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Les Petites Histoires du Sport

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France - Argentine : le résumé du match

21 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

Le match d’hier a débuté dans une ambiance toute particulière : après le « fufu-gate *» (certain diront même le « fufu-gaté »), La Mosson accueillait pour la première fois de l’histoire le XV de France en son sein. Malheureusement elle le faisait sans aucun joueur de Montpellier. Enfin si, un que l’on attendait pas vraiment, Fernandez, le suppléant de Trinh-Duc dans le XV du MHRC était aligné au centre coté argentin. Mais c’est orphelin de sa paire d’internationaux Ouedraogo/Trinh-Duc, sans l’ancien chouchou du stade Yves du Manoir Louis Picamoles, sans le petit Julien Tomas écarté de l’équipe depuis 2ans que le public s’était résigné a aller voir un match au parfum de revanche contre nos meilleurs ennemis argentins.

 

Dès la cérémonie protocolaire, on a compris : ca serait la guerre, Verdun, le Chemin des dames… Le superbe hymne argentin donnait des frissons. Entonné a capela par Omar Hasan, l’ancien pilier international argentin chanteur d’opéra, tirant les larmes de Mario Ledesma ou de Martin Scelzo, foutant la chaire de poule a tout une nation et imposant un respect presque religieux a tous ceux qui l’entendait.

En face, coté Marseillaise, et malgré quelques brailleurs fausseurs de note et un stade peu habitué a chanter l’hymne national, l’intention était elle aussi présente.  

Après le traditionnel et au combien pesant coup d’envoi fictif, le combat pouvait débuter.  

 

 

Un enseignement : 0 certitudes acquises… :

 

 

Alors, parmi les certitudes que l’équipe de France peut se targuer d’avoir, il y en a trois qui ont crevé l’écran hier : la mêlée la discipline et la défense. S’appuyant sur une conquête parfaite ou presque, les bleus ont d’entrée de jeu assommé leurs adversaires du soir. Fracassant les expérimentés Roncero et Scelzo, Mas et Domingo ont permis de mettre hors-jeu l’un des véritable point fort de l’équipe d’Argentine. Vis-à-vis de la touche, même constat : Bonnaire capitaine de touche a assuré l’alternance et la plupart des lancers en fond d’alignement ont permis d’éviter le contre du redoutable sauteur Galarza.

L’autre gros point positif, c’est évidemment la défense. Une circulation des joueurs efficace, des contestation de balles intéressante, des gros plaquages sur tous les retours intérieurs, jamais débordés, rarement mis en difficultés jusqu'à la 65ème minute… Le trio Bonnaire Dusautoir Chabal s’est montré complémentaire, puissant et efficace en défense avec quelques beaux plaquages offensifs. Derrière que dire de la performance de Rougerie et Jauzion, très efficaces au plaquage mais aussi au conteste. En somme du très classique depuis maintenant 1an avec un match référence contre les Bocks et une grand chelem logique. Enfin, très peu de pénalités concédés et dans l’ensemble un match « viril mais correct ».

 

Et puis là on va parler des choses qui fâchent… Une ligne de ¾ complètement sevrée de ballons de qualité, une charnière incapable d’insuffler de la vie, une conquête dominatrice sur les phases statiques mais brouillonnes sur les phases de rucks et surtout, plus que tout, un manque d’alternance rédhibitoire face une défense comme celle des Argentins.

 

 

Une rush défense mal gérée, les bleus pris au jeu des Argentins :

 

 

On le savait depuis le début : les Argentins n’allaient pas changer leur système défensif. Une rush défense à la Galloise avec des centres qui montent très haut et vite, des ailiers qui ne vont pas chercher très haut leur vis-à-vis pour anticiper sur un jeu au pied dans le dos, des gros qui viennent alimenter en nombre à l’intérieur du 10 et des faux trous autour du 10 pour faire jouer l’adversaire au maximum en Zone 1. On le savait, ils le savaient, ils l’ont vu et revus à la vidéo, ils ont pris des notes et ont travailler en ayant en tête qu’en face, on défendrait très fort le milieu du terrain. On sait que face à une telle défense, la meilleur solution reste l’alternance. Faire des faux appels avec le premier centre oui, mais pas de manière systématique comme l’a fait Traille, ne fixant plus personne la 25ème minute passée. La palette des solutions existe : quelques croisées ou jeu autour du 10 avec les gros ou le premier centre pour prendre le centre du terrain et l’axe profond, jeu au pied par-dessus les centre adverses qui montent très fort, jeu au pied rasant… En somme forcer l’adversaire a réfléchir avant de monter comme des tambours. Alors oui, l’alternance a eu lieu : soit on pête comme des ânes sur les 12 premiers temps de jeu, soit on joue au pied beaucoup trop loin chez eux… La solution n’était pas celle-ci et les français se sont embourbés dans une guerre de tranchée qui facilitait le replacement défensif et les montées. Dès que les sorties de balles ont été rapides (notamment dans les premières minutes) les argentins se sont mis à la faute et ont laissés des espaces en défense. Chaque fois que l’équipe de France a défié en un contre un les centres des pumas, ils ont avancés (Rougerie franchissant même deux fois). Au contraire, chaque fois qu’ils on joués au pied long, cela a rendu des munitions inutiles aux adversaires.

Mais voilà, on a voulu punir les Argentins, on a voulu les briser devant. Alors oui ca a marché. Mais le vrai point faible des argentins se situe-t-il dans le paquet ?! Bien sur que non. Quand on voit le nombre de turn-over (de ballons de récupération) en faveur des Pumas, le nombre de ballons pourris ou même justes ralentis ce qu'il faut, bien sur que les bleus n’ont pas bien joués sur les défauts de l’argentine.

 

La maitrise française de la première mi-temps a été vaine ou presque, les trois franchissement mal concrétisés, les pénalités bien négociés mais marquée du sceau du manque d’ambition (une pénalité tenté à 35 mètres en coin alors que la conquête française vient d’humilier son homologue argentine et que l’essai de pénalité n’est plus très loin).

Et puis la deuxième mi-temps et son rythme de xénarthre est arrivé. Les passes se sont faites devant la défense, la conquête a bafouillée, les munitions se sont raréfiées. Le meilleur plaqueur de la soirée ? La touche. Enormément de latéralité et très peu de jeu dans l’axe profond.  Les courses en travers, personne qui vient redrésser les ballons, personne qui propose des axe de course rentrants.

 

Enfin dernière chose qui m’a juste mis hors de moi : quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi Parra a joué 95% de ses ballons coté fermé ? Il avait déjà fait le coup contre l’Ecosse et l’Irlande pendant le tournoi. Mais quand il y a 2 attaquant contre 4 défenseur, aucune vitesse et des surnombres grand coté, revenir petit coté est aussi tactiquement bien jouer que de mettre une chandelle dans l’en but adverse. A moins d’une énorme connerie de l’adversaire, ca ne sert a rien, c’est énervant et on use de l’énergie pour rien… Les pumas n’avaient qu’a alimenter même sens pour défendre, et pousser les français en touche en bout de ligne.

 

 

En conclusion : Il ne faut pas non plus cracher sur le résultat. Bravo aux français d’avoir réussit a battre une de leur bête noire. Bravo a eux d’avoir su gagner un match aussi accroché et aussi incertain, d’avoir pu jouer et tenter des petites choses (Huguet, Rougerie en 13, Palisson en 15) et surtout de s’être rassuré sur les fondamentaux. Maintenant, si on pouvait voir un tout petit de jeu, éviter les match à l’Anglaise « coup de tronche, pénalité, drop, coup de tronche » ca serait mieux. Les certitudes sont minces à partir du numéro 9, les occasions pour construire un fond de jeu, un projet commun, seront plus que rare dans les semaines a venir, et l’équipe n’a jamais semblé aussi Trinh-duc-o dépendante. L’équipe de France devra faire beaucoup mieux dans 1 semaine et doit trouver son match référence en 2010. On attends trop de cette équipe pour se contenter de la victoire contre une équipe d’argentine et une formation des Fidji qui étaient venus, eux, dans un esprit de reconstruction bien plus important que nous.  

 

Quand on voit que les Blacks sont invaincus et les Anglais impressionnant au possible, cela laisse présager quelques difficultés. Mais en même temps, l’Afrique du Sud est au fond du trou, l’Australie sort un match horrible contre l’Italie, le Pays de Galles et l’Irlande sont très décevant, alors savourons une tournée qui se déroule sans trop de soucis. 

Le constat est dur, inquiétant mais finalement pas si dramatique que ça : les bleus ne sont pas brillants, ils font des matchs pas magiques magiques, ils assurent le strict minimum oui, mais ils gagnent. Et à un tel niveau, on se construit plus dans la victoire même courte, même laide, que dans la défaite. Pas sur que la soirée soit riche d'enseignements, mais elle générera de la confiance, de l'envie de faire mieux et surtout prouvera une fois pour toute que l'Argentine n'est pas imbattable quand ont met les bons ingrédients.  Enfin dernier élément qui nous rassure : Lièvremont a semblé passablement agacé et décu de ce match. De bon augure pour la suite et le match contre des Wallabies moribonds mais qui n'ont jamais vraiment réussis aux bleus. 

  

 

 

Après ne pas avoir pu défendre les couleurs de l’équipe de France devant son public, Fulgence Ouedraogo, le capitaine du club de Montpellier a déclaré dans la presse ne pas bien vivre son éviction pourtant prévisible et surtout a expliqué ne pas comprendre pourquoi le staff ne lui faisait pas confiance, pourquoi il faisait la navette et il pensait que le staff ne lui faisait pas confiance. Ce à quoi Lièvremont a répliqué de manière on ne peut plus claire : un joueur a qui l’on affirme compter sur lui pour le mondial ne doit pas se comporter comme un enfant gâté et faire son petit caprice dans la presse… Un affaire close mais qu’il faudra doublement digéré pour Fulgence Ouedraogo.  

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France - Argentine : les Notes des joueurs

20 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

   Logo LPHS

 

Après une courte, laborieuse mais importante victoire (au moins pour l'orgueil), voici sans attendre les notes des joueurs de l'équipe de France. 

 

Le désiquilibre des notes avants/Trois quarts est largement du à la physionomie du match et surtout à la performance loin d'être inoubliable de la charnière. 

 

Domingo : Puissant, actif et efficace au plaquage, il réalise un très bon match. Si la mêlée française a autant dominé son homologue sud-américaine, c'est en grande partie du au fait qu'il a largement dominé Scelzo son partenaire de club. 7/10

 

Servat : après une semaine de repos, "la bûche" était de retour et il a fait son match. Impeccable au lancer, intraitable en défense, solide a l'impact et en mêlée, le toulousain a encore réciter sa partition sans fausse-notes. 7/10

 

Mas : le seul première ligne à avoir joué toute la partie, il s'est montré discret mais très efficace sur toutes les phases de combat. Il est sans conteste l'un des meilleurs à son poste. 7/10

 

Pierre : Une petite frayeur aux alentours de la 20ème minute avec un auto-K.O, il sort un match plutot de bonne facture. Si parfois il à tendance à s'isoler (35ème), sa mobilité et sa défense rattrape ses petites erreurs. 6,5/10

 

Nallet : Un bourreau de labeur, il abat une quantité de boulot incroyable. Aux quatres coins du terrain, il s'est encore mis en évidence en jouant le "pénible" dans toutes les zones d'affrontement. Son début de match sur les chapeau de roue (cartons sur l'engagement, déblayages de mongolien) l'a tout de suite mis dans le rythme et le Percheron du paquet d'avant mérite sa note : 8/10

 

Dusautoir : Il nous a fait du Dusautoir avec une destruction méthodique de l'adversaire sur tous les retour intérieurs, des grattages de balles (moins nombreuse qu'a l'accoutumée mais tout de même appréciable) et surtout un soutient et une présence de tous les instants. 7,5/10 

 

Bonnaire : Meilleur plaqueur du match avec 12 plaquages, il sort une très bonne copie avec une moisson en touche, des caramels dans toutes les zones (aussi bien 0, 1 ou même 2) et quelques avancées balles en mains notamment sur des départs au ras. 7,5/10 

 

Chabal : Encore quelques fautes de mains, des petites erreurs au sol mais dans l'ensemble le Racing-man nous sort un match plus qu'honnete avec notamment plusieurs percés plein champ, des gros timbres et un bon placement sur le troisème rideau. Légèrement touché à la cuisse, puis au poignet, il à joué 60 minutes a fond. 7/10

 

Parra : Pour : de très bons replis défensif, un jeu au pied plutôt solide, une bonne présence dans le jeu courant. Contre : beaucoup de mauvais choix (pourquoi jouer systématiquement coté fermé ?!) , une lenteur étonnant à un tel niveau, une variation du jeu proche du néant... Un match qui ne servira pas de référence au Clermontois qui confirme qu'il est un peu en dessous de son niveau stratosphérique de l'année passée. 5/10

 

Traille : Alors si Parra a fait un match très moyen, la faute peut-être à un 10 qui ne l'a pas vraiment mis en confiance. Après un début de match où il a défié en tant que premier attaquant en attaquant très fort la ligne d'avantage, il a semblé un peu en panne d'inspiration face à une rush-défense pourtant hyper prévisible. La solution on le sait, peut tenir à du petit jeu au pied par dessus ou au moins à une forme d'alternance qu'il n'a jamais trouvé ni même cherché. Il a annoncé la même combinaison au moins 4 fois (Sortie de mêlée ou de touche, appel a vide de Jauzion, service de Rougerie dans le dodo) ce qui n'a posé aucun soucis à la défense argentine )à partir de la 25ème minutes. Traille à encore beaucoup de choses à travailler à ce poste pour devenir incontournable. Estebanez en 10 minutes à semblé amener plus d'énergie et d'envie que Traille en 60 (entre la 10ème et la 70ème.) 4,5/10

 

Andreu : Vifs, accrocheur en défense, solide après contact malgré son gabarit atypique, il marque des points en vue de la coupe du monde. 6/10

 

Jauzion : Il a touché peu de ballon mais a toujours su avancer et/ou faire jouer après lui. Sa défense précieuse à permis de sauver quelques décalages notamment à partir de la 60ème. 6,5/10

 

Rougerie: Un super match pour le Clermontois qui avait beaucoup de choses a jouer : faire oublier le tournoi (2minutes de jeu contre l'écosse), convaincre le staff qu'il mérite sa place en tant que centre, prouver qu'il à encore le niveau international et gagner sa place pour la prochaine coupe du monde en moins de 7mois. Et c'est presque mission réussie après un match où il a plaqué (9 plaquages) gagné des ballons et provoqués des pénalités, franchit le premier rideau (2 fois) et où surtout il s'est multiplié au soutient. Il est élu talent d'or et c'est logique. 8/10

 

Huguet : Une première mi-temps pour rien. Pas un ballon, pas un plaquage. Et puis un premier 1/4 d'heure de seconde période énorme avec deux franchissements, 2 plaquages et pas mal de puissance. Il sauve un essai avec un plaquage énorme sur un décalage presque fait et semble validé la politique du staff dit "de l'homme en forme". Un ballon chaud perdu dans les 15 mètres coûtent 3pts. 6/10

 

Palisson : ce qu'on retiendra de son match ? Un jeu au pied énooooooooorme. Mais il n' pas vraiment crevé l'écran, il a pris quelques décisions étranges sur des relances où il ne doit qu'a son soutient hyper-actif de ne pas perdre des ballons chauds. 6/10 

 

Ducalcon : Une rentrée à un poste qu'il ne conaissait pas forcément très bien, et un match au moins en mêlée très intéressant. Dans le jeu ont l'a vu porter quelques ballons sans franc succès (un en avant, une interception) mais il n'est pas vraiment là pour ca. 6/10 

 

Guirado : Deux premiers lancers horribles (même pas dans la bonne zone), un plaquage loupé tout de suite après, on va dire que son 1/4 de gloire n'était pas celui qu'il a joué à la Mosson. 4/10 

 

Thion : Bon on va penser que je m'acharne. Mais quand on voit un joueur qui n'a rien compris à la défense glissé (70ème) a ce niveau, c'est juste dingue. Il me rend hystérique devant mon écran et c'est dommage car son investissement est réellement positif. 5/10 

 

Harinoroquy : Quelques fautes de mains, une feinte de plaquages qui m'a fait beaucoup rire (il monte comme un avion a coté du porteur de la balle) mais quelques charges du basques ont remis les bleus dans le bon sens au moment où cela devenait important. 5/10 

 

Yachvili, Estebanez et Porical ne sont pas notés, ayant joués a eux trois 7minutes. 

 

Coté Argentin ? 

 

Les meilleurs : 

 

Cabello : Bon ben là, pour un gars que je ne connaissais pas du tout, il m'a tout simplement bluffé. Il est entré à la mi-temps et on a vu que lui à partir de la 40ème. Des énormes tampons et surtout une tendance à gratter toujours à la limite de la faute, de couvrir sur les ailes et de découper tout ce qui se présente a été impréssionante. 

 

Albacete : toujours aussi pénible. Il a mis des coups de tronches, des grands coups d'épaules, quelques coups de genoux. Du classique. 

 

Contepomi : auteur de tous les points de son équipe, il s'est montré quelques peu emprunté mais la fin de match qu'il a faite au centre après l'entrée de Bosh a été impréssionnante de justesse. 

 

Gurruchaga : Il a fait la différence sur presque tous ses ballons et son jeu au pied très long a soulagé les siens. 

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Angleterre - Nouvelle-Zélande : un match comme un symbole

7 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

Un match dans un stade mythique, Twickenham. Deux équipes championnes du monde. Deux équipes redoutables. Deux styles de jeu antagonistes. Le Haka légendaire face au fameux et insupportable « swing low sweet chariot ».

Le décor est planté : un effectif en rodage coté anglais chercherait à prendre la mesure d’au moins trois formations du sud parmi les Australiens, les NZ, les Fidjiens et/ou les Sud’af.  Et c’est Martin Johnson qui le dit… Coté NZ, la tournée européenne est l’occasion de se rassurer après une défaite inattendue contre les Australiens à Hong Kong ainsi que d’intégrer des petits nouveaux comme Sonny Bill Williams. Autant dire que personne ne veut perdre ce match.

Après un traditionnel Haka couvert par un stade de Twickenham entonnant son air préféré, l’entame se fait sur un rythme démentiel. Pas un arrêt de jeu avant la 4ème minute.  La première chose qui nous fait croire en la capacité anglaise à déstabiliser le Léviathan, c’est leur envie énorme d’envoyer du jeu. Seulement on le sait, les néo-zélandais sont rompus au jeu a tout va, et il faut le dire, on craint tout de suite de voir les anglais exploser physiquement en cours de match.

 

Un quart d’heure d’absence :

 

Les anglais jouent tout à la main. Ils relancent de partout, jouent les pénalités (certainement à tort) à la main même dans le camp adverse et cherchent à imposer du rythme. De l’autre coté, comme rarement, les blacks sont plus ou moins en difficultés. Jamais débordés, la débauche d’énergie est grande pour ne pas être trop à la faute dans les 10 premières minutes. Et puis d’un coup, la pression s’inverse totalement : les insulaire de l’autre bout du monde remettent la main sur la balle et envoi du jeu. Et l’infériorité des arrières anglais est alors flagrante : chaque attaque met au supplice les ¾ des sujets de sa majesté. Chaque ballon négocié par l’axe 10/12/13 crée des brèches dans la défense britannique. Les limites de l’équipe de Martin Johnson est alors claire : Flood, Tindall et le néo-anglais Hape souffre mille mort face au duo Carter-Nonu mais surtout SBW et Gear. Cette souffrance est illustré malheureusement pour les supporters anglais dès la 5ème minute et sur une percée tout en puissance du Maori Gear , repris à quelques mètres de la ligne par Cueto. Ca n’est que partie remise puisque sur un lancement de jeu en première main, Carter profite du faux appel de Nonu dans l’axe pour lancer Williams dans l’intervalle. SBW passe les bras et au moment de passer au sol, il libère a l’aveugle pour Kaino qui lui transmet à Gear qui marque en coin. L’essai pourtant litigieux est accordé après vidéo.

 

Sur le renvoi, les blacks obtiennent une mêlée. Toujours en première main, Carter lancé dans l’intervalle raffute le demi de mêlée Youngs, s’engage dans l’intervalle puis trouve sur l’extérieur Muiliana qui passe la gonfle sur l’extérieur a Gear qui avale l’espace avant de taper à suivre. Ashton en dernier rempart doit concéder la mêlée à 5m. Sur la mêlée, le pack néo-zélandais prends le dessus pour l’une des rares fois du match et Read vient défier la défense Anglaise sans succès. Mais après un pick-and go au ras de Gear, Read avec le soutient de Kaino est propulsé dans l’en-but. 14/0 après 21 minutes. La crainte, une nouvelle fois est grande de voir l’Angleterre prendre 40 grains.

 

Mais à la mi-temps le score n'est "que" de 17 à 3. Flood loupe une pénalité largement dans ses cordes et la dernière action de cette première mi-temps est très symbolique : une énorme phase de jeu de plus de 2minutes conclue par un essai en coin de Foden… refusé logiquement pour un en avant de Foden.  

Les anglais payent cher une absence de 15minutes et malgré un score un peu sévère, ils sont loin d’être ridicules.

 

Un changement de stratégie important :

 

Après avoir envoyé du jeu a tout va des deux cotés, la seconde mi –temps est l’occasion pour les Anglais de revenir à des valeurs plus britannique : la conquête et le jeu à 0 passes. Le grain de folie apporté par Ashton mais surtout par Foden compensé par une rigueur en mêlée et en touche est efficace. En face les NZ gérent le match en relancant moins et en jouant de manière plus organisée.

Suite à une attaque blacks, survient un turnover dont profite le XV de la Rose : à quelques centimètres de son propre en-but, Foden relance et tape loin a suivre. Ashton, pourtant en position de hors-jeu grille la politesse à le défense Nz. Le soutient du très remuant Croft permet au ballon de rebondir. Nous sommes sur les 10m NZ et Youngs libère la balle pour le tout nouveau entrant Hartley qui explose la défense, est arrêté a quelques centimètres de l’en but et dans un ultime effort tend le bras pour aplatir. L’essai est accordé malgré un hors-jeu, un en avant de passe entre Youngs et Hartley et une faute au sol de Hartley qui, tenu, ne lache pas la balle et continu sa progression au sol. Mais l’envie Anglaise est récompensée.

 

Les percées coté blacks sont nombreuses et les anglais prennent le bouillon tout le match derrière comme en témoigne cette action de la 60ème. Muiliana perce plein champ et décide de fixer Foden aux environ de la ligne des 22m et de donner à l’aveugle à son ailier. L’essai est tout fait mais le retour d’Ashton du bout des doigts, sauve la patrie.

 

Une fin de match inattendue :

 

Longtemps la crainte de voir le XV à la fougère prendre le dessus dans le dernier ¼ d’heure a été présente. Mais étonnamment, c’est le XV de la rose qui va prendre l’avantage. En effet, en imposant un jeu à 0 passe pour resserrer la défense puis en écartant au maximum  l’équipe adverse en balayant le terrain, les anglais punissent comme rarement les blakcs. La troisième ligne aile mobile anglaise (Moody-Croft) associé à la puissance de Easter a posé beaucoup de problèmes à McCaw et compagnie. A tel point que, à la 71ème, Kaino se mettant une fois de trop à la faute est sanctionné d’un carton jaune. La fin de match est alors entierement à l’avantage des Anglais. Les NZ très efficace en défense ne va alors pas craquer et les anglais malgré un bon match et une conquête dominatrice notamment en mêlée échouent à « seulement » 10points des blacks. Score final : 17-27.

 

Les meilleurs :

 

Anglais :

      Devant :

 

Croft : ultra mobile, il a été le premier soutient sur presque tous les rucks et la concurrence qu’il y a entre lui et Haskell s’annonce terrible.  

 

Sheridan : il a littéralement explosé Woodcock pendant 55minutes.  Son retour va faire le plus grand bien aux anglais.

 

Loves : découverte du très haut niveau pour le deuxième ligne de Northampton. Et sa puissance à été précieuse dans toutes les phases de combat au sol. La paire qu’il forme avec Palmer s’est montré assez efficace en l’absence de Shaw, Borthwick ou Grewcock et après la retraite de Kay.

 

Easter : très puissant, il a presque toujours avancé, s’est beaucoup proposé et à fait vivre la balle après contact a de nombreuses reprises. Il est impluqé sur presque toutes les actions chaudes de la seconde mi-temps.

 

Derrière :

 

Flood : très bon animateur de la ligne d’attaque, il a soutenu la comparaison dans l’animation au moins, avec Carter. Il n’attaque pas énormement la ligne et n’a pas jamais franchit mais dans un registre purement distributeur, il a été très bon.

 

Ashton : pile électrique et  se multipliant sur le terrain, il a su remporter beaucoup de ses duels au cours du match. Il sort la tête haute de son match face à Gear malgré une première mi temps assez catastrophique pour lui.

 

Néo-zélandais :

 

Devant :

Thorn : Gros guerrier, il est l’un des rares avants à gagner ses duels dans le combat au sol.

 

McCaw : Toujours aussi pénible, systématiquement à la faute, il sort un match comme à son habitude plein et de bonne facture.

 

Mealamu : Monsieur « perfect », il sort un match sans faute et sans reproches, il avance presque toujours et couvre comme un 4ème 3ème ligne. Enfin si on omet sont coup de boule volontaire sur Moody au sol qui lui vaudra une citation logique.

 

Arrières :

 

Carter : quand on le voit pas beaucoup et que malgré tout il amène un essai, fait un 7/8 au pied et ne se troue jamais en défense, il sort encore un super match. Son duel avec Wilko n’a pas eu lieux mais de toute façon à l’heure actuelle, il joue à un niveau démentiel. Sa tendance a jouer « facile » lui a joué quelques tours dont une perte de balle évitable qui amène l’essai des Anglais quelques minutes plus tard.

 

Williams : on comprend ce qui fait de ce joueur un centre hors-normes… Il joue toujours après contact, remporte tous ses duels et donne une impression d’aisance technique telle que tous les autres joueurs ont l’air d’être des rustres bucherons. Quand on à Tindall en face on le comprend mais quand on à Carter à coté, ca en jette quand même…

 

Gear : Une première mi-temps de tueur. Il marque et fait marquer, il avance souvent et relance de partout. Son physique (sorte de copié collé de Rokocoko) risque de faire très mal pendant la tournée.

 

Muliaina : Quand un joueur joue 15 chez les blacks, a plus de 70 matchs internationaux dans les pattes et qu’il gagne tous ses duels, on comprend pourquoi il fait parti des meilleurs joueurs du monde.

 

 

Enfin un dernier mot sur l’arbitre de la rencontre, Mr Poite, qui sans être exceptionnel n’a pas commis de grosses erreur et dont les efforts en anglais et dans la prévention sont louables.

 

 

 

 

  

  

 

 

 

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Paris - Toulon : le résumé du match

26 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

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Stade français – Racing club de Toulon : Eau mon bateau…

 

Sous un ciel menaçant et dans une ambiance électrique, après une entrée du ballon dont nous allons reparler longtemps et faisant suite au gentil défilé des écoles de rugby d’ile de France dans un stade de France presque plein (78900 spectateurs), la rencontre entre deux célèbres équipes du top 14 pouvait débuter.

Le RCT venait pour faire un coup sur le terrain du club de la capitale et pour oublier un peu l'énorme défaite concéder face au Munster. Articulé autour d’un pack au complet ou presque, les joueurs de la rade souhaitaient regarder vers le haut et peut être même prendre la tête du championnat.

 

En face, le Stade français était en quête de rachat du grand public après une longue série de match sans victoires de prestiges au SDF. Les drapeaux étaient de sortis, le show battait son plein et le spectacle espéré sur le terrain. 

 

 

 

Un avant match d’une laideur sans nom, le discrédit sur le rugby parisien, le rugby paillette touche le fond :

 

Max Guazzini, qui fêtait son anniversaire le jour même avait une nouvelle fois essayé de mettre les petits plats du kitch dans les grands plats du mauvais gout. L’esprit était festif. Mais la petite mise en scène pour mettre en relation l’entrée du ballon et le nouveau maillot « panthère rose » du stade français était franchement vilaine. Petite explication : une sculpture approximative représentant (probablement) une ile, tirée par 4 gladiateurs au physique surprenant (un savant mélange de graisse et de muscle et d’huile) qui fait son entrée par l’un des couloirs du stade. Les Apollons trainent ce magnifique char en papier mâché jusqu’au centre du terrain. L’ile se sépare alors en deux laissant découvrir aux spectateurs médusés une cage où une panthère famélique et stressée tachait de ne pas mourir de peur. Mais surtout, au sommet de cette cage, une amazone, tétons au vent  et balle sous le bras, qui descend et marche fièrement jusqu’aux vestiaires...

Bravo Max, en quelques secondes tu as fait passé les joueurs Parisiens pour des cons et des arrièrés mentaux, discrédité le rugby dans la capitale et une fois de plus donné l'image d'un club paillette qui donne dans le kitch et le ridicule...

 

Mais revenons au match. Une histoire d’eau et de bateau : de la pluie, de la grêle, un bateau télécommandé, des Anglais waterproof, des joueurs toulonnais qui viennent d’une ville de marins, une ville de Paris symbolisé par un drakkar…

 

Une première mi-temps rugueuse : les défenses prennent le pas sur l’attaque.

 

 

D’un point de vue tactique, les parisiens tentent tout de suite de marquer au fer le pack toulonnais à travers les phases de conquête. Seulement le trop plein d’envie et l’impact maladroit de Roncero par deux fois et voilà le RCT qui ouvre le score. Le petit bateau télécommandé apporte alors le tee pour la première fois du match. C’est un plagiat évident de la voiturette du stade français : que fait la commission de discipline ?!

 

La défense de deux cotés est très rude et les ballons de récupération comme souvent sont les seules opportunités pour les joueurs de jouer le coup a fond. En témoigne l’action de la 30ème minute de jeu : Bastareaud ramasse la balle et part au ras du regroupement à auteur de ses 22 mètres le long de la ligne de touche. Il résiste au premier plaquage, raffute le second défenseur et dans sa chute, dans un geste impossible (sorte de passe lobé inspiré du basket) trouve le soutient de Rodriguez a l’intérieur. Rodriguez saisit la balle et se défait du défenseur avec un crochet intérieur d’une vitesse folle. Il s’engouffre dans la première brèche et perce pour la première fois du match. Il se présente très vite face a l’arrière des rouges et noirs. Il joue la carte du petit jeu par-dessus : il tape du droit par-dessus la tête de Lamont qui est alors battu. Le rebond est favorable et Rodriguez est seul à 5 mètres de la ligne. Il voit revenir Henjak à son intérieur, tente de resister puis s’écroule, tend le bras passe la ligne. Mais il n’a pas vu a son intérieur Wilkinson qui explose la balle à quelques centimètres de l’en-but. Grosse frayeur pour le RCT mais sans conséquences.  

 

Lamont lui après n’avoir rien pu faire sur cette action va faire la rencontre avec l’animal Bastareaud. Une touche est joué coté toulonnais, contré par le block de saut parisien. Le balle est écarté mais un en avant de passe est sifflé. Beauxis tape mais l’arbitre revient logiquement à l’en avant. Seulement quelques joueurs n’ont pas entendus. Lamont tente alors de dégager son camp comme il peut lui qui se pense sous pression dans ses 22 mètres et dans un angle impossible. Mais Bastareaud lui non plus n’a pas entendu le coup de sifflet et vient tout simplement dézinguer son adversaire du jour sur un plaquage à l’épaule monstrueux. Le choc est terrible (près de 230 kilos a eux deux tout de même) et Lamont fait le pop-corn : il explose à l’impact et conclut son dégagement par un loupé de ballon, un gros bouchon et une bonne douleur aux cotes. Et tout ca pour rien…. Enfin pas pour rien pour tout le monde puisque Matthieu « le rhinocéros » Bastareaud récoltera un premier avertissement qui, on le verra, aura une importance de premier ordre.

 

La première mi temps laisse planer le doute sur la capacité des Parisiens de déstabiliser les toulonnais, qui eux sont plutôt maladroits et un petit peu malchanceux (un poteau pour Wilkinson, quelques erreurs de mains et surtout des fautes en touches rares).   Le score à la pause ? 12 à 6 pour Paris. 

 

Deux « matchs dans le match » : les clefs d’une rencontre acharné 

 

Le bras de fer entre les packs est énorme mais c’est le gros duel des deux troisièmes lignes qui est le plus impressionant : d’un coté le trio Smith, Van Niekerk Fernandez-Lobbe, de l’autre Parisse, Burban et Haskell.

Cela nous donne l’occasion de comparer ces 2 groupes : ils se composent chacun d’un plaqueur gratteur (Smith et Burban) un dévoreur de grand espaces et chasseur de 10 (Van Niekerk et Haskell) et enfin un joueur très technique, irréprochable sur le troisième rideau et capable d’avancer à peu près tout le temps (Fernandez-Lobbe et Parisse). C’est de ce premier affrontement que naitra le resultat du match.

 

L’autre grand duel c’est celui entre Wilkinson et Beauxis. L’anglais passe un match dans un registre défensif et tactique uniquement quand son adversaire de l’après midi lui se situe dans un registre plus joueur et surtout une occupation au pied d’une très grande qualité. Wilkinson prends la responsabilité du but alors que dans le même temps, l’ouvreur parisien délaisse cette charge auprès de Dupuy (sauf pour les pénalités a plus de 45m des poteaux). A l’inverse, dans la conduite du jeu, Wilkinson s’appuie énormément sur Contepomi à chaque renversement et très régulièrement sur le 3ème ou 4ème temps de jeu quand Beauxis conduit seul le jeu. Soit deux approches assez distinctes du poste de 10.

 

Une deuxième mi-temps bipolaire : Toulon mange la feuille de match…

 

 

Au retour des vestiaires, dans les premiers temps de jeu, et suite a une relance très bien amenée par les Toulonnais, Bastareaud arrive en planche et explose Lovabalavu (entrée à la mi-temps pour remplacer Messina dont le nez était cassé depuis la 10ème minute) alors qu’il… n’avait pas le ballon. C’est en trop pour l’arbitre qui exclu temporairement le meilleur joueur du match jusqu’à là. Et pendant cette période, le RCT va dominer outrageusement aussi bien dans le jeu que dans les phases de conquète, l’entrée de Genevois (55ème) de Hayman (40ème) et de Suta (50ème) pèse lourd dans ce changement de domination en mêlée et en touche. Les décalages et les plaquages un peu trop mous se multiplient a tel point que le RCT joue même des 4 contre 0… La défense parisienne est au supplice mais tient bon. L’action qui symbolise le mieux cet incapacité de Toulon à forcer la décision : une action de plus de 5min dans les 30 derniers mètres adverses sans scorer. Sur cette action, Southwell montre toutes ses limites quand il joue sous pression avec 2 coups de pied de nain directement dans les bras de Lovabalavu qui joue à chaque fois des surnombres, lancés, face à une défense mal placée et en retard… Cet impair lui vaudra son remplacement.

 

Symbole encore, ce 4 contre 0 ou une passe main à main aurait suffit à conclure mais où le premier porteur de la balle décide (allez savoir pourquoi) de mettre une passe vissée de 15 mètres directement en touche…

 

Cette série d’action se conclue par un drop magistral de Wilkinson et l’aide de la transversale. Mais 10 minutes de très grosse domination pour 3 petits points… C’est pas vraiment formidable…

 

Au retour à 15 des joueurs de Cheicka, la domination s’inverse. La possession et le temps passé dans le terrain adverse s’inverse aussi. Suite à une touche dans les 22 mètres Toulonnais, le jeu rebondit avec les gros sur 3 temps de jeu puis échoue à 5 mètre de la ligne au pied des poteaux. La balle est libérée dans le temps et Beauxis est servi lancé. Il stoppe sa course et trouve dans l’intervalle laissé par la défense Olie Phillips lancé main à main ou presque. Il plonge dans l’en-but pour marquer le seul et unique essai du match et sceller le sort du match. 

 

Score final 22-15.

 

 

Les meilleurs :

 

RCT :

 

Van Niekerk : comme toujours il a tenté, porté la balle, percé et plaqué. Il a fini a l’aile suite aux blessures de Messina et de Brana. Un match correct pour lui.

 

Wilkinson : Il s’est fait agressé de manière systématique par la lourde armada parisienne et n’a jamais reculé ou presque. Son jeu au pied s’est fait rare, il a touché peu de ballon, mais est bon dans son registre de défenseur butteur, l’animation étant dévolue a Contepomi.

 

Lamont : solide et plutôt bien placé, il reste un joueur précieux dans les matchs rugueux comme cela.

 

 

SF :


Beauxis: un super animation, un jeu au pied très bien maitrisé et un premier vrai match complet. Il a pesé dans ce match comme le 10 de l'équipe de France en puissance qu'il est. 

 

Dupuy: pour lui aussi un match solide et complet dans l'animation et dans la libération des ballons. Un gros bémol : il ne prend jamais le jeu au pied a son compte...

 

Haskell: c'est le véritable homme du match. Il a fait passer la troisième ligne adverse pour des fainéants et des joueurs limités... C'est dire l'ampleur de la perf. Il saute, plaque, court (et beaucoup) et il avance presque toujours. Son meilleur match de l'année. 

 

Bastareaud: comme toujours au stade de France, il a été énorme. Sans un carton jaune bête, il aurait pu assomer le RCT a lui tout seul. Quelques bruits de couloirs disent qu'il pourrait ne pas etre de la tournée des bleus. Ca serait une erreur. 

 

 

 

 

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Stade Français - MHRC : les notes de joueurs

3 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

On commence par les visiteurs : 

 

MHRC 

 

1) Chobet : solide, actif dans les rucks, il a joué un grosse heure de qualité. 6/10

 

2) Ladhuie : des lancers très moyen, il a été peu en vu. 5/10 

 

3) Jgenti : Contreur malheureux du ballon qui amène l'essai parisien conclu par Gerber, il a été très fort en mélée fermée et surtout présent au combat. Un très bon match. 7/10

 

4) De Marco : Deuxième ligne de devoir, on l'a très peu vu en action. Une des solutions dans l'alignement. 5/10

 

5) Fakate : un gros poulet ! Un physique hors norme pour ce deuxième ligne qui aime toucher le ballon et se proposer au centre, il a pourtant rarement avancé. 4/10

 

6) Ouedraogo : une première mi temps dans l'ombre, il fini comme une balle le match en étant au relais de beaucoup d'action. Il a pris du muscle et de la puissance en quelques mois, ce qui ne l'empèche pas d'etre efficace. Un vrai plus pour les bleus. 7.5/10

 

7) Gorgodze : un animal de puissance. Déterminant dans le combat, il pèse sur une défense de tout son poids. Pénible et agressif, il est l'un des cadres du MHRC. 7.5/10 

 

8) Matadigo : un match a oublier. Hors du coup sur tout les ballons hauts et sur la couverture sur le second rideau, il fait perce une fois le premier rideau parisien. 4/10

 

9) Tomas : mis KO au bout de 10 secondes de jeu, il revient mais n'a jamais semblé s'en etre remis. Il s'est parfois trompé mais dans l'ensemble c'est un bon match pour lui. 6/10 

 

10) Trinh-Duc : Toujours présent pour aller défier la défense, il passe très souvent les bras et anime la ligne avec talent. Il ne sera jamais un 10 à la Carter mais si il devient un 10 à la Trinh-Duc, ca serait déjà pas mal. 7.5/10

 

11) Berard : Il s'est fait mangé par Arias. 3/10

 

12) Fernandez : il passe souvent 10 pour soulager son ouvreur, il anime et il défend sans pour autant faire de vraie différence. Un match correct mais sans éclairs. 5/10

 

13) Mirande : Un carton jaune qui pèse très lourd en première mi temps, une défense difficile contre l'animal Bastareaud, il sort d'un match compliqué. 5/10

 

14) Nagusa : Auteur d'un essai tout fait, il reste fautif sur un essai parisien, applatit un ballon dans son en-but alors qu'il l'a rentrée, il a été présent défensivement notamment face à Parisse ou Valencon. 6.5/10 

 

15) Thiéry : Souvent bien placé, difficile a arrêter, malgré un jeu au pied limite il reste l'un des meilleurs du MHRC. 7.5/10

 

Remplaçants : 

 

Paillaugues : entré deux fois en jeu (saignement puis remplacement définitif), il a semblé moins dans le coup que Tomas et son jeu très porté sur les extérieurs a faciliter le travail défensif d'une troisième ligne parisienne pourtant très émoussée. 5/10 

 

Figallo : Entrée en jeu efficace. Il n'a pas été facile de le voir plus que ça... 5.5/10

 

 

 

 

STADE FRANCAIS : 

 

1) Roncero : Précieux en défense, il s'est moins mis à la faute que d'habitude. 6/10

 

2) Szarzewski : il sort complétement KO à la 60ème après un match plein. Actif en défense, il donne beaucoup. Il assuré ses lancers et son comportement au soutient est capital a Paris. 7/10

 

3) Gerber : Blessé rapidement (30ème) il a encore explosé en mêlée fermée. non noté 

 

4) Marchois : Précieux sur son soutient offensif, il a joué tout le match et notamment toute la seconde mi-temps a reculer et subir les assauts montpelliérains. Un match complet. 7/10

 

5) Papé : pénible, guerrier et actif, il reste limité ballon en main. Son apport est celui du travail de l'ombre, précieux mais difficile a voir. 7/10

 

6) Haskell : Il a fini le match complètement cramé. Après un match discret en attaque, le britannique à même semblé finir le match en boitant. Mais c'est surtout son apport défensif qui est énorme : une bonne 15aine de plaquages pour lui. 8/10  

 

7) Burban : Des plaquages de mongol et un soutient de tous les instants, il sort à la 51ème. Son profil atypique fait de lui un joueur à la fois prometteur mais difficilement associable aux autres 3ème ligne notamment en bleu. 7/10

 

8) Parisse : L'homme du match ! Solide sur les ballons de relance et la couverture en 3ème rideau, il a surtout fait preuve d'une activité et d'une envie de tous les instants. 9/10

 

9) Dupuy : une bonne animation, il prend très peu le jeu a son compte. L'une des rares fois où il l'a fait il amène l'essai de Gerber. Il ne butte pas en ce moment. 6/10

 

10) Beauxis : Un match encore une fois étrange pour lui... Une première mi temps avec le vent et la confiance où il joue de manière fluide, appliquée, précise et surtout où son alternance jeu au pied/jeu à la main est toujours faite avec intelligence. Puis la mi temps et là, patatra ! Celui qui revient ne sait plus quoi faire des rares ballons dont il hérite, qui panique sur 3 ballons, qui ne trouve pas les touches, qui ne gère plus sa ligne... En somme un match vraiment étrange. Il fait du bien au SF grace a son jeu au pied avec ses 15pts. 5/10

 

11) Arias : Il a ultra dominé son vis a vis. Peu d'erreur, il a été précieux. 7.5/10 

 

12) Rodriguez : Il a joué loin de la défense et a peu défié. Il a été solide en défense mais son entente avec Bastareaud ou meme avec Beauxis reste encore en gestation. 6/10

 

13) Bastareaud : un animal. Il a encore une fois explosé tout sur son passage. Il faut 3 joueurs pour le stopper sur presque toutes les actions et sa défense ressemble à un cimetierre a ballon pour celui qui lui rentre dedans. 8/10

 

14) Valençon : peu en vue, il y va d'un essai tout fait. Il a peu touché la balle. 6/10

 

15) Southwell : Une première mi temps solide, il nous gratifie encore d'une relance stupide qui amène l'essai du MHRC quelques minutes plus tard après une multiplication de temps de jeu. Mis a part ça, il est presque toujours bien placé, et son jeu au pied du gauche permet d'alterner avec son 10 dans les pénaltouches. 

 

Remplaçants : 

 

16) Sempéré : discret mais efficace, il a du défendre tout son match. 6/10

 

17) Slimani : son entrée n'a pas plus fragilisé le pack que ça. Il reste un joueur pénible a affronter que ce soi ten mélée fermée ou meme au duel. 6/10

 

18) Palmer : un roc. 7/10

 

19) Bergamasco : du courage mais que de fautes ! Il est actif est généreux mais va systèmatiquement au délà de ce que la règle autorise. 5/10

 

20) Philipps : on ne l'a pas vu. A sa décharge on a peu vu les 3/4 parisiens au retour des vestiaires. 

 

 

On joué mais ne sont pas notés (moins de 15 minutes de jeu) : Uva, Rees, Caudullo, Alcade Shevilidze et Bost pour le MHRC. Oelshig, Joly et Boussès pour Paris. 

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Paris - Montpellier : le résumé du match

2 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

logo Stade Francais 07-08  logo-montpellier

 

 

Un match a deux visages :

 

Sous un beau soleil d’automne et devant 13000 spectateurs, le stade français faisait son retour ce samedi au Stade Charlety. Articulé autour d’un pack solide et d’un équipe au complet si l’on oublie le forfait de Tiesi, les parisiens recevaient aujourd’hui le leader du top 14, les surprenants montpelliérains du MHRC.

 

Et c’est dès le coup d’envoi que les parisiens se mettent en action avec une occasion venant d’une première erreur de mains de Matadigo le 8 fidjien du MHRC, une récupération et un essai en bout de ligne. Enfin le croit-on : Arias repris par son vis-à-vis laisse en effet échapper le ballon dans l’en but.    

Ca n’est que partie remise : quelques minutes plus tard, sur une contre attaque, Beauxis tape dans le dos de la défense de Montpellier et Arias grille la politesse a Mirande pour filer a l’essai. Seulement Mirande décide d’arrêter Arias par tous les moyens. Carton jaune logique pour Mirande : plaquage sans ballon sur une balle d'essai. L’essai de pénalité n’aurait pas été scandaleux.

 

Les parisiens font le siège du camp du MHRC et suite a une mêlée (l’une des trop rare a ne pas finir en coup franc ou pénalité), Bastareaud est utilisé en leur et fixe le centre du terrain. Il libère de l’espace pour les trois-quarts et Lionel Beauxis allonge sa passe vissée sur l'ailier Quentin Valençon qui n’a plus qu’à aplatir.

 

Cet essai ne suffit pas aux stadistes qui poussent encore et profite de l’avantage donné par le vent. Tout part d’un coup de pied contré de Lionel Beauxis par le pilier droit adverse, et qui lui revient par chance dans les mains. Il relance avec le soutient d'arias qui déborde, raffute et retrouve Parisse à l’intérieur puis Roncero au soutient. Ca repart jusqu’à l'aile opposée ou Bastareaud croise avec son premier centre pour fixer la défense adverse. Sur le renversement, la prise du milieu de terrain est faire par Roncero. Les soutiens sont proches et Parisse sur une libération rapide se retrouve premier attaquant et percute Fernandez. La libération est une nouvelle fois rapide et Dupuy feinte la passe, perce et retrouve intérieur Marchois qui passe les bras pour Gerber qui plonge dans l’en-but (23eme minute) 

 

Il faut attendre la 25ème minute pour voir pour la première fois les montpelliérain entrer dans les 22m parisiens.

 

Seulement, première critique de l’arbitrage à la britannique : Pas une mêlée ne tient ! Est-ce l'arbitre ? La règle ? L’application ? En tout cas pas un affrontement ne fini pas au sol ou en coup franc.

 

Dominé dans le jeu et territorialement, le jeu au pied de Beauxis maintient les joueurs de Galthié sous pression constante. Par deux fois il trouve une touche a quelques centimètres du poteau d’en but. L’appui du vent est d’une aide précieuse pour les francilien.

 

Cette pression porte ses fruits à la 35ème minute. Suite à une touche à 7m, un groupé pénétrant (et qui n'a alors de pénétrant que le nom) parisien tente de gagner comme il peut les quelques mètres qui le sépare de la terre promise. Se voyant refoulé, le collectif bleu pond la balle et, la sortie étant lente Beauxis adresse une passe au pied sur l'aile opposé à destination d’Arias qui retrouve Southwell a l'intérieur. Essai : 24 à 3 !

 

Nous sommes à la mi temps et le Stade Français mène au score. Seulement deux facteurs font relativiser l’écart réussit par les hommes de Guazzini : la première ce sont les conditions climatiques. Le temps se couvre, le vent ne faiblit pas et les montpelliérain vont jouer avec le vent dans le dos. La seconde chose, bien plus importante, c’est que d’un coté il y a une équipe qui fini toujours ses matchs très forts (MHRC) et de l’autre une formation incapable de bénéficier des fruits des efforts fournis en première période (Castres, Brive ou Perpignan par exemple).

 

Et comme attendu, au retour des vestiaires le MHRC a pris les choses en main. Eux qui n’était venu dans les 22m parisiens que quelques secondes investissent le camp parisien et ne le quitteront quasiment plus.   

 

Suite a une pénal-touche, Ladhuie trouve le 3eme sauteur Gorgodze. Se construit alors un groupé pénétrant qui progresse et s’écroule. Thmas sort le ballon petit coté et trouve  le Fidjien Nagusa qui applatit facilement.

 

Suite à cette action, les parisiens vont être sous préssion jusqu’à la fin du match ou presque. Ils  s’arque boutent sur leur ligne, défendent chérement leurs points d’avance et puise dans leurs ressources pour ne pas craquer. En face les joueurs du Roussillon poussent, les soutients sont efficaces et présent, l’animation proposé par Trinh-Duc pose beaucoup de soucis aux parisiens et la frénésie du jeu montpelliéraine fait que le stade français lutte pour ne pas perdre pied. Ils jouent avec le vent mais jouent très peu au pied.  

Cette envie va payer à 10minute de la fin. Suite a 15min de pression sur la ligne parisienne, les montpelliérains forcent enfin le verrou parisien avec à la clef un bel essai collectif qu’on attribuera au remuant Gorgodze !

Le premier ballon d’attaque survient alors à la 65ème minute de la 2ème mi temps avec une mélée introduction Paris. Beauxis tente et loupe alors un drop 30m face aux perches.

 

Les temps de jeu se multiplient et le salut des parisiens viendra d’une défense presque héroique de la part des avants parisiens. Les derniers points du match seront marqués par Beauxis : score final 30 à 13. Le leader est tombé à Paris, qui renoue avec le succès après quelques matchs difficile à domicile. 

 

A noter la bonne performance des ramasseurs de balles formés au CSMF et notamment de Giovanni Minghelli et Thomas Simon :) 

 


 

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Bayonne - Usap : le résumé du match

25 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

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Voilà a peine quelques heures, se déroulait le match opposant le vice-champion de France a l'équipe reléguée sportivement l'année dernière mais maintenue du fait de la relégation économique du MTGXV. Ce match, qui apparait ainsi déséquilibré est en réalité la rencontre entre une équipe en pleine confiance et notamment a domicile, Bayonne, et une équipe très affaiblie par les blessures notamment de son capitaine et en convalescence psychologique après un début de saison marquée par un manque de confiance après la finale perdue, Perpignan.  

 

Coté Bayonnais, c'est match de gala : nouveau maillot, grosse équipe, une volonté affirmée de faire de Jean Dauger une véritable citadelle. De l'autre, Perpignan viens au pays basque amputé de 16 joueurs. Les espoirs et les néo-professionnels sont au nombre de 7 sur la feuille de match. 

 

Pourtant, l'entame est purement catalane. En moins de 20 minutes, les Catalans marquent 2 essais et 1 pénalité pour mener rapidement 17 à 3. En face les plaquages loupés, l'indiscipline et surtout l'inefficacité en attaque est assez stupéfiante. Mais peu à peu, a force de pillonner les fondations de l'Usap, les bayonnais mettent leurs adversaires a la faute. La botte de Boyet remet les siens en selle et à la mi temps, l'Aviron recolle à 2 points, 17-15 à la mi temps. 

 

Ce qui frappe d'abord c'est l'indiscipline indigeante a un tel niveau. Plus de 20 pénalité de chaque coté en moins d'une heure. Ensuite, les plaquages loupés du coté de l'aviron : pas une actions sans voir un bayonnais rater son intervention. En face, la conquête catalane est bancale. Les touches sont difficiles et si la mêlée domine énormément mais le manque d'"intelligence" de la première ligne, souvent pénalisé pour des anticipations, des écroulements stupides ou autre sape tout le boulot... La domination est bayonnaise mais l'efficacité et la puissance physique est pour l'Usap.

 

Mais ce qui devait arriver arriva : le discipline est d'un coup vraiment trop pesante pour l'AB. Les pénalités coûtent des points. Malgré le retour plein de courage des basques, et les deux essais qui sont le fruit de beaux efforts, le fait de donner des pénalités a portée de fusil de la botte de Porical est un frein trop important a ce niveau là. 

 

Bien que la balle de la gagne était belle et bien dans les pieds de Boyet, l'ouvreur de Bayonne et que sa dernière tentative a la sirène et très lointaine (55m en coin) échoue a quelques centimètre des poteaux, cette victoire de l'Usap n'est pas non plus scandaleuse.  Petite analyse rapide : 

 

 

Un match de tranchée :

 

La première chose a retenir de ce match, c'est l'intensité et surtout la puissance physique imposée par les catalans. Durant les 30 premières minutes, les duels sont presque toujours remportés par les joueurs sang et or. En face, les bayonnais sont courageux mais se heurte souvent a une grosse défense.

Ce travail d'usure porte ses fruits notamment sur la fin de match. Les joueurs de Lievremont ont ainsi beaucoup tenté mais sans vraiment de réussite jusqu'en deuxième mi temps. En face, les ballons de récupération provenant souvent de gros plaquages ou de duels remportés sont exploités a fond (notamment sur les deux essais catalans). Mais surtout, la fin de match au couteau et la gestion de la fin de match a été largement a l'avantage de l'Usap. 

 

Une conquête "schizophrène"

 

Une première mi temps en mêlée entierement à l'avantage des catalans qui ont marchés sur les bayonnais. Puis la traditionnelle vague de coaching de la 60ème minute et là : patatra ! Plus de liaisons, des reculades énormes, des vrais soucis pour conserver les ballons sur sa propre introduction pour les arléquins perpignanais ... Les jeunes issus du centre de formation sont encore trop tendre en témoigne les deux dernières mêlée dont celle amenant l'ultime pénalité. 

 

A l'inverse, la touche, véritable point fort pour l'Usap en temps normal a été dominé par les bayonnais. Et pourtant, la dernière touche, peut-etre la plus importante et c'est l'une des rares touches complement ratée...

 

Les meilleurs : 

 

==> Coté Usap :

- Villaceca : Pénible, puissant et très physique, il s'affirme comme un 2ème ligne de devoir et surtout comme un postulant à l'équipe de France. 

 

- Chouly : très actif, sa blessure semble loin derrière lui. Sur le match il marque des points par rapport a Puricelli ou Martin. Il a souvent fait jouer après contact et son apport est très important en ce moment du fait des blessures : l'un de ceux qui ne recule presque jamais.

 

- Cazenave : un peu juste physiquement, il dynamise et assure le lien avant trois quart avec une justesse bluffante a son age.

 

- Hume : Sa sortie correspond au gros coup de moins bien catalan. Son match de retour signe le retour d'un platane en défense et d'un des meilleurs animateur du club sang et or.

 

- Mermoz : il revient petit a petit a son meilleur niveau. Déjà très bon contre Agen, il signe une nouvelle perf de qualité. Du tout bon pour les bleus.

 

- Porical : Très bon dans son jeu au pied, souvent bien placé, il est rarement pris en défaut sur le 3ème rideau. 

 

- Mention : les franchissements de Candelon / La puissance de Tuilagui. 

 

 

==> Coté Bayonne : 

- Roumieu / Héguy : deux supers lanceurs actifs. Leur relais et leurs matchs respectifs sont l'une des raisons de la bonne performance des basques dans le jeu courant. 

 

- Linde : Gros combattant et super sauteur, il stabilise le pack a lui tout seul. 

 

- Haare : Une technique individuelle très fine, un joueur alliant puissance et vitesse, jeu de passe et placement. Il n'est pas sans rappeler Parisse, les rafuts en moins. 

 

- Elorgha : Un joueur de classe ,sur une mi temps il a donné la pleine mesure de son talent dans son jeu au pied, son placement ou encore ses relances. Son suppléant, Pietersen y est allé de son essai et sa vitesse a fait du bien a l'aviron. 

 

Mention : Le jeu de guerrier de Martin / L'animation de Boyet 

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Brive / Toulon : le résumé

6 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

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Brive / Toulon :

 

Les meilleurs :

 

Coté Brive :

 

Le trio Vosloo Popham Classens : toujours actif, aux plaquages, grattages, sauts, percussions, pilonnages, rucks… A eux trois ils remuent 5 tonnes de viande par match… Mention pour Vosloo dont le début de saison est étincelant.

 

Palisson : Toujours actif, il se montre parfois un peu trop soliste dans sa partition mais sa fougue sa vitesse et la qualité de son jeu au pied sont très précieux pour le CAB.  

 

Waqaseduadua : Quelques interventions défensives de qualités, un bon placement et une capacité a prendre les ballons hauts qui a bien servi aux brivistes.

 

Coté RCT :

 

 

Smith : il a joué 10 en défense, 9 en fin de match, a mis beaucoup d’énergie au combat et quelques tampons, et surtout est irréprochable dans tout ce qu’il fait.

 

Kubriashvili : Solide en mélée fermée, il a réussi à faire dégoupiller Ribes et a sortie de son match Henn. En plus de ces qualités d’agitateur, il a bousculé la mélée adverse et son activité dans le jeu est importante.

 

Samson : des franchissements, des prises de balles en touches, des gros plaquages, de la présence. Un très bon match pour le néo toulonnais.

 

Brana : Le seul arrière (autre que Wilkinson encore très fort) a s’être mis en évidence, il manque un essai tout fait ou presque en glissant tout seul. Sans une superbe défense de sa part, le score aurait pu être plus lourd pour Toulon.

 

 

 Le match tronqué de la journée. Après une grossière cravate de Kefu sur Palisson et une expulsion logique, le RCT a du batailler pendant près de 75minutes a 14 face à une équipe Briviste plutôt en confiance. Mais, ce qui est a souligné, c’est la justesse tactique des toulonnais durant près de 70 minutes. En effet, ils auraient pu (auraient du) prendre une véritable valise. Dès la première action d’envergure sans leur centre fautif, les toulonnais ont tout de suite montrés combien il est dur de jouer a un de moins. Sur une relance de Estebanez, un coup de pied a suivre et quelques passes au cordeau, l’action échoue au pied des poteaux des joueurs de la rade. Une faute plutôt bienvenue prive les briviste d’un essai tout fait. On se dit alors que les toulonnais vont souffrir. Mais, à force de provocations et de petits rien, les brivistes sortent peu a peu du match (avec notamment Ribes qui va se calmer 10 min sur le banc suite a une accumulation de faute). Ils rentrent en guerre. Les tranchés, si confortables pour une équipe réduite à un de moins, deviennent des cimetières à ballons. Les grands espaces sont inutilisés et le combat farouche et surtout stérile laisse les varois dans le match. Bien aidé par des fautes d’agacements (et probablement stupides), Sir J. Wilkinson se montre réaliste et à la mi temps le score est seulement de 6 à 6. Tactiquement bien joué. Physiquement intenable.

 

Au retour des vestiaires, le jeu briviste se met un peu mieux en place et dès la 45ème, Vosloo héroïque résiste au solide Wulf pour planter un essai en coin tout en force, en explosant le poteau de touche mais sans toucher la ligne. C’est le début de la fin toulonnaise. Le RCT craque définitivement à la 65ème minute sur un essai d’Azoulai puis de Palisson. Le CAB l’emporte avec le bonus s’il vous plait !

Tactiquement très juste (Chandelles, combat, réduction des espaces), les toulonnais paient en cette fin de partie une infériorité qu’ils n’ont pas pu gérer de bout en bout. 

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Biarritz / Paris : le résumé

6 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

                                                      1540    logo Stade Francais 07-08

 

Les meilleurs :

 

Coté B.O :

Carizza : tour de contrôle et point d’ancrage, il a marqué des points devant son sélectionneur Phelan qui était dans les tribunes. Il y va même de son essai plein de malice.

 


Lakafia : Très actif, puissant et souvent bien placé, il s’est évertué à remettre les siens dans le bon chemin a grands coups des percussions et de coup de casque. Un nouveau très bon 8 français a biarritz. 

 


Yachvili : une activité autour des rucks très pesante pour la défense, des coups de pieds et des tirs au but très efficace, et un placement toujours juste ou presque. Son seul défaut : celui de trop parler et contester après les décisions arbitrales ce qui lui vaudra un gros rappel a l’ordre de l’arbitre de la rencontre Mr Poite. Son drop monumental (45m en coin avec l’appui du vent) est un model du genre à ranger avec ceux de Steyn ou James.

 

 

Barraque : Une animation active, du culot, un bon jeu au pied, et une capacité a attaquer la ligne. A cela on ajoute du courage en défense et un gabarit idéal pour le poste le tout a seulement 19ans : un espoir est en train de naitre du coté du Pays basque... De là a y voir le futur de l’équipe de France ? N’allons pas trop vite en besogne mais ce gamin a du talent. Beaucoup.

 

Coté Paris :

 

 

Papé : à la pointe du combat, il n’a pas semblé mis en difficulté dans le combat ou dans les impacts. Une des rares satisfactions individuelles de la soirée.

 

 

Bastareaud : Attention : il est de retour ! Cet homme est un extra-terrestre : sur chaque ballon il avance, il ne recule jamais en défense, il fait mal (très mal) à l’impact et sa force animale est cette année bonifiée à la fois par une technique améliorée mais aussi un système de jeu qui lui convient mieux pour exprimer sa puissance. Déjà 3 essais pour lui cette année. Son entente avec Tiesi est vraiment impressionnante en témoigne l’entrée en jeu de L’argentin.

 

 

 

 

L’analyse :

 

Biarritz a été très solide hier et a largement mérité sa victoire. Paris n’a pas réussit à concrétiser ses maigres occasions en première mi temps et cela malgré l’appui du vent très important. Plus soucieux de venir jouer loin de leur ligne de but, les stadistes se sont systématiquement ou presque débarrassé de la gonfle. En face, les biarrots, plus réalistes, ont tout fait pour imposer un vrai combat mais surtout beaucoup de temps de jeu. Le premier acte se sclérose dans un combat stérile et les parisiens tombent encore dans leurs travers de début de saison : celui des fautes inutiles à outrance. Paris bafouille son rugby alors qu’en face, la temporisation en raison du vent est parfaitement gérée.

 

Une question : quelqu’un dans le staff parisien va-t-il expliquer clairement la règle du hors jeu a Leguizamon ? Non mais ca n’est pas possible de voir ce joueur pourtant si doué faire des fautes de minimes en faisant le tour du regroupement pour prendre la balle et cela au moins 2 fois par match. Si l’on ajoute les traditionnelles et inévitables faute de Roncero, les fautes de mains des demis, et les lancers en touche ratés : on arrive a une moyenne de 10 pertes de balles largement évitable par match.

 

La deuxième période est bien plus active avec une domination sans partage du BO dès la reprise. Les basques accélèrent et conservent la balle, forçant les parisiens acculés dans leurs 22m a rendre systématiquement la balle a son adversaire du soir avec du jeu au pied assez maladroit et rendu impossible par le vent puissant du stade Aguillera. Les parisiens subissent et multiplient les petits fautes, jusqu’à l’expulsion de Oelshig entré en jeu suite à la blessure à la cheville de Dupuy. Le réveil des parisiens interviendra dans le dernier ¼ d’heure avec des séquences de conservations plus efficaces, moins de fautes, et surtout plus d’envie de jouer.  


Score final : 19-11 dont 14 points de l'inévitable Yachvilli avec notamment un drop monstrueux, Carizza étant le seul marqueur d'essai coté BO

 

Mais ce sursaut ne changera rien. Le BO l’emporte logiquement et prive même Paris du bonus.

 

Le BO se relance et sort plus ou moins pour longtemps de la crise qui couvait et Paris cale pour la seconde fois en déplacement chez un gros. Si le résultat n’est pas grave, la prestation l’est un tout petit plus.  

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Stade Francais / Castres : l'analyse

2 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

                                                         logo Stade Francais 07-08logo-castres-olympique-29af9e 


Stade Francais / Castres: acte 1

 

Première mi temps sans équivoque: 37-17 à la pause. Une premiere mi temps marquée par, à la fois une grosse defense parisienne et au contraire des errances coupables et tout de suite sanctionnées coté castrais. Une performance solide des parisiens qui dés les 1er temps de jeu font la différence et menent trés rapidement au score. A noté une grosse premiere periode de la paire de centre qui devient preque incontournable et qui justifie, au vue de la prestation, la mise sur le banc de Gurruchagua pourtant très bon contre toulouse : je parle evidemment de la paire Bastareaud Tiesi. Un bémol: la tendance à parfois se désunir en defense après quelques temps de jeu heureusement mal exploités par le C.O et surtout l'animation active mais parfois brouillonne de Dupuis. Coté Castrais : bornman reussit son intégration et Tillous-Bordes toujours aussi solide et abandonné pas ses avants tient la baraque comme il peut.

A la mi temps, tout semble ecrit, plié, les castrais vont prendre une valise et le stade va prendre 5pts.

 

Le sursaut du C.O

 

Pourtant le temps d’une mélée enfoncée et d’un pénalité pour les joueurs de la capitale, la rentrée de Bonello Forrestier Caballero et Ducalcon devant va tout changer. Va s'abbatre une veritable deferlante blanche sur les parisiens. Brouillons, mis a la faute, multipliant les petits erreurs, les parisiens se sortent tranquillement mais surement du match. Les castrais marquent par l’intermédiaire de Diarra, sans même y trouver une raison d’espérer. Mais tactiquement bien mieux organisé, venant au conteste uniquement de maniére tres efficace, le stade dejoue, et voit ses ballons de plus en plus durs à garder. Toute l’intelligence tactique des Castrais saute au yeux : ils se consomment très peu sur les zones d’affrontement, obligeant les Stadistes a jouer presque uniquement des surnombres defensif pour relancer les ballons et s’isoler se mettant ainsi soit a la merci d’un turnover (perte de balle) soit d’une faute. Bernard arrose alors le fond du terrain parisiens de grandes quilles et les turnovers sont bien exploités. Les castrais reviennent dans le match avec un nouvel essai de Audrin (63ème) et trouve des raisons d’espèrer suite au deux coups de pieds victorieux de Bernard.

 

Chanceux et énervant :

 

Mais surtout, plus que ce come back Castrais, comment expliquer un tel defaut de gestion de la part de deux postulants à l'EDF ? Comment Beauxis et Dupuis peuvent ils faire autant d'erreurs. Quand le premier ne trouve pas les touches et que le second est auteur d'une animation aussi famelique sur le deuxieme acte, ralentissant toutes les sorties de balles et incapable de prendre un temps soit peu le jeu au pied a son compte, la victoire du sf est non seulement logiquement difficile mais surtout trés chanceuse: un poteau et un arbitrage video plus qu'indècis vont faire basculer le match cote stadiste.

Innutile de dire que, si le stade est premier, au vue de la seconde mi temps, cela ne tiens là, sinon du miracle, au moins a une réussite presque insolente qui ne saurait duré toute la saison. Cheika n’a pas de marge de maneouvre. Coté castrais, la defaite doit avoir un gout amer, en voyant ses parisiens si proche. Mais quand on prend 37 points en une mi temps, au haut niveau, arracher le point de bonus defensif relève deja presque de l’exploit. 

 

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