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Les Petites Histoires du Sport

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La méchante présentation des clubs du Top 14 : Agen (7/14)

25 Août 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

Bon la saison avance, et les présentations ne sont toujours pas terminées. Il faut dire que quelques sous-fiffres n'ont pas souhaités me rendre leur papier... Donc je fais au mieux et au plus vite mais ne vous en faites pas, comme Onesta je n'oublie rien : je donnerais en temps voulus les adresses et numéro de téléphones des "traitres", histoire de séquestrer leurs chats et de les menacer téléphoniquement des pires sévices sexuels...

 

Bref, comme tous les gens de sa race, Le Chevalier de Gascogne pense que tous les maux sont dans la nature mais qu’on peut se soigner uniquement avec des pruneaux et du Fervex, qu’Agen est la terre ancestrale du rugby d’antan et que François Gélez n’a pas eu une carrière à la hauteur de son génie. Sans plus attendre la présentation du SUA.

 

 

 

Allez ! On s’arrête maintenant la terre sacrée du rugby, une des premières villes à avoir accueilli l’ovalie dans l’hexagone. Je parle bien sûr d’Agen et son club phare : le SUA. 

 

1) Une ville pas comme les autres

 

Club d’une petite ville sans grande histoire, sans passé chevaleresque rutilant, sans patrimoine culturel digne de ce nom, mais qui s’illustre brillamment par ses pruneaux et son baladin local, poète des temps modernes, j’ai nommé, Francis Cabrel. (Qui est précisément originaire d’Astaffort, à quelques kilomètres).

 

En quête de héros, le peuple agenais s’est donc tourné vers son club de rugby. Depuis 1908, le SU Agen c’est huit titres de champion de Frances (1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988) et des joueurs de légende qu’on ne présente plus : Philippe Sella, Abdelatif Benazzi, Daniel Dubroca ou Dominique Erbani…

 

Malgré ça, ici on est fiers d’être d’Agen, comme le conte ce ménestrel !

 


 

 

2) La filière des insulaires

 

Après la finale de 2002, Le club perd peu à peu son identité : coté Agenais on recrute à tour de bras des joueurs étrangers au détriment de la formation. Joueurs et entraineurs vont et viennent (16 départ et 16 arrivés en 2006-2007) mais la mayonnaise ne prend pas. A un an, du centenaire, en 2007, le SUA est relégué en Pro D2, une première depuis 1920. Comment ? En filant les clefs du camion SUA à des joueurs qui ne sont pas encore arrivés. On annonce Kelleher, on promet des stars et des paillettes, on jure que le SUA jouera le titre, on annonce aux joueurs titulaires qu’ils n’auront plus leur place l’année suivante… On gère ce club comme un vulgaire bien marchand… Comme dans 300, c’est par bateau entier qu’arrivent les Tongiens, les Fidjiens et les Sudistes de tous poils. C’est la Kermesse et la remontée prend du temps… Déjà le temps qu’ils apprennent les combinaisons en gersois…

 

3) Le sorcier Gersois et le moustachu 

 

Heureusement, de 2007 à 2010, le club se restructure sous la houlette du « sorcier gersois », Henry Brocan. Patiemment, années après années, le SUA refait surface et en 2010, Christian Lanta, le moustachu le plus célèbre du Lot et Garonne, ramène le club dans l’élite française. Brocan le psychopathe du jeu et Lanta, l’entraineur le plus moustachu de l’élite tricolore. Comment ne pas construire sur des bases solides avec ce genre de bonhomme ?!

 

4) Le retour de l’enfant prodigue

 

Malgré les belles saisons agenaises depuis le retour dans l’élite, les désaccords entre le président Alain Tingaud et le tandem Lanta-Deylaud auront eu raison de magnifique duo d’entraineur.

 

Mais soyons honnête, la transition s’est faite en douceur et sans larmes. Car le club va faire ce que presque tous les hommes ont cru devoir faire un jour : retomber dans les bras de son ex…  Elle qui lui a offert tant de joies, tant d’orgasmes sur le pré… (oula, je m’égare). Je vous parle de celui qu’on a longtemps désigné comme le meilleur joueur du monde : Philippe Sella.

 

Le célèbre « 111 », qui a fait chavirer le stade Armandie pendant quinze saisons connait cette année sa première expérience en tant qu’entraineur. Pour son dépucelage, Philippe Sella s’est entouré d’hommes expérimentés : Mathieu Blin, s’occupera des avants et David Daccarière, ancien entraineur de La rochelle et de Dax, entrainera lui les lignes arrière.

 

Mais Sella, toujours aussi brillant, a aussi décidé de rameuter autour de lui des anciens de la maison. Le tendre et affectueux Jean Jacques Crenca  jouera les entraineurs assistants des avants et entraineur principal des espoirs alors que François Gelez, l’ex futur plus grand ouvreur du rugby français, le secondera chez les espoirs. Du solide et de l’épais.

 

5 ) Rupeni c’est fini

 

Depuis 2007, année de la descente en Pro D2, le SUA cicatrise une blessure entre joueurs et supporters. « Les gars se parlent en Anglais sur le terrain, où on va !? » ou encore « On se croirait plus à Agen ! ». Régulièrement, ces phrases résonnaient dans Armandie. Le club recrutait à tours de bras, des joueurs venus se la toucher dans notre paisible citadelle du Sud-Ouest, là où il fait bon vivre.

 

Alors les supporters agenais s’étaient trouvé une idole, le fidjien Rupeni Caucaunibuca, ailier ingérable, gros, bête, mais inarrêtable lorsqu’il est lancé. Capable de geste de génie incomparable, il éclaboussait Agen de son talent.

 

Malgré l’admiration d’Armandie pour son joueur, le staff en a eu marre de vivre au(x) crochet(s) d’une bête de foire. Il était temps de taper du poing sur la table. On n’est pas au cirque ici ! Lassé d’un énième retard de 3 mois, le SUA a fini par craquer… 20kilos en trop et des entrainements en tongues ont finis par tuer le mental des dirigeants d’Agen.

 

Bon ca l’empêche pas de continuer à faire un peu le zouave à Toulouzzze

 


 

 

6) Retour aux sources

 

Le SUA version 2012-2013 fait la part belle à la formation (10 joueurs formés aux clubs) mais n’est pas moins cosmopolite que les années précédentes. Le public a néanmoins retrouvé ce qui a fait la fierté du SUA, des joueurs à l’état d’esprit irréprochable, de véritables guerriers, qui « mouillent le maillot » et se battent pour la fierté du club. Un florilège de clichés mais qui ont réellement une importance capitale dans la relation entre joueurs et supporters.

Symbole de ce néo-SUA, le troisième ligne Jean Monribot, élevé au bon air du Gers, nourrit au grain local. Sorte de Jean Pierre Rives agenais. Blond platine façon guerrier Viking, plaqueur infatigable, véritable leader sur le terrain. Philippe Sella a décidé d’en faire son capitaine. Une demi-surprise pour celui qui avait déjà hérité de ce rôle, à tout juste 20 ans en Pro D2, avec Henry Broncan avant d'être le lieutenant d'Adri Badenhorst lors des quatre dernières saisons.

 

7) Ici c’est Armandie

 

Il m’arrivait parfois, au début des années 2000, de me rendre au stade Armandie. Je me souviens d’un match Agen-Llanelli en HCup. La fanfare, l’odeur enivrante de la merguez grillée, les tifos à l’effigie du personnage de biscuits Pepito (en l’honneur de l’ancienne idole d’Armandie, Pépito Elhorga), les A-GE-NAIS ! vociférés en chœur. Une ambiance champêtre comme on en trouvait rarement.  


Armandie aujourd’hui compte 14 000 sièges, les places sont plus chers, les tribunes de plus en plus  huppées et le 14 avril dernier, le club a inauguré ses nouvelles loges panoramique avec ascenseur extérieur… (On n’arrête pas le progrès). Heureusement, l’ambiance reste là même.


Michel, l’homme à la perruque bleu dit « la chèvre » (surnom donné car le dénommé Michel apportait jadis son caprin les jours de match), continu de faire le tour du terrain en bicyclette avant chaque début de rencontre pour  égayer la foule. Le flux et le reflux des vapeurs de merguez et de fritte chatouille encore les naseaux  des aficionados du SUA. Dans les tribunes, les Eagles d’Armandie, les copains d’Armandie, Ovalie 47 et Armadie Fans 2000, tous les groupes de supporters sont dans la place pour lancer la Fanfare, les chants, la ferveur est toujours intact, le 16ème homme joue son rôle à merveille. L’an passé le SUA a joué 13 match à domicile pour un bilan de 10 victoires et seulement trois défaites. « Ici, Ici, c’est Armandie ! »

 

8) La famille, valeur sacrée

 

La devise que le club a choisi pour cette nouvelle saison est on ne peut plus claire «  La famille, une valeur Sacrée ». Certes cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais l’effort est là.

Quelques cadres ont quitté le navire, le capitaine Badenhorst s’est enfin accordé le repos du guerrier, une retraite paisible dans sa terre natale, Prieska, en Afrique du Sud. Le brillant numéro 9 Machenaud s’en est allé au Racing Métro et l’arrière Dulin a rejoint Castres. Des départs importants mais le club Lot et Garonnais n’a pas bazardé son recrutement, plutôt ambitieux même. Falefa, ex toulousain, est venu renforcer la première ligne, en deuxième latte, le sud Africain Ross Skeate, ancien collègue de Michalak chez les Sharks, viendra apporter son expérience dans l’alignement. En troisième ligne, le SUA enregistre trois recrues de bon niveau, Vaquin, en provenance du Racing Metro, Malonga du CO et enfin  l’international argentin Lozada débarqué d’Edinburgh.

Mais le joli coup du SUA se nomme, Ben Blair, l’ancien numéro 15 des All Black. Arrivé des Cardiff Blues, Blair a passé 11 ans dans le super 15. Pour terminer, Agen est allé pêcher un deuxième joueur du Racing Metro, le demi de mêlée, Mathieu Lorée, qui devrait être un élément important dans la rotation du groupe.

 

Voilà l’article touche à sa fin, le SUA n’a plus aucun secret pour vous. Je vais fermer mon ordinateur, allumer la Xbox et me faire une bonne partie du Johna Lomu Rugby, jeu auquel je n’ai pas joué depuis huit mois tant il dompte les sommets en terme de nullité. Mais une pulsion irréversible m’envahit. Je me lance dans un petit France-Nouvelle Zélande, à l’ancienne, le gameplay me permettant de poser un cadrage-débordement à Muliana avec un certains Lugstoone (alias Sylvain Marconnet). Finalement je m’incline 36-7 et je sais que je ne retoucherais plus à ce jeu jusqu’à la prochaine Coupe du Monde (de toute manière aucun jeu ne sortiras jusque là). J’éteins la télé,  me lève pour me rendre dans «  ma cabane au fond du jardin ». Décidément mon sud me suit partout, jusque dans les moindres recoins...

 

 


Bon, merci au Chevalier de Gascogne, a qui on souhaite un bon caca. A noter que dans sa grande mansuétude, ce fourbe nous a pondu un article en 8 points… C’est quand même sympa de pas faire le taff comme il faut… Merci à lui.  

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La méchante présentation des clubs du Top 14 : Biarritz (6/14)

15 Août 2012 , Rédigé par Le Pottok masqué Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

      A Nos Meilleurs Ennemis, les Biarrots

 

 

Le Pottok masqué est revenu de vacances. Enfin pas vraiment, mais la fièvre du TOP14 montait en lui (c'est une image) et une envie incontrôlable de parler du BO s'est emparée de sa plume (encore une image…). Alors comme tous les gens de sa race, il pense que le BO est le mal, l'ennemi, le reflet sale et grossier de sa propre ville aimée de Bayonne. Il déteste l'Indien de Biarritz, il se refuse à porter du blanc et du rouge ensemble, il pense que Arnaud Heguy et d'Imanol Harinordoquy ont vendus leur âme au diable et que le BO ne sera jamais Basque. 

 

Sans plus attendre, la diatribe bête et méchante de l'âne le moins sympa du Pays Basque… 

 

 

1) Aguiléra

 

Nom Masculin désignant un lieu de culte apparemment destiné au silence et à la contemplation de moines ayant fait vœux de pauvreté dans leur jeu.

 

 

La légende raconte que des Géomètres Bayonnais infiltrés ont procédé à des tests. Leur bilan est sans appels : les décibels Biarrots sont proches de la souris en rute ou du cri d'amour de la carpe… Aucune plainte pour tapage diurne ou nocturne en 20 ans, seulement quelques demandes d’arrêté municipaux interdisant les déambulations d'indiens dans les rues de la Ville. Un projet serait d'ailleurs à l'étude pour retirer du Petit Biarrot 2013 les termes « supporters », « Ambiance » et « Chants ».

 

 

2) L'Indien

 

A moins d'une sortie de boîte bien décalqué (oui certaines personnes ont les moyens de sortir en boîte à Biarritz...) il est assez rare de croiser un Indien Tatoué, la Cinquantaine, et qui vous chante son duo de lettres favori "B" et "O". (BééééééééééOhhhhhhhh).

Oui mais voilà, à Biarritz, cet saleté d'Indien est une « Star Locale », de sortie tous les jours de Match pour mettre l'ambiance… (pour les Biarrots, l'ambiance est un terme générique décrivant une forme de sentiment collectif et partagé par le plus grand nombre pouvant aller jusqu'à la "joie vive" lorsque votre équipe marque un essai de 100m).

 

Cet Indien, dont le principal rival est un Pottok (Lucky Luke se retourne dans sa tombe), nonobstant tout le mépris qu'un Bayonnais comme moi peut lui porter, à bien du mérite : tenter de dérider un stade aussi amorphe qu'Aguiléra n'est pas chose aisée. Sa propension à faire des fours est non sans rappeler tous les maitre de cérémonie sévissants lors des Césars...

 

 

3) Le Blanco

 

Pour tous ceux qui ont fréquenté les bancs de nos écoles au cours des dernières décennies, et qui comme moi ont élevé le Paté sur Copie Double au rang d'Art Premier, le Blanco est un outil magique.

En effet, avec le Blanco, fini les ratures infâmes et autres tâches de suif (oui je voulais écrire suif dans un article), ayant révolutionné la vie de nombreux étudiants, le Blanco est aussi à l'oeuvre au Biarritz Olympique.

 

Mais le fonctionnement est inverse : il n'est vraiment utile que quand vous vous demandez comment effacer une saison blanche ? Et bien… Adoptez un Blanco ! Son charisme fou et son aura monumentale feront oublier à tous vos amis du Rubi que votre saison provoque l'hilarité et que vos arrières ressemblent à la famille Pierrafeu se faisant gaiement des passes avec un cailloux de 20 kilos .

 

Et si vous n'êtes toujours pas convaincu par le Blanco, tenter l'expérience du Traille, un joueur qui bouchera absolument tous les trous des lignes arrières de l'équipe de France quand les titulaires ont un pépin ! Traille est une sorte de mastic. A part que c'est moins rigolo de jouer avec… 

 

Blanco, give it a Traille ! (les anglophones auront compris)

 

4) La Colonisation d'Anoeta

 

On connaissait Christophe Colomb qui en son temps était venu voler la terre des Incas. Désormais, après le Santa Maria, voici qu'un nouveau navire accoste les côtes du Pays Basque, le Biarritz Olympique.

 

Nonobstant les protestations des socios de la Real Sociedad, le "Santa Maria" du Biarritz Olympique déferle sur Anoeta, faisant croire à tout le peuple de l'Ovalie que ce Stade est leur lieu de villégiature, une sorte de résidence secondaire ovale… (remarquez à Biarritz c'est presque un Pléonasme).

 

En ces temps de crise, où le terme de « Délocalisation » doit être occis tant et plus, je vous exhorte socios de tous les Pays, à dire non! ! Soulevez-vous contre cette infamie ! Rendons à César sa Salade, et aux Socios leur Stade bien aimé !

 

 

5) Lulu Harinordoquy

 

Luciiiiien si t'es Champiiion appuie sur le Champ d'Pignons !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, a Star Is Borned last year. Lulu, l'homme qui ose, l'homme qui n'a pas peur d'aller se frotter à des rugbymen endurcis, soulevant 200 kilos de fonte par semaine, et dont le potentiel de recul et de réflexion en cas de baston est proche de celui d'une moule (je parle par exemple de Dwayne Hareuh, David Roumeuh et autre membre de la confèrie du Meuh…).

 

Si vous cherchez la définition du courage (ou des corones, pour les hispanophones), ne cherchez plus 

 

 


 

 

 

 

6) Le Vieux Yach Vili 

 

Après consultation de linguistes séculaires de Bayonne, nous sommes arrivé à la conclusion que le terme de « Yachvili » signifie soit " le vieux Yach" en Georgien, soit " vil petit animal".

 

En effet, une étude antropo-morphologique (vive la science) à démontré que l'on ne peux crucifier aussi régulièrement son meilleur ennemi bayonnais non sans être dôté d'une fourberie et d'une vileté à toute épreuve.

 

Ce diable de précision est l'incarnation du 9 à l'ancien. Profitant des moindres interstices pour placer un mouvement assassin, et remettant souvent au goût du jour la fameuse Chistera (et non, ce n'est pas un Fromage de Brebis), son physique de hyène est entièrement dévoué à ce que l'on appel parfois "la filouterie" mais que l'on appellera de manière plus commune le "coupe de pute". 

 

La légende raconte que ce canonnier hors pair aurait fait ses classes en claquant Drops et autres Pénalités d'un côté à l'autre de l'Adour. Cela m'amène à vous formuler ce léger conseil touristique : si un jour l'envie vous prend d'aller vous balader sur les bords de cette somptueuse rivière (disons près des Locaux de l'Aviron Bayonnais...) n'oubliez pas votre parapluie en Kevlar car des pluies de beuchines sont à prévoir.

 

7) Humanitaire Rugby Club

 

Nombre de clubs du TOP 14 actuels ont donné leurs chances aux nations du Pacifique de briller parmi l'élite, dopant par la même leur croissance, commerce extérieur et donnant ainsi un réel coup de pouce à leur IDR, Indice de Développement Rubistique comme chacun sait.

 

Oui mais voilà, Biarritz se singularise une nouvelle fois en donnant leur chance à des nations peu développées du rubi mondial.

C'est ainsi que les Statesses ont vu leur IDR augmenté singulièrement avec l'arrivée de Takudza N'Gwenya, véritable mobylette sortie tout droit des usines Ford.

 

Mais le plus beau geste jamais effectué par un club de rugby, la marque des plus grands, reste et restera cette main tendu au rugby Norvégien. Pouvait-on-encore longtemps voir à longueur de JT ces petits norvégiens assoiffés de ballon ovale, mourant de faim devant des images de plaquages venues de France ou d'Angleterre ? Non, non et non, cet impérialisme rugbystique n'avait que trop duré ! C'est alors que le géant Eric Lund (qui a visiblement un problème de capillarité inversée ses cheveux poussant exclusivement sous son menton), est apparu sur nos écrans, laissant éclater au grand jour toute la palette technique du rugby Norvégien : la planchette Scandinave, la mouillette du Grand Nord, la Cathédrale de Copenhague, j'en passe et des meilleurs... 

 

Nous, enfants pourris gâtés, élevés au grain du rugby européen ayant connu le 5 nations, tenons solennellement à saluer ce geste d'une beauté rare.

 

8) Thionville (c'est une vraie ville)

 

Il faut avouer que l'incorporation des frères Lund (dont l'un, félon, est depuis devenu un allié de la perfide Albion) a été simplifiée par la présence, au sein du club, d'un énergumène au style de jeu tout aussi Norvégien, Jérôme "le Parpaing" Thion.

 

Jérôme Thion est un artiste du rugby moderne, un être sensible et poétique, ne rechignant jamais devant un recueil de La Boétie, qui s'est illustré tout au long de sa carrière par ses peintures sur cartons mêlant le Rouge au Jaune sans passer par le Blanc.

 

Pour parachever son œuvre, la municipalité envisagerait à l'heure actuelle d'instaurer en face de l'Hotel de Ville, une gigantesque fresque en carton rouge et jaune.

 

 

 

9) "Y" 

 

Entre voisins, il arrive que les querelles durent un peu. Tel est le cas pour la famille des "Bayonnais", discrets, affables, souriants, pas un mot plus haut que l'autre, à peine des enfants un peu turbulents… et les vilains "Biarrots", sale, bruyants et faisant vivre un enfer à tout le monde, en vivant dans des conditions déplorables et en laissant déambuler une tripotée de marmots mal élevés. Comme souvent dans ce genre de conflit, ceux ou même de fin négociateurs comme Richard Leconte ne peuvent plus rien, les petites crasses et les coups fourrés sont légions. 

 

Ici, tout commença par un Pottok, noble, digne, fier animal. Le symbole du Pays Basque ne pouvait être que la mascotte du seul et unique club sincèrement Basque : l'Aviron. Jaloux d'autant d'audace, le club rival du BO a donc choisi l'ennemi direct et intime du cheval sauvage à savoir l'Indien. La réponse ne se fait pas attendre, puisque régulièrement, dans les tribunes de Jean Dauger fleurissent des chapeau de Cow-Boy. 

 

Mais le plus drôle n'est pas la. Une année, un gentil supporter de l'Aviron et quelques copains ont décidés de faire une blague au voisin : retirer une pauvre lettre de l'inscription qui trônait à l'entrée d'Aguilera. L'inscription était ronflante, trop pleine de caractères et pompeuse au possible : Biarritz Olympique Pays Basque. "Qui verra la disparition d'une seule et unique lettre" ont du penser les taquins. Encore plus quand cette lettre est la moins courante de la langue Française… le "Y". Hasard de la boutade, voila t'y pas (je trouve que je feint extrêmement bien l'innocence candide d'un supporter maladroit) que sur l'entrée du stade du BO triomphe en lettre presque d'or : "Biarritz Olympique PAS Basque". Pour signifier qu'ils cherchaient activement ce "y", l'ensemble d'une tribune de Dauger décida de porter un t-shirt frappé d'une magnifique lettre Hélène au moment du derby. 

 

Triste vengeance : certains socios de Biarritz vinrent salir de leurs gros doigts plein d'empreintes digitales le Stade Jean Dauger, en retournant de manière peu intelligente le "u" pour en faire un "n". Jean Danger… Hahaha… Bravo. Bande de mongoliens… 

 

10) Un Encombrant Voisin

 

La Perfection est souvent voisine (infâme) de la Jalousie. Je vous laisse le soin de donner aux deux allocutions soulignées leur dénomination rugbystique (un indice, le nom correspondant à la perfection est synonyme d'un sport aquatique...).

 

A bien y réfléchir, toute cette petite guéguerre fratricide n'est rien d'autre que le reflet de ce qui se passe dans toutes les familles, le grand frère ayant eu le beau polo ciel et blanc pour noël déclenchera la jalousie du petit qui se rabattera sur le T-Shirt rouge et blanc… une lutte pour savoir lequel est le meilleur aux billes , lequel à la plus grande chambre, lequel est le plus populaire, bref une querelle bonne enfant qui fait sourire tout le monde et qui anime toute la famille. Une rivalité qui trouve son origine dans la fraternité, la jalousie réciproque et peut-être aussi un peu l'admiration… 

 

 

PS : ça n'empêche pas que le 28 septembre, on va leur casser la gueule à ces gros cons de Biarrots.

 

 

 

 

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La méchante présentation des clubs du Top 14 : Clermont (5/14)

11 Août 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

Réclamé à corps et à cri(s), c'est le retour du seul, du grand, de l'unique : moi... j'avais pas envie de me faire voler la vedette. C'est mon blog merde ! 

 

Donc j'ai fait un sondage et comme Clermont arrivait en tête, c'était mon tour de pondre un article horrible sur un club que j'aime. Alors c'est parti : comme tous les gens de ma race, je suis convaincu que Clermont est le meilleur club de l'Univers intersidéral, qu'une soirée sans truffade ou sans tripoux est une soirée de merde et qu'il n'existe qu'un seul et unique parc d'attraction valable en France, Vulcania. Présentation du futur finaliste du championnat et de la H-Cup, l'ASM. 

 

 

10) Auvergnat d'adoption, intégriste de l’ASM :

 

Aussi loin que mes souvenirs et que ma consommation abusive d'éthanol me le permettent, j'ai le sentiment que tout me prédestinait à aimer l'ASM. Petit, obèse, radin et laid depuis toujours, tout me poussait vers l'amour inconditionnel de l'Auvergne et de ses ressortissants. De plus, depuis maintenant 10 ans, je m'impose une hygiène de vie à l'Auvergnate. Comme les convertis d’opportunité, je suis souvent plus royaliste que le roi…

 

5h20, je me réveille, par solidarité avec les employés de Michelin. Au menu : Saint-Nectaire et fromage de Salers au petit déjeuner en feuillant "La Montagne". La gorge sèche, je me sers un verre de Chanturgue. J’ai une pensée émue pour Loïc Jacquet.

 

8h45, je me rends dans le bistrot le plus proche. De préférence un où le me vante les qualités des vaches Salers et où l’on décore les murs avec gout de médailles multicolores, vestiges encore palpable des antiques triomphes bovins de l’Auvergne.

Je remercie tous les dieux (Saint Marsh, Saint Ledesma et Saint Merle) que ce lieu n'ai pas encore été racheté par les asiatiques de mon quartier.  

Accoudé au bar, je parle d'argent et de comment ne pas le dépenser. Je commande un verre de blanc sec que je refuse de payer. Après de longues minutes de négociations, je baisse mon froc et je paye en pièce de 2 et 5cts, juste pour faire chier le tenancier de ce minable tripot où l’on refuse de faire monocle (un verre à l’œil) même aux plus farouches défenseurs de Vulcania…   

 

A 10h30, solidarité avec Jamie Cudmore oblige, je suis murgé. Je rentre chez moi chercher sur Youtube des vidéos de Michel Dieudé et de Sébastien Viars. Je m’assoupis, comblé, en regardant la finale 2010 dans son intégralité.  

 

Vers 14h, je me réveille. J'emprunte aussitôt le Wifi de mon voisin pour foncer sur le forum du site de l'ASM, où j'anime des débats comme "Pourquoi Alexandre Audebert méritait l'équipe de France" ou "Elvis Vermeulen est-il le meilleur huit du monde ?". Après 2h30 de trollage informatique, je me lance dans la préparation d’une plâtrée de lentille du Puy au gouter. Le temps de trier les petits cailloux, il est 18h. Ma journée touche presque à sa fin.  

 

19h, après le gouter, je me rends à la brasserie auvergnate pour déguster un poêlon de truffade. Solidarité avec Nalaga oblige, en quelques moi j’ai pris 10 kilos, j’ai fait une dépression et ma femme m’a viré de la maison depuis longtemps. Mais l’estomac lourd (solidaire de Vincent Debaty), je quitte ce lieu divin. 

 

Je m'en vais me coucher, les yeux pleins d'étoiles et le cœur léger. J'embrasse une dernière fois ma collection de pneus, et je vais m'allonger, attendant serein que le sommeil du juste m'emporte avec lui et me fasse sombrer dans le néant.  

 

 

9)  Le meilleur public du monde 

 

A Michelin, Clermont est une formation encore plus redoutable. Michelin, la belle, Michelin la farouche, Michelin l’imprenable. Mais si le stade est une forteresse, cela est dû en grande partie à son public aussi formidable que taquin.

Qui chante « le petit bonhomme en mousse » contre Brive ? 

 

 


 

 


 Qui gueule « Berbizier une chanson » après un clash dans la presse ?

 


 

 

Qui affiche le Brennus lors de la venue des Coujoux, juste pour les faire chier ? Qui se déguise en Obélix, le ventre à l’air et la moustache au vent, même au cœur du rude hiver montagnard ? Qui arrive par train entier vivre des finales où l’on se fait violer à chaque fois ?

 

Tout cela lui a donc valu logiquement le titre de « meilleur public européen 2012 ».

 

Pour fêter ça : 


 

 

 

 

8) Jean-Marcelin 

 

A Clermont, comme l’un de mes camarades communiste (qui se reconnaitra et qui doit m’écrire un article depuis longtemps) le dit si bien, « ici, on aime toutes les civilisations ». Entendez que chez nous, on prend tout le monde sans regarder la provenance des produits : Fidjien, Georgien, Portugais, Canadien, Italien…

Mais on fait même mieux : le club s’est mis en tête de faire bien marrer la France entière en choisissant des joueurs avec des prénoms rigolos… Napoleoni, Davit, Ti’i, Morgan, Benson, Kini, Sitiveni… Mais le chef d’œuvre ? Jean-Marcellin !

Des prénoms comme ça, on en fait pas 40 par an. Heureusement, comme pour compenser son surnom envoi du pâté : « le Fidjien Blanc ».

Non parce que s’appeler Jean-Marcelin c’est déjà pas facile, alors si en plus ton surnom c’est : « Doudou » ou « Jeannot », niveau crédibilité tu repasseras.

C’est vrai qu’après, une question me brule les lèvres : à quand le prochain ? Quid du futur Jean-Nectaire ou Paul-Mimolette ? Merci à tous les parents qui pensent à nous faire marrer et qui font que notre scolarité est souvent moins longue grâce à eux.

 

 

7) Les doublons, nous, on s'en tape 

 

Toulouse = Novès, Novès = Doublons donc Toulouse = Doublons. Syllogisme implacable 

 

A Clermont, c’est un peu différent. Chez nous, les doublons on s’en tape. Parce que chez nous, quand certains laissent leur place pour aller garnir les rangs de notre sélection nationale, nous, on fait jouer les jeunes et les boiteux. Et en plus on ne fait pas les pleureuses dans la presse… Les Buttin, Fofana, Ric, Rado, Bardy, Nakaitacy, Chaume, et avant eux Jacquet, Domingo, Lapandry tous ont eu leur chance dans la saison grâce à ces fameux doublons. Alors merci, merci, merci les doublons !

 

 

6) Merceron-Troncon 

 

Comment un petit chauve et un nain obèse Italien ont pu tenir la baraque du meilleur club de l’Univers pendant presque 10 ans ? La seule explication possible : le talent. Mais attention : qu’on ne se méprenne pas. J’ai toujours eu pour Merceron le plus profond des mépris. Une sorte de haine viscérale. Une défiance naturelle qui me vient certainement de ma tendance à la haine des personnes dégarnies. Quant à Troncon, un neuf qui dépasse les 100kilos et qui est lui-même chauve… tout est dit.

 

Reste que sous la houlette de ce duo, Clermont n’a jamais été autant Clermont. Un club brillant, joueur, fantasque, mais incapable de gagner quoi que ce soit... Je vous hais, mais merci pour tout ce que vous avez fait.

 

 

5) Vern Cotter 

 

Sémillant, affable, sympathique, toujours le mot pour rire et la blague facile, Vern Cotter (qu’on surnomme aussi parfois « le Coluche du Cantal ») l’est peut-être dans le privé… Car pour les autres, pour nous, simples mortels, Vern est à peu près aussi marrant qu’un cancer du pancréas. Il parle peu, ne parle jamais trop fort et pourtant il pourrait faire chier dans son froc à Charlie Bronson en personne. A côté, Pascal le grand frère est un Bisounours. Avec lui : travail, travail, travail. 

 

Des fois, je rêve qu’il plonge ces yeux d’acier dans mon regard de terre-neuve, qu’il penche la tête de quelques centimètres sur la droite, et qu’il me dise, sans jamais ciller : « tu crois que je ne te vois pas ». Alors là, je me réveille en sueur, les draps trempés d’angoisse.

 

Quand j’aurais des enfants, je ne parlerais pas du Croque-mitaine ou de grand méchant loup. Je leur mettrais juste des vidéos de Vern Cotter en zone d’interview. « Si vous être méchant, papa passera un coup de téléphone à Cotter…

 

Si ça, ça vous fait pas flipper… 3min51…

 

 

 

 

4) Le Bizuth 

 

A Clermont, on s’est souvent fait « trisomiqué » par des joueurs… Nalaga qui prend 12 semaines de vacances d’été tous les ans et qui nous claque une dépression, Lauaki qui signe à Bayonne alors qu’il est un demi dieu à l’ASM (chose que je ne comprendrais jamais… comment peut-on aduler un mec sensé joué troisième ligne mais qui ne plaque pas, ne déblaye pas, ne pousse pas en mêlée, ne saute pas en touche et tente des coups de pied à suivre et des chistéras à longueur de match…), Paulse qui vient juste pour s’amuser 6 mois en France, Smit (dont on s’est un peu foutu de la gueule) qui passe pour faire coucou, Pisi qui vient faire une pige de 3 semaines, Alex King qui vient pour préparer sa reconversion, … Au début, je vous avoue que j’ai cherché pourquoi ça n’arrivait jamais aux autres. Pourquoi à Toulouse ou à Biarritz, on se fait rarement avoir par les joueurs venus du Sud. Et puis ça m’est apparue comme une illumination : parce qu’à Clermont, on est gentil. On est sympa. On est un peu les Bizuths du Top 14. Une équipe qu’on aime bien jouer en phase finale. Un groupe gentil avec des joueurs sympas. Bon après il y a Hines et Zirakhasvili… Mais bon, globalement, on est sympa.

 

 

3) La balle à l’aile, la vie est belle

 

A Clermont, on a inventé un registre rien qu’à nous. Le « large-large-relarge ». Pendant 4 ans, on a pensé pouvoir tout casser en ne jouant pas au ras et en jouant d’une aile à l’autre comme la Nouvelle-Zélande des années 2000. Une action à moins de 92 temps de jeu était vouée à l’échec, mais qu’est qu’on envoyait.

On a même mis des ailiers au centre pour être sûr que les 4 ailiers touchent le ballon… Rougerie, Malzieu, Fofana, Buttin, Sivivatu, Nalaga… On a même réussi à mettre un ailier à l’ouverture en faisant jouer Russel en 10. Des génies je vous dis !

Et puis ça faisait quand même des belles images pour Jour de Rugby.

 

 

2) Julien Bardy, Jamie Cudmore, justiciers poètes  

 

Comme la majorité de mes articles, Bardy et Cudmore sont aussi bêtes que méchants. Sorte de justicier pas masqués, Julien Bardy et Jamie Cudmore sont le bras armé de la justice des rucks. Des bras qu’ils ont solides et qu’ils ont tendance à te mettre dans le nez.

 

A l’image de Jésus, ils multiplient les pains. Généreux, ils distribuent. Mais parfois, leur réputation de joueur « taquin » les précède. Dès qu’un joueur tombe, le nez en sang, tous les regards se tournent vers eux. Comble de l’injustice, dès fois, et ben c’est même pas eux…

 

 

 

 

 

1) Le meilleur club de l'Univers 

 

Les chiffres ne sont pas spécialement parlant, j’en conviens. Mais comment peut-on réfuter l’évidence ? Clermont est le meilleur club de l’Univers. Comment un club qui a marqué un essai comme ça pourrait ne pas l’être

 

 

Tu peux toujours retrouver les présentation de BAYONNE  TOULON   RACING  et le STADE FRANCAIS 
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La méchante présentation des clubs du Top 14 : le Racing (4/14)

25 Juillet 2012 , Rédigé par Hervé Masherrbrice Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

J'ai fait un sondage sur la page Facebook, mais en fait j'ai fait comme j'ai pu. Cette semaine ca ne sera donc pas Clermont. Mais c'est moi le chef bordel ! Clermont sera le prochain, promis. Sauf si je change d'avis... 

Après avoir présenté le Stade Français, Bayonne, Toulon, c'est aujourd'hui au tour d'un autre club qui ne gagne rien, qui se bat contre la crise mais qui s'y plonge avec allégresse tous les hivers et qui vire ou perd des entraineurs tous les ans sans jamais revoir leurs ambitions à la baisse. Leurs couleurs blanches et bleues, leur piste d'Athlétisme, leur président anti-calendrier sexy : oui, nous parlons bien du club le plus au Nord du TOP14, le Racing-Métro 92. 
 
Et qui de mieux pour vous présenter le club qu'un inconditionnel de Colombes ? Seulement comme tous les gens de sa race, et bien qu'il vive en banlieue parisienne, Hervé Masherrbrice se prend pour un fidjien. Il m'a rendu son travail en retard, j'ai du le menacer pour le voir revenir de vacances, il m'a filé un papier qui sentait encore le sable et la noix de coco, il pointe le ciel dès qu'il fini un paragraphe  et il a une tendance à se laisser vivre au sein du groupe qui agace les autres. Mais vu qu'il a un brin de génie, on lui pardonne tout quand il fait 200 lectures…


10) Le messie : 

Quand ils sont au fond du trou même les athées qui n’ont jamais mis pied dans une église prient pour qu’un sauveur leur vienne en aide. Et le Racing était au fond du trou. C’est alors qu’on aurait aperçu un jour des racingmen en pèlerinage à Lourdes à la recherche d’un miracle. Car un beau jour de l’Anno 2006, un riche et inconnu mécène en la personne de Jacky Lorenzetti, était venu frapper aux portes de ce club mythique pour le plus grand bonheur des 300 supporters ciel et blanc de Colombes. Et peu importe s’il ne connaissait rien au rugby, tonton Jacky c’était notre sauveur. Le messie qui nous a remis sur le devant de la scène, sous la lumière des projecteurs en France comme en Europe et éclipsé les huileux voisins roses, qui désormais n’ont plus que le calendrier pour prouver leur existence. 
 

9) Esprit Racing : 

Chez les Ciel & Blanc on n’a jamais prononcé le mot Brennus. Trop de respect pour ce bout de bois vieux de 120 ans. Recruter des stars n’a pas empêché de faire profil bas et les exemples ne manquent pas. Perdre la finale de Pro D2 contre Mont de Marsan en 2008 ou la demi-finale contre le MHR en 2011. Et encore cette année après avoir largement dominé le RCT en première mi-temps et marquer zéro point en deuxième période pour laisser la qualification au varois. Non, au Racing on a l’esprit Coubertin. L’important c’est de participer, se confronter aux meilleurs c’est notre devise. Gagner on laisse ça aux autres. Question de respect quoi...

 
08) La salle des spectacles de Nanterre :

C’était écrit quelque part. On croyait le Racing et Colombes indissociables. Mais comme toute histoire il y a une fin et le Racing va quitter définitivement le terrain qui a fait sa légende. Terminés les supporters prêts à braver en hiver le froid et les vents glacés ; finis les matches reportés ou les rencontres jouées sous la neige, quand même l’arbitre est incapable de voir les démarcations du terrain (cf Racing v Saracens H-Cup déc.  2010).  On change de cap, une nouvelle ère va bientôt s’ouvrir  avec la construction d’un nouveau stade confortable. Stade qui, pour les ¾ du temps, fera office de salle de spectacles à Nanterre... Bon au moins on se consollera en se disant que les sièges des spectateurs seront aux couleurs du club.

 
7) Jésus de Colombes : 

Difficile pour tonton Jacky qui ne connaissait rien au rugby de se lancer dans un projet sans faire appel à un homme du métier. Et « Tant qu’a  faire je prends  ‘Jésus’ »  plus connu sous le nom de Pierre Berbizier, dixit Jacky. Tour à tour ange ou démon du rugby français, son sourire carnassier rappel sans mal "le Joker" de Batman. 
Froid et pragmatique il a porté à exécution le projet du patron et installe le club dans la partie qui compte du championnat au prix d’une longue liste d’exactions au nom de son ego ; les Pichot, Auradou, Benetton, Dubois, Mannix, Chabal, Nallet tous coupables de ne pas adhérer au discours du chef. Mais l’image et les valeurs du club sont trop importantes pour que Pierre puisse sévir impunément et à l’infini. Un hiver 2012 sportivement compliqué et une mutinerie des joueurs qui a fait la une de la presse plus tard, il est débarqué, remplacé par son adjoint. Mais qu’on ne se trompe pas, ‘Jésus Pierre’ veillera toujours sur la destinée du Racing. Parce-que si on ne le verra plus sur les bords des terrains lui il sera toujours présent à nous surveiller du haut de son bureau de Directeur générale en charge du Sportif.

 
06) Tengo una camiseta :

Du merchandising à tout va, inondés de partout par les produits dérives, du slip aux porte-clefs...   Et que dire des nouveaux maillots toujours plus ridicules qui chaque année font leur apparition au nom du marketing souverain pour vider les poches des supporters. Presque à en oublier que le maillot et ses couleurs sont comme le drapeau national, orgueil et fierté des supporters inconditionnels. Et nous les racingmens on est fiers d’avoir un seul et unique maillot depuis 130 ans, qui contribue à faire de notre club une légende. Un maillot, des couleurs pour l’éternité.

 
05) Les flux migratoires : 

On a pu constater en Ile-de-France un phénomène qui étrangement peut se rapprocher d'un flux migratoire entre Paris et sa banlieue. Les premiers signes de ce phénomène étaient observables en 2007 avec le passage au Racing-Métro 92 de deux joueurs symbole du Stade Français Paris, David Auradou et Augustin Pichot. Les vannes étaient ouverte : Jérôme Fillol puis Julien Saubade, Mirco Bergamasco, Guillaume Bousses, « El Mago » Hernandez et cette saison un des derniers bijoux parisien, Dimitri Szarzewski.
Deux théories circulent à la Croix de Berny : 1) Tonton et Jésus ont du se dire que pour gagner le Brennus l’options était de recruter un max (non pas Guazzini, arrêter avec ça !) de joueurs pluri-titré avec le Stade Français. 2) Pour les supporters ce n’est du qu’à l’irrésistible attractivité du légendaire maillot Ciel et Blanc. Et pour le moment ce sont les supporters qui ont raison. Oh comment on aimerait se tromper ! (Pierre : l'argent n'a rien à voir avec ça, qu'on se le dise.) 
 

04) La mascotte :

Avec le look d’un surfeur californien, il trainait sa blonde chevelure aux courant d’airs de Colombes. A défaut d’en avoir une, Simon Man(n)ix c’était la mascotte des supporters ciel et blanc. Entraineur des lignes arrière depuis cinq ans, ses hurlements caractéristiques et inimitables sont aujourd’hui une marque déposée. On l'a même vu porteur d’eau, s'adressant aux joueurs pendant les matches pour leur glisser au passage d'improbables combinaisons d’attaque.  Sacrifié par « jésus » un triste 26 novembre 2011, sois-disant pour le bien du club. (Pierre : Quand on voit le niveau des lignes arrières du Racing…Deux interventions en deux paragraphes ? Je suis en train de saloper son article. J'arrête promis)

 
03) Le trophée de Pierre :

Au Racing on doit aimer les trophées. Déjà à l’origine du prestigieux Challenge Yves-du-Manoir dans les années 30, voila que Jacky vient nous pondre un nouveau trophée censé célébrer les valeurs de l’arbitrage en hommage au Baron Pierre de Coubertin. D’après la légende cette idée de trophée naquit à la suite d’une table ronde avec Pierre Berbizier et Sébastien Chabal d’un coté et Didier Mené et Christophe Berdos de l’autre coté sur le thème de l’amour et la fraternité dans le rugby qui aurait ému et inspiré tonton Jacky. Bon a priori c'est juste une légende…

 
02) Derby du NORD : 

Des Derby dans le Sud Ouest il y en a toutes les semaines. Le plus connu et chaud sans doute le derby basque entre le BO et l’Aviron. Mais avec le retour en Top 14 des racingmen on peut légitimement parler d’un nouveau derby dans le panorama rugbystique nationale. Le derby du Nord, comme on aime dire dans les contrées au sud de Toulouse ou des… blaireaux (oui, oui allez lire certains forums…). D’un coté ceux qui aiment mettre en avant un calendrier (… pas comme les autres), les paillètes et les filles du Moulin Rouge. De l’autre un club historique et légendaire, attaché aux valeurs de l’ovalie qui sont le courage, l’humilité et le combat. ‘Le sport au centre des débats’ comme aime dire Jacky. Mais surtout, car c’est aussi la règle principale de chaque compétition, il s’agit d’une opposition pour légitimer la suprématie rugbystique du Pole Nord. Et le Racing est sans conteste le nouveau club leader. N’en déplaise aux roses de Charlety. 
 

1) Fidji sur seine :


Pas de soleil ni de cocotiers dans le 92, mais beaucoup de froid en hiver ce qui n’empêche pas les Fidjiens une fois arrivées de s’installer pour ne plus les déloger. Ils ont fait de la banlieue « sud » leur eldorado. En augmentation chaque année, les premiers ont débarqué en 2007 et aujourd’hui sont tous réunis autour de leur père spirituel Sirelli Bobo, accessoirement joueur au Racing. Un ailier capable du meilleur (marquer des essais de 80m, lâcher des coups de la patte d'oie dans ses 22m) et du pire (rater 7 plaquages en défense, taper à suivre dans la tribune de presse, dégueuler un ballon à 5m de l'en-but...). 

Tonton Jacky très perspicace a compris qu’il fallait aussi nommer comme entrainer un fidjien pour être sur que les combinaisons seront finalement comprises.  Je vous prédis que ça va saigner cette saison…

Un grand merci à Hervé Masherrbrice pour cet article. 

 

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La méchante présentation des clubs du Top 14 : Le Stade Français (3/14)

9 Juillet 2012 , Rédigé par La Panthère Rose Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

 

Qui de mieux pour vous parler du club de la capitale qu’un « titi », un garçon né et élevé à l’air pur de Paris ? Qui de mieux que quelqu’un qui pense avoir le sang bleu et rouge, qui a la collection compète des calendriers des dieux du stade et des slips kangourou rose à fleur de Lys ? Qui de mieux que quelqu’un qui prend place à Charlety toutes les semaines, qui pense que le mot « Stade » est toujours plus beau quand il est suivi de Français et qui pense qu’au Sud de la porte de Choisy et qu’au Nord de la porte de la Chapelle, ce sont des "paysans". Présentation du club qu’on adore détester, par « La panthère Rose », immonde parisianiste pro Argentin. 

 

Numéro 1 : Charlety 

 

Déjà, il faut comprendre une chose : Le Stade Français est une équipe de vagabonds. Le SF, ou le seul club du Top14 qui peut organiser des entrainements sans trembler dans 10 ou 12 endroits différents au cours de la saison… Charlety, la Cité U, Carpentier, Le Hara du Plessis, le stade municipal de Chatou, le parking du Leclerc de Plaisir, la salle communale de Sucy-Boneuil…

Mais la maison temporaire du Stade Français depuis 3 ans, c’est le grand, l’unique, le formidable Stade Charlety.

Mais on ne va pas se mentir, c’est en attendant mieux. Car si ce Stade Charlety est le stade le plus redoutable et le plus redouté de France par les supporters de nos grossiers adversaires provinciaux, c’est la redoutable bronchiolite qui leur fait peur. La faute aux courants d’air…   

 

Un immense stade Parisien de 20000 places où parfois, pour les immenses affiches qui ne sont pas « délocalisés », viennent s’amasser dans la folie des fins d’après-midi parisiennes près de…7000 personnes. Pourquoi un tel désamour ?  Déjà, ce stade horrible que personne ne connait est un stade mal vendu. Les évènements de qualité y sont nombreux mais les mongoliens qui gèrent l’image du stade ne communiquent nulle part et sur rien…(http://www.paris.fr/loisirs/ou-faire-du-sport/stade-charlety/p9459 : juste pour le lol) 


 

 A titre d’exemple, l’évènement qui attire le plus de monde de manière récurrente est la brocante annuelle organisé en son sein.

Et que dire de cette piste d’athlétisme ! Cette foutue piste ! Alors oui, le meeting Areva de mon cul a lieu une fois par an, sur une durée de 24 heures. Mais 10 fois par an, (13 si on compte le Challenge Européen), tu as le droit de payer les places les plus chères du monde pour être au mieux à 20 mètres du terrain. J’en peux plus ! J’en peux plus de tenter de deviner ce qui se passe sur un quart des actions. J’en peux plus d’avoir l’impression de me faire en***é par les tarifs qui augmentent toujours (« Jurisprudence passage à l’Euro » que ça s’appelle), j’en peux plus d’avoir l’impression constante de jouer en Ukraine, dans un stade battu par les vents et où l’ambiance est mise par deux virages faméliques… Et pourtant, malgré ça, les supporters du SF ont été reconnus meilleur public de France en 2010-2011. Dans les dents des ignares de la campagne qui s’amassent en nombre dans les stades exigus de la France d’en bas.

 

Numéro 2 : Max 

 

Max, ici à Paris, c’est Max Guazzini. Un génie visionnaire qui a fait d’une équipe de peintre, un club d’artiste. Max, c'est des joueurs venus se refaire un nom qui pleuvaient à chaque mercato, c'est une famille qui s’est construite dans les doux refrains de Dalida 

 


 

 

 

C’est une volonté, qui allait parfois trop loin de démocratiser le rugby, c’est le Stade de France plein comme un œuf, c’est les drapeaux, c’est l’amour d’une équipe, c’est la gentillesse incarnée, c’est les maillots dégueu rose, Diagne de Poitiers, marron fleur de Lys… Max c’est les esclaves sexuels huilés, les calendriers à poil (toujours avec de l’huile), c’est les strings SF, c’est les femmes qui affluent au stade, c’est les places à 5euros, c’est Jean Bouin, c'est la colonie Italienne, c'est Ewan McKenzie le bouffeur de "Sanwich", c'est 5 titres de champion de France et deux finales de H-Cup.  Et si Thomas Savare a sauvé le club et est venu rétablir une situation dramatique, Savare est la raison mais Max est et restera le cœur du Stade Français. Max c'est Paris et ça le sera toujours.

  

Numéro 3 : Bibi Auradou 

 

 « Bibi » Auradou…. Alors non, David ne porte pas le surnom du phoque le plus célèbre de l’Histoire parce que c’est un manchot. Bien au contraire. Grand technicien de la distribution de marron, Bibi était surtout connu pour ses qualités de sauteur. Seulement rendons à César ce qui appartient à David (il faut suivre) : David c’était aussi et surtout l’un des joueurs les plus pénibles du Championnat de France. Un mélange entre Julien Bardy et Rob Linde. Un tricheur émérite qui passait le plus clair de son temps hors-jeu, à tenir le neuf adverse, à pousser le sauteur d’en face, ou encore la main posée sur une balle qui traine dans un ruck. Auradou où l’expression la plus aboutie de son temps du rugby-champagne à la sauce Stade Français…

Comme au Stade on a toujours beaucoup aimé sa finesse et sa délicatesse, Bibi est devenu cet été l’entraineur des avants du SF. Une sorte de promotion, lui qui errait toutes les semaines au club house parisien dans l’espoir de mettre une tartine de phalange à un ancien camarade de jeu. Dès cette saison il va pouvoir coacher celui qui se présente comme son fils spirituel : Alexandre Flanquart. Ça promet.

 


 

 

Numéro 4 : Les héros de mon enfance 

 

Quand on me parle du Stade Français, moi, je pense aux héros de mon enfance. Je pense aux Sylvain Marconnet, Peter De Villiers, David James, Diego Dominguez, David Venditti, Christophe Dominici, Augustin Pichot, Nani Corletto, Olivier Brouzet, Remy Martin, Patrice Tabacco, Christophe Juillet, Christophe Moni, Thomas Lombard, le duo Auradou-Chaffardon, Fabrice Landreau…

 

Numéro 5 : Les produits dérivés de « grosse tata »

 

Un jour, dans un pays fort fort lointain, il y a fort fort longtemps, le rugby allait bien dans le meilleur des mondes. Les piliers mettaient des tartines et poussaient en mêlée en attendant la mêlée d’après. Les centres faisaient 70 kilos en envoyaient du jeu de partout, Thomas Casteignede pouvait jouer 10 ou 12 ou 13 ou 15, Traille et Fritz jouaient troisième ligne aile, Jonah Lomu était une légende, les Anglais n’étaient pas champions du Monde, Richie McCaw se faisait violer par les gros quand il tombait dans le camp adverse… Et puis un jour, le monsieur qui était le chef de ce monde idyllique a dit : « tiendez, si on deviendait professionnel ? ». Alors Mike Catt, un fourbe Anglais a dit d’accord. Et la… C’est le début de la fin.

Vu qu’il fallait des sous pour payer les joueurs, on s’est mis à demander du blé à ceux qui en avaient : les autres. Droits télé, départ vers un club plus grand, coupe d’Europe… Fini les bagarres qui « choquent les enfants », fini les derbys houleux qui « font honte à nos régions », finis les déclarations rigolotes à base de « descoinchage » et de « on va le tuer ».

Et là, le Stade Français a une idée formidable à savoir faire cracher des sous a ceux qui en ont plein : les supporters. Ils créent alors ce qu’on appelle « les produits dérivés ». Et là c’est parti pour la grande foire à la saucisse : calendrier, string, maillot de bains, capotes… Tout doit être rose et moche. On balance de la fleur de Lys de partout, on vend un maximum de débilités à ces cons de parisianistes. « Eh Roger, j’ai une idée ! On va foutre l’abonnement à 450€, les places au perchoir à 25€, on va leur vendre des maillots différents chaque année et des shorts de bains dégueu ».

Les autres clubs, jaloux nous ont alors honteusement copiés. Non sans dénoncer, je cite, nos « couleurs de gros pédés » notre attitude qui "perversifie le rubbbby" et ses sacrosaintes valeurs et qui "condamne le rugby d'avant". Ma réponse à ses jaloux est simple : allez-vous faire mettre, bande de paysans.   

 

Numéro 6 : L’agoraphobie

 

A Paris, on n’aime pas trop les dégenérés de la campagne. Et ces derniers sont à peu près tous ceux qui vivent au-delà de la deuxième ceinture. Mais rassurez-vous, si nous on se fout un peu des troglodytes et des culs pleins de terredu Sud-Ouest, eux nous vouent une haine viscérale. Dès lors, les Stadistes sont victime d’une chose qui n’existe que dans les grandes villes : une forme aigue d’agoraphobie. Pour le dire simplement, nos joueurs angoissent à mort quand ils sortent de leur maison, et ils se mettent à faire des conneries. L’année dernière : une seule petite victoire à l’extérieure contre l’Union Sportive des Analphabètes de Perpignan.

Pire : nous avons subit les pires outrages à Brive, à l’UBB, à Agen, à Lyon… Que des « défaites encourageantes » contre des « grosses équipes », qui se sont montrées « plus réalistes »… Discours hypocrite visant à dédramatiser l’impact d’une bonne grosse branlée. Foutue agoraphobie…

 

 

Numéro 7 : Les entraineurs mangeurs de « sanwich » 

 

Ils sont quelques-uns à être passés en coup de vent sur les bords de la Seine. Le premier d’entre tous, escroc parmi les escrocs : Ewan McKenzie. Au bout de quelques mois, le SF a la bonne idée de le virer. Max dit qu’il était venu pour « manger des "sanwich " ». Un plus tard le stade Français est au fond du gouffre. McKenzie, lui, est depuis devenu l’entraineur de l’équipe la plus spectaculaire du Super Rugby. Tout va bien.     

Dans le même temps arrive alors Jacques Delmas. L’entraineur qui refuse le jeu, les initiatives, et de manière plus globale, les passes dans leur ensemble. J’étais content : on était enfin revenus aux vraies valeurs du rugby et du Stade Français. Seulement, à plus de 12 chandelles par match, ça commence à faire beaucoup. Deux saisons plus tard et surtout après avoir frôlé la relégation deux fois, il est enfin délivré de ses obligations par Max la menace. Deux ans qui en ont paru huit. Et huit de sandwich, c’est super long…  

 

 

Numéro 8 : Rendez-nous Rémy Martin 

 

Dans le cercle des poètes disparus, je demande l’intellectuel de la bande. Moitié homme, moitié percheron, Martin c’est un blond peroxydé, qui tient plus de l’armoire normande que du joueur de rugby et qui sévit dans le Top14 depuis près de 10ans. Il est là pour mettre des tartines, des bouchons, des percussions et pousser comme un âne. Un guerrier qui manque au Stade Français notamment dans les générales… Mais moi ce qui me manque le plus, ce sont ses gestes techniques qui me rappellent parfois un Sudaf’ à la réputation d’artiste incompris, Bakkies Botha…

 


 

 

Numero 9 : Les Argentins 

 

Terre d’asile s’il en est, le Stade Français a été le premier à faire l’expérience argentine. Et des Argentins, il y en a eu … Hernandez, Pichot, Corletto, Roncero, Contepomi, Mières, Tiesi, Leguizamon, Martin-Gurruchaga, Quesada… Sans compter les italos-Argentins comme Parisse ou Dominguez, les hispanophones comme Lemoine, ceux qui ont tête d’Espagnols comme Auradou…

En gros, Paris, c’est l’Argentine. La preuve, le quartier Latin (quartier où on fait souvent la fête) se meurt un peu depuis le départ de l’armada Argentina-latine. Enfin surtout depuis le départ de Nani Corletto en fait…

 

Numéro 10 : L’instauration des animations « toutes pourrites »

 

Max, c’est aussi les spectacles à l’américaine avant les matchs. Les arrivées de ballons merdiques en hélicoptère, en char, en jet-board… Je me surpris, il y a deux ans, après une branlée à domicile et un spectacle dégueulasse sur le terrain dire à mon père au moment du spectacle pyrotechnique PMU-Société Général-Carrefour-Casino-McDonald : « tu penses pas que le blé qu’ils dépensent pour ces conneries, ils pourraient le mettre dans des joueurs plutôt que dans cette merde… »

Mais ça n’est pas qu’une question d’argent : la vulgarité n’a plus de limites dans ces stupidités. Après les esclaves sexuels huilés, après une meuf à poil, on a eu le droit au comble du vulgaire : un concert de Collectif Métissé…   

Par magie, le Stade Français a réussi à faire venir des gens qui n’aimaient pas le rugby voir des matchs de rugby, et les yeux pleins d’étoiles ils déferlent au Stade de France dans l’espoir de voir une apparition de Johnny ou une course de caisse à savons autour de la piste d’athlé…

Mais bon, le Stade de France c’est déjà plus Paris. Bande de Paysans… 

 

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La méchante présentation des clubs du Top 14 : le RCT (2/14)

28 Juin 2012 , Rédigé par Antoine Larigaudrie Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

Après la présentation de Bayonne, qui mieux qu’un enfant de la rade pour parler du RCT. Comme tous les gens de sa race et qui viennent de Toulon, il est convaincu que tous les acteurs de l’ovalie multiplient les machinations contre son club bien aimé, que la jalousie et le manque d’ambition des nains comme Toulouse ou Clermont, protégés qu’ils sont par la fédération perfide est insupportable et que le Top 14 et la H-Cup lui tendent les bras. Il nous a pondu les 10 choses « Avé » les senteurs de bouillabaisse et les accents chantants de l’Occitanie, qui rendent son club à part. Et comme il a des liens dans la mafia Toulonnaise... Je publie l'article de cette racaille de Antoine Larigaudrie 

 


 

Toulon. Ville chaude, supporters bouillants, réputation sulfureuse, embrouilles à gogo dans les médias et sur le terrain... Pas une semaine, pas un JOUR, sans qu'on mentionne le nom de ce prestigieux club a tout propos, dans les pages les plus variées de la presse nationale et régionale... rubrique judiciaire, faits divers, foot, santé-médecine, recherche scientifique (Ah Johnny Wilkinson et la physique quantique...), culture, société, économie (ah oui ah oui, je vous voir venir), bourse-marchés financiers, et accessoirement parfois, Rugby. Le RCT est un club UNIQUE. Comme chaque club du Top14 vous me direz. Mais lui, plus que les autres. Et je m’en vais te dire pourquoi minot : 

Numéro 10 : Le Public


Ah... le fameux, le SULFUREUX, le BOUILLANT public de Mayol. Exigeant, intransigeant, impetueux, et toujours généreux... vraiment généreux.. Non VRAIMENT parce que depuis quelques jours on est desormais le public qui va payer le plus cher son abonnement de tout le Top 14. Généreux, les Toulonnais ! De quoi être encore plus impétueux, intransigeants, exigeants, bouillants...


Numéro 9 : Mayol 


Le FIEF. La forteresse inexpugnable de nos Terribles Guerriers. Notre Krak des Chevaliers. Stade Atypique a tout point de vue, au coeur de la ville (exception que nous partageons avec le non moins exceptionnel Eden Park d'Auckland, sanctuaire des All Blacks), juste devant le port (toujours amusant de torpiller quelque pare-brise de yacht a grand coups de pénalités tirées comme des brutes), tirage record de Var-Matin garanti au vu de ce qu'on se balance dans les tribunes, pas très écologique mais sympa (encore faut-il qu'on se fasse pas remonter au score comme des cons 5 minutes après). Entre les palmiers, un rond-point orné d'un ballon de rugby moche en bois , des palmiers... et d'autres palmiers. Joli pour la photo si on aime les palmiers. Et à l'intérieur... Une marée mouvante Rouge Et Noire qui a même terrorisé l'Armée Rouge du Munster un beau printemps 2011 !!! Et qui a eu le vin triste quand Clermont est venu nous pliler 17-0 à la maison... Fanny comme on dit ! Depuis ce triste jour, chaque voiture equipée de pneus Michelin finit systématiquement sur les jantes. Roulez Goodyear ou Pirelli. 



Numéro 8 : Pilou Pilou


Le cri de ralliement de la Horde Sauvage. La manière la plus sonore de se mobiliser, de s'unir, de ne faire qu'un avec le ciel et la terre, l'eau, le feu... et d'envoyer de l'energie aux Guerriers, histoire d'effacer de leurs mémoires pendant 80 minutes leurs histoires d'impôts et d'expartiation, de note du garagiste de la Mercos qui démarre pas, de la signature du contrat de sponsoring qui arrive pas, et des travaux de la piscine qui avancent à vitesse varoise. Alors on le gueule fort en Tribune, notre Haka Toulonnais. TRES TRES fort.



Numéro 7 : Coupo Santo


L'Hymne provençal par excellence... Chanté jour de m
atch de championnat régulier par les joyeux chantres d'Occi-Cant. On aimerait bien en avoir aussi pendant les matches amicaux !!! Frisson garanti, larme a l'oeil des vieux pépés provençaux émus, galvanisation de la masse des supporters, un vrai hymne militaire, concurrence avec les bayonnais et leur Pena Bayona... et air curieux, ravi et un peu hébété des Anglais, Australiens, Sudafs et autre fidjiens qui ne bitent rien au français et encore moins à l'occitan, qui trouvent que ça manque cruellement de yukulélé tout ça.

 

 


 

 


Numéro 6 Notre président


Le seul, l'unique, l'interplanétaire, le GALACTIQUE Mourad Boudjellal. Pas possible de dire grand-chose de créatif ou de nouveau sur lui qu'il n'ait  dit lui-même. A redonné ses lettres de noblesse à la pratique du coït a postériori pratiquée par le corps arbitral à l'endroit de la classe managériale de certaines équipes. A redonné aussi ses lettres de noblesse à la marque déposée Kärcher dernièrement, ainsi qu'une nouvelle utilisation appliquée au Foot français. A redonné ses lettres de noblesse a énormément de choses finalement. Grâce à lui, on redécouvre la "culture du pauvre". Rouler en Ferrari, acheter plein de trucs chers (vêtements, repas dans d'onéreux restaurants, immobilier, joueurs de rugby), en vendre a profit (édition de BD, joueurs de rugby aussi), mais TOUJOURS en considérant que tout cela peut s'arrêter du jour au lendemain parce qu'on va se faire défoncer par Toulouse… (Ou l'ASM, au choix).


Numéro 5 : Johnny


Le seul, l'unique, l'interplanétaire, le GALACTIQUE Johnny. Notre Sniper-Plaqueur-Tacticien-
Stratège-Physicien quantique-Beau Gosse-Bouddhiste Pratiquant Anobli par sa Gracieuse Majesté, le joyau de la couronne. Sans lui, Toulon n'est plus tout à fait Toulon. A croire que Toulon n'était pas Toulon avant 2010. Il est beau, gentil, revient au top après de lourdes épreuves, a une femme craquante, il est bien payé... C'en est quasiment énervant. Heureusement presque que la saison 2011-2012 a rappelé que personne n'est infaillible, que des fois on trouve plus les perches et que ya des coups de mous. Le Syndrôme Brock James. Ce qui ne le rend que plus humain. Putain, salaud de Jonny il a même encore plus TOUT pour lui !!!! 


Numéro 4 : Joe Van Niekerk


C'est pour lui qu'on a inventé le clicheton journalistico-sportivo-
rugbystique du "Capitaine exemplaire". C'est comme Caucaunibuca pour qui on a inventé le terme de "Fantasque Ailier Fidjien". Jolie métaphore pour parler d'un insulaire hébété qui ne pense qu'a courir en défonçant tout sur son passage, en oubliant presque d'aplatir le ballon, quitte a continuer, sauter les barrières du stade et continuer sa course vers le McDo le plus proche histoire d'avaler l'équivalent d'un semi-remoque de hamburgers bien gras et des camions-citernes de bière. A Toulon, Capitaine Exemplaire, ça veut juste dire se frapper le poitrail et l'écusson au muguet jusqu'au sang en entrant sur le terrain et tellement galvaniser les joueurs qu'on croirait presque que l'accent Afrikaans apporte de l'acide lactique dans les muscles comme une perfusion. Doucement avec les coups sur le poitrail, Joe, tu n'as plus les côtes de tes 20 ans ! (même si c'est pas loin)



Numéro 3 : Mercenaires


Ah sujet bouillant et passionnel, corollaire des deux sujets précédents. Yaurait que des joueurs étrangers à Toulon, uniquement motivés par l'appât du gain et le beau temps. Ah sans doute. C'est vrai qu'il flotte tout le temps dans les Iles Fidji, en Australie, en Nouvelle Zélande etc.. et que bien entendu les salaires y sont proches du SMIC. Census Johnston, par exemple, pur produit du rugby-cassoulet, a été elevé à la saucisse de Toulouse du côté de Verdun-Sur-Garonne. Mario Ledesma est un pur auvergnat qui avait le choix entre le rugby et reprendre un bougnat-tabac-journaux sur Paris. Jacques Cronje est un zoulou du 92 qui a taggé toutes son enfance les murs gris de Genevilliers... et Magnus Lünd a passé ses années pré-BO à faire bûcheron dans les Landes. Alors c'est bon, arrêtez de nous les casser avec les mercenaires et les gars du cru.. y'a pas de rugby de souche et de rugby apatride, Midi Olympique c'est pas encore Minute ou l'Action Française, tiens allez traiter John Van Niekerk de "pas toulonnais". Je pense que le gentil SudAf deviendrait assez méchant dans le genre. 


Numéro 2 : Gloires passées


De Daniel Herrerro, sorcier-gourou-magnétiseur-
trekkeur-mangeur de chèvres aux propos par forcément incohérents mais par toujours intelligibles, philosophe qui réconcilie Platon, les Stoïciens, les Esthètes et les Epicuriens sous la coupole de l'Ovalie Triomphante (coupole ovale, création architecturale qui pourrait être intéressante au demeurant pour un eventuel toit de Mayol...), à Aldo Gruarin, pilier de devoir exemplaire, guerrier infatigable qui désormais passe humblement la serpillère dans son magasin de sport... à Eric Champ, ferrailleur au propre ou au figuré, qui a envoyé au pays des songes bon nombre de jeunes arrières fringants, qui se sont mis après l'impact a voir les perches comme des ressorts de matelas, et a ne devoir un retour à leur domicile qu'à la lecture de leur adresse sur leur carte d'identité... en passant par Jérome Gallion, le chirugien-dentiste le plus célèbre de la Rade, qui passe sa retraite de rugbyman a guérir les méfaits de ses avants... Ou encore Eric Melville, Boer pur jus devenu lui aussi Toulonnais de souche ! (Comme quoi les mercenaires) Tous les anciens du RCT mériteraient une statue. Une idée a méditer pour Msieur le Maire, Hubert Falco... Créer l'équipe idéale avec le meilleur de l'histoire du club a chaque poste, a faire voter dans Var Matin... Le resultat serait une équipe complète en bronze massif, 15 gaillards a implanter à l'entrée de la Ville, histoire que les eventuels touristes Clermontois venus en vacances en bagnole fassent demi-tour aussi sec.


Numéro 1 : Ficelle


Instaurée par les susdites légendes du passé, une vraie spécialité toulonnaise, au même titre que la Cade (galette de farine de pois chiche mangée très chaud) ou la Rascasse Rotie. La Ficelle c'est simple et ça se pratique a chaque niveau du jeu. Mais plus particulièrement en touche. On convient d'une combinaison particulière, "Euh... 25... 32... Australie... Rhododendron". Mais juste avant que le pilier ne lance la balle, on gueule "Ficelle !!! Ficelle !!!" , histoire de faire comprendre aux autres qu'on va EN FAIT jouer la combinaison totalement inverse !!! Génial et destabilisant !!! Voilà... Simplement généralement, personne ne se souvient plus de la combinaison d'origine, encore moins de son opposée, phénomène aggravé par les joueurs anglophones ou hispanophones qui ne comprennent plus que dalle, sans compter que généralement le talonneur qui lance a la particularité de jouer avec un bandeau sur les oreilles. Parfois, par temps clair, quand y a pas trop de mistral, on arrive a tirer une touche droite qui arrive a son destinataire. 

Voilà les raisons pour lesquelles on ne peut QUE trouver que ces fâcheux Pirates de la Rade ne méritent que respect et honneur. Ainsi qu'une raison simple et efficace. Parce Que Toulon !

 

 

 

 

 

 

 

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La méchante présentation des clubs du Top 14 : Bayonne (1/14)

26 Juin 2012 , Rédigé par Le Pottok Masqué alias Romain Ruiz Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

Qui mieux qu'un basque pur jus, exilé à Paris depuis trop longtemps pour ne pas verser sa larme à chaque fois que la Peïa Bayona monte des tribunes de Jean Dauger pouvait nous dresser le portrait de son club d'amour.
Un descriptif simple, articulés en 10 points, des choses qu'il faut savoir se rappeler au moment où on parle de l'AB.
Seulement, comme tous les gens de sa race et qui viennent de Bayonne, il est convaincu que l'Aviron est le club qui par essence est le plus "Pays Basque", que les étrangers (prononcer-le estrangééééés) sont tous ceux qui se situent au nord de Dax et de Soustons, que Aretz et Jean-Jo  sont de superbes prénom (Imanol un peu moins) et que le béret est, je cite, "hyper classe quand il est bien porté". Soyez donc indulgent avec ce brave homme, moitié montagnard-moitié surfeur. Et surtout 100% justicier. Le Pottok Masqué peut frapper ! 


Numéro 10 : Le Maillot Chocolat

 
Ouvrons-nous l’appétit ! Les amateurs de « mangé » (je veux dire les avants mais c’est pour le dire plus poliement…) l’auront surement remarqué, l’Aviron a fait la saison passée, une entrée remarquée dans le monde de la mode en faisant arborer à leurs Poulains (oui ça parle de chocolat, alors j’ai osé) un joli maillot Marron tout plein.
Au 1er abord, faire porter à Roumieu un maillot qui excite les synapses (vertu du chocolat), n’était pas une super idée. Mais après… c’est devenu pire ! Des travées de Jean Dauger se sont élevés des « Vas y Lindt Deux » (Linde), quand à « Pepito » Elhorga... bref vous aurez compris.



Numéro 9 : Rendez-Nous le Roi Richard

Rassurez-vous, comme tout bon "François" élevé au grain de l’Ovalie (Daniel Herrero est entré en moi. Métaphoriquement…) je voue une tendre haine à nos cousins Anglos-Saxons.
 Les plus affutés d’entre vous aurons donc compris que je parle du seul et unique Richard qui se respecte chez nous : Richard Dourthe.
Joueur, Richard c’était 12 plaquages manqués par match (dont 2 feintes, rendons à l’artiste ce qui est à l’artiste), 6 en-avants, et 80 minutes de mauvaise-foi et de négations : « Comment ça j'arrive en retard ?! T’avais pas annoncé la Ardi Gasna ?» (Ardi Gasna signifie « Fromage de Chèvre » en basque, on a les annonces qu’on peut…)

Mais Richard c’était surtout 10 pénalités par match. Richard c'était aussi une Gueule, mais une Gueule ! « Il va la louper, il va la louper, i va i va i va la louper ! » c’était lui qui lançait la ritournelle !
Hélas, l’Aviron, place forte de la logique sportive, de la cohérence économique, EXEMPLE de management humain, VISIONNAIRE de… Hum hum pardon. L'aviron a décidé de se séparer du roi Richard, pour d’obscures raisons qui font encore jaser bouchers et charcutiers du Petit Bayonne. 
Alors moi je demande ici, solennellement, QUI ? Qui pour fumer sa clope sur le terrain 1h avant le coup d’envoi, QUI ? Pour agresser violemment sièges et strapotins de la tribune présidentielle suite à un essai adverse, QUI ? Pour faire ce qu’aucun manager sportif du 21ème siècle ne fait plus, péter un cable et frapper les mecs avant même le début du match? Rendez-nous le roi Richard ! Si ca n'est pas une garantie de victoire, déjà on se fera moins chier en regardant l'AB pendant Jour de Rugby

Numéro 8 : La Défense Inversée

Les techniciens les plus avant-gardistes avaient crée la défense inversée : les ailiers qui montent comme des avions pour boucher les extérieurs. Nous, on a mis au point un prototype. Après la défense inversé, l’inverse de la Défense. Le Trou d’Air... Un domaine dans lequel l’Aviron s’illustre depuis des années.

Numéro 7 : Libérez Fifita !

Viliame Fifita (parceque William c’est trop simple à prononcer) est un Catcheur tongien venu s’essayer au rugby près de l’Adour. Je serais bref concernant ses exploits rugbystique. La légende raconte qu’un jour il a capté un ballon, de volée, sans le laisser tomber. Invérifiable, malgré Youtube. 
Si ce bon Viliame (on s’y fait pas hein ?) est devenu une légende du côté de Jean Dauger c’est pour d'autres exploits : « Fifita, non retenu dans le groupe, ne croisera pas demain soir à Castres la route de Bradley Fleming, à qui il avait brisé le nez le 3 décembre dernier lors du match aller (11-34). Sept semaines après avoir déplacé la mâchoire du Perpignanais Julien Laharrague. De retour sur les terrains, il signe un retour mouvementé par un choc, bras en avant, à la 62e minute, avec le Biarrot Frederico Martin-Aramburu, touché au rachis cervical ». 
En toute objectivité, et face à l’agression éhontée et
commanditée par le vil état-major biarrot subie par Benjamin Boyet, commise par ce bandit plus connu sous le sobriquet de « Lulu Harinordoquy », je pense qu’il est temps de réagir. Libérez Fifita !
Numéro 6 : Joe Rococoko

Joe Rococoko est un artiste de l’ovalie. Mais contrairement à tous les artistes, il ne porte pas un chapeau bizarre ou un keffieh. Non, ça n’est pas le genre du gazier… Alors c’est un artiste, certes, mais c’est avant tout un ailier.

Alors pourquoi, allez vous me dire ? Pourquoi faire venir un ailier aussi prestigieux que Joe dans un club où ce poste pourrait être attribué à Dédé de la Buvette, tellement les chances de voir arriver un ballon sont minces ? 

Surement parce que « La Balle à l’aile, la vie est Belle » ça claque, surtout à l’Aviron. Bon maintenant c’est fini, aujourd’hui on préfère dire « La Balle à Roumieu, repasse demain pour voir du jeu ».

Pour autant, je ne suis pas contre le principe de mettre un ailier à côté du type qui se ballade avec un drapeau à damier (mais si, tu sais, dans les tribunes de Jean Dauger !), mais à ce moment là, mettons au moins des portes de prison pour rester dans l'ambiance. Seulement, là Joe donne plus dns la porte de saloon… La défense c'est pas vraiment le top… 
Nonobstant une moyenne de 19/20 en feintes de plaquages, qu’il tente desespéremment de compenser par un 16/20 en passe à la tribune de presse. Malheuresement le petit Joe signe un 1er semestre décevant et n’obtient pas le tableau d’Honneur. Peut mieux faire…


Numéro 5 : La République du Meuh !

La République du Meuh est un petit Etat d’Europe Occidental coincé entre l’Espagne et l’Aquitaine du Nord, aux confluents de la Nive et de l’Adour, dirigé d’une main de Fer par David Roumieu, despote éclairé. Enfin… quand il se souvient où se trouve la lumière.

Ce petit lopin de terre (oui j’aime bien Francis Cabrel, et alors ?) possède une intriguante Constitution, proclamée en Juillet 2007, début du règne de Roumieu 1er et qui ne comporte que 2 articles : "1) Tout droit tu fonceras – 2) La Mâchoire tu viseras."

Aussi simple soit-elle à diriger, cette république (il n'y a d'élections, mais ça sonnait mieux la République du Meuh…) a vu émerger à sa tête quelques loyaux ministres, chargés exclusivement de l’exécution et au respect de la constitution. Parmis eux, Thibaut Lacroix et Lionel Mazars. Ils sont aidés dans leurs basses besognes par un fourbe indigène, venu des îles, Dwayne Haare (dit « le Vilain ») et un longiligne echalat aujourd'hui regretté, Rob Linde.

Toutefois, dans cette paisible république, la colère gronde, et l’opposition émerge, une fronde sans précédent est venu bousculer le microcosme du Meuh. Un Homme venu du Sud, et répondant au sobriquet de Sam Gerber résiste encore et toujours au despote, prônant sans relâche jeu au large et art de l’esquive. Réçemment on a cru à une sorte de printemps arabe (Je ne parle pas de Boutaty qui appartient sans réserve possible à la république du Meuh…) lorsque Cedric Heymans a immigré au Meuh. Mais le souffle est vite retombé, ce dernier ayant petit à petit disparu au fond du pré. Certains l’appelle encore de leurs vœux, peut être reviendra-t-il un jour… 


 


Numéro 4 : Retraités Rugby Club

Comme tout le monde, j’aime beaucoup la série Bref. Cette série a pour slogan « Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux il se passe des trucs, bref ». Sur la côte basque, c'est pareil : « Vers la Fin, on va à l’Aviron Bayonnais ».

Cedric Heymans, Joe Rococoko, Gabriele Lovobalavu, Benjamin Boyet… nos derniers jeunes pensionnaires ! Ceux qui connaissent le Pays Basque saurons que non loin de Jean Dauger, se trouve la Clinique des Embruns (centre de rééducation spécialisé dans le 3ème âge). Surement une blague d’un gendarme biarrot qui leur aura indiqué le mauvais chemin. Ou un coup de ce ridicule Indien de chez ces cons du B.O…



Numéro 3 : Fêtes de Bayonne !

Souvent dans un club de rugby professionnel, quand un joueur signe, on le présente à la Presse, nous, on le Présente à la Ville, et on voit ce qu’elle en dit.

Certains joueurs prometteurs se sont vu fermer les portes de Jean Dauger pour un Katxi de Bière non terminé, une sangria renversée, certains disent même qu’un prétendant aurait commandé un demi-pêche le samedi soir des fêtes… Il fait aujourd’hui les beaux jours de la section football de l’Aviron Bayonnais.

D’autres décident de frapper un grand coup dès leur arrivée, c’est ainsi que l’Australien Many Edmonds a entamé sa carrière au sein de l’effectif basque, celui-ci faisant la cour à une donzelle, se trouva fort dépourvu quand son 2ème barre de mari fût venu, de ses ligaments croisés plus personne de nouvelles n’eût.


Numéro 2 : Plus de Batel (petit bateau basque), Moins de Pirogues

Le Dimanche 3 juin 2012, les juniors Reichel, ainsi que les cadets Geudermet de l’Aviron Bayonnais étaient sacrés champion de France, apportant deux boucliers flambant neuf sur les bords de l’Adour. Clément Otazo, Charles Olibon, ces noms ne vous disent probablement rien, et il y a fort à parier que vous n’en entendrez jamais parler si les lignes ne bougent pas dans le club.

En effet, malgré des équipes de jeunes resplendissantes au niveau national, les dirigeants de notre auguste association sportive choisissent de miser sur des ancêtres ou sur des stars en devenir, de l’hémisphère Sud, et ça nous donne Rococoko qui barre la route au jeune et talentueux Marvin O’Connor, Jacques-Louis (sans déconner…) Potgieter qui barre celle de Clément Otazo (formé au Saint Jean de Luz Olympique et à Urrugne ! La plus belle ville du monde. C’est encore permis de parler de sa ville non ?!), et tout ça pour quel résultat ? 12ème du Top 14, sauvés par le Gong (et un peu par Brive aussi).

J’ai entendu dire que le changement c’est maintenant (oui parfois je vais sur LeMonde.fr ou L’Huma… c’est journaux de gauchiste où la propagande fleurit, avant d’aller sur Rugbyrama), peut être que maintenant qu’il a fait fortune dans les yeux, notre président devrait se tourner vers un marché tout aussi porteur, celui de la prothèse auditive.


Numéro 1 : Il est fou Afflelou !

Que celui qui a eu cette idée se dénonce ! Qui a cru bon de placer à la tête d’un club de rugby au passé et à l’Histoire tel que l’Aviron Bayonnais, un homme qui connaît à peine les règles ? Et qui l’a laissé faire danser presque tout l’effectif dans une pub pour des lunettes … Les cons…


 
J’entends ceux qui me dirons que le professionnalisme a ses lois, au 1er rang desquelles figurent le budget du club… Mais pour avoir des résultats pareil, on a vraiment besoin d’autant de pognon ? Allez, faisons un rêve : celui d’une équipe de rugby, solide sur ses fondamentaux, la localité, le partage, la promotion des valeurs de l'ovalie et de tout un peuple ; dure au malvaillante (bah ouai ya les fêtes de bayonne chez nous) ; et généreuse, pour les petits clubs, pour les gamins qui viennent au stade, pour l’exemple. (NDLR : il sont mignons ces gens de la campagne) 

Mais il faut rendre à Cesar ce qui est à Obelix (un menhir dans sa tronche… Meuh !), Alain Afflelou a apporté une chose à l’Aviron Bayonnais, une chose essentielle : l’art du licenciement express, rapide, sec, efficace (demandez à Thomas Lievremont et Christian Gajan ce qu’ils en pensent) ; l’art de la prise de contrôle des conseils d’administration (des fois qu’on envisagerait une fusion avec le BO…) ; non vraiment un savoir-faire essentiel dans le monde du rugby moderne.

Soyons de nouveau Fiers de Nos Couleurs, boutons le Vendeur de Lunettes hors de Jean Dauger ! (et si on pouvait latter les couilles du BO...)


 

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