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Les Petites Histoires du Sport

La méchante présentation des clubs du Top 14 : Biarritz (6/14)

15 Août 2012 , Rédigé par Le Pottok masqué Publié dans #Méchante présentation Top 14 2012-2013

      A Nos Meilleurs Ennemis, les Biarrots

 

 

Le Pottok masqué est revenu de vacances. Enfin pas vraiment, mais la fièvre du TOP14 montait en lui (c'est une image) et une envie incontrôlable de parler du BO s'est emparée de sa plume (encore une image…). Alors comme tous les gens de sa race, il pense que le BO est le mal, l'ennemi, le reflet sale et grossier de sa propre ville aimée de Bayonne. Il déteste l'Indien de Biarritz, il se refuse à porter du blanc et du rouge ensemble, il pense que Arnaud Heguy et d'Imanol Harinordoquy ont vendus leur âme au diable et que le BO ne sera jamais Basque. 

 

Sans plus attendre, la diatribe bête et méchante de l'âne le moins sympa du Pays Basque… 

 

 

1) Aguiléra

 

Nom Masculin désignant un lieu de culte apparemment destiné au silence et à la contemplation de moines ayant fait vœux de pauvreté dans leur jeu.

 

 

La légende raconte que des Géomètres Bayonnais infiltrés ont procédé à des tests. Leur bilan est sans appels : les décibels Biarrots sont proches de la souris en rute ou du cri d'amour de la carpe… Aucune plainte pour tapage diurne ou nocturne en 20 ans, seulement quelques demandes d’arrêté municipaux interdisant les déambulations d'indiens dans les rues de la Ville. Un projet serait d'ailleurs à l'étude pour retirer du Petit Biarrot 2013 les termes « supporters », « Ambiance » et « Chants ».

 

 

2) L'Indien

 

A moins d'une sortie de boîte bien décalqué (oui certaines personnes ont les moyens de sortir en boîte à Biarritz...) il est assez rare de croiser un Indien Tatoué, la Cinquantaine, et qui vous chante son duo de lettres favori "B" et "O". (BééééééééééOhhhhhhhh).

Oui mais voilà, à Biarritz, cet saleté d'Indien est une « Star Locale », de sortie tous les jours de Match pour mettre l'ambiance… (pour les Biarrots, l'ambiance est un terme générique décrivant une forme de sentiment collectif et partagé par le plus grand nombre pouvant aller jusqu'à la "joie vive" lorsque votre équipe marque un essai de 100m).

 

Cet Indien, dont le principal rival est un Pottok (Lucky Luke se retourne dans sa tombe), nonobstant tout le mépris qu'un Bayonnais comme moi peut lui porter, à bien du mérite : tenter de dérider un stade aussi amorphe qu'Aguiléra n'est pas chose aisée. Sa propension à faire des fours est non sans rappeler tous les maitre de cérémonie sévissants lors des Césars...

 

 

3) Le Blanco

 

Pour tous ceux qui ont fréquenté les bancs de nos écoles au cours des dernières décennies, et qui comme moi ont élevé le Paté sur Copie Double au rang d'Art Premier, le Blanco est un outil magique.

En effet, avec le Blanco, fini les ratures infâmes et autres tâches de suif (oui je voulais écrire suif dans un article), ayant révolutionné la vie de nombreux étudiants, le Blanco est aussi à l'oeuvre au Biarritz Olympique.

 

Mais le fonctionnement est inverse : il n'est vraiment utile que quand vous vous demandez comment effacer une saison blanche ? Et bien… Adoptez un Blanco ! Son charisme fou et son aura monumentale feront oublier à tous vos amis du Rubi que votre saison provoque l'hilarité et que vos arrières ressemblent à la famille Pierrafeu se faisant gaiement des passes avec un cailloux de 20 kilos .

 

Et si vous n'êtes toujours pas convaincu par le Blanco, tenter l'expérience du Traille, un joueur qui bouchera absolument tous les trous des lignes arrières de l'équipe de France quand les titulaires ont un pépin ! Traille est une sorte de mastic. A part que c'est moins rigolo de jouer avec… 

 

Blanco, give it a Traille ! (les anglophones auront compris)

 

4) La Colonisation d'Anoeta

 

On connaissait Christophe Colomb qui en son temps était venu voler la terre des Incas. Désormais, après le Santa Maria, voici qu'un nouveau navire accoste les côtes du Pays Basque, le Biarritz Olympique.

 

Nonobstant les protestations des socios de la Real Sociedad, le "Santa Maria" du Biarritz Olympique déferle sur Anoeta, faisant croire à tout le peuple de l'Ovalie que ce Stade est leur lieu de villégiature, une sorte de résidence secondaire ovale… (remarquez à Biarritz c'est presque un Pléonasme).

 

En ces temps de crise, où le terme de « Délocalisation » doit être occis tant et plus, je vous exhorte socios de tous les Pays, à dire non! ! Soulevez-vous contre cette infamie ! Rendons à César sa Salade, et aux Socios leur Stade bien aimé !

 

 

5) Lulu Harinordoquy

 

Luciiiiien si t'es Champiiion appuie sur le Champ d'Pignons !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, a Star Is Borned last year. Lulu, l'homme qui ose, l'homme qui n'a pas peur d'aller se frotter à des rugbymen endurcis, soulevant 200 kilos de fonte par semaine, et dont le potentiel de recul et de réflexion en cas de baston est proche de celui d'une moule (je parle par exemple de Dwayne Hareuh, David Roumeuh et autre membre de la confèrie du Meuh…).

 

Si vous cherchez la définition du courage (ou des corones, pour les hispanophones), ne cherchez plus 

 

 


 

 

 

 

6) Le Vieux Yach Vili 

 

Après consultation de linguistes séculaires de Bayonne, nous sommes arrivé à la conclusion que le terme de « Yachvili » signifie soit " le vieux Yach" en Georgien, soit " vil petit animal".

 

En effet, une étude antropo-morphologique (vive la science) à démontré que l'on ne peux crucifier aussi régulièrement son meilleur ennemi bayonnais non sans être dôté d'une fourberie et d'une vileté à toute épreuve.

 

Ce diable de précision est l'incarnation du 9 à l'ancien. Profitant des moindres interstices pour placer un mouvement assassin, et remettant souvent au goût du jour la fameuse Chistera (et non, ce n'est pas un Fromage de Brebis), son physique de hyène est entièrement dévoué à ce que l'on appel parfois "la filouterie" mais que l'on appellera de manière plus commune le "coupe de pute". 

 

La légende raconte que ce canonnier hors pair aurait fait ses classes en claquant Drops et autres Pénalités d'un côté à l'autre de l'Adour. Cela m'amène à vous formuler ce léger conseil touristique : si un jour l'envie vous prend d'aller vous balader sur les bords de cette somptueuse rivière (disons près des Locaux de l'Aviron Bayonnais...) n'oubliez pas votre parapluie en Kevlar car des pluies de beuchines sont à prévoir.

 

7) Humanitaire Rugby Club

 

Nombre de clubs du TOP 14 actuels ont donné leurs chances aux nations du Pacifique de briller parmi l'élite, dopant par la même leur croissance, commerce extérieur et donnant ainsi un réel coup de pouce à leur IDR, Indice de Développement Rubistique comme chacun sait.

 

Oui mais voilà, Biarritz se singularise une nouvelle fois en donnant leur chance à des nations peu développées du rubi mondial.

C'est ainsi que les Statesses ont vu leur IDR augmenté singulièrement avec l'arrivée de Takudza N'Gwenya, véritable mobylette sortie tout droit des usines Ford.

 

Mais le plus beau geste jamais effectué par un club de rugby, la marque des plus grands, reste et restera cette main tendu au rugby Norvégien. Pouvait-on-encore longtemps voir à longueur de JT ces petits norvégiens assoiffés de ballon ovale, mourant de faim devant des images de plaquages venues de France ou d'Angleterre ? Non, non et non, cet impérialisme rugbystique n'avait que trop duré ! C'est alors que le géant Eric Lund (qui a visiblement un problème de capillarité inversée ses cheveux poussant exclusivement sous son menton), est apparu sur nos écrans, laissant éclater au grand jour toute la palette technique du rugby Norvégien : la planchette Scandinave, la mouillette du Grand Nord, la Cathédrale de Copenhague, j'en passe et des meilleurs... 

 

Nous, enfants pourris gâtés, élevés au grain du rugby européen ayant connu le 5 nations, tenons solennellement à saluer ce geste d'une beauté rare.

 

8) Thionville (c'est une vraie ville)

 

Il faut avouer que l'incorporation des frères Lund (dont l'un, félon, est depuis devenu un allié de la perfide Albion) a été simplifiée par la présence, au sein du club, d'un énergumène au style de jeu tout aussi Norvégien, Jérôme "le Parpaing" Thion.

 

Jérôme Thion est un artiste du rugby moderne, un être sensible et poétique, ne rechignant jamais devant un recueil de La Boétie, qui s'est illustré tout au long de sa carrière par ses peintures sur cartons mêlant le Rouge au Jaune sans passer par le Blanc.

 

Pour parachever son œuvre, la municipalité envisagerait à l'heure actuelle d'instaurer en face de l'Hotel de Ville, une gigantesque fresque en carton rouge et jaune.

 

 

 

9) "Y" 

 

Entre voisins, il arrive que les querelles durent un peu. Tel est le cas pour la famille des "Bayonnais", discrets, affables, souriants, pas un mot plus haut que l'autre, à peine des enfants un peu turbulents… et les vilains "Biarrots", sale, bruyants et faisant vivre un enfer à tout le monde, en vivant dans des conditions déplorables et en laissant déambuler une tripotée de marmots mal élevés. Comme souvent dans ce genre de conflit, ceux ou même de fin négociateurs comme Richard Leconte ne peuvent plus rien, les petites crasses et les coups fourrés sont légions. 

 

Ici, tout commença par un Pottok, noble, digne, fier animal. Le symbole du Pays Basque ne pouvait être que la mascotte du seul et unique club sincèrement Basque : l'Aviron. Jaloux d'autant d'audace, le club rival du BO a donc choisi l'ennemi direct et intime du cheval sauvage à savoir l'Indien. La réponse ne se fait pas attendre, puisque régulièrement, dans les tribunes de Jean Dauger fleurissent des chapeau de Cow-Boy. 

 

Mais le plus drôle n'est pas la. Une année, un gentil supporter de l'Aviron et quelques copains ont décidés de faire une blague au voisin : retirer une pauvre lettre de l'inscription qui trônait à l'entrée d'Aguilera. L'inscription était ronflante, trop pleine de caractères et pompeuse au possible : Biarritz Olympique Pays Basque. "Qui verra la disparition d'une seule et unique lettre" ont du penser les taquins. Encore plus quand cette lettre est la moins courante de la langue Française… le "Y". Hasard de la boutade, voila t'y pas (je trouve que je feint extrêmement bien l'innocence candide d'un supporter maladroit) que sur l'entrée du stade du BO triomphe en lettre presque d'or : "Biarritz Olympique PAS Basque". Pour signifier qu'ils cherchaient activement ce "y", l'ensemble d'une tribune de Dauger décida de porter un t-shirt frappé d'une magnifique lettre Hélène au moment du derby. 

 

Triste vengeance : certains socios de Biarritz vinrent salir de leurs gros doigts plein d'empreintes digitales le Stade Jean Dauger, en retournant de manière peu intelligente le "u" pour en faire un "n". Jean Danger… Hahaha… Bravo. Bande de mongoliens… 

 

10) Un Encombrant Voisin

 

La Perfection est souvent voisine (infâme) de la Jalousie. Je vous laisse le soin de donner aux deux allocutions soulignées leur dénomination rugbystique (un indice, le nom correspondant à la perfection est synonyme d'un sport aquatique...).

 

A bien y réfléchir, toute cette petite guéguerre fratricide n'est rien d'autre que le reflet de ce qui se passe dans toutes les familles, le grand frère ayant eu le beau polo ciel et blanc pour noël déclenchera la jalousie du petit qui se rabattera sur le T-Shirt rouge et blanc… une lutte pour savoir lequel est le meilleur aux billes , lequel à la plus grande chambre, lequel est le plus populaire, bref une querelle bonne enfant qui fait sourire tout le monde et qui anime toute la famille. Une rivalité qui trouve son origine dans la fraternité, la jalousie réciproque et peut-être aussi un peu l'admiration… 

 

 

PS : ça n'empêche pas que le 28 septembre, on va leur casser la gueule à ces gros cons de Biarrots.

 

 

 

 

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