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Les Petites Histoires du Sport

Articles avec #top 14 tag

Et si on parlais un peu rugby ?

31 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Alors voilà, après les matchs de ce week-end, quelques événements ont secoués le monde du rugby professionnel. Lesquels ? En vrac, l’expulsion de Suta, le raffut appuyé de Tuilagi, le coup de poing de Cudmore. Et voilà que Saint-André (entraineur de Toulon) exprime à demi-mot ses soupçons sur le corps arbitral, que Lhermet (manager général de Clermont) en réaction à la citation logique de Cudmore vient pleurer dans la presse pour dénoncer Tuilagi et son vilain geste, que Goze (président de l'Usap) lui s’emporte est hurle à la supercherie grossière pour faire passer à l’as le geste de Cudmore… En bref, du bruit, du vent et finalement rien de bien grave.

 

Mais voilà, si on rentre un peu dans le détail de ces accrochages, sorties dans la presse et autre dérapages, voila la triste réalité : le rugby se « footbalise » ! Explications.

 

 Ainsi, voilà quelques temps déjà que les quelques maux (et « mots ») de notre cousin (éloignés) footballer venait contaminer le discours et les actes de plus en plus lisse de nos amis joueurs de ballon ovale. Les réactions désormais obligatoires des gladiateurs sortant encore fumant de l’arène sont insipides (« On va se remettre au travail », « prendre les matchs les un après les autres », « se reconcentrer pour les échéances à venir » « on avait a cœur de ».) Le vocabulaire évolue lui aussi: « jouer dans la latéralité » quand les gars jouent dans la largeur, « le ping-pong rugby » quand on met 12 coups de tatane d’affilée, « un match tactique » quand c’est un match de merde, et autre euphémismes aussi doux à l’oreille que pénible pour l’amoureux de l’ovalie.

 

C’est alors que ce week-end, dans un éclair de lucidité comme disent les alcooliques, j’ai pris conscience d’une chose terrible : le rugby deviens un sport de plus en plus banal. Alors que les pourfendeurs de l’immoralité assènent a grand coups de « valeur rugby » et de « grande famille des avants » les autres sports de « voyous », voilà que notre top 14 s’affirme année après année comme le digne successeur médiatique de la ligue 1.

 

Pour s’en convaincre ? Rien de plus simple : il suffit de regarder un match. Les entraineurs gueulent après les arbitres, qui sont systématiquement des abrutis, et ce tout du match durant l’arbitrage est toujours (et paradoxalement) en faveur des autres, les déclarations de guerre ou dans une moindre mesure de combat cède peu à peu la place aux déclarations-réactions de l’administration (président, manager et autres spécialistes) sur l’injustice profonde qu’ils subissent, les entraineurs parlent plus de la prestation du corps arbitral que de celle de leur joueurs… En somme la polémique s’immisce là où la méconnue alchimie de l’équipe et le fantasme de la porte de vestiaire clause laissait encore librement se cultiver une part de mystère.

 

Aujourd’hui le temps du rugby à l’ancienne, des joutes amicales et des matchs de gentlemen en costume du dimanche, sur les bords des terrains, les godillots dans 10cm de boue est révolue. Plus un match sans un geste d’humeur, un jet de ballon, une bravade faite a l’endroit du référent et surtout sans une entorse à l’esprit même de ce jeu. Aujourd’hui plus un match sans un rappel à l’ordre de l’arbitre contre un joueur trop bavard, plus une rencontre sans qu’un joueur se tourne vers l’arbitre de touche, le regard dur et les bras au ciel pour réclamer on ne sait quelle faute…

 

Mais ne jetons pas la pierre qu’aux simples acteurs : voilà que grâce aux nouvelles technologies mises en place sur les bords de la pelouse, et parfois aux images volées du banc de touche, on découvre peu a peu des réactions violentes et pleines de colères des entraineurs eux-mêmes !

Enfin comment passer sous-silence ces joutes verbales aussi ridicules que puérils entre présidents qui pensent pouvoir exister sur le plan médiatique et occuper le devant de la scène à coup de déclaration fracassante et de combat d’égo.

 

Mes vœux pour l’année 2011 sont simples : revenons aux vraies valeurs qui font du rugby un sport à part ; que le respect de l’arbitre et des ses décisions aussi maladroites fussent-elles l’emporte, que les enjeux du professionnalisme ne dévorent pas tout cru le rugby, un peu désuet mais tellement charmant de notre enfance, que le politiquement correct soit proscrit et que la langue de bois soit bannies des saintes terres de l’ovalie et qu’enfin, le jeu triomphe a jamais de tous les fioritures qui entourent un sport si noble que le rugby.

 

Mes amitiés sportives

 

Pierre 

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Top 14 : les résultats de la 14ème journée

31 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Et voila ! Les matchs de semaines sont souvent riches en surprises et en évenement et, comme souvent, on parle calendrier, rotation, arbitrage et crise... 

 

Un rapide coup d'oeil sur les résultats du week-end et on commence par Clermont, vainqueur solide mais sans briller d'une équipe catalane au complet ou presque. Ca avait parlé de combat et de réaction d'orgueil après le non-match des jaunards face aux irlandais du Leinster et les "gros" ont tenus parole. Quelques joueurs ont réussit un gros match (Zirakashvilli, Bonnaire, les 55minutes de Floch, James pour l'ASM, Hume, Tuilagi et Porical pour l'Usap). Mais, alors qu'on en fait des tonnes sur un joueur, je tiens a dire quelque mots sur le phénomène Lauaki. Alors oui c'est un tank, un char d'assaut, une montagne au service du collectif, capable de faire des chistera inversée a une main et des coups de pied rasant, de faire un cadrage-déblayage sur l'aile et de se proposer en +1 entre les centres. Mais c'est un joueur qui manque tellement de volonté que s'en est révoltant: pas un plaquage offensif, pas un déblayage, pas un soutient. Il joue tout pour sa truffe et fuit les phases de combat comme cela n'est pas permi. Il rayonne dans la ligne de 3/4 quand son rôle de n°8 est complétement laissé à l'abandon... Il n'est jamais en touche, pousse très peu en mêlée, ne plaque jamais en dessous de la carotide (le plaquage de ceux qui ont peur) et pire que tout, laisse ses copains se creuver le cul a récuperer des ballons pour en faire une usage parfois douteux. Voir un 8 ne pas aller à la mine, c'est un peu comme voir un 9 ne pas faire de passes... c'est curieux, énervant et ca fout le bordel. 

 

Ensuite la grosse surprise de la 14ème journée c'est ce match nul à l'ancienne d'une équipe Briviste "en crise". Venu a Colombes et présentés comme déjà finis par de nombreux médias (dont les petites histoires du sport, méa culpa...) l'équipe briviste a retrouvé un peu d'âme. Un match un peu brouillon voir carrément a coté de la plaque pour les franciliens, et ce sont les coujoux qui relèvent la tête au meilleur moment. Ils auraient même pu l'emporter si leur buteur, Bézy, n'avait pas échoué dans une tentative très difficile. Le CAB rentre en corrèze avec les deux points du nul. Ces deux point ont la saveur de la victoire pour une équipe qui évoluait diminué mais avec courage.  

 

L'aviron Bayonnais lui signe une victoire assez large mais pourtant sans vraiment en tirer d'enseignement contre le RCT. Expulsé très tôt dans le match, Suta laissait les siens évoluer à 14 pendant plus d'une heure et permettait a Boyet de creuser l'écart. le RCT pouvait nourrir des regrets en craquant  notamment en fin de match sur des accumulations de mêlée difficiles à gérer.

 

A Agen et sans surprise, Toulouse remporte une victoire logique contre le SUA. La seule surprise est d'avoir vu le bonus échapper aux joueurs de la ville rose en dépit d'une première mi-temps très aboutie.  Coté agennais, la série de 3 victoires de rang s'arrète ici. Reste a présent à rebondir et repartir du bon pied pour les promus. 

 

Au stade Pierre-Antoine de Castres, le CO et Tekori, auteur de trois essias, ont punis des Rochelais courageux mais en mal de puissance. Le CO continu sa marche en avant quand dans le même temps l'ASR semble en pleine déconfiture... Courage les petits maritimes ! En espérant que leur possible qualification en challenge ne leur ruine pas leur derniers espoirs de se maintenir.  

 

Le stade français, appliqué et déterminé sont allez chercher une victoire logique chez le dernier de la classe. Plutôt mal en point, même le président Maulin semble résolu à la descente... A noter le superbe essai de Tian qui enrhume complêtement Arias (qui défend comme un poussin). Le SF se remet en selle pour une qualification européenne envisageable. C'était aussi le grand retour à la compétition de David Attoub après 1an de suspension.  

 

Enfin Le BO malgré une remontée de dernière minute perd contre l'équipe en forme du moment, le MHR du duo de leader Trinh-Duc/Ouedraogo encore exemplaires.  

 

  ASM Clermont Auvergne 22 - 16 Perpignan
  Racing Métro 92 6 - 6 Brive
  Aviron Bayonnais 20 - 9 Toulon
  SU Agen 8 - 25 Toulouse
  Castres Olympique 25 - 10 La Rochelle
  Bourgoin 16 - 26 Stade Français
  Montpellier 22 - 16 Biarritz Olympique

 

 

Au classement pas de gros changement mis a part dans la fin de tableau avec les relégables qui changent (Brive laisse la place à La Rochelle) et devant où Castres grignote encore un peu. Le trou est fait ou presque entre l'Usap et le SF, les catalans étant à 4 points des parisiens et surtout à 10 d'une place de barragiste... 


    Pts J G N P p c  
1 Toulouse 47 14 9 1 4 425 256  
2 Montpellier 45 14 10 0 4 330 232  
3 Racing Métro 92 41 14 8 2 4 339 278
4 Castres Olympique 39 14 8 1 5 334 269
- Biarritz Olympique 39 14 8 1 5 288 263
6 ASM Clermont Auvergne 38 14 8 0 6 324 233
7 Aviron Bayonnais 36 14 8 0 6 292 268
8 Toulon 36 14 8 0 6 294 268
9 Stade Français 33 14 7 0 7 340 298
10 Perpignan 29 14 6 2 6 270 302
11 Brive 21 14 3 2 9 221 308
12 SU Agen 20 14 4 1 9 236 396
13 La Rochelle 19 14 4 0 10 233 366  
14 Bourgoin 10 14 2 0 12 216 405


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Top 14 : le point a mi championnat (l'équipe type du top 14)

17 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

L’équipe type de ce début de saison :

 

Alors que les matchs allés viennent de se terminer, voici les 15 meilleurs joueurs de ce début de saison. Au dela des points marqués, des essais ou des actions d’éclats, c’est avant tout la régularité et plus encore l’importance primordiale que ces quelques joueurs ont dans leurs clubs respectifs qui ont conduit a cette sélection.

Une telle composition est évidemment discutable tant du point de vue du choix des joueurs que du point de vue plus indirect de la complémentarité. Mais comme toutes les sélections il s’agit d’un choix subjectif et surtout purement fictif.

 

 

N°1 : Forrestier : Quand on joue a gauche, qu’on est français, jeune et qu’on avance à chaque match aussi bien en mêlée fermée que dans le jeu courant, c’est une évidence ou presque de faire partie du gotha mondial. On attend depuis 1ans qu’il ait sa chance avec les bleus mais son nom revient souvent dans les allocutions du triumvirat le plus décrié du continent et le temps semble venu pour lui.

 

Mention spéciale : Faure, Schuster et Lafond

 

 

N°2 : Servat : Un talonneur qui à l’heure actuelle est probablement le meilleur du monde, qui lance comme une machine, qui explose tout le monde avec la puissance sauvage d’un 8 et qui est d’un professionnalisme hors du commun. Et en plus la réussite le gagne avec ses 6 essais depuis le début de saison.

 

Mention spéciale : Ti Paulo, Ladhuie et Noirot

 

 

N°3 : Johnston : On l’avait connu au BO à une époque où seule sa tenue en mêlée était impressionnante. Et puis après un passage chez les « sarries », il a plus ou moins échoué sur les bords de la Garonne dans la ville rose. Et la on a redécouvert un joueur énorme, capable de prendre les espaces, de concasser a peu près n’importe quel gonze dans les phases de combat et d’une activité et une vitesse hallucinante pour un joueur de plus de 120kilos. Il est a nos yeux la plus importante progression de ces 2 dernières années. L’une des meilleurs joueurs du championnat.

 

Mention spéciale : Ducalcon, Mas et Hayman

 

 

N°4 : Nallet : Une poutre du pack du racing, une activité de 3ème barre, des plaquages et des déplacements dignes de ses plus grandes années et une personnalité rayonnante et charismatique qui met l’équipe dans le bon sens a travers son rôle de leader par l’exemple. C’est l’un des rares à avoir été privé du match contre l’Australie et on a vu le résultat… Il est à un âge où il peut presque choisir ces matchs et ca a l’air de vraiment lui convenir.

 

Mention spéciale : Maestri, Suta et Thion (passé à gauche depuis le début de saison).

 

N°5 : Erick Lund : Bon sauteur en touche, bon plaqueur, c’est dans le combat de tranché et les zones d’affrontement féroce où tout son potentiel explose au grand jour. Il est capable d’arracher les ballons des bras de n’importe qui et son physique peu banal en dissuade plus d’un de mettre la tronche dans la zone de confort de cet ogre moderne. Son look de moine défroqué et ses performances font de lui un joueur attachant. Pas sur que ses vis-à-vis disent la même chose de lui…

 

Mention spéciale : Papé, Qovu et Tchale-Watchou

 

 

N°6 : Ouedraogo : Faut-il encore présenter Fufu ? Une activité débordante, un soutient constant et des capacités pour sauter et plaquer au dessus de la moyenne. Le tout enrobé par une capacité accrue à faire les différence et a contester les ballons adverses et vous avez le meilleur N°6 de France. C’est le mélange plutôt réussit entre Olivier Magne et Serge Betsen…  

 

Mention spéciale : Dusautoir, Monribot et Boutaty

 

 

N°7 : Magnus Lund : L’un des plaqueurs les plus actifs, l’un des gratteurs les plus pénibles, l’un des sauteurs les plus régulier et pour finir l’un des joueurs les moins pénalisés par rapport au nombre de contestation qu’il fait par match. C’est un joueur sous-cotée mais d’une importance capitale dans système défensif basque.

 

Mention spéciale : Haskell, Bonnaire et Vosloo

 

 

N°8 : Chabal : On le connaissait puissant, tapant dans la courge des adversaires, toujours droit devant. Et cette année il a fait évoluer son jeu, ajoutant a cela des capacités de déplacements évidentes, des vraies dispositions pour sauter en touche et plus que tout une disponibilité de tous les instants sur les 3ème rideau. Il progresse encore d’année en année et il finira peut être un jour par ne plus faire tomber autant de ballons. Alors il sera encore plus redoutable qu’il n’est.  

 

Mention spéciale : Van Niekerk, Lauaki et Masoe

 

 

N°9 : Kelleher : Lui qu’on trouvait si puissant et si bourrin a lui aussi fait évoluer son jeu. Maintenant il porte moins la balle, joue plus avec son 10, s’est intégré au moule made in Toulouse. Il est toujours aussi difficile a plaquer, toujours aussi provocateur, toujours aussi fou mais maintenant il est l’un des 9 les plus complets du championnat. Il ne lui reste plus qu’a buter et alors là… Non plus sérieusement, quand un N°9 peut mettre 3 essais dans un match sans tout jouer pour sa poire, c’est très, très fort.

 

Mention spéciale : Yachvilli, Tomas et Parra

 

 

N°10 : Trinh-Duc : Quand on doit désigner le meilleur 10 de France, plusieurs école vont s’opposer. Ceux qui pensent que c’est celui qui est le plus efficace au pied, ceux qui veulent voir un 10 qui joue le ballon au bout des doigts et ceux qui pensent qu’un 10 doit avant tout être une sorte de machine a plaquer qui tape loin dans le camps adverse. Moi j’ai opté pour un 10 qui sait jouer, qui sait plaquer mais surtout qui sait ANIMER. Animer sa ligne est la chose la plus complexe et la plus exigeante pour un 10, être le patron, savoir quand parler et quoi dire. Parmi les 10 de France, le meilleur animateur reste FTD. Il reste du boulot pour rivaliser avec le gotha mondial mais il assoit d’année en année sa suprématie sur le championnat.

 

Mention spéciale : James, Boyet et Wisniewzki

 

 

N°11 : Médard : 10 essais en 14 matchs, une vitesse et une capacité a faire la différence aussi bien en 15 qu’à l’aile, un jeu au pied puissant et précis et qui plus est gaucher, Médard c’est un peu le phénix de championnat… Il renait de ces cendres a peu près à la même époque tous les ans pour le plus grand plaisir des amoureux des beaux gestes.  

 

Mention spéciale : Wulf, Phillips et Bobo

 

 

N°12 : Jauzion : Bon alors oui, il vieillit. Oui il ne passe plus les bras et ne reste plus debout aussi facilement. Oui il franchit moins et il joue moins vite. Mais quoi qu’il arrive, il reste le N°1 français a ce poste. En attendant que Mermoz explose ? Qui sait…

 

Mention spéciale : Steyn, Rabeni et Tiesi

 

 

N°13 : Bastareaud : « La bombe humaine » a été écrit pour lui. Une capacité a punir tout les centres du monde mais une fragilité mentale rédhibitoire. Il pourrait être le Nonu français, celui qui plaque avec les doigts et qui explose les défenses adverses d’une simple prise d’intervalle. Mais voila, le strict minimum qu’il donne lui suffit pour dominer les championnat de France. Espérons qu’il prenne conscience de son potentiel et si c’est le cas, si sa coupe du monde est du niveau que l’on espère de lui, alors la France aura une vraie carte a jouer.  

 

Mention spéciale : Marty, Rougerie et Cabannes

 

 

N°14 : Malzieu : « Zen » va vite, est puissant, reste debout, crochete, plaque et surtout se bagarre sur TOUS les ballons. Aériens, au sol, adverses, relances… Et il a de la réussite. Alors oui, selon le staff il n’est pas en forme/confiance. Et bien espérons que ce soit vrai parce que ca voudrait dire qu’il n’est pas encore a 100%... Oula, ca fout des vertiges.

 

Mention spéciale : Nagusa, Huguet et Arias

 

 

N°15 : Poitrenaud : Un placement sur, une sérénité sur les ballons hauts, des qualités de relanceurs qui ne sont plus a démontrées et une polyvalence 12/13/15 qui est assez rare au très haut niveau. Il va vite et ses crochets plein de flair font de lui un joueur a surveiller comme le lait sur le feu. Sinon… sanction !

 

Mention spéciale :   Porical, Floch et Balshaw 

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Top 14 : le point a mi championnat (Les 20 révélations)

16 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Les 20 révélations du top 14 en 2010 :

 

Les critères sont simples et terriblement subjectifs: sont présent dans cette liste les joueurs que j'ai eu la chance de voir, d'apprécier le jeu et surtout de remarquer leur age uniquement après leurs performances splendides. Il s'agit là des espoirs ou plus généralement des néo-protagonistes du Top 14 que l'on ne conaissait pas ou très peu avant 2010. 

 

Première ligne :

 

Schuster : une bonne tenue en mêlée mais surtout une capacité énorme à courir vite, loin et longtemps. Ses performances lui ont valus les honneurs d’une sélection pour la tournée et de porter deux fois le maillot frappé du coq. Le revoir semble difficile mais pas impossible tant la concurrence au poste de pilier gauche est faible.  

 

Joly : C’est l’une des gueules de championnat. Tout comme Erick Lund, il porte la barbe et le crane rasé. Mais si on ne voit que lui sur le terrain ca n’est pas pour son look rigolo. Non : c’ n’est pas pour son look rigolo. Non : c’est un guerrier au sens noble du terme et un joueur qui peut casser des noisette de son simple regard de fou.

 

Forrestier : A l’heure actuelle le meilleur gaucher du championnat. Sa carrière a été longtemps freinée par des grosses blessures, il explose aujourd’hui au sein de la plus grosse mêlée du championnat, à Castres.

 

Slimani : Une sorte de Domingo qui joue a droite, il est élevé au grain par le plus vicelard des piliers de France, Roncero. Il est a bonne école avec ce vieux briscard et il saisit l’opportunité de jouer beaucoup pour faire de gros matchs.

 

Orioli : un petit gars qui est né a Chatillon sur seine et qui joue à Toulon, qui est pilier et qui a seulement 21 ans tape dans l’œil de Toulouse, qui porte un nom corse et qui va joueur avec les salauds du continents. On l’a compris : une grosse force mentale et un talent qui crève les yeux pour celui que l’on voit déjà très haut dans quelques années.

 

T-Paulo : Vern Cotter avait commandé au père noël un talonneur efficace qui sait lancer et qui met des gros tampons. Mais comme il avait été très sage, il l’a eu avant Noël. Ce joueur est un monstre et Ledesma a trouver, dans un tout autre registre, un digne successeur a Clermont pour les années a venir.

 

Deuxième ligne :

 

E.Lund : Un tête de fou, des mains tentaculaire, de la force brute a l’état pure et une nationalité qui sort de l’ordinaire (il est Norvegien), et voila que le BO hérite du frère allumé de Magnus. Et comme son frère, il a du talent de l’envie et du courage. Mais lui fait 10cm et 30 kilos de plus…

 

Fakate : « Quand je serais grand je voudrais être comme Fakate. » « Et bien il faut que tu manges toute ta soupe fiston »… Voilà les arguments en vogue dans le Roussillon pour faire manger les petits montpelliérains. Et en même temps un gaillard de 135kilos et de 2mètres, il a du en manger de la soupe… et quand on sait qu’il est actif et qu’il envoi du pâté a chacune de ces charges éléphantesques, on se dit que le MHRC a eu le nez creux.

 

Troisième ligne :

 

Nicolas : A son arrivé a toulouse on se demandait si son intérêt était de signer ici. Et puis on a vus 5 de ses matchs et tout le monde a compris : oui, mille fois oui. Il est prometteur comme c’est pas permis et méritait de jouer pour l’un des plus grands clubs de France.

 

Tulu : De la puissance, une sorte de centrale nucléaire dans les jambes et des bras a foutre les jetons. Il est l’un des rares joueurs pouvant franchir au CSBJ et son futur risque d’être fait d’une descente en proD2 pour sa première année en France.

 

Lakafia : au BO on a quelques 3èmes lignes de qualité… Imanol, Lauret, Lund, Vahafolo… Et puis il y a un petit gars de 21 ans qui explose tout et tout le monde sur son passage et qui est capable de faire des passes de 15 mètres.

 

 

Charnière :

 

Ferrou : c’est une révélation de… 32 ans ! Il est ne révélation dans le sens ou personne ne croyait en lui et où il s’impose comme l’un des meilleurs joueurs du top 14 a son poste.

 

Barraque : bon stop, promis j’arrête avec lui…

 

 

Ailiers :

 

Huguet : quand on vient de pro D2 et qu’on s’impose en 6mois comme un titulaire indiscutable et qu’on vient même gratter des sélections au cours d’une tournée importante, chapeau.

 

Martial : même parcours que pour Huguet, directement en provenance de Pro D2, il a réussit a se montrer au sein de l’effectif très important du CO. Bravo à lui et espérons qu’il continu comme ca.

 

Centre :

 

Doumayrou : De la puissance, de la vitesse, des caramels a foisons et de la jeunesse. L’un des meilleurs joueurs de Montpellier en est aussi l’un des plus jeunes représentant.

 

Tiesi : La talent a l’état pur pour ce joueur fragile mais au combien précieux au dispositif parisien. Son entente avec le bulldozer Bastareaud est superbe et son jeu à la main délicat est magnifique a observer.

 

Gurruchaga : « Si Hernandez pouvait avoir la gentillesse de ne pas jouer pour deux clubs en même temps ! Comment ca c’est pas le même ?! A oui tiens… ». Sorte de clone del Mago, Rodriguez Gurruchaga à la même classe folle et le même talent au pied. Il lui manque plus que quelques sélections et quelques matchs références et le fantôme du Magicien se sera peut être un peu dissipé.

 

Vuli-Vuli : Alors oui on le connaissait. Mais il évolue a un tel niveau de puissance depuis le début de saison qu’il fait parti des révélations de ce début de top 14. Un joueur qui n’oublie pas de mettre l’épaule dès qu’il le peut, c’est un joueur que j’aime forcément…

 

 

Arrières :

 

Haylett-Petty : Un grand échala australien de 20 ans qui débarque sur la cote basque, on se dit que c’est pour faire du surf. Et bien avec lui, pas du tout. Il est là pour mettre des grosses accelerations, des cartons en tant que dernier défenseur, des coups de pompes énormes et des essais en force. Et en plus il est plutôt beau gosse. Grrrrr qu’ils sont énervant ces 15… 

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Top 14 : le point a mi championnat (partie 2)

16 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Après avoir perdu mes ecrits, après avoir passé les galops d'essai et les partiels de langue, voici le grand retour LPHS ! 

 

Alors voila ou nous en étions restés : le point a mi championnat. 

Oyez ! Oyez ! Amis amoureux de l’ovalie, nous voici déjà aux portes des phases retours. 12 matchs déjà joués, plus que 14 à venir. Si le classement est limpide de complexité et si le championnat est toujours aussi indécis, c’est après un travail de visionnage ultra précis et ultra poussé que nous allons nous livrer à un petit état des lieux club par club avec leur classement, leur point(s) faible(s), point(s) fort(s), le meilleur joueur de ce début de saison et enfin la révélation. Puis un petit point sur les dernières infos transfert qui courent.

Enfin nous établirons le top 30 des révélations de l’année et l’équipe type de ce début de saison.  

Mais pour rendre la chose plus digeste, nous allons à l’instar des barèmes classique utilisés pour les hôtels procéder à ce petit retour club par club sur la première partie de saison sous forme d’étoiles. Petite explication de ce barème.

 

***** : c’est cher, c’est indécent, c’est presque irrévérencieux de donner le prix et pourtant on y retournerait bien… c’est le top du top, il y a des « boys » de partout, les gens sont sympas et souriants et la nourriture préparé par un chef étoilée est parfaite. On en parle pendant des années et on se rappel avec nostalgie ce séjour formidable ! C’est un peu le Georges V

 

**** : C’est très beau, c’est très bon, c’est très chaleureux et on s’y sent bien mais… Il manque un petit « je ne sais quoi » qui rendrait l’endroit absolument génial… C’est un peu le super hôtel romantique où l’on emmène sa dulcinée.

 

*** : C’est pas mal. On dort bien, la demi-pension est pas mal. C’est un bon rapport qualité prix. On le recommanderait a des amis de passages mais sans pour autant en faire des tonnes. C’est un peu l’hôtel Ibis. 

 

** : La sans être vraiment un bouge c’est loin d’être luxueux. On le trouve dans les dédales tortueux de la ville ou en périphérie. Les lits sont petits et les salles de bains exigüe au possible. La literie grince et le room service n’est qu’un vague fantasme que vous caressez de vos songes entre deux insomnies. Et bien oui : les murs en placo épais comme un Mac Book air laissent entendre ce qu’il se passe à coté, les canalisations font du bruit, ca pue, la bouffe est plus que passable et le service de chambre pas franchement payé pour être sympa. C’est un peu le formule 1.  

 

* : alors là c’est l’enfer : des cheveux noirs et épais dans les draps, une odeur de sueur et de sexe persistante, ca sent la misère jusqu’au moindre petit tableau en point de croix au mur. On paye à l’heure et il n’y a pas la télé. Le mec a l’entrée vous a regardé d’un œil torve et suintant le vice et une fois dans votre chambre, en position fœtale, les genoux contre la poitrine en vous balançant d’avant en arrière pour faire abstraction du monde hostile qui vous entoure, vous vous laisser vaincre par la fatigue sur les coups de 5h du matin. Quand vous vous réveillez vous vous êtes fait dépouiller par des prostituées qui bossaient a coté… C’est un peu l’hôtel de passe minable de la rue Saint-Denis. 

 

 

Les clubs *** (suite)

 

Toulon : Un budget à l’image de la ville : excessif, démesuré et presque louche. Des noms plus ronflants les uns que les autres, des stars et des paillettes, des prises de positions qui dérangent et des joueurs qui agacent. Un club qui dérange et qui bouscule les sacrosaintes « valeurs de l’ovalie » et tout le bastringue. C’est un président grande gueule et manipulateur, expert en communication mais ignare en rugby…  Mais Toulon c’est aussi et surtout une histoire, des valeurs, du combat et des « raaaahhhhh ». Toulon c’est l’insupportable « pilou-pilou » scandé par des supporters hystériques qui la bave aux lèvres hurlent ce chant guerrier. Le Racing club Toulonnais, c’est plus qu’un club et moins qu’une ville, c’est un tout ou rien n’existe vraiment longtemps, c’est une équipe historique mais un club tout neuf, c’est un regroupement de mercenaires où l’on forme des joueurs d’exceptions, c’est un lieu ou l’on pense tout voir et où finalement l’imprévu est toujours là.

 

Le point fort : Des joueurs qui peuvent faire tous ou presque la différence immédiate, des spécialiste du combat et des joutes de haute volée, des vrais guerriers et des superbes joueurs aux 4 coins du terrain. Deux buteurs de classe mondiale et des avants qui aiment la chignole. Des arrières puissants et tranchants et des points qui défilent. 

 

Le point faible : Le grand défaut de ces Toulonnais est celui de manquer (de manière tout a fait logique) de pragmatisme et de cohésion. Résultat : des défaites rares mais évitable et plus encore des vraies difficultés contre les meilleures équipes du championnat ou d’Europe. La saison a été émaillée par de véritables roustes contre Toulouse ou encore le Munster. L’équipe grandit et met du temps à atteindre sa vitesse de croisière.

 

Le meilleur joueur : Sans conteste possible, le joueur le plus influent de cette équipe avec ces presque 20 pts par match se nomme Wilkinson. Seulement Sir Johnny Wilkinson ne peut pas vraiment être considéré comme le meilleur joueur de son équipe. En effet, celui qui attire la lumière, vers qui se tourne tous les regards, celui qui donne des frissons à tout Mayol a chacune des ses prises d’intervalles, c’est bel et bien Joe Van Niekerk. Le Sudaf est une véritable allégorie du RCT : il incarne toutes les valeurs et les défauts de ce club. Il est arrogant et court systématiquement la tête haute et le buste droit, irrespectueux, en témoigne le célèbre « les gars ! Les gars ! We Fuck Toulouse ! » suite à la victoire des siens en 2009… Mais il est aussi bourré de talent, est un guerrier prêt a n’importe quel sacrifice. En bref : Joe est le meilleur joueur du championnat 2008, l’une des valeurs sure en 2009 et l’un des meilleurs joueurs du monde en 2010. Quand on pense qu’il ne jouera pas la coupe du monde…

 

La révélation : Laurent Magnanval et Orioli. Deux supers joueurs, le premier demi de mêlée et le second pilier. Deux joueurs du cru et appelés a devenir de très bon joueurs. Il se murmure même que du coté de Toulouse, le jeune Orioli est surveillé de très près, ce qui n’est jamais mal quand on évolue en première ligne.

 

Les transferts potentiels : Toulon c’est la cour des miracles. Alors encore une fois, on s’attend a tout et n’importe quoi avec eux.

 

Classement : 5ème

 

 

Les clubs **

 

Stade Français : Des paillettes, des filles en string et seins nu qui apporte le ballon, des stades de 80000 pleins et des drapeaux a deux ronds qui s’agitent sur chaque coup de pied. C’est un budget plus important en maillots et feu d’artifices qu’en salaires de joueurs, c’est un président mi visionnaire mi fou furieux mégalo. C’est Kitch a en crever et jusqu’à il y a peu tout cela n’était pas si grave car le club gagnait. Et puis d’un coup patratas, c’est la folie de trop. Un entraineur qui arrive pour manger des sandwich, qui vire coup sur coup Saubade, Tchale-Watchou, et qui précipite les départs de Messina, Marconnet, Blin ou encore le non retour d’Hernandez. C’est une petite instabilité biennale qui finalement ancre paris dans le marasme du milieu de tableau. Paris est sur le déclin… Mais attention, Fluctuat nec mergitur : Paris est comme son symbole,  Il est battu par les flots, mais ne sombre pas.

 

Le point fort : De la jeunesse et surtout une vraie politique du club pour remonter la pente grâce aux jeunes formés au club. Mais la vrai point fort de cette équipe : c’est son entraineur Mickael Cheicka. Il fait tellement penser à Vern Cotter que c’est effrayant. Il semble animé d’une volonté qui a elle seule pourrait faire basculer un match. Et a vrai dire, ca n’est pas de trop…

 

Le point faible : Un effectif léger, réduit à sa plus simple expression et surtout un manque global de qualité technique qui mine une équipe pourtant pleine de promesses. Et puis quand une équipe est incapable de tuer un match (Bayonne, Castres, Brive) et laisse partir des points, elle n’avance pas comme elle le devrait au classement.

 

Le meilleur joueur : Sans surprise, Bastareaud. Monstrueux. Venez le voir jouer en vrai et vous comprendrez. C’est le savant mélange du buffle et du gorille. Il fait la différence sur presque toutes ses interventions et même quand il ne touche pas le ballon il peut être décisif (utilisé en leurre, en défense inversée, en soutient proche, en gratteur au milieu du terrain…). Sa non sélections l’a secoué mais maintenant que c’est digéré, il va tout casser.

 

La révélation : Slimani. Il a pris la place de celui qui pour moi est la plus grosse arnaque du championnat de France. Si au PSG on a eu le droit a quelques scandales : des joueurs recrutés sur cassette comme Santos et Souza, des choix incompréhensibles comme prendre Reinaldo plutôt qu’Adriano etc… Et bien nous aux SF on a Reyno Gerber ! 12870 mètres de reculades en cumulés sur ces deux premières saisons, plus de temps aux CHU de Paris qu’à la cité U, des faiblesses dans a peu près tout les registre… Et heureusement, un petit gars de 20 à peine vient mettre de l’ordre dans tout ca. Un pilier droit qui ressemble a Domingo : petit, trapu, pénible a prendre à l’impact et à prendre dans la tronche, capable de gratter pas mal de ballons et de faire le ménage dans les zones d’affrontement. Une bien belle nouvelle pour le SF !

 

Les transferts potentiels : Avant de penser transferts, il faudrait penser a payer ses dettes… La DANCG commence a gueuler et il faut leur donner des garanties de solvabilité rapidement.

 

Classement : 9ème.

 

 

Aviron Bayonnais : « Allez, Alleeeeeeeeeeez ! Les bleus et blancs de l’aviron Bayonnaiiiiiiiissss !!! »… Bon alors c’est un club qui tous les ans nous annonce un futur immédiat radieux et extraordinaire, des recrues aux salaires mirobolant et des garanties sportives encore jamais vues. Et puis là les premiers matches arrivent et rien. Rien ne va comme prévu. On galère et on lutte jusqu’à la fin et on se maintient dans la douleur. Ca fait 10ans que ca dure et 10ans que les socios de Jean Dauger espère humilier les voisins dans le derby, espèrent ne pas se faire péter à Aguillera, espèrent être européen, espèrent ne pas descendre… et puis finalement pas grand-chose n’arrive. C’est un club avec lequel on ne peut pas blaguer mais qui fait un peu rire malgré lui. On est tous un peu bayonnais, quand viens le temps de la pena baïona, personne ne veut que l’Aviron descende, personne ne veut voir Pottoka pleurer la petit mort du club. Mais a vrai dire, être supporter de l’aviron, a moins d’être basque et de Bayonne, c’est a peu près aussi drôle qu’une allocution de François Baroin…

 

Le point fort : Un 10 de grand talent et des avants à la fois vicieux et doués. Leur entame de championnat prometteuse est maintenant derrière eux et l’effectif commence a rentrer dans le dur : les leaders devront se révéler rapidement.

 

Le point faible : Un staff aussi stable qu’un plateau de Freeman, un effectif qui manque de profondeur et surtout un manque de qualité global qui fait bizarre pour un club qui parle de mettre 1M d’euros sur Giteau… Enfin les voies du pays basque sont souvent impénétrables… 

 

Le meilleur joueur : Boyet. Un animateur de talent et un jeu au pied régulier dans le but et looooooooooooonnngggg dans jeu… L’un des meilleurs 10 de France et de Navarre.

 

La révélation : Yohann Huguet. Le néo international est l’un des rares a faire systématiquement la différence et a marquer presque a chaque match. Il est surtout le seul a jouer à 100% tous les matchs sans être malade, blessé ou juste mauvais. 

 

Les transferts potentiels : On annonce depuis 3ans un premier centre pouvant jouer 10 de très grand talent et plus particulièrement d’un Australien. Giteau est espéré mais Bayonne n’est pas seul sur le coup.

 

Classement : 8ème.

 

 

 

La Rochelle : Le seul club dans l’élite de mon enfance, les premiers matches au stade Marcel Deflandre, Jean-Baptiste Ellissalde, des maillots noirs et jaunes qui en guise d’arme lutte avec leur courage, ce sont des coups amers dans la tronche et des plus doux à la buvette, des places sans numéros et sans tribunes, un planchot à l’ancienne sur qui le public gronde quand il se trompe, la fin des poules A et B, des larmes à la remontée et tout le port des minimes qui explose. Le long râle des bateaux de passage qui trainent leur spleen entre les tours de la ville qui m’a appris à aimer le rugby, mon grand-père et sa place fétiche sur la ligne des 40m, tribune face, « parce qu’ici on peut bien étendre les jambes », des années a se dire entre nous « tiens cette année ca joue bien, mais… ». La Rochelle c’est l’esprit du rugby d’antan qui survit et un budget qui fait rire les autres clubs professionnels. C’est un stade appartenant au passé mais qu’on essaye de rendre moins désuet a coup de travaux laborieux. C’est un des rares clubs moins au nord que Paris mais plus que tous les autres clubs. C’est une région qui comme seul sport à le rugby. C’est la terre ou les forçats de la terre rencontrent ceux de la mer. C’est à la fois le vestige d’un passé que j’aimais et la promesse d’un avenir possible pour cette équipe de jeunots qui se défoncent. Je suis un parisien pur jus, mais La Rochelle, c’est ma ville.

 

Le point fort : Une capacité a faire du jeu, du jeu, et encore du jeu et a mettre sous pression toutes les équipes du Top14. Pour moi elle me rappel le MTGXV d’il y a quelques saisons : des jeunes, de l’envie et du jeu.

 

Le point faible : L’effectif est loin d’être pléthorique, et surtout l’équipe n’arrive jamais ou trop peu souvent a se montrer disciplinée. Combien de match perdu et dans lequel les rochelais on finis à 14 suite à des cartons rouges ou jaunes ? (Paris, Racing, Montpellier…)

Et quand au fait de tuer le match ou au moins prendre les bonus, si le jeu fait plaisir, mettre des points au pied est d’une importance capitale dans le Top 14.

 

Le meilleur joueur : Ferrou, grand patron de cette équipe. Quand il est là, La Rochelle tourne a plein régime. Quand il n’est plus là, c’est parti pour les jeux du cirque. L’équipe autour ne change pas et pourtant elle n’a plus rien a voir…

 

La révélation : C’est une révélation pour le top 14 mais on le connait déjà bien en pro D2, c’est Ninard. L’ailier a déjà mis 4 essais en 12 matchs soit 0,3 essai par match. A titre de comparaison, c’est mieux que Nalaga, Arias ou Bobo cette saison.

 

Les transferts potentiels : Idem que pour le SF

 

Classement : 12ème

 

 

 

Les clubs *

 

 

Bourgoin : La Berjalie est en crise. Voila 5 ans qu’elle l’est. Et maintenant que le traiteur intraitable est parti, Gaston Maulin joue les pompiers de service pour éviter le dépôt de bilan. Mais le CSBJ c’est une équipe de France a elle toute seule sur les 12 dernières années : Milloud, Tordo, Papé, Nallet, Chabal, Pierre, Raschi, Cecillon, Bonnaire, Parra, David, Fritz, Boyet, Venditti, Glas ou encore Péclier tous formés au club ou passé par ce haut lieux du rugby français. Et ce monument est en train de se casser la gueule. Que les dieux du rugby interviennent et se lève ! Pourquoi vous vous levez Mr Betsen ? Restez assis s’il vous plait…  

 

Le point fort : Et bien on va dire son public… et encore…

 

Le point faible : une liste non exhaustive est nécessaire. Pas de vrai 10, pas de joueurs capable de franchir, pas de liant, pas de mêlée, pas de touche, pas de système de défense efficace, pas de leader de jeu, pas de certitude d’être payé pour les joueurs et d’être maintenus pour le staff. En somme c’est chaud mec !

 

Le meilleur joueur : L’une des trop rares satisfactions vient du recrutement, une fois n’est pas coutume. Ce joueur c’est Tulu. Une boule de puissance au service d’un physique hors norme. Son premier match il le ponctue d’une explosion atomique avec le talonneur aux 45 sélections, Dimitri  Szarzewski qu’il laissera plus ou moins sur le carreau. Son dernier fait d’arme ? une courses de 20 mètres en plein dans la défense du BO pour planter un essai aussi beau que malheureusement inutile. 

 

La révélation : Tian. Peut de match joués en raison de quelques pépins physiques mais un très gros potentiel pour ce joueur qui survolait le championnat de proD2 l’année dernière.

 

Les transferts potentiels : On va déjà penser a se maintenir avant de foutre le bordel dans l’effectif non ?

 

Classement : 14ème

 

 

Agen : Par respect pour l’un de mes meilleurs amis, je vais m’efforcer de ne pas être acerbe avec le club qui a fait la plus grosse connerie de l’histoire du rugby professionnelle : dire a des joueurs à 6 mois de la fin de la saison qu’ils ne seront pas résignés à la fin de l’exercice actuel peu importe le résultat du club… bon après c’est sur, on a moins envie de se crever le cul pour se maintenir. Et étrangement, je ne sais pas si ce sont les meilleurs qui partent les premiers, mais ce sont souvent les couillons qui partent les derniers : tous le monde a essayé de fuir le bateau ivre qu’était le SUA. Et puis à force de jeu et de courage, les agenais sont remontés. Le jeu pour le résultat et les résultats grâce au jeu, un effectif plus important que les autres, un staff qui savait où il allait, une équipe solide et complète. Et puis la montée est intervenue et la, attention, c’est la grande braderie : journée portes ouvertes dès le premier match puis a nouveau contre tous les cadors (Castres, Clermont, Toulouse et Toulon) avec une moyenne de 42pts pris… Mais ils restent sur 3 victoires consécutives dont deux importantissimes contre La rochelle et Brive.

 

Le point fort : Un collectif qui prend ses marques et qui a des vrais automatismes.

 

Le point faible : Une manque de solidité et surtout de combat.

 

Le meilleur joueur : Jean Monribot. Le capitaine est comme toujours : exemplaire. Il se bat autant qu’il peut pour être au four et au moulin et il se multiplie à tous les matchs ou presque. Ses performances lui donnent la possibilité de réver d’un ailleurs et des clubs comme Clermont ou comme Biarritz pourraient voir en lui le complément idéal de la 3ème ligne.

 

La révélation : La doublette Tongienne Fonua/Fono. 220 kilos a eux deux, de la puissance animal qui émane de ces jeunes hommes et surtout une capacité a remettre l’équipe dans le bon sens qui est plus que précieuse. Quand ils sont tous les deux sur le terrain, le match n’est plus le même pour l’équipe en face.  

 

Classement : 12ème

 

 

Brive : On va résumer la situation comme cela : depuis le départ du petit bonhomme en mousse, rien ne va plus chez les Coujoux. C’est le vrai bordel et personne ne sait ou ne peut dire qui est le responsable de ce foutoir. C’est un peu comme si on avait mis les lapins crétins à la tête d’un club. Rien ne semble cohérent, tout est fait en dépit du bon sens et mêmes les joueurs sont responsables des problèmes en coulisses. Illustration : Magne est à la tête d’une équipe qui réussit une saison plus qu’honorable alors qu’on leur promettait la descente alors on le vire. Puis arrive un duo Mola-Laussuc qui fait bon gré malgré des difficultés financières importantes et les départs de quelques très bon joueurs comme le centre anglais Flutey ou encore le talonneur Thompson et là pouf, on en dégage un. Et puis comme tout est logique, le président affirme son soutient à Mola. Mola dit que le soutient de son président, il s’en tamponne l’oreille et qu’il restera si les joueurs veulent de lui et de ses méthodes. Un vote est organisé et le plébiscite est défavorable : les joueurs veulent dégager Mola. Mais le président passe outre le vote des joueurs et maintient l’entraineur en place… Logique. Et comme les joueurs ont déjà l’impression de pas être pris pour des jambons, le président leur demande aujourd’hui de baisser leurs salaire de 10%. C’est sur que comme ca, ca va aller beaucoup mieux…

 Et quand on sait que Popham, Palisson et Estebanez vont partir, c’est que du bonheur.  

 

Le point fort : La troisième ligne Vosloo Popham et Claassens.

 

Le point faible : Comment avoir envie de joueur pour des mecs qui se foutent de votre tronche… Le point faible c’est l’administration du club.

 

Le meilleur joueur : Obi-wan Kenobi

 

La révélation : Le petit bonhomme en mousse était un bon président. Si c’est pas une putain de révélation !

 

Les transferts potentiels : Un départ de 34 joueurs et l’arrivée de Luis Fernandez en tant que coach psychologique.

 

Classement : 13ème.

 

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Top 14 : le point a mi championnat (partie 1)

2 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Oyez ! Oyez ! Amis amoureux de l’ovalie, nous voici déjà aux portes des phases retours. 12 matchs déjà joués, plus que 14 à venir. Si le classement est limpide de complexité et si le championnat est toujours aussi indécis, c’est après un travail de visionnage ultra précis et ultra poussé que nous allons nous livrer à un petit état des lieux club par club avec leur classement, leur point(s) faible(s), point(s) fort(s), le meilleur joueur de ce début de saison et enfin la révélation. Puis un petit point sur les dernières infos transfert qui courent.

Enfin nous établirons le top 30 des révélations de l’année et l’équipe type de ce début de saison.  

Mais pour rendre la chose plus digeste, nous allons à l’instar des barèmes classique utilisés pour les hôtels procéder à ce petit retour club par club sur la première partie de saison sous forme d’étoiles. Petite explication de ce barème.

 

***** : c’est cher, c’est indécent, c’est presque irrévérencieux de donner le prix et pourtant on y retournerait bien… c’est le top du top, il y a des « boys » de partout, les gens sont sympas et souriants et la nourriture préparé par un chef étoilée est parfaite. On en parle pendant des années et on se rappel avec nostalgie ce séjour formidable ! C’est un peu le Georges V

 

**** : C’est très beau, c’est très bon, c’est très chaleureux et on s’y sent bien mais… Il manque un petit « je ne sais quoi » qui rendrait l’endroit absolument génial… C’est un peu le super hôtel romantique où l’on emmène sa dulcinée.

 

*** : C’est pas mal. On dort bien, la demi-pension est pas mal. C’est un bon rapport qualité prix. On le recommanderait a des amis de passages mais sans pour autant en faire des tonnes. C’est un peu l’hôtel Ibis. 

 

** : La sans être vraiment un bouge c’est loin d’être luxueux. On le trouve dans les dédales tortueux de la ville ou en périphérie. Les lits sont petits et les salles de bains exigüe au possible. La literie grince et le room service n’est qu’un vague fantasme que vous caressez de vos songes entre deux insomnies. Et bien oui : les murs en placo épais comme un Mac Book air laissent entendre ce qu’il se passe à coté, les canalisations font du bruit, ca pue, la bouffe est plus que passable et le service de chambre pas franchement payé pour être sympa. C’est un peu le formule 1.  

 

* : alors là c’est l’enfer : des cheveux noirs et épais dans les draps, une odeur de sueur et de sexe persistante, ca sent la misère jusqu’au moindre petit tableau en point de croix au mur. On paye à l’heure et il n’y a pas la télé. Le mec a l’entrée vous a regardé d’un œil torve et suintant le vice et une fois dans votre chambre, en position fœtale, les genoux contre la poitrine en vous balançant d’avant en arrière pour faire abstraction du monde hostile qui vous entoure, vous vous laisser vaincre par la fatigue sur les coups de 5h du matin. Quand vous vous réveillez vous vous êtes fait dépouiller par des prostituées qui bossaient a coté… C’est un peu l’hôtel de passe minable de la rue Saint-Denis. 

 

 

Le point club par club :

 

Le club *****

 

Toulouse : à Ernest Vallon, tout va bien. On marque, on fait du jeu, le paquet d’avant est impressionnant de maitrise et de puissance, les cadres sont toujours au top (Servat, Jauzion, Dusautoir, Kelleher) et cerise sur le gâteau, les blessés de longue date sont de retour (Michalak, Nyanga). La période de trêve internationale leur a permis de faire un gros travail physique et il se murmure que le Rup’ alias Rupeni Caucaunibuca est tout proche d’un retour fracassant.

 

Le point fort : Un effectif pléthorique, une expérience monstrueuse du très haut niveau, des cadres en forme et des joueurs en confiance, un tout nouveau vent de fraicheur souffle sur les lignes arrières sous la houlette du néo retraité JB Ellisalde, le pack le plus complet et le plus efficace du championnat… Toulouse ne manque pas de points forts en témoigne les récentes performances contre l’Usap ou Toulon.  

 

Le point faible : Bon ben là… Peut être un petit manque de solution au poste de 10 et encore… Non, les deux gros points faibles du ST sont des problèmes de riches : comment gérer au mieux H-Cup et Top 14, comment faire sans quelques internationaux pendant le tournoi, comment maintenir cet état de forme tout l’année ? Le plus gros point d’interrogation (et potentiellement une faiblesse) c’est de savoir comment gérer une bonne cohésion au sein d’une équipe aussi énorme.

 

Le meilleur joueur : ils sont plusieurs à pouvoir postuler pour ce titre honorifique. Mais si Servat est le meilleur marqueur des avants, si Médard les enfile comme des perles, si Jauzion fait toujours le boulot et si Dusautoir se montre toujours efficace, c’est sans conteste Census Johnston qui mérite les plus importantes louanges. Toujours au soutient, constamment en action, titanesque en mêlée, capable de prendre des intervalles et de faire jouer avant contact, c’est indéniablement à l’heure actuelle le meilleur pilier droit du championnat et probablement du monde. 

 

La révélation : Sylvain Nicolas. Auteur d’un superbe début de championnat, une blessure est venue tout gâchée. On attend déjà avec impatience de le revoir.

 

Les transferts potentiels : On annonce le départ de Kelleher possible vers le Stade Français, et comme toujours Toulouse se montre plutôt discret sur les joueurs qu’ils pistent. Mais des bruits de couloirs laissent entendre un intérêt véritable de Yannick Bru pour Forrestier et Noirot devant. Ivaldi serai lui aussi approché. L’avenir nous dira quoi en penser.

 

Classement : 1er

 

 

Les clubs ****

 

Montpellier: C’est la grosse cote de ce début de championnat. On n’a pas fait de recrues clinquantes, pas de gros noms ronflants et de joueurs de l’autre hémisphère aux salaires impossible… En fait le vrai coup du mercato réussit par Montpellier c’est d’avoir pu recruter deux manitous : Galthié et Béchu. Ces deux gars, mi marabouts mi sorcier, on réussit en l’espace de 4 mois a donner un fil directeur au jeu du MHRC, de l’envie, et surtout de la confiance et de l’efficacité. Ils sortent d’une période faste et espérons qu’ils n’aient pas mangés leur pain blanc trop vite.

 

Le point fort : L’activité débordante de toute l’équipe. Une sorte de fraicheur et d’insouciance dans conduite du jeu alliée à une organisation irréprochable en défense et une capacité a conclure les temps forts par des points. Ils ne font pas vraiment peur mais ils font très souvent mal. Leurs victoires ne sont pas simples mais toujours mérités et les cadres sont jusqu’à aujourd’hui décisifs. 

 

Le point faible : Un vrai manque de profondeur de banc. Si pour l’instant tout va plus ou moins bien, comment le MHRC va gérer l’absence de Trinh-Duc (Fernandez étant pour le moment très bon mais tout de même plus limité dans son jeu que le français) et les absences pendant le tournoi de Ouedraogo ou d’autre sera très dure a gérer. Si le XV type est très bon, que penser du fait que le staff ne peut pas s’appuyer sur plus de 18-20 joueurs de manières régulières ? 

 

Le meilleur joueur : Fulgence Ouedraogo. Si d’autre comme Trinh-Duc Laduhie ou Thomas sont très bon, l’activité du capitaine est tellement déterminante et communicative que chacune de ses absences, ou en tout cas dans 9 cas sur 10, se solde par une défaite. 

 

La révélation : Geoffrey Doumayrou. Puissant, rapide, décisif, capable de faire la différence et surtout de faire subir ses plaquages, reconvertit au centre, il est l’un des tout meilleur de l’équipe lui qu’on ne connaissait pas bien jusqu’à l’année dernière.

 

Les transferts possibles : c’est le calme plat du coté des rumeurs même si comme tous les ans les Big three sera approché (Trinh-Duc, Ouedraogo, Thomas) par les « gros ». Si le MHRC continu sur sa lancée, alors inutile de dire que la perspective de jouer la H-Cup dans l’un des plus beaux stades de France (Le stade Yves du manoir est l’un des plus moderne et magnifique de France) sous le beau soleil du Roussillon va attirer quelques mercenaires post-coupe du monde et quelques joueurs de talent en quête d’une équipe prête à les accueillir. 

Classement : 2ème  

 

Racing : Une équipe qui gagne, qui prend des bonus, qui impose du rythme et surtout un jeu au pied très, très long. Un jeu typiquement britannique (jeu au pied long et grosse pression sur les phases statiques) qui semble venu d’un autre temps mais d’une efficacité redoutable, d’autant plus qu’il s’agit d’un des packs les plus lourds du championnat.

 

Le point fort : On l’a dit, une puissance phénoménale a tous les postes. Des ailiers qui font 110 kilos (Bobo et Vulivuli), des centres pas moins gaillards (Steyn, Chavancy, Masi)… Une équipe qui semble toujours difficile à manœuvrer, encore plus à Colombes où ils restent sur quelques succès de rang.  

 

Le point faible : Un manque de créativité auquel ils essayent de palier notamment avec la prise de responsabilité de plus en plus important de J. Wisniewski. Mais c’est vrai que ca n’est pas le génie des combinaisons en première main ou l’instinct qui les étouffe. Mais quand on avance sur chaque impact et qu’on puni par des drops et des pénalités tous les adversaires, a quoi bon chasser le naturel ?...

 

Le meilleur joueur : Noirot. Incontournable rampe de lancement aussi bien en touche qu’en mêlée où la précision de ses lancés ou alors sa puissance sont primordiale, une équipe semble enfin avoir pris toute la mesure de son talent. Il s’y dépense sans compter et en forme de récompense, une sélection contre les Fidjis.

 

La révélation : C’est là que le bas blesse. Finalement très peu de jeunes joueurs ou même simplement des joueurs qui découvrent le top 14. On aurait bien envie de citer Antoine Battut, mais formé au stade Toulousain où il a connu pour la première fois le top 14, il est hors cours pour parler de vraie révélation.

 

Les transferts possibles : Avec le Racing, rien n’est impossible. Dusautoir, Albacete et/ou Johnston seraient attendus…

 

Classement : 3ème. 

 

Les clubs ***

 

Clermont : c’est mi figue mi raisin. Un coup ca va, un coup ca va plus. Courant alternatif… enfin on a compris que ca n’est pas facile a digérer de péter une malédiction et de se replonger dans la dure réalité du championnat. Un effectif à peine remanié, quelques ajustement de jeu et voilà que pourtant Clermont joue toute sa saison ou presque sur le mois de décembre… Et c’est le président himself qui le dit dans les colonnes du Midol. Le staff serre les fesses, les joueurs serrent les dents et les supporters servent des demis : en route vers la remontée.

 

Le point fort : Un gros pack, de la vitesse et des rotations possibles a tous les postes et des individualités de talent. Sur la papier, ils ont tout pour être au moins barragistes. 

 

Le point faible : A force de gagner tous les matchs a l’arrache, on fini par s’épuiser mentalement et physiquement dans des matchs où pourtant il n’y a pas lieu. Le meilleur exemple ? Le match à Bourgoin ou les isérois étaient au plus mal et où il a fallut attendre les 10 dernières minutes pour assurer d’un coup victoire et point de bonus… un monde.

 

Le meilleur joueur : Aurélien Rougerie. Plaqueur gratteur et dynamiteur. Il a « volé » la place d’un joueur incontournable il y a deux ans, Canale, et personne ne voit qu’il n’est pas un vrai centre… Il est LE « facteur x » de cette équipe et celui qui peut faire parler la foudre sur toutes les actions.

 

La révélation : On ne l’a pas vu très longtemps mais le début de saison de Wesley Fofana a été formidable. Vraiment très doué ballon en main, il a en plus gagné du coffre et du volume de jeu en quelques mois. Il est barré par ce qui se fait de mieux ou presque en France avec Nalaga/Malzieu/Rougerie/Russel mais il progresse a vu d’œil et Verne Cotter a du le remarquer pour lui faire aussi souvent confiance.

 

Les transferts possibles : On attendait un centre, on parlait d’Estebanez ou de quelques autres et c’est finalement l’ancien parisien et surtout actuel joueur de Llanelli Regan King qui va débarquer dans le massif central. Un joueur au talent évident et qui le distille de façon généreuse aussi bien en H-cup qu’en Ligue celte. Autre recrue évoquée : Rocky Elsom.

 

Classement : 7ème

 

 

Biarritz : On les croyait morts et enterrés après 3 saisons dégelasse et puis l’année dernière, surprise ! Le BO en finale européenne… alors oui c’est vrai tout n’est pas réglé. Oui c’est vrai que les lacunes évidentes de cette équipe biarrote saute aux yeux. Oui c’est vrai que la crise couve constamment, que le club n’a jamais semblé aussi proche de l’implosion a chaque défaite, que Blanco fout un peu le bordel depuis qu’il est revenu mais les faits sont là : le BO redevient un club qui fait (un peu) peur.

 

Le point fort : Un groupe de joueur soudé, ou les cadres sont tous au sommet de leur jeu en cette année de coupe du monde. C’est très positif et le retour de quelques joueurs importants comme Lauret ou le deuxième ligne pachydermique Taele fera le plus grand bien à une équipe sans vrai rotation devant.

 

Le pont faible : un manque de régularité dans les résultats et surtout une instabilité palpable. En 6 mois : deux vraies-fausses démissions, des attaques dans la presse, un staff aussi complexe que le parti communiste de la grande époque stalinienne, des combats d’égos en coulisse… Enfin bref, l’ambiance de travail est moyenne et Issac/Gonzalez ne sont pas dans les meilleures dispositions pour tirer la quintessence des joueurs.   

 

Le meilleur joueur : Yachivili est de retour ! On l’attendait et le voila ! Il tourne a presque 20 points par match : mieux que Mike Pietrus, Johan Petro, Alexis Ajinca et Ian Mahimni réunis (ils jouent tous au basket en Nba) ! Un jeu au pied microchirurgical, un jeu ballon en main toujours aussi pénible à lire et une animation comme aux plus grandes heures du monstre a 16 pates rouge et blanc. On en est ravi.   

 

La révélation : La palme est, une fois n’est pas coutume, partagée par un avant et un arrière. Devant, Lakafia est hyper impressionnant du haut de ses 20 ans. Il avance à l’impact et fait très mal au milieu du terrain. Faure ou Lauret en font plus en moins les frais en réduisant leur temps de jeu, Va’afolo lui joue moins en 8, tout comme Harinordoquy. La concurrence est saine mais omniprésente.

De l’autre coté, Barraque. Le gamin a du talent, du culot, des vraies dispositions d’animateur et a tout pour devenir un futur très grand. Alors oui j’en fait des caisses sur un joueur que la majorité d’entre vous ne connaissez même pas, oui j’en fait des kilos sur un jeune « qu’il faut laisser grandir sereinement » et patati et patata  mais franchement, ce garçon pu le rugby et il a la classe.

 

Les transferts possibles : Pas de grande nouvelle ni de grands nouveaux pour le moment.

 

Classement : 4ème


 

Perpignan : Perdre une finale ca fait mal… tellement mal que ca ne s’oublie pas en quelques mois. Et puis, en plus, quand on à une liste de blessés plus longue que le nombre de soldats suisses en 2 guerres mondiales, quand on a des cadres qui luttent contre les pépins physiques et la méforme, quand la sinistrose s’abat sur les troupes d’Aimé Girald, le début de saison est difficile. Mais attention, les catalans ne sont pas non plus de vieux grognards sur la fin de vie. Ils sont toujours dangereux et surtout l’effectif qui n’a pas changé d’un iota n’est pas devenu nul du jour au lendemain. La preuve ? Ils sont 8 ème a seulement 2 points des places de barragiste.

 

 

Le point fort : De l’expérience à revendre à tous les postes et un pack dominateur, des joueurs qui gagnent des duels et surtout qui ont une force physique de premier ordre. En gros : beaucoup de puissance et de grinta à tous les postes. 

 

Le point faible : La fragilité des joueurs. On les sent encore friable. Ils ont perdus le leader de vestiaire qu’était Durand parti au Racing et les leaders de jeu (Hume, Mermoz, Laharrague) plus souvent à l’infirmerie qu’au stade. Et puis leur échecs répétés en H-cup et leur finale complètement ratée contre Clermont à laissé des traces.

 

Le meilleur joueur : Nicolas Mas. Un autobus dans un parking de Mercedes. Un éléphant dans un magasin de porcelaine. Un ours dans une confiserie. Voila l’impression que dégage l’un des meilleurs piliers du monde. Il est incontournable en mêlée fermée et son rayonnement est de plus en plus intéressant. Il sait tout faire pour un droitier et sa défense permet souvent de renverser des situations délicates.

 

La révélation : Joffrey Michel. Puissant, polyvalent, souvent décisif et surtout d’une envie contagieuse, il palie avec talent le manque d’effectif encore debout au poste de centre, ailier ou arrière.

 

Les transferts possibles : On parle d’un retour de Carter sans vraiment y croire…

 

Classement : 8ème. 

 

 

Castres : Cet été, grande révolution a Castres : on a pas fait n’importe quoi a l’époque des transferts ! Personne n’a été viré, personne n’a fait de caprice ou de dépression nerveuse, personne n’est arrivé en retard. Et la, pourtant, le CO n’arrive pas a enchainer deux top-saison de suite. L’effectif a muri et semble plus fort mais ca ne marche pas comme on voudrait. Ca coince et en même temps c’est si proche. Une victoire de plus (contre Paris) et ils étaient 3ème. Là ils sont 6ème et doivent défendre leur place contre Clermont Perpignan et Bayonne. Mais le CO reste une équipe solide et surtout incroyablement dynamique.

 

Le point fort : Quand dans votre pack, vous avez 5 joueurs de la trempe de Diarra, Cabalero, Masoe, Tekori et Murray et que ces 5 bestiaux pousse derrière Forrestier, Bonnelo et Ducalcon… On a compris que la mêlée est le plus belle de France, que le dynamisme s’associe sans mal à la puissance et que si l’équipe adverse n’adopte pas un plan spécifique pour cibler Tekori et/ou Masoe, elle risque de manger.

 

Le point faible : Le vrai point faible se situe après ce monstre à 16 pates. McIntyre un temps brillant a du mal a créer, Baï est lui aussi un joueur appliqué mais peu créatif et enfin Cabannes qui est peut être le meilleur défenseur du Top 14 au poste de second centre a bien du mal à conclure les coups. Ca fait peu de ballons a jouer pour Andreu ou Audrin et finalement ca n’est pas pour rien si sans Teulet le buteur, Castres n’aurait mis que 104 points en 12 match (8,6pts / Match)…

 

Le meilleur joueur : Masoe. Omniprésent et surpuissant, il fait des dégâts dans la plupart de ses matchs. Sa confrontation épique contre Chabal ou son duel contre Tonita on été des grands moments de bestialité cette saison et je me confesse (ouh le vilain) … J’adore ca !

 

La révélation : Martial. Un joueur qui débarque de pro D2 et qui fait 7 matchs en tant que titulaire malgré la concurrence d’Inigo, d’Andreu ou encore d’Audrin. Chapeau.

 

Les transferts possibles : Et bien on a parler d’un temps du départ prématuré de Kayser 

 

Classement : 6ème     

 

Dans la semaine : les clubs à 2 et 1 étoile. ^^ 

 

Bonne journée a tous ! 

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Bastareaud est-il touché mentalement ?

6 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Bastareaud est-il touché mentalement ?

 

 

L’histoire d’un phénomène :

 

Le centre parisien qu’on avait vu « marcher sur l’eau » dans de nombreuses rencontres, dont les performances en club pouvaient logiquement lui ouvrir les portes de l’équipe de France pour une tournée qui pose déjà les jalons de la prochaine coupe du monde, vient il y a quelques jours d’apprendre comme nous tous sa non-sélection. Bien que de nombreux bruits de couloirs faisaient état de quelques réserves sur la cote d’amour du centre parisiens auprès du staff tricolore, la surprise a été réelle de ne pas le voir figurer dans un groupe pourtant en proie a des problèmes au centre (Mermoz et David blessés, Traille passant à l’ouverture, Rougerie à un poste qu’il occupe depuis seulement quelques mois, reste Jauzion et Marty comme chelemard).

 

Les raisons de sa non sélection sont simples : Matthieu ne se donne pas les moyens d’être un joueur formidable. Son talent exceptionnel fait de lui un joueur qui remporte presque tous ses duels. Seulement son statut de centre hors-normes fait aussi et surtout de lui un joueur dont Lièvremont attend énormément. Fini de se contenter de deux percées dans le match. Fini de se ravir de ses charges éléphantesques. Fini de se satisfaire de ses quelques caramels et autre désossages. Aujourd’hui Bastareaud est un joueur qui doit non seulement être plus régulier mais surtout qui doit prouver qu’il a tout simplement muri.

Un gamin. Voila ce qu’il était lors de la tournée en 2009. On a vu revenir du pays du long nuage blanc un joueur détruit par un mensonge de gosse. Une table basse comme explication, un conseil de discipline comme punition, des pulsions suicidaires comme réaction d’un jeune homme qui n’a jamais connu l’enfer de la médiatisation négative… On le croyait fini, lessivé et a bout. Le rugby était pout lui un petit truc simple dans un océan de complication. Rien ne laissait présager d’un retour au premier plan pour celui qui restait aux yeux de beaucoup comme le principal et unique accusé du « New Zealand-Gate »

 

Mais, a force de courage, d’aide psychologique et de soutient, son président Max Guazzini en tête,  nous avons assisté a son retour en grâce. Il remporte ses duels, montre une capacité d’adaptation intéressante face à un nouveau coach et des essais comme celui face au BO à Paris où il marque avec 6 adversaires sur le dos pendant 15 mètres rythme sa saison. Logiquement, comme un père qui pardonne a son fils, Lièvremont qui avait exclut de lui même Basta-rocket pour la tournée d’automne réintègre le phénomène pour le tournoi des 6 nations.

En forme de mue rédemptrice, le colosse de Créteil réalise un premier match très réussit : deux essais. Comme un symbole après sont premier essai, on le voit agiter sa main devant son visage, comme pour se laver des ses péchés. A ce moment là , exit ses frasques malheureuses en Nouvelle-Zélande, exit sa sanction et sa réhabilitation, exit la sanction de Lièvremont, exit les embrouilles avec ses coéquipiers dont on avait supposé l’existence. Bastareaud est un joueur de rugby, est c’est ce qu’il veut : qu’on le considère uniquement comme un rugbyman

 

Bastareaud est-il touché ? :

 

Seulement voilà : depuis cette annonce de sa non sélection, lui qui semblait revenir très vite en forme, Matthieu a joué deux matchs. Ces deux matchs sont probablement ses deux pires préstations de l’année face à Bayonne et face à Clermont, deux fois face a des joueurs en concurrence directe avec lui (Mazars contre Bayonne et Rougerie contre Clermont). Alors que penser de ces performances ? La première chose c’est que le mental du monstre reste son plus gros point faible. Comme un symbole, depuis l’annonce un peu rude de Lièvremont (Cf. La conférence de presse décortiquée sur le blog), face a Clermont, Basta à faillit emplâtrer son coéquipier Phillips. Lui qui voulait tellement prouver que le staff de l’équipe de France avait tort cherche systématiquement l’exploit et sur une action consécutive à un renversement, Phillips garde un peu trop le ballon et donne la balle dans de très mauvaises conditions a son centre. En avant et gosse mise au point entre les deux hommes. Ce genre d’image témoigne d’un profond sentiment de mal-être rugbystique. Autre illustration face à Bayonnne. Confronté à une défense très agressive il faut attendre 60 min pour voir le parisien gagner son premier duel de manière franche.  

Comme un gamin désavoué par son père, Bastareaud est un peu perdu dans son rugby. Sans tirer de conclusions trop hâtives, il est évident que le n°13 du Stade Français a été touché par sa non-sélection. Lui qu’on sait fragile et instable accuse le coup. Espérons que se soit pour mieux rebondir avant la coupe du monde.

 

Une gestion plutôt intelligente de Lièvremont :

 

Qui aime bien châtie bien. Voilà comment illustrer le lien entre Lièvremont et Bastareaud. Le premier cité comme un père pour le second. Il l’aime et le déteste à la fois. Il voudrait le voir exploser une bonne fois pour toutes. Il voudrait en faire un Ma’a Nonu made in France. Et en plus on le comprend ! Comment ne pas avoir des aspirations de premier ordre quand on a sous la main un des centres les plus puissants du monde ?

 

Comme une piqure de rappel, le staff a travers cette annonce (quand on passe 10 minutes de la conférence à parler d’un joueur qui n’est pas là ca n’est pour rien) que Matthieu à encore beaucoup d’efforts à faire. Il ne peut plus se contenter d’être parmi les meilleurs. Il doit devenir LE meilleur.

Se passer de Bastareaud pour la coupe du monde est purement impensable. Cela relève autant de la bêtise que du fantasme : faire une coupe du monde où notre arme défensive numéro un au poste de centre, sans les 110 kilos du parisiens et surtout sans sa capacité a faire reculer tous les joueurs ou presque de la planète serait stupide. Lièvremont le sait et il saisit là l’une des dernières chances qu’il a pour à la fois essayer de nouveaux joueurs où les remettre dans la course (Estebanez ou Rougerie) et surtout de rappeler a Bastareaud que rien n’est acquis. On ne peut pas jouer éternellement sur ses acquis ou ses facilités.

 

En conclusions, il est évident que Basta est touché. Il est évident aussi que Lièvremont compte énormément sur le centre parisien. En somme, l’un ne peut pas être heureux de ne pas y être et ne pas faire les quelques efforts supplémentaire pour jouer une coupe du monde ne semblent pas insurmontables. L’autre espère voir une vraie réaction d’orgueil de la part de Bastareaud, quitte à le priver d’une tournée qu’il aurait du jouer, en privilégiant la concurrence et l’effet d’émulation du groupe.

 

Bastareaud doit prouver que Lièvremont a eu tort et cela passe par de grosses perfs en club, moins de faute stupide et surtout par une remise à l’heure de ses priorités : jouer la coupe du monde ou continuer sur une voie plutôt décevante, celle d’un éternel espoir incapable de se mettre au boulot. Enfin rappelons que Matthieu n’a que 22ans et qu’il lui reste 6 mois pour convaincre le staff que se passer de lui serait complément stupide.  

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Top 14 : les résultats de la 12ème journée

5 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

1708017018

 

 

Les matchs du jeudi soir qui fleurent bon les surprises, les roulements d’effectif et les matchs d’avant la trêve. Si ca n’est pas vraiment la journée préférée des coachs et ont les comprends, les supporters des petits clubs et des clubs en mal de confiance adorent cette période folle de l’année où tout est possible.

 

Et c’est ce qu’on a vu ce jeudi : des matchs de fous. Pas un score n’était écrit à l’avance, pas un résultat (enfin si, en réalité, il y a deux résultat sans surprises sur 7) ne pouvait être réellement planifié et cette journée a été riche en surprises aussi bien au niveau des matchs que du classement.

 

On commence le résumé de cette journée par les deux matchs sans surprises.

Dans un premier match ou l’enjeu était réel pour les deux équipes, Toulouse qui souhaitait prendre la tête du championnat avant les matchs internationaux du mois de Novembre et du mois de Mars, se déplaçait avec une grosse équipe sur le terrain de la lanterne rouge, Bourgoin. Les Berjaliens comme toujours courageux ont tout donné pour accrocher des points, mais après avoir fait illusion pendant 20 minutes en menant 6-0, les isérois ont explosé avant la mi-temps en encaissant 20pts. La seconde mi-temps est du même tonneau pour une défaite lourde (et lourde de conséquences) 35 à 11. Toulouse empoche le bonus offensif pour la troisième fois de suite grâce à un essai dans les derniers instants (75 ème) et se place déjà comme l’un des grands favoris pour l’obtention d’une place directe en demi-finale.  

 

Ensuite, la grande surprise de ce début de saison, le Montpellier Hérault Rugby Club recevait l’équipe la plus décevante du championnat, le CA Brive. On s’attendait à une réaction d’orgueil des « coujoux », eux qui visent le maintient alors qu’il visait l’Europe il y de cela moins de 2 mois. De l’autre coté, on jouait sans Trinh-Duc blessé mais aussi sans Gorgodze ou encore Thiery.

Pourtant, les brivistes malgré de bonnes intentions n’ont pas vraiment semblés en mesure de prendre l’avantage sur Montpellier. Après un match enlevé et vivant, les Fidjiens du MHRC ont frappés par trois fois : Nagusa deux fois et Matadigo une fois. Ajouter à cela un essai magnifique de Fernandez et les points au pied de Bustos Moyano et voilà une victoire logique mérité et accompagnée du bonus pour les joueurs de Galthié et Béchu. Le MHRC est toujours solidement placé en tête de peloton et a déjà ou presque assurer l’essentiel en mettant les premiers relégables a plus de 20 points.

 

Et puis nous arrivons aux surprises de la journée.

 

On commence par une demi-surprise. Après un match au couteau et surtout dans un brouillard rare pour un mois de Novembre dans le pays basque, le Castres olympique et les 12 points de Teulet sont allez arracher le nul sur le terrain d’Aguillera. Face un Yachvili à un niveau stratosphérique en ce moment (encore 17 points pour lui ce jeudi), les castrais se contenteront d’un résultat logique, quand on sait que le « yach » a eu la balle de match au bout du pied (pénalité lointaine en coin et dans le brouillard dans les derniers instants du match) et que le BO sur son terrain était depuis la seconde journée invaincu à domicile. Score final 17-17 et pas de bonus pour personne.

 

Puis on passe au deux victoires inattendues à l’extérieur. Le Racing Club Toulonnais en grande difficulté depuis quelques temps (3 défaites consécutives contre Paris, Toulouse et le Munster) se déplacait pour la 4ème fois consécutive chez un gros du championnat, l’USAP. Les perpignanais se sont montrés inconstant, naïf et peut être même un peu arrogant. Trop imprécis et indiscipliné sur tout le premier acte, c’est logiquement que le RCT mène à la pause 26 à 6. A noter les 13 points concédés par les catalans en infériorité numérique. La fin de match sera l’occasion pour les locaux de tenter une remontée au score. Le match se termine sur le score de 20 à 29, ce qui prive les catalans d’un point de bonus défensif qui aurait été la récompense des gros efforts de la seconde mi-temps. Le RCT lui vient de reprendre confiance et a remis la marche en avant, prêt à recevoir enfin la semaine prochaine.

 

La seconde grosse victoire à l’extérieur c’est celle de Bayonne pourtant sur 4 défaites de rang sur la pelouse du Stade Français. Cette victoire a tout du hold-up et le réalisme basque a fait très mal à une équipe parisienne incapable de concrétiser ses temps forts. La défense inversée des joueurs de l’aviron a complètement désorganisé le collectif parisien et c’est sur deux contres parfaitement menés que Huguet puis Peyras (sur une superbe relance de Huguet, encore lui) que l’aviron a fait exploser le verrou du club de la capitale. Coté parisien, le manque de créativité mais surtout de réalisme a été assez terrible. Quand les fondamentaux ne sont plus assurés, alors les chances de victoires s’amenuisent. A l’inverse, la défense formidable des bayonnais leur donne l’occasion de concrétiser leur rare incursions mais de fort belles manières. L’essai d’Arias n’aura servit a rien et la remontée presque gagnante du SF ne sera pas utile. Paris prend le bonus défensif mais s’incline de 4 pts 24 à 20.

 

Enfin on termine ce tour des stades par les deux grosses surprises. Tout d’abord la superbe victoire des Agenais face au Racing-métro. Après un match étonnamment serré et une première partie de match qui tarde a se décanter malgré les assauts franciliens, le match va se jouer à l’ultime seconde avec une pénalité de Courrent qui offre la victoire d’Agen 21-20. On retiendra aussi la blessure du malheureux Wisniesvki  qui connaitra la gravité de sa bléssure dans les prochaines heures. En cas de pépins, Skréla devrait être rappelé a moins d’une nouvelle surprise (Boyet ou encore les jeunes Barraque ou Thalès).

Dernier match et non des moindres, les Rochelais défait à Armandie la semaine dernière avait en tête de se rattraper. Inutile de dire que le champion de France ne l’entendait pas cette oreille et que les Jaunards de Clermont ne venait visiter le port des minimes pour le plaisir. Après 25 premières minutes accrochés mais dominés par les avants rochelais, La Rochelle se donne de l’espoir en menant 6-0. A la mi-temps, les maritimes sont toujours devant 9-6. Au retour des vestiaires les courageux rochelais continuent a avancer en mélée fermée et la domination du pack permet au jeune Roux de marquer de manière rocambolesque (suite a une pénalité obtenue suite à une mêlée, Dambielle trouve le poteau qui renvoi la tentative. La balle rebondit devant des clermontois qui se regardent. C’est alors que Roux surgit et transperce la défense pour aller applatir). La domination en mêlée fermée des Rochelais est criante et la victoire est logique. Milhas qui avait anoncé viser la victoire contre Clermont n’a pas mentit. Score final : 22 à 14, Clermont n’empoche même pas le bonus malgré un essai de Malzieu.

 

 

12e Journée

04/11/2010 

Bourgoin

11 - 35

Toulouse

SU Agen

21 - 20

Racing Métro 92

Perpignan

20 - 29

Toulon

La Rochelle

22 - 14

ASM Clermont Auvergne

Biarritz Olympique

17 - 17

Castres Olympique

Stade Français

20 - 24

Aviron Bayonnais

Montpellier

35 - 9

Brive

 

 

 

Au classement, Brive dégringole encore et se retrouve a égalité de points avec le promu agenais. En tête, Toulouse et Montpellier font l’écart avec le BO et le Racing. Clermont, Perpignan et le Stade Français s’éloignent peu à peu des places directement qualificatives et le championnat n’a jamais été si resserré. Le championnat se compose de deux groupes : 4 qui luttent pour ne pas descendre (Brive, La Rochelle, Agen et Bourgoin) et presque 10 équipes en courses pour les barrages.

 

La plus mauvaise opération du Jeudi : Paris et Brive

La meilleure opération du Jeudi : La Rochelle et Agen

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Toulouse

42

12

8

1

3

375

216

159

2

Montpellier

41

12

9

0

3

295

187

108

3

Racing Métro 92

35

12

7

1

4

318

259

59

4

Biarritz Olympique

33

12

7

1

4

235

221

14

5

Toulon

32

12

7

0

5

256

235

21

6

Castres Olympique

31

12

6

1

5

286

246

40

7

ASM Clermont Auvergne

30

12

6

0

6

270

192

78

8

Perpignan

28

12

6

2

4

241

257

-16

9

Aviron Bayonnais

28

12

6

0

6

249

245

4

10

Stade Français

28

12

6

0

6

301

267

34

11

La Rochelle

19

12

4

0

8

209

318

-109

12

Brive

19

12

3

1

8

203

272

-69

13

SU Agen

15

12

3

1

8

198

359

-161

14

Bourgoin

10

12

2

0

10

180

342

-162

 

 

 

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Top 14 : les résultats de la 11ème journée

31 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

1708017018

 

 

Comme toujours on commence par les résultats de la journée :

 

Tout d’abord, le BO et le MHRC sont les deux seuls vainqueurs à l’extérieur. Montpellier est en effet allé s’imposer avec brio sur le terrain de Bayonne. Jean Dauger devait être une citadelle imprenable… C’est raté. Mais la grosse information, c’est la blessure de Trinh-Duc. Il déclare dors et déjà forfait pour la tournée.  

De son coté les joueurs de Biarritz se sont imposés sur le terrain de l’équipe la plus prenable en ce moment, Brive. Un match qui s’est joué largement avec le carton jaune de Bélie : 10 points en 10 minutes et le match est plié.

 

Dans les trois gros matches du week-end :

 

Toulouse donne une leçon à des Toulonnais dépassé. Toulon enchaine sa 3ème défaite consécutive alors que Toulouse sort un second match énorme de suite. Le bonus offensif était déjà assuré à la mi-temps, Novés a pu faire tourner (comme Saint-André d’ailleurs) et le match de la ligne de ¾ toulousaine doit rassurer Lièvremont : le chantier des arrières en bleu n’est pas si énorme que ça.

 

Toujours dans le registre « donneur de leçon » les champions en titre Clermontois ont endossé le rôle du professeur sévère avec une victoire bonifié face a des parisiens pourtant courageux. Mais la machine clermontoise se met en place au fur et à mesure et quand on remporte tous ses duels… ca aide. Le dernier essai (essai de 95m dans les arrêts de jeu pour arracher le bonus) est un essai qu’on classera parmi les plus beaux de cette première moitié de saison.

 

Enfin dans le choc du vendredi, l’Usap concède le nul sur le terrain du Racing. Oui vous avez bien lu : il concède le nul à l’extérieur… après avoir fait le plus dur face au vent, après être revenu guerrier et bien en place, après avoir géré le coaching de main de maitre, une faute à l’ultime seconde de Tchale-Watchou et s’en est fait des espoirs de victoire. Ce nul est logique et le match aurait tout aussi bien pu basculer du coté des Franciliens suite à une percée de Cronje qui cherche alors le geste le plus dur possible alors qu’une simple passe main à main aurait suffit.

 

Enfin dans le combat qui oppose les protagonistes des profondeurs du classement, c’est Agen qui sort grand vainqueur de la 11ème journée.

Agen s’impose en effet largement contre un concurrent direct, La Rochelle.

Dans le même temps la défaite de Bourgoin sans surprise mais avec un envie de jouer particulièrement poussé (3 essais) face à un des gros du championnat, Castres, fait que le championnat à 3 et demi (La Rochelle, Agen, Bourgoin auquel Brive s’ajoute semaine après semaine) se resserre au profit d’Agen.

 

 

30/10/2010 

Toulouse

44 - 5

Toulon

Aviron Bayonnais

18 - 29

Montpellier

SU Agen

29 - 14

La Rochelle

Castres Olympique

41 - 24

Bourgoin

Brive

21 - 27

Biarritz Olympique

ASM Clermont Auvergne

27 - 3

Stade Français

29/10/2010 

Racing Métro 92

18 - 18

Perpignan

 

 

Au classement, Toulouse prend la tête, suivi par Montpellier et le Racing. Clermont fait une remontée spectaculaire au contraire de Bayonne qui recule petit à petit. En bas, nous l’avons dit, Bourgoin s’enfonce encore, Agen revient dans une course qui semblait presque déjà perdue. Enfin Brive est entre deux eaux : ni capable de jouer les premiers rôle, ni tout à fait dans les mauvais élèves de la grande ligue professionnelle.

 

L’un des première remarque de la saison : la tendance est plus à l’attaque que les autres années, en témoigne la moyenne de points inscrits dans le top 14, 21,5 pts par équipe et par match.   

 

 

1

Toulouse

37

11

7

1

3

340

205

135

2

Montpellier

36

11

8

0

3

260

178

82

3

Racing Métro 92

34

11

7

1

3

298

238

60

4

Biarritz Olympique

31

11

7

0

4

218

204

14

5

ASM Clermont Auvergne

30

11

6

0

5

256

170

86

6

Castres Olympique

29

11

6

0

5

269

229

40

7

Toulon

28

11

6

0

5

227

215

12

8

Perpignan

28

11

6

2

3

221

228

-7

9

Stade Français

27

11

6

0

5

281

243

38

10

Aviron Bayonnais

24

11

5

0

6

225

225

0

11

Brive

19

11

3

1

7

194

237

-43

12

La Rochelle

15

11

3

0

8

187

304

-117

13

SU Agen

11

11

2

1

8

177

339

-162

14

Bourgoin

10

11

2

0

9

169

307

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Top 14 : les résultats de la 10ème journée

26 Octobre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

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10 ème journée du Top 14 :

 

On commence tout de suite par les résultats :

 

 

23/10/2010 

Stade Français

22 - 15

Toulon

Montpellier

28 - 3

Bourgoin

Castres Olympique

38 - 11

SU Agen

La Rochelle

26 - 21

Brive

Biarritz Olympique

16 - 13

ASM Clermont Auvergne

Toulouse

38 - 29

Perpignan

22/10/2010 

Racing Métro 92

15 - 9

Aviron Bayonnais

 

 

 

On note tout de suite qu’aucun club n’a pu triompher à l’extérieur et que les bonus se sont faits nombreux.

Le MHRC, Le Stade Toulousain et le CO prennent 5pts, Toulon, Bayonne, Brive et Clermont empochant eux le point du bonus défensif. En tout et pour tout 7 équipes qui repartent avec un point bonifié.

 

 

Pour en revenir au commentaire des résultats eux même : un petit retour match par match.

 

Toulon qui après un match qu’ils auraient pu gagner tant le match fut serré, s’incline sur la pelouse du stade de France, assommés qu’ils furent par la puissance Parisienne retrouvée.

 

Montpellier s’impose logiquement et somme toute assez facilement face au futur relégué Berjalien. Un match qui aurait pu être à la portée des braves joueurs du CSBJ mais quand on joue à 13, sans vrai 10 et face à une équipe en forme… C’est plus dur.

 

Le Castres Olympique lui s’impose largement face à une équipe d’Agen encore dépassé par son adversaire. L’écart se creuse encore entre le premier non relégable et les relégables.   

 

Dans un match entamé de la plus belle des manières par trois essais, les Rochelais s’imposent face a Brive. Les brivistes vont commencer, après un bonne entame de championnat a regarder vers le bas. Le Stade Rochelais lui perd pour quelques semaines (voir quelques mois) leur meilleur joueur Ferrou victime d’une fracture du pied.

 

Le BO et Toulouse eux s’imposent contre le champion en titre et son dauphin. Dans le premier match au stade Aguilera, le BO dans la droite veine de son match de coupe d’europe a battu une équipe de Clermont pourtant armée de bonnes intentions. Seulement l’indiscipline et les trop nombreuses hésitations clermontoises combinées au réalisme biarrot permets aux rouge et blanc de l’emporter.

 

De l’autre coté du sud ouest, à Toulouse, le stade toulousain a livrer un match plein et surtout parfait face à des perpignanais courageux. Mais le carton jaune de Planté a permit aux rouges et noirs de mettre 12 points en 5minutes, ce qui condamna un retour possible des Catalans. C’est sans conteste le match le plus offensif du week-end et le plus spéctaculaire de l’année jusqu’à là.

 

Enfin dans un match de bouchers, le Racing s’impose face à Bayonne avec l’aide de son buteur maison, J. Wizniesvki. 

 

 

Au classement, La Rochelle compte 5 point d’avance sur le CSBJ et 3 de retard sur Brive qui recule encore au classement. Montpellier s’empare de la tête devant Toulouse. L’Usap Clermont et le CO occupent les places ingrates : 7 8 et 9ème.

Agen semble déjà condamné…  

 

 

 

 

Pts

J

G

N

P

p

c

+/-

1

Montpellier

32

10

7

0

3

231

160

71

2

Toulouse

32

10

6

1

3

296

200

96

3

Racing Métro 92

32

10

7

0

3

280

220

60

4

Toulon

28

10

6

0

4

222

171

51

5

Biarritz Olympique

27

10

6

0

4

191

183

8

6

Stade Français

27

10

6

0

4

278

216

62

7

Perpignan

26

10

6

1

3

203

210

-7

8

ASM Clermont Auvergne

25

10

5

0

5

229

167

62

9

Castres Olympique

24

10

5

0

5

228

205

23

10

Aviron Bayonnais

24

10

5

0

5

207

196

11

11

Brive

18

10

3

1

6

173

210

-37

12

La Rochelle

15

10

3

0

7

173

275

-102

13

Bourgoin

10

10

2

0

8

145

266

-121

14

SU Agen

7

10

1

1

8

148

325

-177

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