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Les Petites Histoires du Sport

Articles avec #mondial de rugby 2011 tag

Mondial de rugby / Le XV mondial et le XV espoir

27 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Une nouvelle fois subjectif et discutable, le XV mondial est une tradition que LPHS ne pouvait ignorer. 5 Français, tous avants, ont été élu dans le XV pour 6 Néo-Zélandais. Aucun Anglais et aucun Sud-Africains, eux qui était pourtant les deux derniers champions du monde. Enfin 2 Australiens et 2 Gallois complêtent cette sélection. 

 

Les critères qui ont été préférés : régularité, discipline, importance dans la performance de leur équipe et importance dans le schéma de leur formation. 

 

Et on commence par le XV type du mondial. 

 

Woodcock (Nouvelle-Zélande) : dominateur dans les duels, solide en mêlée, décisif en finale et très mobile dans le jeu courant, l’émergence de Tony Woodcock peut expliquer en grande partie le niveau des avants kiwis. Un pilier d’expérience et de talent qui mérite sa place parmi les meilleurs du monde.  

 

Servat (France) : si son mondial s’est fait sur un mode diesel, il ne faut pas oublier qu’à 15 jours du mondial personne n’était certain de la présence du toulousain pour cette compétition. Touché au genou en finale du Top 14 contre Montpellier, il avait du être opéré et avait du suivre sa rééducation en urgence. La touche Française (la meilleur de la compétition) a pu s’appuyer sur la précision de son lancer et ses charges dans l’axe ont toujours su apporter de la continuité dans le jeu tricolore. Un gros mondial pour un grand talonneur. 

 

Franks (Nouvelle-Zélande) : Il y a 3ans, la Nouvelle-Zélande avait vécu le départ de Carl Hayman comme une véritable trahison. Comment le meilleur pilier droit du monde pouvait renoncer à un mondial et surtout comment pouvait-il tourner le dos à sa sélection nationale en laissant la mêlée NZ dans la mouise ? Et bien aujourd’hui, tout est oublié. Le plus jeune droitier des phases finales de ce mondial (23ans), le plus régulier des All-Blacks, et le meilleur droitier du monde est arrivé au bon moment. Owen Franks est le meilleur pilier droit du monde. Vous avez dit Carl qui ?

 

Nallet (France) : Exemplaire dans le combat, indispensable en conquête, fer de lance de la défense française avec près de 11 plaquages par match. Le géant du Racing va laisser un grand vide derrière lui… A moins que Saint-André ne puisse le convaincre de nous faire une Simon Shaw : finir à 39 ans sur une dernière Coupe du Monde.

 

Thorn (Nouvelle-Zélande) : Il a annoncé sa retraite et c’est une grande partie de ses adversaires qui soufflent enfin. Voila plus de 10 ans qu’il tort, qu’il plie, qu’il concasse et qu’il dézingue à tout va. Son mondial ? Un mélange de plaquages dans les côtes, de percussion avec la tête et de déblayage avec les genoux. Une sorte de Mozart du parpaing. Un grand Monsieur du destronchage qui tire sa révérence. Adieu poète.

 

Dusautoir (France) : Elu meilleur joueur du monde, le capitaine français s’est enfin fait un nom dans le rugby international. Illustre inconnu dans les rues d’Auckland au début de la compétition (Comme le demandait sans sourciller un supporter kiwi lamda « Thierry Who ? »), il s’est imposé comme le meilleur à son poste devant Pocock, McCaw, Kaino ou encore Burger. Le Dark-Destroyer n’est plus le même. Il marchait dans les pas de Serge Betsen. L’élève aurait-il déjà dépassé le maitre ?

 

Pocock (Australie) : Dans la famille des pénibles, des agaçants, de ceux qui vous donne des fourmis dans le talon et envie d’aiguiser vos crampons je vous demande le roi. Véritable machine à enrayer les attaques, gratteur de talent et plaqueur infatigable, Pocock est une sorte de rock-star. Son absence contre l’Irlande à totalement bouleversée l’Australie. Son match impressionnant contre l’Afrique du Sud a offert la victoire aux Wallabies. Avec ses 17 plaquages par match de moyenne, il est avec Dusautoir le plaqueur le plus régulier du mondial. 

 

Harinordoquy (France) : Ca n’est ni le plus puissant, ni le plus rapide. Ni le meilleur plaqueur, ni le meilleur perforateur. Mais c’est bien le meilleur joueur du monde dans les airs. Preneur de balle en touche de grand talent, véritable monstre sur les chandelles adverses, le « basque volant » sort de son troisième et meilleur mondial. Il s’impose comme la référence mondiale au poste.

 

Genia (Australie) : Un gamin de 21ans qui pue le rugby à ce point, c’est presque indécent… Chef d’orchestre de l’une des plus belles lignes d’attaque du monde, véritable maitre à jouer de la 3ème Nation mondiale (2ème au classement IRB mais 3ème de la Coupe du Monde), Genia est en plus un joueur décisif. Un « clutch player » qui sait prendre le jeu à son compte et peser sur les défenses. Gregan est mort, vive Genia. 

 

Parra (France) : Alors oui, ca n’est pas son poste. Oui Parra est un neuf. Oui Morgan n’aime pas jouer là. Mais qui a été meilleur que lui à ce poste sur cette compétition et surtout qui a su faire basculer les matchs dans les moments chauds ? Carter ? Wilkinson ? Hook ? Slade ? Cruden ? Cooper ? Fernandez ? Contepomi ? Non, aucun d’entre eux. Pris autant en raison de son mondial de grande facture que de la déception généré ou des blessures des autres, Parra est le meilleur 10 de cette Coupe du Monde.

 

North (Pays de galles) : C’est à la fois le plus jeune et peut-être le meilleur ailier du monde. Une boule de puissance, capable de franchir facilement, de conclure les actions et de faire presque toujours les bons choix. En 1an de temps il s’est imposé comme un titulaire indiscutable en club, puis en sélection. Il est devenu une référence à son poste à une vitesse folle et rappel plus que jamais un certain…Jonah Lomu. 

 

Nonu (Nouvelle-Zélande) : L’équipe de Nouvelle-Zélande a pu décevoir certains observateurs en finale de Coupe du Monde. Mais si il y a un joueur qui est sorti du lot du début à la fin de cette compétition, finale comprise, c’est bien le Tongien Ma’a Nonu. Franchisseur régulier, fer de lance de la rush défense Néo-Zélandaise, sa capacité à prendre la ligne d’avantage à été l’une des clefs du succès NZ.

 

Roberts (Pays de Galles) : Si le Pays de Galles est allé aussi loin, l’explication est double : une conquête jeune et mobile et Jamie Roberts. Le centre des Cardiff Blues était au cours de ce mondial l’arme offensive numéro 1 et la clef de voute de la défense Galloise. Un Roberts qui n’est pas sans rappeler un Jauzion au sommet. Incontournable.

 

Jane (Nouvelle-Zélande) : Impérial dans les airs, solide sur ses appuis, ses performances en demi et en finale ont été exemplaires. Si Vincent Clerc aurait pu intégrer le XV mondial, Cory Jane le méritait tout autant. Un mondial bien négocié et qui se termine bien pour l’un des enfants terrible de l’ovalie Néo-Zélandaise.

 

Dagg (Nouvelle-Zélande) : J’adore Muiliaina et à vrai dire, je ne comprenais pas vraiment l’engouement autour de Dagg chez les Blacks. Et puis j’ai vite vu. Quelques appuis de feu, 5 essais et quelques gestes de classes plus tard, Dagg s’est montré capable de faire oublier le centurion Muiliaina. Une performance qui lui ouvre les portes du XV mondial de façon tout à fait logique.

 

 

LE Xv espoirs : choisis pour leur âge et pour la marge de progression qu'ils laissent entrevoirs, ils ont tous entre 18 et 24ans. A noter la très forte colonie Australo-Galloise et la présence non négligeable d'Anglais. 

 

 

Slipper (Australie, 21 ans) : Plus jeune gaucher du dernier carré, Slipper est un pilier au physique qui parle pour lui. Avec ses 1m85 pour 115 kilos, le Wallaby à l’avenir devant lui. Un joueur à surveiller dans les années à venir et l’une des vraies chances Australienne de caler la mêlée des « gold and green ». 


Hartley (Angleterre, 24 ans) : Il a peu joué, arrivant derrière Thompson dans la rotation puisque le vieux grognard avait les faveurs de Jonhson. Mais si il y a un jeune talonneur dont on sait qu’il a le talent pour percer au plus haut niveau c’est bien le capitaine de Northampton. Croisement entre la hyène et le casse-brique, Hartley est un pénible qui n’a pas fini de nous embêter.

 

Cole (Angleterre, 23 ans) : Le deux ou troisième meilleur droitier du monde n’a que 23ans. Quand on sait qu’un droitier est à maturité à 28 ou 29 ans, cela laisse présager d’un avenir radieux pour le phénomène Dan Cole. Un joueur sur lequel l’Angleterre pourra s’appuyer dans les années à venir.

 

Whitelock (Nouvelle-Zélande, 22 ans) : Véritable poutre du pack Blacks, solide dans les airs et mobile comme peu d’autre, le deuxième ligne des Crusaders s’est imposé comme le pendant naturel de Thorn. Surtout il s’est imposé devant Ali Williams, l’un des meilleurs du monde à son poste. Une vraie révélation et un vrai bon espoir au poste de deuxième ligne.

 

Simmons (Australie, 21 ans) : Comparé dans son pays à John Eales (la légende Australienne au poste de deuxième ligne), il est encore un peu frèle et plein de défauts. Mais il sait tout faire et surtout sa marge de progression est encore très importante. Un futur grand.

 

Warburton (Pays de Galles, 23 ans) : Plus jeune capitaine du mondial, plus jeune joueur à mener une équipe aussi loin, meilleur plaqueur de son équipe et plaque tournante de sa formation tant dans l’organisation défensive qu’en touche, son expulsion malheureuse l’a révélé aux yeux du grand public. Mais l’observateur averti à pu le voir à l’œuvre dans son registre de plaqueur gratteur dès le tournoi 2010. Warburton incarne l’avenir Gallois, et pour tout dire cet avenir s’annonce radieux.

 

O’Brien (Irlande, 23 ans) : Sacré meilleur joueur de la saison européenne, son absence pendant les matchs de préparation et durant les premières rencontre du mondial avait lourdement pénalisé les siens. Mais sa puissance et sa capacité à franchir les défenses les plus solides du monde ont permis aux Irlandais de l’emporter notamment devant l’Australie. Redoutable plaqueur et surprenant joueur de ballon, O’Brien est le successeur annoncé de David Wallace.

 

Faletau (Pays de Galles, 21 ans) : Si au début du mondial il était un illustre inconnu, ses 110 kilos, ses deux essais et ses 12,3 plaquages de moyenne l’ont vite placé dans la catégorie des « méchamment talentueux ». Il est l’un des plus jeunes joueurs de ce mondial et l’un de ceux qui à la plus grande marge de progression. Il forme avec Warburton et Lydiate le trio de troisième ligne le plus prometteur d’Europe.

 

Murray (Irlande, 22 ans) : Derrière Boss et Reddan dans la rotation Irlandais au début de la compétition, le jeune Murray s’est imposé comme un joueur indispensable en cours de compétition. Titulaire lors des deux matchs les plus importants (Pays de Galles et Italie), Murray représente l’avenir du poste avec Youngs et Parra.

 

Priestland (Pays de Galles, 23 ans) : Sans cette fichu blessure, il aurait été le meilleur 10 du Mondial. Mais touché contre l’Irlande, il a manqué les deux matchs les plus importants de l’Histoire moderne des Gallois. Probablement partie remise pour le chef d’orchestre de l’équipe la plus jeune du dernier carré du mondial.

 

Palisson (France, 23 ans) : Des gestes de classes, des essais offerts (Angleterre), des plaquages décisifs, un jeu au pied précieux et beaucoup, beaucoup de talent. Celui qui est entré dans un maillot bleu sur un cadrage débordement sur Tuqiri ne devrait pas en sortir avant quelques années.

 

Tuilagi (Angleterre, 20 ans) : Véritable phénomène physique, le centre Anglo-samoan est une sorte de bulldozer aux rouages exotiques. Capable de tout emporter sur quelques mètres, il a dévoré tous ses adversaires directs. Même si il est un véritable cimetière à ballon et qu’il joue souvent très mal après avoir fait la différence, ses dispositions naturelles à jouer debout en font l’un des grands espoirs à ce poste.

 

Davies (Pays de Galles, 23 ans) : On le décrit dans son pays comme un joueur capable de prendre le moindre intervalle. D’une finesse technique rare pour un centre au Pays de Galles, sa complémentarité avec Roberts en fait un joueur tout à fait à l’aise dans le schéma du XV du Poireau.

 

O’Connor (Australie, 19 ans) : James O’Connor est un concentré de talent. Buteur, polyvalent (il peut jouer à tous les postes de la ligne arrière à savoir ouvreur, centre, ailier et arrière), finisseur de qualité et doté d’appuis extrêmement vifs. Il est le plus jeune joueur de ce mondial et le meilleur réalisateur de l’équipe Australienne 10 points seulement derrière Morné Steyn (meilleur réalisateur du mondial avec 62 points).

 

Guilford (Nouvelle-Zélande, 20 ans) : Il n’a joué qu’un match… Mais quel match. Ecarté du squad NZ pour des problèmes de boisson, il n’a pu réintégrer le groupe que contre le Canada. Auteur de 4 essais en 70 minutes, il a alors affolé les compteurs sur un match. C’est certainement le Néo-Zélandais le plus instable du groupe champion du monde mais aussi l’un de ceux qui a le plus de talent. S’il se canalise, il pourrait être un joueur énorme. 

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Mondial de rugby : Un grand merci !

25 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Pour fêter le passage des 10 000 pages vues, LPHS vont inaugurer le passage aux articles vidéo ! 

 

Mais avant d'entamer cette ère pleine de nouveaux objectifs, je me dois de revenir quelques instants sur la performance des bleus en finale de Coupe du Monde.    

L'équipe de France m'a foutu la chair de poule, m'a emporté, m'a fait rêver d'un titre mondial et finalement a échoué à un petit point de l'ogre NZ. Une performance inoubliable. Et si on dit qu'on retient les Champions et qu'on oublie les deuxièmes, moi je n'oublierai jamais cette matinée du 23 Octobre, où dans un Pub de la capitale Parisienne et entouré de personne que j'aime, l'équipe de France est passé à un poil de l'exploit.

L'acalmie va être de courte durée, et déjà le Tournoi 2012 et la Coupe du Monde 2015 se profilent à l'horizon. Quelques joueurs que j'ai toujours connu ont ou vont tirer leur révérence ( Marconnet, Nallet ? Jauzion ? Poux ? Servat ?) et Philippe Saint-André, dont je parlerai peut-être plus dans les semaines à venir, va reprendre le flambeau du XV de France. 

Les bleus rentrent la tête haute et j'espère de tout coeur que l'Equipe de France saura construire sa réussite future autour d'une défaite qui paradoxalement résonne comme un succès.

 

Pour toi lecteur : merci. Le Blog continue sa progression et chaque fois que tu viens, que tu commentes, que tu parles du blog, cela m'encourage. Voir la petite graine germer est magnifique et ces grace à toi que cette plateforme perdure. Alors merci ! 

Pour conclure, une petite douceur : 1min 52 Historique, où quand l'équipe de France a joué les yeux dans les yeux avec la meilleur équipe du monde. 

 

 
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Mondial de rugby / Finale historique : Comment battre les NZ ?

22 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

 

Entre deux montées de fièvres et trois reniflements, je me suis levé ce matin avec dans la tête une question qui tournait comme une chanson de Pink Martini : comment peut-on faire pour battre les All-Blacks en finale de Coupe du Monde, ce dimanche à Auckland ?

Au vue du parcours, des qualités, du passé récent ou même du niveau de rugby qu’affichent les protagonistes de la finale, à quoi peut s’accrocher le XV de France pour y croire ? Autour de quelles certitudes ou même de quelle stratégie le jeu tricolore va-t-il pouvoir s’organiser ? Qu’est ce que Lièvremont va-t-il pouvoir dire à ses joueurs, le matin du match ?

 

J’ai d’abord pensé faire dans le classique : qui doit-on craindre, quels sont les secteurs que l’on doit mettre en avant etc… Mais finalement je me suis dit que tout avait déjà été dit par les spécialistes du rugby TF1 (ceux qui s’y intéresse une fois tous les 4 ans) : nous sommes nuls et chanceux, ils sont géniaux et beaux joueurs.

 

S’il existe quelques raisons (minimes mais réelles) d’y croire, finalement la phrase qui me revient le plus… c’est « on s’en fout ». Au diable les discours, laissons parler le cœur.

 

Oui ! On s’en fout ! On s’en fout de savoir si Lièvremont est un incapable doublé d’un communicant pitoyable. On s’en fout de savoir si Trinh-duc et Picamoles feront la gueule. On s’en fout de savoir qui ou quoi il y aura en face. On s’en fout du choix de leur Haka. On s’en fout de savoir si les français seront corrects sur le terrain. On s’en fout de savoir si les bleus vont être sanctionnés ultérieurement après avoir envoyé chier l’IRB et sa pitoyable règle des 15 mètres (au moment du Haka les joueurs adverses doivent respecter une distance de courtoisie de 15 mètres entre eux et les joueurs exécutant leur danse. Très paradoxal quand le Kapa o Pango fini par un non moins courtois tranchage de gorge). On s’en fout de savoir si la presse de tout poil est pour ou contre les bleus. On s’en fout des questions de Matthieu le Chevalier et si elles emmerdent le coach. On s’en fout des matchs dégueulasses qu’on nous sert depuis 4ans. On s’en fout de Bastareaud, Fritz, Poitrenaud ou Marconnet. On s’en fout de Chabal, Champ et Berbizier. On s’en fout de Chrisitian Jeanpierre. On s’en fout de Thiery Lacroix. On s’en fout des branlées historiques contre toutes les équipes de la planète concédées depuis 2 ans. On s’en fout du grand chelem. On s’en fout de Denis Brognard. On s’en fout de ce que pense le  NZ.Herald. On s’en fout de savoir que Jo Maso est sympa et laisse les blacks jouer en noir. On s’en fout de savoir que les bleus vont à la pèche ou faire du pédalo. On s’en fout des petites histoires du sport et de Pierre Ammiche et de ses analyses en bois. On s’en fout de parler technico-tactique, en agitant son cahier de jeu et implorant la palette à Doudouce. On s’en fout des doublons du calendrier, du B.O en proD2, de Guy Novès. On s’en fout de savoir si les bleus sont bons ou mauvais. On s’en fout de savoir s’ils le méritent ou si c’est le plus gros scandale de l’histoire du rugby. On s’en fout de respecter le peuple Néo-Zélandais, lui qui laisse éclater sa joie au moment de la blessure de Quade Cooper.

 

 

Pour paraphraser sans talent Martin Luther King, j’ai fait un rêve. Celui de voir Thiery Dusautoir sortir du vestiaire le front en sang et les yeux humides. De croiser furtivement le regard de Lionel Nallet et de ressentir jusqu’au fond de mes entrailles le fait qu’il est prêt à mourir sur le pré. Voir Imanol murmurer en basque les contînmes de son enfances avant de tourner son visage vers le ciel en chantant la marseillaise. Apercevoir Aurélien Rougerie, les traits tirés, prêt en dévorer Nonu de la première à la dernière minute. Voir Lièvremont sur le banc, en short et sans radio, loin de cette saloperie de bulle en plastique. En somme, voir les bleus comme jamais ils n’ont été : prêt à dépasser leur crainte et à imposer le respect.

 

En plus, dimanche, je suis titulaire : je suis pilier (de comptoir) et demi (bien blanc). Oui. Cette finale je vais la jouer. Depuis mon canapé ou depuis le pub le plus minable de Paris, mais j’y serais. Sorte de projection, je vais vivre par procuration une finale de Coupe du Monde.

De l’endroit où je serais, j’aimerais pouvoir sentir le Camphre et le Dolpic et entendre les bruits de crampons sur le carrelage ou le lino. Je connaitrais à nouveau ces instants magiques où les petites familles de l’ovalie se rassemblent, se séparent, s’isolent puis se rabibochent. Où au sein du vestiaire, le coach nous parlerais de voyage et de rêve mais ne parlerais qu’au présent. Je reverrais le visage d’amis pour qui je prendrais de coups. Croiserais le regard de ceux qui en ont pris pour moi. Retrouverais cette joie naïve d’être ensemble à ne partager rien de plus que de l’amour et du bonheur.

 

Au final, je suis chaud bouillant pour la finale de la Coupe du Monde. Je n’ai pas de solution pour gagner, je ne pense même pas que les bleus en sont capable. Et pourtant je crois très fort en l’exploit. J’aimerais connaitre la joie double de voir mon équipe remporter le mondial et avoir un argument definitif pour faire fermer leur gueule à un sacré paquet de monde, des détracteurs acharnés de Lièvremont à la presse Néo-Zélandaise en passant par le XV de la Rose.

 

Allez les bleus !

 

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Mondial de rugby / France – Pays de Galles : les notes des joueurs

17 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Que dire… Victorieux mais laissant l’impression de ne jamais être maitre de son destin, l’équipe de France se qualifie pour la finale de la Coupe du Monde.

 

En raison de la physionomie du match : les notes sont basses et très marquées entre les avants (auteur d’un match correct en touche-mêlée-défense) et les arrières (complètements dépassés dans tous les registres)

 

Sans plus attendre, les notes de l’équipe de France !

 

Jean-Baptiste Poux : Timide dans le jeu, c’est son impact en mêlée fermée qui a été la plus admirable. Le reste : difficile de sortir une action en particulier… Peut-être son en-avant sur un passe de Nicolas Mas à 5m de la ligne… 4/10

 

William Servat : Très bon en mêlée et sur ses lancers, il a été moins en vue que contre l’Angleterre. Mais solide et plutôt consistant à l’impact, c’est un match correct. Son plus gros défaut : quelques fautes de mains qui nullifient les efforts de la famille bleue. 5/10

 

Nicolas Mas : Du très bon et du moins inspiré. Très solide en mêlée fermée malgré une pénalité concédée (pour deux obtenues), il a fait souffrir Jenkins de la première à la dernière minute. Mais dans le jeu courant, on a vu un Mas emprunté et rarement décisif. Il provoque un en-avant terrible à un moment clef en transmettant son ballon alors qu’il aurait simplement du prendre et partir au ras. Seulement un pilier qui fait 11 plaquages et qui joue tout le match, c’est tout de même formidable. 6,5/10

 

Lionel Nallet : Discret dans le jeu, son impact dans le combat à été colossal. Alors si c’est clair que sa mobilité est de moins en moins mise à l’épreuve, son apport en touche et dans les rucks est primordial pour l’EDF. 6/10

 

Pascal Papé : Au diapason de ses matchs précédents. Toujours solide dans le combat, généreux, courageux. Il a gagné sa place dans cette équipe et son importance en finale est évidente. Fautif sur l’essai en loupant l’un des rares plaquages de son match, il n’en demeure pas moins une vraie satisfaction. 5,5/10

 

Thierry Dusautoir : Le capitaine courage a été le meilleur joueur tricolore. 22 plaquages, beaucoup de combat et surtout un élément qui a été la clef de cette fin de partie : trois plaquages offensifs qui scelle le sort du match. Il a été le seul à avancer dans le dernier ¼ d’heure et surtout à été à la pointe du combat de A à Z. 6,5/10

 

Julien Bonnaire : L’une des tours de contrôle de cette équipe, son rôle est de plus en plus clair : perturber par tous les moyens l’organisation adverses. Toujours en travers, toujours à mettre les mains, toujours à la limite, souvent au contre en touche… C’est notre McCaw à nous. Son duel avec le capitaine black sera l’un des affrontements à suivre. Désigné homme du match par la presse NZ, il sort un match de bonne facture sans vraiment briller. 6/10

 

Imanol Harinordoquy : Le basque s’est montré, lui aussi, précieux en défense avec ses 20 plaquages. Son apport en touche a été là aussi capital. Auteur d’un match complet sans erreurs manifestes, il a avancé sur presque tous ses ballons. 6/10

 

Dimitri Yachvili : Déchargé de la responsabilité de buteur, on ne pourra qu’être déçu de la performance du Yach. Incapable de délester un tant soit peu la pression des épaules de son ouvreur, il n’a que trop peu influer sur le match. Moyen dans la gestion temps forts/temps faibles, il m’a donné l’impression de subir constamment les événements. Incapable de changer le rythme ou de mettre de la vitesse, c’est un biarrot visiblement inhibé, crispé qui était à la manouvre… Un match à oublier très vite. 3,5/10

 

Morgan Parra : C’est probablement le meilleur arrière Français. Tranchant, courageux en défense, tentant d’occuper au pied, à 100% dans ses tirs au but, alternant entre les différentes zones du terrain, Morgan s’installe encore un peu plus comme l’ouvreur de cette équipe. Chose incroyable, plutôt que de faire glisser Parra 9 et Trinh-Duc 10 en cas de blessure de Yachvili, c’est Doussain qui entrerait en tant que 9 pour laisser le Clermontois à l’ouverture. Parra est donc définitivement le 10 des bleus jusqu’au bout de ce mondial… Incroyable mais vrai. 5/10

 

Alexis Palisson : Courageux, son jeu au pied d’occupation lorsque les bleus étaient sous pression a été précieux. Mais aucun ballon à jouer en attaque, peu de gestes défensifs à faire contre un Shane Williams discret, il a du s’ennuyer ferme exilé sur son aile… 4/10

 

Maxime Mermoz : Pénalisé à la 7ème minute. Après ? Transparent. Défensivement dépassé, offensivement inexistant, c’est incontestablement son pire match en bleu. Il faut dire que pour l’instant, nous n’avons le droit qu’à l’ombre de Mermoz. Espérons qu’il éclabousse la finale de son immense talent.  3/10

 

Aurélien Rougerie : C’est le moins bon français de tous les matchs à élimination directe. Déjà en dessous contre l’Angleterre, cette fois il a pris l’eau de toute part contre le duo Roberts-Davies. Il a été dévoré et surtout n’a jamais semblé pouvoir peser dans le match. Décevant.3/10

 

Vincent Clerc : Un carton rouge provoqué et une défense solide contre North, Clerc n’aura jamais eu l’occasion de convertir quoi que soit. Concédant une pénalité dès la 5ème minute, le reste n’a pas été inoubliable. 4/10

 

Maxime Médard : Comme ses petits camarades des lignes arrières, le toulousain était sur courant alternatif. Mais indéniablement au dessus du marasme des trois quarts français, il se présente comme l’un des meilleurs arrières du monde. 5/10

 

Le Banc : Deux hommes à mettre en évidence. Le premier, le talonneur Dimitri Szarzewski. Avec ses 17 plaquages en 20 minutes, il a été omniprésent dans les moments les plus chauds.

L’autre homme du banc, c’est le Clermontois Julien Pierre. Présent dans le combat, il a été lui aussi décisif dans le dernier quart d’heure avec 13 stop défensifs.

 

Les stats du match :

 

Le meilleur plaqueur : Thierry Dusautoir (22)

 

Possession : France 41 % // 59 % Pays de Galles

 

Occupation : France 40% // 60% Pays de Galles

 

Temps passé dans les 22 adverses : France 9min 27// 9min 36 Pays de Galles

 

Mêlées gagnées : France 6 (1 sur introduction adverse) //  7 Pays de Galles

 

Touches gagnées : France 12 (5 sur lancer adverse)  // 14 (1 sur lancer adverse) Pays de Galles

 

Plaquages : France 126 pour 12 loupés // Pays de Galles 56 pour 3 loupés

 

Pénalités concédés : France 6 //  7 Pays de Galles

 

En avants : France 11 // 10  Pays de Galles

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Mondial de rugby / France – Pays de Galles : un accouchement dans la douleur (9 – 8)

17 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

L’équipe de France est en finale. Dans le bar où je me trouve, les sentiments sont partagés. La qualification fait plaisir, mais franchement… Que ce fut compliqué. Les Gallois, joueurs et portés vers l’avant, n’ont pas déçu. A vrai dire, ils méritaient même leur ticket pour la finale. Mais l’équipe de France, à l’expérience et surtout grâce à une grosse défense, vient d’arracher sa qualification pour la finale de la Coupe du Monde. Rien que ça… Retour sur une performance : celle de se qualifier en faisant le pire match de l’histoire des demi-finales.

 

L’équipe de France basée sur une défense exceptionnelle :

 

Si l’équipe de France n’a pas montré la moindre qualité offensive au cours de cette demi-finale gagnée d’un point, elle a pu s’appuyer sur un point fort : sa défense.

Si nous reviendrons plus loin sur les lacunes de cette équipe de France, nous allons en premier lieu insister sur l’enseignement majeur de ce match : l’équipe de France à la défense la plus solide d’Europe.

 

Si pendant le VI nations victorieux de 2010 la défense avait été la clef du grand chelem, le début de mondial avait laissé présager de quelques problèmes dans ce secteur. Après un premier match très laid contre le Japon (21pts encaissés), une performance pas franchement plus rassurante contre le Canada (19 points cette fois-ci) et une défaite inévitable contre la Nouvelle-Zélande, le paroxysme de la débâcle défensive tricolore avait été atteint contre les Tonga (19 points à nouveau mais avec la terrible impression d’être dépassé sur tous les ballons, face à une équipe qui lâche près de 15 points en route).

 

Seulement, au fil du tournoi, et surtout à mesure que les matchs prennent de l’importance, la défense tricolore devient de plus en plus solide. Illustration : l’équipe de France a concédé autant de points contre le Japon que contre l’Angleterre et le Pays de Galles réunis…

 

Alors c’est vrai, ce match sera marqué par un essai concédé sur une erreur de défense individuelle (Phillips, 59ème). Mais cet essai intervient dans un des rares moments faible de la défense française et surtout face à un demi de mêlée de près de 2m et de 100kilos nommé Phillips.

 

C’est donc la première et unique satisfaction de ce match : la capacité française à ne pas concéder de points.

 

Les Dieux du rugby (et l’arbitre) contre les Gallois :

 

Mais attention. Si contre l’Angleterre la maitrise avait clairement été bleue, ce match et plus encore, ce score face aux Gallois n’est qu’un trompe l’œil. Les Français, pas spécialement disciplinés, peuvent remercier leur bonne étoile.

En face, laissant filer près de 17 points au pied, les Gallois peuvent être plein de regrets.

 

Il faut dire que les dieux du rugby avaient choisis leur camp : Adam Jones, véritable poutre du pack des diables rouges qui sort après 10 min, Hook, Jones et Halfpenny qui ratent leurs tentatives importantes, Mr Rolland qui expulse de manière très sévère le capitaine Warburton, la pénalité de la gagne ratée par l’arrière Gallois pour 5cm… Une accumulation de décisions et de faits qui ont systématiquement tournés à l’avantage des Français.

 

Une gestion du match très inquiétante :

 

A l’inverse, le gros point noir pour les hommes de Lièvremont est incontestablement leur incapacité à dicter le rythme du match malgré leur supériorité numérique.

Totalement étouffés par le XV du Poireau, le chiffre qui parle le mieux c’est le nombre de plaquage : 2 fois plus de plaquages  pour les Gaulois (126) que pour les Gallois (56) !

 

La France a été victime du syndrome « hourra rugby ». Les bleus ont été incapables de trouver les touches (en tout cas à plus de 10m de leur en-but), incapables de jouer dans le camp adverse, incapable de pousser les gallois à la faute pendant plus de 30 minutes.

Si quelques timides tentatives ont été faites pour inverser la pression du match (chandelle, occupation du troisième rideau), la plupart des tentatives tricolores se sont soldées par un nombre incalculable de ballons rendus et de mauvais choix.

 

Déstabilisée par l’intensité mise par le collectif adverse, étouffée par le rythme, l’équipe de France à totalement déjouée et surtout est pleinement tombée dans le jeu débridé du Pays de Galles… Multipliant les temps de jeu et balayant le terrain dans leur registre « large-large » pendant plus d’une heure, les joueurs de Gatland ont poussés les joueurs du XV de France a dépenser énormément d’énergie à défendre.

 

 

En conclusion : un mauvais match, mal géré et mal construit, mais à l’issue heureuse.

 

Après un match aussi laborieux et plus encore un mondial aussi dégueulasse (la France est la première à être en finale malgré deux défaites dans un Mondial), l’équipe de France ne doit plus avoir peur de rien : pour que l’aventure devienne historique, il ne reste plus qu’une marche à franchir, et elle se nomme… All-Blacks.

 

Allez les bleus !

 

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Mondial de Rugby / France - Pays de Galles : Comment les bleus peuvent-ils battre les Gallois ?

13 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Opposé à une équipe du Pays de Galles au complet ou presque, l'équipe de France s'apprète à affronter un XV du poireau impressionant. 

Comme souvent pour les matchs de l’équipe de France, petite analyse des possibilités stratégiques qui sont à la portée du XV de France pour accéder à la 3ème Finale de Coupe du Monde de leur Histoire.

 

Aller défier en altitude le troisième rideau :

 

Première solution s’offrant à l’équipe de France : profiter de la petite taille du troisième rideau Gallois. Avec Shane Williams et Halfpenny (moins d’1m75 tout les deux), quelques chandelles bien senties seraient l’arme majeure de ce collectif tricolore pour inverser la pression.

Les "put-and-under" ont été utilisés avec réussite contre l’Angleterre malgré la présence de Foden, souvent impérial sous les ballons hauts. Dès lors Halfpenny fraichement replacé à l’arrière devrait probablement être arrosé de quelques « obus » de Parra et Yachvili sous lesquels il prendra la pression de Rougerie ou Harinordoquy et leur sens inné du placement.

Le revers de la médaille : rendre des ballons au pied et se mettre irrémédiablement sous pression si le jeu au pied de pression n’est pas efficace. Laisser des ballons de contre-attaque à Shane Williams ou Gorge North ne sont pas les meilleures idées du monde.

 

Ralentir les sorties de balles adverses :

 

L’objectif majeur de l’équipe de France sera d’empêcher l’équipe Galloise de travailler en avançant. La pire chose serait d’accepter la multiplication des temps de jeu adverses. Dès lors, l’objectif primordial sera de ralentir les sorties de balles et de forcer les Gallois à consommer un maximum de joueur dans les zones d’affrontement. Le but : pousser le Pays de Galles à « férailler », perdre de l’énergie dans la conservation de la balle et être dans l’obligation de jouer face à une défense en supériorité numérique.

Le seul moyen d’y arriver : avancer sur les plaquages. Si l’équipe de France avance sur les premiers temps de jeu au plaquage : le match sera gagné.

La difficulté : réussir à mettre beaucoup de pression sur les zones d’affrontement tout en ne se mettant pas à la faute.

 

Insister dans l’axe et tabler sur la puissance tricolore :

 

Une fois les ardeurs galloise contenues, l’équipe de France devra absolument éviter de jouer sur Roberts. La défense galloise est assez basique : une rush défense (les centres qui montent très haut) couvert à l’intérieur par Lydiate et Warburton. Dès lors, la zone 2 est à proscrire. Le risque d’interception est élevé et les redoublées sont vouées au carton (Cf le caramel de Tuilagi sur Parra). Plus Roberts sera capable de prendre des adversaires qui viennent directement de face et plus l’équipe de France aura du mal à construire dans l’avancé.

 Il va falloir aller défier les gallois soit au près, soit au large, soit sur le troisième rideau à l’entrée des 22m.

Toujours dans le même esprit : il faudra pour les bleus être plus efficace en mêlée. Dominateur mais brouillon contre l’Angleterre, le Pays de Galles reste une équipe solide mais largement à la portée de notre première ligne. Mas face à Jenkins : c’est peut-être là la clef de l’affrontement devant.

 

Capitaliser sur l’expérience bleue :

 

90 matchs de coupe du monde pour les joueurs Gallois contre 123 pour l’équipe de France, une moyenne d’âge de 3 ans et demi plus vielle pour les bleus, une ossature qui à déjà connu deux demi finale de Coupe du Monde, plus de 4 sélection par joueur de moyenne… L’expérience est donc largement en faveur des bleus.

De cette supériorité doit naitre un véritable avantage sur le terrain. Comment ? En poussant les jeunes gallois dans leurs derniers retranchements. Marquer physiquement et mentalement les Gallois en imposant un combat et un défi de tous les instants. Des joueurs comme Papé ou Harinordoquy doivent imposer le respect. Il faut que les bleus imposent le respect car si les gallois respectent trop les Français, ils vont être punis.

 

En attendant, si l’équipe de France arrive en finale, elle sera championne du Monde j’en suis convaincu. Allez les bleus ! 

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Mondial de Rugby/ France – Pays de Galles : Hook titulaire, Charteris rassuré

13 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

 Au lendemain de la victoire contre l’Irlande en quart de finale (22 à 10), de véritables doutes entouraient la participation pour les demi-finales de deux joueurs sortis en cours de match : Rhys Priestland, l’ouvreur touché à l’épaule, et Luke Charteris, deuxième ligne souffrant des cervicales.

 

Après quelques jours de récupération le verdict est tombé : Charteris sera là mais pas le jeune ouvreur Priestland. Contrairement à ce que nous vous annoncions il y a deux jours dans les 10 infos inutiles des demi-finales, il n’y aura donc aucun ouvreur titulaire en demi qui l’était au début de ce Mondial. 

 

Sans plus attendre, un zoom sur les 4 points forts du XV du poireau.

 

Une conquête plus équilibrée qu’a l’accoutumée :

 

Tout d’abord, il faut souligner l’apport de la mêlée Galloise. Dominatrice contre l’Irlande, c’est un point fort tout récent pour les diables rouges. Plus habitués à souffrir dans cet exercice, le retour de blessure de Jenkins et surtout l’éclosion d’Adam Jones (que je n’avais  jamais vu faire un match sans se faire exploser par son gaucher jusqu’alors) en font désormais l’une des référence mondiale en mêlée fermée.

Avec un Alun-Wyn Jones en grande forme, la touche devient même une arme intéressante. L’Irlande contré 3 fois, l’Afrique du Sud 2 fois et surtout près de 80% de leurs lancers assurés, le Pays de Galles bénéficie de l’apport de Warburton et des 2m06 de Charteris pour solidifier sa touche. Malgré l’absence de leur rampe de lancement habituelle (Matthew Rees), la précision de Bennett est très précieuse.

 

Une équipe galloise qui allie puissance et mobilité :

 

Le point fort le plus intéressant de cette équipe, c’est sa capacité à associer contestation au sol et déplacement. Le meilleur exemple de cette équipe est évidement la troisième ligne. Warburton, Lydiate et Faletau, forment à eux trois un triumvirat de grand talent : deux « ailiers » au profil de plaqueur-gratteur entourant un 8 très mobile. Cette configuration aurait pour équivalent une association Ouedraogo-Lapandry-Harinordoquy.

De cette configuration nait le point fort majeur de cette équipe : la conservation et la multiplication des temps de jeu. C’est le premier et véritable atout de cette formation : sa capacité à enchainer les temps de jeu et à ralentir les sorties de balles adverses par le biais de ses gros.

 

Un XV de baby-Wales :

 

L’autre grande spécificité de cette équipe : son âge. Avec une moyenne d’âge de 25,9 ans, cette équipe est la plus jeune de toutes les équipes du second tour. A titre de comparaison : l’Afrique du Sud c’est 28 ans et l’équipe de France 29,4. Dès lors, l’envie et surtout le petit grain de folie inhérent à la jeunesse est autant une faiblesse qu’une vraie force.

Totalement vierge de match référence, ils n’ont absolument pas conscience de leurs limites. Mieux, ils n’ont pas à subir d’un quelconque complexe (ni de supériorité ni d’infériorité) vis-à-vis de leurs adversaires, puisqu’ils n’ont presque jamais eu à les affronter.

Warburton, jeune capitaine de 23ans, North du haut de ses 19ans le plus jeune titulaire du mondial, Faletau plaqueur infatigable de 21ans… A peine sorti de la puberté, à peine 10 sélections, et déjà aux portes d’un sacre mondial. Une réflexion nous vient à l’esprit en détaillant cette équipe : ils n’ont pas fini de nous embêter ces Gallois

 

Des arrières caméléons :

 

Enfin le dernier point et probablement le plus important, c’est la polyvalence de ses lignes arrière. Avec le duo Roberts-Jonathan Davies, le Pays de Galles à la paire de centre la plus impressionnante d’Europe : la puissance de Roberts et la sens inné du placement de Davies en font une paire complémentaire et redoutable. A cela s’ajoute la folie de Shane Williams et la puissance hallucinante de North (c’est le joueur qui franchit le plus de ce mondial avec un peu plus d’un franchissement net par match). Enfin le poste de 15 est dévolu au courageux mais petit Halfpenny. De cette ligne nait le danger permanent.

Illustration : les Irlandais ont relâché la pression sur Davies sur une action… conséquence : ils ont eu le droit d’aller se parler sous les poteaux.

Jamie Roberts, véritable pierre angulaire du système de Warren Gatland, est l’homme à sortir du match le plus rapidement possible en lui mettant beaucoup de pression. Assez puissant mais pas très technique, Mermoz aura la délicate mission de forcer Hook à oublier son premier centre sous peine de se faire intercepter ou de reculer.

 

Le XV de départ gallois : Halfpenny ; North, Jo. Davies, Roberts, Sh. Williams ; (o) Hook, (m) Phillips ; Warburton (cap), Faletau, Lydiate ; A.W. Jones, Charteris ; A. Jones, Bennett, G. Jenkins.

 

Remplaçants : Burns, P. James, B. Davies, R. Jones, Ll. Williams, S. Jones, Sc. Williams.

 

Retrouvez ici les clefs pour battre les gallois en demi-finale de coupe du monde. 

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Mondial de rugby / France – Pays de Galles : L'équipe de France dans la continuité

11 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Après sa victoire contre l’Angleterre et la performance convaincante de certains joueurs l’équipe de France s’apprête à défier l’équipe la plus joueuse de ce mondial : le XV du Poireau.

Pour ce faire, c’est une équipe identique à celle victorieuse samedi qui s’apprête à défier les Diables Rouges. Les 23 mêmes que contre l’Angleterre, et qui vont jouir d’un crédit sans réserve : celui d’avoir su remettre les bleus dans le bon sens. 

Désirée par les joueurs dont certains cadres (Szarzewski, Harinordoquy), c’est cette fameuse « cohérence », jusqu’alors ignorée, que le staff touche enfin du doigt. Epargnée pour la première fois depuis des mois par les blessures, par les forfaits, par les déceptions et toujours en course malgré ses faiblesses, l’équipe de France va faire dans la continuité. Une première depuis le début du mondial.

 

Une politique qui se veut (enfin) cohérente

 

En reconduisant pour la quatrième fois la charnière Parra-Yachvili, en s’appuyant sur les leaders de combat Servat, Nallet et Harinordoquy et en instaurant un triangle d’attaque Palisson-Clerc-Médard, c’est un grand pas fait la naissance des automatismes entrevus contre le XV de la Rose qui a été entreprit. Si le fait de faire tourner son effectif pour laisser souffler quelques vieux guerriers ou d’adapter sa stratégie à celle de l’adversaire pourrait être des raisons suffisantes pour modifier son groupe, il est plutôt sain de la part de l'encadrement tricolore de chercher à solidifier un collectif autour de quelques certitudes.

Le problème, et c’est là tout le paradoxe de cette équipe, c'est en arriver à mettre les pieds en Coupe du Monde sans avoir jamais joué ou presque dans la configuration qui les porte en demi-finale… c’est à la fois incroyable et assez triste. Mais tant que le résultat est là, peu importe la manière. 

 

Le mal français : ne pas savoir enchainer

 

Et finalement, ce qu'on craint avant tout dans cette confrontation gallo-française, c'est un relachement tricolore. Sans manquer de respect aux Gallois, impressionant jusqu'à aujourd'hui, la peur est celle de voir l'équipe de France se battre toute seule. 

Car attention, les exemples d’exploit sans lendemain des tricolores font légions. L’Australie de 1999 ou encore l’Angleterre de 2007 n’en sont que deux illustrations que nous avons tous en tête.

Idem, l’équipe de France version Lièvremont n’a jamais su remporter 5 victoires de suite. C’est donc un vrai souci que de réussir deux performances d’affilée face à deux nations classés dans le top 5 mondial (classement IRB).

Se rappeler des catastrophes des 2 années écoulées serait un sacré bon moyen de redescendre sur Terre après une performance de qualité. L’Argentine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, les Tonga ou encore et l’Italie nous ont tous battus sur un score historique. Tachons de ne pas l’oublier à la veille d’affronter une équipe qui traditionnellement nous réussi bien (la dernière défaite française remonte à Mars 2008 et sur les 10 derniers matchs la France mène 8 à 2).

 

Deux incertitudes et 9 remplaçants 

 

Du fait de l’incertitude planant sur Yachvili touché à la cuisse et sur Harinordoquy légèrement touché, ce sont 9 joueurs qui prennent place sur le banc. Une décision définitive sera prise demain ou après demain par le staff.

On notera aussi que l’équipe de France n’a pas souhaité s’adapter à l’adversaire du jour. Lièvremont n’a pas ciblé la mobilité de la troisième ligne Galloise (Faletau-Lydiate-Warburton) et a reconduit sa troisième ligne type. Malgré l’apport qu’aurait pu représenter la titularisation de "Fufu" Ouedraogo, c’est Bonnaire qui lui a été préféré. Bien que discutable, ce choix semble juste au vu de la performance de Bonnaire contre l'Angleterre. 

Il en va de même pour Rougerie-Mermoz, le duo étant reconduit pour affronter la meilleure paire de centre européenne Davies-Roberts. Emprunté en défense contre Tuilagi, Rougerie devra se reprendre cette fois contre la pierre angulaire du système Gatland, Jamie Roberts. Privé de Estebanez (suspendu) et sans Jauzion laissé à la maison, les bleus se reposeront sur Mermoz qui devra lui aussi s'y filer en défense face à la puissance du milieu du terrain. De cet affrontement direct pourrait naitre le résultat du match. 

 

Cette politique de continuité toute neuve fait des victimes, c’est certain (Trinh-Duc, Ouedraogo, Picamoles ou Szarzewski ont de quoi tirer la tronche). Mais la politique du Bisounours « tout le monde va jouer » ne doit plus être de mise. Sans tomber dans le cliché "Bernard Diomède", champion du monde sans avoir joué un match, il y a des joueurs qui ne peuvent pas prétendre à une titularisation. N'oublions pas que toutes les équipes championne du monde jusqu'à aujourd'hui se sont toutes appuyées sur un contingeant de joueur limité.  

Enfin, si il est vrai que cette équipe n’est pas parfaite, qu’elle se construit en cours de route sur des fondations bien maigres (ca n’est pas le match ultra-réaliste mais pas vraiment parfait contre les Anglais qui contredira mon propos) et qu’elle ne donne pas autant à rêver que les autres demi-finalistes, il n’est pas moins vrai que si elle gagne, elle sera la première équipe de l’hémisphère Nord a disputer 3 finales de Coupe du Monde. Et comme dit l’adage… Jamais deux sans trois !

 

Le XV de départ tricolore : Médard ; Clerc, Rougerie, Mermoz, Palisson ; (o) Parra, (m) Yachvili ; Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir (cap.) ; Nallet, Papé ; Mas, Servat, Poux.

 

Remplaçants : Szarzewski, Barcella, Pierre, Ouedraogo, Picamoles, Doussain, Trinh Duc, Marty, Heymans.

 

Découvrez les 10 informations inutiles mais finalement intéressante de ces demi-finales ici

 

Retrouvez dès demain l’analyse de la composition de l’équipe du Pays de Galles, ses points forts et ses faiblesses ainsi que les clefs du match et les duels à suivre.  

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Coupe du Monde de rugby : Les 10 infos inutiles des demi-finales

11 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

Pour vous, une compilations des 10 infos inutiles mais finalement intéressante des derniers matchs du mondial. 

 

Un éternel recommencement : Les 4 équipes présente en demi-finale de Coupe du Monde sont les mêmes qu’en 1987. Lors de ce mondial, la Coupe du Monde se passait déjà en Nouvelle-Zélande. La finale avait alors opposée la France à la Nouvelle-Zélande.

 

Les 10 maudits : Parmi les demi-finalistes, aucun 10 n’était titulaire à ce poste pour le premier match de leur équipe sauf… Rhys Priestland, qui va débuter seulement son 5ème match sous les couleurs Galloises.

Parra, Cruden (ou Weepu) et Barnes (Cooper ayant peu de chance de jouer à l’ouverture tant au vue des ses dernières performances qu’en raison de la blessure de Kurtley Beale) n’étaient en effet pas à l’ouverture pour le premier match de leur formation.

De même Trinh-Duc, Carter, Cooper, Slade, Flood, Sexton et Contepomi : tous ont perdus leur place de titulaire en 10 au cours de la compétition.

 

Les fins de carrières officielles : Ledesma, Smit, Matfield et Muiliaina. C’est près de 400 sélections qui se retirent du rugby international en une fois. C’est à eux quatre plus de sélections que toute la ligne de trois-quarts de l’équipe de France. Mieux, si on considère le nombre de sélection au poste qu’ils occupent actuellement (Rougerie au centre, Médard en 15, Palisson à l’aile, Parra en 10), c’est plus que toute la ligne d’arrière de l’équipe de France, remplaçants compris.

 

La Nouvelle-Zélande, intruse des demi-finales : Si il était acquis que la finale opposerait une nation de l’hémisphère Sud à une équipe du Nord de l’Equateur, ce qui ne l’était pas c’est que 3 des 4 équipes ayant finies deuxième des poules soient en demi-finale. Les Gallois les Australien et les Français ont tous finis deuxièmes de leur poule et ont tous concédés au moins une défaite. Le seul deuxième de poule à ne pas être présent dans le dernier carré : l’Argentine.

 

Lièvremont, le dernier des Mohicans : Des quatre sélectionneurs encore en course, à savoir Warren Gatland, Graham Henry, Robbie Deans et Marc Lièvremont, le sélectionneur des bleus est le seul à ne pas être Néo-Zélandais. Une performance incroyable pour un entraineur aussi décrié.

 

L’équipe de France déjà dans l’Histoire : les bleus sont les premiers de l’histoire de la Coupe du Monde de rugby à être en demi-finale malgré deux défaites. A l’inverse, l’Afrique du Sud, l’Irlande et l’Angleterre sont éliminés en concédant une seule défaite.

 

Plus que 4… : Avec son essai contre l’Angleterre, Vincent Clerc n’est qu’à quatre essais de l’Histoire. Avec 11 essais en Coupe du Monde (plus que Sella et Saint-André réunis), il revient à 4 longueurs de Jonah Lomu (15 essais). Il reste le troisième meilleur marqueur d’essai de l’histoire tricolore, à sept essais de Blanco et un de Saint-André.

 

Aucun centurion : L’équipe de France sera la seule de ces demi-finales à n’avoir dans ses rangs aucun joueur comptant 100 caps. En Australie, Sharpe devrait fêter sa 100ème contre les Blacks, au Pays de Galles Stephen Jones a 102 sélections et chez les Néo-Zélandais, Muiliana (qui se retire suite à sa fracture de l’épaule) et McCaw viennent de dépasser les 100.  

 

Un Sud-Africain en finale malgré tout : Si l’équipe championne du monde en titre est éliminée, il reste une chance de voir un Springbok en finale. L’arbitre de la finale pourrait ainsi être le Sud-Africain Craig Joubert. L’autre candidat, Alain Rolland, l’arbitre Irlandais pourrait lui aussi être l’arbitre de la finale.  

 

Laurel et Hardy : les deux ailiers Gallois sont les deux ailiers les plus « disproportionnés » de ce Mondial. Avec une différence entre eux de 22 cm et 25kilos, c’est la plus grande différence de gabarit pour un même poste dans le Mondial. 

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Mondial de rugby / France - Angleterre : Une victoire comme un pardon (19-12)

9 Octobre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial de rugby 2011

 Il y a des victoires qu’on attend et d’autre qu’on espère. Si jamais l’équipe de France est capable de tout, la plupart des observateurs n’attendait plus rien de cette équipe. Capricieuse, frivole, certains journalistes vont même nous décrire une équipe de France insoupçonnable. Celle d’une équipe au collectif rongé par la crise, dont l’entraineur incompris est désavoué par ses hommes. Celle d’un staff lâchant prise face à des joueurs plus soucieux de leur image que de leurs performances. Celle de titulaires sans vie, qui errent de match en match sans rage et sans volonté. Et cette équipe qu’on nous vend est tellement crédible que même les Anglais y ont cru… à tort.  

 

A la veille de rencontrer l’ennemi Anglais, je suis de ceux qui ont vu le « signe » (pour une fois que je ne foire pas totalement en annonçant la victoire d’une équipe, j’en profite et je crâne en balançant un ‘’moi je’’). Ce petit truc qui a fait de l’équipe de France cette bête blessé qui donne des sueurs froides à tous les anglo-saxons du monde.

 

Oubliant que le XV de France ne meurt jamais et que les bleus ne sont jamais plus dangereux que quand ils sont au fond du trou, les sujets de sa majesté se sont fait surprendre. Pire, ils se sont fait punir et ont dits adieu à leur rêve de victoire en concédant la seule défait de leur mondial. Dans un stade où ne résonnait pas le traditionnel « Swing Low Sweet Charriot », le XV de le Rose est battus par l’équipe la plus faible de ces ¼ de finale (8ème au classement IRB). Comme le corbeau dans la fable, ils ont jurés, mais un peu tard, qu’on ne les y reprendrait plus.

 

Comment expliquer la défaite contre les Tonga et la victoire contre l’Angleterre ?

 

Un engagement surprenant 

 

La première réponse tient à l’engagement mis dans les duels. Il suffit de voir quelques images pour prendre conscience que l’implication mise contre les Anglais est a des années lumières de celle mise (ou plutôt non-mise) contre les Tonga.

 

Une illustration: les fautes. Si la discipline est un facteur majeur dans la victoire d’un match, ne pas faire de faute n’est pas non plus un très bon signe. Ainsi, si le nombre de pénalité concédées est exactement le même contre les Tonga que contre les Anglais (11), il ne s’agit pas du tout du même type de faute. Si celles concédées contre le XV de la Rose ont souvent été des fautes commises suite à trop d’engagement, celles commises contre les joueurs des iles du Pacifique l’ont été en subissant les impacts.

 

Une cohérence inédite du staff

 

Pour la première fois depuis le début de la compétition, le staff a aligné ce qui se rapproche d’une équipe type. Le retour de Mas et de Palisson, la titularisation de Parra et d’Harinordoquy ou encore l’association durable Mermoz-Rougerie (on ne va pas refaire le débat des centres-kleenex mais c’est la première fois depuis presque 3ans qu’une paire de centre fait plus de 3 matchs ensemble) sont autant de raisons de penser que la stabilité est un facteur facilitant l’instauration d’une dynamique plus positive.

Prenant le risque de mourir avec ses idées, Lièvremont a fait preuve de courage. Un courage payant quand on voit les matchs du basque volant Imanol ou encore de Morgan Parra.

 

Après s’être en partie renié au cours des phases de poules (Trinh-Duc, Traille, Picamoles, Swarsewsky), le futur-ex entraineur du XV de France a pour la première fois du mondial dessiné l’ossature de son équipe type et s’y est tenu.

 

La fin du bal des faux-culs 

 

C’est en partie la défaite contre les Tonga qui explique la victoire contre l’Angleterre. Car c’est seulement par le biais de la désillusion contre les Tonga, et la peur qu’elle a suscité, qu’on peut expliquer une telle métamorphose psychologique chez nos bleus. Finis les poignantes interviews, grand moment de vérités, où nos joueurs venaient raconter que l’équipe était une bande de copains solides comme la fratrie Tuilagi, qui s’était préparé au quart de poil mais qui n’avait pas de chance et qui perdait car Lièvremont avait fait trop tourner… Ils se mentaient en y croyant.

 

Le retour sur Terre vitesse mach 3 et le coup de pied au cul tongien à donc produit ses effets : fini les mensonges convaincants, c’est le retour de l’équipe de France commando.

 

Sous la pluie, les Anglais restent en passe sèche 

 

Enfin dernier point, cette victoire s’explique aussi par les conditions météo. Sous la pluie, c’est tout le jeu de mouvement Anglais qui a explosé.

Comme pour venger leur pairs de la dernière décennie, cette équipe de France s’est imposé notamment grâce à un drop, et a saisit à la gorge un adversaire qui a multiplié les fautes de mains stupides et les passes mal assurées.

 

Cette incapacité des Anglais à s’adapter à des conditions interdisant les prises de risques est autant due au manque de maitrise des fondamentaux (l’absence de Lawes en touche et de Sheridan en mêlée on fait très mal au XV de la Rose) qu’à la grosse pression des tricolores. Les Français ont alors saisi toutes les opportunités de marquer ces fichus Anglais.

Dernière possibilité pour expliquer pourquoi la pluie à inhibée les hommes de Johnson : les Anglais avaient été les seuls à bénéficier d’un stade couvert... a deux reprises pendant les matchs de poules ! Bien que génétiquement habitué au crachin, ils n’ont pas su s’adapter à la météo Néo-Zélandaise.

 

En conclusion : on renvoi les Anglais chez eux… Et putain ca fait du bien !

 

Découvrez vite les notes des joueurs de l'équipe de France !     

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