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Les Petites Histoires du Sport

Le XV mondial de l'Année 2010 : la sélection des meilleurs joueurs

26 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

En cette fin d'année, les traditions s'imposent. La dinde, les cadeaux, les 12 coups de minuit, les bétisiers à la télé, les bonnes résolutions... Il en va de même dans tous les médias se penchant sur le sport : la fin d'année rime souvent avec équipe rêvée. Alors LPHS se sont aussi prêtées au jeu et vous livre sa petite sélection mondiale.

Comme toujours le choix est subjectif, partial et parfois discutable. Mais reste qu'il s'agit de la meilleur équipe (sur le papier) du monde. 

 

On notera au passage la présence de seulement 6 français dans cette liste de 45 joueurs. L'équipe la plus représentée est sans surprise la Nouvelle Zélande avec 11 joueurs, contre 8 australiens, 4 Sud Africain, 4 anglais auxquels il faut ajouter 3 irlandais, deux samoans, deux argentins, un gallois, un américain et un Norvégien.   

 

Le XV mondial de l’année :

 

 

Domingo (Fra) : un titre de champion de France, un grand chelem, une place confortée au sein d’un pack qui s’avère être l’un des plus puissants du monde et une saison où il a énormément joué. La concurrence n’est pas aussi démentielle que cela mais il s’impose comme le meilleur pilier gauche du monde a l’heure actuelle.

 

Mentions : Woodcock (NZ) et  Cole (Ang)

 

Servat (Fra) : Puissant, actif, régulier sur les lancers et dans le jeu, il avance presque toujours à l’impact. Vainqueur de la H-cup et du tournoi des 6nations, meilleur marqueur des avants du Top14, irréprochable avec les bleus même pendant la tournée, William est le meilleur talonneur du monde.

 

Mentions : Mealamu (Nz) et Moore (Aus)

 

Mtawarira (Afs) : Inutile de dire qu’il a vécu une année 2010 particulière. Après avoir été international plus de 15 fois pour son pays, voilà qu’on découvre qu’il n’est pas sud africain… Un petit scandale et une naturalisation dans la précipitation plus tard, « the beast », l’animal furieux qui fait lever les foules du Natal est de retour en équipe national. Juste le temps pour lui de prouver qu’il n’est pas le meilleur pilier droit du monde pour rien.  

 

Mentions : Mas (Fra) et Johnston (Sam)

 

Thorn (NZ) : Puissant, rapide, sauteur, guerrier, c’est l’homme à tout faire du pack NZ. Il est l’un des cadres de l’équipe et son abattage dans les phases de combat n’ont d’égal que son énorme rayon d’action. On n’est pas par hasard l’un des joueurs les plus utilisés de la meilleure équipe du monde.

 

Mentions : Sharpe (AFS) et Nallet (Fra)

 

Botha (AFS) : Si la violence la force et l’indiscipline devait avoir fauté avec les dieux du rugby, ils auraient enfantés notre géant sud’af. Coup de genou, déblayage avec la tête, morsure, coups de poings, tout y passe. Et malgré cela, malgré une indiscipline chronique, malgré une fâcheuse tendance à passer en commission de discipline, malgré un temps de jeu moins conséquent, il reste l’un des meilleurs deuxième ligne du monde.

 

Mentions : Lawes (Ang) et Albacete (Arg)

 

 

McCaw (NZ) : Faut-il encore présenter celui qui a été élu meilleur joueur du monde à trois reprises ? Toujours présent dans les phases de combats, toujours solide, premier soutient, premier gratteur, plaqueur incontournable et recordman du nombre de sélections avec 93 capes. Richie McCaw est le joueur le plus insupportable du monde et pourtant il est aussi le meilleur… Paradoxal mais finalement logique.  

 

Mentions : Pocock (Aus) et Haskell (Ang)

 

Elsom (Aus) : Un jour ses parents ont décidé de trouver un prénom à leur futur enfant. Et puis en voyant le morceau que la mère avait pondu, ils ont optés pour un prénom qui résumerait un peu la vie du gamin : Rocky. En effet, Elsom, c’est un peu le Rambo du rugby australien. Il part seul dans une contrée lointaine et inconnue (l’Irlande) où il remporte seul ou presque une victoire (la H-cup) puis il rentre au pays où il n’est pas vraiment un héros national. Et puis là c’est le Rambo 2 : il devient capitaine et le seul espoir de gagner contre les méchants… Elsom c’est une force physique hors du commun au service d’un collectif très technique. Si lui avance, l’équipe d’Australie devient redoutable.

 

Mentions: Wallace (Irl) et  Lund (Nor)

 

Read (Nz) : Il y a un an, personne ne connaissait ce petit gars venu d’Auckland. Et puis peu a peu il s’est fait un nom : meilleur joueur NZ 2010, titulaire indéboulonnable des blacks, 19 sélections en 3ans… Il a fait oublier la puissance de Jerry Collins et la défense de So’oialo. Si Lauaki, écarté au profit de Read, est venu en France c’est aussi un peu sa faute… Il saute très bien mais surtout cours comme un dératé. Sans être spectaculaire comme un Chabal ou un Powell, il est l’un de ceux qui avance le plus ballon en main dans tout l’univers rugby. Il sera l’une des grandes armes NZ pour la coupe du monde.     

 

Mentions Heaslip (Irl) et Spies (AFS)

 

Genia (Aus) :  « votre mission, si vous l’accepter : faire oublier le joueur le plus capé de l’histoire du rugby international, Gregan, et vous imposer comme le meilleur N°9 du monde en moins d’un an ». « Ok : ca roule ! ». Du flair, de la puissance, un jeu au pied souvent bien sentit et des capacités pour coller à la balle et faire des bons choix très intéressant. A à peine 22ans, il s’impose comme l’un des 9 les plus puissants et les plus « juste » de cette année.

 

Mentions : Ellis (NZ) et O’Leary (Irl)

 

Carter (NZ): une évidence tant, à l’instar des bons vins, il semble se bonifier avec les années. Il joue avec une justesse digne d’un concerto pour violon de Bach. Ce joueur est un artiste, un chef d’orchestre et un finisseur incroyable. Il est même devenu cette année meilleur marqueur de l’histoire du rugby international avec ses 1188 points. Du haut de ses 28 ans, de ses 6 tri-nations, de ses 3 titres de vainqueur du super 14, de son titre de champion de France et de ses 80 sélections, il contemple avec envie le seul titre qui lui fait encore défaut : un sacre en coupe du monde.   

 

Mentions : Barnes (Aus) et Trinh-Duc (Fra)

 

Ashton (Ang) : Il tourne à presque 1 essai par match depuis ses 19ans, il score 39essais en une saison en D2 anglaise, est international à XIII et à XV, est le meilleur marqueur du championnat anglais en 2010, l’un des joueurs les plus impressionnant lors de la tournée d’automne et peut être le joueur le plus complet à son poste. Les anglais avaient du mal a tourner la page « Cohen-Luger » : ce petit gars de 22ans devrait les aider.  

 

Mention : O’Connor (Aus) et Ngwenya (Usa)

 

Giteau (Aus) : Alors oui, c’est vrai, il a perdu sa place en fin d’année. Oui, encore et toujours vrai, il est un peu à coté de ses crampons depuis 4 ou 5 mois. Mais c’est vrai aussi qu’il est le joueur le plus polyvalent du monde du rugby de très haut niveau (il peut jouer 9/10/12/13/15), l’un des meilleur attaquant et buteur du monde et l’un des rares australien d’expérience qui peut se targuer d’avoir joué une finale de coupe du monde. Il est encore pour quelques temps le meilleur joueur du monde a ce poste si particulier de premier centre. Mais attention SBW frappe déjà  à la porte…

 

Mentions : Smith (NZ) et Contepomi (Arg)

 

 

Ashley-cooper (Aus) : Des joueurs dans son registre son rares : il va tout droit, toujours. On le sait, toujours. Et il passe, toujours… Un concentré de puissance et de vitesse assez explosif. Et quand on sait qu’il fait 100kilos pour 1m82 (du reste comme certains talonneurs), on comprend un peu la difficile équation que représente un joueur de son gabarit lancé…

 

Mentions : Nonu (NZ) et Mapusua (Sam)

 

 

Gear (NZ) : Et le voilà, le nouveau phénomène à l’aile du rugby blacks. On a eu Lomu, puis Umaga, puis Rokocoko, puis Sivivatu et voila que l’on attendait depuis 3 ou 4 ans l’arrivée du nouveau raz-de-marée. Et le voilà. De la puissance, de la vitesse et surtout des innovations qui surprennent encore.  On attend de le voir un peu plus mais quand on marque 15essais en 32 matchs de championnat au sein du championnat le plus homogène, ca plante déjà son bonhomme…

 

Mentions : Malzieu (Fra) et Williams (PDG)

 

 

Muiliana (NZ) : Il y a des joueurs qu’on trouve élégant, des joueurs qui sont incontournables, des joueurs qui sont décisifs, des joueurs qui sont spectaculaire, des joueurs solides et appliqués, des joueurs qui défendent et enfin des joueurs qui réunissent toutes ces qualités. Muiliana est de la trempe de ceux la : 94 sélections à un poste ultra concurrentiel en NZ, capitaine de l’équipe, plus de 90 matchs de super 12/14… et surtout le meilleur joueur du monde a son poste.  

 

Mentions : Beale (Aus) et Foden (Ang)

 

 

Domingo                            Servat                                   Mtawarira

 

                                Thorn                                  Botha

 

           McCaw (c)                             Reid                                 Elsom

                             

                                   Genia

 

                                                                          Carter (b)

 

Ashton                         Giteau                   Ashley-cooper            Gear

             

                                                 Muiliana 

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