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Les Petites Histoires du Sport

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Question du jour : L’arbitrage doit-il être infaillible pour être un bon arbitrage ?

21 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Au lendemain d’une défaite amère, à la buvette d’après match, au détour d’une discussion passionnée, dans  les tribunes à la mi-temps, dans son canapé devant canal ou pendant une conférence de presse d’après match. Peu importe le contexte, le score, le déroulement de la partie, le supporter de base, le socio révolté du virage, l’intégriste de l’applaudissement et l’hémiplégique du rugby ne va parler que d’un être, une personne qui a elle seule explique la défaite, le point de bonus raté ou le carton jaune qui fait basculer le match.

 

Il a des yeux de fouine, il est mi-homme, mi- code civil. Il ne fait jamais preuve ni de discernement, ni de pédagogie, ni même de bon cœur ou de charité. Il avantage toujours la même équipe et curieusement jamais la bonne, il soutient la fédération perfide et est l’objet de diverses manipulations des instances supérieures finement analysées par tout bon supporter qui se respecte*. Il a la jambe courte, le bras long, l’œil torve et suintant de malhonnêteté. Et pour ne pas le confondre avec un autre, pour que les spectateurs puissent le reconnaitre de loin, on l’affuble de couleurs criardes (jaune d’or, rouge sang, vert psychédélique, orange qui fracture la rétine). Je parle de l’être le plus mauvais et perfide, le plus injuste et calculateur, le plus incompréhensible et fourbe acteur de notre magnifique sport (petite musique divine, auréole astrale autour d’une balle de rugby, petits anges qui jouent du luth en virevoltant autour de ce spectacle incroyablement touchant) : je parle évidement de l’arbitre (musique d’enterrement, gros plan sur un maillot vert sponsorisé par « but », des vautours posés sur la barre transversale et qui se frottent les ailes en ricanant).

 

*(« Pourquoi c’est l’arbitre du comité Roussillon qui arbitre le Racing ? Hein ?! Non mais on se demande pourquoi ! Mais moi je sais : La FFR veut que le MHR passe devant le Racing pour que ce soit plus vendeur pour une région où le foot est plus important. »

« Regarde : c’est Mr machin qui nous arbitre alors que c’est bien connu qu’il ne peut pas encaisser les gars de chez nous ! Déjà la dernière fois, en 2008, on avait perdu de 10 points parce qu’il avait mis deux cartons jaunes…», « Depuis le début ! Y’a hors-jeu ! L’arbitre, on sait où t’es garé ! ».)

 

A travers cet article, nous allons tenter de manière plus sérieuse de comprendre pourquoi le faussé se creuse entre arbitres professionnels et acteurs, pourquoi l’incompréhension et le semblant d’incohérence de l’arbitrage international est souvent évident, et encore plus par les habitués  du championnat français, et enfin nous tenterons de mettre en avant les solutions envisageables.

 

Cet article n’a pas pour objectif de dédouaner les arbitres des erreurs qu’ils peuvent commettre mais bel et bien de souligner que, finalement, la seule incompétence des arbitres n’est peut-être pas l’explication unique de tous les maux ovales. C’est donc contre le désagréable courant général qui s’affirme dans le rugby moderne que cet article est écrit : les joueurs ne sont plus responsables de rien…

 

Alors voila, c’est le débarquement redouté du sport à la grande sauce Canal+ : après la palette à Doudouce, les super-loupes et les trombinoscopes, après les plateaux des spécialistes en tout genre (excellent pour le rugby et le foot, inutile pour les spécimens et le canal football club) voila que débarque dans notre championnat domestique les surnoms… Pour le foot ? Le « Classico » Paris-Marseille, l’ « Olympico » Lyon-Marseille.

Et pour le rugby ? Le « Polemico » pour Racing-Clermont… tout est dit. Jusqu’alors plus ou moins préservé, le rugby doit faire face à un phénomène nouveau : celui de la responsabilisation, de l’imputabilité du résultat à un élément extérieur et imprévisible, l’arbitrage. Parfaitement madame, parfaitement monsieur : le rugby se « footbalise ». A l’instar de nos camarades pousseurs de cailloux, le rugbyman devient irresponsable. Quand il perd, ca n’est pas qu’il a été moins bon. Non. C’est qu’un élément exogène à sa prestation (et bien souvent le titulaire du sifflet) explique la contre-performance.

 

Bien plus que le traitement réservé à l’arbitre, bien plus que la triste mais implacable généralisation des comportements éloignés du sacrosaint « esprit rugby », c’est avant tout le sentiment d’incompréhension et plus encore l’éloignement progressif entre les joueurs et l’arbitre qui frappent.

 

Dès lors il est légitime de se poser la question : Pourquoi l'incompréhension s'accentue entre le coprs arbitral et les joueurs ?

 

La première raison : l’incompréhension au sens large.

 

Au cours de la dernière décennie, deux phénomènes puissants on du s’affronter : d’un coté la nécessaire pédagogie pesant sur le corps arbitral (le sentiment de justice ne nait que de la compréhension de la faute) et de l’autre la perpétuelle complexification ou modification de la règle.

 

Les conséquences de cette opposition sont alors simples : aux joueurs de s’adapter, à l’arbitre de justifier l’application de la règle. L’apparition des oreillettes et des micro-arbitres, l’instauration progressive des questions de la part des joueurs ou des entraineurs auprès d’un arbitrage parfois complexe avant, pendant ou après un match, la nécessité de pédagogie et des explications... Tout devient alors presque légitime. Ne pas comprendre, c’est se faire voler. Ne pas comprendre c’est être floué. Ne pas comprendre c’est la porte ouverte à la malhonnêteté, volontaire ou non, de l’arbitre. Pire : quand l’arbitre refuse d’expliquer, notamment en cas de multiplication des contestations dissimulées à traves les questions d’un capitaine candide, c’est qu’il abuse de ses prérogatives… Le vilain…

 

Seulement voilà, quand la règle change tous les ans, quand l’interprétation évolue d’un match à l’autre, et parfois même d’une mi-temps à l’autre, l’explication n’est que trop rarement satisfaisante. La compréhension est alors non seulement malaisée mais parfois totalement impossible : sanctionner une mêlée qui avance pour des micro-fautes (liaisons, poussée anticipée), le hors-jeu sur un coup de pied d’un partenaire qu’on prend en pleine tronche, le contact entre deux partenaires à l’autre bout du terrain, l’en-avant jugé à la simple direction incontrôlée de la balle sans parler du jeu au sol et de sa complexité croissante. L’application de la règle peut alors se faire contre l’esprit même du jeu et s’avère problématique dans la compréhension. Et qui dit compréhension induit acceptation.

L’arbitre est alors pris dans le terrible dilemme : sanctionner au nom de la règle ou laisser passer au nom du jeu.

 

Parmi les autres facteurs de la possible incompréhension, nous soulignerons ici un facteur marginal mais réel : la mondialisation du rugby. Cela se traduit par l’augmentation du nombre de joueurs étrangers ne parlant pas encore français (quand l’arbitre hurle « Lâchez ! Lâchez ! » et que l’on ne comprend rien…), mise en œuvre de politique d’échange Grande-Bretagne/France (sorte de programme Erasmus pour les arbitres) et autre politiques d’expansion ovales.

Mais c’est bien deux grands facteurs qui conduisent à l’incompréhension la plus importante : le changement régulier de la règle et la difficulté intellectuelle à comprendre que l’arbitrage rugbystique est soumis à l’interprétation continuelle. 

 

Le changement de la règle : le pendant nécessaire au spectacle, les conséquences fâcheuses sur le jeu

 

L’IRB à tranché : le spectacle est plus important que la formation. Le show est plus vendeur que la tradition désuète. La création ex nihilo de la règle est plus que jamais le grand trait distinctif entre le rugby et les autres sports collectifs plus sclérosés dans la règle. Quel autre sport peut se targuer d’avoir des règles aussi complexes et incertaines que le rugby ? Un exemple : la touche. En 15ans : interdiction de l’ascenseur, autorisation du lift. Liberté du nombre de joueur dans l’alignement pour l’attaque, puis liberté du nombre pour tous, puis retour à l’application du miroir. Sanction des joueurs touchant le sauteur en l’air, puis sanction du lifteur qui entre dans l’alignement. Tout ca sans parler du relayeur (unique ou multiple, à 5m ou dans l’alignement) de la défense (à 10m, à 15m, dans la ligne) ou encore des feintes de saut (autorisée, interdites puis autorisées si le sauteur ne décolle pas les pieds).

 

Dans le même temps, cette adaptation de la règle au comportement des individus est le meilleur moyen de rester un sport dynamique et vivant. C’est la facilité du changement de règle qui a permis de grande évolution qui nous sont jalousées : le véritable arbitrage à trois, le carton jaune qui exclu pour 10min, l’avantage, la citation, ou encore le célèbre arbitrage vidéo.        

 

Seulement de tout changement, même minime, nait dans un premier temps une part d’incertitude. C’est en partie cette incertitude qui va conduire aux tâtonnements et aux hésitations aussi bien des acteurs que plus encore du chef d’orchestre. Les textes ne peuvent être appliqués qu’à la lumière de l’interprétation des arbitres. Et donc jusqu’à l’apparition et la formulation des problèmes inhérents à chaque interprétation arbitrale, et bien ca n’est rien de plus que le flou.

 

C’est donc bien là la première cause d’incompréhension : comment croire en la compétence ou pire, en l’honnêteté d’hommes (par nature faillibles) qui n’appliquent pas de la même manière des règles pourtant uniformes. Et c’est ici que la notion d’interprétation de la règle prend sa pleine mesure.   

 

L’arbitrage comme l’expression de  l’interprétation de la règle : le risque de l’incohérence et les disparités Nord/Sud

 

Ce qu’il faut d’abord bien avoir à l’esprit, c’est que l’application de la règle, pourtant identique, ne peut se faire que par le prisme de l’interprétation. Ainsi de la douce complexité des lois ovales font que peuvent découler d’une même situation des sanctions opposées. Exemple : en cas de formation d’un maul, si la balle ne sort pas, certains arbitre vont rendre la balle à l’équipe qui défendait (l’équipe attaquante n’ayant pas pu sortir la balle) quand d’autres vont récompenser la dernière équipe ayant avancé. Idem sur la mêlée où certains vont favoriser l’équipe qui domine « globalement » l’exercice quand d’autre vont sanctionner l’équipe qui domine la suspectant de tricher. 

C’est en ayant cela à l’esprit que va alors se révéler l’importance de la « culture rugby ». La culture rugby, où la façon dont le rugby est abordé in abstracto. Sport de combat rude mais loyal entre gentlemen en Angleterre, sport d’artiste valeureux en Nouvelle-Zélande, sport de frigo américain vicieux en Afrique du Sud, sport de magicien désinvolte en Micronésie… Dès lors l’arbitrage s’est adapté et a su fait un usage des règles divers. Le jeu au sol et les mêlées anarchiques des nations du sud s’explique en grande partie par le parti pris des arbitres de faciliter les turn-overs, les longs temps de jeu, les attaques à tout va et les contre-attaque désespérées. A l’inverse en Europe, les arbitre français doivent composer avec la filouterie des entraineurs et des joueurs, toujours prêts à la moindre opportunité pour faire preuve d'intelligence et donc de contourner au mieux la règle. L’arbitre doit donc se montrer intelligent, tolérer certaines malices pour en sanctionner d’autre.  L’esprit étriqué britannique et ses temps de jeu interminables au ras, ses « put-and-under » à longueur de match et ses « rucking virils mais correct » à, lui, poussé à la plus grande intolérance de l’arbitre. L’application de la loi doit être stricte, rigide, presque anti-rugby. 

 

Dès lors, le grand risque et la pure et simple incompréhension. Comment peut-on communiquer quand nous ne parlons pas le même « langage rugby» ? Comment un arbitre peut-il imposer sa vision du rugby à des joueurs aux us et coutumes aussi différents ?

Cela, sans être l’explication absolue, peut-être l’une des explications de la grande disparité que connait l’arbitrage. Moi-même n’ai-je pas redouté l’arbitrage Australien toujours enclin à sanctionner nos tricolores (Mr Dickinson ou  même le sudaf’ Kaplan) ?

 

Seulement, c’est de cette fameuse approche, si particulière car attachée à la nationalité, que va répondre la manière de siffler.

 

La seconde raison majeur : la légitimation de la critique arbitrale généralisée

 

Le poids démesuré de l’extra-sportif, où quand la polémique supplante le fond :

 

En effet, l’un des phénomènes les plus important et expliquant en quoi l’arbitrage est de plus en plus distant des acteurs, et parfois de l’esprit du jeu, est simple : l’insupportable et croissante pression des administrateurs de clubs. Cette tendance trace alors une frontière infranchissable entre les « gentils joueurs » et les méchants arbitres. Ils ne sont pas du même coté, pas dans le même camp. C’est propre et net : l’arbitre c’est l’ennemi, c’est l’injuste et castrateur mandataire de la mauvaise foi personnifiée, c’est le seul et unique coupable de la situation d’un club, d’une défaite concédée, d’une élimination …

 

De plus, l’augmentation générale des critiques conduit à ce que les critiques ne se légitiment non plus par leur pertinence mais par leur nombre. Critiquer l’arbitre relève maintenant du déroulement normal des conférences d’après match, des interviews, des analyses… c’est un peu le sport national, un peu le challenge ultime. Celui qui ne dira pas du mal de Berdos, Poite, Péchambert ou Mené sera un collabo ! Celui qui n’hurlera après l’arbitrage sera au mieux complaisant, au pire un agent double au service de la perfide corporation des hommes en noir…

La meilleure illustration ? Les passes d’armes ridicules entre Berbizier, Lhermet, Saint-André, Novés, Goze… Les conférences de presses sont autant de lieux de règlement de compte, de concours puérils et stupides de celui qui est le plus injustement pénalisé.   

 

L’apparition du professionnalisme et la stupide exigence de perfection de l’arbitrage en découlant :

 

Enfin dernier élément explicatif, c’est celui qui découle de l’apparition du professionnalisme. En effet, qui dit joueur pro induit arbitre pro. Or, l’arbitre est jugé sur son professionnalisme par la simple et unique quantité de polémique qu’il peut (ou non) déclencher. Dès lors, gloire à l’arbitre qui ne se mouille jamais, à celui qui fuit ses responsabilités en se cachant derrière l’avantage terminé ou le mauvais placement.

 

Ainsi, c’est donc bien plus que la qualité de l’arbitrage, bien plus que sa cohérence relative, bien plus qu’une série de nombreux matchs sans erreurs que, au moindre faux-pas, un référant va être jeté dans l’œil du cyclone. Lâché par ses supérieurs, balancé dans la fausse aux lions, devant répondre de ses choix devant les entraineurs, les joueurs, parfois même les médias… Heureusement qu’une dernière chose le protège encore un peu : l’arbitre de rugby reconnait sans mal ses erreurs. Contrairement à son homologue footeux, pas besoin de lui mettre le nez dedans pour lui faire avouer que ça pue…  

 

Les solutions envisageables :

 

Parmi les grands problèmes : la mêlée. Pas une rencontre sans qu’un coup de sifflet ne soit discutable, insensé, stupide ou simplement incohérent… La première solution est alors la suivante : former les arbitres aux secrets de la mêlée (je sais que ca va être pénible pour certains mais bref…) et surtout le faire avec l’accompagnement d’un spécialiste de la mêlée (entraineur, ancien professionnel, spécialiste mêlée).

Alors oui, les mesures sont peu à peu prises… Mais il faut faire plus qu’un stage annuel. Ensuite, uniformiser les interprétations à l’échelle internationale : faut-il favoriser une mêlée qui avance ou faut-il pénaliser sur les micro-fautes ? Faut-il sanctionner d’une pénalité ou d’un coup franc ? Faut-il siffler les poussées anticipées ou les introductions retardées ? Autant de question auxquelles une réponse claire et définitive mériterait d’être apportée.

 

Toujours dans les grands soucis : pouvoir faire un match cohérent de bout en bout. Dans combien de match a-t-on vu un arbitre adapter son interprétation de la règle laissant alors la porte ouverte à toutes les suspicions… L’idée serait alors de suivre une ligne de conduite, une sorte de fil d’Ariane. Que les arbitres ne perdent pas de vue qu’ils ont face à eux des humains, des gens qui, comme eux, sont faillibles. Que chaque décision est importante, que chaque jurisprudence, et plus encore à chaque revirement peu déterminer l’issue d’un match… Dès lors, l’importance de la cohérence est l'ultime branche à laquelle peut s’accrocher (désespérément parfois) l’arbitre face à la tempête. La cohérence doit être à la fois le bâton de berger et le bouclier protecteur derrière lequel tous les arbitres doivent pouvoir se réfugier. La cohérence c’est tout bonnement et simplement la chose primordiale de tout bon arbitrage.     

Conclusion : Un bon arbitrage n’est pas un arbitrage parfait, c’est un arbitrage cohérent et pédagogique. Pour cela l’arbitre doit expliquer et s’expliquer sur tout ou presque. Mais c’est ce lien, cette relation arbitre-joueur qui doit être l’objet de tous les soins, toutes les attentions. Il faut pour cela préserver et même cultiver notre particularisme, notre singularité, qui nous est inculqué depuis l’école de rugby : le respect de l’arbitre, et cela à tout prix.  

 

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Top 14 : les résultats de la 20ème journée

9 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Sans plus de préambule : les résultats du week-end dernier ! 

 

 

Montpellier

25 - 24

SU Agen

 

Aviron Bayonnais

19 - 13

Toulouse

 

Bourgoin

19 - 38

Racing Métro 92

 

Biarritz Olympique

32 - 30

La Rochelle

 

Brive

12 - 20

Castres Olympique

 

Stade Français

9 - 21

Perpignan

 

ASM Clermont Auvergne

19 - 12

Toulon

 

 

Une bonne journée de championnat qui se termine. Et comme chaque semaine a présent, chaque journée donnera lieu à l’écrémage final en vue des barrages, des deux places directement qualificatives pour les demies et à la guerre des tranchées pour savoir qui va descendre.

 

Et c’est le combat des mauvais élèves qui a été le moins riche d’enseignements : le CSBJ a la tête sur le billot,  Brive commence à regarder clairement derrière malgré une bouffée d’air prise contre Paris, La Rochelle et Agen peuvent avoir des regrets.

 

On commence en Isère ou le CSBJ, sans être cata, sans être mauvais, sans être pitoyablement réduit en charpie… continue à prendre valise sur valise. Ils en ont pris 30 contre l’Usap, 40 contre le Racing… Et en plus, leurs meilleurs éléments sont déjà partis ou sont kaput pour le reste de la saison. Quand le sort s’acharne. Le racing lui poursuit son chemin avec une victoire bonifiée.

Mais la grosse information de ce match, c’est la grave blessure del Mago, Juan Martin Hernandez qui s’est rompu les ligaments du genou. Il en a pour 6 à 10 mois et voit ses espoirs de coupe du monde réduits à néant.

 

A Brive, Castre pourtant l’une des équipes les plus mauvaise loin de ses bases est venue gagner. Mais le pire pour les coujoux ? C’est qu’ils privent du bonus défensif leur adversaire du jour à la 78ème minute… Un match de plus en moins pour se sauver définitivement. Et maintenant il faudrait se poser la question : se sauver, mais pourquoi faire ? Vosloo, Palisson, Estebanez, Popham et Perry ont tous déjà signés ailleurs…

Castres signe une victoire qui, sans être prestigieuse, reste une victoire capitale en vue des barrages.

 

Enfin La Rochelle, Agen : même combat. Si Agen peut nourrir des regrets quand à la discipline, en ayant marqué trois essais contre 1 mais en perdant un match qui était pourtant dans leurs cordes, les Rochelais eux peuvent nourrir des regrets quand à la physionomie du match. Après avoir encore une fois été réduit à 14, ils encaissent un essai juste avant la mi-temps (et après 8min d’arrête de jeu) portant le score à la pause à 27-11. Au retour des vestiaires et toujours à 14, le SR concède un nouvel essai : 32 à 11. Mais la fin du match est complètement maritime : quatre essais marqués et la pression sur les épaules de Dambielle. Comme trop souvent ce dernier coup de pied (pour l’égalisation ou la victoire) est raté et le SR perd véritablement 2points à l’extérieur.  

Le BO et Montpellier s’imposent avec pas mal d’expérience et de réussite.

 

Dans les deux gros chocs de cette journée, on commence par Clermont/Toulon. Dans un match un peu à l’ancienne, émaillé de bons vieux accrochages comme j’aime et de quelques cartons (Genevois et Malzieu pour un accrochage sur la touche, Cudmore pour un plongeon et en raison de sa réputation sulfureuse), l’éclair va venir d’un jeu au pied à suivre de Rougerie que reprend comme un footballeur Bonnaire (drible intérieur du pied gauche que n’aurais pas renié Messi) avant de plonger dans l’en-but. Les joueurs les plus en vue ? Facile : Domingo, Lapandry, Rougerie, Bonnaire, Parra. Coté Toulon un match « ennormissime » de Smith, qui a fini au poste de 9 après la blessure à la cheville du demi de mêlée-boxeur remplaçant Henjak.  

L’australien à été partout sur le terrain, franchissant régulièrement le premier rideau. Le jeune Barthélémy, pour sa première entrée en top 14 arrache le bonus défensif avec beaucoup de réussite à la 79ème.

 

Du coté de Bayonne, ou plutôt d’Anoeta au stade de la Real Sociedad, c’était le gros match attendu. Et Bayonne, à la surprise générale et malgré un contexte extra-sportif a vomir, a sorti un gros match. Pas loin d’être héroïques en défense, les basques gagnent logiquement un match où leur réalisme à fait toute la différence. Les toulousain repartent avec un point de bonus défensif heureux suite à une action contestable (et contestée) à la dernière seconde.

 

 

Et on termine par ce qui s’annonçait comme le choc de cette journée : un match opposant le 10ème au 9ème… Mais attention, pas n’importe quel match de milieu de tableau : Paris Perpignan. Deux des cadors des années 2000 qui étaient opposés. Et c’est le monstre à 16 pattes catalans qui a étrillé son vis-à-vis. La mêlée perpignanaise a puni son adversaire du jour et l’USAP repart en catalogne avec la victoire en poche.

A Paris on parle déjà de 2011-2012 et le président, Guazzini, a annoncé un recrutement trois étoiles. En tout cas 2011 c’est plié, en espérant pour eux une grosse fin de challenge-européen (ultime moyen de se qualifier pour la H-cup).  

A l’Usap on respire un peu et le sprint final est lancé pour eux aussi.

 

Au classement : Les places seront chères et le classement final n’est absolument pas établit. Du suspense en perspective et surtout des gros matchs se profilent dès la semaine prochaine avec un BO- Racing qui s’annonce sous de bons auspices.

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

65

20

13

1

6

538

369

169

2

Racing Métro 92

62

20

13

2

5

487

393

94

3

ASM Clermont Auvergne

57

20

12

0

8

463

346

117

4

Montpellier

56

20

12

1

7

450

377

73

5

Castres Olympique

55

20

11

1

8

482

390

92

6

Biarritz Olympique

53

20

11

1

8

471

428

43

7

Aviron Bayonnais

53

20

12

0

8

408

373

35

8

Toulon

50

20

11

0

9

403

376

27

9

Perpignan

49

20

10

3

7

410

395

15

10

Stade Français

44

20

9

1

10

459

426

33

11

SU Agen

33

20

7

1

12

370

542

-172

12

Brive

31

20

5

2

13

338

431

-93

13

La Rochelle

29

20

5

1

14

385

504

-119

14

Bourgoin

5

20

2

0

18

289

603

-314

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Top 14 : les résultats de la 19ème journée

21 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

Retour sur la 19ème journée du Top 14 :

 

 

19e Journée


SU Agen

23 - 13

Toulon


Toulouse

23 - 19

Biarritz Olympique

 

ASM Clermont Auvergne

24 - 19

Aviron Bayonnais


La Rochelle

24 - 32

Racing Métro 92


Castres Olympique

43 - 29

Montpellier


Bourgoin

15 - 32

Perpignan


Brive

26 - 10

Stade Français

 

 

Et on va commencer, une fois n’est pas coutume, par le dernier mach en date : Agen – RCT. Les joueurs de la rade étaient venus pour prendre des points. Ils repartent avec un 0 pointé. Le bonus défensif leur échappe, eux qui pouvaient légitimement viser la victoire. Mais les agenais courageux, parfois à la limite de la règle mais largement plus volontaires remportent une victoire de prestige. 23-13, score final, et ce malgré 10 minutes passées à 14 pour locaux. Trop approximatif sur leurs lancements de jeu, les varois s’inclinent logiquement face à une équipe tout de même prenable.

Au classement Agen se relance complètement et sort de la zone rouge. De son coté, Toulon laisse filer des points importants en vue d’une qualification direct pour les demies.

 

Et on passe du Lot-et-Garonne vers la Haute Garonne avec la réception du BO par le leader toulousain. Un match que les basques ont eu à leur portée 70 minutes durant, menant rapidement 10 à 0 sur un contre plein d’opportunisme et de réussite de Faure et surtout de Balshaw. Les biarrots peuvent nourrir des regrets. Menant presque tout le match malgré des intentions toulousaines, les rouges et blancs cèdent dans les 10 dernières minutes suite à l’entrée de Bézy (passeur décisif sur l’essai très moche de Toulouse : chandelle tapée dans l’en but adverse, cafouillage, hors jeu et plongeon) et surtout buteur décisif avec 5 points capitaux. Heymans très en jambe Samedi sort un match estampillé « international » (un essai, des relances, des franchissements, de la vitesse) pour offrir, avec ses petits camarades, un match plaisant et plutôt ouvert malgré des conditions climatiques très pénibles. Michalak très emprunté et souvent à la faute à pourtant montré qu’il avait un talent intact malgré son repositionnement continuel (9 ou 10 / 10 ou 9/ 9 et 10…). Les toulousains confortent leur première place quand le BO sort de deux déplacement délicats avec un seul point de bonus.

 

L’autre club du pays basque, les bayonnais, se déplaçaient eux du coté de Clermont. Et c’est le fameux « traquenard du pottok » qui a longtemps menacé les Jaunards. Auteurs d’un début de match catastrophique, les hommes de Vern Cotter ont eu toutes les peines du monde pour se défaire d’une solide équipe de l’Aviron Bayonnais. Les champions en titre peuvent remercier l’arbitre du match, Mr Lafond, pour avoir mis deux cartons jaunes à Haare et Lacroix. C’est en effet réduits à 14 que les basques vont encaisser 11 points. Score final 24 à 19, mais que les clermontois ont eu peur. Ils restent invaincus à domicile.

Au classement Clermont avance et Bayonne recule. Les uns jouent encore les places qualificatives directes, les autres jouent encore les barrages… Et pourtant seulement 4 points les séparent. C’est dire la folie de ce classement.

 

Autre équipe difficile à manœuvrer chez elle : La Rochelle. Victorieuse de Clermont et de Castres dans son antre, les rochelais recevait une équipe qui fait peur : le Racing. Privés de Chabal et de Nallet mais aussi de Dellape, Bergamasco, Masi ou encore Festucchia, les franciliens avaient tout de même sortis la grosse artillerie derrière : Durand, Wisniewski, Fall, Bobo, Steyn, Chavancy et Hernandez. Et malheureusement, les rochelais vont laisser passer un point précieux à la dernière seconde. Largement dominés durant 60min, les charentais revenaient dans le match par le pied de Dambielle et surtout par l’essai accordé à ce même Dambielle après vidéo. Mais hélas, un dernier coup de pied raté qui se perd dans le vent de l’atlantique et c’est tout le stade Deflandre qui râle… Pas de bonus défensif pour les rochelais qui vont commencer à sérieusement regarder en arrière, eux qui touche du doigt la pro D2. Ils sont les seuls à espérer encore se sauver à ne prendre aucun point. La racing, lui, conforte sa deuxième place.

 

Nous ne reviendrons pas sur le lymphatique Brive-Paris qui voit la victoire des brivistes et qui met un peu plus la pression sur La Rochelle. Pour plus d’info, http://lespetiteshitsoiresdusport.over-blog.net/article-brive-paris-une-bouillie-de-rugby-67564840.html

 

Et nous passons aux deux gros scores du week-end. Coté perpignanais, Edmonds en 10, Hume en 12 et l’excellent Michel en 13, les catalans n’avaient presque aucun repère collectif. Mais face à Bourgoin, qu’importe… Les isérois courageux mais sans plus aucun joueur capable de franchir seul, ils ont subis la loi de la puissance des sangs et or. Un seul essai pour ce match qui comptera quand même presque 50 points marqués. Mais c’est le pied de Porical et le tout nouveau buteur Germain, très bon dans son rôle de buteur qui ont assurés le scoring. Au sujet de Germain, son entraineur dit de lui qu’il a un pied en or. Ca ne suffira pas à cette équipe du CSBJ qui perd encore. Au classement le CSBJ est foutu. A l’inverse Perpignan cède sa place de premier des derniers à Paris et reprend un peu espoir en vue d’une qualification pour les barrages… allez rien qu’un peu.

 

Et on fini par le feu d’artifice de Castres-Montpellier. Une orgie de jeu, de réussite et de lancement de jeu. Pas moins de 9 essais dans ce match avec notamment un récital des ailiers Castrais (doublé de Andreu, essai d’Audrin). Presque 80 points de marqués, peu de coups de sifflets et surtout du jeu a outrance. Du beau spectacle que les puristes trouveront indigne du top 14 (pas de défense, des conquêtes battus d’avance sur les lancements de jeu adverses…) mais au diable les adeptes d’un rugby robotique ! C’était un match plaisant et même plus, un beau match ! Au classement cette défait fait mal au MHR qui cède pour la première fois sa place qualificative directe au Racing. Castres, eux, se frottent les mains : ils n’ont pas d’internationaux, pas de coupe d’Europe et ils ne sont qu’a 6 points du sésame des demies.

 

Le classement en chiffre ? Le voila !

 

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

64

19

13

1

5

525

350

175

2

Racing Métro 92

57

19

12

2

5

449

374

75

3

ASM Clermont Auvergne

53

19

11

0

8

444

334

110

4

Montpellier

52

19

11

1

7

425

353

72

5

Castres Olympique

51

19

10

1

8

462

378

84

6

Aviron Bayonnais

49

19

11

0

8

389

360

29

7

Toulon

49

19

11

0

8

391

357

34

8

Biarritz Olympique

49

19

10

1

8

439

398

41

9

Perpignan

45

19

9

3

7

389

386

3

10

Stade Français

44

19

9

1

9

450

405

45

11

SU Agen

32

19

7

1

11

346

517

-171

12

Brive

31

19

5

2

12

326

411

-85

13

La Rochelle

28

19

5

1

13

355

472

-117

14

Bourgoin

5

19

2

0

17

270

565

-295

 

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Brive - Paris : une bouillie de rugby...

19 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

L’avant match :

 

Hier soir, le stade Amédée-Domenech (aucun rapport avec l’ancien sélectionneur des bleus, pas la peine de prendre un billet de train direction le Limousin pour aller souiller le stade de Brive la Gaillarde) était le théâtre du premier match de cette 19ème journée de Top 14.

 

Amputée par le départ de certains internationaux (Parisse, Haskell, Palmé), affaiblit par l’absence de quelques blessés (Arias, Bergamasco, Szarzewski, Bonfils, Liebenberg) et devant composer avec le suspendu (Beauxis), c’est une équipe un peu expérimentale qui débarquait en Corrèze pour le Stade Français. En effet, Papé reconduit en 8, le tout jeune Plisson à l’ouverture et un banc très inexpérimenté (Briatte, Slimani, Weber, Bonneval) soit autant de bonnes excuses pour justifier de ce qui va suivre.

 

Côté briviste, les deux meilleurs joueurs des lignes arrière pas titulaires (Estebanez sur le banc, Palisson en tribunes, blessé au poignet) et le paquet d’avant très expérimenté mais toujours sans certitudes, faisait cogiter une équipe au bord de la crise. Une défaite plongerait irrémédiablement le club vers la ProD2. Une relégation que se faisait d'ailleurs plus menaçante que jamais avant la réception d’une équipe en forme.

 

L’enjeu du match :

 

Pour les parisiens se donner encore une chance de croire à la qualification en prenant des points chez un mal classé et par la même occasion ramener le scalp d’une équipe qui les avait battus à Charlety il y a de cela 4mois. En face, les choses sont simples : chaque match à domicile perdu verrait la relégation se rapprocher. Il fallait des points pour les deux équipes et la défaite serait synonyme, pour les deux formations, d’une suite de saison très délicate.

 

Du point de vue de la « forme du moment », Brive restait sur une cruelle défaite contre l’ogre Toulonnais mais remontait la pente (au moins dans les intentions et la volonté) depuis un match nul arraché contre le Racing. Une victoire contre l’ennemi clermontois et un match sans démériter contre l’Usap avait marqués les esprits entre le mois de Janvier et celui de Février… Reste cette résurgence symptomatique d’une équipe en grosse difficulté avec ce match bâclé contre Bayonne qui reste la dernière défaite en date à domicile des Brivistes.

En face, les parisiens restent une sur une très bonne série : grosse victoires contre Toulouse, très bon match contre Biarritz, une victoire et un nul à l’extérieur contre La Rochelle et Bourgoin. Mais eux aussi ont connus la défaite au cours de leur dernier déplacement, et pas des moindres : une déculottée reçue par le Castres Olympique.

 

C’est donc dans une atmosphère franchement tendue que débutait cette rencontre.

 

 

Le match en lui même :

 

Les premières minutes du match nous ont vite données la couleur : indiscipline, faute de main, incapacité à créer, grosses erreurs individuels. Et le reste du match sera au diapason de cette bouillie de rugby que les deux équipes nous offriront jusqu’à la fin.

Le CAB ouvre la marque par le pied de Caminati, le puissant arrière venu de Nice. En face le stade réplique par un essai d'une laideur sans nom : suite à une pénalité sifflée contre Brive alors que la première faute était un en-avant parisien non signalé, la touche est trouvée par Plisson à 15 mètres de l’en-but. L’alignement dévie le ballon et Boussès (rentré temporairement pour permettre à Tiesi le chat noir de se faire soigner) vient défier plein fer. La balle ressort même sens et c’est au tour de Roncero (qu’est ce qu’il fichait dans la ligne allez savoir…) de venir défier la défense sur la ligne des 22m, à 15m de la ligne de touche. Dupuy ressort la balle même sens et fixe les deux défenseurs (grâce à l’erreur de benjamin de Caminati qui cherche à jouer la carotte alors qu’il laisse complètement seul son vis-à-vis) et décale Phillips qui va marquer. Cette action est symptomatique de plusieurs choses 

 

- l’arbitre de touche n’a pas été d’une grande aide à son arbitre de champ tout au long du match. Son erreur sur l’en-avant coute un essai à Brive. Cet "abandon" sera même remarqué par l'abritre de champ qui l'engueulera bien comme il faut...Merci au micro canal de nous permettre de savoir tout ca.     

- Le manque d’imagination et d’organisation des parisiens : Roncero dans la ligne, Boussès plein fer au milieu du terrain, Dupuy qui porte trop la balle (même si cette fois cela à fonctionné). Tout le match, les avants seront dans la ligne, Dupuy ne lachera que trop peu de ballon dans de bonnes conditions… En bref : c’était le bordel.

- La naïveté défensive des brivistes qui ne se redistribuent pas même sens, qui loupent des plaquages, qui oublient les montées. On n'est pas la 4ème plus mauvaise défense de France pour rien... 

 

Mais la conséquence la plus importante du match résulte aussi de cette action : sur la percussion de Boussès, Cooke l’un des meilleurs Coujoux jusqu’à là, se fout l’épaule en l’air. Estebanez entre alors en jeu. Il sera sans conteste le meilleur sur le terrain avec pas moins de 4 franchissements nets, des grosses prises d'intervalles, des soutients justes et des plaquages efficaces.

 

L’essai n’est pas transformé est le score est de 5 à 3. Caminati avec l’aide de la barre passe une pénalité des 50m. 6-5.

 

Les fautes se multiplient coté briviste mais le stade laisse filer 8 points au pied. Les choix dans l’animation ne sont pas loin d’être catastrophiques coté parisiens et les brivistes restent dans le match sans rien faire de bien formidable. La conquête Briviste est énorme (Kishagishvilli n’est pas l’un des meilleurs gauchers pour rien, Dubarry et Mela sont au four et au moulin) et les parisiens se voient au fil de la rencontre sevrés de ballons.

Aux alentours de la 50ème, l’ennui m’assaille : c’est le retour du ping-pong rugby avec des ballons qui ne sortent jamais, des séquences de Pick-and-go interminables où l’arbitre fini toujours par sanctionner l’équipe qui attaque, des passes mal ajustées et des coups de pied à suivre tous mal dosés. Mais par conscience professionnelle, je m’inflige cela pour vous !

 

L’indiscipline parisienne est flagrante : le score enfle rapidement en faveur des locaux suite à des fautes stupides. Les parisiens n’y sont plus. Les brivistes domine outrageusement les phases de combat et gagnent les duels, les parisiens se mettent à la faute. 18-5 à la 62ème. Caminati le buteur enquille tout et Brive prend logiquement le large.

Les visiteurs sont mêmes sanctionnés de deux cartons jaunes logiques (Burban pour avoir empéché Vosloo d’aller en terre promise alors qu’il n’était pas à 10m et Slimani pour avoir été pénalisé une fois de trop au sol).

 

Et quand enfin le match semble avoir choisit son vainqueur, quand plus rien de plus être changé ou défait, enfin le match s’emballe. Deux essai anecdotiques plus tars (Claassens pour Brive, Camara pour Paris), le match se termine sur le score de 26 à 10.

 

 

L’après match :

 

 

Au classement Brive se donne une énorme bouffée d’oxygène en attendant les résultats de La Rochelle (qui reçoit le Racing) et Agen (qui reçoit Toulon).

 

Les parisiens déçus et qui avaient décidés de se murer dans le silence vont rentrés tête basse à Paris pour préparer le prochain match : la réception de Perpignan à Charlety.

 

Enfin se murer dans le silence, pas tout a fait… Bastareaud, encore transparent hier, a lâché quelques petites phrases après le match : « Il nous a manqué des couilles. On dit toute la semaine qu’on va prendre notre revanche… On a trop parlé. Maintenant il va falloir se bouger le cul ».

Mola respire un peu et Brive eux vont pouvoir appréhender les prochains matchs à l’extérieur un peu plus sereinement. Estebanez, Perry, Palisson seront-ils encore punis ? La est la question.

 

 

 

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Top 14 : Un point sur les transferts

18 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Un gros point sur les rumeurs transferts ou sur ceux qui viennent de se signer !


Agen :

 

Arrivées : Tian (Bourgoin), Senekal (Toulon)

 

Départs :

 

Rumeurs : Mach (départ Castres)



ASM Clermont :

 

Arrivées : King (Llanelli), Byrne (Ospreys), Vosloo (Brive), Kayser (Castres), Skrela (Toulouse)

 

Départs : Lauaki (Bayonne),  Creevy (Montpellier)

 

Rumeurs : Privat (départ Montpellier), Thorne (arrivée Crusaders), Shane Williams (arrivée Ospreys), Wyn-Jones (Pays de Galles),

 

 

Bayonne :

 

Arrivées : Lauaki (Clermont), Kelleher (Toulouse),  

 

Départs : Martin (Montpellier), Heguy (Biarritz),  

 

Rumeurs : Sivivatu (arrivée) Russel (arrivée Clermont), Jake White (arrivée, Afrique du sud)

 

 

Biarritz :

 

Arrivées : Baby (Clermont), Heguy (Bayonne),

 

Départs : Mignardi et Fior (Brive), Erinle (retour en Angleterre), Alexandre (Grenoble)

 

Rumeurs : Mtawahira (arrivée Sharks), Matanavou (arrivée Albi)

 

 

Bourgoin :

 

Arrivées :

 

Départs : Buckle (Afrique du Sud), Nadolo (Exester), Tulou (Montpellier), Tian (Agen), Coetzee (Perpignan)  

 

Rumeurs : Basson (départ La Rochelle)

 

 

Brive :

 

Arrivées :

 

Départs : Perry (Angleterre), Estebanez (Racing), Palisson (Toulon)

 

Rumeurs : Delasau (arrivée Toulouse), Fonua (arrivée Agen), Claassens (départ Castres)

 

 

Castres :

 

Arrivées : Max Evans (Warriors), Lamerat (Toulouse), Talés (La Rochelle), Taumeopo (Toulon)

 

Départs : Tillous-Bordes (Toulon), Audrin (Montpellier)

 

Rumeurs : Lacrampe (arrivée Tarbes), Claassens (Brive)

 

 

La Rochelle :

 

Arrivées : Goosen (Racing)

 

Départs : Talés (Castres),

 

Rumeurs : Basson (arrivée Bourgoin)

 

 

Montpellier :

 

Arrivées : Tulou (Bourgoin), Audrin (Castres), Peyras (Bayonne), Martin (Bayonne)

 

Départs :

 

Rumeurs : Gorgodze (Départ Toulon)

 

 

Perpignan :

 

Arrivées : Hook (Ospreys), Coetzee (Bourgoin)

 

Départs :

 

Rumeurs : Carter (arrivée Crusaders), Matanavou (arrivée Albi), Delonca (départ Pro D2)

 

 

Racing :

 

Arrivées : Estebanez (Brive)

 

Départs :

 

Rumeurs : Johnston, Heymans(arrivées Toulouse), Tialata (arrivée Nouvelle-Zélande), Crojne (départ Toulon), Noirot (départ Toulouse),

 

 

Stade Français :

 

Arrivées : Warwick (Munster)

 

Départs : Bauxis (Toulouse)

 

Rumeurs : Castrogiovanni (arrivée Leicester), Bastaraud (départ Toulon)

 

 

Toulon :

 

Arrivées : Henson (Saracens), Giteau (Brumbies), Lewis-Roberts (Sale), Tillous-Bordes (Castres), Dumora (Pau), Palisson (Brive),

 

Départs : May (Northampton), Marienval (top 14), Senekal (Agen)

 

Rumeurs : Botha (arrivée Bulls), Hape (Arrivée Bath), Elsom (Australie), Burger (Afrique du Sud), Hayman (départ NZ)

 

 

 

Toulouse :

 

Arrivées : Matanavou (Albi), Beauxis (Stade Français)

 

Départs : Lamerat (Castres), D’aram (La Rochelle)

 

Rumeurs : Lecouls (départ), Michalak (départ super 15), Johnston et Heymans (départ Racing), McAllister (arrivée NZ)  

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Top 14 : Retour sur la 18ème journée du top 14

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Retour sur la 18ème journée du top 14 :

Les matchs de championnat pendant le tournoi sont souvent l’occasion pour les clubs sans internationaux de se refaire la cerise, pour Guy Novès de pleurer sur le calendrier ingérable des grosses équipes, des clubs aux gros budgets de commencer à boucler leurs « courses » hivernales et aux petites équipes d’y croire encore un peu.

 

Et cette année ne fait pas exception !

 

Coté transferts de malade : Henson, Tillous-Bordes, Palisson et Giteau au RCT, Clermont qui recrute du lourd avec Vosloo, Byrne et Kayser pour ne citer qu’eux, Paris qui s‘agite autour de Warwick et Castrogiovanni, Toulouse qui se fait étrangement discret ce qui souligne qu’ils vont faire un gros coup, le Racing qui annonce Dusautoir et Albacete en approche, Perpignan qui signe Hook et attends peut-être Carter… En gros : après la coupe du monde, ca va envoyer du pâté.

 

Coté Novès : encore RAS… Mais il doit attendre gentillement le premier point presse ou la première remarque d’un journaliste débutant pour couper court a cette période de calme.

 

Enfin, coté résultat : oui ! les équipes du fond du classement peuvent y croire et les équipes sans énormément d’internationaux engrangent des points importants.

 

On commence ce tour des stades par l’équipe la plus surprenante et celle qui a à la fois le plus a gagner en cas de bon résultat et le plus a perdre en cas de revers : le MHR. En effet, en cas de victoires pendant cette période un peu spéciale, ce sont les portes des demis qui s’ouvrent en grand. Si jamais cette période où les internationaux sont absents ne leurs sourit pas, eux qui ne comptent qu’un seul grand absent (Trinh-Duc) : alors les barrages et le danger qu’ils représentent se fera plus palpable.

C’est donc un peu sous pression et sans leur entraineur principal retenu par des obligations contractuelle (Galthié à en effet un contrat avec France télévision l’obligeant à commenter les matchs du tournoi aux cotés du très bon Matthieu Lartot) que l’équipe du Roussillon recevait les champions en titre. Après une très bonne entame de match et sans jamais avoir été réellement mis en danger, le MHR s’impose dans une victoire de prestige (5points avec le bonus contre le champion en titre) sur le score sans appel de 29 à 9.

 

Toujours dans les clubs qui jouent gros en ce moment, Bayonne le Racing et Castres.

Et c’est du coté de Colombes que les Franciliens recevaient une équipe Castraise en forme (ils restaient sur une victoire bonifié contre l’équipe au nord de la Loire). Après une première heure sans que le sort ne choisisse son camp, c’est à la 61ème que les choses se sont accélérés : en moins de 10 minutes 13 points seront marqués pour faire évoluer le score à 20 à 13 en faveur des locaux. Le score n’évoluera plus. Le bonus défensif est arraché par Castres qui regrettera la dernière action qui aurait pu leur permettre d’accrocher même le match nul. Mais Bernard trop gourmand trouvait le ballon mort plutôt que la touche. 

De l’autre coté, Bayonne recevait le dernier de la classe : le CSBJ. Après un match solide mais très décevant (plus de points ne seront marqués passée la 42ème minute), l’AB s’impose sans le bonus mais enfonce un peu plus un club Isérois qui n’a plus qu’a attendre la mort.

 

Toulon et Perpignan s’imposent eux aussi à domicile contre deux équipes en pleine convalescence, Brive et Agen. Le RCT en plein roulement subit un peu le contrecoup de sa campagne européenne et peine à s’imposer contre une équipe de Brive trop limité pour gagner. De l’autre coté, l’Usap dans un match plutôt maitrisé mais encore une fois sans briller s’impose lui aussi contre un des grands malade du top14.

 

Enfin la seule victoire à l’extérieure est à mettre au crédit du Stade Toulousain. La Rochelle encore vaillante à domicile est défaite à la maison sur un match qui était pourtant largement à sa portée et gâché par des fautes de mains rédhibitoires à ce niveau.  

 

 

 

 

 

 

Au classement : Toulouse conforte son leadership, le Racing et le MHR eux aussi s’accrochent fermement à leur place de qualifiés. Parmi les gros retours : le Stade Français que de donne encore de l’espoir dans l’optique de la qualification et l’Aviron qui se rapproche tranquillement des places européennes.

Au fond du peloton, les lâchés sont 4 : Agen, La Rochelle, Brive et Bourgoin. Agen et La Rochelle comptent 1 point d’avance sur le premier relégable et la fin de saison s’annonce de plus en plus folle.

 

 

 

 

 

18e Journée

12/02/2011 

Stade Français

31 – 18

Biarritz Olympique

Aviron Bayonnais

24 – 7

Bourgoin

Perpignan

31 – 18

SU Agen

Racing Métro 92

20 – 13

Castres Olympique

Montpellier

29 – 9

ASM Clermont Auvergne

Toulon

22 – 16

Brive

11/02/2011 

La Rochelle

19 – 22

Toulouse

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

60

18

12

1

5

502

331

171

2

Racing Métro 92

53

18

11

2

5

417

350

67

3

Montpellier

52

18

11

1

6

396

310

86

4

Toulon

49

18

11

0

7

378

334

44

5

ASM Clermont Auvergne

49

18

10

0

8

420

315

105

6

Biarritz Olympique

48

18

10

1

7

420

375

45

7

Aviron Bayonnais

48

18

11

0

7

370

336

34

8

Castres Olympique

47

18

9

1

8

419

349

70

9

Stade Français

44

18

9

1

8

440

379

61

10

Perpignan

41

18

8

3

7

357

371

-14

11

SU Agen

28

18

6

1

11

323

504

-181

12

La Rochelle

28

18

5

1

12

331

440

-109

13

Brive

27

18

4

2

12

300

401

-101

14

Bourgoin

5

18

2

0

16

255

533

-278

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Stade français – Biarritz olympique : le résumé du match

13 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Dans un stade qui sonne toujours aussi creux malgré l’affiche (l’année dernière ce match avait même eu les honneurs du stade de France), hier les Parisiens recevaient une équipe a nouveau redoutable : le BO.

 

D’un coté amputé d’Haskell, de Palmer, de Parisse ou encore de Southwell, les parisiens alignaient un mélange de jeunesse (Camara et Flanquart titulaires, Slimani, Bonfils, Briatte et Bonneval sur le banc) d’expérience (Attoub, Roncero, Marchois, Rabadan) et de nouveauté (Papé en 8 notamment).

 

En face, Traille, Yachvili, Harinordoquy, Lund, Thion ou Marconnet, pour ne citer qu’eux, étaient absent. Cependant, les cadres que sont aujourd’hui Peyrelongue (évoluant en 9), Lund, August, Coetzee, Lakafia, Balshaw ou même N’gwenya étaient bien là pour défier l’équipe parisienne.

 

L’entame de match est d’entré marquée par un jeu au pied très approximatif des deux cotés.

Chandelle de Peyrelongue que Lakafia ne contrôle pas à la reception. En avant repris devant : hors-jeu. Cela fait déjà 3-0 après moins de 2minutes de jeu.

 

Les biarrots évoluant sans leur charnière habituelle, sont en difficulté à chaque lancement de jeu. Battus dans la conquète, les basques tentent de rester dans le match grâce à une défense de qualité (au pays basque, on ne sait peut être pas jouer au pied, mais on met des timbres !).

 

Puis des la 6ème minute, gros frisson dans le stade : suite à un coup de pied a suivre de Tranier, Balshaw se défait du « marquage » de son vis-à-vis et compatriote Phillips pour aller marquer un essai en coin. Mais l’arbitre refuse l’essai, Balshaw étant parti devant la passe au pied.

 

Comme une résurgence des SF/BO d’antan, dès la 7ème minute, sur la mêlée qui suit l’essai refusé, la première altercation éclate (dans un match qui demeurera très tendu) entre les premières lignes. Rebelotte après seulement 12 minutes suite à un double plaquage haut de Taele sur Flanquart (un premier plaquage sanctionné, la pénalité est jouée vite, re-cravate du même joueur sur la même victime). Taele est expulsé temporairement et la pénalité de Beauxis passe : 9-3 après 12 minutes.

 

                       DSC00974.JPG

 

SF/BO : Un match toujours très tendu

 

Dominant dans les phases de conquête, plus précis dans l’occupation, organisé autour d’un Beauxis en grande forme le stade Français multiplie les petits tas et les avancées. Un pack gourmand et une charnière efficace contre une équipe fragilisé et qui peine à trouver des repères, aussi bien dans l’occupation que dans la construction de leur jeu. Il n’en faut pas plus au SF pour prendre un peu le large à la 30ème minute : 18-6.

 

A la mi-temps, le score sera de 18-9. Les premiers enseignements sont que les parisiens sont pour l’instant supérieurs aux biarrots, les parisiens pouvant s’appuyer sur un Beauxis de « gala » avec un 6/7 au pied. Le BO est lui un peu à l’envers et ne se montre dangereux que trop rarement. Plus appliqués et plus réalistes les joueurs de Cheicka menent logiquement au score à la mi-temps.

 

Au retour des vestiaires, le BO revient avec de meilleures intentions et dynamise bien plus leurs ballons. Deux franchissements en quelques minutes avec Lakafia et Balshaw qui se concluent par deux fois avec des en-avants ou des fautes évitables. 10 minutes de grosse pression que les parisiens géreront au mieux : 3pts de concédés et pas de carton malgré quelques fautes grossières (Attoub empéchant la libération de la balle dans les 22m et annihilant un surnombre par exemple).

 

Sur le coup d’envoi qui suit, récupération Parisienne. Les pick-and-go se multiplient avec réussite. Le BO n’arrive pas à endiguer la vague stadiste. Les petits tas avancent et progressent et c’est finalement Dupuy qui fait les bordures et qui va planter un essai qui va faire très mal aux basques. Roncero ne semble pas innocent sur le coup : il fait clairement obstruction sur deux joueurs de Biarritz. 25-12

 

La fin du match sera émaillée par quelques nouvelles échauffourées, pas mal d’approximations du BO et un magnifique KO de Bonfils, qui finira les bras en croix sur une charge de Lakafia, pour l’un de ses premiers match de top 14. Au passage, deux essais refusés (logiquement ou non je ne sais pas) au SF pour deux en-avant de passes peu évidents. 

 

                 DSC01040.JPG

                                   Bastareaud et Camara qui fêtent un essai qui sera...refusé. 

 

On retiendra de ce match une vraie application parisienne face à une équipe du BO qui n’a pas démérité. Mais quand les leaders de jeu ne sont plus là, les leaders de combat ne suffisent pas. Et en plus quand la touche et la mêlée ne marche pas bien... 

 

                 DSC01033.JPG                                                                            La conquête biarrote bousculée 

 

Deux nouveaux cartons jaunes seront distribués à Beauxis pour un plaquage sans ballon et Hewlett-Petty pour sa réaction suite a ce même plaquage qui occasionnera un début de bagarre (la 4ème) aux alentours de la 70ème.

Oelshig nous gratifiera d’une entrée remarquée notamment de par son drop de 40m.

 

Le score final sera de 31-18 : la logique au vue du match est respectée, les parisiens n’ayant pas survolés le match mais méritant cette victoire. Une grosse défense et une bonne conquète le tout orchestré par un Beauxis en forme (grosse occupation, bonne animation). Le gros point noir de la soirée (au dela du KO de Bonfils qui va poser quelques problèmes au poste de talonneur) c’est le match a coté de ses pompes de Bastareaud. Incapable de franchir ou d’avancer au plaquage, il a semblé moins affuté que jamais et surtout incapable de faire la différence. C’est dommage de le voir un peu perdu mais autant sa non séléction pour la tournée d’automne semblait réellement injuste, autant sa prestation d’hier, face il est vrai à un joueur plutôt aux antipodes de son style (Bosch), nous laisse entrevoir quelques blessures béantes à travers la partition qu’il a joué.

 

Les meilleurs :

 

Coté SF : Beauxis, Rabadan, Roncero, Burban.

 

Coté BO : Lakafia (encore excellent), Gimenez, August, Hewlett-Petty.

 

Un grand merci à Rabah Slimani, ancien international des -20ans et surtout pilier droit de qualité du stade Français, qui nous a gentiment consacré un peu de son temps pour parler quelques minutes avec nous. Le joueur formé à Sarcelles et au club depuis 2006 (Cadet) a eu la gentillesse de répondre à mes quelques questions (nulles à chier les questions, il faut le préciser). Il nous ainsi confier avoir encore du boulot notamment depuis le retour de suspension d’Attoub. Que la concurrence le pousse à se dépasser et qu’il a conscience que du fait de son âge (il est né en 1989 ce qui fait de lui un des plus jeunes piliers de France titulaire en club !) il n’est pas encore un cadre de l’équipe malgré sa demi douzaine de titularisation. Enfin, à la question « quel est le plus gros client que tu as eu a affronter », c’est le droitier Karl Hayman qu’il n’a pas hésiter une seconde à nous citer. Le toulonnais qui ne paie pas de mine est ainsi une machine en mêlée fermée.

Rabah, qui est entré en cours de match est l’un des grands espoirs français au poste de pilier droit. Passé par la case France -20 et France A, il est en passe de s’imposer comme l’une des vraies bonnes surprises de cette saison stadiste.

 

 Le BO marque un peu le pas sans ses internationnaux et cela risque d'être un peu plus compliqué encore lors du déplacement à Toulouse. 

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Les (petites) informations de la planète rugby

2 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Et cette semaine s’annonce chargée ! Cet article est appelé a évolué avec le temps et les annonces de chaque clubs. 

 

On va se concentrer sur la France, et plus précisement sur les transferts de cette semaine

En gras les certitudes, en italique les bruits de couloirs.

Pour l’instant, les deux clubs les plus actifs sont Clermont et Montpellier. Le point en détail sur ces deux clubs.

 

A Clermont :  

 

Recrues : King (Llanelli), Byrne (Ospreys), Skrela (Toulouse) Vosloo (Brive), Kayser (Castres)

Départs : Creevy (MHR),  Ledesma (retraite), Lauaki (Bayonne)

 

MHR :

 

Recrues : Creevy (Clermont), Peyras (Bayonne), Martin (Bayonne), Audrin (Castres), Amorosino (Leicester)

 

Derrière on retrouve quelques clubs impliqués dans des recherches actives : 

 

Stade Français :

 

Recrues : Warwick (Munster), Catrogiovanni (Leicester), Heaslip (Leinster)

Départ : Bastaraud (Toulon)

 

Biarritz :

 

Recrues :

Départ : Erinle (laissé libre), Alexandre (Grenoble).

 

 

Pour finir :

 

Toulouse comme toujours est très calme même si Elsom serait tenté.

 

L’Usap a recruté James Hook et chercherait a reprendre Carter pour 6mois.

 

Toulon et Bayonne eux annoncent a peu près les mêmes joueurs : Giteau ou Elsom. Coté de la rade on va se séparar de Taumeopeau, May, Senekal (Agen) et Marienval. Cela annonce donc encore une fois pas mal de mouvement. A Bayonne : après les départs de Peyras et Martin (sur) on annonce les recrutements de Kelleher et de Lauaki.

 

Vous pouvez enrichir vous-même cet article via vos commentaire en donnant vos informations et si possible vos sources (en tout cas autres que vos phantasmes).

 

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Stade Français - Stade Toulousain (photos)

8 Janvier 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Voila, en cette semaine de partiel et d'examen, les articles vont se faire un peu plus rare dans les jours a venir. Mais avant de procéder à une petite pose, voici pour le plaisir des yeux (et des parisiens) quelques images du match. 

 

Demain, les resultats, les classements et peut être (si j'ai le temps) un résumé du match. 

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Top 14 : les résultats de la 15ème journée

3 Janvier 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

On commence comme toujours par un point match par match et on commence de manière chronologique avec le match le plus récent et donc encore frais dans nos esprits : Toulouse Castres.

 

Et c’est une nouvelle victoire des toulousains, emmenés par un très bon Dusautoir. Les castrais pourtant solide s’inclinent dans un match âpre mais correct. La différence se fait sur l’expulsion temporaire du troisième ligne Diarra (7points en 10 minutes pour Toulouse) et en mêlée fermée où pour l’une des rares fois de la saison, l’édifice du CO a vacillé.

 

Puis du coté de Colombes, c’est Mr Cardona qui a brillé au cours de ce match. Un match très laid malgré l’envie des joueurs du MHR mais entaché d’un arbitrage très limite non pas dans l’honnêteté mais simplement dans le niveau affiché. Le carton jaune contre Gorgodze est lourd de conséquence (14points en 10 minutes) d’autant que quelques secondes auparavant, c’est l’ouvreur de dernière minute Wisniewski, qui pour un faute du même acabit s’en sortait avec une simple réprimande…   Mais cette victoire francilienne conforte le Racing dans deux registres : au classement et dans ses intentions de jeu proches du néant.

 

Plus à l’ouest a présent avec le match opposant La Rochelle au Stade Français. Dans une ambiance incroyable, les parisiens arrache un nul, sinon immérité, au moins heureux sur la pelouse du promu. Un match très engagé, très agréable et surtout spectaculaire, les deux équipes envoyant du jeu des 4 coins du terrain. Bauxis aurait pu tuer le match à deux reprises dans les arrêts de jeu mais ses deux drops passent largement trop bas pour le premier et largement a coté pour le second. Ce match aura au moins servi d’avertissement a tous les prochains adversaire de La Rochelle, sur leur pelouse, les maritimes seront dur a négocier.

 

Un peu plus tôt, l’autre promu, Agen, semble enfin avoir trouvé son rythme de croisière en disposant d’une équipe bayonnaise toujours aussi décevante. Les basques repartent sans même le point de bonus. Superbe opération d’Agen qui sort la tête de l’eau et qui semble se diriger tout droit vers le maintient.

 

Sur la coté Varoise c’est dans une orgie de jeu dont mon béninois préféré (non pas que je n’aime pas les autres mais c’est le seul que je connais) vous parlera plus amplement dans quelques heures, que le RCT triomphe d’un BO pourtant courageux. Une victoire logique qui conforte un peu la place d’embusqué des toulonnais. Cette défaite de peu mais sans bonus va faire très mal au BO.

 

Juste a coté, à Perpignan, c’est une équipe Briviste en plein renouveau qui est venu arracher un point de bonus mérité et surtout logique. Face à une équipe Catalane pour qui la course à la qualification est lancée dès le mois de janvier, c’est une opération mitigé que de concéder un point de bonus face à une équipe qui frôle la relégation.

 

Enfin dans un match sans suspense ou presque, les champions en titre clermontois ont facilement disposer avec une équipe largement remaniée d’une équipe du CSBJ qui s’enfonce a chaque journée un peu plus dans les tréfonds du classement.

 

Les bonus sont rares cette semaine : le CO, Clermont et Brive.

 

 

Toulouse

23 - 16

Castres Olympique

Racing Métro 92

28 - 16

Montpellier

La Rochelle

26 - 26

Stade Français

SU Agen

21 - 3

Aviron Bayonnais

Toulon

38 - 26

Biarritz Olympique

Perpignan

23 - 16

Brive

ASM Clermont Auvergne

34 - 9

Bourgoin

 

 

Au classement, pas de grand boulversement : Clermont et le CO se replacent en vue de la qualification directe, Toulouse et Montpellier reste en tête et le Racing marque de précieux point. En bas, c’est fini pour Bourgoin. Le dernier strapontin maudit se jouera entre Brive, Agen et La Rochelle mais avantage aux deux premiers nommés pour le maintient.

 

Les mauvais affaires ce sont les biarrots, les bayonnais et les parisiens qui les réalisent, chacun voyant s’éloigner les places européennes.

 

GÉNÉRAL - TOP 14

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

1

Toulouse

51

15

10

1

4

448

272

2

Montpellier

45

15

10

0

5

346

260

3

Racing Métro 92

45

15

9

2

4

367

294

4

ASM Clermont Auvergne

43

15

9

0

6

358

242

5

Castres Olympique

40

15

8

1

6

350

292

6

Toulon

40

15

9

0

6

332

294

7

Biarritz Olympique

39

15

8

1

6

314

301

8

Aviron Bayonnais

36

15

8

0

7

295

289

9

Stade Français

35

15

7

1

7

366

324

10

Perpignan

33

15

7

2

6

293

318

11

SU Agen

24

15

5

1

9

257

399

12

Brive

22

15

3

2

10

237

331

13

La Rochelle

21

15

4

1

10

259

392

14

Bourgoin

10

15

2

0

13

225

439

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