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Les Petites Histoires du Sport

France - Pays de Galles : le XV de départ de la France

15 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Lièvremont s’est fâché tout rouge, il a tapé des pieds, il a même pleuré peut-être … Et puis il a annoncé deux jours plus tard la composition pour finir bon gré mal gré ce tournoi qui déjà s’annonce comme un échec. L’œil toujours noir, les phrases toujours lapidaires, le sélectionneur fait face à la tempête.

Le pire c’est que le mal est déjà fait. Même une victoire contre le Pays de Galles ne servirait à rien. Le seul moyen de croire à nouveau à cette équipe, de croire à nouveau en nos chances mondiales sera non pas de battre ce XV du poireau, mais de l’exploser. De les noyer sous une orgie de jeu, de ballons au large et de coup de casque.

 

Evidemment personne n’y croit… Mais déjà, les joueurs eux-mêmes y croient-ils encore un peu ?

 

Plus les jours passent et plus l’aveu est évident : les bleus n’ont plus envie. Envie de quoi ? De se faire mal, de se sacrifier les uns pour les autres, de s’ouvrir le ventre pour le copain d’à coté. Les liens entre les joueurs au sein de cette équipe sont étranges pour ne pas dire louches : les groupes biarrots et toulousains, les tensions palpables entre staff et joueurs, les serrages de mains ont remplacés les accolades.

Et que de cette équipe qui transpire la médiocrité. Non pas que les talents ne soient pas là, non pas que le potentiel ait disparu, non pas que l’équipe qui a pris le meilleur sur l’Afrique du Sud ou sur la Nouvelle-Zélande chez elle soit morte. Non. Médiocre tout simplement parce qu’aujourd’hui, l’envie de gagner ensemble n’existe plus.

 

Les « Lièvremont démission » se multiplient. Mais que faire avec un groupe de joueur aussi peu investit ? Que faire avec un effectif à peine mobilisé ? Que faire face aux revendications incessantes et aux multiples sorties dans la presse ?

Le temps de la motivation à la toulonnaise, le vestiaire dans le noir les remontages de pendules et les larmes qui perlent sur les joues et révolu, c’est vrai.

Mais quand verrons nous un capitaine tricolore sortir du vestiaire avec sur les visages les traits de celui qui part à la guerre ? Quand aurons-nous le droit de nous extasier devant un pilier le front en sang comme Vickery à quelques minutes du coup d’envoi. En réalité, ca n’est plus la technique, le groupe, l’entraineur ou même la fédération que je remettrais en question. Trop facile.  C’est en réalité l’état d’esprit même qui anime cette équipe qui est largement problématique.

 

Le staff à donc composer comme il peut. Dans l’éternel balais de l’incertitude, il a procédé à beaucoup de changement derrière, quelques ajustements devant. Mais finalement, peu importe les hommes sur le terrain, car comme dirait n’importe quel ancien du sud-ouest : « le rubyy ca se gagne avec le gniac »…

 

La composition :

 

Première ligne : Domingo-Servat-Mas

 

Du solide, du lourd, du mobile. Ils sont le seuls qui dans l’esprit montrent qu’ils sont toujours présent.

Mas légérement touché (lombalgie) devrait tenir sa place. En cas de désistement, Ducalcon ou Schuster pourrait postuler.

 

Deuxième Ligne : Nallet-Pierre

 

Nallet est irréprochable.

Pierre à de la chance d’être encore là… Il va devoir faire preuve d’une envie et surtout d’une activité qui justifie la trop longue absence de Papé. Pierre est le symbole de l’entêtement de Lièvremont. A lui de ne pas à son tour lâcher le sélectionneur. Il fait pour l’instant un mauvais tournoi et doit encore prouver qu’il mérite son billet.

 

Troisième ligne : Dusautoir-Bonnaire-Harinordoquy

 

Que dire sur cette troisième ligne qui n’a pas été déjà dit ? Ils sont complémentaire mobile et… Terriblement inefficace. Aucun de ces 3 joueurs n’est capable de franchir, aucun de ces braves garçons n’est en mesure de défier de manière frontale au milieu de terrain et de faire reculer le premier rideau. C’est une troisième ligne en réalité moyenne partout… A quand un troisième ligne Dusautoir- Ouedraogo (ou Lapandry dans le même registre) et Picamoles ?!

 

Charnière : Parra-Trinh-Duc

 

Et bien c’est pas demain qu’on risque de voir du jeu… Parra à la manœuvre, c’est comme donner un avion à piloter à un Taliban : sur un malentendu ca peut passer, mais il y a des grandes chances de voir l’avion de crasher...

Et FTD, le seul 10 du tournoi incapable de s’appuyer sur un quelconque premier centre. Il a eu Mermoz 30minutes, il a eu Jauzion 3matchs, il a eu Traille, il a eu David…  Alors oui, il n’y aucune cohérence et variété dans le jeu. Mais commençons par avoir moins de variété dans les hommes.

 

Centres : Traille-Marty

 

Alors déjà que la charnière ressemble vaguement au Kosovo sur le plan du jeu. Mais a coté de cette paire de centre, ce sont les Harlem-globe-trotters. Traille-Marty : les ailiers vont sacrément se faire chier. Ils vont prévoir le thermos, les mitaines, le petit plaid en tweed et les collants en pilou-pilou. Sinon c’est l’angine assurée. C’est le duo magique des hommes mi homme-mi coffre à ballon-mi sandwich au fromage (pour le QI)…

Sans méchanceté aucune, Traille Marty est une association qui, sur le papier, sent bon le retour intérieur.   

 

Ailiers : Palisson-Clerc

 

Paix à leur âme. On les envois au carton. Palisson joue sa place quand Clerc joue sa crédibilité. Ils auront tous les deux des gros duels à jouer face à Williams la pile et Halfpenny, les deux meilleurs ailiers d’Europe après Cueto et Ashton.

Lièvremont à enfin compris que Huguet était un joueur moyen. Il est relgué sur le banc. Mais Palisson sera-t-il être meilleur ?

Et pendant ce temps là, Malzieu a marqué 9 essais en championnat et 2 en H-cup en 6mois…  

 

Arrière : Médard

 

Si il refait un match comme contre l’Italie, les bleus risquent de se faire arroser de chandelles tout le match. Il a été indispensable à l’aile, très moyen à l’arrière. A lui de prouver qu’il est aussi fort dans les deux postes.  

 

Le banc : Guirado, Ducalcon, Papé, Lapandry, Tomas, Estebanez, Huget.

Guirado, Ducalcon, Huguet : un trio de joueurs qui sont étrangement encore là. Ils sont sur le strapontin et la position est très inconfortable…

Lapandry Papé et Estebanez, en tant que rappelés auront à cœur de faire un bout de match énorme pour montrer au staff que c’était une mauvaise idée de ne pas les prendre depuis le début. (« Depuis le début ! »)

 

Nous attendons dans les heures qui suivent la composition galloise pour disserter un peu sur cette équipe Galloise défaite de peu contre l’ogre Anglais.

 

Allez les bleus, il faut relever la tête, au moins pour ne pas être totalement ridicule… Deux victoires 3 défaites, il faudrait remonter jusqu’en 2001 pour trouver trace d’une aussi décevante campagne européenne.

 

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