de jeu. On lui souhaite sans trop y croire.

 

 

Arrières :

 

 

Brandon Roy : le joueur le plus complet de cette équipe, l’un des plus sous-cotés de Nba. Son absence l’année dernière durant une grosse partie de la saison a fait très mal au Blazers et son apport aussi bien offensif que défensif est primordiale pour Portland.

 

 

Rudy Fernandez : La diva espagnole se sent mal a Portland, il parle régulièrement de rentrer en Espagne, il n’aime pas la Nba, il développe mal son jeu, on ne lui fait pas confiance, on lui manque de respect… Mais seulement il met 5 paniers a 3 pts de moyenne par match depuis le début de la pré saison, Roy n’a de cesse de lui répéter qu’il a un rôle majeur ici et que Portland compte sur lui. C’est un jour oui, un jour non… Il est aussi insupportable que talentueux. C’est dire.

 

 

Wesley Matthews : Après une saison Rookie prometteuse et surtout des PO absolument bluffantes, Matthews vient pour avoir du temps de jeu aussi bien au poste 3 qu’au poste 2. La greffe devrait prendre et du temps de jeu lui semble promis.

 

 

Ailiers :

 

 

Nicolas Batum : Batman est l’un des meilleur défenseur a son poste, annoncé comme l’arme absolu contre les scoreurs, pouvant aussi bien défendre sur le meneur adverse que sur le poste 3, il a pris tour à tour le marquage de Bryant, Carter, Paul, Parker, Johnson ou encore Rose. Et quand on sait qu’il va avoir de plus en plus de responsabilité en attaque et que son staff lui fait une confiance aveugle ou presque, l’avenir semble tout tracé pour celui qu’on compare souvent avec un autre illustre joueur des Blazers, Scottie Pippen.

 

 

Luke Babbitt : Gros scoreur en Université, il vient pour capitaliser du temps de jeu en étant la première option sur le banc pour suppléer Batum auteur d’un pré saison jusqu'à présent moyenne. Une très bonne recrue pour l’avenir.

 

 

Dante Cunningham : Un joueur solide qui peut dépanner a l’intérieur, il reste un joueur utile mais trouve surtout sa place sur le banc. Il pourrait exploser cette saison mais cela semble plutôt improbable.

 

 

 

Ailiers Forts :

 

 

LaMarcus Aldridge : De super mains et une capacité a shooter a 5-6 metres du cercle, LMA est l’un des grands leader offensif de cette équipe. Il a joué bléssé une grande partie de la saison l’année dernière et on espère le voir de retour en grande forme.

 

 

Jeff Pendergraph : On va juste profiter de cet endroit pour rappeler son forfait pour la saison a venir. Dommage lui qui progressait vraiment depuis l’année dernière.

 

 

Pivots :  

 

 

Marcus Camby : Gobeur de rebonds devant l’éternel, il est l’un des joueurs les plus expérimenté de la ligue avec pas moins de 900 matchs au compteur. Il a un shoot a 6 mètres, chose impensable chez les pivots modernes, et il tourne à 10 pts 10 rbds et 2 contres en carrière ! Un vrai monstre du poste.   

 

 

Greg Oden : Le petit bonhomme en mousse… Trois saisons qu’il a été drafté et seulement 80 matchs Nba pour celui qu’on annonçait comme le nouveau Shaquille O’neal. Il se dit capable d’être All star, il devrait déjà commencer par jouer plus de 25 matchs par saison… C’est un bon joueur mais à l’image de l’équipe, on finirai presque par ne plus croire en son réveil.

 

 

Joel Pryzbilla : Un gros et grand pivot spécialiste du rebond et de la défense, il fait du bien a toutes les équipes où il est passé. Un bon remplacent de qualité.

 

 

Steven Hill : Un joueur très limité mais vu la malédiction qui frappe tous les intérieurs de Portland, il pourrait avoir du temps de jeu…

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Miller

SG : Roy

SF : Batum

PF : Aldridge

C : Camby

 

6ème homme : Fernandez

 

Conclusion : A moins qu’une tempête frappe directement le Rose Garden ou qu’un tremblement de terre détruise la moitié de Portland, on ne voit pas comment la poisse pourrait plus pourrir la vie de la franchise que ce qu’elle a fait l’année dernière. Cette saison devrait être celle, pour la 3ème année de suite, du vrai renouveau de la franchise. Mais il faut dire que ca met tellement de temps à prendre qu’on fini par ne plus y croire… ils ont des armes, des capacités et une qualification en PO semble presque acquise. Mais la vraie question est : allez en PO, mais pour quoi faire ?

 

Pronostique : 7ème a l’est.  

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Le retour de la Nba (partie 20) : Les Spurs de San Antonio

19 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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San Antonio :

 

Attention, franchise-éléphant en vue ! Une équipe monstre, capable de gagner 3 championnats en 5ans, terreur des années 2000 avec les Pistons, présent systématiquement en PO depuis plus de 10ans et le tout dans une conférence d’un niveau terrible. Ils ont incarnés la rigueur avec Duncan-Robinson, la folie et le talent avec Ginobili, la jeunesse avec Parker, la défense acharnée avec Bowen. Ils ont brisés tous les gros, les mastodontes de la ligue. Ils ont livrés des batailles épiques et ceux qui ont connus les Spurs des années 2000 ont tous en tête les images du duel hors du commun entre des Pistons jouant leur meilleur basket et des Spurs appliqués et rodés au système de mister Pop alias Greg Popovich. 

Mais il s’agit a présent d’une équipe où les leaders commencent à vieillir, où la relève tarde vraiment à arriver et où surtout l’essoufflement sportif est palpable. Bienvenu à San Antonio Texas, le cimetière des éléphants Nba… 

 

 

Staff :

 

 

Coach : Greg Popovich. Un coach mythique, 4 finales autant de victoires, un palmarès fou (4 titres mais aussi plus de 800 victoires en carrières contre moins de 400 défaites, coach de l’année en 2003, sélectionneur pour team Usa pendant 3ans…)  et un charisme à foutre les jetons à n’importe quel Sicilien. C’est une grande figure du coaching et un amoureux du basket. Il est solide et n’hésite pas à faire des choix important. Mais a-t-il un défaut ? Et bien hélas oui : celui d’être, comme tout les grands entraineurs, extrêmement obtus, quitte à s’entêter dans une décision pourtant ouvertement mauvaise...  Qui a parlé de Jefferson ?!

 

 

GM : RC Bufford. Ancien recruteur et chef du recrutement, il est d’une discrétion qui détonne dans un monde pourtant si tourné vers le spectacle. Il reste une petite énigme a lui tout seul et son rôle semble limité a ce que Pop ne veut pas faire a savoir la paperasse.

 

 

Meneurs :

 

 

Tony Parker : Mvp des finales, seul meneur européen a réussir en Nba (etre titulaire ET champion), leader offensif de l’équipe, capable d’étouffer n’importe quel autre meneur, « TP » sort d’une saison très galère avec pas moins de 30 matchs loupés. Une première pour celui qui incarnait la solidité de l’équipe avec Duncan. Premier meneur a jouer comme il le fait (drop-shoot, jeu en pivot, beaucoup de pénétrations) et considéré comme l’un des joueurs les plus rapide de Nba, Tony est en forme et laisse entendre qu’il s’apprête a faire tout ce qui est en son pouvoir pour exploser les stats. On l’attend avec impatience en forme optimal du coté de SAS.

 

 

Gorge Hill : Révélation de l’année dernière, il a réussi la performance de pousser Parker sur le banc pour les PO. Un registre plus classique pour lui qui s’appui sur la vitesse et un shoot régulier pour déstabiliser les défenses. Capable de jouer 2, il est un super 6ème homme pour les Spurs.

 

 

Gary Neal : Annoncé comme un très bon défenseur et pouvant évoluer 1 2 ou même 3, il n’a pas été drafté en 2007 et a écumé quelques championnats aussi bien aux Usa qu’en Europe. Son profil est intéressant mais a moins d’une surprise, il ne devrait pas énormément jouer.

 

 

 

Arrières :

 

 

Manu Ginobili : Premier joueur a avoir gagné l’Euroligue, la Nba, les JO et avoir été All star, L’argentin reste le joueur le plus créatif de sa génération. Capable de passes aveugles, de dribbles entre les jambes de ses adversaires ou de shoots sans regarder le panier, il est le meilleur joker de cette formation. C’est une vraie trouvaille (il a été pris au 57ème rang de la draft) mais sa fragilité lui a bouffé quelques années de carrière. Espérons que ce soit a présent derrière lui.

 

 

Garrett Temple : Il a « joué » a Houston et Sacramento avant de s’essayer un peu aux Spurs. On voulait qu’il soit le prochain Bowen mais vu la déclaration de Pop en début de saison (« il me faudrait un Bowen avec 5 ans de moins ») il n’en a pas encore le niveau. Il devrait avoir sa chance ici ou au poste 3.

 

 

Alonzo Gee : Repéré en fin de saison dernière avec deux match de qualité sous les couleurs des Wizzards, Alonzo Gee espère avoir sa chance avec Pop.

 

 


Ailiers :

 

 

Richard Jefferson : Le plus gros flop des 250 dernières années aux Spurs… Il était venu pour faire oublier Bowen et amener aux Spurs l’espoir de rejouer le titre. Il a amener l’espoir de voir rejouer Bowen et a fait oublier le titre… Il n’est pas mauvais, ca serait mentir… Mais il n’est franchement pas bon non plus. Il sort de sa seconde pire saison au scoring, n’a pas apporter un plus aux Spurs et est passé loin (mais loiiiiiiiiiiiin) derrière des joueurs qu’ont présentait de son niveau (S. Jackson, H. Turkoglu ou d’autre…). En plus il a l’un des plus gros salaires. Un monde.  

 

 

Bobby Simmons : Spécialiste du shoot a 3 pts, il vient pour apporter du scoring longue distance a une équipe qui en manque. Il pourrait être vraiment important ici et dans ce rôle exclusif.

 

 

James Anderson : Quand on connait la réticence pour Popovich de faire jouer des petits jeunes, quand on sait que c’est un poste ou il y a concurrence et quand on sait que pour intégrer les schémas de jeu ultra fins des Spurs ca prend du temps surtout a un poste aussi déterminant qu’Ailier, j’espère qu’il a prévu un petit coussin pour ses fesses pour ne pas avoir trop mal sur le banc…

 

Ailiers Forts :

 

 

Tim Duncan : Son surnom est à l’image de ce qu’il est. « Dream Tim » : un joueur de basket hors norme, futur membre du hall des légendes, doublé d’un gendre idéal a l’égo inversement proportionnel au talent. Il est sur la fin et il mériterait une fin a son image : Grande !



Tiago Splitter : Un super joueur, grosse menace offensive et capable de marquer partout dans la raquette. Son mondial est prometteur puisqu’il a joué les yeux dans les yeux avec tous les intérieurs qu’il a eu a affronter. Une très bonne recrue pour les Spurs (la seule).  


 

James Gist : Gros mystère pour un joueur pris au 58ème range et franchement inconnu par le grand public. 


Pivots :

 

 

DeJuan Blair : Gobeur de rebonds devant l’éternel malgré son physique de lutteur lanceur de poids, son explosivité et sa volonté compense son coté frustre en attaque. Si il arrive a jouer 5 toute la saison : alléluia !

 

 

Matt Bonner : Un poste 5, roux, qui prend pas de rebonds et qui met des 3pts. Non je ne parle pas de Scalabrine mais de son frère caché Matt Bonner.

 

 

Antonio McDyess : Vétéran a l’intérieur, il continue à faire des stats et foutre des pains. Un vrai papa mais surtout une vraie option dans la rotation.

 

 

Si nous étions GM : 

 

PG : Parker

SG : Ginobili

SF : Jefferson

PF : Duncan

C : Blair

 

6th men : Hill

 

 

Conclusion : comment faire mieux avec moins bien ? C’est là toute la question qu’il faut poser. En effet, en gardant les memes joueurs tous plus vieux d’un an, en ne changeant pas le coach, pas le staff, même pas le maillot, il faudrait réussir à être de nouveau une équipe qui fait peur. Quand on sait que Parker risque de partir (seule membre du Big Three de moins de 34ans) et que les Spurs ont perdu des cartouches sur le banc, il faudrait presque déjà un miracle pour les voir champions. Déjà, atteindre les PO serait une bonne performance tant Duncan Gino et Parker semble émoussés. Qu’attendre de Parker après un repos mérité cet été ? Il ne pourra pas sauver la franchise a lui tout seul… Si ils arrivent en PO, leur énorme expérience pourra peser bien plus lourd que n’importe quelle autre équipe, mais ils n’ont pas les ressources ou même l’effectif pour qu’on puisse les comparés aux autres formations en course pour le titre et avec un âge similaire comme les Celtics ou, dans une moindre mesure, Dallas.

 

Notre pronostique : 6ème à l’Ouest.  

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Le retour de la Nba (partie 19) : Le Heat de Miami

16 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Le Heat de Miami :

 

 

Pour une fois, on ne va pas parler du passé de la franchise mais bel et bien son présent et surtout son avenir. Pour la première fois depuis au moins 50ans, trois des plus grandes stars, issues chacune d’horizon mais surtout d’équipes différentes, se retrouvent réunies pour être champions. Alors oui, on va me répondre : et alors le «Big three » des Celtics ?! Oui mais c’est la première ou trois grands joueurs dans la force de l’âge se réunissent.

Autant dire tout de suite, Lebron James, le double MVP en titre vient de prendre la décision la plus décrié de l’histoire du basket. Retour sur ce débat qui déchire maintenant les états unis.

Alors un jeune homme, leader de sa formation depuis son année Rookie, adulé dans sa région de Cleveland, présenté comme le messie d’une franchise qui n’a pas été franchement reluisante depuis des années, qui attire à lui pas mal de grand joueur qui voient en lui une chance d’être champion. Voilà la petite vie tranquille de Lebron « the king » James. Seulement voilà : il a un égo surdimensionné, le QI d’une palourde et il n’a pas envie de passer une carrière à la Barkley ou à la Webber : une reconnaissance individuelle mais pas de titre. Alors pour bien marquer le coup, faire parler de lui, faire mousser les sponsors (mais avant tout faire parler de lui), il organise une sorte de Star-Academy du basket ou il fait passer des auditions a toutes les équipes qui voudraient le recruter. Il voit passer les Knicks, qui lui proposent éééééééééééénormement d’argent (on parlera d’une garantie de gains en carrière de presque 1 milliard de dollars en lui réservant un pourcentage sur les ventes de billets, de produits dérivés et des parts dans l’actionnariat), les Clippers, qu’il snobera, des Nets, qui sortent l’artillerie lourde avec la venue de Jay-Z himself, les Bulls, avec leur projet a long terme autour de Rose qui fait saliver, et le Heat qui lui propose de s’associer avec Wade. Mais le paroxysme de la stupidité est atteint quand LBJ organise autour de sa petite personne une émission spéciale en prime-time pour annoncer sa décision. Cette émission intitulé « the décision » nous laissera voir LBJ assis sur une chaise pendant une heure, raconter ses exploit passé avant de dire d’un ton très neutre qu’il quittait sa franchise de toujours (et en les laissant clairement dans la merde) pour rejoindre celle d’un des rares adversaires à sa taille : Wade.

Imaginez une seconde Jordan s’associer à Magic Johnson, O’neal avec Duncan, Olajuwon qui signe avec Patrick Ewing… Une hérésie qu’ont dénoncé toutes les anciennes gloires de la Nba.

La décision de Bosh, moins télé-médiatisé mais tout aussi dégueulasse a été identique : quitter sa franchise de toujours après avoir joué avec les nerfs des fans pendant 3mois.

Et voilà qu’à l’aube de cette saison qui s’annonce épique s’avance l’équipe qui cristallise à la fois le plus d’espoir et le plus de haine de toute la Nba.   

 

Un point sur l’effectif :

 

 

Staff :

 

 

Coach : Erik Spoelstra. Nommé par Riley, il a plus ou moins limité la casse l’année dernière en se qualifiant pour les PO malgré un effectif pas folichon. Il a une pression de fou : celle de réussir à être champion avec le plus gros effectif de la ligue. Et ca c’est pas simple pour sa troisième année.

 

GM : Pat Riley. Un coach qui loupe deux fois les PO en 20 ans, qui joue 9 finale Nba pour 5 victoires, une moyenne de 61% de victoire en carrière et presque 2000 matchs en tant que head-coach… Respect.  Le fait d’avoir pu conserver Wade qui était a deux doigts de faire ses valises, d’avoir fait venir deux des 3 meilleurs agents libres de Nba et avoir réussit en une saison de passe a une équipe moyenne à l’équipe ultra favorite pour le titre, c’est du bon boulot.

 

 

 

 

Meneurs :

 

 

Mario Chalmers : Un meneur un temps annoncé comme un vrai tueur, il tarde à faire ses preuves. Il est en difficulté en club depuis quelques temps à tel point que Arroyo lui passerait devant dans la rotation sans plus de surprise que ça.  

 

 

Carlos Arroyo : Un shooter solide et plutôt bon gestionnaire, il est probablement le meneur le plus solide de cet effectif. Mais ca n’est pas forcement une gloire quand on voit la concurrence…

 

 

Eddie House : L’un des meilleurs shooters en sortie d’écran de la Nba, sa puissance de feu sera précieuse pour Miami.

 

 

Patrick Beverly : Il fait partie des joueurs qui sont là pour faire le nombre. Rien de plus fou que d’espérer jouer un peu.

 

 

Arrières :

 

 

Dwayne Wade : Le grand leader de son équipe, il est l’un des meilleurs joueurs de l’ère post-Jordan. Sa capacité à se créer des shoots et surtout à étouffer son adversaire seront précieuse. Mais son leadership et sa capacité a créer pour les autres sera déterminante.  

 

 

Mike Miller : Il est venu pour mettre des points mais aussi pour jouer avec son ami James et être champion. En gros une saison bien fun en perspective pour l’un des joueurs les plus difficiles à contrôler.  

 

 

Kenny Hasbrouck : Un joueur qui va découvrir la Nba aux cotés de grandes stars. C’est pas mal comme baptême.

 

 

Ailiers :

 

 

Lebron James : Que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ? Il est le meilleur joueur de Nba ou en tout cas le plus complet, peut marquer de partout et est un athlète complet à tout point de vue. Gros défenseur, passeur, créateur, ultra physique… Seule la tête ne suit pas toujours mais bon, on lui pardonne.

 

 

James Jones : Encore un joueur unidimensionnel. Spécialiste du tir a 3 points, il risque de pas mal cirer le banc.

 

 

Da’Sean Butler : N°3 dans une rotation ou ca risque de peu tourner, il va prier pour jouer les garbage time et les matchs déjà joués d’avance…

 

 

Ailiers Forts :

 

 

Chris Bosh : L’un des meilleur a son poste, il est un très bon rebondeur et peut être le meilleur attaquant au poste 4 avec Nowitzki et Stoudemire, il risque d’être plus important que les autres intérieurs du fait de sa polyvalence et surtout de sa capacité a gagner ses duels.

 

 

Udonis Haslem : Un joueur assez important au rebond mais aussi en tant que 6ème homme, il peut jouer 4 ou 5 sans trop de difficulté. Il est assez lent mais plutôt efficace près du panier. Un bien bon joueur.

 

 

Shavlik Randolph : Bon… ben là … je ne sais pas quoi dire…

 

 

Juwan Howard : Enorme expérience et pas maladroit dans la raquette, il est là pour faire le papa des intérieurs.

 

 

Pivot :

 

 

Zydrunas Ilgauskas : Une lenteur pléonastique et une capacité presque indigne au rebond pour un joueur de sa taille… Mais aussi un vrai physique, un shoot à 6 mètres de fou. Il va amener du poids inside.  

 

 

Joel Anthony : Pur défenseur contreur, il est là pour s’occuper du sal boulot. Il en faut…

 

 

Jamal Magloire : Dans le même registre qu’Anthony, l’All-star surprise des années 2000 apporte toujours à travers des séquences courtes. Un vrai rebondeur naturel.

 

 

Dexter Pittman : Après un travail physique intense, ce joueur a perdu presque 50 kilos en 2 ans pour réaliser son rève de jouer en Nba. Son temps de jeu sera limité mais rien que la performance mental et physique vis-à-vis de sa perte de poids devrait lui attirer une large part de sympathie au club.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Wade

SG : Miller

SF : James

PF : Bosh

C : Anthony

 

6ème homme : Chalmers

 

Conslusion : Il y a une chose certaine, ils seront en PO. A moins d’un cataclysme ils devraient même  finir en tête de la conférence ouest. Mais je le dit dès cette période : je ne les vois pas battre ni les Lakers, ni les Thunders, ni le Magic, ni les Celtics… Cet effectif manque quand même de profondeur et le banc de toutes les équipes précitées vont laminer le Heat en PO. Cette équipe n’a pas encore joué que tout le monde veut déjà la battre.

 

 

Pronostique : 1er à l’Est. 

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