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Les Petites Histoires du Sport

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Le retour de la Nba (partie 7) : les 76'ers de Philadelphie

26 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Sixers de Philadelphie :

 

 

Voilà, une légende s’est en allée après une saison bien triste. Le grand retour du fils prodigue A.I (en anglais intelligence artificielle) alias « The Answer » alias Allen Iverson, dribbleur fou, shooter né, phénomène en tant que meneur et trash talker devant l’eternel vient de tirer une demi révérence. Une fin de carrière annoncé par tous sauf par lui qui semble encore être le seul à y croire… un peu… Orphelin de son leader charismatique, l’équipe des 76’ers entame cette nouvelle saison avec un roster tout nouveau et un nouveau coach. Cette formation, que l’on annonce déjà comme casse tête du fait de l’embouteillage de joueur a certain poste, aux échanges assez étrange et à la draft franchement maladroite, vise les PO. Mais que penser de cette équipe qui vit encore avec le fantôme de l’année 2001 et de la plus grande opposition d’égo des années 2000, Kobe Bryant face à Allen Iverson. Depuis ce temps, inutile de dire que l’on végète sévère en Pennsylvanie et les grands moments dans une saison se font aussi rare qu’une journée de chaleur au mois de Mars sur les bords du Schuylkill. Seule motif d’espoir : le renouveau économique de la ville et les PO de 2008 où les joueur de Philly ont accroché les futur finalistes Nba, les Magics 4 à 2.

 

Seulement voilà, comme nous vous le signalions juste avant, a peu près tout a changer chez les 76’ers : nouveau roster (effectif) nouveau front office (manager/entraineur et staff) et surtout nouvelle mentalité. Sans plus attendre, un rapide tour de l’effectif :

 

 

Staff :

 

Coach : Doug Collins. Un temps pressentit, Avery Johnson devait relancer la franchise a lui tout seul. Seulement il n’est pas venu, préférant les Nets et leur potentiel plus intéressant. C’est donc ce brave Doug qui doit assurer ! Statistiquement, il est à 53% de victoire en tant que coach. Il n’a plus entrainé depuis 2003 et sa dernière franchise c’était celle de Washington où un certain M. Jordan prenait se retraite suite a un match face à… Philadelphie ! La boucle est bouclée en somme… Qu’en est-il de son niveau en tant que coach Nba ? Mystère.

 

 GM : Ed Stafansky. GM depuis 2007, sa gestion est pour l’instant… suspecte… perdre un des seuls et unique poste 5 de l’équipe au profit d’un poste 3 innutile et, pour ne citer qu’un seul exemple, un indice de sa vision du basket. Si ca marche c’est très fort, si ca ne marche pas, c’était franchement prévisible.

 

 

 

Meneurs :

 

Jrue Holidays : En voici un que le départ de Iverson ne va trop attrister. Annoncer par son propre coach comme l’un des futurs meilleurs a son poste (parmi les 5 meilleurs pour être précis), son année Rookie prometteuse ainsi que la confiance du staff devrait le rendre, en effet, meilleur cette année. Une bonne vision de jeu, de la vitesse et un bon shoot. Un meneur complet.

 

 

Louis Williams : Joueur dynamique et shooter, l’émancipation rapide de Holidays lui est, il faut le dire, franchement défavorable. Il a pourtant tout pour s’imposer et ses 14 points de moyenne plaident pour lui.  

 

 

Arrières :

 

Jodie Meeks : une des recrues de cette saison, il arrive en provenance des Bucks. Son shoot et son jeu flashy devrait mettre de la vitesse dans une équipe qui pourtant n’en manque pas. Il est un peu seul a un poste où c’est un peu le désert autour de lui. Une chance pour lui qui voulait du temps de jeu. Reste a savoir si le recrutement est bouclé.

 

 

 

Ailiers :

 

André Iguadola : Iggy est de retour avec de bonnes intentions. Fini le scoreur qui arrose, bonjour le Iguadola nouvelle version qui défend et qui fait des passes. Il dit que team Usa l’a transformé, reste à savoir si cela se voit. L’un des plus gros dunkeur de Nba.

 

 

Evan Turner : Le numéro 2 de la draft. Son talent est indéniable. Il peut jouer arrière ailier ou même meneur dans les grands jours de disette. Mais le problème, c’est qu’il se situe dans le même registre qu’Iguadola, franchise Player de cette équipe. Mêmes qualités, mêmes défauts. LE grand problème est de savoir si leur association sera un moyen de gommer leurs défauts mutuels (« - et - =  + ») ou si leurs défauts vont ne fait que renforcer ceux de l’autre. Et puis surtout : qui faire débuter sur le banc ? Doit-on favoriser la jeunesse ou le symbole ? Un vrai casse tête.

 

 

André Nocioni : L’argentin n’arrivait a rien aux Kings. Son départ soulage la franchise de quelques millions et pourrait libérer un joueur qui se montre toujours très doué avec sa sélection. Reste a savoir lequel des deux Nocioni est venu : le joueur limité aux 3 points dans les corners des Kings où le touche a tout de l’équipe d’Argentine. En tout état de cause, son temps de jeu sera limité, a moins d’une explosion à la Scola.

 

 

Jason Kapono : Shooter très efficace dans le registre catch-and-shoot, il a du mal à faire autre chose. Il peut dépanner en 4 même si ses qualités de rebondeurs laissent à désirer. Un bon remplaçant qui peut étirer les défenses.

 

 

Thadeus Young : Sorte de kangourou du basket, il peut « voler » très très haut. Son shoot extérieur peut aussi s’avérer une arme et les chances de le voir titulaire poste 2 sont réelles. Son poste naturel (3) est sévèrement bouché, son temps de jeu dépendra de sa capacité à jouer autrement.

 

 

Ailiers forts :  

 

 

Elton Brand : Une carrière compliquée et rendue encore moins simple par les blessures : il a joué a peine 120 match en 3 ans. Ce joueur All star joue de moins en moins, se rate régulièrement et son impact sur le parquet est tellement étrange et sinusoïdale que l’on en vient a se demander comment il a pu être au ASG. Mais force est de constater que les joueurs de sa trempe ne court pas les rues. Il reste titulaire malgré ses lacunes de plus en plus visibles en défense. Il sort de sa pire saison en carrière : espérons que celle-ci soit meilleure.

 

 

Darius Songalia : Joueur courageux et doué offensivement (mais à moins de 2 m du panier), il vient donner un coup de main à cette équipe en musclant un peu le secteur intérieur. Des minutes l’attendent.

 

Marreese Speights : Jamais titulaire ou presque, son apport offensif se limite a des petits shoots facile ou des dunks. Mais Il progresse en témoigne ses stats avant sa blessure l’année dernière : 5 match sur les 10 premiers a plus de 15points. Un espoir pour Philadelphie

 

Craig Brackins : bon… encore un qui est là pour faire le nombre… qu’il est doux de faire plus de 2m05 en NBA…  

 

 

Pivots :

 

Spencer Hawes : Le jeune ex-Kings a la lourde tache de faire oublier un vrai gars bien, Sam Dalembert. Offensivement doué, sa défense qu’on qualifiera gentiment de suspecte pourrait s’avérer être un vrai problème. Sorte de symétrie parfaite de Dalembert : tout les opposes dans leur jeu. Espérons pour lui qu’il prenne plus de plaisir ici.

 

Tony Battie : il est là pour apporter plus d’expérience que de contre et de rebonds. Il en est a sa 15ème saison en NBA. Il est là pour donner des fautes et des conseils.

 

 

 

Si nous étions le GM :

 

PG : Holidays

SG : Young

SF : Iguadola

PF : Brand

C : Hawes

 

6ème homme : Turner

 

Conclusion :

 

 

Pour conclure, les données sont simple : il faut faire mieux avec des joueurs soit moins bons, soit loin d’être complémentaire sur le papier le tout sous la houlette d’un coach loin d’être magique. Les objectifs sont élevés mais très durs à atteindre. Le souvenir de Allen Iverson va encore longtemps hanter les travées du Wells Fargo Center, en attendant mieux. Le renouveau attendu, a commencé : on a  changé le logo…

 

Pronostic : 12ème à l’est.  

 

 

 

 

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Top 14 : les résultats de la 8ème journée

26 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

On commence ce retour sur la journée de top 14 écoulée avec les résultats ! 

 

Ce qui est à retenir : la victoire de l'Usap, dans la douleur une fois de plus. Mais ce qui compte c'est qu'ils continuent a prendre des points malgré les blessures a n'en plus finir. Bayonne eux perdent a domicile pour la première fois. Le bonus défensif sera une maigre compensation pour un match qui finalement, était a leur portée. 

 

La défaite des trois derniers du championnat : La Rochelle défait a Montpellier, Bourgouin et Agen qui eux perdent a domicile sans bonus face à Toulon et au Stade Français. 

 

Les grosses écuries sortent victorieux du week-end : Clermont l'emporte dans un match pas joué d'avance face aux Castrais, le Racing bat le B.O mais concède le bonus défensif. Seul Toulouse fait match nul face a Brive. 

 

Seul Montpellier arrache le bonus offensif, quand dans le meme temps l'Aviron et Biarritz prennent le bonus défensif. 

 

 

8e Journée
  Montpellier 26 - 6 La Rochelle

Aviron Bayonnais 25 - 26 Perpignan

ASM Clermont Auvergne 24 - 6 Castres Olympique

SU Agen 12 - 27 Stade Français

Racing Métro 92 17 - 12 Biarritz Olympique

Brive 16 - 16 Toulouse

Bourgoin 3 - 26 Toulon

 

 

Au classement, le MHRC prennent la tête, le Racing continu son très beau début de saison. Dans le même temps le championnat se bi-polarise : le mini championnat entre Agen, La Rochelle et Bourgoin risque de durer jusqu'à la fin de la saison. Enfin les poids lourd du championnat commencent a lancer leur vraie saison : la H-cup arrive et les préparation physiques très dure touchent à leurs fins.  

 

1 Montpellier 27 8 6 0 2 190 127 63
2 Racing Métro 92 27 8 6 0 2 242 183 59
3 Toulouse 23 8 4 1 3 230 148 82
4 Toulon 23 8 5 0 3 185 134 51
5 Aviron Bayonnais 22 8 5 0 3 179 159 20
6 Perpignan 22 8 5 1 2 153 156 -3
7 ASM Clermont Auvergne 19 8 4 0 4 171 132 39
8 Stade Français 19 8 4 0 4 226 188 38
9 Biarritz Olympique 19 8 4 0 4 153 151 2
10 Castres Olympique 18 8 4 0 4 175 172 3
11 Brive 17 8 3 1 4 149 166 -17
12 La Rochelle 10 8 2 0 6 131 233 -102
13 SU Agen 7 8 1 1 6 118 242 -124
14 Bourgoin 6 8 1 0 7 124 235 -111

 

 

La semaine prochaine, le choc de la journée : Toulouse - Racing. 

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Bayonne - Usap : le résumé du match

25 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

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Voilà a peine quelques heures, se déroulait le match opposant le vice-champion de France a l'équipe reléguée sportivement l'année dernière mais maintenue du fait de la relégation économique du MTGXV. Ce match, qui apparait ainsi déséquilibré est en réalité la rencontre entre une équipe en pleine confiance et notamment a domicile, Bayonne, et une équipe très affaiblie par les blessures notamment de son capitaine et en convalescence psychologique après un début de saison marquée par un manque de confiance après la finale perdue, Perpignan.  

 

Coté Bayonnais, c'est match de gala : nouveau maillot, grosse équipe, une volonté affirmée de faire de Jean Dauger une véritable citadelle. De l'autre, Perpignan viens au pays basque amputé de 16 joueurs. Les espoirs et les néo-professionnels sont au nombre de 7 sur la feuille de match. 

 

Pourtant, l'entame est purement catalane. En moins de 20 minutes, les Catalans marquent 2 essais et 1 pénalité pour mener rapidement 17 à 3. En face les plaquages loupés, l'indiscipline et surtout l'inefficacité en attaque est assez stupéfiante. Mais peu à peu, a force de pillonner les fondations de l'Usap, les bayonnais mettent leurs adversaires a la faute. La botte de Boyet remet les siens en selle et à la mi temps, l'Aviron recolle à 2 points, 17-15 à la mi temps. 

 

Ce qui frappe d'abord c'est l'indiscipline indigeante a un tel niveau. Plus de 20 pénalité de chaque coté en moins d'une heure. Ensuite, les plaquages loupés du coté de l'aviron : pas une actions sans voir un bayonnais rater son intervention. En face, la conquête catalane est bancale. Les touches sont difficiles et si la mêlée domine énormément mais le manque d'"intelligence" de la première ligne, souvent pénalisé pour des anticipations, des écroulements stupides ou autre sape tout le boulot... La domination est bayonnaise mais l'efficacité et la puissance physique est pour l'Usap.

 

Mais ce qui devait arriver arriva : le discipline est d'un coup vraiment trop pesante pour l'AB. Les pénalités coûtent des points. Malgré le retour plein de courage des basques, et les deux essais qui sont le fruit de beaux efforts, le fait de donner des pénalités a portée de fusil de la botte de Porical est un frein trop important a ce niveau là. 

 

Bien que la balle de la gagne était belle et bien dans les pieds de Boyet, l'ouvreur de Bayonne et que sa dernière tentative a la sirène et très lointaine (55m en coin) échoue a quelques centimètre des poteaux, cette victoire de l'Usap n'est pas non plus scandaleuse.  Petite analyse rapide : 

 

 

Un match de tranchée :

 

La première chose a retenir de ce match, c'est l'intensité et surtout la puissance physique imposée par les catalans. Durant les 30 premières minutes, les duels sont presque toujours remportés par les joueurs sang et or. En face, les bayonnais sont courageux mais se heurte souvent a une grosse défense.

Ce travail d'usure porte ses fruits notamment sur la fin de match. Les joueurs de Lievremont ont ainsi beaucoup tenté mais sans vraiment de réussite jusqu'en deuxième mi temps. En face, les ballons de récupération provenant souvent de gros plaquages ou de duels remportés sont exploités a fond (notamment sur les deux essais catalans). Mais surtout, la fin de match au couteau et la gestion de la fin de match a été largement a l'avantage de l'Usap. 

 

Une conquête "schizophrène"

 

Une première mi temps en mêlée entierement à l'avantage des catalans qui ont marchés sur les bayonnais. Puis la traditionnelle vague de coaching de la 60ème minute et là : patatra ! Plus de liaisons, des reculades énormes, des vrais soucis pour conserver les ballons sur sa propre introduction pour les arléquins perpignanais ... Les jeunes issus du centre de formation sont encore trop tendre en témoigne les deux dernières mêlée dont celle amenant l'ultime pénalité. 

 

A l'inverse, la touche, véritable point fort pour l'Usap en temps normal a été dominé par les bayonnais. Et pourtant, la dernière touche, peut-etre la plus importante et c'est l'une des rares touches complement ratée...

 

Les meilleurs : 

 

==> Coté Usap :

- Villaceca : Pénible, puissant et très physique, il s'affirme comme un 2ème ligne de devoir et surtout comme un postulant à l'équipe de France. 

 

- Chouly : très actif, sa blessure semble loin derrière lui. Sur le match il marque des points par rapport a Puricelli ou Martin. Il a souvent fait jouer après contact et son apport est très important en ce moment du fait des blessures : l'un de ceux qui ne recule presque jamais.

 

- Cazenave : un peu juste physiquement, il dynamise et assure le lien avant trois quart avec une justesse bluffante a son age.

 

- Hume : Sa sortie correspond au gros coup de moins bien catalan. Son match de retour signe le retour d'un platane en défense et d'un des meilleurs animateur du club sang et or.

 

- Mermoz : il revient petit a petit a son meilleur niveau. Déjà très bon contre Agen, il signe une nouvelle perf de qualité. Du tout bon pour les bleus.

 

- Porical : Très bon dans son jeu au pied, souvent bien placé, il est rarement pris en défaut sur le 3ème rideau. 

 

- Mention : les franchissements de Candelon / La puissance de Tuilagui. 

 

 

==> Coté Bayonne : 

- Roumieu / Héguy : deux supers lanceurs actifs. Leur relais et leurs matchs respectifs sont l'une des raisons de la bonne performance des basques dans le jeu courant. 

 

- Linde : Gros combattant et super sauteur, il stabilise le pack a lui tout seul. 

 

- Haare : Une technique individuelle très fine, un joueur alliant puissance et vitesse, jeu de passe et placement. Il n'est pas sans rappeler Parisse, les rafuts en moins. 

 

- Elorgha : Un joueur de classe ,sur une mi temps il a donné la pleine mesure de son talent dans son jeu au pied, son placement ou encore ses relances. Son suppléant, Pietersen y est allé de son essai et sa vitesse a fait du bien a l'aviron. 

 

Mention : Le jeu de guerrier de Martin / L'animation de Boyet 

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Le retour de la Nba (partie 6) : Les Clippers de Los Angeles

25 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Los Angeles Clippers :

 

Depuis maintenant 26 ans (1984), les Clippers vivent dans l’ombre de leurs illustres voisins, les Lakers. Véhiculant une image franchement vieillotte, articulé autour de joueurs incapables de produire leur meilleur basket, comme « vaudooïsé » par les dieux du basket, comptant sur un staff qui flair souvent les bonnes affaires mais incapable de faire prendre la mayonnaise a leur effectif… Voici une petite analyse des forces et des faiblesses d’une équipe qui lutte pour exister : Les clippers de LA. 

 

Tout d’abord, retour sur la saison précédente. Au mois de Juillet, pour la première fois depuis très longtemps, les Clippers sont heureux. Ils disposent du premier choix de Draft et choisissent alors un joueur talentueux, actif, puissant et capable de scorer : Blake Griffin. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. En plus de cela, les cas Zach Randolph, Rickie Davis ou encore Dunleavy sénior sont du passé. Les fondations semble stable et l’esprit de la franchise qui a déjà changé avec le recrutement de Eric Gordon ou Baron Davis semble plus sain que jamais.

Seulement voilà, le prodige attendu, Griffin, arrive en boitillant… Diagnostique ? C’est le tendon rotulien. Opération, rééducation, entrainement…  Un temps annoncé en janvier, puis en février, puis en mars, c’est toute la saison qu’il s’apprête à louper. Catastrophe en Californie. Le N#1 de la draft sera absent toute l’année.

 

Après une saison franchement moyenne, une de plus, le coach alors en place, Hugues, est viré.

 

La question est la suivante : qu’attendre d’un équipe comme celle des Clippers, articulé autour de quelques bons joueurs mais surtout de très bon espoirs ? Et surtout, comment réussir a faire cohabiter des joueurs au profil et au poste similaire comme Al-Farouq Aminu et Blake Griffin ?

Un point sur l’effectif.

 

 

Staff :

 

Coach : Vinny Del Negro. Une sorte de sorcier qui, tout en subissant clairement une pression et des comportements franchement insupportable, a mener deux années de suite les Bulls en PO. Et quand on sait qu’il l’a fait sans véritable poste 4, un gros soucis poste 2 et avec ses joueurs majeurs régulièrement blessés, inutile de dire que c’est une vraie recrue de talent.

 

GM : Neil Olshey. En place depuis peu de temps, il semble motivé par le fait de monter une franchise plutôt stable et cohérente et de rompre avec le signe indien. Les recrues sont très peu nombreuses mais ont fait comme on peut de ce coté du Staples Centrer.

 

 

Meneurs :

 

 

Baron Davis : Le leader offensif de la franchise, du talent plein les mains et un shooter de l’extrême. Il peine a retrouver son niveau assez stratosphérique de son époque Warriors, mais il reste une des meilleures armes des Clippers.

 

 

Randy Foye : Ancien Wolve et Wizzard, shooter dynamique et rapide, il va avoir du temps de jeu et pourrait le rentabiliser.

 

 

Arrières :

 

Eric Bledsoe : il a vécu dans l’ombre du petit génie de sa Fac, Wall. Il n’était même pas le second leader ni même le troisième. Il est pourtant très efficace, complet et va apporter de la fraicheur à cette ligne arrière.  

 

 

Eric Gordon : joueur flashy, dunker et shooter, il progresse d’année en année. Cela l’a même emmené jusqu'à la sélection nationale cet été, titre mondial à la clef.  

 

 

Willy Warren : Pris au second tour, son avenir reste plutôt sombre.

 

 

Ailiers :

 

 

Ryan Gomes : Joueur unidimensionnel, son shoot a trois points de qualité va étirer les défense et sa défense sur l’homme permettre quelques stop défensif importants.

 

 

Rasual Butler : Sorte de copié-collé de Ryan Gomes, ce shooter/défenseur est moins fort que le joueur susnommé

 

 

Brian Cook : Lui-même, sorte de copie de Butler, shooter dunker de qualité, capable de très grosse séries si on l’oublie dans les corners, son temps de jeu sera limité aux blessures et aux punitions des autres…

 

Ailiers forts :

 

 

Blake Griffin : L’espoir de tout un club. S’il est aussi prometteur que ce que l’on annonce, les Clippers vont compter énormément sur lui. A-t-il les épaules pour ca ? Là est la question. Son physique devrait le laisser tranquille et son jeu ultra dominant va quoi qu’il arrive faire du bien.

 

 

Al-Farouq Aminu : Ailier fort défensif et contreur, son profil n’est pas sans rappeler certain des ses illustres prédécesseur comme Kemp. Il y a moins d’attente autour de lui que Griffin mais son intégration sera primordiale dans la rotation des Clippers.  

 

 

Craig Smith : Son rôle plus important que prévu après la blessure de Blake Griffin lui a permi de faire quelques stats l’année dernière. Cette année sera plus dure pour lui mais il aura un rôle de remplaçant. Après tout peut arriver…

 

 

Pivots :

 

 

Chris Kaman : Néo All star et rebondeurs instinctif, son jeu a 4-5 mètres du panier est redoutable. L’allemand est désormais seul ou presque pour couvrir le poste et si il reproduit une saison comme la précédente, il pourrait revenir au ASG.

 

 

DeAndre Jordan : Annoncé un temps comme très prometteur et bientôt dominateur, il tarde a confirmer. Son stage de l’été lui aura peut-être fait du bien. C’est a souhaité.

 

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Davis

 

SG : Gordon

 

SF : Gomes

 

PF : Griffin

 

C : Kaman

 

6ème homme : Aminu ou Bledsoe.

 

Conclusion :

 

Les clippers vont encore une fois avoir du mal a exister cette année a l’ombre de Lakers. Mais la question ne se pose même plus. Avec un effectif hybride (ni jeune ni vieux), les Clippers souhaiteraient juste retrouver les PO. Ca va être dur, il faut être honnête. Mais avec Griffin ou Aminu, si l’amalgame ne se fait pas que faire ? Les solutions de replis ne sont pas vraiment nombreuses. Un point positif : ils disposent encore de pas mal de marge pour recruter ou échanger d’un point de vue économique. Les transferts ne sont pas finis : on ne sait jamais, d’autant qu’un blockbuster deal se prépare (un gros gros gros échange concernant plusieurs équipes et pas mal de mouvements.)

 

 

Notre pronostics : 10ème à l’ouest.  

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Coup de théâtre en NBA : Don Nelson limogé

24 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

Comme je vous l’expliquais il n'y a de ça que quelques heures, Don Nelson était l'homme qui plombait à lui tout seul la franchise des Golden State Warriors. Et bien ca n'est plus le cas ! 

 

En effet, le coach mythique mais, empêtré dans un entêtement sans nom, vient tout simplement de se faire virer. On doit respirer du coté des fans des Warriors. Seulement nous sommes dans la dernière ligne droite, à quelques jour du début des camps d'entrainement... Alors que penser de cette décision qui aurait du être prise, déjà en fin de saison dernière ? 

Il est évident qu'a long terme cette décision est la bonne. Elle va permettre de changer de philosophie de jeu, de redonner une chance aux joueurs tricards depuis des mois, rendre encore un peu plus attractive la franchise. 

A court terme c'est moins évident et plus que le fond de cette décision, qui s'imposait, c'est le timing de ce choix qui est véritablement dangereux. Mais comme on dit en Nba dans 90% des situations : "wait and see".  On annonce déjà Keith Smart pour reprendre le flambeau. 

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La petite histoire de... Jason Robinson

24 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

Jason Robinson, l'homme qui courrait plus vite que ses problèmes

La petite histoire de... Jason Robinson

 

 

Chronique du ghetto ordinaire, celle d’une ville ouvrière et marquée par la violence et le chômage, celle d’un gamin désœuvré qui se réfugie dans la boisson. Celle d’un homme qui pense que Dieu peut lui offrir une seconde chance. Une chance qu'il a croqué à pleine dent et dont il s’est goinfré à s’en faire mal au bide ! Voici la petite histoire de... Jason Robinson, l'ailier qui courrait plus vite que son ombre. Mais surtout plus vite que ses problèmes.

 

Maltraité par son père, le sport comme échappatoire 

 

Jason voit le jour le 30 juillet 1974. Il ne connaitra jamais son père. William Thorpe, c'est son nom, est un homme noir d’origine jamaïcaine. Thorpe claque la porte de la maison et abandonne tout. Il n'y a pas le sous chez les Robinson...  Seul cadeau d'un père déserteur ? Un patrimoine génétique un peu particulier et sa couleur de peau. Mais pas d'argent et pas d'avenir.

 

Sa mère, d’origine écossaise, refait sa vie. Son nouveau "Jules" est un blanc. Les enfants avec qui il débarque à la maison des Robinson aussi. Jason est le seul noir de cette famille recomposée. Sa différence, il va la payer vite et fort. Il devient la cible des colères de son beau-père. Et les colères, c'est le quotidien.

 

Maltraité, Jason Robinson trouve refuge dans ce qui reste pour la plupart des gamins du quartier une des rares façon de s’en sortir : briller sur le terrains. Les années passent, la vie est toujours aussi rude. Heuresement, il y a cet échappatoire. Le sport, encore et toujours. Loin du rugby à XV et des réunions de bourgeois endimanchés, c’est dans le sang et la sueur que Jason Robinson se forge. Il joue au rugby, oui. Mais celui où l’on ne baisse pas les yeux, celui où l'on se fracasse dans les autres, où l'on se défie à grand coup d'épaule. Celui où on se fait très mal : le rugby à XIII.

 

Son arme : des appuis d’une fréquence et d’une légèreté étonnante, une vitesse de sprinter. Un physique un peu banal mais un sens du placement et une envie de faire mal à chaque contact. De quoi faire de lui un phénomène de précocité.

 

Une enfance à fuir, le rugby s'offre à lui 

 

Seulement, dans les quartiers ouvriers de Leeds au cœur des années 80, on apprend à grandir vite. Très vite. Les bagarres, les premières cuites, les dimanches où il joue au bingo avec sa mère, le combat incessant pour joindre les deux bouts, la semaine de vacances annuelle à Scarborough, la vente de cuivre et de plomb, les petits jobs chez l’épicier, l’idolâtrie et la protection de se maman contre les excès de violence de son beau-père… Entre tout ça, Jason se construit peu à peu une coquille. Un grosse carapace dans laquelle il s’enferme. Une protection contre la dureté de la vie.

 

Quelques jours après son 17ème anniversaire, il fuit. Ultime moyen de s'en sortir. Il fugue de chez lui et profite de cette escapade pour signer son premier contrat professionnel dans la "joyeuse" ville de Leeds. 

 

Une enfance gachée, une vie d'adulte d'excès 

 

Jason Robinson passe alors d’un coup à l’âge adulte. Après une enfance bien nulle, le voilà déjà dans le monde féerique des contrats, des salaires, des obligations, des traites, des loyers, des emmerdes… le tout dans ce bunker mental qu’il se forge.

 

Pour sortir de son petit monde, il plonge dans le grand. Et le grand monde quand on a 17 ans ? Les soirées. Les soirée encore et toujours. Mes soirées qui se multiplient. Les soirées comme mode de vie. Sa vie devient une immense soirée. En l’espace de 2 ans, il passe du petit verre pour se décoincer un peu, à la bouteille pour se défoncer la tête. Une sorte de marathon éthylique.

 

Il a à peine 19ans et il tombe dans la terrible spirale de l’alcoolisme. Le pire ? Ce joueur est tout simplement monstrueux… Il gagne avec Wigan, son nouveau club, tous les trophées qui passent. Il est élu meilleur débutant et chaque année son équipe claque un nouveau record de victoire. Il est convoqué dans le squad de l’équipe nationale pour affronter les All-blacks.

Robinson décrira dans son livre un monde fait de sorties et d’excès jusqu’au vendredi, puis d’un match le week-end et d’une nouvelle semaine de folie sans limites jusqu’au vendredi d’après. Cela pendant 4 ans.

 

Le talent pur ne protège pas toujours 

 

Seulement, à vivre comme Icare, ont fini par se bruler les ailes. Et à vivre comme un jet-seter, la vie diurne devient fade. Une lente chute dans le n'importe quoi qui atteint son point d'orgue en 1994.

 

Robinson est remplaçant pour la finale du championnat. Alors qu'il a disputé presque tous les matchs, il se console en vidant quelques bouteilles. Dans la foulée il décide d’aller voir le président pour gueuler. Peine perdu. Il observe le match depuis le banc, où il est absolument incapable de dissimuler son état. Boulli, sur le banc, lors de la finale du championnat. Du génie.

 

Shawn Edwards, son coéquipier de l’époque avouera plusieurs années après que non seulement Robinson n’avait jamais parlé de son enfance, mais qu’il n’était pas connu pour son alcoolisme noitoire. En tout cas pas plus que les autres...

 

La rencontre qui change sa vie... 

 

L’homme qui joue la finale à sa place ? Un Tongien nommé Va'aiga Tuigamala. Une sorte d’ange gardien pour Jason. Comme la majorité des insulaires de la région pacifique, Tuigamala est très pieux. Il n’est pas rare de le voir ou de l’entendre réciter des passages entiers de la bible de mémoire. Il parle à Jason comme il pourrait parler à son petit frère. Son emprise sur Robinson est toute relative. Il invite Jason à la réflexion, lui conseille des lieux d’écoute et de discussion, lui sous-entend que parler à Dieu pourrait l'aider… Sans véritable effets sinon d’éveiller une forme de curiosité chez l’Anglais.

 

Jason avoue s'être alors posée une question : "Comment cet homme, si loin de chez lui, semble aussi heureux ?"

 

Toujours en cette année 1994, Jason réussi un autre exploit : mettre enceinte deux femmes à quelques mois d’intervalle. Celle qui sera son épouse, Amanda Whitehill accepte cette situation. Seulement la consommation de spiritueux monte crescendo. Amanda craque et retourne vivre chez sa mère. Elle lance un ultimatum à son petit-ami : il arrête de boire ou elle le quitte. Après une nuit intense de réflexion, c’est l’image de son coéquipier Tuigamala qui s’impose a lui. Il décide alors de prendre contact avec une structure chrétienne d’aide à l’alcoolisme.

 

Le passage à XV, la révélation du phénomène 

 

La repetance commence. Mais le véritable virage à lieu en 1999. Le futur coach du XV de la Rose, Clive Woodward à un plan et il veut convaincre Jason Robinson de passer au rugby à XV. Le technicien essuit un premier refus poli. Robinson est un joueur de XIII. Point barre. Merci, au revoir.

 

Mais Woodward est un malin. Il profite d’une brouille au sujet du contrat que Robinson doit signer quelques mois plus tard avec son club. Il convaint le futur arrière de "son" XV d'Angleterre. Jason Robinson signe chez le prometteur club de Sale. La suite est à l’image du joueur, fulgurante : première convocation internationale après seulement 10 matchs. 

 

En quelques mois il devient l’arme fatale des Anglais. Après le pragmatisme tinté d’arrogance de Jonny Wilkinson, le jeu léché mais prévisible de Mike Catt, les frigos américain Tindall et Tait, après les "Inglourius Bastards" Johnson, Kay, Vickery, Back, Worsley, Leonard, Thompson... Voilà que les Anglais se mettent à fabriquer des joueurs capable de crocheter, de feinter, de surprendre. De jouer comme des Français. Des tricolores de l'époque, unanimes sur Rocket Robinson. Christophe Dominici lâche, "quand tu le voyais arriver, avec ses genoux qui montaient à bloc, tu pouvais commencer à transpirer. Tu regardais si la troisième ligne n'était pas trop loin". Même son de cloche chez Imanol Harinordoquy, alors troisième ligne. "Quand il démarrait au cul de la mêlée, il vallait mieux ne pas trainer à sortir".

 

En 2003, intégré à merveille dans les schémas anglais, Robinson joue la Coupe du Monde en Australie. Parcours sans faille : le XV de la Rose colle des petées à tout le monde. En finale, il inscrit un essai mémorable. Il ne transperce pas forcément la défense comme il le fait d'habitude. Décalé en bout de ligne, il marque un essai facile. Mais plein de rage, il explose la gonfle contre le sol australien en arrivant dans l'en-but. Il lache alors un retentissant « Come on ! ». Wilkinon termine le boulot, froid comme une lame. Le 22 novembre 2003, Jason Robinson devient juste champion du Monde.

 

Un joueur appaisé qui aspire à la quiétude 

 

Le temps qu’il s’efforce à rattraper à travers ses courses folles passe vite. Les années s'écoulent. Plus l'alcool : Jason reste sobre. Une fois retiré des terrains, Jason a trouvé, au moins un temps, le repos. Après avoir mis sa carrière entre parenthèses pour se consacrer aux siens (il a 5 enfants) en 2005, il décide à 34 ans de raccrocher définitivement les crampons. Au lendemain de sa retraite il trouve refuge dans un havre de paix. Un lieu coupé du monde. Plus de télé, plus de téléphone, plus d’internet.

Il vit comme un Hermite quelques temps. Probablement le temps de s’en remettre à Dieu, celui qu’il pense être son sauveur. Et de profiter de sa famille nombreuse. Une famille qui reste pour lui comme un fil d’Ariane, le chemin qui le guide à travers les épreuves depuis cette fameuse année 1994.  

 

Lorsque l’on évoque, ou que l'on évoquera, Jason Robinson, l’image qui restera sera celle d’un petit gars d’à peine 1m73, qui pouvait battre n’importe qui en un contre un et qui a fait souffrir autant de défense qu’il est possible d’en imaginer. Ses crochets « électriques », ses courses folles, ses appuis, ses inspirations, ses coups de folie, ses exploits, ses percussions sauvages, ses plaquages déterminées...

 

Personellement, ce sont aussi les sueurs froides qu'il me foutait dès qu'il touchait la gonfle, ce sont les frissons de le voir éliminer un adversaire d'un cad-deb à 2000 à l'heure. C'est aussi l'image d'un joueur attachant, atypique, sucitant autant la crainte que le respect. Un joueur tout simplement différent et magique.  Si Lucky Luke a prouvé qu'il était possible de tirer plus vite que son ombre, depuis Jason Robinson, je suis certain qu’on peut courir plus vite que ses problèmes.

 

En cadeau : Will Greenwood, Laurence Dallaglio ou Ben Kay qui décortiquent une action de folie de Jason contre le Pays de Galles. (En Anglais)

 


 

Palmarès : Il compte à son actif 30 essais en 56 sélections, un titre de champion du monde à XV, vice champion du monde à XIII et à XV, vainqueur du 6nations en 2001 et 2003, champion d’Angleterre à Xv en 2006, vainqueur du championnat d’Angleterre 1992, 1993, 1994 et 1995 à XIII et vainqueur de la coupe du monde des clubs en 1994.

 

 

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Le retour de la Nba (partie 5) : Les Warriors de San Francisco

23 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Golden State :

 

Un cadre merveilleux, une équipe qui a tout pour réussir dans une des plus belles et des plus riches villes américaine, San Francisco, et surtout une capacité hors du commun a se mettre dans la mouise… Voila en quelques mots ce qui fait le particularisme de cette équipe des Warriors.

Articulés autour d’un homme adepte du run and gun*, Don Nelson, coach plus que contestable, la franchise de l’Etat doré se morfond dans les profondeurs du classement depuis quelques temps déjà. L’entêtement de Nelson, un logo Haas-been, des couleurs de maillots horrible, un effectif complètement déséquilibré, un GM pied et poings liés par un budget plombé par le salaire exorbitant de Nelson (et surtout sa durée), voilà en quelques mots les raisons d’un échec presque constant. Quand on ajoute a cela les départs de Magette (de loin le joueur le plus régulier), Randolph (jeune joueur hyper prometteur), Turiaf ou encore Raja Bell ou Azubuike a l’intersaison et de Jackson, Baron Davis, Pietrus, Barnes, Crawford etc… en quelques saisons… Qu’attendre de cette équipe cette saison ?

 

Premier élément de réponse qui peut paraitre secondaire, mais qui est en réalité primordial vis-à-vis des fans et surtout du pouvoir d’attraction médiatique : fini le maillot affreusement criard et qui respire les années 90 orange fluo, pour un maillot blanc bleu et jaune. Fini le logo guerrier qui ne permet pas d’identifier la ville, pour un retour aux sources, celui du plus célèbre symbole de San Francisco, le pont ! Ce premier lifting purement esthétique est peut-être la première pierre d’un immense chantier : celui de la construction d’une franchise a la fois performante et durable. Et il faut le dire : c’est pas gagné…

 

L’effectif ?

 

Staff :

 

Coach : Don Nelson. Alors âme sensible s’abstenir, ca va saigner. C’est indéniablement la plus grosse arnaque du basket à un tel niveau d’exigence sportive. Alors certes, il est 5 fois champions Nba en tant que joueur, il est trois fois meilleur coach de l’année, il est un Hall of Famer en puissance, il détient le record de victoire pour un coach (il dépasse les 1332 victoires contre les Timberwolves)…

Mais c’est aussi et surtout celui qui plombe une franchise par son obsessions du « tout pour l’attaque », qui peut flinguer des carrières avec des choix hallucinants (faire jouer Pietrus Ailiers Forts, critiquer Biedrins a tel point qu’il souhaite ouvertement partir, ne pas faire jouer un espoirs du club Randolph pour d’obscures raisons), qui préfère faire son marché en D-league (sorte de ligue 2 de la Nba ou le niveau est très faible) pour recruter, qui est incapable depuis 3 ans d’accrocher les Play-off , qui n’a pas gagné un titre en 33ans de coaching, et surtout qui a gagné seulement 34 séries de Play off en carrière dont 9 ces 17 dernières années… Il jouit d’une réputation qu’il a construite entre 1976 et 1986 et s’appui sur une légitimité vieille de presque 30ans. Et pour ne rien arranger, il est profondément antipathique et un talent vraiment hors du commun pour se brouiller avec ses meilleurs éléments. En bref, il est aussi inefficace que couteux (6 Millions d’euros pour tanker** toutes les saisons). En somme : scandaleux.

 

 

GM : Larry Riley. En place depuis 1ans, il est a l’origine du choix des Warriors de prendre  Curry à la draft. Les effets de la nouvelle politique devrait, si tout se passe bien, porter ses fruits cette saison. A moins que…

 

Meneurs :

 

Stephen Curry : petit phénomène du shoot, ce joueur capable de séries longue distance est en route pour marquer encore un peu les esprits cette saison en bénéficiant du fauteuil de titulaire.

 

Monta Ellis : Selon ses propres dire, « le meilleur joueur de la Nba après Kobe Bryant », le joueur le plus arrogant outre-Atlantique. Il a incontestablement du talent mais son égo et sa relation particulière avec Curry font de lui un joueur plus dangereux que réellement capable d’apporter de l’aide au poste 1. Peut-il jouer poste 2 sans briser l’équipe ? Pas sur…

 

Jeremy Lin : Capable de joueur 1 ou 2, ce pur produit de l’université de Harvard est là mais n’a pas encore de contrat garantit.

 

 

Arrières :

 

 

Charlie Bell : un temps présenté comme l’un des meilleurs défenseurs a ce poste 2, capable de presque tout faire, il est la meilleure recrue cette saison pour les Warriors. Petit bémol ? il n’est pas ce qu’on appel un « match-winner ». 

 

Rodney Carney : Ce bon remplaçant de devoir est là pour jouer quelques minutes. Nelson peut faire de lui un titulaire… On est à l’abri de rien avec ce mec…

 

 

Ailiers :

 

 

Dorell Wright : Plus connu pour ses photos nues que pour ses performances sportives, ce back-up de devoir va tenter d’apporter du scoring. Un de plus.

 

Reggie Williams : Joueur scorer qui vient de D-league, il l’est d’une des rares bonnes surprises des recrues de l’année passé.

 

 

Ailiers Forts :

 

 

David Lee : Rebondeurs, scoreur, guerrier, il était lassé de jouer poste 5 a NY et malgré les promesses de changement, il a demandé et a obtenu son départ. Pas de chance, il atterrit dans un endroit encore pire que NY, Golden State... Quand le sort s’en mêle en prime… Mis a part ça, il est un candidat au all star week-end.  

 

 

Epke Udoh : Drafté en 6ème position, joueur dynamique et défensif (oh mon dieu ! un joueur défensif aux Warriors !), il est déjà out pour la saison (ligaments du genou). Espérons qu’il apprenne vite a s’intégrer dans cette équipe, sans quoi la saison risque d’être hyper longue pour lui.

 

 

Brendan Wright : Arrivé avec une réputation de très bon joueur, il s’est rapidement blessé l’année dernière et n’a joué « que » 39 matchs. Il peut exploser cette année a condition de jouer.

 

 

 

Vladimir Radmanovic : Un temps machine a scorer de loin, le temps de jeu du grand Yougoslave s’est considérablement réduit ces dernières saisons. Il peut toujours scorer de loin mais son impact dans la raquette est famélique.

 

 

Pivots :

 

 

Andris Biedrins : Puching-ball de Nelson, il cristallise à lui tout seul toute la frustration du coach. Il devient responsable du manque de rebonds, du manque de réussite au shoot, de la faillite des systèmes… Nelson toujours aussi délicat lui aurait conseillé de shooter ses lancers francs de la main droite (Biedrins est gaucher) car « ca ne pourrait pas être pire en shootant de l’autre main ». Ce super rebondeurs et travailleur de l’ombre a crié son ras-le-bol cet été. Rentrera t-il dans les plans de Don après les départs de Magette, Turiaf et compagnie ? Mais surtout, Andris pourra t-il jouer en pleine possession de ses moyens en sachant qu’a la moindre faiblesse, il sera conspué…

 

 

Dan Gadzuric : Encore un poète dans la raquette a l’ouest… Rien de plus a dire que gare a vos dents quand il défend sur vous.

 

 

 

Louis Almudson : Véritable boule d’energie et défenseur dans l’âme, ce bondissant intérieur qui peut jouer 4 ou 5 est une recrue de tout premier ordre pour les Warriors. Si les Suns ont voulus économiser son salaire dérisoire, grand mal leur en a pris. Il devrait, a moins d’une surprise, intégrer la rotation très vite.

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Curry

 

SG : Ellis

 

SF : Bell

 

PF : Lee

 

C : Biedrins

 

6ème homme : Almudson.

 

 

 

Conclusions : Les Warriors, en dépit d’une politique de rajeunissement de l’équipe d’un point de vue marketing, apparait encore aujourd’hui comme un équipe plombé par un seul homme, le coach Nelson. Si l’effectif semble ni affaiblit ni renforcé, jamais l’équipe n’a semblé être autant disparate. C’est une sorte d’immense foire où les phénomènes les plus étranges se succedent sans vraiment convaincre. Curry semble talentueux mais tellement incompatible avec le second leader Ellis. Une raquette Lee/Biedrins dans le même registre risque de se marcher sur les pieds. Pas de vrai poste 3… Enfin bref : pour être honnête, je ne crois vraiment pas dans les chances des Warriors.

 

 

 

Notre Pronostic : 13ème a l’ouest.

 

 

 

 

*Le run and gun est une tactique visant à prendre le shoot le plus rapidement possible au cours de la possession de 24 secondes, le coach partant du principe que plus il y a de possessions et plus on a de chances de marquer beaucoup de points et donc d’espérer en mettre plus que son adversaire. C’est un peu comme si on jouait au foot avec 5 attaquants…  

 

** « Tanker » est en réalité le fait de rater volontairement sa saison pour avoir un tour de draft élevé, le système nba offrant les premiers choix aux équipes les plus faibles de la saison précédente. 

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Les (petites) informations de la planète rugby

22 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

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A l'étranger : 

 

On commence tout de suite ce petit tour du monde ovale par quelques informations blessures... En effet, John Smit, le capitaine des champions du monde sud-africains vient de subir une intervention chirurgicale aux cervicales et se tiendra éloigné des terrains pour les 3 prochains mois au minimum.

 

Toujours dans l'hémisphère sud, Sivivatu, l'ailier supersonique des All-Blacks pourrait reprendre plus tôt que prévu après une opération a l'épaule. Il est attendu dès le mois d'octobre, soit une avance de près de 3mois sur le calendrier de récupération classique. 

 

Plus près de chez nous, Trevise justifie sa place dans la ligue Celte ! Dès leur premier choc, ils l'emportent face a un cador Irlandais, le champion d'Europe 2008-2009, le Leinster. Durant ce match, un "contact dans la zone occulaire" conduit a la citation de l'international irlandais, Sean O'brien. Si les faits sont avérés, il encoure de lourde sanctions. 

 

Coté Ecossais, coup dur pour le 15 du Chardon. Phil Godman, l'ouvreur titulaire vient de se blesser sérieusement au genou droit. Diagnostique terrible a quelques mois de la coupe du monde : déchirure des ligaments internes du genou. Il en a pour, au minimum, 6mois. Dan Parks ou Chris Paterson devront répondre présent. 

 

 

 

Chez nous : 

 

A La Rochelle, Milhas se fait taper sur les doigts par la commission de discipline. Il paie lourdement son comportement à l'issue du match face à Toulon et sera éloigné du banc 40 jours. Toujours chez les maritimes, Dambielle lui prend 20 jours pour plaquage dangereux. 

 

A l'aviron, Filipo se blesse a l'entrainement. Il sera éloigné plusieurs semaines a cause d'une entorse de la cheville... 

 

Coté Castrais, la deuxième ligne souffre. Mathias Rolland victime d'une fracture du placher orbital, et Koulemine, d'une entorse du genou sont déjà forfaits. 

 

A Agen, Edmond-Samuel, victime d'une grosse béquille est forfait contre Paris. Dulin, victime d'une douleur a la tête du péroné est, lui, incertain. 

 

Enfin a Biarritz, Balshaw s'est lui aussi bléssé a la cheville et est dors et déjà forfait pour le derby de pays basque et pour le match face au racing. 

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Le retour de la Nba (partie 4) : les Wizzards de Washington

22 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

 

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Les Wizzards de Washington :

 

 

Attention : équipe prometteuse mais franchement explosive en approche ! Après une saison largement marquée par les soucis extra sportifs de leur franchise Player, Arenas, condamné pour port d’arme dans les vestiaires (avec son coéquipier Critterton il se sont braqué un flingue sur la tête pour une histoire d’argent perdu au poker dans un avion), les Wizzards sont de retour avec des ambitions de play-off.

L’année 2009-2010 a été celle de la fin de l’ère Jamison-Arenas-Butler. Le GM, Ernie Grunfeld, lassé des déboires sportifs et extra sportifs de son trio décide alors de littéralement faire exploser son groupe. Jamison aux Cav’s, Butler aux Mavs. Problème : personne ne veut d’Arenas… Qui pourrait vouloir d’un joueur avec des genoux en mousse, des problèmes psychologiques aussi importants que ceux de Mel Gibson et un égo à peu près aussi gros que celui de Lebron James ?  Réponse : personne. Arenas est donc le dernier vestige d’une époque où l’on croyait aux PO dans la capitale américaine.

 

Seulement voilà : avec beaucoup de réussite, ils héritent du premier choix de draft dans une année où l’un des plus gros prodiges de ces 5 dernières années se présente. John Wall. A peine 21ans, déjà des contrats publicitaires à faire pâlir des stars comme Arenas mais surtout un bagage technique et physique qui le place (déjà) comme l’un des joueurs les plus prometteurs et efficace de la grande ligue. Annoncé comme un grand crack depuis ses 13ans, il est peut être la baguette magique qui manquait a cette équipe de magiciens. Reste à savoir : la mayonnaise va-t-elle prendre entre Arenas, joueur brillant mais complètement déconnecté de la réalité, et Wall, sorte de gendre idéal de la middle class américaine ?

Sans plus tarder, un point sur l’effectif :

 

Staff :

 

Coach : Filip Saunders. Vrai bon coach, à Detroit il réalise la dernière bonne saison des pistons. Il apporte un certain équilibre offensif/défensif en poussant ses joueurs a s’investir défensivement, ce qui est vraiment primordial pour ces Wizzards, plutôt portés sur l’attaque.   

 

GM : Ernie Grunfeld. Sorte de manitou, il passe 15ans aux Knicks avant de rejoindre les Bucks puis les Wizzards. Le point d’orgue de sa carrière : échanger K. Brown (alors en perdition totale) contre Butler, futur joueur du All star Game.

 

Meneurs :

Arenas : Capable du meilleur comme du pire, son implication et sa capacité a jouer avec Wall a coté de lui seront capital. Si les blessures, les dérapages, les armes et la drogue l’épargnent, il peut vraiment apporter des points et de l’énergie. Peut jouer poste 2 sans plus de problèmes que ça.

 

Wall : Que dire de plus que ce qui n’a déjà été dit ? Un petit génie, une grosse capacité de travail et un talent sans égal. On attends patiemment de le voir en action. Non je rigole : on est tous a moitié épileptique quand on pense au temps qu’il reste avant de le voir en action…

 

Kirk Hinrich : Lâché par les Bulls (qui le regrettent déjà), il vient pour apporter des shoots a 3points, une capacité a driver une équipe mais surtout pour apporter une sorte de stabilité a l’effectif. Son rôle va être celui de joueur-psychologue-pacificateur… Tout un programme pour lui… Peut jouer arrière.

 

Arrière :

 

Nick Young : petite boule d’énergie et capable de scorer de manière frénétique, il reste un très bon back-up a ce poste. Abondance de bien ne nuit pas dans cette configuration là.

 

Ailiers :  

 

Josh Howard : Joueur aussi fragile que talentueux. Si et seulement si son corps le laisse tranquille, il peut apporter à cette équipe une régularité qui pourrait le conduire aux PO… Ca fait beaucoup de paramètres hypothétiques…

 

Al Thornton : L’ancien Clipper est franchement limité mais capable d’a peu près tout. Il prend des rebonds, il shoot, il court. Son QI basket est limité mais son envie compense « un peu » son port d’œillères…

 

Ailiers forts :

 

Andray Blatche : Meilleur joueur de la saison dernière, il est l’une des meilleures surprises de l’année 2009-2010. S’il reste au niveau qui était le sien aussi bien au poste 4 qu’au poste 5, il peut vraiment postuler à l’ASG.  

 

Yi Jianglang : Décevant depuis 3ans, on attend presque tous les ans le réveil du deuxième chinois de la NBA. Son shoot mi distance et ses capacités offensives sont indéniables. Mais sa faiblesse défensive fait de lui un joueur qui coute plus de points qu’il en apporte.  

 

Trevor Booker : Auteur de statistiques vraiment prometteuse, physiquement impressionnant, son apport devrait être plus important que ce que l’on peut croire.

 

Pivots :  

 

JaVale McGee : Pivot prometteur et bondissant, un temps membre de team usa, sa jeunesse et son énergie font de lui le titulaire probable à ce poste. Limité offensivement, il n’a pas de shoot pour le moment.

 

Kevin Séraphin : Un jeu dos au panier vraiment fort, il a vraiment tapé dans l’œil des recruteurs us qui se sont permis de le choisir sans l’avoir vu à l’entrainement avec eux. Il se trouve dans une équipe où il pourrait s’épanouir, du fait de la concurrence plutot limité et de la présence d’un coach a vocation défensives qui pourrait lui faire franchir un palier.

 

Hilton Armstrong : Il est là pour mettre des pains et donner des coups. Il ne brillera pas par son jeu fin et son intelligence sur le parquet…

 

Si nous étions le GM :

 

PG : Wall

SG : Arenas

SF : Howard

PF : Booker

C : Blatche

 

6ème homme : Hinrich

 

Conclusions :

Il s’agit d’une équipe prometteuse mais ou l’ambiance est franchement horrible depuis 3ans. Wall est l’un des jeunes les plus talentueux de la Nba, il est favori légitime pour le trophée de rookie de l’année mais il n’a pas un doctorat en psychologie et reste à savoir comment Arenas le dingue va prendre le fait de perdre le leadership de « son » équipe. Inutile de dire que si le courant ne passe pas, Arenas à tout à perdre. La faiblesse relative intérieure ne pourra pas être compensée par les seuls Booker et Séraphin, et cela risque de couter des victoires.

 

Notre pronostic : 8ème a l’est.  

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Le retour de la Nba (partie 3) : Les Kings de Sacramento

21 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Sacramento Kings :

 

 

Aujourd’hui, c’est au tour de l’un des vraies déceptions de ces 5 ou 6 dernières années : les Kings. 

Pour ceux qui n’ont pas connus la grande époque des Kings, ce qu’il faut savoir est simple : il s’agit là d’une des plus belles équipes des années 95-2000 : Divac, Webber, Peja Stojakovic, Bibby ou encore Christie… Seulement voila : le départ des uns et des autres, le poids des années et les blessures plus ou moins récurrentes ont privés cette équipe d’un titre qui lui semblait promis durant 4ans. Les Kings connaissent une grosse crise fin 2006 : Artest, le franchise Player, Musselman le coach et le trio Bibby-Artest-Martin part en vrille. Les deux premiers passent plus de temps dans les tribunaux que sur le parquet et le super trio de star ne s’entend plus. Bibby et Artest sont transférés a quelques mois d’intervalle en échange de … presque rien… La franchise ère dans les profondeurs du classement et rien ne va plus à Sacramento. En plus de ça, le leader offensif, Martin, se blesse rapidement et loupe près de 40 matches en 2008… quand la malchance s’en mêle en plus…

 

Pour en revenir a aujourd’hui, il s’agit d’une équipe en plein reconstruction. Des jeunes, des promesses, des associations qui sont en plein rodage et des joueurs plein de talent. La mayonnaise peut prendre mais a quel point le manque d’expérience va peser ? L’équipe est-elle plus forte sans grands leaders charismatique ou assistons nous a une nouvelle saison qui fait « pschitt » ?

Sans plus attendre, la présentation de l’effectif :

 

 

Staff :

 

 

Coach : Paul Westphal. Adjoint d’Avery Johnson, il incarne un peu l’esprit des Suns des années 90 avec Barkley, Majerle ou Dumas. Son rôle sera probablement de réussir a canaliser les jeunes sans pour autant éteindre leur fougue et les pousser a jouer les uns pour les autres et pas juste les uns a cotés des autres, comme l’année dernière. Tout un programme…

 

Manager : Geoff Petrie. L’un des proprio les plus discret et des moins psychotique de la ligue. Il semble vraiment vouloir repartir de l’avant en construisant une équipe compétitive et la plus attractive possible.

 

Meneurs :

 

 

Beno Udrih : Longtemps barré par la concurrence (Parker, Bibby, Van Exel), il tient le manche depuis quelques temps. Son placement permet a la star de l’équipe, Evans, de jouer poste 2. Il dispose d’une vision de jeu correcte et il sort de sa meilleure saison d’un point de vue statistique. L’un des plus vieux titulaire du haut de ses 28ans…

 

 

Tyreke Evans : Combo Gard par excellence (pouvant jouer meneur ou arrière) il vient de rentrer dans l’histoire dès son année Rookie en réalisant une saison a plus de 20pts, 5bds et 5passes par match, soit aussi bien que des légendes comme Oscar Robertson, Michael Jordan et Lebron James. Logiquement nommé « meilleur première année de la Nba en 2010 », il porte les espoirs de sa franchise et de toute une ville de retrouver les play-offs sur ses épaules. Si son poste reste un peu discutable, son association avec son nouveau partenaire Cousins pourrait, elle, être incontestablement terrifiante si elle fonctionne.

 

Eugene Jetter : Globe trotter du basket, il vient pour faire le nombre et, peut être, mettre quelques points. Son année risque de finir en D-league.

 

Arrières :

 

 

Francisco Garcia : Scorer et shooter à 3 points frénétique, son shoot étire les défenses et sa régularité en carrière plaide pour le voir plus sur le terrain que ses dernières saisons. Des blessures et son coté unidimensionnel font de lui un 6ème homme correct mais l’empêche d’espérer mieux qu’un rôle secondaire au coup d’envoi de la saison.

 

 

Antoine Wright : Capable lui aussi de mettre dedans de loin, son recrutement vise un poste ou il n’y a pas vraiment foule de talent. Tout comme Jetter, il risque de passer du temps sur le banc.

 

 

Ailiers :

 

Omri Cassipi : Efficace et complet, capable de scorer, défendre prendre des rebonds et de sortir du banc avec envie, ce joueur israélien jouit d’une cote d’amour de la part de toute la communauté juive des Etats-Unis et du monde ce qui fait de lui un des joueurs les plus soutenus de Nba. Son apport a un poste plutôt faible va faire énormement de bien si il explose comme on le croit cette année. 

 

 

Donté Green : Prometteur, physique et très grand pour son poste (2m11), il offre une certaine profondeur au banc. Il remplira probablement le rôle de dynamiteur de défense quand il sortira du banc.

 

 

Darnell Jackson : Petit mystère. Quel peut être l’apport de ce joueur ? Il sera peut-être utile en cas de blessure ou en tant que sparring-partner…

 

 

Ailiers Forts : 

 

 

Carl Landry : Auteur de sa meilleure saison l’année passée, son image de joueur dur au mal n’est pas usurpée. Il apporte de l’énergie mais va surtout permettre un point d’encrage a 5-6 mètres du panier. Peut-être un peu petit pour son poste, son appétit défensif compensera la gourmandise offensive de quelques Kings peu enclin a défendre.

 

 

Jason Thompson : Il progresse tous les ans, surprends un peu plus a chaque match, sait presque tout faire. Il est le 6ème homme le plus valable cette saison et son apport sera primordial pour Sacramento.

 

 

Pivots :

 

 

DeMarcus Cousins : un joueur a l’égo au moins aussi important que son talent, c’est pour dire. Capable d’être un pivot ultra dominateur, peut être le meilleur des années 2010, il est profondément immature et, autant ses engueulades avec son coach ou les arbitres tant qu’il était en Ncaa pouvait faire rire, autant pas sur que Stern (président de la Nba) ou même que Westphal soient prêts a supporter ça d’un jeune Rookie comme lui, aussi talentueux soit-il. Tout le monde trépigne en attendant de voir si entre lui et Tyreke le courant va passer.  

 

 

Samuel Dalembert : Un gentil géant, tournant a presque 10pts 10rbds en carrière, il a de l’expérience, sait bien défendre et surtout a une capacité d’intimidation assez puissante pour faire rater des shoots simple de par sa simple présence. Une très bonne recrue pour les Kings et un très bon complément pour Cousins.

 

 

Hassan Whiteside : annoncé un temps très haut dans la draft, ce contreur né va lui aussi tenter de pointer le bout de son jeune nez dans les rotations intérieures.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Udrih

 

SG : Evans

 

SF : Cassipi

 

PF : Cousins

 

C : Dalembert

 

6ème homme : Thompson

 

 

Conclusion : Cette équipe est à la fois jeune, prometteuse et vraiment dangereuse. Seulement sa faiblesse de frappe aux postes 1 et 3 semble vraiment rédhibitoire et les empêcher de jouer les premiers rôles cette saison. Pourtant, on aurait envie d’y croire… Cousins, sauf si il part en vrille, pourrait être l’une des meilleures surprises de cette année et pourrait a lui seul ou presque changer le visage de cette franchise loin d’être attirante depuis 5ans. Sac-town est sur la bonne voie, espérons que la route ne soit pas trop longue pour retrouver les PO. 

 

Notre pronostics : 11ème a l'Ouest 

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