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Les Petites Histoires du Sport

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La double Interview surprise : entretient avec Laurent Blasczak et Mario Fahrasmane

14 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

 On commence cette double interview par un entretient avec l’un des vaincu du jour, Laurent Blasczak.

Joueur de Toulouse, vice-champion du monde en titre et finaliste du championnat de France, Laurent a très gentiment consacré du temps à votre Blog adoré dès la sortie du match, et ce malgré sa déception légitime. Avec lui, nous allons revenir sur le match du jour, sur l’équipe de France et abordé un brin la politique, sujet important et délicat pour le handibasket.

 

LPHS : Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

 

Laurent Blasczak : Je m’appel Laurent Blasczak, J’ai 28 ans depuis très peu de temps, je suis membre de l’équipe de France depuis 5ans, et je pratique le Handibasket depuis 2003 à la suite d’un accident de saut en parachute, un accident de travail puisque j’étais alors employé par l’armée.

 

LPHS : Aujourd’hui tu es le 4ème meilleur marqueur dans ta catégorie de handicap, et on ta vu essayer de prendre le jeu à ton compte sur la fin du match, est-ce que c’était fait de manière consciente ou pas du tout ?

 

L.B : Je ne pense pas vraiment avoir « pris le jeu à mon compte », étant donné que le match est plié, ca fait déjà un petit moment. C’est vrai que j’ai le ballon dans les mains, que je me suis peut-être privé de shoots ouverts que j’aurais pu prendre, et que j’aurais d’ailleurs probablement pris en championnat. Là je me suis dit… Je ne sais pas. Je n’ai pas pris mes responsabilités en début de match et j’ai essayé de le faire sur la fin. Malheureusement ça n’a pas payé. Et de toute façon même si ca avait payé, je ne pense pas que ça aurait radicalement changé le match.

C’est vrai que c’est difficile : on essaye de faire du bon boulot mais comme dans tout sport d’adresse quand tu es maladroit… tu perds.

 

LPHS : Et tu as eu le temps de regarder tes stats de ce soir ?

 

L.B : Non pas du tout. Je les connaîtrait largement, elles vont être catastrophiques…

 

LPHS : Tu signes un double-double (13 rebonds 12 points) tout de même…

 

L.B : Peut-être mais j’aurais pu mieux faire. Après il faut dire qu’on sort de deux matchs très difficile ce week-end contre Le Canet pour la qualification pour les Play-Offs et il est vrai que mon équipe et moi on a fait des matchs beaucoup plus complets par le passé. Je ne dit pas qu’on avait pas envie de gagner, on avait très envie de gagner. Mais le manque de rotations a payé en fin de match. On a pas eu beaucoup de repos, on a joué Samedi et Dimanche, tout comme Meaux, mais leur banc plus fourni que le notre a permis qu’ils terminent un peu mieux le match.

 

LPHS : C’est vrai qu’on a pu encore voir ce soir que Meaux joue à 12…

 

L.B : Oui ils jouent clairement à 12 et je tiens à préciser qu’ils jouent avec un abattement d’un jeune étranger qui n’est pas « nécessaire» à ce niveau là . Ca c’est une parenthèse personnelle.

 

LPHS : Mais en tout cas c’est dit. Pour en revenir à ce match, on t’a vu comme souvent en équipe de France faire tout le match. Est-ce que pour toi, d’un point de vue individuel, cette saison devient difficile  avec l’enchainement des matchs, les longs déplacements etc…? 

 

L.B : C’est vrai qu’il ne faut pas se le cacher : déjà on n’a pas des entrainements professionnels, on n’a pas un rythme professionnel. Maintenant, 2 entrainements par semaine, c’est vrai que parfois ce n’est pas assez mais cela permet de se reposer. Mais en ayant joué presque tous les matchs de la coupe d’Europe 40min, en enchainant sur les matchs de Play-off, 40min, en enchainant encore ce soir 40min, en sachant qu’on part du 20 au 30 avec l’équipe de France, et là ca risque d’être rebelote pour des matchs de 40min…c’est vrai que ca devient très dur d’assumer 40min à tous les matchs.

Maintenant le jeu fait qu’on est appelé à jouer 40min, on essaye de se donner le maximum sur tout le match.

 

LPHS : Par rapport à ce professionnalisme dont tu abordes un peu la question, pour toi en France, le professionnalisme est-il envisageable à court terme ?

 

L.B : A court terme ? Je ne vois pas l’intérêt, tout simplement. Avoir le statut de professionnel n’est pas une fin en soi. Je sais qu’il y a des choses mises en place en amont par la fédération, un peu comme au Pays-Bas où des écoles de handibasket sont montées, avec des jeunes qui y sont formés. Quand ces jeunes arrivent au stade de leur formation, ca va être plus facile pour eux, ils vont avoir un rythme beaucoup régulier que le notre.

 

LPHS : Toujours sur les jeunes et la formation, dans une interview récente, Mario Fahrasmane, le manager des bleus, avait dit que les nouvelles générations avaient du mal à arriver au plus haut niveau notamment du fait qu’ils avaient tendance à se tourner vers des handisports plus « facile » ou en tout cas qui payaient plus vite. Est-ce que toi aussi, tu sens qu’il y a un manque de renouveau dans les effectifs ?

 

L.B : Il y a aussi un autre gros problème, c’est qu’il y a beaucoup de disciplines qui se crées. A savoir que sur Toulouse ils sont en train de développer le hand donc il faut pas se voiler la face, ca fait beaucoup de basketteur qui sont un peu mis de coté, qui n’ont pas trop de temps jeu, les mecs vont avoir tendance, et moi aussi, a choisir la facilité, a partir dans un sport où on me dit « vient chez nous tu es sur de jouer » parce qu’ils sont pas assez etc…

Maintenant je pense que le mec qui est très motivé, même si il n’a pas le niveau tout de suite, et je le vois avec beaucoup de jeunes, si il persiste à un moment donné ca paye. Après les mecs qui débarquent et qui prétendent jouer 40min, qui n’ont rien prouvé… Moi le premier, je n’ai encore rien prouvé à mon niveau : il faut bosser, continuer à bosser et il faut récidiver surtout. Même en faisant des finales et en les perdants, moi ça fait deux années de suite, ou en étant vice-champion du monde qu’on devient un grand.

 

LPHS : Justement on en vient à cette équipe de France, avec un parcours superbe aux championnats du monde jusqu'à une finale où vous tomber sur une équipe d’Australie qui sans être injouable a été très dure à jouer. Vous éliminer deux des favoris, l’Italie et Grande-Bretagne chez elle. Est-ce que pour vous cette performance est-ce un coup d’un jour ou est-ce que vous nourrissez des ambitions pour les JO et vous vous sentez capable de rééditer ce genre de performances ? 

 

L.B :  C’est compliqué de répondre… Il faut savoir que des nations, notamment le Canada, vont prendre leurs meilleurs joueurs… C’est vrai aussi que c’est compliqué pour nous parce que l’effectif, on ne sait pas ce qu’il sera pour les championnats d’Europe et a fortiori pour les JO. Maintenant, on a un bon groupe, on a des bonnes bases pour essayer de créer des surprises.

 

Pour revenir sur cette finale, on était à 3pts à deux trois minutes de la fin. Je ne pense pas que les Australiens étaient largement meilleurs que nous : ils étaient un cran au dessus c’est certain, mais on n’était pas si loin. Je pense qu’on aurait pu perdre, on aurait du perdre, parce que la logique « voudrai que », mais on a fait un très beau parcours et on aurait mérité de terminer sur une meilleure note. Après on a fait des choix, les coachs ont fait des choix, on a décidé de shooter à 3pts sans concrétiser, peut-être que si on les rentres on gagne une finale de championnat du monde... on ne le saura jamais.

 

LPHS : D’ailleurs en parlant de ça, on vous a vu beaucoup shooter au mondial, peut-être la nation qui prenait le plus de shoot par match sans grande réussite.

 

L.B : C’est du aussi a notre statut d’amateur. On joue contre des mecs qui s’entrainent tous les jours. Maintenant, je trouve que pour des amateurs, on est loin d’être des rigolos. Il y a beaucoup de gens qui nous envie de ce qu’on fourni : en étant amateur on arrive à être vice-champion du monde…

 

(Nous nous faisons virer du terrain par un technicien du POPB pour qu’ils puissent ranger le matériel très vite.)

 

LPHS : A nouveau sur les clubs : on voit que depuis 10ans, Hyères Toulouse et Meaux écrase absolument tout. En gros, pas un trophée n’échappe à Hyères Toulouse ou Meaux (NDLR : cette année non plus, la finale du championnat de France opposant Toulouse et Meaux…). Est-ce que vous sentez une forme de lassitude des autres clubs ou un regard particulier des autres clubs ?

 

L.B : Non pas du tout. Et on a eu des surprises cette année : Le Canet, très, très belle équipe, qui recrute en plus, Bordeaux, qui avait recruté pour cette saison… non, on a un très bon championnat. Une lassitude je ne pense pas, parce que pour nous ça été compliqué, comme pour Meaux. C’est un peu toujours les mêmes, c’est vrai, mais je pense qu’il va y avoir des surprises dans les années à venir.

 

LPHS : Donc pour toi le championnat n’est pas fermé ?

 

L.B : A non, pas du tout au contraire. Hyères c’est fait très peur cette année et a faillit ne pas intégrer les PO… Après on est 5 grosses équipes, une sixième peut toujours faire la surprise. Mais il faut négliger personne : nous les premiers à Cap SAAA on a gagné de justesse (NDLR 77 à 81), St Ouen c’est pareil, donc non le championnat n’est pas fermé.

Après c’est vrai qu’on est peut-être plus régulier.

 

LPHS : Dernière question : qu’est ce qu’on devrait faire pour voir le handibasket se développer et pour que dans les années à venir Bercy soit plein ? 

 

L.B : D’abord de la communication. Mais je pense qu’au Handibasket on ne remplira jamais les salles parce que d’abord on n’a pas la culture basket. On a vu avant la finale de la coupe de France Junior, il n’y avait pas plus de monde. On a de la chance de jouer contre Meaux qui sont a coté sinon il y aurait pratiquement personne. Donc il faut se poser la question : est-ce que c’est réellement intéressant de jouer à Bercy…

 

LPHS : Oui, nous précisons à nos lecteurs qu’il y a eu un débat : valait-il mieux jouer dans une petite salle pleine ou dans une grande salle vide. 

 

L.B : Je ne suis pas certain que jouer ici soit si important que ça. Bercy c’est vrai c’est une belle salle mais elle représente rien pour nous. On est invité une fois par an et regardez, le match est fini depuis 5 min et il nous vire comme des malpropres… Ca fait trois ans que je viens, et honnetement, ca me fait c… d’être là.

 

LPHS : Et donc pour toi on devrait organiser cette finale où ?

 

Pour moi c’est simple, un peu comme ca c’est fait sur d’autre compétition : terrain neutre au milieu de deux ville.

 

LPHS : Et bien merci Laurent et on te souhaite bon vent pour la finale du championnat de France à venir.

 

 

Après la douche c’est au tour d’un des personnages majeurs du handibasket français de se présenter devant le micro des petites histoires en la personne de Mario Fahrasmane. Symbole d’humilité et de pragmatisme, c’est lui aussi avec une grande disponibilité qu’il nous a accordé une longue interview dans la salle désormais vide du POPB.

 

LPHS : Bonjour Mario. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

 

Mario Fahrasmane : On va faire bref : je m’appel Mario Fahrasmane et je suis capitaine de l’équipe du CS.Meaux.

 

LPHS : Si on va un peu plus loin, tu es aussi manager de l’équipe de France…

 

M.F : Effectivement, j’ai des fonctions auprès de l’équipe de France en tant que manager et je suis membre du comité exécutif de la fédération internationale.

 

LPHS : Ca n’est quand même pas rien donc on va en parler. Mais avant on va d’abord revenir sur le match. Une belle victoire, un trophée de plus…

 

M.F : C’est un trophée de plus, c’est une belle victoire dans le sens où on a joué l’année dernière contre cette équipe de Toulouse et il y avait eu un écart plus conséquent. Là c’était plus serré, plus tendu, en sachant que ces deux équipes vont se rencontrer à nouveau en finale du championnat de France. Ce sont deux équipes qui se connaissent. Le seul petit bémol, c’est qu’on a eu un temps d’échauffement relativement court ce qui fait qu’on a eu du mal à rentrer dedans, ce qui a fait un début de match un peu chaotique, avec pas mal de maladresse.

 

LPHS : Et globalement un début de match très serré, puisque jusqu’à la mi-temps la décision n’était pas faite.

 

M.F : Oui voilà, c’est un autre intérêt de ce genre de match un peu serré. Nous on préfère les matchs comme cela. Ca permet de voir qu’elle équipe à le plus de ressources. Mais effectivement, même si on a pas été au meilleur niveau de ce qu’on pouvait montrer, pour le public un match accroché c’est tout de même plus intéressant.

 

LPHS : Pour en revenir à ces fameuses « ressources », on a pu voir que vous disposiez d’un banc très conséquent. En comparaison Toulouse a joué avec un banc à 8. Cela joue-t-il vraiment sur des finales ?

 

M.F : C’est vrai que la profondeur et la richesse de notre banc nous permet d’avoir des rotations que toulouse n’a pas, et a un moment ou un autre, dans les moments importants cela peut faire une petite différence. Ca n’est pas cela qui va nous faire gagner, mais c’est vrai que 8 joueurs contre 9-10 cela peut peser.

 

LPHS : C’est clair. Et quand on a un Nazif Comore à 25points 17rebonds ça aide aussi.

 

M.F : Oui voila c’est ca. C’est un grand, il est adroit, on travaille pour le mettre en position. Ca nous libère de la marque : si un joueur est adroit autant en profiter. Et en même temps il accapare deux joueurs, il est capable de ressortir les ballons et redistribuer le jeu en libérant d’autre joueurs.

 

LPHS : Moi j’ai une question un peu plus personnelle : est-ce qu’il te reste de la place dans ta vitrine pour tous ces trophées ? (NDLR : Mario à l’un des plus beaux palmarès français de tous les temps en tant que joueur, en ayant tout gagné sur le plan continental depuis presque 20ans).

 

M.F : Cela va peut-être paraitre bizarre, mais je n’ai pas de vitrine. Je pars du principe que je fait partie d’une équipe, et c’est l’équipe qui gagne des trophées ça n’est pas moi. Je suis juste un pion ou plutôt un maillon de cette grande chaine mais c’est l’équipe qui gagne, moi je fait simplement partie de ceux qui aide l’équipe a gagner.

 

LPHS : Bien sur c’est un sport collectif avant tout, mais ca commence à faire un palmarès bien épais quand même…

 

M.F : J’ai le même palmarès que l’équipe a peu de choses près. Moi je ne « suis » pas l’équipe, j’en fais simplement partie.

 

LPHS : Pour en revenir à l’équipe de France, on a vécu une campagne de l’équipe de France aux championnats du monde qui était quand même extraordinaire, peux-tu nous en parler ? 

 

M.F : Oui, extraordinaire, inattendu, mais on essaye d’avoir un discours avec les joueurs et le coach, Franck Belen pour bien déterminer le rôle de chacun dans l’équipe et pour ne pas penser que un statut de vice champion du monde donne automatiquement une place aux JO. Pour cela il faut être performant à chaque match et tout remettre en cause à chaque fois.

Pour cette campagne on a bénéficié d’une bonne dynamique, on a pu bénéficier aussi d’un peu de facteur chance. On a un championnat d’Europe qui se profile et il ne faut pas croire que notre place est assurée.

 

LPHS : Je vais te poser la même question que celle que j’ai posée à Laurent Blasczak : pour toi est-ce que cette campagne 2010 est quelque chose de réalisable à nouveau ou est-ce un coup sans lendemain ?

 

M.F : Non ca n’est pas un coup sans lendemain.

 

LPHS : Je me permets cette question puisqu’on a vécu la même situation en 2004 où la France avait été plutôt bonne aux « Europes » mais était passé au travers de ces JO d'Athènes (La France n’ayant pour la première fois de leur histoire pas su se qualifier en 2008, la question portait sur la période JO précédente).

 

M.F : L’équipe de France à été très forte pendant des nombreuses années mais c’est vrai que depuis Athènes en 2004 on a été au creux de la vague. Cela fait partie d’un cycle : il y a des cycles où on va être très fort puis il va y avoir des renouvellements de générations de joueurs, il faut tout remettre en place. Mais je pense que c’est quand même un « coup » qu’on a réussit à Birmingham (Ndlr : le lieu où se déroulaient les championnats du monde) mais qui a pu être possible a partir du moment où les joueurs se sont rendus compte que ce qu’on leur demandait était possible. C’est vrai que c’est difficile quand on est habitué à jouer un jeu assez stéréotypé et qu’un entraineur apporte d’autre choses, a partir du moment où les joueurs se sont dit « oui, on tenter de le faire », là ca été un déclic, ils ont adhérés au projet de jeu et cela a rendu les choses beaucoup plus faciles.

 

LPHS : Par rapport à ce renouvellement de génération, on a pu lire une des tes interviews faite il y a quelques années maintenant, où tu disais qu’il y avait un creux générationnel, une sorte de vide, qui s’expliquait en partie parce que les jeunes handi préféraient se tourner vers des sports plus « faciles ». Est-ce, pour toi, toujours le cas ?

 

M.F : Alors c’est vrai qu’il y a eu cette période où les jeunes se tournaient vers des sports plus porteurs et plus accessibles comme le tennis ou l’athlétisme. Déjà ce sont des sports individuels donc déjà « chacun pour soi » ce qui permet d’avoir parfois plus de sponsors, plus de moyens alors que dans un club c’est plus délicat.

 

LPHS : Et le fait de s’intégrer dans un collectif c’est toujours plus difficile…

 

M.F : Il y a ça et aussi l’envie d’intégrer un collectif très vite même sans avoir fait ses preuves notamment à l’entrainement. Si je compare avec le handibasket que j’ai connu à mes débuts, un joueur qui commençait, pendant de longs mois, parfois même des années, il apprenait.

 

LPHS : C’est ce qu’on a pu voir avec Luigi Makambo ce soir qui a joué les 48 dernières secondes, avec le ballon dans les mains au moment du buzzer et le privilège de lever la coupe.   

 

M.F : Voila. Moi quand j’ai commencé je n’ai vu que le banc de touche pendant deux ans. Soit je continuais soit j’arrêtais. Mais on apprend beaucoup de choses sur la touche, à l’entrainement également. Ca m’a servi pour la suite et je n’ai pas connu la frustration que certains peuvent connaitre sur le banc de touche.

 

LPHS : Oui, même si, sans vouloir dire ton âge, cela fait quelques années que tu es là, donc je peux imaginer que le remplaçant qui a été derrière toi peut connaitre une certaine forme de frustration. (a titre d’information, Mario était déjà membre de l’équipe de France A en 1993).

 

M.F : Aujourd’hui c’est moi le remplaçant donc…

 

LPHS : Oui, aujourd’hui. Mais ton rôle va au delà du simple rôle de joueur.

 

M.F : Oui, il parait. Mais ca n’est pas moi qui me donne ce rôle là.

 

LPHS : Oui évidemment tu ne vas pas t’autoproclamer papa du groupe. Et d’ailleurs par rapport à l’entente au sein de ce groupe, on sait que Roger Deda et Audrey Cayolle font partie de l’équipe de France. Est-ce que tu vas entretenir des relations « spéciales » avec eux dans la mesure où en bleu, tu n’es plus leur coéquipier ?

 

M.F : Et bien en fait, je ne suis pas du tout la même personne quand je suis en club ou quand je suis en équipe nationale. Quand je suis en club, je suis un joueur au même titre qu’eux. Par contre quand je suis en sélection j’ai un autre rôle, un autre statut, chacun respect son rôle.

 

LPHS : Donc pour toi ça n’affecte pas vos relations ?

 

M.F : Pour moi, on arrive à faire la part des choses.

 

LPHS : Pour en revenir un peu au match mais plus précisément au public, aujourd’hui on avait un public largement pro-meldois. Est-ce que pour toi le public change quelque chose ou est-ce que sur le terrain cela ne vous change rien ?

 

M.F : Pour moi, cela ne change pas grand-chose. Quand je suis sur le parquet, je suis dans mon match. Après je pense qu’inconsciemment, sur certaine personne, cela peut apporter une énergie supplémentaire. Mais on est a Bercy, pour nous, étant de la région parisienne, c’est quand même beaucoup plus facile que par exemple pour les Toulousains. A un moment ou un autre, ca peut quand même aider.

 

LPHS : Et pour toi tu es plutôt pour ou contre le fait de jouer à Bercy (retour sur le débat qui a opposé les partisans de jouer dans une petite salle pleine face à ceux qui souhaitaient faire jouer cette finale dans une grande salle qui sonne un peu creux) ? Pour toi jouer à Bercy cela représente quelque chose ou aurait-tu préféré jouer sur terrain neutre entre Meaux et Toulouse ?

 

M.F : Disons que Bercy c’est une salle prestigieuse. Et le coté positif ce que la FFBB nous intègre dans ses programmes. Les choses se font petit à petit. Avant on jouait à 18h, maintenant on joue à 21h ce qui permet d’amener plus de monde. En plus cette année il y a eu une campagne publicitaire et « marketing » qui a été plus présente. Mais le seul bémol, par rapport au niveau qu’on essaye d’avoir, on est encore un peu en retrait. Il ne faut pas se leurer, les choses ne sont feront pas aussi facilement. Mais le fait d’être à Bercy cela fait parler de notre sport au plus grand nombre et on a tendance à nous voir de plus en plus comme des athlètes handicapés plutôt que comme des handicapés qui font du sport.

 

LPHS : Et c’et très important dans la mesure où le handicap est transcendé par le sport. Dernière question, qu’est ce qu’on peut souhaiter à l’équipe de France pour les mois à venir ?     

 

M.F : Pour l’équipe de France, de continuer sur cette dynamique du mondial mais qui a été instauré deux ou trois ans avant. C’est un travail qui met du temps a porter ses fruits mais qui fini par payer, on l’a vu. En espérant continuer comme ceci et avoir une génération de joueurs plus jeunes qui intègrent l’équipe. Et si je ne trompe pas il y a également un projet de sport-étude handibasket ce qui permettrait d’avoir des jeunes qui vont a l’école, évidemment, mais qui s’entrainent tous les jours : il n’y a pas de secret, plus on joue, meilleur on est.

 

LPHS : On en parlé un peu avec Laurent, il y a des pays comme les pays bas où dès le plus jeune âge, il y a des jeunes qui intègrent des sport-études.

 

M.F : Oui, les Pays-Bas, c’est clairement un exemple à suivre en matière de sport-étude et du point du matériel, des salles etc… C’est un pays dont on va certainement entendre parler très vite.

 

 

 

Je tiens évidemment à remercier très chaleureusement nos deux vice-champions du monde, Laurent Blasczak et Mario Fahrasmane pour leur sollicitude et leur disponibilité au sortir d’un match aussi intense.

Un grand merci aussi a Mlle Wagner, kiné de l’équipe de France sans qui rien n’aurait été possible.

 

A noter enfin  que les journalistes ne se bousculaient pas spécialement autour de moi… A croire que voir une finale entre deux des monstres européens avec pas loin de 10 vice-champions du monde dans une salle mythique passe après n’importe quel transfert de seconde division française de foot sur l’équipe.fr.

 

Amitiés sportives

 

Pierre 

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Finale de la coupe de France handibasket : Toulouse – Meaux au POPB

14 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

Alors voila, ce vendredi soir, répondant à l’invitation de mon amie kiné de l’équipe de France de handibasket, Sylvie (si vous voulez prendre rendez-vous avec elle je prends simplement 10% de commission) je me laissais convaincre par une rencontre de basket. Oui, vous avez parfaitement lu : pas de Clermont-Biarritz pour moi ! Canal + à la demande, c’est pas pour les chiens.

A la place : un bon vieux match de handibasket des familles. Mais attention, pas n’importe quel match : un match entre deux des plus grosses équipes européennes. Une finale entre les deux meilleures équipes de France (elles sont alors toutes les deux en course pour le doublé Coupe-Championnat). En jeu ? Rien de moins que la suprématie symbolique d’un club.

Le théâtre de cet affrontement est un écrin, une salle de renom, un lieu de mémoire dont la seule évocation peut donner des frissons à tous les amateurs de basket : Bercy. Terrain habituel des play-offs, lieu de passage obligé pour tout amateur de balle orange qui se respecte, théâtre de la folie barcelonaise, de la démence du partisan Belgrade ou encore de la furie du CSKA Moscou il n’y a de cela que quelques mois, le Palais omnisport de Paris-Bercy (POPB pour les intimes) s’était équipé de son plus beau parquet, avait fait pété sa plus grosse sono et tout était réunit pour voir un beau match.

 

Sous les yeux de pas loin de 300 spectateurs, pouvait commencer le choc de ce vendredi soir.

 

Le match débute à 21h précise. Horaire de programmation oblige, et malgré un échauffement très succinct dû en grande partie à la finale des juniors qui trainait un peu en longueur, les hostilités s’engageaient de manière très ponctuelle entre les blanc et rouge de Toulouse et les bleus de Meaux. (Par respect pour les lecteurs qui pourraient habiter Meaux, y connaitre des gens sympa ou tout simplement adorant le fromage, il n’y aura aucune tentative de jeu de mot avec le Brie… Promis… ou alors vraiment malgré moi…)

 

Premier Quart : « Foul Trouble » et match engagé.

 

Le premier quart temps est marqué par une nette domination meldoise mais la finition fait défaut. Toulouse, moins à l’aise dans le jeu mais bien plus efficace s’accroche en défense et reste collé au tableau d’affichage pour accuser, après 10min, un retard d’un petit point seulement.  

Le score à la fin de ce premier ¼ : 14/13 pour Meaux. On sent que les bleus de seine et marne ont la main sur le match, mais les toulousain, emmenés par un bon duo Laurent Blaszcak- Manu Vaisoia reste dans le sillon de leurs adversaires du soir.

 

L’impact physique est énorme, les coups de chaises sont nombreux, les chutes régulières et surtout les arbitres souhaitant tenir leur match n’hésitent pas à siffler. Meaux doit composer très vite avec deux joueurs en « foul trouble » (trop de faute trop rapidement) : Roger Deda et Franck de Goede doivent sortir et la profondeur de banc de Meaux doit déjà faire parler d’elle avec les entrées de Mario Fahrasmane et d’Abdel Dejallaili. En face, le meilleur joueur de son équipe sur ce match, Laurent Blaszcak lui aussi est handicapé par deux fautes, mais son entraineur décide de le laisser sur le terrain. 

 

Deuxième Quart : Meaux prend l’ascendant… mais lâche des paniers dans les dernières minutes

 

Le second quart débute par une grosse série de Meaux : 8 à 4 en 2minutes. L’hémorragie est trop importante et l’entraineur Toulousain prend un temps mort logique. La concentration revient peu à peu et les joueurs du sud-ouest retrouvent un brin de réussite dans la raquette. Toulouse recolle mais n’arrive pas à passer devant malgré son temps fort.

 

A la mi-temps le score est de 35 à 32 en faveur de Meaux. Mais bien plus inquiétant que le score, c’est la manière qui pose problème : tout à Toulouse semble fait à l’arrache. Aucun panier ne semble facile et les ballons sont souvent gâchés sur des possessions un peu précipitées. En face, le scoring est assuré par la paire d’intérieur Nazif Comor-Otias Pliska assez dominatrice. A Toulouse Vaisoia lutte un peu trop seul à l’intérieur pour ramener ses coéquipiers.

 

3ème quart : emballez c’est pesé !

 

Et la tendance ne va jamais s’inverser : complètement en panne de réussite, Toulouse va vire un vrai cauchemar dans ce 3ème quart. Ils encaissent un terrible 11 à 0. Incapable de marquer pendant presque 7minutes, les coéquipiers de Laurent Blaszcak doivent en plus faire avec un Betrand Libman loin de son meilleur niveau et un arbitrage très sévère contre eux (en témoigne cette faute antisportive sifflée contre Jérôme Courneil dans les dernières minutes du match).

Coté meldois, tout va bien : les rotations sont régulières, le secteur intérieur est gavé de caviar (Comor se régale littéralement) et la défense fait le boulot. A la mène le jeune Robin Poggenwisch joue juste et fait bien tourner le chrono. On sent que les Toulousains veulent encore y croire mais le score est sans appel : +10 al’orée du dernier quart.

 

4ème quart : La réussite du champion…

 

Meaux fini un peu trop facile son match et l’espoir renait presque coté haut-garonnais avec un panier primé ramenant les blancs à -8. Laurent Blaszcak tente de prendre plus de shoot sans vraie réussite. Mais la messe est dite et rien ne peux plus inquiéter les joueurs de Robert Blandeau. La partie va encore durer quelques minutes au rythme des fautes pour envoyer les adversaires sur la ligne mais l’expérience de Meaux fini par payer. Score final 63-52 pour les joueurs de Seine-et-Marne.

 

Avec son match mamouthesque, Nazif Comor est élu logiquement MVP du match : 25pts, 17 rebonds. En face, Laurent Blaszcak compile lui aussi un double-double avec 13rebonds et 12points (+4passes, un contre, deux interceptions).

 

Meaux remporte le titre de vainqueur de la coupe de France et vient de prendre un ascendant psychologique réel sur les adversaires du soir. Toulouse a montré les limites de son effectif avec une rotation à seulement 8joueurs et la finale du championnat s’annonce difficile. Le soutient du public devra se faire très intense pour insuffler la force qui commence à faire défaut à une équipe un peu sur les rotules suite à l’accumulation de matchs couperet. A Meaux, c’est bien connu, on à pas l’habitude de se montrer coulant : la récupération est facilité par la victoire mais attention à ne pas se voir trop beau trop vite. Faisons confiance aux cadres de cette équipe pour ne pas se relâcher trop vite.

 

 

 

Ce que je retiens de cette première expérience handibasket ? Tout d’abord la vitesse et la puissance qui se dégage de ces athlètes à part-entière. Autant je me sens capable de rivaliser avec des athlètes dans quelques disciplines, autant là, l’alliance de la vitesse, de la puissance, de la dextérité, de la maitrise de la trajectoire de la balle et du fauteuil, de l’aspect stratégique des blocs (beaucoup plus importante qu’au basket traditionnel dans la mesure où un bloc stop net l’adversaire et son véhicule) me fait dire que mes prédisposition pour ce sport sont… nulles. J’en tire un immense respect pour tous ces sportifs qui se battent avant tout pour être reconnu en tant que tel et qui transcendent leurs handicaps. Ce soir je n’ai pas vu des handicapés qui faisaient du sport, mais des sportifs qui étaient handicapés. La nuance parait tenir de l’ordre de l’euphémisation lexicale mais il n’en est rien : cette nuance est non seulement importante en vue de reconnaitre le handisport comme un monde concomitant voir indissociable du sport traditionnel, mais plus encore nécessaire en vue de faire changer le regard qu’on porte sur le handisport et plus largement sur le handicap.

J’ai passé une super soirée, j’ai rencontré des gens très accessibles, très sympathiques et plus encore des acteurs animés d’une vraie volonté de faire progresser leur sport. J’invite donc tous les lecteurs qui seraient intéressés par ce sport de faire la démarche auprès des clubs les plus proches pour aller découvrir un sport spectaculaire et physique, et pourquoi pas dès la semaine prochaine à Meaux ou à Toulouse, partir à la rencontre de ces sportifs atypiques mais au combien admirables.

 

Pour les photos du match : c’est ici !

 

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Le retour de la Nba (partie 24) : Les Nuggets de Denver

30 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Nuggets de Denver :

 

Une franchise fragile alors que son leader est dans la force de l’âge. Voila tout le paradoxe d’une équipe qui tous les ans s’impose comme l’une des vraies franchise-épouvantail et qui pourtant se plante presque tous les ans au premier tour. 

Anthony a dit qu’il voulait partir. Le coach est malade. Les joueurs sont plutôt limités aussi bien en qualité qu’en quantité. Cette équipe sans vraie âme, sans super histoire à raconter, sans moment de légende ou même sans émotion particulière qui émane de leur stade ou de leur région du Colorado. Cette équipe s’est construite grâce à Anthony, a vu passer Iverson le temps d’un foirage mémorable, a connu plusieurs fois la tristesse de se faire plumer en Po et souvent au premier tour. La politique de recrutement n’a pas été extraordinaire : Harrington est ainsi le seul titulaire en puissance. A l’inverse, Anthony est sur le départ et la compensation qu’il pourrait résulter de son transfert est l’une des dernière chance pour cette génération pour essayer de remporter un titre.

 

 

Staff :

 

Coach : George Karl. C’est un des coachs d’expérience de cette année de Nba. Avec ses 980 victoires en carrière, il est une valeur sure du coaching en saison régulière. Victime d’un cancer pour la seconde fois de sa vie, il a raté les PO l’année dernière. Mais ce qui est plutôt intéressant c’est que cet entraineur pourtant talentueux n’a pas passer le premier tour de PO à 14 reprises en 24 participation. En gros il a réussit a passer le premier tour 8 fois en 25ans. C’est peu pour un entraineur si aimé et si respecté. Il n’usurpe pas son poste ni son talent, mais une fois le moment des matchs à élimination venu, il a plus de mal. On espère le voir sur le banc toute la saison lui qui souffre encore d’un cancer en rémission. Courage à lui et tous nos vœux de santé.

 

GM : Masai Ujiri. Récemment arrivé, il doit déjà se pencher sur l’épineux problème de laisser partir Anthony en échange de quelque chose. Il ne peut pas se permettre de le laisser partir pour rien et de se faire « Lebroned » par Carmelo (« Anthoned »). Cela n’est que la partie émergé du problème qui va s’imposer rapidement à lui. Même si on ne le souhaite pas, le risque de voir Karl ne plus pouvoir poursuivre sa carrière de coach est une réalité, celle de remplacer Billups et Martin en fin de carrière, celle de gérer les abus d’Andersen et l’égo de Smith, celle de devoir impliquer un staff clairement en attente… Il ne va pas chômer et va devoir faire passer les Nuggets du statut de favoris décevant à celui d’outsider réaliste et vainqueur. Facile…  

 

Meneurs :

 

 

Chancey Billups : une science du jeu énorme, une expérience des plus importantes de la ligue avec ses 140 matchs de play-off, il est l’un des leaders d’attaque les plus talentueux de Nba. Mais on à l’âge de ses artères et à 35 ans, sa carrière est derrière lui. Il devrait jouer avec plus de parcimonie que les années précédents et devrait avoir le luxe de choisir ses matchs.

 

 

Ty Lawson : un joueur très rapide, qui a explosé l’année dernière aux yeux du grand public. Capable de quelques cartons, c’est surtout ses points sur pénétration qui pour le moment sont sa grande arme. Il est en pleine progression et pour le moment on ne sait pas trop où se situe sa limite. Un bon « prospect » (espoir) du poste.  

 

 

Anthony Carter : Un savant mélange d’expérience et de shoot a trois points. Il reste une option plutôt limité mais réelle en cas de blessure ou de vrai coup de mou des deux leaders du poste. Il devrait peu jouer.

 

 

Arrières :

 

 

J.R Smith : C’est un énorme égo au servie d’un véritable talent offensif. Il pense qu’il est aussi bon que Kobe Bryant, gueule quand un jeu vidéo lui met 72/100, il peut prendre 15shoots dans un match et ne pas se sentir coupable d’en mettre 12 a coté… Mais a coté de ca, c’est un joueur capable de sortir du banc pour mettre 30pts, il sait prendre des rebonds et mettre des tomars de fou. C’est un bon joueur, mais juste un mec pas vraiment fréquentable.

 

 

Aaron Afflalo : C’est peut-être le meilleur défenseur a ce poste avec Sefolosha. Il est capable d’étouffer n’importe quel attaquant et d’éteindre des incendies défensifs ou des déluges de scoring de par son unique présence. Et en plus il score de mieux en mieux. 

 

 

Gary Forbes : Gros scoreur chez les jeunes, il va découvrir la Nba. Si il arrive a s’imposer ici c’est que la Nba est faite pour lui.

 

 

Ailiers :

 

 

Carmelo Anthony : Un joueur au talent hors normes depuis qu’il est tout petit, il est l’un des attaquants les plus complets de Nba. Mais pour combien de temps encore va-t-il jouer pour les Nuggets ? Il veut partir, il l’a dit, tout le monde le sait. Alors la question est de savoir pour qui va-t-il jouer mais surtout est-il capable de rester professionnel et de se donner à fond pour une équipe qu’il veut quitter. Il est annoncé du coté des Nets mais surtout des Knicks.

 

 

Renaldo Balkman : Un spécialiste du rebonds et du tir près du panier, il reste un joueur très limité mais efficace dans le temps qu’on lui donne.

 

 

Ailiers forts :

 

 

Kenyon Martin : Bon scoreur, rebondeur régulier, capable de joueur de façon régulière, son seul défaut est sa forte propension à la blessure. C’est un ancien all-star et il ne le redeviendra pas. Mais même si arrivait a rejouer de manière correcte ca serait une victoire. 

 

 

Al Harrington : Encore un attaquant pur et dur. Il shoot de partout et surtout tout le temps quitte à rendre certains de ses coéquipiers fou. La défense ne suit pas mais il est capable d’amener des points à l’intérieur.

 

 

Shelden Williams : Joueur limité, il apporte plus de poids et de viande que de talent. Il va aider dans les coups durs.

 

 

Pivots :

 

 

Néné Hilario : De bonne mains, il tourne a près de  7rbds de moyenne et rempli toute les catégories statistiques ce qui est très rare pour un pivot. L’un des bon joueurs de cette équipe et l’un des probable leaders.

 

 

Chris Andersen : Le repenti, ancien héroïnomane, contrôlé positif aux amphétamines, cocaïne, LSD, opiacés codéine et morphine est redevenu un vrai joueur de basket. Sa spécialité ? Mettre des énormes parpaings en forme de contre monstrueux. Il est aussi un gros rebondeur et dunkeur, mais sa spécificité c’est vraiment la défense. « Birdman » sera encore un joueur important et spectaculaire.

 

 

Marvin Ely : Il vient lui aussi pour faire des fautes et mettre des pains. Il est capable de scorer si on lui en laisse la chance.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Billups 

SG : Afflalo

SF : Anthony

PF : Harrington ou Martin (quand il reviendra de blessure)

C : Néné

 

6ème homme : J.R Smith.

 

 

Conclusion : d’un coté, on ne peut pas vraiment croire à une franchise où les meilleurs joueurs sont soit les plus âgés, soit sur le départ. De l’autre, c’est une équipe solide, constante et plutôt complète. La qualification pour les PO va être difficile mais plus encore leur parcours en PO s’ils y arrivent sera mission impossible pour une équipe avec seulement 9 joueurs valables.

 

Notre pronostique : 5ème à l’ouest. 

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Le retour de la Nba (partie 23) : Les jazz de l'Utah

26 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

 

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Les Jazz d’Utah :

 

Une franchise qui est marquée par la présence d’un duo mythique Karl Malone/John Stockton, qui semble tous les ans prête a tout péter, qui promet à chaque début de saison une meilleure saison que celle d’avant, qui est présente en PO 19 fois en 22ans, un effectif qui est solide et conséquent, un staff d’une qualité rare et une région tout entière dévoué à la cause des Jazzmen de l’Utah. Et pourtant, aucun titre en 30ans… La malédiction des Mormons ? Pour oublier un peu son passé, le département marketing des Jazz a décidé de renouveller la garde-robe et les couleurs de la franchise pour une sorte de retour aux sources. Fini le bleu, bonjour le vert et violet. Fini les montagnes, bonjour la note de musique qui rappel le jazz. 

Ils ont tout pour réussir dans leur quête : un meneur au talent sans égal, un secteur intérieur bien fourni, des recrues de qualités et des départs compensés. Un point sur l’effectif des joueurs de Salt Lake City.    

 

 

Staff :

 

 

Coach. Jerry Sloan. Encore un coach de grand, très grand talent. Il est déjà Hall of Famer (membre du hall des légendes), il a connu plus de 22 saisons au plus haut niveau, presque 2000 matchs en carrière auxquels viennent s’ajouter 200 matchs de Play-off. Son style est simple : gagner en s’appuyant sur un minimum de joueurs, un minimum de rotations mais un maximum de talent. Il a eu la chance de s’appuyer sur d’excellents meneurs et de bons secteurs intérieurs durant l’ensemble de sa carrière. Il est plus proche de la fin de carrière que du début (il approche des 70ans) mais son expérience du très haut niveau et sa détermination font des Jazz une équipe redoutable.

 

 

GM. Kevin O’Connor. GM depuis 2005, il est le grand artisan du recrutement de Deron Williams, Boozer et plus récemment Raja Bell et Al Jefferson. Plutôt effacé (comment faire autrement quand votre coach à 25 saisons au compteur), il reste un gérant de franchise plutôt cohérent.

 

 

Meneurs :

 

 

Deron Williams : Un égo aussi énorme que son talent, il se dit le meilleur meneur de la ligue. Et le pire c’est qu’il n’est pas loin d’avoir raison… Très bon passeur et scoreur régulier, il est un défenseur rugueux et difficile à mettre en défaut. Il sera « le » grand leader de cette formation et il va prendre plus de responsabilité maintenant son compère Boozer parti.

 

 

Earl Watson : Importé directement des Pacers, régulier et capable de shooter de loin, il reste un super remplaçant et un joueur complet. 5passes et 7points de moyenne en carrière, c’est une bonne recrue pour faire souffler (un peu) Williams.

 

 

Ronnie Price : Il a du mal a exister en Nba et son rôle devrait être très limité. Dommage pour lui.

 

 

 

Arrières :

 

Raja Bell : Il arrive du grand n’importe quoi de Golden State. Il retrouve une franchise plus ou moins organisé et après une saison blanche, on attend beaucoup de lui. Gros défenseur, shooter sérieux et scoreur régulier, il sera l’une des grosse arme du Jazz cette année. Enfin un arrière pur du coté des mormons…

 

 

C.J Miles : En progression régulière depuis 3ans maintenant, il va probablement jouer un 20aine de minutes par match. Il aura sa chance et essayera de la saisir.

 

 

Ailiers :

 

 

Andrei Kirilenko : AK47 est loin du niveau qui était le sien lorsqu’il a été All-Star en 2004. Il est loin d’être le super joueur qu’il a été. Il est loin d’être la « kalach » de ses débuts. Et pourtant c’est un titulaire indéboulonnable de cette équipe et personne ne trouve rien à redire. Il est précieux dans toutes les lignes de stats bien qu’il soit moins présent dans un match et si à seulement 29 ans il parait un peu cramé, c’est toujours un vrai bon joueur.

 

 

Gordon Hayward : Joueur leader de l’équipe des moins de 19ans US, intelligent et créatif, solide au shoot et capable de prendre des rebonds, c’est l’un des rare poste 2 ou 3 des 10 premiers de la draft. Certains ont couinés de le voir pris avant Aldrich ou Henry mais c’est certainement l’un des joueurs mentalement le mieux armés pour jouer en Nba. Il est a bonne école avec un joueur très intelligent devant lui dans la rotation.

 

 

Jeremy Evans : C’est un peu le mystère de l’équipe. On ne sait pas grand-chose de lui. A découvrir.

 

 

 

Ailiers Forts :

 

 

Al Jefferson : Perdu un temps dans une équipe où le niveau était lamentable et où il tenait la franchise à bout de bras, on lui a fait comprendre qu’il n’était plus le bienvenu. Il devait rendre les clefs… Il est alors parti sans regret. Il a été accueillit a bras ouvert par sa nouvelle équipe qui a vu en lui le All-Star en puissance qu’il était. C’est la meilleure recrue qui compense largement le départ de Boozer. Il peut aussi glisser poste 5 ce qui est une super nouvelle pour le Jazz.

 

 

Paul Millsap : Joueur sous-coté au possible, il a été retenu avec plus de vigueur que Boozer, c’est dire l’estime que l’on porte au garçon. Joueur qui en plus d’être bourré de talent sait être présent dans les moments importants, il reste le meilleur 6ème Homme de l’équipe. C’est un super bon joueur qui mériterait plus de temps de jeu.  

 

 

Pivots :

 

 

Mehmet Okur : L’un des rares poste 5 capable de shooter a 3pts, il est l’un des pivot les plus régulier de la ligue. Son apport en sortie de banc est hyper intéressant pour le Jazz et le fait qu’il ait peu joué cet été à cause d’une blessure nous fait penser que son état de fraicheur va être très important pour la fin de saison.

 

 

Francisco Elson : Un géant qui remue de la viande et met des coups de hache. Mais attention : lui il le fait depuis 8ans…

 

 

Kyle Fesenko : Kyrylo de son vrai prénom, il nous a sorti quelques matchs de pré-saison de dingue et il pourrait gagner du temps de jeu. Son fond de commerce c’est quand même d’imposer son physique (2m16 129kilos) et cela lui faut d’être souvent sanctionné.  

 

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Williams

SG : Bell

SF : Kirilenko

PF : Millsap

C : Jefferson

 

6ème homme : Okur.

 

 

Conclusion : un bien belle équipe du Jazz qui s’appui sur un effectif un peu court mais d’une très grande qualité. Si les rotations devraient s’organiser de facon a laisser souffler un maximum les grandes stars de l’équipe, un petit problème se pose vis-à-vis des PO où le manque de profondeur du banc surtout poste 1 2 et 3 en cas de blessure peu inquiéter.

 

 

Notre Pronostique : 4ème à l’Ouest. 

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Le retour de la Nba (partie 22) : Les Celtics de Boston

22 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Celtics de Boston :

 

 

Parce que la franchise est l’une des plus grandes de l’histoire, parce que l’effectif est composé de pas moins de 6 joueurs All-star et d’une pléiade de joueurs fantastiques, parce que le Boston Garden est l’un des stades les plus dingues et les plus passionné de toute la Nba, parce que la Franchise est marquée par des tragédies et des moments de gloires et de démence que seul Boston peut connaitre, parce que des légendes comme Larry Bird, Bob Cousy, Robert Parish, Bill Russel ont vécus leurs plus grands moments ici, parce que cette franchise est l’une des plus vielle et des plus stables de l’histoire et surtout parce que les Green-boys sont plus qu’une équipe… Voilà pourquoi les Celtics ne seront jamais une équipe comme les autres. Voilà pourquoi, partout en Amérique du nord, les matchs contre les Celtics sont ceux où la tribune est toujours pleine. Voilà pourquoi on aime ou on déteste cette franchise.

Dans mes souvenirs, les Celtics ont toujours eu une place particulière dans le cœur de tous fans de Nba : ils suscitent la haine ou l’amour bien plus vite que toutes les autres franchises et personne ne peut être insensible aux maillots verts et blancs des joueurs de Boston. Quand on évoque les Celtics, c’est l’image d’un bébé de 6mois dans les tribunes, habillés avec le maillot des Celtics agité par un père inconscient et probablement saoul. C’est l’image d’un stade entier qui court et enlace, englobe, avale littéralement, les champions victorieux d’un match au couteau. C’est l’image de la rivalité entre les Celtics de Bird et Lakers de Magic qui donne lieu a des matchs de folies. Les Celtics finalement, c’est la matérialisation d’un sentiment que le sport donne plus que toutes les autres activités : la passion.

 

L’effectif mérite de s’y pencher : on ne survole pas 10 titres de champions, 2 MVP (meilleur joueur de la ligue), 50 sélections aux différents All star Game, 3 champions olympique et 1 champion du monde comme ca… Et en plus cette équipe c’est vraiment une équipe de super héros.

 

Staff :

 

 

Coach : Doc Rivers. C’est le genre de coach prêt a se mettre en première ligne pour ses joueurs. C’est le genre de coach qui gère l’humain comme un mécano gère un moteur. Avec lui, les ficelles de la psychologie deviennent une science presque exacte. Il n’est pas un de ces coach technocrate qui parle en pourcentage et qui font faire 15 de vidéos par semaines a des joueurs bien propres et bien dociles. Non. Lui c’est le genre de coach a faire des discours de motivations d’avant match qui vous foutent la chair de poule, a vous tirer les larmes et à vous mettre des coups de cafetière dans les murs. C’est le genre de coach qui doit faire face aux 12 salopards tous les jours et qui les fait marcher au pas de course. Illustrations : Lors du match de saison régulière sur le parquet des Lakers, Doc a demandé à tous les joueurs mais aussi à tous les membres du staff de lui donner 100 dollars avant le match. A la fin du match et suite à la défaite des siens, il a pris cet argent (environ 2000$) et les a mis dans une enveloppe. Puis il a dit la chose suivante : dans cette enveloppe, il y a votre argent. Pour le récupérer ? Rien de plus simple. Il faudra venir défier les Lakers en finale Nba. Puis il a caché l’argent dans le faux plafond du vestiaire visiteurs. Nous sommes alors au mois de Janvier. 5 mois plus tard les Celtics sont en finale contre les Lakers.

C’est un super coach qui délègue une très large partie de l’approche technique pour se concentrer sur l’aspect stratégie et gestion des hommes. Un vrai personnage. C’est le Professeur Xavier.

 

 

GM : Danny Ainge. Il a réussit a relever une franchise mythique mais au fond du trou et les changer en champion Nba en l’espace d’un été. Grand artisan de la venue de Garnett et Allen puis de S et J. O’neal, du recrutement de Rondo, il est plutôt efficace dans le rôle qui est le sien surtout depuis 2007. Il a été désigné meilleur dirigeant en 2007 a 48ans.

 

 

Meneurs :

 

 

Rajon Rondo : Quand il est arrivé à Boston, personne n’a compris. Personne n’a compris que ca serait le plus efficace meneur de l’histoire de la franchise et ça dès sa 3ème saison Nba. La question qui brulait les lèvres était : « est-ce que ce jeune mec sera à la hauteur ». Après l’avoir vu jouer, se faire engueuler par Garnett, se faire laminer par Pierce, se prendre des soufflantes par Rivers, on pensait dire non. Et puis est arrivé le temps de PO. Et la, attention les yeux : transformation ! Il explose tous les compteurs pour un Rookie et deviens champion dès sa première année. Il enchaine avec une bonne saison mais pas non plus fantastique et les temps de PO venu : transformation !  Il tourne à presque triple double de moyenne (!) avec 16pts, 9,8 passes et 9 ,7 rebonds de moyenne… Aujourd’hui la question de sa capacité a se mettre au niveau des autres ne se pose plus : c’est lui le vrai leader de cette formation. C’est le Power Rangers vert… 

 

 

Nate Robinson : Après le Power Rangers, CryptoNate Robinson, le seul ennemi de Dwight « Superman » Howard. Et inutile de dire que le vert lui va bien. Capable de mettre dedans de loin, de claquer des dunks énormes du haut de son petit mètre 78, de gérer la pression d’un match et de mettre de grosses séries, il reste l’une des valeurs sures au delà de la ligne des 3pts. 

 

 

Avery Bradley : L’un des Rookie de la saison, son temps de jeu risque d’être très dépendant des blessures de deux joueurs susnommés.

 

 

Arrières :

 

 

Ray Allen : Le shooter le plus élégant de toute la ligue est encore là cette saison et notamment pour battre un record. Celui du plus grand nombre de shoot à 3pts réussit en carrière. Pour cela il lui manque 116 paniers à mettre lui qui en mets 180 par saison depuis quelques années, c’est a sa portée. Il est non seulement doué d’un talent inné et d’une gestuelle parfaite, mais en plus il est doté d’un sang froid hors du commun. Ray Allen est « Iceman ».

 

 

Delonte West : A part être l’amant de la mère de James, de connaitre des problèmes de drogues, de boisson, de pulsions suicidaires et des poursuites pour port d’arme illégal, West est aussi un joueur particulièrement complet. Il est de retour dans la ville où il a connu le moins de problèmes (c’est étrange…) Boston. Delonte West où le Hancock  de Boston.

 

 

Von Wafer : Il est capable de scorer, il reste un joueur qui sait faire ce qu’on lui demande. Mais il ne faut pas trop lui en demander. C’est un joueur unidimensionnel que doit en partie le fait de ne pas avoir été viré après le camp d’entrainement à des matchs corrects mais surtout à la blessure de West absent pour les 3 prochains mois. 

 

 

Ailiers :

 

 

Paul Pierce : C’est l’âme de cette équipe et une force de frappe non négligeable des deux cotés du terrain. Capable de défendre comme un mort de faim et de prendre des shoots impossibles, de prendre des rebonds et de provoquer des fautes. Il sait tout faire et surtout faire péter des câbles aux joueurs d’en face. Le plus fou c’est qu’il revient de loin. En effet, une nuit, il a été agressé dans une boite de nuit de Boston. Il a alors pris près de 11 coups de couteaux dans la face, la nuque et le dos. Il ne doit la vie sauve qu’à un blouson de cuir épais et à celui qu’il considérait comme son frère, Tony Battie, qu’il le porta en courant jusqu'à l’hôpital le plus proche. Paul Pierce c’est la rage de vaincre, l’envie de triompher, à n’importe quel prix. Paul Pierce est Cyclope, le symbole de son équipe et le chouchou du public (du Garden) à la fois

 

 

Marquis Daniels : Redoutable défenseur, capable parfois de scorer de loin, son véritable talent réside dans son impact physique redoutable pour un poste 2/3. Victime d’un KO en demi finale l’année dernière, il n’a jamais réussi a revenir dans les PO. C’est dommage pour lui qui devait essayer de bloquer Artest et/ou Bryant en finale.  

 

 

Luke Harangody : Inutile de dire que ca va être dur de passer devant l’un des joueurs que nous avons cités. Il est là pour apprendre et faire de la viande fraiche a manger a l’entrainement pour les vieux papas de l’équipe.

 

 

Ailiers forts :

 

 

Kevin Garnett : Des bras comme des tentacules, un shoot mi distance ravageur, une défense sur l’homme parmi les meilleures du monde et une capacité à rendre ses coéquipiers meilleurs. C’est l’un des joueurs les plus redoutables sur un terrain du fait de sa tendance plus ou moins volontaire à mettre des pains, des coups d’épaule, des coups de coude… Et en plus ce coté méchant est doublé d’une vraie capacité à faire sortir des joueurs de leurs matchs en les insultants, en les vannant, en leur parlant, en leur dunkant dessus ou simplement en leur rendant la balle bien fort... Le pire, c’est que le gens l’aime parce qu’il est vilain. Oh oui le vilain ! C’est le Wolverine des Celtics : un mec adorable et attachant pour ceux qui sont dans son camps mais profondément détestable quand on est en face…

 

 

Glen Davis : Il y a deux ans, quand on parlait de Davis, on pensait au petit gros qui pleurait comme un bébé dans sa serviette, sur le banc, après s’être fait engueuler par Garnett. « Big baby » Davis… Et puis, on a découvert peu à peu le joueur. Une force de la nature qui n’hésite pas a utiliser ses qualités pour faire mal à son adversaire. Naturellement pourvu de bonnes mains mais surtout une force surnaturelle, il reste un mystère pour la science : comment un mec avec un taux de graisse si élevé peut être un athlète aussi émérite ?  Il est le Blob.

 

 

Jermaine O’neal : Jusqu’à l’année dernière, il était le plus grosse arnaque du monde Nba. 20M$/an pour ne rien foutre. Des stats indigentes et une volonté qui n’était pas en adéquation avec ses moyens. O’neal au Heat qui voulait être champion, c’est comme si Guy Carlier cherchait à péter le record du monde du 400m… Mais malgré tout, le garçon a une carrière pas dégueu. Ses multiples blessures consécutives lui ont mis définitivement la tête sous l’eau. Il vient pour essayer d’avoir du temps du jeu et, c’est sur, on va lui en donner. Il fait parti des vieux briscards de cette formation et ses 900 matchs au très haut niveau vont aider la franchise dans les moments difficiles. Sa qualité principale, la force font de lui un être incertain : c’est la Chose.

 

 

Pivots : 

 

 

Shaquille O’neal : Est-il encore utile de présenter le Big cactus ? Le Diesel ? Le Shaq ? C’est peut être la dernière saison de celui qui restera comme le pivot le plus dominateur de l’ère moderne. Futur membre du très restrictif hall des légendes, il vient pour apporter du poids de l’expérience et des points dans la raquette. Il va libérer des espaces pour Garnett et sa présence est non seulement signe qu’il veut gagner un titre et pas des sous mais surtout qu’il vient essayer de battre Kobe Bryant son meilleur ennemi, avec l’équipe rivale des Lakers, Les celtics. Sa force surhumaine et sa stature de colosse font de lui : Hulk.

 

 

Semih Erden : On l’appel le turque parce qu’on ne sait pas dire son prénom. On l’appel le turque parce qu’il est turque et parce qu’on ne sait pas d’où il vient exactement. Il faut bien le dire, il arrive en tant qu’inconnu et personne ne cherche a le connaitre. Les grandes stars américaines que sont les deux O’neal ou encore Garnett voyait en lui de la viande fraiche a malaxer dans la peinture. Mais ce brave garçon est surtout du haut de ses 24ans et de ses 2m08 un joueur qui a tout gagné dans tous les clubs où il est passé, qui sait mettre des points défendre et prendre des rebonds. Il vient se tester à l’échelon supérieur et il y a des défenses qui ne vont pas vraiment rire face à lui. On va vite apprendre son prénom.

 

 

Kendrick Perkins : « Que celui qui a déjà vu Perkins sourire lève la main… Personne ? ok. » Voilà qui résume bien le personnage. Sans être aigri, il ne donne pas vraiment envie de lui mettre des grandes claques dans le dos en l’appelant Jaqueline… En plus d’être assez disuasif niveau blague de potache, il est d’une intelligence qui tranche avec les taches obscures auxquelles il s’attèle. C’est un monstre physique mais surtout un joueur qui inspire une certaine crainte. Salement touché en finale Nba, il est absent 6mois. Espérons que l’abondance de bien à l’intérieur ne le prive pas de cette progression qu’il connait depuis 5ans. Perkins, c’est Le fauve.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Rondo le power rangers vert

SG : Allen Icemen

SF : Pierce Cyclope

PF : Garnett Wolverine

C : J. O’neal La Chose

 

6ème homme : Nate Robinson / Saquille O’neal / Glen Davis / Delonte West…

 

 

Conclusions : L’effectif est monstrueux, l’ambiance est super bonne (en témoigne les vidéos publiées sur le net montrant des joueurs multipliant les blague de potaches et les jeux), le talent et l’expérience inhérent aux play-offs est une évidence, le coach en place semble le seul au monde à pouvoir tenir tête a tout de beau monde et surtout l’envie de tous ces joueurs de finir sur une bonne note est telle que, franchement, ont les voit bien aller au bout. Seulement l’effectif est talentueux, oui, mais franchement âgé. Le 5 majeur et le banc sont pachydermiques, oui,  mais les égos sont aussi proportionnel et au moindre grain de sable, tout peut partir dans le mur.

En gros, cette équipe sur le papier fait rêver tout les gars qui suivent un peu la Nba. Mais les résultats ont intérêt à arriver vite sinon ca sent la grosse déception…

Les X men sont en campagne et ils veulent la peau du géant Lakers.

 

Notre pronostique : 3ème a l’est. On sait qu’ils vont gérer une partie de la saison pour ne pas être cramé en PO.  

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Le retour de la Nba (partie 21) : Les Trailblazers de Portland

20 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les TrailBlazers de Portland :

 

Les Blazers où l’archétype de l’équipe aux prises de décisions étranges : qui peut passer à coté de Jordan (ils draftent alors Sam Bowie), mettre ensemble des drogués, des grandes gueules, la moitié des joueurs mentalement ou pénalement sujet a des problèmes de la Nba, le tout en ayant des résultats au delà de toute espérance à part Portland ?   

Quand on pense à Portland, on pense évidemment a Clyde Drexler. Mais plutôt que de parler d’un hall of famer ultra connu, on va lui préférer la plus grande gueule de Nba.

Cette année, Rasheed Wallace dit le « Sheed » a tiré sa révérence après une carrière absolument épique. Le Sheed où le joueur qui a pris le plus de faute technique pour contestation de l’histoire de la Nba, l’homme qui a shooté tous ses tirs de la main gauche pour emmerder les entraineurs qui l’avait fait venir pour le All star Game alors qu’il était en vacances, le mec qui flirtait avec les pom-pom girls d’en face en plein match, l’homme qui lançait des phrases assassines aussi bien dans la presse que sur le terrain… Et c’est une page qui se tourne : celle de l’équipe des « Jail blazers » (jeu de mot, « jail » signifiant « prison » en anglais) et de leur cohorte de grands malades : Wallace, Bonzi Wells, Isiah Rider et Damon Stoudemire les drogués… De cette équipe, pas un ne joue plus en Nba.

Aujourd’hui, après un grand ménage de printemps, les Blazers présentent un effectif bien plus lisse : plus de drogue, plus d’arme dans les vestiaires, plus de grandes gueules et plus de problèmes mentaux de toutes sortes. Pourtant, la malédiction des Jail Blazers est encore là, présente. Depuis la reconstruction de l’équipe, pas une année ne passe sans qu’un grand malheur où qu’une malchance plus que suspecte ne s’abbate sur les joueur de Portland. Exemple : l’année dernière, l’équipe a connu une saison de dingue. Se sont blessés dans l’ordre Batum (4mois : épaule) Fernandez (3mois : cheville) Greg Oden (1an : multiple ligamentoplastie du genou), Prizbilla (6mois pour un tendon rotulien + 6 mois après être tombé dans sa douche et s’être brisé le genou a nouveau), Roy et Aldridge (a eux deux, ils ont joués avec des problèmes aux genoux, épaule, cheville ou encore bassin), Camby (cheville 1mois). Même leur coach est frappé par la malédiction (rupture du talon d’achille…)

Cette saison démarre sur les mêmes bases, puisque Pendergraph vient d’être opéré des ligaments du genou et ne jouera pas de la saison.

Un état de lieux des forces encore en présence s’impose en leur souhaitant de rester entier jusqu’au bout du championnat.

 

Staff :

 

Coach : Nate McMillan. Bien qu’il soit compétent, sympathique ou encore qu’il sache s’entourer, une petite mise au point purement objective s’impose. Au delà de l’hyper dépendance des Blazers vis-à-vis de leur grand leader Roy, et dans une moindre mesure Aldridge, et surtout du manque de seconde option notamment du a un coaching assez moyen au niveau des mises en positions des autres joueurs, ce qui inquiète le plus c’est que Nate McMillan avec Portland n’a pas passé une seul fois un premier tour de draft, n’a jamais fait une saison a plus de 54 victoires et ne semble pas capable de changer l’image que l’on a des Blazers : une équipe jeune et prometteuse mais incapable de jouer les premiers rôles. 

 

 

GM : Rich Cho. Il vient juste de débarquer et a tout a prouver. Il prend la relève d’un homme qui a fait un boulot formidable et qui a été viré avec un manque de classe absolument fou : Kevin Pritchard. Il a été viré a mois d’une heure de la draft sans qu’aucune raison ne soit donné. Cho a une belle carte de visite mais on va bien voir ce qu’il est capable de faire ici.

 

 

Meneurs :

 

 

Andre Miller : Un meneur a l’ancienne. Incapable de mettre un dunk, de joueur a un autre poste, de prendre 10 rebonds… Enfin le strict opposé de jeunes loups à la sauce combo gard (meneur hyper dynamique et physique capable de prendre des rebonds et de scorer). Mais il a une science du placement, de la passe et du petit shoot qui fait mal qui le place parmi les meneurs les plus réguliers de la ligue. Un bon meneur d’attaque placés.

 

 

Jerryd Bayless : sorte de dingue du shoot capable de mettre d’enorme série comme de mettre un 2/15… Il est trop instable pour être titulaire et il joue beaucoup pour sa truffe mais il reste une force de frappe de premier ordre face a une défense un peu molle sur le meneur.

 

 

Patrick Mills : Seconde saison ici pour lui. Après 3 matchs en 2009-2010 il doit espérer plus de temps de jeu. On lui souhaite sans trop y croire.

 

 

Arrières :

 

 

Brandon Roy : le joueur le plus complet de cette équipe, l’un des plus sous-cotés de Nba. Son absence l’année dernière durant une grosse partie de la saison a fait très mal au Blazers et son apport aussi bien offensif que défensif est primordiale pour Portland.

 

 

Rudy Fernandez : La diva espagnole se sent mal a Portland, il parle régulièrement de rentrer en Espagne, il n’aime pas la Nba, il développe mal son jeu, on ne lui fait pas confiance, on lui manque de respect… Mais seulement il met 5 paniers a 3 pts de moyenne par match depuis le début de la pré saison, Roy n’a de cesse de lui répéter qu’il a un rôle majeur ici et que Portland compte sur lui. C’est un jour oui, un jour non… Il est aussi insupportable que talentueux. C’est dire.

 

 

Wesley Matthews : Après une saison Rookie prometteuse et surtout des PO absolument bluffantes, Matthews vient pour avoir du temps de jeu aussi bien au poste 3 qu’au poste 2. La greffe devrait prendre et du temps de jeu lui semble promis.

 

 

Ailiers :

 

 

Nicolas Batum : Batman est l’un des meilleur défenseur a son poste, annoncé comme l’arme absolu contre les scoreurs, pouvant aussi bien défendre sur le meneur adverse que sur le poste 3, il a pris tour à tour le marquage de Bryant, Carter, Paul, Parker, Johnson ou encore Rose. Et quand on sait qu’il va avoir de plus en plus de responsabilité en attaque et que son staff lui fait une confiance aveugle ou presque, l’avenir semble tout tracé pour celui qu’on compare souvent avec un autre illustre joueur des Blazers, Scottie Pippen.

 

 

Luke Babbitt : Gros scoreur en Université, il vient pour capitaliser du temps de jeu en étant la première option sur le banc pour suppléer Batum auteur d’un pré saison jusqu'à présent moyenne. Une très bonne recrue pour l’avenir.

 

 

Dante Cunningham : Un joueur solide qui peut dépanner a l’intérieur, il reste un joueur utile mais trouve surtout sa place sur le banc. Il pourrait exploser cette saison mais cela semble plutôt improbable.

 

 

 

Ailiers Forts :

 

 

LaMarcus Aldridge : De super mains et une capacité a shooter a 5-6 metres du cercle, LMA est l’un des grands leader offensif de cette équipe. Il a joué bléssé une grande partie de la saison l’année dernière et on espère le voir de retour en grande forme.

 

 

Jeff Pendergraph : On va juste profiter de cet endroit pour rappeler son forfait pour la saison a venir. Dommage lui qui progressait vraiment depuis l’année dernière.

 

 

Pivots :  

 

 

Marcus Camby : Gobeur de rebonds devant l’éternel, il est l’un des joueurs les plus expérimenté de la ligue avec pas moins de 900 matchs au compteur. Il a un shoot a 6 mètres, chose impensable chez les pivots modernes, et il tourne à 10 pts 10 rbds et 2 contres en carrière ! Un vrai monstre du poste.   

 

 

Greg Oden : Le petit bonhomme en mousse… Trois saisons qu’il a été drafté et seulement 80 matchs Nba pour celui qu’on annonçait comme le nouveau Shaquille O’neal. Il se dit capable d’être All star, il devrait déjà commencer par jouer plus de 25 matchs par saison… C’est un bon joueur mais à l’image de l’équipe, on finirai presque par ne plus croire en son réveil.

 

 

Joel Pryzbilla : Un gros et grand pivot spécialiste du rebond et de la défense, il fait du bien a toutes les équipes où il est passé. Un bon remplacent de qualité.

 

 

Steven Hill : Un joueur très limité mais vu la malédiction qui frappe tous les intérieurs de Portland, il pourrait avoir du temps de jeu…

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Miller

SG : Roy

SF : Batum

PF : Aldridge

C : Camby

 

6ème homme : Fernandez

 

Conclusion : A moins qu’une tempête frappe directement le Rose Garden ou qu’un tremblement de terre détruise la moitié de Portland, on ne voit pas comment la poisse pourrait plus pourrir la vie de la franchise que ce qu’elle a fait l’année dernière. Cette saison devrait être celle, pour la 3ème année de suite, du vrai renouveau de la franchise. Mais il faut dire que ca met tellement de temps à prendre qu’on fini par ne plus y croire… ils ont des armes, des capacités et une qualification en PO semble presque acquise. Mais la vraie question est : allez en PO, mais pour quoi faire ?

 

Pronostique : 7ème a l’est.  

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Le retour de la Nba (partie 20) : Les Spurs de San Antonio

19 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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San Antonio :

 

Attention, franchise-éléphant en vue ! Une équipe monstre, capable de gagner 3 championnats en 5ans, terreur des années 2000 avec les Pistons, présent systématiquement en PO depuis plus de 10ans et le tout dans une conférence d’un niveau terrible. Ils ont incarnés la rigueur avec Duncan-Robinson, la folie et le talent avec Ginobili, la jeunesse avec Parker, la défense acharnée avec Bowen. Ils ont brisés tous les gros, les mastodontes de la ligue. Ils ont livrés des batailles épiques et ceux qui ont connus les Spurs des années 2000 ont tous en tête les images du duel hors du commun entre des Pistons jouant leur meilleur basket et des Spurs appliqués et rodés au système de mister Pop alias Greg Popovich. 

Mais il s’agit a présent d’une équipe où les leaders commencent à vieillir, où la relève tarde vraiment à arriver et où surtout l’essoufflement sportif est palpable. Bienvenu à San Antonio Texas, le cimetière des éléphants Nba… 

 

 

Staff :

 

 

Coach : Greg Popovich. Un coach mythique, 4 finales autant de victoires, un palmarès fou (4 titres mais aussi plus de 800 victoires en carrières contre moins de 400 défaites, coach de l’année en 2003, sélectionneur pour team Usa pendant 3ans…)  et un charisme à foutre les jetons à n’importe quel Sicilien. C’est une grande figure du coaching et un amoureux du basket. Il est solide et n’hésite pas à faire des choix important. Mais a-t-il un défaut ? Et bien hélas oui : celui d’être, comme tout les grands entraineurs, extrêmement obtus, quitte à s’entêter dans une décision pourtant ouvertement mauvaise...  Qui a parlé de Jefferson ?!

 

 

GM : RC Bufford. Ancien recruteur et chef du recrutement, il est d’une discrétion qui détonne dans un monde pourtant si tourné vers le spectacle. Il reste une petite énigme a lui tout seul et son rôle semble limité a ce que Pop ne veut pas faire a savoir la paperasse.

 

 

Meneurs :

 

 

Tony Parker : Mvp des finales, seul meneur européen a réussir en Nba (etre titulaire ET champion), leader offensif de l’équipe, capable d’étouffer n’importe quel autre meneur, « TP » sort d’une saison très galère avec pas moins de 30 matchs loupés. Une première pour celui qui incarnait la solidité de l’équipe avec Duncan. Premier meneur a jouer comme il le fait (drop-shoot, jeu en pivot, beaucoup de pénétrations) et considéré comme l’un des joueurs les plus rapide de Nba, Tony est en forme et laisse entendre qu’il s’apprête a faire tout ce qui est en son pouvoir pour exploser les stats. On l’attend avec impatience en forme optimal du coté de SAS.

 

 

Gorge Hill : Révélation de l’année dernière, il a réussi la performance de pousser Parker sur le banc pour les PO. Un registre plus classique pour lui qui s’appui sur la vitesse et un shoot régulier pour déstabiliser les défenses. Capable de jouer 2, il est un super 6ème homme pour les Spurs.

 

 

Gary Neal : Annoncé comme un très bon défenseur et pouvant évoluer 1 2 ou même 3, il n’a pas été drafté en 2007 et a écumé quelques championnats aussi bien aux Usa qu’en Europe. Son profil est intéressant mais a moins d’une surprise, il ne devrait pas énormément jouer.

 

 

 

Arrières :

 

 

Manu Ginobili : Premier joueur a avoir gagné l’Euroligue, la Nba, les JO et avoir été All star, L’argentin reste le joueur le plus créatif de sa génération. Capable de passes aveugles, de dribbles entre les jambes de ses adversaires ou de shoots sans regarder le panier, il est le meilleur joker de cette formation. C’est une vraie trouvaille (il a été pris au 57ème rang de la draft) mais sa fragilité lui a bouffé quelques années de carrière. Espérons que ce soit a présent derrière lui.

 

 

Garrett Temple : Il a « joué » a Houston et Sacramento avant de s’essayer un peu aux Spurs. On voulait qu’il soit le prochain Bowen mais vu la déclaration de Pop en début de saison (« il me faudrait un Bowen avec 5 ans de moins ») il n’en a pas encore le niveau. Il devrait avoir sa chance ici ou au poste 3.

 

 

Alonzo Gee : Repéré en fin de saison dernière avec deux match de qualité sous les couleurs des Wizzards, Alonzo Gee espère avoir sa chance avec Pop.

 

 


Ailiers :

 

 

Richard Jefferson : Le plus gros flop des 250 dernières années aux Spurs… Il était venu pour faire oublier Bowen et amener aux Spurs l’espoir de rejouer le titre. Il a amener l’espoir de voir rejouer Bowen et a fait oublier le titre… Il n’est pas mauvais, ca serait mentir… Mais il n’est franchement pas bon non plus. Il sort de sa seconde pire saison au scoring, n’a pas apporter un plus aux Spurs et est passé loin (mais loiiiiiiiiiiiin) derrière des joueurs qu’ont présentait de son niveau (S. Jackson, H. Turkoglu ou d’autre…). En plus il a l’un des plus gros salaires. Un monde.  

 

 

Bobby Simmons : Spécialiste du shoot a 3 pts, il vient pour apporter du scoring longue distance a une équipe qui en manque. Il pourrait être vraiment important ici et dans ce rôle exclusif.

 

 

James Anderson : Quand on connait la réticence pour Popovich de faire jouer des petits jeunes, quand on sait que c’est un poste ou il y a concurrence et quand on sait que pour intégrer les schémas de jeu ultra fins des Spurs ca prend du temps surtout a un poste aussi déterminant qu’Ailier, j’espère qu’il a prévu un petit coussin pour ses fesses pour ne pas avoir trop mal sur le banc…

 

Ailiers Forts :

 

 

Tim Duncan : Son surnom est à l’image de ce qu’il est. « Dream Tim » : un joueur de basket hors norme, futur membre du hall des légendes, doublé d’un gendre idéal a l’égo inversement proportionnel au talent. Il est sur la fin et il mériterait une fin a son image : Grande !



Tiago Splitter : Un super joueur, grosse menace offensive et capable de marquer partout dans la raquette. Son mondial est prometteur puisqu’il a joué les yeux dans les yeux avec tous les intérieurs qu’il a eu a affronter. Une très bonne recrue pour les Spurs (la seule).  


 

James Gist : Gros mystère pour un joueur pris au 58ème range et franchement inconnu par le grand public. 


Pivots :

 

 

DeJuan Blair : Gobeur de rebonds devant l’éternel malgré son physique de lutteur lanceur de poids, son explosivité et sa volonté compense son coté frustre en attaque. Si il arrive a jouer 5 toute la saison : alléluia !

 

 

Matt Bonner : Un poste 5, roux, qui prend pas de rebonds et qui met des 3pts. Non je ne parle pas de Scalabrine mais de son frère caché Matt Bonner.

 

 

Antonio McDyess : Vétéran a l’intérieur, il continue à faire des stats et foutre des pains. Un vrai papa mais surtout une vraie option dans la rotation.

 

 

Si nous étions GM : 

 

PG : Parker

SG : Ginobili

SF : Jefferson

PF : Duncan

C : Blair

 

6th men : Hill

 

 

Conclusion : comment faire mieux avec moins bien ? C’est là toute la question qu’il faut poser. En effet, en gardant les memes joueurs tous plus vieux d’un an, en ne changeant pas le coach, pas le staff, même pas le maillot, il faudrait réussir à être de nouveau une équipe qui fait peur. Quand on sait que Parker risque de partir (seule membre du Big Three de moins de 34ans) et que les Spurs ont perdu des cartouches sur le banc, il faudrait presque déjà un miracle pour les voir champions. Déjà, atteindre les PO serait une bonne performance tant Duncan Gino et Parker semble émoussés. Qu’attendre de Parker après un repos mérité cet été ? Il ne pourra pas sauver la franchise a lui tout seul… Si ils arrivent en PO, leur énorme expérience pourra peser bien plus lourd que n’importe quelle autre équipe, mais ils n’ont pas les ressources ou même l’effectif pour qu’on puisse les comparés aux autres formations en course pour le titre et avec un âge similaire comme les Celtics ou, dans une moindre mesure, Dallas.

 

Notre pronostique : 6ème à l’Ouest.  

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Le retour de la Nba (partie 19) : Le Heat de Miami

16 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Le Heat de Miami :

 

 

Pour une fois, on ne va pas parler du passé de la franchise mais bel et bien son présent et surtout son avenir. Pour la première fois depuis au moins 50ans, trois des plus grandes stars, issues chacune d’horizon mais surtout d’équipes différentes, se retrouvent réunies pour être champions. Alors oui, on va me répondre : et alors le «Big three » des Celtics ?! Oui mais c’est la première ou trois grands joueurs dans la force de l’âge se réunissent.

Autant dire tout de suite, Lebron James, le double MVP en titre vient de prendre la décision la plus décrié de l’histoire du basket. Retour sur ce débat qui déchire maintenant les états unis.

Alors un jeune homme, leader de sa formation depuis son année Rookie, adulé dans sa région de Cleveland, présenté comme le messie d’une franchise qui n’a pas été franchement reluisante depuis des années, qui attire à lui pas mal de grand joueur qui voient en lui une chance d’être champion. Voilà la petite vie tranquille de Lebron « the king » James. Seulement voilà : il a un égo surdimensionné, le QI d’une palourde et il n’a pas envie de passer une carrière à la Barkley ou à la Webber : une reconnaissance individuelle mais pas de titre. Alors pour bien marquer le coup, faire parler de lui, faire mousser les sponsors (mais avant tout faire parler de lui), il organise une sorte de Star-Academy du basket ou il fait passer des auditions a toutes les équipes qui voudraient le recruter. Il voit passer les Knicks, qui lui proposent éééééééééééénormement d’argent (on parlera d’une garantie de gains en carrière de presque 1 milliard de dollars en lui réservant un pourcentage sur les ventes de billets, de produits dérivés et des parts dans l’actionnariat), les Clippers, qu’il snobera, des Nets, qui sortent l’artillerie lourde avec la venue de Jay-Z himself, les Bulls, avec leur projet a long terme autour de Rose qui fait saliver, et le Heat qui lui propose de s’associer avec Wade. Mais le paroxysme de la stupidité est atteint quand LBJ organise autour de sa petite personne une émission spéciale en prime-time pour annoncer sa décision. Cette émission intitulé « the décision » nous laissera voir LBJ assis sur une chaise pendant une heure, raconter ses exploit passé avant de dire d’un ton très neutre qu’il quittait sa franchise de toujours (et en les laissant clairement dans la merde) pour rejoindre celle d’un des rares adversaires à sa taille : Wade.

Imaginez une seconde Jordan s’associer à Magic Johnson, O’neal avec Duncan, Olajuwon qui signe avec Patrick Ewing… Une hérésie qu’ont dénoncé toutes les anciennes gloires de la Nba.

La décision de Bosh, moins télé-médiatisé mais tout aussi dégueulasse a été identique : quitter sa franchise de toujours après avoir joué avec les nerfs des fans pendant 3mois.

Et voilà qu’à l’aube de cette saison qui s’annonce épique s’avance l’équipe qui cristallise à la fois le plus d’espoir et le plus de haine de toute la Nba.   

 

Un point sur l’effectif :

 

 

Staff :

 

 

Coach : Erik Spoelstra. Nommé par Riley, il a plus ou moins limité la casse l’année dernière en se qualifiant pour les PO malgré un effectif pas folichon. Il a une pression de fou : celle de réussir à être champion avec le plus gros effectif de la ligue. Et ca c’est pas simple pour sa troisième année.

 

GM : Pat Riley. Un coach qui loupe deux fois les PO en 20 ans, qui joue 9 finale Nba pour 5 victoires, une moyenne de 61% de victoire en carrière et presque 2000 matchs en tant que head-coach… Respect.  Le fait d’avoir pu conserver Wade qui était a deux doigts de faire ses valises, d’avoir fait venir deux des 3 meilleurs agents libres de Nba et avoir réussit en une saison de passe a une équipe moyenne à l’équipe ultra favorite pour le titre, c’est du bon boulot.

 

 

 

 

Meneurs :

 

 

Mario Chalmers : Un meneur un temps annoncé comme un vrai tueur, il tarde à faire ses preuves. Il est en difficulté en club depuis quelques temps à tel point que Arroyo lui passerait devant dans la rotation sans plus de surprise que ça.  

 

 

Carlos Arroyo : Un shooter solide et plutôt bon gestionnaire, il est probablement le meneur le plus solide de cet effectif. Mais ca n’est pas forcement une gloire quand on voit la concurrence…

 

 

Eddie House : L’un des meilleurs shooters en sortie d’écran de la Nba, sa puissance de feu sera précieuse pour Miami.

 

 

Patrick Beverly : Il fait partie des joueurs qui sont là pour faire le nombre. Rien de plus fou que d’espérer jouer un peu.

 

 

Arrières :

 

 

Dwayne Wade : Le grand leader de son équipe, il est l’un des meilleurs joueurs de l’ère post-Jordan. Sa capacité à se créer des shoots et surtout à étouffer son adversaire seront précieuse. Mais son leadership et sa capacité a créer pour les autres sera déterminante.  

 

 

Mike Miller : Il est venu pour mettre des points mais aussi pour jouer avec son ami James et être champion. En gros une saison bien fun en perspective pour l’un des joueurs les plus difficiles à contrôler.  

 

 

Kenny Hasbrouck : Un joueur qui va découvrir la Nba aux cotés de grandes stars. C’est pas mal comme baptême.

 

 

Ailiers :

 

 

Lebron James : Que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ? Il est le meilleur joueur de Nba ou en tout cas le plus complet, peut marquer de partout et est un athlète complet à tout point de vue. Gros défenseur, passeur, créateur, ultra physique… Seule la tête ne suit pas toujours mais bon, on lui pardonne.

 

 

James Jones : Encore un joueur unidimensionnel. Spécialiste du tir a 3 points, il risque de pas mal cirer le banc.

 

 

Da’Sean Butler : N°3 dans une rotation ou ca risque de peu tourner, il va prier pour jouer les garbage time et les matchs déjà joués d’avance…

 

 

Ailiers Forts :

 

 

Chris Bosh : L’un des meilleur a son poste, il est un très bon rebondeur et peut être le meilleur attaquant au poste 4 avec Nowitzki et Stoudemire, il risque d’être plus important que les autres intérieurs du fait de sa polyvalence et surtout de sa capacité a gagner ses duels.

 

 

Udonis Haslem : Un joueur assez important au rebond mais aussi en tant que 6ème homme, il peut jouer 4 ou 5 sans trop de difficulté. Il est assez lent mais plutôt efficace près du panier. Un bien bon joueur.

 

 

Shavlik Randolph : Bon… ben là … je ne sais pas quoi dire…

 

 

Juwan Howard : Enorme expérience et pas maladroit dans la raquette, il est là pour faire le papa des intérieurs.

 

 

Pivot :

 

 

Zydrunas Ilgauskas : Une lenteur pléonastique et une capacité presque indigne au rebond pour un joueur de sa taille… Mais aussi un vrai physique, un shoot à 6 mètres de fou. Il va amener du poids inside.  

 

 

Joel Anthony : Pur défenseur contreur, il est là pour s’occuper du sal boulot. Il en faut…

 

 

Jamal Magloire : Dans le même registre qu’Anthony, l’All-star surprise des années 2000 apporte toujours à travers des séquences courtes. Un vrai rebondeur naturel.

 

 

Dexter Pittman : Après un travail physique intense, ce joueur a perdu presque 50 kilos en 2 ans pour réaliser son rève de jouer en Nba. Son temps de jeu sera limité mais rien que la performance mental et physique vis-à-vis de sa perte de poids devrait lui attirer une large part de sympathie au club.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

PG : Wade

SG : Miller

SF : James

PF : Bosh

C : Anthony

 

6ème homme : Chalmers

 

Conslusion : Il y a une chose certaine, ils seront en PO. A moins d’un cataclysme ils devraient même  finir en tête de la conférence ouest. Mais je le dit dès cette période : je ne les vois pas battre ni les Lakers, ni les Thunders, ni le Magic, ni les Celtics… Cet effectif manque quand même de profondeur et le banc de toutes les équipes précitées vont laminer le Heat en PO. Cette équipe n’a pas encore joué que tout le monde veut déjà la battre.

 

 

Pronostique : 1er à l’Est. 

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Le retour de la Nba (partie 18) : Les Bucks de Milwaukee

16 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Bucks de Milwaukee :

 

En plus d’être une des franchises les moins sexy de Nba, en plus d’avoir un logo affreux (une tête de cerf), un maillot dégueu et représenter un état qui est loin d’être la « région phare » du nord de l’Amérique, le Bucks sont, pour couronner le tout l’une des franchises les moins performante des années 2000… Ils ont réussit l’exploit de passer à coté de Dirk Nowitzki, l’un des plus grand joueur de cette décennie, en l’échangeant contre Robert Taylor, de laisser partir Ray Allen, Marbury, Glen Robinson ou encore Sam Cassel sans avoir jamais passé un second tour de play-off et le tout dans la conférence la plus faible (Est). Autant dire qu’ils sont jusqu’en 2009 les ânes de la classe.

Et on pensait que ca n’allait pas s’arranger avec la draft d’un petit jeune, qui en plus d’avoir un gros égo etait totalement avare. Il décide l’année de ses 18 ans de partir en Italie pour gagner des pépettes, la draft n’étant ouverte qu’au joueur de 19 et plus, et ce dernier n’ayant pas les résultats académiques suffisant pour entrer à l'Université. Mais voilà que les Bucks ont eu le nez fin. Le jeune homme s’est aguerri, a pris du plomb dans la cervelle et s’est assagit après un séjour pas loin d’être cauchemardesque pour lui. Le voilà pris en 10ème position par une équipe qui se cherche. Et Brandon Jennings va les aider a retrouver leur chemin. Dès sa première apparition, il marque 19 pts, prend 9rebonds et délivre 9 passes décisives. La saison est lancée. Les bucks seront en PO et surtout cette réussite s’accompagnant de quelques économie budgétaires permettent aux joueurs de Skiles de présenter un effectif hyper complet et sans vrai point faible.

 

Le point tout de suite sur l’effectif dans lequel il y a encore 2 joueurs en trop…:

 

 

Staff :

 

 

Coach : Scott Skiles. Après une première saison poussive, il a frôlé le titre de meilleur entraineur de la saison 2009-2010 en passant à 12 victoires de plus que la saison précédente. Il aime jouer avec pas mal de joueurs différent et laisse sa chance à tout le monde. Il n’est pas ce qu’on appel un entraineur restrictif. Il laisse beaucoup de liberté à ses joueurs et notamment dans la gestion des temps forts. Son équipe est très bien préparée et peut aussi bien jouer à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est très complet et sais s’entourer. Son expérience en tant que coach a l’étranger lui permet de faire plus facilement confiance a des joueurs extra américain comme Delfino, Ilyasova, Bogut ou encore Mbah a Moute.   

 

 

GM : John Hammond. Très intelligent, si les Bucks ont fait l’un des meilleurs recrutements de l’année c’est largement grâce à lui. Couronné du titre honorifique de meilleur GM de NBA, il dépense peu mais là où il faut et il sait faire des coups pour faire venir des bons joueurs dans une équipe qui n’a pourtant rien a offrir en échange. Le meilleur exemple est Salmons. Le recrutement de cet été laisse penser qu’il sait où il va ce qui très appréciable pour une équipe et un coach qui n’ont pas une marge de manouvre démentielle.

 

 

Meneurs :

 

 

Brandon Jennings : Sans Tyreke Evans, il aurait été Rookie de l’année. Quand on score 55pts dans un match alors qu’on n’a pas 21ans, ca plante le bonhomme. Il a eu beaucoup de mal en PO où il a souvent cherché a faire la différence seul, avec des défenses plus compact alors que sa vitesse (c’est peut être le joueur le plus rapide de Nba) n’a pas été très utile. Espérons qu’avant de partir Luke Ridnour lui aura donné quelques conseils car cet année il est bien seul à son poste.

 

 

Earl Boykins : Le plus petit joueur en activité, spécialiste du 3pts et du vol de ballon est arrivé cet été en provenance de Washigton où il a pas mal joué. Il vient pour épauler Jennings et apporter un peu de vécu a cette équipe du haut de ses 600 matchs Nba.

 

 

Chris Kramer : L’un des joueur pressentis a un débarquement sans préavis, il s’accroche de toutes ses forces a son rêve mais parait franchement limité.

 

 

Arrières :

 

 

Michael Redd : L’un des joueurs les mieux payés de Nba (17M $/an) n’a plus foulé les parquets depuis presque 2ans. A 20 matchs par saisons, cela fait de lui l’un des joueurs les plus cher de l’histoire (800 000 dollars le match.). Son apport quand il est en forme est intéressant mais le leadership qu’il a du laisser en se blessant et dont s’est emparé Jennings le place dans une situation délicate : il joue dans le même registre mais est moins jeune, plus fragile, et plus cher. Inutile de dire qu’avec la saison qu’ils viennent de faire sans lui, les Bucks vont chercher a le lourder au plus vite contre un joueur plus utile à la rotation. En tout cas son retour au plus haut niveau semble presque impossible aux Bucks.

 

 

Chris Douglas-Roberts : Plutôt complet et capable de vraie « foudroyance », il a du mal a se montrer régulier au shoot et d’un match à l’autre. Il faut dire qu’il a du affronter la concurrence de Terence Williams l’année dernière.

 

 

Keyon Dooling : Joueur atypique évoluant 1 ou 2, il est un joueur explosif et carrément bon shooter. Son apport devra être important aussi bien a l’arrière qu’à la mène, lui qui espère plus de temps de jeu en venant a Milwaukee.

 

 

 

Ailiers :

 

 

John Salmons : L’un des vétérans de l’équipe, shooter lent mais efficace, et surtout en constante progression statistique depuis 10ans, il a signé un contrat assez chez cet été. Cela veut dire deux choses : pour la première fois de sa vie une franchise lui fait entièrement confiance. Mais aussi que pour la première fois de sa vie il a un impératif : celui de briller tous les soirs pour ne pas subir le courroux des fans.

 

 

Corey Maggette : L’un des joueurs les plus complets de la ligue ! Il défend, shoot, passe, prend des rebonds et met des points de partout. C’est sans conteste la meilleur recrue des Bucks. LE mieux ? Il sait être efficace en sortant du banc et n’a pas besoin de 2h pour avoir les mains chaudes. Un super joueur largement sous-estimé.

 

 

 

Carlos Delfino : Gros rebondeur pour un jouer si petit (« seulement » 1m98), il a été « la » bonne surprise de l’année passé avec le Turque Ilyasova. Auteur d’un mois de Janvier phénoménal, il se découvre une passion récente pour le shoot à trois points.

 

 

Ailiers forts :

 

 

 

Luc Mbah a Moute : L’un des plus gros défenseurs de la ligue, capable d’évoluer poste 3 ou 4, il est le parfait complément de Bogut. Très mobile, vif, et bon rebondeur, ses lacunes offensives prêtent parfois à sourire tant le voir shooter relève de l’événement. Mais il n’est pas là pour ca et dans une armée, il n’y a pas que des généraux. Lui en tout cas est un soldat de premier ordre. 

 

 

Ersan Ilyasova : C’est l’histoire d’un gamin qui voulait jouer en Nba. Il est pris puis envoyé en deuxième division. Il décide de partir pour rejoindre l’une des meilleures équipes d’Europe : le réal Madrid. Mais son rêve grattait trop fort à la porte et il retente sa chance. Bingo ! Il explose et fini sa première saison depuis son retour avec l’étiquette de joker de luxe, rebondeur d’appui et de « shooter-climatiseur salle ». Welcome usa ! 

 

 

Drew Gooden : Joueur quelque peu antipathique, abonné chez American Airlines tant il change d’équipe souvent (il en a sa 9ème en 7ans), il reste un bon joueur, solide et capable de mettre des points à l’intérieur. Cependant, ses performances suspectes chez les Clippers où il prenait 15shoots par matchs laissent penser qu’il a cherché a faire des stats pour signer le contrat le plus cher qu’il pouvait au détriment de l’équipe. Attention : couac probable.

 

 

Darigton Hobson : Un grand qui shoot de loin et qui lui aussi lutte pour ne pas être évincé à quelques jours du début de la saison.

 

 

Larry Sanders : Gros défenseur, assez athlétique, sa place n’est pas vraiment menacée mais quel va être son rôle dans une équipe qui regorge de monde poste 4 et 5 ? Là est la question

 

 

Pivots :

 

 

Andrew Bogut : Le numéro 1 de la draft 2005, devant Chris Paul et Deron Williams le deux meilleurs meneurs actuels, a mis du temps a confirmer. Et l’année dernière il a enfin explosé. Avec 16pts et surtout un peu plus de 2 contres par match, il a semblé passer un cap. Et puis là pas de bol : une cascade suite a un dunk (il dunk puis retombe très lourdement sur son bras) l’on privé de la fin de saison (PO comprise) et surtout vont l’handicaper toute cette saison. Son staff lui a déjà dit qu’il jouerait a 70% de ses moyens au mieux. Il faut dire que luxation du coude, entorse des ligaments du poignet et fracture de la main… Ca pique un peu…

 

 

Jon Brockman : Bon rebondeur, il vient jouer les utiles pour les Bucks et les pénibles pour les autres et faire oublier si il le peut Dan Gadzuric le géant de la raquette parti pour les Warriors.

 

 

Brian Skinner : Rebondeur défenseur, il vient apporter de l’expérience au poste 5. Il a 34 ans et 12 saisons Nba derrière lui. Pas mal.

 

 

 

Si nous étions GM :

 

 

PG : Jennings

SG : Salmons

SF : Maggette

PF : Mbah a Moute

C : Bogut

 

6ème homme : Ilyasova et/ou Delfino

 

 

Conclusion : une équipe qui a l’air de se renforcer n’est pourtant pas toujours sure de progresser au classement. Et c’est ce qui risque d’arriver aux Bucks. On sait maintenant comment ils jouent et les défenses qui vont être imposés à Jennings a savoir très près de l’homme et bloquant ses pénétrations vont largement handicaper cette équipe qui base son jeu sur les pénétrations de leur meneur. En plus, l’un des joueurs les plus sous-coté de Nba, Ridnour, a fait ses bagages. Et quand on sait que quand Jennings n’y arrivait pas, Luke était là pour faire respirer son équipe de part sa vision de jeu et son shoot, on va dire que les choses vont se compliquer un brin pour le petit jeune. Quand on ajoute a ça la grave blessure de Bogut qui ne sera pas au mieux et la probable arnaque Gooden, ca fait un peu lourd pour une équipe pas si solide que ça.

 

Notre pronostique : bien que leur présence en PO semble réaliste, le fait que la conférence est soit plus relévé que jamais nous fait hésiter… 9ème a l’est.  

 

 

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Le retour de la Nba (partie 17) : Les Thunders d'Oklahoma city

14 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

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Les Thunders d’Oklahoma city :

 

Une franchise toute neuve elle aussi, un passé récent bien vilain et un joueur en figure de proue (Gary « the glove » Payton). Voilà sur quoi les dirigeants ont du construire. Autant dire tout de suite qu’ils sont vraiment partis de rien. Construire sur du sable… Et quand ont les voit perdre leurs meilleurs joueurs (Ray Allen, Shawn Kemp, Rashard Lewis, Gary Payton…) années après années, on commence même à croire qu’ils se mettent à creuser. 

La draft 2007 arrive et les Sonics (futur Thunders) héritent du second choix. Ils « pickent » alors un petit prodige de 19ans, et le futur grand leader de cette formation : Kevin Durant. La première saison n’est pas une vraie réussite. On en vient à douter du bienfondé d’un futur déménagement, ont se met à dire que Durant est trop brouillon, trop gourmand, qu’il a le melon. On dit que le staff fait n’importe quoi, que les joueurs sont mauvais (ce qui n’est pas faux… Mais quand on a titulaire Petro et Swift…).

Le déménagement s’opère quand même. Et là : gros changement. On prend Westbrook pour épauler Durant. On construit jeune, durable mais surtout on construit ! Pour la première fois depuis presque 10ans le chantier laisse entrevoir des architectes de talents et des ouvriers de très haut niveau. L’équipe prend forme et la solidité de l’équipe semble être croissante.

A tel point que cette année, l’équipe semble être parmis les favoris pour le titre mais surtout pour les PO. Un petit point sur l’effectif s’impose pour prendre conscience de la qualité de l’équipe.

 

 

 

Staff :

 

 

Coach : Scott Brooks. Un coach qui aime la jeunesse et qui n’hésite pas a faire confiance aux petits nouveaux. Un coach avec de l’expérience après des passages aux Rockets, Mavs, Cavs, Knicks et aux Wolves. Il sait rassembler les énergies et utiliser des systèmes assez intelligents pour mettre en valeur les qualités de chacun. Un super coach pour ses deux premiers exercices.   

 

 

Staff : Sam Presti. On l’a d’abord pris pour un malade. Il Trade LA star de l’équipe, Ray Allen, puis dans la foulée l’arme de scorification massive Lewis. Et il le fait pour quoi ? Pour un joueur inconnu (Jeff Green), un vieillard (Kurt Thomas) et quelques broutilles. Et puis il choisit Durant. Et là le plan semble d’un coup moins dingue. Et les coups de génie se multiplient. Il récupère respectivement tour à tour Sefolosha, Westbrook, Harden, Maynor, Ibaka… Et tous au salaire minimum. Et la on applaudit : il a réussit à faire une équipe (qui a accroché les champions en titre et futur champion) composée de joueur de talent, capable de jouer les premiers rôles et le tout pour des clopinettes. Clap Clap Clap !  

 

 

Meneurs :

 

 

Russel Westbrook : Une boule de vitesse et d’énergie au service du collectif. Il sait que son rôle est celui du lieutenant c'est-à-dire la seconde option offensive, soulager la star au scoring et dans le leadership et pouvoir avoir beaucoup la balle. Et il adore ça, avoir la balle. Il a amélioré son shoot et est l’un des meilleurs arrière de Nba dans le registre combo-gard (joueur physique pouvant jouer poste 1 et 2).

 

 

Eric Maynor : Le parfait complément de Westbrook. Plutôt passeur-shooteur que joueur en pénétration, il sort d’une bonne saison. Son rôle devrait évoluer avec le temps vers celui d’un remplaçant de luxe ou d’une excellente monnaie d’échange pour un nouveau coup fumant de Presti.

 

 

Tweety Carter : Pas encore assuré d’avoir un contrat, il est capable de scorer et de mener le jeu. Cela va être dur pour lui de se faire une place dans la rotation.  

 

 

 

Arrières :

 

 

James Harden : Joueur plus ou moins complet, il a un bon shoot, une bonne défense, des bonnes mains et prend des rebonds. Son manque de régularité lui empêche pour le moment de postuler a un rôle de titulaire. Mais il a du talent.

 

 

Daequan Cook : Pur shooter a trois points, il sort d’une saison plutôt mauvaise. Assez jeune, son shoot extérieur vient ajouter une nouvelle arme dans la panoplie des Thunders.

 

 

Royal Ivey : Shooter lui aussi en provenance des Bucks, il sait aussi jouer meneur. Son jeu est un mix entre celui de Maynor et celui de Westbrook.

 

 

Morris Peterson : Dernier shooter et pas des moindres, Peterson sera l’un des papas de l’équipe du haut de ses 33as. Il va faire mal dans les corners.

 

 

Ailiers :

 

 

Kevin Durant : Mr Durant est de retour. Considéré par beaucoup comme le meilleur joueur du monde, il est un shooter d’une pureté extraordinaire et sa qualité de déplacement par rapport a sa taille est exceptionnelle. Il est la véritable star de son équipe et quand on sait qu’il ne fait pas de caprice, pas d’émissions de télé, pas de grandes déclarations fracassantes et pas de pétage de plomb dans les vestiaires, il n’est pas sans rappeler un certain Jordan. Il vient de marquer l’Histoire en devenant le plus jeune meilleur marqueur de Nba à l’âge de 21 ans et 197 jours.

 

 

Thabo Sefolosha : L’un des plus gros défenseurs de Nba, son profil atypique fait de lui un joueur imprévisible mais très important dans le système de jeu de Brooks.

 

 

Jeff Green : Titulaire à un poste contre nature pour lui (poste 4), il a fait une grosse saison et son apport est hyper important pour l’équipe. C’est l’un des cadres et ses stats plaident pour lui. Il est de plus en plus efficace à 3pts.

 

 

Ailiers Forts :

 

 

Serge Ibaka : Contreur né, il prend de l’importance aussi bien à ce poste qu’au poste 5, à tel point que l’équipe nationale d’Espagne où il a joué lui fait les yeux doux. Son activité est impressionnante et sa montée en puissance toute la saison dernière laisse présager d’une progression exponentielle.

 

 

Nick Collison : Gros physique et beaucoup d’expérience. Il apporte un peu a lui seul ce qui manque aux Thunders. Il prend pas mal de rebonds et ca va être l’un des gros tracteurs de son équipe.

 

 

 

D.J White : Après une première saison a ne presque pas jouer, l’année passé il n’a pas été plus utilisé. Il risque de jouer encore en D-ligue.

 

 

Pivots :

 

 

Nenad Krstic : On l’a vu cet été balancer une chaise dans la tronche d’un autre joueur. C’est bien le truc le plus spectaculaire de sa carrière tant le géant serbe est lent et classique dans son jeu. Si il tourne a près de 70% de réussite au shoot c’est avant tout parce qu’il ne shoot pas à plus de 3m de la planche. Sa grande carcasse ne pèse pas des masses dans les luttes de positions. Le poste de pivot est bien le plus faible…

 

 

Cole Aldrich : Gros rebondeur naturel, il est l’un des très bons potentiels de cette jeune équipe. Il pourrait briller et on lui souhaite.

 

 

Byron Mullens : Très peu utilisé l’année dernière, cette saison pourrait le voir plus jouer. Sinon, sa carrière est mal barrée…

 

 

 

 

Si nous étions GM :

PG : Westbrook 

SG : Sefolosha

SF : Durant

PF : Green

C : Aldrich

 

6ème homme : Harden.

 

 

Conclusion : chaque année ca progresse et chaque année le nombre de victoire augmente. Durant commence à donner la pleine mesure de son talent, Westbrook est pour l’instant le lieutenant idéal et Harden a du talent a revendre en sortant du banc. L’apport des nouveaux joueurs va être primordial pour franchir un cap mais moins déterminant que dans les autres équipes parce que la première « source de capital » c’est tout simplement l’expérience que les jeunes emmagasinent. L’équipe la plus jeune de la ligue (pour le 5 majeur) va faire très mal et on espère juste qu’une telle réussite ne va pas faire tourner les têtes et créer des jalousies a deux ronds.

 

Pronostic : 3ème a l’ouest.  

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