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Les Petites Histoires du Sport

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6 nation 2011 : Le XV du tournoi

21 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Après un tournoi qui courronne donc la victoire logique de l'équipe d'Angleterre, qui n'a pas connu depuis longtemps ni cuillère de bois ni grand chelem, qui a vu des matchs énormes et des recordss historiques, voilà le moment de revenir a chaud sur ce tournoi cuvé 2011. Et pour cela, nous allons commencer par les récompenses individuelles 

 

Pilier gauche : Domingo (Fra).

 

Puissant en mêlée, actif dans le jeu, solide en défense. Un pilier moderne qui marque ses adversaires à chaque match. Il gagne ses duels et reste le meilleur pilier gauche en Europe.

 

 

Talonneur : Hartley (Ang)

 

Véritable cancer pour ses adversaires, il est le talonneur qui combine au mieux solidité, lancer, activité et puissance. Franchisseur régulier, il harcèle la ligne adverse et mord dans les ballons comme un vrai mort de faim. Il est le meilleur talonneur d’Europe.

 

 

Pilier droit : Payne (Ang)

 

Son surnom, « l’assassin silencieux », lui va comme un gant. Phénomène de son poste, il rivalise avec les meilleurs mondiaux. Imprenable en mêlée, d’une activité bluffante pour un joueur de son poste, il peut en prime mettre des caramels au ras. C’est aujourd’hui le meilleur droitier d’Europe (et probablement du monde).

 

 

Deuxième ligne gauche : Deacon (Ang)

 

Preneur de balle en touche et sur les renvois, son impact dans le pack Anglais ne se résume pourtant pas à gagner des duels en haute altitude. Il est surtout un guerrier farouche et un coureur/gratteur précieux à son poste. Son pendant, Palmer, ne figure pas dans la liste mais aurait très bien pu y être à sa place, tant les deux joueurs se sont montrés à leur avantage. Il est le meilleur deuxième ligne gauche d’Europe.

 

 

Deuxième ligne droit : Nallet (Fra)

 

Quand on a vu son tournoi, la longévité des deuxièmes lignes n’est plus a démontré. Du haut de ses vénérables 35 printemps, la « Nalluche » a été énorme. Et si il pêché un peu contre l’Italie, c’était pour mieux exploser l’écran contre le Pays de Galles. Seul français à avoir été capable de rivaliser contre tous ses vis-à-vis au cours de l’année rugby écoulée, il reste un mondial à faire pour le guerrier de Bourg-en-Bresse. Il est le meilleur deuxième ligne gauche d’Europe.

 

 

Troisième ligne fermé : Dusautoir (Fra)

 

Une moyenne de presque 11 plaquages par match, des cartons a toutes les rencontres, un capitanat assumé en période de turbulences et le tout agrémenté d’une présence au combat hallucinante, Dusautoir est bel et bien le meilleur 6 d’Europe. Le Dark Destroyer est prêt.

 

 

Troisième ligne ouvert : Parisse (Ita)

 

Il ne joue pas à ce poste, c’est vrai. Mais son impact sur le jeu Italien est tel qu’on ne pouvait l’oublier au moment de récompenser le meilleur 7 d’Europe. Si sa récompense pouvait être partagé, il l’aurait fait avec Wood l’anglais, lui aussi véritable pièce maitresse du pack Anglais. Mais comme dans Highlander, il ne peut en avoir qu’un. Parisse est donc le meilleur 7 d’Europe.

 

Troisième ligne centre : Easter (Ang)

 

Le Bulldozer-humain. Il a explosé toute les défenses depuis 1an, son entraineur a su l’utiliser au mieux et il permet à son équipe de jouer en avançant et d’enchainer les temps de jeu. Il est le meilleur 8 d’Europe, l’un des seuls à pouvoir rivaliser dans la puissance avec les machines venues du Sud.

 

 

Demi de mêlée : Semenzato (Ita)

 

Récompense surprise pour celui qui n’était même pas remplaçant pour l’Italie au début du tournoi. Mais il faut dire que la faillite des autres 9 lui a laissé la porte grande ouverte. Youngs qui coute en partie le grand chelem, Care qui n’a pas assez joué, Parra et Yachvili ayant été incapables de se départager, idem en Ecosse avec Lawson et Blair, Phillips n’étant pas très convaincant, Reddan loin d’être à son meilleur niveau sur tout le début du tournoi… C’est donc un peu par défaut que le courageux et non moins talentueux Semenzato se voit courronné du titre honorifique de meilleur 9 d’Europe. En attendant le retour des cadors à leur meilleur niveau. 

 

 

Demi d’ouverture : Flood (Ang)

 

C’est tout sauf une surprise. Il a été le plus entreprenant, le plus solide, le plus créatif et le seul à être aussi bon animateur que buteur. Les autres 10 européens sont pour l’instant loin derrière. Il est le meilleur ouvreur d’Europe.

 

 

Ailier gauche : Clerc (Fra)

 

Il n’a joué que 2 matchs et demi pleins, mais quels matchs ! Actifs, combatif, franchisseur et surtout capable de conclure les actions, il reste le meilleur ailier gauche d’Europe. 

 

 

1er Centre : Hape (Ang)

 

L’ancien treiziste à fait très mal. Dans un resgistre plus direct que d’autre, il pèse sur les défense, franchit régulièrement et surtout gagne la plupart du temps son duel face à son vis-à-vis. Il est le meilleur 12 d’Europe.

 

 

2nd Centre : O’Driscoll (Irl)

 

En marquant son essai contre les Anglais, BOD devient le meilleur marqueur de l’histoire du tournoi. Rien que pour ça et pour le niveau constant qu’il affiche depuis maintenant presque 12ans, il est, sans conteste, le meilleur 13 d’Europe.

 

 

Ailier droit : Ashton (Ang)

 

Inconnu il y a 1an, le voilà propulsé sur le devant de la scène internationale. Alors oui, il est arrogant, oui il manque de respect à ses adversaires en plongeant comme un gamin insupportable, oui il à des défauts et des travers dans son jeu. Mais un gamin de 22ans qui plante 4 essais dans un même match et qui met 6 essais pour son premier tournoi, je n’en connais pas des masses. Il est le meilleur 14 d’Europe.

 

Arrière : Foden (Ang)

 

Puissant, rapide, combattifs, solide sur les ballons hauts et jouant juste ses ballons de relance, il est l’arme fatale britannique. Après Robinson le danger viendra encore du numero 15 avec Foden. Il est le meilleur 15 d’Europe.

 

 

Talonneur remplaçant : Rees (PdG)

 

Pilier remplaçant : Mas (Fra)

 

Deuxième ligne remplaçant : Gray (Eco)

 

Troisième ligne remplaçant : Wallace (Irl)

 

Demi de mêlée remplaçant : Youngs (Ang)

 

Ouvreur/centre remplaçant : Canale (Ita)

 

Ailier/arrière remplaçant : Cueto (Ang) 

 

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France – Pays de galles : notes des joueurs

21 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

France – Pays de galles : notes des joueurs

 

Après une victoire, les notes sont bonnes. Après une victoire contre un adversaire qui venait pour gagner le tournoi, après une défaite piteuse contre l'Italie, après un match engagé et surtout après LE match référence du tournoi (et peut-être même de l'année, c'est dire la piteuse année) les notes sont glablement suréavluées. Mais pourtant elles sont cohérentes au vue du match que les bleus viennent de jouer. 

 

Domingo : actif, puissant et surtout toujours aussi dynamique, il se paye non sans raison une bonne vielle paire de crampe dans les 5dernières minutes.

N’ayant pu briller en mêlée, c’est donc dans sa défense au ras qu’il s’est montré le plus à son avantage avec une pénalité arrachée et 9 plaquages. L’action symbolique ? Sur l’engagement consécutif à l’essai de Nallet (1er), il franchit plein champ au beau milieu de ses 22m en explosant ou entrainant dans sa course 4 gallois.

Le bémol : deux pénalités concédées (dont une un peu sévère) dans les 10 dernières minutes de sa prestation.  Il est sorti à la 77ème pour céder sa place à Mas.

 

La note : 7.5



Servat : l’indestructible est revenu. Après un match d’une laideur sans nom contre l’Italie, le surpuissant toulousain est revenu avec bien plus d’intentions. Comme une boule de bowling, il a rebondit et explosé les défenseurs-quilles gallois. Il a avancé sur presque tous les impacts, a fait mal sur ses percussions, a franchit la ligne d’avantage.

Le bémol : il a loupé deux lancers. Mais c’est histoire de chipoter.

 

La note : 7.5

 


Mas : moins en vue que ces deux petits camarades de première ligne, il a fait son boulot. Présent au combat, il relève un peu la tête, lui qui avait paru émoussé contre les italiens. Sorti à la 66ème puis de retour à la 73ème, il a presque joué tout le match.

 

La note : 7

 


Pierre : Toujours un peu fautif, toujours un peu juste, toujours un peu maladroit. Mais cette fois il a été beaucoup plus dur et surtout très actif. A l’origine du deuxième essai tricolore en contrant le dégagement de Hook, le clermontois à marqué des points en vue du mondial. Tant mieux pour lui, en espérant qu’il saura se muer dans une sorte de clone de Nallet…

Le bémol : une pénalité et un en-avant.

Sorti à la 66ème.

 

La note : 6.5

 


Nallet : que dire ? Il a été énorme. Omniprésent, il a tout fait : course folle (premier essai), soutient opportun (deuxième essai), présence dans les rucks (au moins 2 turnovers), plaqueur (7 plaquages), présent dans les airs (3 prises de balles en touche et 1 réception de chandelle), élément de base des mauls… Hélas, il a été pénalisé une fois et à commis un en-avant à la 78ème. Mais soyons objectif : il a été énorme.

 

La note : 8 è Talent d’or France télévision.

 


Dusautoir : The Dark Destroyer est de retour ! 16 plaquages à lui tout seul, dont deux caramels de l’espace, une avancé perpetuelle sur tous les impacts, un soutient énorme, des déblayage de débile mental (c’est un compliment), il est le capitaine par l’exemple qui avait faillit en Italie.

Le bémol : il vole des « frags » à Bonnaire… (pour ceux qui n’ont jamais joués en ligne, il vole les plaquages de ses partenaires pour augmenter ses propres stats)

 

La note : 8 è Homme du match LPHS !  

 


Bonnaire : il a été lui aussi excellent. «Seulement » 11 plaquages pour lui, mais un soutien au large très juste, une grosse présence dans les mauls et dans le jeu courant, il a été le pendant idéal à Dusautoir et Harinordoquy. Plus discret ballon en main que les deux autres, il est le travailleur de l’ombre auprès des zones d’affrontement lointaines.

Le bémol : il est le 3ème ligne qui à le moins touché de ballon de l’équipe. Dommage car il n’est pas maladroit.

 

La note : 7.5

 

 

Harinordoquy : Le basque volant a été très bon. Alors oui, il ne sera jamais le franchisseur qui manque à cette équipe. Oui, il ne mobilisera jamais 4 défenseurs sur ses charges hippopotamesques. Oui il ne pourra jamais enfoncer la ligne adverse sur 40 mètres, en distribuant raffut et coup de tronche au gré de ses rencontres en chemin. Mais quel athlète tout de même. Omniprésent au soutient, toujours prêt à faire les mètres en plus pour se replacer, toujours bien placé sur le troisième rideau, gros plaqueur et sauteur de très grand talent. Voilà qui suffit à comprendre qu’il ait manqué par son intensité en Italie.

Coupable d’une rentrée sur le côté à la 70ème, il cède dans la foulée sa place à Lapandry.

 

La note : 7.5

 

 

Parra : Mon dieu, Morgan Parra est revenu. Son sosie ne peut plus se cacher : nous allons le retrouver et le châtier.  A part l’existence d’un double, je ne comprend pas la mutation extraordinaire à laquelle nous avons pu assister entre le Parra de débit de tournoi, prévisible, loin des soutient, mal inspiré, et le Parra de Samedi, en grande forme, collant au ballon, multipliant les passes longues… Enfin si : l’explication est simple. Ses avants se sont pelés leur match comme des grands et il a eu du temps pour jouer ses ballons sans pression.

Mais ce qu’il faut souligne, en plus de ses sensations retrouvées en tant que chef d’attaque, se sont ses dispositions en défense qui ont été superbes : 10 plaquages dont un décisif sur le 12 gallois qu’il reprend à 5mètres de la ligne.  

Le bémol : maladroit dans ses tirs au but, il signe un petit 4/7.

 

La note : 8

 

 

Trinh-Duc : Et bien il a trouvé un pied. Pas toujours à bon escient, pas toujours juste, pas toujours excellent, mais au moins son jeu au pied à permis aux bleus de jouer chez les gallois. Il sauve un essai sur la percée de Halfpenny avec une cuillère des familles et il a essayé de jouer sans faire d’erreur contre une défense inversée très pénible. Plutôt timide dans son attaque de ligne, il a joué dans un rôle de 10 gestionnaire qu’on ne lui connaissait pas. Ca n’est pas son meilleur match, mais lui qui avait été tancé par Lièvremont dans la semaine revient un peu dans le vrai. Son fait de gloire ? Sa passe au pied millimétrée dans les bras de Clerc.

 

La note : 6.5

 


Palisson : Sans être génial, il n’a déjà pas fait d’erreurs impardonnables. Fautif sur la percée d’Halfpenny après s’être laissé fixer sans surnombre par Roberts, il a tout de même bien défendu notamment face aux percussions de Hook ou du pilier Yapp. Piégé sur un jeu au pied très long de Hook, il se rattrape par une solide réception de chandelle.

Il est malgré cela le joueur le moins en vue de ce match.

 

La note : 6

 

 

Traille : N’est ce pas la confirmation que Traille est un 12 de talent. Stop : il ne doit plus jouer ailleurs. Sans être un animateur de ligne génial, il est très solide. Gros défenseur, il avante presque toujours à l’impact, se montre incroyablement solide sous les chandelles et sur les duels « homme à homme » (Roberts à été battu dans son duel face à Traille). Auteur d’un en-avant, il a tout de même marqué des points précieux en vue de la coupe du monde. Sa solidité et surtout sa capacité à se muer en deuxième dix, notamment dans l’occupation au pied ou l’attaque de ligne, est très précieuse.

 

La note : 7.5

 

 

Marty : Alors Marty nous a fait du Marty… 0 passes, 5 retours intérieurs, des œillères. Mais aussi  7 plaquages, des gros impacts, des prises d’intervalles, du soutient, du courage. Il a été bon. Rougerie semble toujours en avance sur lui mais au moins il a su apporter un supplément d’âme à cette équipe de France en mal de leaders.

 

La note : 6.5

 

 

Clerc : Vincent est le meilleur ailier Français depuis presque 10ans. Il le confirme avec un match de très haute volée. En plus d’un essai que lui dépose dans les bras Trinh-duc, il met 7 plaquages dont un décisif sur le jeune North. Encore super-actif, dans les 7 premières minutes il a déjà joué 3 ballons et gagné un ballon de récupération. Il fini en prime par une action de grande classe avec un cadrage débordement sur son ailier sur 1m20 et un ballon applatit à quelques centimètres de la ligne d’en-but.

 

La note : 8

 

 

Médard : le premier mot qui me vient pour qualifier la performance de Médard est « utile ». Sans être totalement génial, il a animé avec envie la ligne, il a su se montrer pesant (76ème : sa percée et ses crochets manque de peu de prendre le meilleur sur Davies) et surtout d’une grande qualité dans son jeu au pied.

Il va reprendre de manière un peu despérée son vis-à-vis Byrne sur une percée énorme, gardant l’en-but des tricolores inviolé.

 

La note : 6.5  

 

 

Les remplaçants :

 

Guirado (70), Ducalcon(68), Papé(68), Lapandry (73), Tomas (75), Estebanez (70) et Huguet (76) : tous entrés après la 68ème, aucun n’a suffisamment joué pour être noté.

 

 

Conclusion : le match a été gagné. Sans briller mais animé d’une vraie volonté de gagner les duels, l’équipe de France tient là son meilleur match du tournoi. Le vrai problème est que le meilleur marqueur d’essai du tournoi pour les bleus est… Lionel Nallet. Les intentions offensives sont proches du néant, les solutions et les certitudes derrières sont nulles, le fond de jeu inexistant. Alors oui, il reste 5 mois avant le mondial. Mais peut-on se créer un fond de jeu cohérent en seulement 2 match + 3 mois de préparation alors qu’ils n’ont pas réussit à le faire en 3ans ?

 

En somme ce tournoi sera comme souvent avant une coupe du monde celui des incertitudes, des questions irrésolues et des problèmes soulevés.   

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France - Pays de Galles : le XV Gallois

17 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 

 

C'est déjà le dernier match du tournoi. Tous les Jones et les Davies du pays vont traverser le Chanel. Ils vont boire des pintes dans leurs habits de gala, poussant leur équipe de la voie tout de rouge et de jaune vêtus. Les feu d’artifice et les flammes de Cardiff ne vont pas les accompagner ici mais pourtant ils vont tenter d'embraser le ciel de Saint-Denis. Les bleus vont se faire attendre : l’entrée des locaux doit se faire à l'anicenne, avec les 5 minutes de Bronca de politesse. Les bleus vont jouer dans un stade à l’ambiance pathétique, devant un public n'attandant que la moindre erreur pour réclamer la tête du sélectionneur...la pression sera encore plus térrible pour eux. 


Un match comme un fol espoir de rédemption :  


Le match du dernier espoir. Voilà qui résume assez bien la situation, similaire et pourtant tellement opposée, dans laquelle se trouvent les deux équipes. Les gallois peuvent espérer gagner le tournoi en cas de très large victoire contre les bleus et de défaite des Anglais face à l'Irlande. les bleus eux espèrent juste relever la tête, ne pas être totalement ridicule.

Car le ridicule n’est pas loin. Non pas que perdre en Italie soit insultant : les italiens se sont montrés plus fort et plus réalistes. C’est bel et bien le niveau d’intention et d’envie affiché qui est purement et simplement indigne d’une équipe sensé incarner la nation rugby dans son entière et démesurée passion.

 

Heureusement, dans la semaine, nous avons vécu un grand moment d’ovalie. L’interview surréaliste de Lionel Nallet et une déclaration comme je les aime : « pour moi un match abouti c’est un match ou j’ai mis des coups de tronche ». Une déclaration en forme de mea-culpa pour le grand leader de combat des tricolores.

On sent que, pour la première fois depuis longtemps, les bleus sont passés complètement à côté de leur tournoi. Ils n’ont pas respectés l’adversaire, le jeu, le tournoi, le rugby. Ils ont laissés filer un match, ils se sont fait enfoncer, ils se sont cachés. Ils ont perdu logiquement en Italie, logiquement en Angleterre, on gagné avec réussite en Irlande et sans convaincre contre l’Ecosse. Oui, l’équipe de France va mal.

 

Mais Lievremont a raison : l’équipe de Flaminio l’a trahi. Les 18 participants à ce match se sont menti. Ils se sont vus trop beau, trop bon, trop intelligent. Le résultat ? Une claque que les supporters espèrent salutaire. Lievremont à aussi tort : non il ne doit pas regretter ses propos, oui il doit devenir plus « con », oui il doit remettre ses joueurs dans le droit chemin, quitte à le faire à coup de pompe dans le cul.

Lievremont démission ? LievRaymond ? Lievremont incapable ? Non : juste Lievremont à bout de force. Il s’est épuisé seul : où sont les membres de la fédération, où sont les directeurs sportifs, les porte-paroles, les managers et autres conseillers spéciaux ? Lievremont est abandonné. Purement et simplement. Qui s’est présenté seul devant les médias à chaque défaite ? Lievremont. Qui a endossé seul la responsabilité de la déroute Australienne ? Lievremont. Qui doit faire face à la déferlante, Midi Olympique en tête, des médias qui brulent leurs idoles ? Lievremont encore et toujours. Il est désavoué par ses joueurs, lâché par son encadrement, par sa fédération (il a fallut attendre une semaine pour voir Camou soutenir son entraineur national !)… Courage Marc, la mise a mort est pour bientôt : tout le monde réclame ta tête, on parle de politique et de complot, on parle de manque de ceci ou de trop de cela, on conteste le moindre de tes choix. Quand on veut faire tuer son chien, on dit qu’il à la rage. Quand on veut le laisser crever, on le laisse tout seul. 

Alors certes, il ne fait pas que des bons choix, il n’accorde pas sa confiance aux joueurs que l’on voudrait voir en bleu mais il a fait l’erreur de croire en l’orgueil, de croire en la confiance, de croire dans les valeurs humaines qui font de notre sport un sport si particulier et où les liens d’amitiés sont autant de gage de réussite sportive. Il a voulu créer une bande de gars solidaire, il a voulu accorder sa confiance et a mis son sort entre les mains de quelques joueurs qui ont tout gâché. Pour se rattraper, il n’y a plus qu’une solution : faire un match de feu. Si je m’écoutais, au diable la stratégie ! Jouez avec leur cœur !

 

Pour en revenir aux Gallois, ils ont fait un tournoi plus qu’honorable : victoire en Italie et en Ecosse,  victoire contre l’Irlande, défait d’une courte tête contre l’Angleterre dans un match où les regrets seront terribles.  Ils ont connu des matchs compliqués, ils ne sont pas montrés aussi irrésistibles que les Anglais, aussi joueurs que les Ecossais, aussi courageux que les italiens et pourtant, ils se sont montrés d’une application et d’un opportunisme majeur.

 

Le Pays de Galles envoie du jeu, toujours de la même manière.  Ils défendent toujours pareil, ils attaquent toujours pareil. Mais ils le font avec une telle efficacité que cette équipe est toujours aussi redoutable.

 

L’attaque ? C’est simple : on balaye de droite à gauche en 3 temps de jeu maximum. Un premier temps au ras, un deuxième autour du 10 pour prendre le milieu de terrain très fort, un troisième pour jouer en Z3 (très loin de la zone de rucks) et étirer la défense. Et on repart : z0 (au ras), z1 (autour du 10), z3… Physiquement très exigeant, la clef est donc, nous le reverrons, d’imposer un combat immense dans les zones de rucks pour ralentir un maximum les sorties de balles.

Défensivement : une défense agressive (dite de rush-défense) avec des centres qui montent très vite et vont chercher leurs vis-à-vis haut. Les ailiers laissent volontairement de l’espace pour anticiper sur des jeux au pied (court ou long) et un premier rideau très dense et compact à l’intérieur du 10.

 

Mais avant de voir la stratégie à mettre en place (jouer avec le cœur c’est bien, mais pas suffisant), le pronostique et l’homme à surveiller de ce XV du poireau, la composition du XV gallois :

 

La composition :

 

Première ligne : Jones, Rees, James

 

C’est le talon d’Achille de cette équipe :  Jenkins absent, et malgré le retour de Adam Jones, c’est peut-être la première ligne la moins talentueuse du tournoi . Néanmoins : attention à Rees ! Puissant, dynamique, assez mobile et surtout bon lanceur, il est le meilleur première ligne gallois aujourd’hui.

La première arme de l’équipe de France (la mêlée) est aussi la faiblesse principale du Pays de Galles. Reste a savoir si l’arbitre s’en rendra compte…

 

Deuxième ligne : Barry Davies, AW. Jones

 

Deux vieux briscards rompus aux combats et aux affrontements sans limites. Davies est peut-être le meilleur deuxième ligne de tournoi avec Palmer et Gray. Mobile, actif, il a un profil très similaire à celui de Pierre. 

Son camarade, Jones, est lui le plus gros guerrier de cette formation. Il n’a que 26ans mais on le connaît depuis presque 10ans. Ancien troisième ligne reconvertit, son duel avec Nallet sera, je l’espère, un régal. 

 

Troisième ligne : Warburton, R. Jones, Lydiate

 

Warburton le coureur, Lydiate le puissant, Ryan Jones le régulateur perforateur. Voilà une troisième moderne, rapide mobile et puissante. Un petit défaut ? Aucun ne se révèle être un grand sauteur.

La touche n’est de toute façon pas l’arme fétiche de cette formation galloise qui va préférer s’appuyer sur un jeu de mouvement de grande envergure.

 

Charnière : Phillips, Hook

 

L’hégémonie Jones est donc terminée. En tout cas pour un temps. Hook, futur ouvreur de l’Usap a montré qu’il était un 10 de grand talent et pas juste un 13 ou un 15 de bon niveau.

Phillips, le demi de mêlée géant lui confirme sa place. Parfois portant trop le ballon, mais pesant souvent sur la défense au ras, il reste le meilleur 9 du pays de Galles.

Cette charnière joue juste, joue souvent bien les ballons rapides et sait trouver les espaces aussi bien au ras qu’au large. Tenir Hook à l’œil, lui qui joue en attaquant beaucoup la ligne sera crucial pour limiter les franchissements.

 

Centres : Davies, Roberts

 

On a connu des duos plus intelligents. Mais quelle énergie, quelle puissance. Roberts est le Jauzion Gallois. Davies, plus joueur est dans un registre plus proche de celui de Fritz. A eux deux, une paire redoutable. Mais sans Shanklin, il manque un je ne sais quoi d’animalité à cette paire de centre…

 

Ailiers : Halfpenny, North

 

Shayne Williams va donc rater ce qui aurait du être le dernier match de sa carrière dans le tournoi. Quelle déception de ne pas voir le lutin magique fouler une dernière fois la pelouse du stade France. Son clone, le petit Halfpenny sera là pour animer la ligne par ses courses improbables. North lui remplace Stodarth dont la main cassé au premier match lui a posé quelques problèmes. Agé de 18ans a peine, il va revêtir la tunique frappé du poireau pour la première fois de sa vie. On l’annonce comme un petit phénomène, a lui de le prouver. 

 

Arrière : Byrne

 

Il est rapide, rugueux, à un jeu au pied énorme en longueur est solide sous les ballons hauts et est capable de casser le premier rideau assez facilement. C’est une excellente recrue pour Clermont et un des meilleurs gallois depuis des années. Il faudra se montre très vigilant quand il apportera le surnombre en s’intercalant dans la ligne.

 

 

La stratégie Galloise :


Simple voir simpliste : faire 15 temps de jeu sur chaque possession en alternant de manière presque mathématique jeu au près-jeu au large. Hook va attaquer la ligne très fort pour faire jouer après contact, va essayer de mettre Roberts dans les intervalles lancés (et ça fait mal quand ca marche) et va faire jouer ces ailiers autour de lui sur les premiers temps de jeu. La zone intérieur sera au fur et à mersure du match déserté pour probablement finir (si ils sont menés) par du large large. Il faudra éviter de leur laisser l’usage du ballon et surtout la dictée du tempo sur les dernières minutes.

 

La stratégie tricolore : 


Les bleus devront faire attention a trois choses : ne pas se laisser dicter le match, ne pas subir sur les 2 premiers temps de jeu, ne pas se laisser prendre par l’euphorie du match et se mettre à faire ce qu’elle ne sait pas faire.

La solution à ces trois maux ? Mettre énormément d’intensité dans les rucks et dans les phases d’affrontement et aller jouer loin chez eux. Au diable les ballons écartés, il faut leur rentrer dans la courge. Lievremont l’a compris en alignant les deux centres les moins doués ballon en main possible : Marty Traille. Le message est clair : il veut du cœur, pas de la technique. Les ailiers ne verront pas un ballon, mais vu ce qu’on espère voir pendant ce match, on aurait pu jouer avec Burban et Picamoles aux ailes.

 

L'homme à surveiller : Hook ! si il avance, si il trouve les espaces en attaquant la ligne, alors les gallois vont nous piétiner. 

 


Le pronostique en bois :

 

Ce sera un match haché, nul à regarder, affligeant de stérilité et orphelin d’intentions offensives incalculées. Mais par contre ca sera probablement (en tout cas je l’espère) un match pour amoureux des peintures de Picasso (Guernica, vous connaissez ?). Le japon à coté ca sera Disneyland. Il faut que ce soit la guerre. Et alors le score sera de 33 à 24 pour les bleus. Il ne faudra pas avoir de regret, nous parler de courage et de cœur, d’envie et d’orgueil si le match n’est pas l’aboutissement d’un match féroce. Pour espérer (encore) être champion du monde, il faudra du sang de la sueur et des larmes. Demain, ca sera la guerre. 

 

 

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France - Pays de Galles : le XV de départ de la France

15 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Lièvremont s’est fâché tout rouge, il a tapé des pieds, il a même pleuré peut-être … Et puis il a annoncé deux jours plus tard la composition pour finir bon gré mal gré ce tournoi qui déjà s’annonce comme un échec. L’œil toujours noir, les phrases toujours lapidaires, le sélectionneur fait face à la tempête.

Le pire c’est que le mal est déjà fait. Même une victoire contre le Pays de Galles ne servirait à rien. Le seul moyen de croire à nouveau à cette équipe, de croire à nouveau en nos chances mondiales sera non pas de battre ce XV du poireau, mais de l’exploser. De les noyer sous une orgie de jeu, de ballons au large et de coup de casque.

 

Evidemment personne n’y croit… Mais déjà, les joueurs eux-mêmes y croient-ils encore un peu ?

 

Plus les jours passent et plus l’aveu est évident : les bleus n’ont plus envie. Envie de quoi ? De se faire mal, de se sacrifier les uns pour les autres, de s’ouvrir le ventre pour le copain d’à coté. Les liens entre les joueurs au sein de cette équipe sont étranges pour ne pas dire louches : les groupes biarrots et toulousains, les tensions palpables entre staff et joueurs, les serrages de mains ont remplacés les accolades.

Et que de cette équipe qui transpire la médiocrité. Non pas que les talents ne soient pas là, non pas que le potentiel ait disparu, non pas que l’équipe qui a pris le meilleur sur l’Afrique du Sud ou sur la Nouvelle-Zélande chez elle soit morte. Non. Médiocre tout simplement parce qu’aujourd’hui, l’envie de gagner ensemble n’existe plus.

 

Les « Lièvremont démission » se multiplient. Mais que faire avec un groupe de joueur aussi peu investit ? Que faire avec un effectif à peine mobilisé ? Que faire face aux revendications incessantes et aux multiples sorties dans la presse ?

Le temps de la motivation à la toulonnaise, le vestiaire dans le noir les remontages de pendules et les larmes qui perlent sur les joues et révolu, c’est vrai.

Mais quand verrons nous un capitaine tricolore sortir du vestiaire avec sur les visages les traits de celui qui part à la guerre ? Quand aurons-nous le droit de nous extasier devant un pilier le front en sang comme Vickery à quelques minutes du coup d’envoi. En réalité, ca n’est plus la technique, le groupe, l’entraineur ou même la fédération que je remettrais en question. Trop facile.  C’est en réalité l’état d’esprit même qui anime cette équipe qui est largement problématique.

 

Le staff à donc composer comme il peut. Dans l’éternel balais de l’incertitude, il a procédé à beaucoup de changement derrière, quelques ajustements devant. Mais finalement, peu importe les hommes sur le terrain, car comme dirait n’importe quel ancien du sud-ouest : « le rubyy ca se gagne avec le gniac »…

 

La composition :

 

Première ligne : Domingo-Servat-Mas

 

Du solide, du lourd, du mobile. Ils sont le seuls qui dans l’esprit montrent qu’ils sont toujours présent.

Mas légérement touché (lombalgie) devrait tenir sa place. En cas de désistement, Ducalcon ou Schuster pourrait postuler.

 

Deuxième Ligne : Nallet-Pierre

 

Nallet est irréprochable.

Pierre à de la chance d’être encore là… Il va devoir faire preuve d’une envie et surtout d’une activité qui justifie la trop longue absence de Papé. Pierre est le symbole de l’entêtement de Lièvremont. A lui de ne pas à son tour lâcher le sélectionneur. Il fait pour l’instant un mauvais tournoi et doit encore prouver qu’il mérite son billet.

 

Troisième ligne : Dusautoir-Bonnaire-Harinordoquy

 

Que dire sur cette troisième ligne qui n’a pas été déjà dit ? Ils sont complémentaire mobile et… Terriblement inefficace. Aucun de ces 3 joueurs n’est capable de franchir, aucun de ces braves garçons n’est en mesure de défier de manière frontale au milieu de terrain et de faire reculer le premier rideau. C’est une troisième ligne en réalité moyenne partout… A quand un troisième ligne Dusautoir- Ouedraogo (ou Lapandry dans le même registre) et Picamoles ?!

 

Charnière : Parra-Trinh-Duc

 

Et bien c’est pas demain qu’on risque de voir du jeu… Parra à la manœuvre, c’est comme donner un avion à piloter à un Taliban : sur un malentendu ca peut passer, mais il y a des grandes chances de voir l’avion de crasher...

Et FTD, le seul 10 du tournoi incapable de s’appuyer sur un quelconque premier centre. Il a eu Mermoz 30minutes, il a eu Jauzion 3matchs, il a eu Traille, il a eu David…  Alors oui, il n’y aucune cohérence et variété dans le jeu. Mais commençons par avoir moins de variété dans les hommes.

 

Centres : Traille-Marty

 

Alors déjà que la charnière ressemble vaguement au Kosovo sur le plan du jeu. Mais a coté de cette paire de centre, ce sont les Harlem-globe-trotters. Traille-Marty : les ailiers vont sacrément se faire chier. Ils vont prévoir le thermos, les mitaines, le petit plaid en tweed et les collants en pilou-pilou. Sinon c’est l’angine assurée. C’est le duo magique des hommes mi homme-mi coffre à ballon-mi sandwich au fromage (pour le QI)…

Sans méchanceté aucune, Traille Marty est une association qui, sur le papier, sent bon le retour intérieur.   

 

Ailiers : Palisson-Clerc

 

Paix à leur âme. On les envois au carton. Palisson joue sa place quand Clerc joue sa crédibilité. Ils auront tous les deux des gros duels à jouer face à Williams la pile et Halfpenny, les deux meilleurs ailiers d’Europe après Cueto et Ashton.

Lièvremont à enfin compris que Huguet était un joueur moyen. Il est relgué sur le banc. Mais Palisson sera-t-il être meilleur ?

Et pendant ce temps là, Malzieu a marqué 9 essais en championnat et 2 en H-cup en 6mois…  

 

Arrière : Médard

 

Si il refait un match comme contre l’Italie, les bleus risquent de se faire arroser de chandelles tout le match. Il a été indispensable à l’aile, très moyen à l’arrière. A lui de prouver qu’il est aussi fort dans les deux postes.  

 

Le banc : Guirado, Ducalcon, Papé, Lapandry, Tomas, Estebanez, Huget.

Guirado, Ducalcon, Huguet : un trio de joueurs qui sont étrangement encore là. Ils sont sur le strapontin et la position est très inconfortable…

Lapandry Papé et Estebanez, en tant que rappelés auront à cœur de faire un bout de match énorme pour montrer au staff que c’était une mauvaise idée de ne pas les prendre depuis le début. (« Depuis le début ! »)

 

Nous attendons dans les heures qui suivent la composition galloise pour disserter un peu sur cette équipe Galloise défaite de peu contre l’ogre Anglais.

 

Allez les bleus, il faut relever la tête, au moins pour ne pas être totalement ridicule… Deux victoires 3 défaites, il faudrait remonter jusqu’en 2001 pour trouver trace d’une aussi décevante campagne européenne.

 

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Equipe de France de rugby : Lièvremont tranche dans le gras

13 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

 Avec deux heures de retard, Marc Lièvremont a frappé un grand coup. Les fautifs, les punis, les vilains pas beau, il les a désignés. Ils sont 6, bannis peut être pour toujours de l’équipe de France. Il y a 3 avants et 3 arrières. Les noms ?

 

Sans surprise : Chabal, Jauzion et Poitrenaud.

Les demi-surprises : Thion et Marconnet

La vraie surprise : Rougerie

 

A leur place ? Et bien c’est un peu sauf qui peut du côté tricolore… Schuster, Papé, Lapandry, Estebanez,  Palisson et Marty qui sont rappelés.

 

Des « virés » inégaux :

 

Chabal et Jauzion ont payés. C’est clair net et sans bavures. Ils ont montrés leur incapacités à se mettre au diapason exigé pour le moment au très haut niveau. Seront-ils de la coupe du monde ? Rien n’est moins sur…

 

Thion et Marconnet eux, payent aussi un peu. C’est un peu la loi de la nature appliqué : les plus vieux et les plus faibles sont les premiers a se faire manger.

 

Enfin Rougerie paye lui son match de top 14 houleux contre le RCT puisque le staff à précisé que son absence s’expliquait en raison de son passage devant la commission de discipline de la LNR. Une décisions qui se comprend puisque si Rougerie venait à être suspendu, il ne pourrait pas disputer le match gallois et il faudrait alors rappeler en catastrophe un nouveau centre. 

 

Des absences remarquées, des présences qui dérangent :

 

Coté surprise, le maintient de Huguet ou de Guirado sont eux aussi des vraies confirmations. On attendait le retour de Noirot, l’arrivée de Malzieu ou même de Heymans et finalement, les deux joueurs les plus vivement critiqués sont bel et bien présent d’un bout à l’autre du tournoi. Curieux mais symptomatique d’un staff qui a du mal a trouver un groupe de joueur du niveau requis.

Parmi les joueurs rappelés, c’est la présence de Estebanez et Marty qui laissent songeur : la cohorte de centre épuisée, les meilleurs solutions restent et demeurent des joueurs de talent mais encore trop incapable de faire la différence au très haut niveau.

 

Enfin un mot sur ceux qui ne sont toujours pas appelés : Ouedraogo, Picamoles, Bastareaud, Fritz, Dupuy, Beauxis, Wizniesvki ou Floch pour ne citer qu’eux. Ils peuvent dès ce soir, prendre des billets pour les vacances de cet automne : le message de Lièvremont est clair, il ne compte plus sur eux.

 

Les satisfactions sont les retours de Papé et de Lapandry qui apporteront peut-être un peu de punch à cette équipe sans âme.

 

Forfait pour le reste du tournoi, Tomas conserve sa place dans le groupe au dépens de Yachvili. 

 

L’équipe de France est un bateau ivre, espérons que la croisière ne dure qu’un temps… 

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France - Italie : Les (mauvaises) notes des joueurs

13 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Au lendemain de cette défaite surprise mais finalement logique au vue du match, c’est un peu désabusé que m’apprête a noter cette équipe de France.

Cette équipe du XV de France n’en fini plus de décevoir : voilà maintenant 1an qu’elle est en perdition : Australie, Argentine, Nouvelle-Zélande, Afrique du sud, Angleterre et maintenant Italie. A chaque fois des défaites historiques contre des adversaires directs pour le trophée.

 

Cette défaite concédée en Italie redistribue complètement les cartes, le sélectionneur a annoncé que certains joueurs ont pour la dernière fois portés le maillot de l’équipe de France. La blessure est profonde, et la défaite sera probablement encore plus lourde de conséquence que celle concédée contre les Australiens au mois de novembre.   

 

Nous allons donc procéder à la notation des 20 joueurs qui ont pris part à cette humiliante défaite et innutile de préciser que… ca risque de piquer un peu au début…

 

Alors, en guise de conclusions, nous nous conterons de faire une équipe entièrement différente de celle défaite à Rome et surtout de la faire avec uniquement de joueurs qui sont « black-listés » depuis 3ans.

 

 

Les notes :

 

Marconnet : Alors Sylvain est sorti de se préretraite en début de tournoi. On est content pour lui. Il est le pilier le plus capé, le joueur le plus expérimenté, le première ligne le plus vicelard du top 14. Il fait un match franchement correct, il est le seul à avoir fait le match au complet, il n’a pas loupé de plaquages. Et c’est là que c’est à devenir fou : comment un joueur de 36ans peut-il être le seul première ligne a faire les 80minutes au niveau requis dans des matchs internationaux ?! Il est le moins mauvais de cette première ligne hier. Il s’est montré actif, volontaire et n’a pas reculer. Seulement il ne faut pas non plus occulter le moins bon : 1 en avant, 3 pénalités concédées, il s’est mis à la faute de manière stupide. C’est le tricolore le plus sanctionné du match.

 On  notera enfin 6 plaquages pour le biarrot.

 

Un match très moyen mais il mérite de conserver ses chances pour le mondial. 4/10   

 

 

Servat : L’indestructible s’est fait défoncer. Il a cumulé 124m de reculade après percussion, il n’a jamais su mettre l’équipe dans le bon sens, il a trop souvent rebondit contre la défense italienne et enfin il a eu le chic de ponctuer sa prestation de 2 plaquages loupés. C’est le premier match où Servat est aussi loin du compte. Il accumule probablement de la fatigue depuis le début du tournoi mais c’est probablement les pires 60min du toulousain en bleu depuis très longtemps.  

En face, la défense était prévenue : bloquer Servat s’est s’assurer de ne pas reculer du match. Donc ils sont venus à 3 ou 4 sur lui a chaque fois… Et on l’a envoyé au carton systématiquement… C’était une superbe leçon de ce qu’il est idiot de faire une dizaine de fois dans un match…

3.5/10

 

Mas : Il n’a joué qu’une mi-temps, a eu le temps de plier son vis-à-vis et de mettre 4 plaquages. Non noté.

 

Pierre : Et bien Pierre, c’est un peu l’éternel mystére de ce Xv de France. Je ne l’ai pas vu ballon en main, il s’est mis à la faute encore une fois, il a manqué de puissance dans les rucks et surtout, il ne se fait pas respecter dans les zones d’affrontement ! Il est gentil et hésite toujours deux heures à mettre un coup d’épaule ou de crampon à un joueur au sol. Il est propre… Certainement trop pour un deuxième ligne. Il doit devenir méchant merde ! 

3.5/10

 

Nallet : Il n’a joué qu’une heure et c’est pourtant l’anti-Pierre. Sa sortie coïncide avec le moment où les bleus ont été incapables de punir les italiens dans les rucks. Ils ont alors pourris tous les ballons et ont gagné du temps pour mettre la pression sur les lancements de jeu ( si si ! vous savez, quand les bleus essayaient de faire des passes sur la largeur après une mêlée ou un touche, c’était des « lancements de jeu travaillés »… Ca fout les jetons non ?). Il a été, jusqu’à sa sortie, la rampe de lancement principale en touche.

4/10

 

Bonnaire : 7 plaquages réussit pour 2 loupés,  un bonne activité qui amène une mêlée à 5m introduction France, quelques beaux soutiens (notamment sur l’essai de Parra) et pas énormément de déchet. Un match sans briller mais sans faire de bêtises trop évidentes. Oublié en touche, il n'a que trop peu pesé sur le jeu courant. 4/10

 

Dusautoir : Décevant jusqu’à la 60ème minute de jeu, c’est quand les autres leaders de combat sont sortis (Mas et Nallet) qu’il a commencé son chantier : 11 plaquages dont 6 dans les 15dernières minutes. Mais comme souvent il s’est montré maladroit ballon en main, incapable d’apporter un brin de folie à ce pack d’avant trop pragmatique et monolithique pour créer ne serait-ce qu’un brin d’incertitude dans le déplacement du combat. Nous sommes tombés dans le jeu Italien du début à la fin et ca n’est Dusautoir qui aurait pu y remédier. Mais au moins il aurait pu faire semblant…

3.5/10

 

Chabal :

 

Etant un fan absolu du joueur depuis plus de 10ans, la démesure de ce qui va suivre est à l’image de ma déception : absolument terrible.

 

Sébastien,

Plutôt que te chercher des excuses dans le JDD, plutôt que de faire ta crise de pucelle adolescente en marquant tes états d’âme à tout bout de champ sur la toile (ex twitter « devinez ce que j’ai mangé »), plutôt que de prendre en sujet de la moindre de tes phrases « moi » ou « je », je pense que tu pourrais peut-être commencer à te remettre un tout petit peu en question.

Je t’adore. Vraiment ! Je te suis avec amour depuis tes débuts isérois au CSBJ. J’ai été l’un des seuls à croire en ta venue en bleu après ta saison prometteuse en 2000 du haut de tes 22ans et peut-être le premier à réclamer ton retour en équipe de France, et ce malgré tes matchs horribles contre l’Angleterre ou malchanceux contre les Tonga. Tu as une qualité incroyable, tu es capable de faire basculer des matchs à toi tout seul et de faire lever des foules d’un simple mouvement de tête. Tu pourrais être le Cantona du rugby. Tu pourrais être le joueur qui fait peur et qui impose le respect de son simple regard. Tu pourrais être le numéro 8 le plus craint du Top 14…

Et à la place de ça, tu es en train de devenir un simple produit marketing. Un singe publicitaire qui fait le jeu de la caravane consumériste et du grand Barnum commercial.

Mais je te le dis tout net : a force de faire des matchs aussi mauvais, a force d’oublier que tu es là pour faire avancer l’équipe et de faire gagner des matchs en imposant des duels à tes adversaires, a force d’oublier que le rugby c’est d’abord l’humilité et la remise en question à chaque match, tu es en train de devenir un joueur tout simplement mauvais. Tu n’avances pas, tu te retrouve souvent là où il ne faut pas (entre le 9 et le 10 par exemple) et tu n’es pas là ou tu devrais (seulement 2 plaquages dans le match, pourtant l’un de tes points fort). C’est triste à dire mais depuis 6mois, tu es de moins en moins efficace. Evidement c’est la faute à des blessures handicapantes et récurrentes, à un championnat exigeant et long, la faute à… la faute de...

J’ai peur que ton avenir en EDF soit largement remis en question après tes deux performances contre l’Angleterre (où malgré ce que tu penses, tu as été mauvais) et l’Italie… Tu as joué 56 minutes d’une vacuité terrible (seul un ballon arraché vient se ranger du coté positif) et j’en suis triste. Triste pour les bleus, triste pour Marc Lievremont mais surtout triste pour toi.

Tu es le symbole du rugby aux yeux du grand public car tu incarne un certain « imaginaire rugby ». A ce titre les sollicitations doivent être colossale, le rugby n’ayant jamais été aussi vendeur. Pourtant, j’espère de tout cœur moins te voir quand j’allume ma télé, ou quand je prends mon doliprane chez le pharmacien, et au contraire te voir à nouveau exploser avec le Racing ou avec le maillot tricolore sur le dos. Ton métier est rugbyman, pas encore icône de la mode ou de la publicité.

Signé : Pierre, un fan d’avant la tournée en NZ désabusé.

1.5/10  

 

Parra : Encore un qui doit avoir mal à la tête. Si sa présence n’était due qu’à la blessure de Yachvili, le clermontois s’est montré encore une fois très en phase avec ses gros. Presque en symbiose. A tel point qu’il leurs a régulièrement laissé le poste de demi de mêlée… Combien de fois a-ton vu Marconnet, Servat ou Dusautoir en position de 9 ? Combien de fois Morgan était-il dans le mauvais timing, loin du ballon ? Combien de fois était-il occupé a autre chose qu'a la libération du ballon ? 

Impérial à Clermont, il ne semble pas à l’aise avec la « non-stratégie » française. En témoigne ses 4 retours petits cotés de suite  (36ème). Il a, en plus, été plus malchanceux (ou maladroit c’est selon) qu’à l’accoutumée dans ses tirs au but (2/4 lui qui nous avait habitué à du 100%).

Enfin comme un symbole, plutôt que d’aller jouer chez les italiens en prenant la touche sur une pénalité lointaine à la 75ème (la touche française avait fait un sans faute), il décide de jouer une pénalité vite mais surtout de jouer la pénalité seul ! Ballon pour tuer le match avorté…

Et avec ça madame ? On prendra bien deux plaquages loupés ?

2/10

 

Trinh-Duc : Un drop loupé (65ème), un surnombre mal joué (20ème), un essai offert et puis… rien. C’est lui aussi l’un de ceux qui a faillit dans ce match. Il a tout de meme franchit deux fois mais a vrai dire, rien de fou. Il n’a jamais su prendre les bonnes dispositions et son incapacité a gérer le tempo d’un match devient de plus en plus problématique. Il risque de payer un peu son vilain match. 

3.5/10

 

Clerc : Il a fait un gros début de match avec ses franchissements et ses grosses courses. Et puis il s’est fait défoncé par Masi et a disparu de la circulation, comme tous les arrières français. Il a bien réussit quelques bon plaquages mais a vrai dire il n’a pas su prendre le dessus sur son vis-à-vis de 20ans à peine. Courageux, il se fait son essai tout seul.

4/10  

 

Jauzion : Yannick c’est un peu le dernier des mohicans. Le vestige d’un rugby du passé et qui pourtant n’est pas si vieux. Ce rugby ? Celui des centres de 100kilos qui font des tout droits pour jouer après contact. Seulement le toulousain est connu comme le loup blanc et ses adversaires ne se contente plus de le ralentir. Ils le plaque très bas et Jauzion va au sol très vite. Le problème de me direz vous ? Et bien qu’il n’ait que ce registre de bulldozer. Incapable d’apporter de la vitesse, de créer un décalage ou encore de jouer avant contact, il ne sert plus qu’en leurre. Et quitte à avoir un joueur qui joue uniquement en leurre, autant prendre Bastareaud non ? Il est d'un lenteur tellement visible que s'en est presque insultant pour tout les centres de talent bléssés ou laissés à la maison... 

1,5/10

 

Rougerie : Il a été encore une fois très actif. Il tamponne (et loupe quelques plaquages) crée des décalages (sur l’essai de Clerc il fixe trois joueurs) arrache des ballons et joue plutôt juste. Mais il s’est mis à la faute défensive, a été pénalisé et surtout n’a jamais sur remettre les bleus dans le bon chemin. Il a souvent cherché la solution individuelle mais a régulièrement perdu son duel face à Canale. Un match qui sans être mauvais est encore insuffisant.

3,5/10

 

Huguet : Roulement de tambour. Non cette fois il ne monte pas sur l’échafaud… C’est le meilleur arrière tricolore du match ! Oui parfaitement. Il a gagné ses duels, il a été l’un des seuls à franchir régulièrement et a répondre au moins dans l’envie et surtout il a enfin su exploiter des ballons en assurant le « après lui ». Il a bien fait des conneries (la touche dans les dernières minutes, deux en avants, un jeu au pied mal senti ou encore 2 en avants) mais il a été vraiment très présent. Efficace, il ne peut malgré tout pas faire oublier le fait qu’il est en danger dans cette esquade de fortune.

4.5/10  

 

Médard : A bon il était là ? Je l’ai vu faire un en-avant, une relance et c’est tout… Il s’est fait enrhumé sur une feinte de papy d’un 3ème ligne italien (qui amène l’essai de Masi) et il a été assez peu servi. Lui qui est si dangereux à l’aile s’est montré bien moins précieux en 15.

2.5/10

 

Guirado : Une bonne entrée (peut-être un peu prématurée) et un match correct. Il n’a pas fait de grosse bêtise et la mêlée bleue ne s’est pas ressentie de son entrée. 4/10

 

Ducalcon : Peu à son aise ballon en main, c’est en mêlée qu’il s’est illustré. Il a fait un match sans briller mais lui non plus sans faire d’erreur manifeste. Il reste un joueur en balance négative, qui risque de sauter avant le dernier match. 3/10

 

Thion : Ca été le meilleur remplacant, le seul capable de s’ouvrir le ventre pour se sortir les tripes. Il a plaqué, poussé, et s’est multiplié. Il y a du déchet mais beaucoup d’énergie. 4/10

 

Harinordoquy : Imanol n’a pas fait la meilleur entrée de sa vie. Plutôt invisible, il a trouvé le moyen de ne jamais gagner ses duels en presque 30minutes. C’est long dès fois 30minutes…

 

Traille : Il a essayé de mettre de la vitesse dans le jeu et s’est proposé. Il a apporté juste un brin de folie qui aurait pu être décisif. Non noté.

 

Les hommes en danger immédiat : Chabal, Ducalcon, Jauzion, Huguet, Bonnaire

Ceux qui frappent à la porte à la place ==> Picamoles, Attoub, N'importe quel centre qui a deux jambes et deux bras, Malzieu, Ouedraogo... 

 

Les Xv des bannis : qui appeler pour sauver l’équipe de France ?  

 

Dans la gestion des hommes, Lièvremont n’est pas exempt de tout reproche : voici la liste de 30 joueurs qui pourraient être sans rougir à la place des 20 rigolos qui ont joués samedi.

 

Forrestier/Poux

Bruno/Noirot

Lecouls/Sa

 

Millo-chlusky/Vilaceca

Maestri/Papé

 

Burban/Diarra

Ouedraogo/Lapandry 

Picamoles/Lakafia

 

Dupuy/ Michalak

Wiznieski/ Brock James

 

Malzieu/Planté

Bastareaud/Estebanez

Fritz/Baby

Andreu/Palisson

 

Floch/Fall  

 

Lièvremont annoncera un groupe ce soir pour affronter le Pays de Galles et déjà il se dit haut et fort que certains joueurs ont joués leur dernier match sous l’ère Lièvremont. En même temps a ce rythme, l’ère Lièvremont ne durera plus que quelques semaines…

 

Le groupe est impossible à prévoir mais on parle de 8 changements.

 

Bonne journée à tous

 

 

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France-Italie : infos de dernière minute... Yachvili forfait !

11 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Infos de dernière minute : Yachvili forfait !

 

C’est officiel depuis hier, le Yach serait forfait pour le match contre l’Italie. Touché à une cuisse, Dimitri Yachvili doit renoncer.

 

A sa place c’est donc le Clermontois Morgan Parra qui sera titularisé.

 

Pour compenser cette absence dans la liste, c’est un petite surprise puisque préféré à Julien Dupuy ou à Sébastien Tillous-Bordes, c’est le montpelliérain Julien Tomas qui a été appelé.  

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France – Italie : la composition de l’Italie :

11 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Cela fait 4ans qu’elle n’a aucun fond de jeu, aucuns joueurs stables au-delà du numéro 8, une charnière expérimentale à chaque match, une paire de centre-kleenex qui varie d’une rencontre à l’autre, aucune capacité offensive et qui s’appuie uniquement sur sa mêlée et sa touche pour espérer survivre dans les matchs du tournoi. Cela fait 4 ans qu’elle a à sa tête un entraineur décrié qui prends des décisions « bizarres » (pour ne pas dire mauvaises) et qui prend les plus gros tarifs de son histoire ou presque. Cela fait aussi 5 ans que les cadres ne se renouvellent pas, que l’équipe stagne et que les résultats positifs en forme de trompe l’œil ne peuvent dissimuler qu’aux plus optimistes la terrible mais implacable réalité de l’échec mondial à venir. Non je ne parle pas de l’équipe de France (hou les vilains pas beau qui ne s’attendaient qu’à du mauvais esprit de ma part !), mais bien de l’équipe d’Italie. 

 

« Fratelli d’Italia : L'Italia s'è desta ! » Quand cet hymne monte des tribunes du stade, chanté par les milliers de supporters italiens, les joueurs reprenant en cœur, les yeux qui brillent et la lèvre tremblante, alors à ce moment précis, Flaminio s’illumine.

Ah ! Flaminio, le beau soleil printanier de Rome qui caresse les justes de ses doux rayons, les travées colorées et sympathiques du stade le plus champêtre du tournoi, les beaux étalons italiens qui viennent là pour voir les belles italiennes en tribunes et les belles italiennes qui viennent là pour les beaux italiens sur le terrain… Ah Flaminio !

Flaminio, c’est l’exotisme. Flaminio c’est le stade le plus oriental ET le plus septentrional du tournoi. Flaminio c’est tout le charme d’un stade grand comme le stade Bonnal à Sochaux mais au cœur de la cité romaine. Flaminio, en réalité c’est un écrin. C’est un très joli papier cadeau qui entoure une boite mystérieuse. C’est un cadre superbe, une allégorie de la quiétude pastorale perdue la faute à la ville dévoreuse de verdure. Flaminio c’est un symbole du rugby entre copain du dimanche après-midi presque malgré lui.  

 

Seulement voilà, en 10 ans de présence dans le tournoi, Flaminio est le lieu de toutes les humiliations… Quand on va à Flaminio, c’est pour faire des emplettes, un peu de tourisme, et pour mettre une dérouillée aux locaux… Les gladiateurs romains ne font plus peur à personne.

En 11ans de présence dans le tournoi c’est un maigre bilan : cuillère de bois 2001, 2002 2005 et 2009, 7 victoires (dont 5 contre l’Ecosse et 6 à domicile), un nul et 45 défaites soit un ratio de 13,2% de victoires…

 

Si on pouvait plaider une forme de découverte du haut niveau en de 2000 à 2006, si on pouvait penser et même observer que le rugby italien se structurait, se construisait dans la douleur, progressait timidement, depuis 2007 que dire ? Et bien que depuis l’arrivée de Nick Mallett, le rugby transalpin sent violemment le sapin… Pour commencer, sur le 22 italiens dans la liste, Garcia, Orquera, Parisse, Dellape, Castrogiovani  ou encore Canovosio  sont nés en argentine, Barbieri au canada, Del Fava et Geldenhuys en Afrique du Sud, Burton et Mclean en Australie… Soit un total de 11 joueurs sur 22. L’équipe d’Italie a autant de joueur nés en Italie que de joueurs nés dans l’autre hémisphère. Du jamais vu.

Ensuite sportivement, l’équipe d’Italie n’a jamais semblé aussi bordélique, anarchique, mal construite. En vrai, depuis lu duo Dominguez-Troncon, l’équipe d’Italie c’est un peu le cirque du soleil : il y a à boire et à manger, il y en pour tous les gouts et pour tous les genres. On a des piliers haut sur pattes avec les cheveux long et gras, des deuxième lignes casqués dur au mal qui se bavent dessus, des troisièmes lignes coureurs/gratteurs/sauteurs mais pas tellement défenseur et là, seulement, commence le grand n’importe quoi… On a un demi de mêlée valide sur 11, on a un ouvreur de 46 kilos, des centres mi-homme mi coffre à ballon, des ailiers transparents et des arrières maladroits.

 

Mais pourtant, malgré tous ces torts, ces problèmes récurrents et ces anomalies. Malgré un manque d’organisation, de rationalité et de cohérence, et bien malgré tout cela, l’équipe d’Italie reste redoutable. Ils vont jouer avec leur cœur et une victoire contre les bleus validerait (à ma grande surprise) le travail chaotique mais véritable d’un staff en mal de match de référence.

 

Voici donc la composition de l’équipe qui va débuter contre le XV de France :

 

Première ligne : Lo Cicero, Festuccia, Castrogiovanni

 

Une première ligne solide, pénible, lourde et surtout vicieuse. Lo Cicero va nous faire du Lo Cicero (je te met une baffe, je lève les main et je prend l’air le plus innocent possible, évidement le tout en t’insultant copieusement dès que l’arbitre s’éloigne un peu), Festuccia va rater des lancers mais compenser par une grosse activité et enfin le monstre Castrogiovanni, meilleur joueur du championnat anglais en 2007, gros pousseur en mêlée et parmi les tous meilleurs droitier du monde avec Mas et Cole. C’est une première ligne qui, il faut le dire, est expérimenté, lourde, dur au mal mais qui souffre d’un terrible manque de mobilité. Si Festuccia est le plus mobile des premières ligne sur le terrain demain, il ne pourra pas compenser le déficit terrible qu’auront les italiens contre le trio Marconnet Mas Servat.

Avantage France si le match ne se joue pas que sur les mêlées. C’est peut-être la première ligne la plus efficace en mêlée en Europe aujourd’hui.

Le point à souligner aussi : l’absence de Perugini, pourtant titulaire jusqu’à présent. Mais il faut dire que son indiscipline chronique pèse lourd dans des matchs à enjeux. Pas sur que Lo Cicero soit une meilleure solution mais au moins un choix a été fait.

 

Deuxième Ligne : Dellape, Del Fava

 

On ne peut pas faire plus lourd et plus puissant en Italie. Bortolami pas là, c’est donc aux deux autres grands poètes que sont dévolues les ingrates taches des secondes lignes. Des têtes comme des parpaings, des bras comme des troncs, des cerveaux laissés au vestiaire, ils vont certainement se mettre souvent à la faute ou essayer de flirter à la limite du hors-jeu. Aux bleus de les punir et pas seulement en leur criant dessus. Il faudra leur marcher dessus, parfaitement monsieur !

 

Troisième ligne : Zanni, Barbieri, Parisse

 

Zanni, l’homme qui avait presque fait oublier Parisse l’année dernière grâce à sa puissance, Barbieri l’homme des basses besognes et des petits périmètres et Parisse le joueur de classe avec des mains en or. C’est un trio assez complémentaire mais attention : Parisse est l’homme à tout faire de cette Squadra Azura. S’il ne gagne pas ses duels, son équipe perd alors sa principale rampe de lancement. Il est le meilleur sauteur, le meilleur plaqueur, le meilleur franchisseur et l’un des joueurs les plus talentueux du Top 14. Son duel face à Bonnaire dans les airs sera grandiose j’en suis persuadé.  

 

Charnière : Semenzato, Orquera

 

Avec eux c’est un peu le grand saut dans l’inconnu. Si Semenzato s’est montré courageux, joueur, actif, il n’a aucune idée de ce qu’un match contre l’équipe de France peut peser. Il s’apprête à jouer l’une des meilleures nations d’Europe et peut-être le match le plus important dans la saison italienne (avec le match contre l’écosse). Aura-t-il les épaules assez larges ? 

De l’autre coté Orquera est bien plus expérimenté. C’est un joueur de ballon que j’adore, il pue le rugby et est doté d’un talent balle en main sans beaucoup d’égal. Seulement il fait 1m70 pour 72kilos. Alors la moindre charge d’un troisième ligne le fait passer pour un cadet qui s’est perdu au milieu des grands. C’est un joueur brillant mais terriblement trop léger pour exister à un tel niveau. Si les bleus veulent faire mal aux italiens, c’est dans la zone du 10 qu’il faudra insister.

 

Centres : Garcia, Canale

 

Le meilleur depuis le début du tournoi, Sgarbi, n’a pas été pris pour ce match. Et c’est donc le duo de gros plaqueur Garcia Canale qui a été préféré. Si ils ne brillent malheureusement pas par leur intelligence ou leur sens du jeu, il sont là pour répondre dans un premier temps aux duels que vont imposer Rougerie-Jauzion. Ils sont tous les deux plutôt seconds centres dans l’âme et leur apport défensif est vraiment leur arme principale. Garcia est dans le même registre que des joueurs comme Marty ou Tindall : gros plaqueur, puissant, mais pas très doué balle en main. Canale, gros finisseur cette saison aura lui pour mission de venir se proposer main à main avec Garcia pour créer des brèches dans la défense française en utilisant sa puissance. 

 

Ailiers : Bergamasco, Benvenuti

 

Le buteur maison, Bergamasco, est en train de faire la plus belle saison de se carrière. Régulier dans l’exercice des tirs aux buts, explosif et gagnant des duels avec son club, intenable en attaque et très solide en défense, son duel face à Huguet sera très intéressant.

Sur l’autre aile, Benvenuti est un peu la grosse côte de cette sélection. Agé d’a peine 20ans, ce petit ailier d’1m 88 va venir défier avec toute sa fougue la défense tricolore. En face, Clerc doit se demander à quelle sauce il va manger son jeune vis-à-vis…

 

Arrière : Masi

 

Enfin on termine par la grosse surprise : Andrea Masi ! Après avoir joué 9, 10, 11, 12, 13, 14… Et bien le voilà 15 ! C’est un peu le Damien Traille italien : très puissant, lourd, mais tout de même mobile pour son poids, Andréa, c’est le chouchou de Nick Mallett. Il va être mis sous pression mais finalement, c’est surtout pour contrer la puissance bleue qu’il est là. McLean pourtant très bon paye un peu sa timidité. Masi hérite d’un poste chaud où il n’a aucun repère ou presque. Bon courage à lui…

 

 

La physionomie du match :

 

Les italiens vont s’appuyer sur la conquète pour se montrer dangereux. Ils vont tout miser sur les mêlées et sur la touche pour essayer de perturber les rouages de la machine bleue. Ils vont truquer, aller au dela de la règle, relancer peu de ballon mais défier énormément dans l’axe. La guerre des tranchées, voila leur seule chance. Ils vont essayer d’avancer petit à petit, paquet après paquet. Et si ça n’avance plus ? Et bien on montera des quilles ou on jouera loin au pied. La schéma offensif italien sous l’ère Mallett est simple : taper dans la tronche des adversaires, le premier qui meurt à perdu…

 

La solution tricolore :

 

La meilleure chose à faire serait de mettre beaucoup de rythme et surtout de mettre la main sur le ballon afin de dicter le tempo. Les italiens vont miser sur la puissance, aux bleus de savoir déplacer le combat et de ne pas tomber dans une bataille de Verdun ovale qui n’avancerait à rien. Les italiens vont, c’est sur, faire beaucoup de fautes. Aux bleus de savoir aller jouer chez eux, de ne pas trop jouer avec les gros mais de lâcher les ballons après 1 ou 2 temps de jeu, et de ne pas hésiter à jouer en leurre pour mettre à mal cette défense inversée italienne qui a tant perturbée les irlandais. L’organisation défensive italienne est très archaïque, au XV de France de saisir les opportunités et de se montrer REALISTES !

 

Le pronostique :

 

Après un match largement dominé par les avants tricolore, les Italiens lâchent complètement dans les 20 dernières minutes et encaissent 14 points en quelques secondes. Score Final : 12 à 32 pour les bleus.  Essai de Huguet et de Nallet.

 

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Italie – France : Le XV de départ des bleus

9 Mars 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Sans surprises véritables mais avec quelques changements tout de même, les bleus s’apprêtent à faire un déplacement toujours complexe et épineux : Flaminio.

 

L’équation est simple : les français veulent gagner et si possible largement pour espérer (encore un peu) gagner le tournoi. Les italiens, eux, veulent éviter la cuillère de bois, rompre le signe indien (0 victoires contre le XV tricolore) et une victoire contre la France sauverait peut-être la tête de Mallett.

 

Lièvremont, décrié pour ses choix contestables en Angleterre (Chabal, Huguet, Poitrenaud) a donc ressorti son petit carnet, a croisé les doigts toute la journée de samedi en regardant les 23 internationaux jouer et a fait tomber la compo !  Une annonce bien plus rapide qu’a l’accoutumée (un Mardi) que nous allons nous empresser de détailler :

 

Première ligne : Marconnet, Servat, Mas

 

Première demi-surprise : l’absence de Domingo. Laissé au repos, auteur d’un match bien épais contre Toulon, le clermontois sera sur le banc pour cette rencontre. A sa place, l’expérimenté Marconnet aura comme mission de répondre à la puissance de Castrogiovanni et surtout à ne pas tomber dans la provocation des adversaires du jour (Lo Cicero, Perugini, Castro, Dellape et autres amoureux de la poésie italienne).

Au talon pas de surprise : Servat encore et toujours. Il aura une importance capitale dans toutes les phases de combat et en tant que premier attaquant sur les ballons lents.

Enfin à droite Mas, l’autobus catalan, sera lui aussi titularisé. Il ne devrait pas faire tout le match et le plus envisageable des coachings serait de faire passer Marconnet à droite et entrer Domingo à gauche.

 

Deuxième Ligne : Nallet, Pierre

 

Nallet le combattant est encore titulaire. Il devra bien souffler à un moment ! On tire un peu sur la corde… Heureusement qu’il n’a pas joué avec le Racing ce week-end…  

Pierre lui aussi est reconduit. La problématique est moindre avec lui, dans la mesure où il joue moins que Nallet en équipe de France, qu’il a fait un petit bout de match contre Toulon mais surtout qu’il n’est pas aussi irremplaçable que Lionel Nallet chez les bleus.

 

Troisième ligne : Bonnaire, Dusautoir, Chabal

 

Bonnaire, auteur de quelques bonnes rentrées et surtout d’un premier match de grande qualité contre l’Ecosse est « re-titularisé » à sa plus grande joie. Auteur d’un essai plein d’opportunisme (et de chance) ce week-end, il est sur une dynamique positive.

Son compère de la 3ème ligne, Dusautoir, est lui aussi titulaire pour la 4ème fois en 4matchs et surtout pour la 14ème fois en 15 match en seulement 12mois. Un indispensable de cette équipe.

Enfin Chabal reconduit en 8 aura beaucoup à se faire pardonner. Auteur d’un non-match contre l’Angleterre, le « Caveman » part avec un apriori très négatif. Libre à lui de valider son ticket pour la coupe du monde.

 

Charnière : Yachvili, Trinh-Duc

 

Eux aussi reconduits en Italie, le duo s’est montré prometteur et réaliste en Angleterre, plutôt bon malgré quelques erreurs et surtout s’est montré capable de jouer ! Il y a enfin eu des passes en le 9 et le 10… Du presque jamais vu depuis 6mois… Par contre il serait temps de ne plus changer la charnière non ?

 

Centres : Jauzion, Rougerie

 

Pour la seconde fois préférés à d’autres associations, c’est l’une des paires les plus stables : déjà deux fois qu’ils sont associés ! Sous l’ère Lièvremont ? C’est énorme.

Illustration : on a eu le droit à pas moins de 11 centres associés en 2ans : Jauzion, Rougerie, Traille, Fritz, Marty, Lacroix, Bastareaud, Mazars, David, Mermoz et Estebanez.

Le choc Sgarbi-Jauzion et le duel clermontois Canale-Rougerie s’annoncent tous deux hyper excitants !

 

Ailiers : Huguet, Clerc

 

Si Clerc a fait l’unanimité contre l’Angleterre, on peut en dire autant de la part de Huguet tant les critiques sont concordantes… Mais ML refait confiance à celui qui s’impose peu à peu comme l’un des titulaires de cette équipe. C’est en effet sa 6ème titularisation d’affilée. Palisson, Andreu, Fall, ou Malzieu voient de jour en jour leurs chance de jouer la coupe du monde s’éloigner.    

 

Arrière : Médard

 

Remis de sa petite contracture, le toulousain revient et pousse sur le banc un autre toulousain. Destin croisés depuis quelques années maintenant entre Poitrenaud et Médard… Quand l’un avance, l’autre recule.

 

 

Conclusion :

 

Une équipe qui commence à se bâtir, une illusion de stabilité en utilisant qu’un groupe de 23 joueurs (25 en comptant Palisson et Mermoz) et surtout une vraie-fausse rotation en faisant tourner un peu l’effectif (3 changements par rapport à l’Angleterre), la tendance est au renforcement à tout prix des certitudes.

Mais voilà : les joueurs comme Papé, Marty, Ouedraogo, Lapandry ou encore Skrela sont complètement mis de coté par le staff. Ils auraient pu intégrer l’équipe mais non… Une coupe du monde ne se prépare pas à 23 ! Les Anglais et les nations du sud l’ont compris depuis longtemps, en témoigne les stages tous faits à 30, voir 32. L’utilisation a outrance de Servat, Mas, Dusautoir, Nallet ou Trinh-Duc nous plonge dans une situation critiquable : nous avons des leaders de combat mais pas de leader de jeu, nous n’avons pas de solutions quand la mêlée ou la touche n’est plus impériale, nous n’avons aucune « seconde option » et le registre de l’équipe de France (physico-physique) atteint bien vite ses limites contre des équipes qui nous battent dans le défi individuel…  

Enfin, le traitement réservé a quelques joueurs comme Ouedraogo, Bastareaud, Andreu, Floch, Fritz sont symbolique d’une mauvaise gestion au moins humaine des hommes. Quand on allie à cela la cruelle et fâcheuse tendance à ne pas pouvoir jouir de la moindre certitude après le n°10…

 

Heureusement, les oppositions contre les -20ans reprennent (le message passés par quelques cadres au lendemain de la déroute Australienne semble avoir été entendu) et l’Italie est d’une faiblesse suffisante pour se refaire le plein de confiance. Une défaite serait très, très, très mal venue… 

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France – Angleterre : les notes du match

27 Février 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Tournoi des VI Nations 2011

Samedi 26 février 2011, Twickenham se vide, le pub où j'ai suivi ce match aussi : 

Alors ca y est… Le résultat attendu est logiquement respecté. Un match frustrant au possible, des fautes de mains de benjamins, une équipe aussi dangereuse qu’un gros rhume et des défauts exacerbés (attaque, réalisme, système défensif très moyen). Comme souvent les lendemains de défaite, la plume est lourde et la critique facile. Mais pour ne pas tomber dans le trop acerbe, je propose aujourd’hui de retenir l’action du joueur, ce qu’il aurait pu faire de plus et enfin d’analyser en quelques mots pourquoi les Anglais gagnent le Crunch et s’envolent vers le « Big Slam ».

Ma bière à un gout amer et les supporters anglais du pub sont affables. Il parlent fort. L'établissement irlandais avait fait le plein et le patron doit etre le seul pleinement statisfait d'un match qui n'a contenté personne. 

 

Sans plus attendre, les sacrosaintes notes des joueurs. 

 

Piliers :

 

Domingo : Plutôt solide en mêlée, il a eu fort à faire face à ce qui se fait de mieux au monde à droite. Disponible dans le jeu courant, auteur d’une grosse défense au ras pour stopper la dynamique Anglaise, le clermontois fait une nouvelle fois un match solide sans vrai défaut.

 

L’action à retenir : sa charge en première mi-temps où il explose Flood. Ca picote un peu.

 

Il aurait pu… : donner son ballon sur cette même action, le décalage étant fait sur l’aile de Huguet.

 

La Note : 5,5/10

 

 

Mas : Puissant en mêlée, précieux pour sa défense au ras sur le jeu à 0 passe, c’est pourtant un match d’une grande discrétion de la part du catalan. Jamais vraiment dans le jeu courant, il marque des points dans le combat. Mais quand on voit comment les bleus se sont laissé marcher dessus durant la seconde mi-temps…

 

L’action à retenir : A la 22ème, il explose son vis-à-vis, le troisième ligne se détache et l’arbitre siffle. Les bleus peuvent recoller juste avant la mi-temps.

 

Il aurait pu… : ne pas se faire sanctionner 3 fois en mêlée. Même si je ne suis pas le seul à n’avoir rien compris à l’arbitrage de Mr Clancy (Lièvremont est pareil), force est de constater que le catalan ne s’est jamais adapté à ce qu’attendait de lui le « referee ».

 

La Note : 5/10

 

 

Talonneur :

 

Servat : c’est le meilleur du monde… Après Hartley. Si ils n’évoluent pas du tout dans le même registre, le toulousain à souffert de la comparaison avec son vis-à-vis. Moins mobile, moins actif, moins dynamique, Servat n’a pourtant pas démérité dans les phases de combat. Il a essayé de pourrir quelques ballons, s’est montré digne des meilleurs lanceurs du monde et à une nouvelle fois fait un match solide.

 

L’action à retenir : une combinaison en touche avec Yachvili, un déboulé sur 25mètres où il dépose le 9 avant de venir défier Cueto. Mais la balle n’avait pas fait 5m, retour à la case départ… Cette action est un peu à l’image de son match : un pas en avant, deux pas en arrière. Régulièrement refoulé faute de soutient, Servat va peut être avoir de quoi faire la tronche aujourd’hui.

 

Il aurait pu… : Ne pas subir le match et les impacts. Facile à dire mais c’est ce qu’on attend de notre joueur le plus puissant. Il a trop subit les impacts anglais, c’est trop souvent retrouvé en situation délicate, alors qu’il est là pour faire reculer le rideau défensif adverse.

 

La note : 4,5/10

 

Deuxième Ligne :

 

Pierre : Pas un ballon a négocier pour le clermontois d’adoption. Un match où il a été proche de l’inutile, il y a de grande chance que ce soit son dernier match en tant que titulaire durant ce tournoi.

 

L’action à retenir : Je n’ai pas pris de note pendant le match… Alors là… Je sèche.

 

Il aurait pu : se mettre un peu au diapason de son binôme. Mais on va en parler.

 

La Note : 4/10

 

 

Nallet : Il a été énorme. Pénible, plaqueur, récupérateur, sauteur. Il a tout fait. Omniprésent, il a pourri un nombre incalculable de munition britannique.

 

L’action à retenir : Un ruck bouillant aux alentours de la 20ème minute. Nallet enjambe le champ de ruine qu’il vient de créer avec ses petits copains et arrache la balle alors que les Anglais sont en position de faire la différence. Un geste salutaire qui repousse, déjà, l’échéance. 

 

Il aurait pu… : Mettre quelques baffes aux joueurs anglais qui plongeait volontairement dans le camp français pour pourrir les sorties de balles. Quand c’est un ancien capitaine qui le fait, c’est souvent pardonné plus facilement par le corps arbitral…

 

La note : 6,5/10

 

 

Troisième Ligne :

 

Dusautoir : grosse activité au plaquage, toujours au four et au moulin dans ses soutiens et dans sa défense, il se sera montré moins actif ballon en main.

 

L’action à retenir : Plus qu’une action, c’est sa capacité à faire tomber rapidement qui a été précieuse tout le match. Sans lui, les anglais auraient enchainés beaucoup plus facilement les temps de jeu. Il s’est accroché en défense comme une pit-bull à une grand-mère.

 

Il aurait pu… : en tant que capitaine faire la même chose que Nallet. J’en ai marre de voir les leaders de combat ne pas savoir faire un rucking sur un joueur qui n’a rien à foutre là où il est.

 

La Note : 5/10

 

Harinordoquy : c’est un peu la déception de ce match. Franchement pas au top en 7, c’est replacé en 8 dans les 20dernières minutes qu’il a semblé un peu moins aux fraises.

 

L’action à retenir : une accélération sur une relance en fin de match où il permet au bleus d’avancer de presque 30 mètres à un moment où les franchissements étaient (et resterons) aussi nombreux que les actions de but des footballers pendant le mondial sud africain: faméliques.

 

Il aurait pu… : décider de jouer un peu avant son repositionnement.

 

La Note : 4,5/10

 

 

Chabal : J’avais dit qu’il serait l’homme du match. Et bien j’avais tort. Remplacé à la 50ème, il fait un match d’une vacuité sans égal. Les anglais ont mangé du Chabal. Il a pourtant essayé d’avancer, mais jamais sans vraiment y arriver.

 

L’action à retenir : son splendide arrêt de volée en touche.

 

Il aurait pu… : Se couper les cheveux et la barbe. Quitte à rien faire sur un terrain, au moins qu’il fasse un peu propre.

 

La Note : 2/10. Sévère mais il pourrait tellement mieux faire que ça…

 

 

Demi de mêlée :

 

Yachvili : Plutôt bon dans l’animation, auteur de 20 minutes de très grande qualité en début de match, il laisse passer 6 points difficiles. Le biarrot a été bon et montre une nouvelle fois qu’il y a un monde entre lui et les autres 9 de l’équipe de France. Il a pesé sur la défense comme il a pu et à surtout il a essayé d’apporter un peu de fluidité au jeu tricolore. Pour lui aussi ca sera donc une impression générale. Celle de soulager avec réussite son 10 dans le rôle du jeu au pied. En face, Youngs à été moyen dans son « occupation pédestre » (hahaha, la pire blague de l’article). Il a été un relayeur de qualité, sobre, efficace.

 

L’action a retenir : Mais malgré tout cela, il est le fautif sur la mêlée qui amène l’unique essai du match. Il a pris tout son temps pour taper et c’est Palmer, connu pour son explosivité (LOL !) qui le contre. Mêlée, essai. Les français viennent de perdre le match.

 

Il aurait pu : insister un peu plus au ras pour concentrer une défense anglaise jamais prise de vitesse. En voulant lâcher les ballons très vite sur les extérieurs, la touche à été la meilleur allié des anglais, ses derniers n’ayant qu’a suivre les attaques française en poussant vers les extérieurs.

Il aurait pu aussi passer ses deux coups de pieds. Mais ca, finalement, ca n’est pas si grave.

 

La Note : 5,5/10

 

 

Demi D’ouverture :

 

Trinh-Duc : Plutôt bon, essayant de défier et de faire jouer autour et après lui, le 10 bleu à fait un match solide. Sans le génie de Carter, sans la puissance de Butch James, sans la qualité de passe de Flood ou Brock James, sans les crochets de Barnes, sans le jeu au pied de Contepomi ou O’Gara, sans les plaquages de Wilkinson, il s’impose quand même dans une équipe du gratin mondial sans voler sa place. Il à un style à lui et même si parfois il semble encore un peu juste, il est en train de faire taire pas mal de critiques d’avant tournoi. 

 

L’action à retenir : Et c’est malheureusement une bêtise… Alors qu’il hérite d’une balle de drop à 35 mètres face aux poteaux, FTD arme le coup de pied tombé, se ravise et finalement, décoche une frappe désespérée dans la tronche d’un gonze qui monte en face. Ce qui devait arriver arriva : le contre de l’anglais est implacable. Et la reculée ne l’est pas moins : retour dans nos 22m sans avoir marqué le moindre point sur un de nos temps fort. 

 

Il aurait pu : annoncé des redoublées et arrêter de jouer sur le plus mauvais attaquant hier soir. Il n’a jamais demandé ou presque de jouer dans le dos des centres.  

 

La Note : 4,5/10

 

 

Centres :

 

Jauzion : Je pense que nous venons d’assister à la fin d’une ère. Avant il marchait sur les défenses, explosait ses vis-à-vis, jouait debout et se montrait capable de jouer 80 min en éclatant les centres adverses comme du papier-bulle. Hier, tout juste a-t-il pu ne pas dégueuler ses ballons. Montrant toutes les limites de son jeu (manque de dynamisme, incapacité à sortir à hauteur de son 10) et n’étant pas aidé pas le manque de soutient, il n’a jamais été dans le match. Défensivement même son de cloche. On n’a jamais vu Hape mais on n’a jamais sentit Jauzion capable de faire autre chose que du « tout droit » stérile.

 

L’action à retenir : comme un symbole, aux alentours de la 65ème, il percute sauvagement son adversaire, tient debout, cherche un soutient qui n’arrivera jamais et passe au sol, brisant toute la dynamique tricolore. A l’image de son match : puissant et difficile à plaquer mais isolé et ne facilitant franchement pas la vie. Et en plus quand on à la caravane publicitaire du tour de France au grand complet accroché aux fesses…

 

Il aurait pu… : faire des passes. Alors oui je sais, faire des passes c’est dangereux, on peu se faire intercepter ou faire des en-avant… Mais au moins jouer en leurre si il avait peur de transmettre sa balle après contact et même avant contact. Ou alors se repositionner en troisième ligne : il pourra mettre des percussions et des plombs et tout le monde s’en foutra quand il fera le cimetière à ballon. 

 

La Note : 3/10

 

 

Rougerie : Un match très moyen. Probablement le plus pauvre offensivement de son tournoi. En défense, il devait faire face à la puissance de Tindall et s’en est plutôt bien sorti. Mais que de moment où il n’était plus à son poste. Il a dézoné à mort et si les bleus n’en prennent pas plus, c’est en grande partie du au fait que la défense de Clerc et les ballons d’attaque des Anglais ont été inversement efficaces.

 

L’action du match : on va en reparler longtemps. Une balle dans l’en-but. Le genre de ballon qu’il a convertit des milliers de fois à l’entrainement ou en match. Le genre de ballon qui pourrait changer le cours d’un match. Et pourtant, un foutu rebond capricieux et c’est un match à fort enjeux qui nous échappe. Roro n’est pas à blâmer. Mais ca fait mal de rater un ballon pourtant bien distillé. Ce qu’on oubliera vite : c’est que la mêlée est consécutive à une chandelle que Rougerie va chercher sur la tête de Foden.

 

La Note : 4,5/10

 

Les ailiers :

 

Huguet : J’ai envie de dire « Joker ». J’en ai marre de rabâcher qu’il n’a pas sa place ici. Il est incapable de faire la différence en 1 contre 1, incapable de sortir clairement des ballons, incapable de se montrer efficace. Et j’en ai surtout marre de cette combinaison horrible où il est utilisé comme premier attaquant (en venant en 10) qui en 2 matchs s’est soldé à chaque fois par une connerie : en-avant contre les anglais, attaque horrible contre les Irlandais. Cette combinaison est nulle ! Arrêtez !

 

L’action à retenir : son retour sauvetage sur la passe d’Ashton.

 

Il aurait pu… : jouer son vis-à-vis plutôt que de lui rentrer dans la gueule à chaque fois. J’ai l’impression de voir jouer un garçon qui a découvert le rugby il y a 4 ou 5 mois et qui n’a compris que le « cadrage-déblayage ». Il a du talent c’est certain. Mais je n’aime ni son registre d’auto-tamponneuse, ni ce qu’il montre en équipe de France, du moins offensivement.

 

La Note : 3,5/10

 

 

Clerc : Gros match, grosse activité. Vincent revient au meilleur de sa forme. Et si il n’aura plus jamais les jambes d’avant son opération, peu importe. Il a celle d’un joueur qui a largement sa place dans el XV de France. Il sort un match de grand talent. En face, Ashton s’est fait mangé. Rien de plus, rien de moins.

 

L’action a retenir : il hérite d’un ballon pourri en reculant et en rentrant dans le terrain. Il est sur l’aile gauche. Il voit le trou sur l’aile droite. Alors il prend le périphérique extérieur et après 50m en travers (tous les éducateur des écoles de rugby on vu ce genre d’action où eux, rouge comme des pivoines et la bave aux lèvres, hurlaient en vain « donne ! Donne ! Donnnnnneeeeeeeuuuuuuuxxxx !!!) il trouve l’espace et s’y engouffre. Il décale son partenaire pour l’essai ? Et bien non, c’est Domingo qui est décalé pour allez emplâtrer le dernier défenseur.

 

La Note : 6/10. C’est le seul arrière à mériter la moyenne.

 

 

L’arrière :

 

Poitrenaud : Que dire de plus sinon qu’il doit cogiter de plus en plus sur sa présence à la coupe du monde. Comment un joueur avec un tel talent arrive à faire des matchs comme cela. Il n’est pas en confiance et cela se voit. C’est un genre qui marche plus à l’affectif qu’a la pression et ses deux matchs de la dernière chance (Irlande et Angleterre) ont pesés trop lourd pour lui. Sur le talent pur : il a largement sa place. Mais, il est vrai, avec ce niveau de performance là, il peut aller réviser ses gammes en club.

 

L’action à retenir : 30ème minute. Dégagement désespéré de Youngs. Placé trop loin, Poitrenaud doit s’employer dans une course folle pour être au point de chute. Il y est, il va relancer et tout casser. Il va exploser la défense, la franchir d’une demi-douzaine de crochets, enfoncer l’arrière d’une percussion. Il frappera si fort dans la tête de son vis-à-vis qu’après cela on l’appellera Passe-Moi-le-sel et qu’il pourra se reconvertir en tant que protagoniste de Fort Boyard. Il va tout retourner c’est sur. On est tous en train de se dire « oh là ca sent bon ! ». Et puis là, le poids du monde le rattrape. Il se revoit en train de se faire enfumer après le match contre l’Irlande. Il se revoit loupant les 2 dernières coupes du monde. Et là… Il dégueule le ballon alors qu’il n’a pas de pression…

 

Il aurait pu… : continuer a essayer d’apporter de la vitesse a cette équipe en mal de talent offensif.

 

La Note : 3/10

 

Les remplaçants :

 

Guirado : non noté

 

Marconnet : non noté (je n’ai rien a dire sur lui malgré 25minutes de match).

 

Thion : solide, efficace, déterminé et surtout, surtout : PAS DE FAUTE DE MAIN ! Il à l’air aussi à l’aise ballon en main qu’une poule est à l’aise avec un couteau mais il a avancé à chacune de ses charges.

 

Bonnaire : un gros caramel sur Tindall au bout de 12secondes de jeu. Après c’est plus dur de le suivre.

 

Parra : C’est officiel, je hais sa gestion insupportable petit coté -petit coté- petit coté… Mais écarte !!!

 

Traille : une entrée solide et un passage en 15 puis en 10 où il n’a rien de plus à se reprocher que les autres.

 

Palisson : un joli coup de pompe direct en touche, un autre directement dans les bras anglais alors qu’on avait joué la pénalité vite. Il n’a pas semblé prendre conscience de l’urgence de relancer les ballons et de mettre de la folie.  

 

 

 

Coté Anglais :

 

Les meilleurs

 

Cole, Palmer, Easter.

 

Les moins bons :

Hape, Youngs, Ashton.

 

 

Ce qu’il faut retenir de ce match :

 

Alors tout d’abord, que Mr Clancy n’arbitra pas les mêlées et le jeu au sol toutes les semaines. Il y a aura bien à un moment un arbitre qui verra que les bleus n’ont aucun genre d’intérêt de faire une bêtise à 5m de l’en-but adverse sur une phase de jeu qu’ils maitrisent.

 

Ensuite que la conquête et le courage français ne sont plus à prouver, mais que la défense et surtout que les solutions derrières sont faméliques. Je ne sais même pas ce qu’il faudrait faire pour sortir de ce marasme en attaque. Rien ne marche, rien ne semble avoir été préparé et l’organisation est juste trop bordélique pour déstabiliser une défense de haut niveau. Ca attaque comme on peut et jamais comme on veut. Et quand on a un 10 excellent sur les ballons propres et rapides (il est capable de tout faire quand l’équipe avance et libère des beaux ballons) mais plus en difficulté sur des ballons lents, pourquoi alors lui lâcher des ballons plus pourris les uns que les autres. Nous avons joué large-large et jamais l’Angleterre n’a semblée déstabilisée. Meilleur défenseur ? La touche…

 

Enfin, alors que je redoutais une déculottée, l’écart entre les deux nations est minime. Si les français peuvent être déçus du résultat, les anglais peuvent déjà s’interroger sur l’avenir de leur stratégie face à des nations où ils ne gagneront plus les duels, sur un terrain neutre et surtout face à leur propre conquête, hier bousculée. Les Anglais repartent avec la victoire mais finalement je pense que ce match sera plus bénéfique pour les bleus que pour les anglais.

 

On se console comme on peut… Allez les bleus : il va falloir maintenant préparer le déplacement à Flaminio où les Italiens auront un tournoi a sauver.

 

 

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