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Les Petites Histoires du Sport

Articles avec #top 14 tag

VIDEO : Joyeux Anniversaire Maxime Médard !

16 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Aujourd'hui l'arrière ou ailier toulousain fête ses 25 ans. L'occasion pour nous de fêter l'anniversaire du joueur le plus créatif du championnat avec une petite compile spéciale Médard. Bien que je ne soit pas un grand fou des compilations, il faut reconnaitre que le voir enchainer les crochets, feintes en tout genre et autre pas de l'oie... C'est quand même pas mal. 

 

 

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Rugby : Eduard Coetzee prend sa retraite malgré lui

14 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Trois commotions cérébrale consécutives et voila le rideau qui se tire sur une riche carrière... 

Passé par des clubs comme les Sharks, Bayonne ou surtout Biarrtiz, le solide pilier Sud Africain Eduard Coetzee met un terme, aujourd'hui, à sa carrière de joueur professionnel.

 

A seulement 32 ans, l'âge de la maturité pour un pilier, le désormais ex-Biarrot tire un trait sur près de 200 matchs de Top 14. Interdit de pratiquer son sport par plusieurs neurologues suite à des problèmes cérébraux, c'est la mort dans l'âme que Coetzee a pris sa décision : « Ce n'est pas réellement ma décision. J'ai consulté trois neurochirurgiens. Lorsque le troisième, rencontré jeudi dernier à Bordeaux, m'a confirmé que je ne pourrais plus rejouer, j'ai bien dû m'y résoudre. À contre-coeur... »

 

Après Matt Dunning, c'est le second pilier qui stoppe sa carrière de manière aussi triste du coté du BO en à peine 4 mois.

 

Biarritz qui devrait s’était déjà mis en quête d'un joker médical afin de palier, au moins numériquement, à la retraite de Coetzee engagerait le stagiaire Eugen Van Staden dans les heures à venir. 

 

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Rugby / Top 14 : Benjamin Fall le maudit...

8 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Benjamin Fall (3 sélections) ne s'en sort pas... Après une fracture du nez, du plancher orbital (qui le prive à coup sur du mondial 2011, lui qui espérait encore y participer. Dépité il quitte alors la pelouse de Toulouse et fond en larmes dans les tribunes), d'entorses à répétition, des douleurs handicapantes au dos, voila que le Parisien s'était rompu les ligaments du genou en début de saison contre Toulouse. 

 

Opéré peu après, Benjamin Fall avait logiquement commencé sa rééducation. Mais souffrant toujours anormalement du genou, il a été conduit à l’hôpital pour de nouveau tests. C’est après cette nouvelle série d’analyses que le diagnostique est tombé cet après-midi : Fall est atteint d’un staphylocoque doré. 

 

Déjà compromise en raison de cette rupture des ligaments, sa saison pourra déjà s’arrêter là. La durée de son indisponibilité serait en effet comprise entre 9 mois et 1an. 

 

Un nouveau coup d’arrêt pour celui qui reste comme le transfert le plus cher de l’histoire du rugby français (506 000€) et comme l’un des plus grands espoirs Français au poste d’arrière.

 

 

 

 

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Top 14 / Stade Français –Clermont : Paris fait taire les volcans (37 à 16)

5 Novembre 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14


 

        DSC02153

 

Après-midi de première, aujourd’hui à Paris. Fort des retours de Papé, Szarzewski ou encore Parisse, le XV Parisien était cet après-midi réuni pour la première fois dans sa configuration optimale.

Autre première, la réception d’un cador dans son antre du Stade France. Après avoir évolué dans un stade Charlety affichant une pénible moyenne de 9000 spectateurs par match, la première fois au SDF faisait peur.

Enfin première mise en scène rose et bleu pour le nouvel actionnaire, Thomas Savare. Après les folies de Max Guazzini, toujours plus nombreuses chaque année (avec une fin en apothéose avec une femme nue apportant le ballon), le nouveau président allait-il réussir son examen d’entrée ?

 

L'arrivée du ballon, sobre et poétique (un simple nuage tombant du ciel dans lequel reposait un ange qui n'était même pas nu) laissait présager d'un avant-match un peu moins fou. Mais finalement, après la parade des écoles de rugby, après les femmes du lido, après la musique d'entrée et les souffleries lancées plein pot, Savare avait assuré le minimum. Le stade, lui, plus vide que jamais ne s'enflamait pas vraiment comme avant, la faute, peut-être, à la fin des places à 5€. 

 

Un déplacement toulousain formateur :

 

Et si on dit souvent que les premières fois ne sont pas des réussites, cette fois là pourrait être l’exception. Mais rien ne fut vraiment simple…

 

Car tout d’abord le contexte sportif était lourd. Samedi dernier, le Stade Français est en passe de  réussir le premier exploit de sa saison face à Toulouse. Il reste 1 minute et la victoire est encore envisageable à quelque secondes de la fin. Contepomi pour son premier match commet alors l’une des plus grosses « bourdes » de sa carrière… Dans les 22 adverses, il reste 20 secondes, il est face aux perches, son équipe qui enchaine les temps de jeu est menée de 6 points. A 15 mètres de l’en-but, Felipe se met dans l’axe, appel la balle est passe un drop magnifique. Magnifique mais totalement inutile. Certain d’avoir arraché la victoire il serre le poing en direction de son banc qui reste silencieux. Contepomi relève la tête pour voir le score sur l’écran géant du stade. C’est la prise de conscience : son drop est non seulement inutile mais scelle la défaite de son équipe. Pour son premier match sous ses nouvelles couleurs, Contepomi offre la victoire sur un plateau au Stade Toulousain. C’est vrai, toutes les premières fois ne sont pas des réussites…

 

En face, Clermont se présente comme le solide leader du Top 14. Intraitables depuis le début de saison (une seule défaite avant le match contre Toulouse à l’extérieur, 4 victoires de taille contre le Racing à Colombes, Biarritz, Perpignan à la maison et Toulon à Mayol), les auvergnant alignaient une équipe très solide. Clermont arrivait donc à Paris plein d’ambition. Et si l’ASM faisait le déplacement jusque dans la capitale sans ses Français mondialistes (Parra, Bonnaire, Rougerie, Pierre) elle le faisait avec certaines de ses grosses recrues (Byrne, King, Vosloo, Kayser).

 

Paris de son côté alignait ce qui se rapprocherait de son équipe type. Avec Papé, Parisse, Szarzewski et Lyons devant, Contepomi, Rodriguez et Warwick derrière, le Stade Français avait fait clairement le choix de « mettre du lourd » d’entrée de match.

 

L’ASM dépassé dans tous les secteurs, Paris peine à tuer le match 

 

Une entame de match qui se faisait d’ailleurs tambour battant. L’ASM profitait de l’indiscipline Parisienne (5 pénalités en 15 minutes) pour prendre rapidement la tête 6 à 0. Mais sur la première action Parisienne, l’ailier Fainifo (celui qui ne marque QUE dans les 10 premières minutes des matchs qu’il joue) profitait d’une grossière erreur défensive des Auvergnats qui se trouvaient en sous-nombre après 2 temps de jeu pour aller planter le premier essai du match. Transformation ratée et 6 à 5 pour Clermont.

 

Dominateur en mêlée fermée, Clermont peine pourtant à exister dans le jeu. La défense Parisienne est très bien en place et opportuniste. En atteste cette interception de Contepomi sur un départ de Vermuelen qui se termine dans l’en-but des « Jaunards ». Transformation à nouveau ratée mais Paris mène 10 à 9.

 

A peine 1 min est passée quand le Stade Français repasse à l’offensive et il s’en faut de peu pour voir le Stade prendre le bonus. Après un judicieux coup de pied à suivre de Rodriguez, Fainifo se retrouve à la lutte avec Butin pour la conquête du ballon et il faut un geste désespéré (il tape le ballon volontairement de la main en ballon mort) de l’arrière Clermontois pour repousser l’échéance.

 

Mais sous pression, n’arrivant pas à se dégager, les hommes de Vern Cotter sont obligés de céder une troisième fois dans ce premier acte suite à une mêlée à 5m conclu par Williams. Servi à hauteur par Parisse, il plonge et tend le bras : essai. Transformation cette fois réussie par Contepomi. Le score est « seulement » de 17 à 9 à la pause. Dupuy a laissé passer 7 points et surtout la domination Parisienne se voit inutile, tant la mêlée des locaux souffre dans les moments importants. Paris aurait pu tuer le match, mais vire à la pause avec 8 points d'avance. 

 

Un second acte à sens unique, une équipe Clermontoise dépassée :

 

Au retour des vestiaires premier coup dur pour les Parisiens. Dupuy, touché à la cuisse doit céder sa place à Fillol. Mais un lutin talentueux peut en cacher un autre et sur l’un des ses premiers ballon négocié dans le camp adverse, Fillol feinte la passe et transperce le premier rideau. Il se présente seul face à Lee Byrne. Le demi tente alors la chose la plus naturelle pour lui : un cadrage-débordement et une mystification totale de son vis-à-vis. Il est repris par l’ailier opposé juste avant l’en-but mais son élan lui permet de conclure. L’ASM à ce moment là semble au fond du trou.     

 

Seulement cela sera mal connaitre les auvergnats que de les croire battus à la 50ème. Et sur un exploit individuel de Butin (coup de pied a suivre, récupération, accélération sur 30m), Clermont trouve un motif pour y croire. L’essai est transformé et Clermont revient à 30 à 15.

 

La pression parisienne s’intensifie alors et sur une énième action de classe de Contepomi (passe après contact en tombant), les Parisiens et Papé franchissent pour la 5ème fois la ligne d’en-but adverse. Score final 37 à 15.

 

Au final on retiendra les difficultés de Paris en mêlée, celle de Clermont en touche (catastrophique dans ce secteur), un Stade de France qui sonnait étragemment creux (60 000 personnes seulement) et une ambiance un peu molle pour une victoire de prestige. Clermont cède la tête du championnat et Paris peut a nouveau croire en une qualification éventuelle pour les phases finales. 

 

L’homme du match : Felipe Contepomi

 

L’action du match : La pétrification de Byrne par Fillol

 

L’autiste d’or du match : Cudmore pour sa baffe de cow-boy magnifique qu’il lui permet de finir le match 10 minutes avant ses coéquipiers. Un grand moment de poésie. La preuve : 

 
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Montpellier – Toulouse : les notes du match

5 Juin 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

On commence par le MHR : un match pas loin d’être héroique et des joueurs qui se sont dépassés ? Les notes sont très hautes pour une équipe qui a perdu.

 

Figallo : très puissant, dynamique, actif, il est l’un des grands artisans de la saison de cette équipe du MHR. Sur le match, rien à dire. Il a pris le meilleur sur son adversaire du soir Census Johnston et surtout son activité en défense a été vraiment bonne. Auteur de 6 plaquages dont un destructeur et n’ayant concédé qu’une seule pénalité pour un jeu au sol un peu bête, il peut sortir la tête haute de cette finale. Sorti à la 72ème minute et remplacé par Leleimalefaga 6,5/10.  

 

Rofes : un match en demi-teinte pour l’ancien numéro 3 au poste de talonneur. Si dans le jeu courant il a été présent avec quelques gros plaquages (dont le premier du match vraiment sérieux sur Médard), il n’a pas connu la même réussite en conquète avec quelques « pizzas » en touche. Remplacé à la 54ème par Caudullo. 4,5/10

 

Jgenti : un match intense où il a pu tricher allégrement en mêlée fermée (il n’a pas pousser une seule fois droit) et ou surtout il a rendu fou Human et Poux. Provocateur mais surtout présent au combat, le bouillant pilier goergien à fait son travail. 6/10 + 1 pour avoir été le seul premier ligne à faire tout le match soit une note de 7/10

 

Hanke : annoncé comme un troisième ligne de formation, ce grand échalas passé à la cage à été l’avant le moins en vue de cette finale. Combattant et volontaire, il concède une pénalité pour avoir gardé le ballon au sol faute de soutient. Plutôt discret dans sa partition, victime malheureuse de quelques mésententes aériennes, il sort d’un match moyen mais où il a joué son rôle. Ni plus, ni moins. 5/10

 

Fakate : de la puissance et de l’envie. Mais une défaillance musculaire trop rapide et une pénalité concédé pour un plongeon qui ne s’imposait pas, et voila que le monstre de Polynésie doit céder sa place dès la 53ème minute. Remplacé par le jeune De Marco, Fakate à fait preuve d’une grosse puissance en mêlée. Mais peu à l’aise dans le jeu courant et souvent un brin à la bourre sur les phases de combat, il a semblé chercher le bon rythme presque 20min. A noter aussi, son plaquage de judoka sur Albacete qu’il balance comme un fétu de paille… 5/10

 

Ouedraogo : La main cassée, a moitié KO, cramé mentalement, il s’y est quand même filé. 9 plaquages, première solution dans les airs, grattant deux ballons, courageux, exemplaire. Remplacé logiquement à la 67ème par Bost, le capitaine du MHR peut être fier de ses joueurs ! 7,5/10

 

Gorgodze : Si le MHR avait gagné, il aurait été l’homme du match. Puissant, plaqueur infatigable, ingérable dans les rucks, pénible au ras et pesant en coquète, le géorgien à une nouvelle fois prouvé qu’il était le meilleur joueur du Roussillon. 15 plaquages dont 3 ou 4 caramels des familles et surtout une capacité a mettre la pagaille dans l’enchainement des adversaires (un coup je traine hors jeu sur la ligne de passe, un coup je plonge sur le 9, un coup je pourri une sortie de balle l’air de rien) et le tout en ne concédant qu’une pénalité… Chapeau. Il doit avoir du sang argentin qui coule dans les veines.  7,5/10

 

Matadigo : Un match de diesel pour le Fidjien. Discret sur la première demi-heure, il a trouvé son allure quand les autres commençaient à baisser de pied. Pas vraiment gros plaqueur, pas vraiment surpuissant, son profil est assez atypique mais ne l’empêche pas de faire un bon match. 6/10.   

 

Tomas : Il a triché sur toutes les introductions en mélée, il a mis un nombre incalculable de petit coup après le coup de sifflet, il a assené une dizaine de plaquage, il a été solide dans tous les compartiments du jeu. Et pourtant… Il fait un bon match mais n’a jamais semblé en mesure de renverser le match tant il a vu peu de ballons. 6,5/10

Exemplaire dans son investissement, il cède sa place à Paillauges. Ce dernier ne restera que très peu sur le terrain, sanctionné qu’il sera d’un carton jaune en forme de carton rouge (il ne pourra plus rentrer sur la pelouse).  

 

Trinh-Duc : étouffé par la défense Toulousaine sur les rares ballons d’attaque du MHR, FTD à juste défendu comme un âne. Il a pris des avions toulousains dans la tronche tout la soirée et il ne s’est jamais échappé. 7 plaquages, 0 fautes, un jeu au pied plutôt bienvenu et un drop loupé, c’est une finale de bon niveau pour l’ouvreur des bleus. Il a gagné à coup sur son duel face à Skréla. En négatif : il est l’auteur de l’en avant qui scelle le match.  7/10

 

Bustos Moyano : Et bien pour une fois qu’il ne fait pas un miracle… Deux pénalités ratées en glissant, une ratée car trop courte… Même si il n’a pas pris l’eau sur son aile, il a fait un match très moyen. 1 sur 4 au pied, pour un buteur de sa trempe, c’est bien trop peu… 4/10

 

Fernandez : il a pris des grosses percussions mais il ne s’est pas échappé. Il a pris Jauzion dans la truffe une bonne demi douzaine de fois et il a rarement reculé. 5 plaquages en deuxième mi-temps, 7 sur l’ensemble du match, il a essayé de réguler au mieux la ligne d’attaque du MHR sans vraiment y parvenir. Il faut dire que sans ballons… 6/10

 

Mirande : courageux, moins puissant mais accrocheur, il a été régulièrement pris sur le 1 contre 1 face à Poitrenaud. Sanctionné sur un hors-jeu, souvent sur le reculoir, il n’a eu que son courage et ses épaules à offrir en sacrifice pour cette finale. Remplacé par Rees à la 70ème. 5/10

 

Nagusa : c’est l’homme de la finale… Un essai, un carton jaune, 3 pénalités concédés et une sortie sur blessure… Il a tout connu et surtout tout perdu. Il doit s’en vouloir terriblement d’avoir laissé ses copains à 14 pour un faute idiote (un en-avant volontaire qui ne s’imposait pas) et surtout il permet à Toulouse de revenir dans le match en faisant une faute bête (il plonge sur le joueur au sol pour contester le ballon) et en concédant 10m de plus en s’embrouillant avec les toulousains et en ne lâchant pas la balle. Cette faute, au plus fort du moment le moins dur de la finale pour le MHR sera rédhibitoire pour les joueurs du Roussillon. 2,5/10 + 1 point pour l’essai : 3,5/10 Replacé par le jeune Bérard.

 

Thiery : Alors je vais le pourrir car, certes, il a fini 9. Certes il a fait 70 premières minutes relativement correctes notamment dans l’occupation au pied et dans la couverture de terrain. Mais qu’est ce qu’il lui est passé par la tête pour décider de jouer vite la dernière pénalité, et surtout de tenter une chistera improbable dans les arrêts de jeu de la finale du top 14 ?! Il s’est cru à Rugby 08 ?! C’est proche de la faute professionnelle tant la solution de construire autour d’une percussion d’un gros semblait évidente. Résultat ? En avant de Trinh-Duc et fin du match. Montpellier vient mourir à 5 points et à 15m des poteaux adverses… 5/10 – 2 pour la faute inexcusable de fin de match, soit une note sévère mais juste de 3/10. Une dernière action dans une finale de top14, c’est pas la même qu'une dernière action de la finale de la coupe Fleury-Michon !

 

Toulouse : Dans l’ensemble les notes sont plus basses car au vue des qualités intrinsèques des toulousains, ils ont fait un moins bon match que les montpelliérains.

 

Human : En totale perte de vitesse, celui qui se voyait couronné meilleur pilier de France il a 3ans n’est plus que l’ombre de lui-même. Pris par Jgenti, moins à l’aise dans le jeu courant, il semble être redevenu un pilier moyen. 5/10.

Remplacé par Poux (aux alentours de la 50ème) qui justifie encore sa présence dans la liste de l’équipe de France par son dynamisme, sa polyvalence et sa puissance. 6/10

 

Servat : rapidement touché au genou, on espère qu’il s’agit d’un coup et pas d’un « pet » plus grave. Non noté. Remplacé par le très bon Lacombe, excellent lanceur et joueur des basses œuvres, sans être un copié collé de Servat, il reste un très bon deuxième talonneur. 5/10

 

Johnston : Pour moi c’est la plus grosse surprise de cette finale, Census s’est fait plié en mêlée par Figallo… Peu en vue, il doit sa sortie à un match assez laid (1 en avant, 1 pénalité, aucun plaquage franc…). 4/10

Remplacé par son cousin Falefa à la 74ème.

 

Millo-Chlusky : Guerrier comme toujours, il a mis la tronche et des grands coups de tête dans les rucks. Pas d’autre contribution pour lui mais un registre qu’il maitrise bien. 6/10. Remplacé par Maestri (1en avant mais beaucoup d’envie).

 

Albacete : Maitre ès conservation de balle, Pato a encore fait des misères à ses adversaires. Constament pénible, pesant de tout son poids sur les défenses, mettant les mains et les épaules aux endroits qui s’imposent, c’est un guerrier naturel sur lequel toulouse peut capitaliser. Il est le vrai grand patron de ce pack avec Dusautoir. 7/10

 

Boulhiou : un peu transparent pendant son heure de présence, il était là pour assurer les soutiens au large de la ligne et couvrir au niveau de ses centres. Mais comme sur cette finale, on a du écarté 4 ballons et demi, son boulot était assez inutile… 5/10. Remplacé par Nyanga qui par sa puissance et sa vivacité a été l’un des grands artisans de la victoire des siens. Nyanga a ni plus ni moins permis aux siens de remettre la marche avant à un moment où le vent semblait tourner en faveur des challengers.7/10

 

Dusautoir : Ca n’est pas son meilleur match, ca n’est pas son plus gros combat, mais que peut-on dire de plus que ce qui n’a déjà été dit. Il plaque, il gratte, il se bat, il enfonce, il disperse, il ventile… 7 plaquages mais surtout une énorme pression sur tous les points chauds. 7/10

 

Picamoles : Jouer contre ses anciens partenaires et ami ? Rien à faire ! Il a joué comme il sait le faire, à grand coup d’épaule et de raffut. Il a beaucoup avancé, il a beaucoup joué debout, il a plaqué aussi (5plaquages) et enfin il a permis aux siens de relancer la machine aux alentours de la 60ème. Pas d’essai, pas de gestes flamboyants, pas de percée monstrueuse… Mais c’est l’homme du match. 7,5/10.

 

Doussain : Un petit jeune de 20ans qui se hisse au poste de titulaire à la mêlée devant Michalak, Vergallo, Kelleher et Bézy, on ne va pas en dire du mal. Même si… Il a tendance à beaucoup trop porter les ballons et si il s’est fait prendre 5 ou 6 fois ballon en main, ca n’est pas la faute des ses partenaires. Il a été pesant mais surtout assez peu inspiré sur cette finale. Si toulouse est passé un peu a coté de sa finale, c’est en partie de la faute de son 9. Mais franchement, titulaire des champions de France à 20ans, à un poste à très haute responsabilités, chapeau !

 

Skréla : faut-il vraiment faire un laïus ? 3/8 au pied et un match très moyen. 2/10 car il aurait du tuer le match bien avant. Replacé par Bézy qui ne tremblera pas pour passer ses deux pénalités (faciles).

 

Médard : Un match plutôt moyen pour l’ailier international. Il faut dire qu’il a du voir en tout et pour tout 3 ballons. 3/10

 

Jauzion : Il portait le 13 mais jouait 12. Un match à l’image du joueur qu’il est devenu : monolithique. Sa performance se résume à : je prends je percute, j’essaye de rester debout. Il a joué peu de ballons mais il en donné encore moins et l’action venait régulièrement mourir au centre. Dans un registre centre « boum-boum » il est très bon. Mais que c’est chiant à regarder…

 

Poitrenaud : ce fut l’arrière le plus inspiré. Franchissant deux fois, très vif sur ses courses, à l’aise en défense, celui qu’on voyait de plus en plus comme un arrière exclusif s’impose de plus en plus comme un centre de talent. 7/10

 

Caucaunibuca : à deux doigts de marquer un essai gag (ou à la con), Le fidjien n’a pas spécialement brillé. L’action qui me revient en tête c’est sa percussion de mongolien sur Gorgodze sur une relance de son en-but. Coupable sur l’essai de Montpellier en ne prenant pas son vis-à-vis, c’est un match a oublier (contrairement aux autres matchs de phases finales). 4/10. Remplacé par Clerc à la 67ème.

 

Heymans : Lui aussi, ca n’est pas vraiment le meilleur match de sa saison. Auteur d’une superbe feinte de plaquage sur Nagusa (qui partait à l’essai), de quelques non-intervention dans la ligne, il a semblé crispé et surtout extrêmement nerveux. Inhibé, il n’a jamais su faire la différence. 4/10

Remplacé par Fritz (Poitrenaud passant 15), ce dernier a permis aux siens de remettre la marche en avant à un moment crucial. 7/10.

 

 

 

 

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Toulouse - Montpellier : présentation de la finale du TOP14 2011

4 Juin 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Ca y est ! La grande finale ! La sacrosainte messe du mois de juin à Saint-Denis. Les fidèles seront nombreux (environ 80 000) à assister à l’office et la grande communion ovale s’annonce belle et fraternelle.  

 

Mais attention ! Si la fraternité et l’amitié des peuples venus des terres septentrionales et dont le sceau de la balle ovale marque sans complexe le moindre carré de pelouse au sud de la Loire, la rencontre de ce soir est loin d’être une grande bouffe entre amis… Pas de champagne, pas de cotillons, pas de petit panneau avec « bienvenue » marqué dessus, pas de langue de belle mère, pas de confettis…

 

Non, à la place, un match d’hommes, de guerriers, de bucherons. Un match où les ballons valent cher, où les mêlées sont des batailles, où les touches sont des combats aériens, où les rucks sont des affrontements de tranchées. Nous allons avoir de la sueur du sang et des larmes.

 

Et comme tous les ans, cette finale s’annonce comme le point d’orgue d’une saison longue, éprouvante, difficile. Les corps sont fatigués, les hommes usés, les entraineurs à bout.

Pour tous les néophytes, le défi sans limite et sans autre raison que la joie de brandir un vulgaire bout de bois est tout simplement incompréhensible.

Mais pour tous ceux qui ont, un jour proche ou lointain, connu ce moment particulier. Un moment où, dans les odeurs de camphres et de sueur, dans le silence de cathédrale où seul le bruit délicat des crampons qui frappent le carrelage de ce lieu de secret et fantastique que sont les vestiaires, chacun se retrouve seul face à lui-même. Ce moment où, dans l’obscurité des couloirs des petits stades de provinces, la peur au ventre et le courage comme unique bouclier, des hommes dans la force de l’âge s’appètent à jaillir dans la lumière d’un stade de rugby pour y défier ceux qui se présenteront en face. Ce moment où, de l’anonymat confortable de la vie civile, ils passent aux commandes de leur destinée immédiate en revêtant leurs maillots. Ce moment où, comme les joueurs de ce soir et comme tous les joueurs de l’histoire de ce sport, l’espace d’un instant, ils vont être des coéquipiers, des amis, des frères, prêt à mourir pour son partenaire et croyant fermement que ses derniers en feraient autant. 

 

 

Et ce soir, cette finale est belle. Sur le papier elle est certes totalement déséquilibrée. Mais si il y a un match pour lequel le papier en veut rien dire, c’est une finale.

 

Sans plus attendre, la composition des deux meilleures équipes de cette année :

 

 

Toulouse :

 

Le XV de départ : Heymans ; Médard, Poitrenaud, Jauzion, Caucaunibuca ; (o) Skrela, (m) Doussain ; Dusautoir (cap), Picamoles, Boulhiou ; Albacete, Millo-Chlusky ; Johnston, Servat, Human.

Remplaçants probables: Lacombe, Poux, Maestri, Nyanga, Bézy, Fritz, Clerc ou Delasau, Falefa

 

A noter :

 

            Jauzion préféré à Fritz, Caucaunibuca à Clerc (encore incertain à cause de ses cotes) et surtout Doussain s’imposant comme le neuf titulaire de cette équipe toulousaine, la ligne d’arrière fleur bon l’équipe type.

 

            Devant, c’est la carte de la complémentarité et de l’expérience qui a été jouée avec notamment 7 joueurs ayant déjà joué une finale européenne ET une finale de championnat. Sur le banc c’est un peu moins impressionnant avec seulement une petite 50aine de sélection devant et un 60aine derrière…

 

            La mêlée risque d’être l’arme absolue pour Toulouse qui va s’appuyer sur la puissance de son pack et la force de pénétration de son axe 8-9-10-12 pour faire très mal au milieu de terrain.

 

 

 

 

Montpellier :

 

Le XV de Montpellier : Thiery ; Nagusa, Mirande, S.Fernandez, Bustos Moyano ; (o) Trinh-Duc, (m) J.Tomas ; Gorgodze, Matadigo, Ouedraogo (cap) ; Fakate, Hancke ; Jgenti, Rofes, Figallo

 

Remplaçants : Caudullo, Leleimalefaga, De Marco, Bost, Paillaugue, Berard, Rees, Thiart

 

 

A noter :

 

            Ouedraogo annoncé titulaire malgré sa fracture de la main, sa participation est très incertaine a seulement quelques minutes du coup d’envoi. En cas de forfait, c’est Bost qui prendra sa place et Bornman qui prendra place sur le banc.

 

            La puissance de Fakate et de Matadigo associé à celle de Gorgodze, si il a bien une chose qui ne fera pas défaut du coté de Monpellier, c’est la « grinta », l’envie de faire mal et d’avancer.

 

            Bustos Moyano, l’artilleur de cette équipe est aligné à l’aile, le poste de demi d’ouverture étant dévolu au FTD (lui qui a évolué aussi au centre cette année).

           

            Fernandez et Mirande, en l’absence de Doumayrou, vont avoir un gros match à livrer face à des adversaires de grand talent et de grande expérience. La puissance toulousaine va être difficile à contrer pour eux.

 

 

 

Les clefs du match :

 

Pour Montpellier : l’occupation du terrain, le réalisme, la capacité à gagner des duels dans les zones d’affrontement

 

Pour Toulouse : la conservation de balle, appuyer là ou ça fait mal (touche, mêlée) et mettre sou pression l’axe 9-10 en gagnant les duels sur les premiers plaquages.

 

D’un coté, inutile de dire que le match est sur le papier perdu d’avance. Toulouse est archi-favori est la chance du MHR sera de déplacer le combat au maximum et de peser de tout son poids dans l’axe profond. Le risque ? Donner beaucoup de ballon de relance à Médard Heymans et Caucaunibuca. La stratégie va alors porter sur la conservation de balle et la capacité du MHR à mettre beaucoup de rythme. Si les hommes de Galthié et Béchu ne parviennent pas à déstabiliser le monolithe toulousain en multipliant les temps de jeu dans la largeur, il faudra passer par du pied très loin dans le camp de Toulouse et prier pour tomber sur un Heymans dans un mauvais jour. Mais à moins de surprendre Toulouse en les prenant à leur propre jeu (conquête et domination Z0-Z1), Montpellier va devoir se résoudre à défendre fort et jouer les ballons de récupération à fond en écartant très loin et très profond.

 

A l’inverse, Toulouse va tout faire pour mettre sous pression les jeunes joueurs du MHR en insistant beaucoup dans les Z0-Z1. La puissance de l’axe 9-10-12 permet au joueur de la ville Rose de faire mal en première main et de jouer après contact en assurant des relais main à main. La chance de Montpellier est de briser la dynamique dès le premier plaquage. Dans le cas contraire, si les duels sont perdus devant, le MHR risque de ramasser tout le match. Je ne pense pas voir une occupation au pied trop longue pour Skréla qui préférera certainement balancer des grandes quilles pour tester Thiery, pas spécialement connu pour son talent dans les airs. La stratégie toulousaine devrait ressembler à celle qui leur a permis de l’emporter face à Clermont.

 

 

Le pronostique : 32 à 15 pour Toulouse. Après une première mi-temps à sens unique, Toulouse mene rapidement au score pour céder seulement en fin de match.

Un essai de Servat et un drop de Skréla :)  

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Toulouse – Clermont : comme un air de finale

27 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 Deux des plus grosses écuries du championnat, une pléiade d’internationaux, deux grands coachs, deux clubs aux infrastructures inégalables et au public toujours présent. Sans manquer de respect à nos amis francilien du racing ou nous amis montpelliérains, cette demi-finale du Top 14 sonne très fortement comme une finale avant la lettre.

 

Le match de ce soir va ainsi voir s’affronter au Vélodrome de Marseille le plus gros palmarès français (Toulouse) face aux champions en titre (Clermont).  

 

Les compositions :

 

Toulouse :

 

Le XV de départ : Heymans ; Médard, Jauzion, Poitrenaud, Clerc (ou Caucaunibuca) ; (o) Skrela, (m) Doussain ; Dusautoir (cap), Picamoles, Bouilhou ; Albacete, Millo-Chluski ; Johnston, Servat, Human.

Remplaçants : Poux, Lacombe, Falefa, Maestri, Nyanga, Bezy, Fritz, Caucaunibuca (ou Delasau)

A noter à Toulouse :

 

Grosse incertitude autour de l’ailier international Vincent Clerc. Touché aux cotes, sa participation est remise en question à seulement quelques heures du coup d’envoi. Son absence possible serait compensée par Caucaunibuca dans le XV de départ et par Delasau sur le banc.

 

Jauzion retrouve une place de titulaire en lieu et place de Florian Fritz. En perte de vitesse avec Toulouse, le « monument » qu’il est risque de revenir aux affaires la bave aux lèvres, vexé qu’il doit être de ne pas être de la coupe du monde.

 

Le plus gros pack du championnat est au complet et… ça fait peur. Quand sur le banc on se paye le luxe d’avoir des joueurs comme Nyanga, Maestri, Poux… La mêlée va être un combat monstrueux et les Toulousains ont l’air d’être infaillible en conquête avec autant de sauteurs et de puissance au ras du sol.

 

La titularisation de Doussain au poste de demi de mêlée et la présence du polyvalent Bezy sur le banc est à mettre en relation avec la mise à l’écart de Michalak et de Kelleher. Cela laisse à penser que la passation de pouvoir entre l’ « ancienne » et la très jeune génération à la charnière est déjà en marche.

 

Tous les postes sont doublés mis à part le poste d’arrière. Mais quand on a Poitrenaud et Médard, deux des meilleurs 15 de France, qui peuvent glisser à l’arrière, c’est un faux problème. Le seul vrai gros problème serait en cas de pépins pour Picamoles, le ST ne disposant d’aucun véritable 8 de métier derrière lui. Nyanga, Dusautoir ou encore Boulhiou pourraient glisser au couloir mais aucun n’est capable de jouer dans un registre similaire à celui de l’ex-montpelliérain.  

 

Clermont :

 

Le XV de départ : Floch ; Fofana, Pisi (toujours incertain), Canale, Malzieu ; (o) James, (m) Parra ; Lapandry, Vermeulen, Bonnaire ; Privat (cap), Cudmore ; Scelzo, Ledesma, Faure.

Les remplaçants : Ti'i Paulo, Debaty, Pierre, Lauaki, Senio, Murimurivalu, Joubert, Zirakashvili

 

A noter à Clermont :

 

Clermont est dans l’obligation de faire confiance à une ligne de ¾ un peu expérimentale avec Fofana et Canale titularisé et Pisi incertain. Face à l’armada toulousaine, cette équipe en mal de repères risque de beaucoup souffrir. Mais il ne faut pas non plus oublier que Joubert-Canale, c’est deux finales de championnat en tant que titulaires.

 

Lauaki sur le banc, c’est Vermuelen, moins talentueux mais tellement plus guerrier dans l’âme qui lui a été préféré. Même constat pour Privat préféré à Pierre. Mais cela donne ainsi un banc de très belle facture avec Debaty, Ti’i Paulo, Pierre, Lauaki et Zirakashvili pour les avants.

 

Amputée de Domingo, Rougerie, Lavea, Ric, White, Williams et probablement de Pisi, l’équipe de Clermont se présente diminuée mais surtout sans vrai 10 de métier en cas de blessure de James. Si James venait à se blesser, c’est alors Parra qui passerait à l’ouverture et Senio entrerait en 9. Même casse tête en cas de blessure de Floch, Fofana (ou Malzieu) glissant à l’arrière et la révélation Murimurivalu pouvant faire son entrée à l’aile.

 

 

 

Les clefs du match :

 

Les clefs du match sont au nombre de 4 : La touche et la mêlée (classique), l’efficacité et enfin la capacité de franchissement.

 

La mêlée : avantage Toulouse. Articulé autour d’un axe 2-4-5-8 ultra puissant et surtout avec deux des piliers les plus destructeurs du championnat, la mission de la première ligne de Clermont s’annonce compliquée. Scelzo et Ledesma sont titulaires et leur expérience va s’avérer importante mais que cela s’annonce dur pour eux…

 

La touche : Avantage Toulouse. Servat, sorte de métronome du lancer, Boulhiou et Albacete, deux tours de contrôle et Bru à la construction de cette touche, soit autant d’arguments pour croire en la supériorité Toulousaine. Mais attention : en face Lapandry et Bonnaire sont deux sauteurs de très haut niveau.

 

L’efficacité : Avantage Clermont. On a vu cette saison que si Clermont n’avait pas autant de qualités que les années précédentes, si il a bien une chose qu’on ne peut leur retirer c’est le fait qu’ils soient capable de tuer le match sur 2 ou 3 temps forts. En face, sans être inoffensifs, Toulouse a connu des matchs cette saison où en ayant franchit a de nombreuses reprises, ils n’ont pas trouvés le chemin de l’en-but.

 

La capacité à franchir : Avantage Toulouse. Plus de puissance, plus de vitesse et surtout des individualités bien plus en forme que celle d’en face, le ST semble avoir l’ascendant. Picamoles, Jauzion ou Servat vont peser très lourd dans les un contre un.

 

 

 

Le pronostique (en bois) LPHS :

 

Comme on a pu le voir, sur le papier, le Stade Toulousain est plus fort. La vérité du terrain pourrait être tout autre que celle qu’on croit voir entre les lignes mais on ne peut qu’en douter…

Le coaching traditionnel de la 60ème minute pourrait faire basculer le match ou en tout cas faire évoluer les scores bien plus vite. Et la encore, le banc semble être à l’avantage de Toulouse.

Le score : 25-12 pour Toulouse. Après une entame de match solide, les Clermontois vont vite montrer leurs limites en conquête et la puissance toulousaine va très rapidement assommer le match avant la mi-temps.  


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Stade Français : le match de la dernière chance ?

18 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Le stade français n’a plus le choix, il doit gagner s’il ne veut pas mourir. La donne est aussi simple que hautement compliquée.

 

Placé malgré lui dans les affres économiques des dettes et des déficits, victime d’une gestion moyenne aussi bien sportivement qu’administrativement, le club qui dominait les années 2000 et qui générait le plus de produits dérivés  est aujourd’hui… Dans la panade. Opposé à une redoutable équipe des Harlequins, vendredi, c’est victoire impérative.

 

Pourquoi impérative ? Tout d’abord sportivement, parce qu’une victoire en challenge ouvrirait les portes de la H-Cup et surtout redonnerait un peu d’attractivité à une équipe en mal d’objectifs. Ensuite et surtout économiquement, permettant de toucher un peu d’argent via la « grande » coupe d’Europe. Sans cet argent, c’est la grande et pénible fuite en avant qui continuera. Petite analyse d’une crise qui menace l’un des rares clubs au nord de la Loire.

 

Une crise sportive : la fuite des talents jamais remplacés…

 

Victoire impérative ? Et bien oui. Tout d’abord pour la confiance. Voila maintenant 5ans que le club n’a rien gagné. Ensuite pour gagner le premier trophée européen du club. Troisièmement, pour faire honneur aux clubs français, en tant que dernier représentant français en coupe d’Europe. Enfin pour se donner un peu d’air du coté de la trésorerie et générer des revenus plus conséquents grâce à la H-Cup, une victoire étant la dernière chance pour le club d’accrocher le wagon de la « vraie » coupe d’Europe et ses quelques centaines de milliers d’euros en plus.

 

La débandade sportive est terrible : le SF est passé de 5 titres en 10ans à la lutte pour le maintient… Cruelle descente aux enfers.

 

Mais au delà du palmarès vierge, au delà des résultats très décevant pour l’un des clubs majeurs du championnat, c’est surtout l’absence de certitude et de continuité qui est la plus inquiétante…

 

Accrochez vous les pépères et les mémères, en 10 ans, voici la liste non exhaustives des joueurs de très grand talent qui sont partis ou ont stoppés leurs carrières : Marconnet (BO), Emmanuelli (Clermont) Blin (poussé dehors), August (BO), De Villiers (retraite), Auradou (retraite), James (retraite), Brouzet (retraite), Martin (A.B), Sowerby (ST), Tabacco (retraite) Fillol (Racing), Pichot (retraite), Dominguez (retraite), Lombard (Racing), Glas (retraite), Dominici (licencié), Comba (retraite), Galthié (France 2 ?), Corleto (retraite)…

Plus récemment : Saubade (Racing), Bergamasco (Racing), Messina (Toulon), Albouy (CO), Kayser (Leicester), Skréla (Toulouse), Taylor (Bath), Gasnier (rugby à 13), Tchale-Watchou (USAP).

A venir : Beauxis (Toulouse), Bastareaud (Toulon) et on annonce Leguizamon, Parisse, Haskell et Palmer sur le départ…

Du coté des entraineurs, ca n’est pas mieux : ont été virés ou sont partis en moins de 5ans Galthié, Dominici, McKenzie, Landreau, Faugeron et Delmas.

 

Dès lors, sportivement, comment espérer faire quelque chose sans la moindre stabilité ? Les leaders de jeu n’ont jamais été remplacés, les joueurs formés au club et y jouant sont quasiment inexistants, les départs trop rarement compensés et le recrutement pour tout dire assez incohérent. Et encore, le stade Français se présentait jusqu’à aujourd’hui comme l’un des plus gros clubs du championnat. Alors que va-t-il devenir si la H-Cup ne permet même plus de faire miroiter une quelconque présence européenne ? Pourquoi signer au SF plutôt qu’ailleurs ?

La petite mort du Stade commence à être évoquée : relégation sportive, administrative, dépot de bilan, investisseur timides... 

 

Le Stade ne séduit plus autant. Il n’y qu’à voir le nom des recrues… Warwick (30ans), qui ne joue plus avec le Munster, Contepomi (33ans) et Kelleher (34ans)… un recrutement d’avenir en somme.

 

A ce phénomène vient s’ajouter d’autre facteurs qui font du SF un club du siècle dernier : des conditions d’entrainements pitoyables inhérentes à la capitale parisienne (la cité U embourbée la moitié de l’année, Carpentier et son terrain en synthétique, pas de terrain d’entrainement fixe jusqu’à l’année dernière, pas de terrain privé). Les joueurs sont des nomades, trimballant leurs carcasses et leurs sacs aux 4 coins de Paris et parfois même de l’ile de France (du Haras du Plessis jusqu’à Saint-Denis). Le stade français c'est aussi un esprit « famille » aux antipodes du rugby consumériste qu’on essaye de nous vendre depuis quelques années, un public restreint de connaisseur mais un stade qui peine à se remplir… Et quand dans le même temps le Racing fait carton plein (stade rempli et phases finales), cela augure d’une concurrence redoutable au sein même de la région francilienne.  

 

Mais si sportivement, la solution semble difficile à trouver, l’arrivée de Michael Cheika ouvre de vraies possibilités : l’australien s’appuie sur les jeunes (Slimani, Joly, Flanquart, Plisson, Briatte, Bonneval), essaye de construire autour de quelques leaders (Dupuis, Papé, Parisse) et surtout dispose d’une expérience et d’un savoir faire qui ne peut qu’être positif. Tous les espoirs sont permis et meme si l’année de transition du SF dure depuis 2ans et demi, on peut espérer voir un vrai mieux dans les mois à venir.

 

Non, le problème le plus profond du stade français se situe ailleurs… en coulisse. 

 

Une crise économique : le capital du SF redistribué

 

Pendant longtemps, un président omnipotent et omniscient a suffit à l’unique club de la capitale. Il état là pour la remontée, puis pour le premier titre, puis pour la première finale européenne. Il a connu Galthié et  De Villiers jeunes, Marconnet enfant, Auradou dans la fleur de l’âge, Pichot en culotte courtes, Hernandez… non, Hernandez je ne peux pas, c'est trop frais…:'(

Max Guazzini a tout connu. Il a planté une petite graine et ses talents de chef d’entreprise en ont fait un baobab. Il a crée une dynamique de victoires, a fait du stade Français un club à part, a fait venir des joueurs de talent sans jamais céder aux sirènes des starlettes de l’autre hémisphère, a transformé un petit club familial en machine de guerre. Max et le stade, c’est Jack et le haricot magique.

 

Et puis, le professionnalisme est allé plus vite que lui. Les idées n’étaient plus si uniques, copiées et recopiées qu’elles étaient (délocalisation, publicités dans la ville etc…). C’est le cercle vicieux qui supplante le cercle vertueux. Les dettes, les résultats médiocres, les mauvais choix, la DNACG… Dans l’urgence, le SF à ouvert son capital aux « socios » du club, puis a presque tout le monde. Le message ? Il nous faut, et vite, de l’argent frais. Mais cette ouverture de capital à des conséquences, à commencer par la redistribution des rôles parmi les actionnaires.

 

Guazzini, président symbolique de ce club qui a marqué les années 2000, va donc peu à peu se retirer. Non pas qu’il parte vivre une paisible retraite, bercé par le rythme des chansons de Dalida dans son fauteuil en cuir rose clouté, entouré des posters géant Rugbymag 1997 de Dominici et Dominguez, assaillit par une cruelle nostalgie qu’on appel « le bon vieux temps ». Non, pas du tout. Il va juste céder une partie de son capital pour finalement ne plus être actionnaire majoritaire. Il a beau démentir dans la presse, pris dans un dilemme aussi insoutenable que celui de la vraie mère dans la légende du roi Salomon, Max va préférer céder son bébé que de le voir mourir.

Cela va de pair avec la délégation de certaines de ses compétences. Longtemps acteur unique du club en matière de recrutement, pour la première fois il vient de donner les renes à son entraineur. 

 

Ce départ annoncé pour 2013 au plus tard est symptomatique d’une gestion chaotique et étrange… Illustration de ce qui me travaille depuis des mois. Il y a deux ans, au plus fort de la crise sportive du stade français consécutive au départ de Galthié (il a un flair d’Epagneul Breton celui là…) et avec l’arrivée du coach mangeur de sandwich alias Ewan « l’incompris » McKenzie, je me rendais à un match qui opposait le SF à un petit club du sud-ouest prometteur : Toulouse. C’est le classico, la grosse rencontre estampillée canal +, des cascades de voitures, des geysers de flamme de 10mètres de haut au bord du terrain, une sortie des joueurs sur la musique de Starwars, des regards humides qui se croisent à la sortie des vestiaires et une tension qui monte crescendo au rythme de la sortie des acteurs… A l’arrivée de ce match ? Une défaite 36 à 0 et une mise en lumière pitoyable de ce qui marche toujours et de ce qui ne marche plus. Malgré la défaite, réglé comme du papier à musique, le spectacle de fin de match : un feu d’artifice de 10 petites minutes. Je me retourne alors vers mon père, à mes cotés et je ne peux m’empêcher d’avoir cette petite phrase : « plutôt que de dépenser autant d’argent dans du hors rugby, ils ne peuvent pas acheter deux ou trois bon joueurs ? »… Le Stade Français depuis 3ans, où quand le hors terrain devient plus important que le terrain.

C’est même l’aveu de Guazzini il y a quelques mois. en substance, il confesse qu'entre le nouveau stade, le recrutement, les produits dérivés, les spectacles, les meufs a moitié à poil, les abonnements… on en oublie le principal : le sportif.

 

La question est alors la suivante : Comment peut-on se détourner autant de ce qui était à la base, la raison d’être d’un club sportif : la victoire et les titres ? Si la vie d’une équipe de sportifs de haut niveau n’est plus que de vendre des strings  et d’être sexy sur les photos,  il faut ouvrir une boite de nuit gay, pas un club de rugby… Constat dur mais pas si loin de la réalité : si gagner des matchs passe après vendre des maillots, alors c’est que le club va plus mal que ce que l’ont croit.

  

C’est donc, probablement sujet à une certaine lassitude, que Max va faire, dans les mois ou les années qui viennent, un ou deux pas en arrière dans l’organigramme du club.

 

Ce départ sera alors la fin d’une ère que j’ai haï. Alors fini les délires rococo-mégalo-ringards ? Fini les maillots « chute de papier peint de chez ma mamie » (marron à fleurs roses, bleu à fleur de lys, pop art « Blanche de Castille »…) ? Fini les musiques pourries qui puent les années 80 («C’est féériqueeeeuuuhhh» « Lala lala lala Stade Françaissssssssss… ») ? Fini les spectacles nullissimes d’avant match (avec des vrais morceaux de Kitch dedans !) ? Fini les calendriers à poil, la bite en érection de Dominici à la main ? Fini les arrivés du ballon dénudées ? Fini la colonie argentine aussi brillante qu’ultra-sexy (ils m’énervent les argentins : ils sont géniaux et en plus ils sont beaux gosses…)? Fini le rose et un retour aux VRAIES couleurs de Paris, bleu et rouge ? Fini la limousine? Fini les danseuses insupportable du Lido et leur plumes rose ? Fini la bodega ? Fini les défilés d’enfant venus de toute l’ile de France, les yeux émerveillés de faire le tour du plus grand stade de France avec le maillot de leur petit club sur le dos ? Fini Alexandra Rosenfeld ? Fini les éminences grises  veillant dans l’ombre au bien du club (Auradou, Pichot, Dominici)? Fini les bières qui sentent un peu la sueur à Bouin ou Charlety dans des verres à fleur rose ? Fini les phases finales de voleurs et les essais d’escroc dans les arrêts de jeu ? Fini les marrons contre le BO ? En somme : fini le Stade français qu'on connait ?

 

Pour être honnête, je n’en sais rien. Mais en attendant le jour de la libération, celui où nous brulerons ces putains de drapeaux roses, et où je raserai personnellement le crane des femmes (et des hommes) collabos consommateurs avides de calendrier des Dieux du stade et de strings stade Français, et où je pourrais, avec l’aide d’une quinzaine de copain tondre dans la foulée la tignasse de catcheur des années 90 de Dimitri Szarzewski, en attendant ce jour bénit des dieux du rugby, je me dois d’être derrière l’équipe de ma ville… Alors oui, je la déteste. Oui elle m’insupporte. Oui, je balance 400 vannes par articles dessus. Oui, je les hais depuis que je suis en âge de comprendre que politique et rugby en Ile-de-France sont indissociables et que devant la poule le grain de maïs a toujours tort. Oui Guazzini me rend fou avec ses idées en contradiction totale avec ma vision du rugby. Oui, oui et re-oui. Mais il faut être honnête, j'ai été bercé par ce club, il représente quelque chose, il réussit le tour de force de créer un concensus tacite entre tous les supporters de rugby ("on déteste le stade français et son rugby paillette") et plus que tout : sans le Stade Français, et surtout sans Max, je me ferais un peu chier… Allez les Stade Français (ou putain ca fait mal de dire ça...) 

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Top 14 : Les phases finales sont enfin là !

13 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Et c’est parti pour les matchs couperets ! Une victoire ou c’est la porte. C’est tout ou rien. Si tu es le plus fort, tu continues, sinon tu rentres à la maison…

 

6 mois de match sous la pluie, dans le froid et dans la boue. 26 matchs, tous difficiles et éprouvant. Une saison de labeur, de souffrance, de coups durs et de coups d’éclat. Tout ça pour une chose : ces foutues phases finales.

 

Alors il y a bien sur les habitués, ceux qui sont rompus à ces joutes du mois de mai et de juin : Clermont le tenant du tire, Toulouse l’éternel demi-finaliste, Biarritz l’équipe la plus titrés des années 2000… Et puis, cette année il y a aussi ceux que personne ou presque n’attendait là : Montpellier porté par le duo Galthié-Béchu, le Racing de Berbizier et Castres sous la houlette de Travers et Labit.

 

 

Le tirage au sort des phases finales ont eut lieu et voilà ce qu’il en ressort :

 

les barrages sont très indécis (Clermont-Biarritz ce soir et Castres-Montpellier demain), et assez inattendus : si la présence du BO et de l’ASM ne sont pas franchement une révolution de l’ovalie, le fait qu’ils soient en barrages est déjà moins conforme aux pronostiques de début de saison. La formule du top 14 étant ainsi faite, tous les gros ne pouvaient pas passer directement et quand on voit le sort que le championnat à réserver à Toulon, Bayonne, Paris ou Perpignan… Les barrages sont déjà très positifs pour ces 4 équipes.

      De l’autre coté, le MHR et le CO sont les deux grosses surprises de la saison.           

Montpellier a arraché sa victoire contre Toulon dans un véritable huitième de final quand le CO, lui, faisait preuve d’une maitrise tout au long de la saison digne d’une   équipe de très haut niveau. Le CO doit aujourd’hui beaucoup mieux digérer son élimination prématurée en H-cup, eux qui n’ont pas l’effectif le plus large du    championnat.

 

Les Toulousain et les Franciliens du racing vont bénéficier d’une semaine de repos supplémentaire par rapport aux barragistes. Alors deux choses : cela explique (nous allons le voir) en partie pourquoi les équipes qui jouent aujourd’hui et demain ont tendance à faire appel aux remplaçants de luxe de leur effectif pour préserver les titulaires habituels en cas de qualification. Et surtout cela est à double tranchant pour les qualifiés : si ils auront une semaine de plus pour récupérer d’une saison longue et éprouvante, ils pourraient se laisser surprendre par l’intensité d’un match de « Play-off » contrairement aux barragistes qui auront déjà joué un match à élimination directe.

 

Le tirage au sort fait qu’il vallait mieux finir 2ème que 1er cette saison : sans faire offense aux Castrais et aux Montpelliérains, le Racing doit quand même être ravi de rencontrer le vainqueur de ce barrage N°2 plutôt que l’un des ogres Clermontois ou Biarrot. Toulouse eux doivent presque regretter leur victoire contre Clermont…qu’ils pourraient rejouer dans 7 jours…

 

Que les phases finales devraient se faire sans quelques joueurs majeurs chez les qualifiés : Chabal suspendu, Rougerie gravement touché à la cheville, Michalak (pas un joueur majeur, il est vrai mais tout de même absent) sur le départ : il devrait être libéré dans les jours qui viennent par son club pour s’engager directement avec les Natals Sharks, Traille encore en délicatesse avec son talon… Finalement, seul le CO et le MHRC sont au complet avec notamment le retour de Kayser et Fakaté.

 

 Les compositions pour ce soir :

 

Clermont – BO :

 

Biarritz :

 

Le XV de départ : Balshaw ; Ngwenya, Bosch, Mignardi, Bolakoro ; (o) Peyrelongue, (m) Yachvili ; Harinordoquy (cap), Lakafia, Lund M; Taele, Lund E; Johnstone, Terrain, Coetzee. 

Les remplaçants : Guinazu, Afoa, Thion, Lauret, Lesgourges, Tranier, Hewlett-Petty, Marconnet (23e homme).

 

A noter :

 

Thion, Lauret, Hewlett-Petty et Marconnet sont sur le banc : ils devraient faire leur entrée eux qui sont des titulaires en puissance.

 

La paire de centre est assez inexpérimenté et va manquer de repère : Mignardi fait son retour lui qui avait du souffrir de la concurrence de Gimenez depuis quelques mois. Bosh et Mignardi vont devoir sortir un gros match pour faire oublier Traille et Gimenez.

 

Terrain aura la lourde charge de faire oublier l’un des grands absent du pack du BO, August, gravement touché aux ligaments du genoux et absent pour les 6prochains mois. On sait que la conquête sera déterminante et les lancer ne sont pas le point fort de Romain Terrain.

 

Clermont :

 

Le XV de départ : Floch ; Fofana, Joubert, Canale, Malzieu ; (o) James, (m) Parra ; Lapandry, Lauaki, Bonnaire ; Privat (cap), Cudmore ; Scelzo, Ledesma, Debaty.

Les remplaçants : Ti Paulo, Faure, Pierre, Vermeulen, Senio, Russell, Murimurivalu, Zirakashvili

A noter :

 

Un 15 de départ très expérimenté et un banc de très grande qualité, Clermont fait parler son effectif pléthorique en cette fin de championnat : 3 internationaux français sur le banc, 5 avants qui sont régulièrement titulaires. Seul bémol : l’absence d’un vrai 10 sur le banc, Russel ayant prouvé contre Paris en challenge européen ses limites à ce poste.

 

Une paire de centre puissante et qui à déjà été deux fois finaliste, Canale et Joubert vont essayer de peser sur une paire de centre biarrote qui sur le papier est un peu moins forte.

 

En titularisant Lauaki, le message est clair : la puissance du Néo-zed est là pour contrer celle du tout jeune appelé Lakafia.

 

 

Les clefs du match :

 

Le duel aérien Bonnaire/Harinordoquy.

Le combat de la troisième ligne : Lund-Lakafia-Imanol face à Bonnaire-Lapandry-Lauaki

L’apport du banc : Thion/Pierre, Zirakashvili/Marconnet, Faure/Afoa…

La réussite des buteurs : Parra face à Yachvili, un duel qu’on pourrait retrouver dans un contexte différent pour savoir lequel des deux portera la tunique bleue en tant que 9 titulaire en NZ.

 

Avantage : Clermont. Ils jouent a domicile, ils bénéficient d’un effectif peut être plus profond et surtout ils ont un titre à défendre.

 

Le pronostique LPHS : 20 à 12 pour Clermont.

 

 

      Enfin une petite remarque concernant les demi-finales : en fait quand la ligue dit "sur terrain neutre" il faut comprendre "à Marseille", les deux matchs ayant lieu au Vélodrome... Pas de chance pour tous les supporters au nord de la Loire qui n'auront le droit qu'à une finale à Paris si ils font le couteux investissement de payer pour l'épilogue de la saison, mais surtout pas de chance pour tous ceux qui sont domiciliés dans une grande ville entre Paris et Marseille (Bordeaux, Lyon, Nantes) vu que ces derniers n'auront le droit à rien si ils n'ont pas canal ou pas les moyens d'aller à Marseille ou Paris... 

 

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22ème journée du top 14 : une dernière ligne droite qui dure

28 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

Et on commence comme toutes les semaines par le récapitulatif des scores et des résultats du week-end et on commence par la lutte acharnée pour le maintient.

 

On attaque par le match des mauvais élèves avec le match de la dernière chance pour Bourgoin. En déplacement chez une autre équipe en difficulté, Brive, le CSBJ a encore pris une valise monstrueuse. Après une première mi-temps correcte (17 à 3), les isérois vont exploser dans les 15 dernières minutes avec un terrible 24 à 0 encaissé. L’indiscipline du CSBJ est une fois de plus rédhibitoire (2 cartons jaune, une quantité monstrueuse de pénalités concédées).

Brive se donne une énorme bouffé d’oxygène avec cette victoire bonifiée et surtout fait le plein de confiance à une semaine du match de la peur entre Brive et La Rochelle.

 

Toujours chez les équipes sous pression, direction Armandie. Agen recevait, la boule au ventre, les champions en titre, Clermont. Et mieux valait ne pas arriver en retard. Au bout de 10min seulement, déjà 10 à 7 pour Agen. La suite ? Un véritable festival agenais, qui ont multipliés les relances et les courses. Dépassés dans l’envie et dans l’implication, les clermontois ne vont jamais réussir à revenir. Pire, le bonus défensif va leur échapper. Agen, eux aussi, s’offre un sursis jusqu’aux échéances futures.

 

Enfin dernier match chez les mal-classés avec la réception de l’Usap dans l’antre Rochelaise. Toujours dur a manœuvrer à domicile, les rochelais n’ont jamais fait illusion. Rapidement menée 22 à 6 au bout de seulement 20minutes, ils n’ont jamais su mettre la marche avant. Confronté à une équipe en pleine confiance et surtout lancé vers la qualification, le SR monte sur l’échafaud. Ils sont relégables et leur calendrier s’annonce particulièrement pénible avec un déplacement à Agen et la réception de Brive dans les 2 prochaines journées.

 

Le gros match du week-end, la réception de Toulouse par le Racing dans un stade de France pour la première fois investit par le club des Hauts-de-Seine. Et c’est rapidement à la démonstration que le match a tourné. Une partie qui fut éclaboussée par le talent de l’ouvreur du Racing, Wisniewski, auteur de 28 points. Ce match va être aussi marqué à la fois par la blessure de Fall (fracture du plancher orbital) et de ses larmes dans les tribunes et par la grosse frayeur de Dusautoir (grosse entorse de la cheville) et qui doivent tout les deux penser très fort à la coupe du monde quand ils sont sorti du terrain. Au final la victoire est aussi logique pour le Racing qu’inquiétante pour les toulousains qui n’étaient pas venus en touristes.  

L’autre gros match du week-end voyait l’opposition des deux clubs basques Biarritz et Bayonne au stade Anoeta. Un vrai derby qui avait pour objet la domination et la prise de pouvoir dans le pays basque. Et c’est comme très souvent ces dernière années une large victoire du BOPB qui a pu asseoir la domination des biarrots. 34 points concédés en une mi-temps, inexistants dans le premier ¼ d’heure, complètement à coté de leur sujet, concédant le point de bonus après seulement 31minutes, les bayonnais se sont peut-être vu trop beau après leur victoire référence contre l’ogre toulousain.  

 

Toujours chez les gros, le RCT se déplaçait dans l’une des places fortes de la saison : le terrain du Castres Olympique. Pierre-Antoine a tremblé. Dans un match d’une épaisseur assez exemplaire, le RCT va nourrir des regrets : 4 pénalités loupées dans les 10 dernières minutes. Le festival de Robocop alias Romain Teulet à une nouvelle fois été remarquable et remarqué. En effet, Wilkinson-la-classe a voulu attendre la sortie du héros du match pour le féliciter personnellement. Ignorant totalement que le champion du monde l’attendait, Teulet faisait le tour du stade avec ses copains. Mais après des excuses et surtout un gros moment de solitude pour Teulet, la faute est semble t-il pardonnée. Le RCT repart avec le bonus défensif dans un stade où le moindre point pris est de plus en plus précieux.

 

Enfin le dernier match de la journée opposait une équipe en forme à une équipe à la peine. Et comme un symbole, le MHR s’impose à l’arraché après un match de trainard. Terrible désillusion pour le Stade Français, qui après avoir fait un match sérieux et engagé, menait 20 à 12. Mais le carton jaune de Papé a été terrible : 17 points encaissés en 10minutes et une victoire qui échappe cruellement aux parisiens. Ils prennent le bonus face à une très solide équipe de Montpellier, mais quand on touche du doigt la victoire, le bonus n’a pas la même saveur. Paris va commencer à peut-être même regarder dans le rétro…

 

 

Montpellier

29 - 23

Stade Français

Racing Métro 92

43 - 21

Toulouse

Biarritz Olympique

40 - 10

Aviron Bayonnais

SU Agen

26 - 17

ASM Clermont Auvergne

La Rochelle

16 - 34

Perpignan

Brive

50 - 6

Bourgoin

Castres Olympique

18 - 12

Toulon

 

Un point sur le classement nous permet de dire que le championnat sera passionant jusqu’au bout.

 

Si les choses devaient en rester là :

 

Barrages : Castres – Usap // Biarritz- MHR

 

Qualifiés pour les demis : Toulouse – Racing  

 

Relégués : CSBJ – La Rochelle

 

Toulon et Clermont seraient alors les grands perdants de ce sprint final.

 

Mais une chose est sure, personne, mis a part Toulouse et peut-être Agen et Brive ne veut que le classement en reste là

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

69

22

14

1

7

582

434

148

2

Racing Métro 92

68

22

14

2

6

562

450

112

3

Castres Olympique

63

22

13

1

8

523

421

102

4

Biarritz Olympique

62

22

13

1

8

547

470

77

5

Montpellier

61

22

13

1

8

495

420

75

6

Perpignan

58

22

12

3

7

469

430

39

7

ASM Clermont Auvergne

58

22

12

0

10

499

395

104

8

Toulon

56

22

12

0

10

454

411

43

9

Aviron Bayonnais

54

22

12

0

10

437

438

-1

10

Stade Français

49

22

10

1

11

504

473

31

11

SU Agen

38

22

8

1

13

414

581

-167

12

Brive

37

22

6

2

14

410

460

-50

13

La Rochelle

33

22

6

1

15

421

554

-133

14

Bourgoin

5

22

2

0

20

312

692

-380

 

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