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Les Petites Histoires du Sport

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Angleterre – France (23-13) : Les notes des joueurs

25 Février 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Après la défaite du XV de France, la troisième en trois matches (après France-Pays de Galles et Italie-France), le spectre de la cuillère de bois se rapproche. Et pourtant les Bleus semblent ne pas être passé si loin de la victoire et tiennent le match le moins merdique de ce début de Tournoi. Les notes, comme les joueurs, progressent. Sans dire que ce match est un match référence, car une défaite ne l'est jamauis, on peut quand même espérer que ce soit un match fondateur... 

 

 

Domingo : Solide en mêlée fermée, il concède malgré tout la première mêlée (coup franc, 10e). Puis il est le fautif sur la pénalité qui permet aux Anglais de recoller juste avant la mi-temps (34e). Il se rattrape de cette pénalité concédée avec un ballon contesté qui amène une belle pénalité (52e). Dans l’ensemble il s’est montré actif, même si on a pu remarquer un petit manque dans les impacts. 6/10 

 

 

Remplacé par Debaty (55e) : Ca n’a pas été le même Vincent Debaty que contre le Pays de Galles ou contre l’Italie. Discret, presque transparent, il n’a pas eu l’impact escompté. Et c’était le meilleur remplaçant… Non Noté.

 

 

Kayser : On l’attendait au tournant. Il avait une énorme carte à jouer. Et… Et ça été l’un des meilleurs joueurs samedi. Présent dans le combat (gros plaquage à la 13e, percussion efficace à la 17e), il a surtout été d’une précision chirurgicale en touche avec un 6/6. Seul petit bémol : un en-avant qui fait mal au moment d’un gros temps fort (25e). J’ai aimé sa disponibilité et son intelligence, notamment lorsqu’il a su suppléer son demi de mêlée. Son meilleur match en Bleu. 7/10


 

Remplacé par Szarzewski (55e) : Le « sky » est dans le creux de la vague. Après avoir pêché sur ses lancers contre l’Italie, après avoir subi les impacts contre les gallois, cette fois c’est un peu de tout qu’il a manqué au joueur du Racing. Une touche manqué sur Maestri (71e), quelques reculades en défense (66e, 69e), son impact a été trop faible pour un joueur de son statut. Non noté.

 

 

Mas : Le catalan a su relever la tête après un match délicat face au Pays de Galles. Mais son indiscipline (parfois véritable comme à la 25e, parfois exagérée comme à la 46e), il concède trois pénalité à lui seul (25e, 46e, 52e). Ce qui reste trop pour un joueur à son niveau. Il compense par sa tenue en mêlée où il mangé Marler. 5/10


 

Remplacé par Ducalcon (65e) : Il aura mis une minute à être pénalisé… Sur la première mêlée, il va au sol et se voit sanctionné. Le reste ? Quel reste ? On l’a très peu vu. A sa décharge, son entrée coïncide avec la baisse de rythme de l’équipe de France sans qu’il en soit responsable.  Non noté.

 

 

Samson : Quel match du Castrais ! 10 plaquages, des soutiens décisifs (22e sur Trinh-Duc, 45e sur Parra) il a été sollicité à de nombreuses reprises en touche (20e,  40e, 46e sur lancer anglais, 53e). Il se paye même le luxe de contesté des balles (52e), de reprendre Tuilagi (29e)… en somme un gros match épais pour sa première titularisation. Et son association avec Maestri (qu’il n’a pas connu à Toulon) a fait des étincelles dans les zones d’affrontements. 7,5/10


 

Remplacé par Suta (65e) : Je ne l’ai pas vu. Alors je ne vais rien dire. Joker

 

 

Maestri : C’est définitivement le joueur le plus pénible de l’équipe de France. Entre les deblayages de la tête, les soutiens avec le front, les tartines généreuses, son activité folle… Et en plus, il a été la plaque tournant de l’équipe de France en touche avec 6 ballons captés dont un sur lancer adverse (35e). Bref un match qui prouve qu’il a largement le niveau pour s’installer sur le long terme. Une mélange parfait entre Pelous et Nallet, à seulement 24ans. Au passage : 9 plaquages. 7/10

 

 

Nyanga : Un match délicat pour le troisième ligne toulousain. Un peu moins solide que ses vis-à-vis, il a tenté de compenser dans un registre de soutien au large. Mais que ce fut compliqué… Souvent sollicité en touche lui aussi, il n’a pas été gâté sur ce match. Discipliné mais un peu juste. Auteur d’un en-avant au pire moment : sur un surnombre à la 5e5/10.

 

 

Remplacé par Classeen (69e) : C’était un vrai beau moment de le voir chanter durant la Marseillaise. Le reste était un peu moins joli puisqu’il entré en plein cœur de la tempête, quand l’équipe de France se met à faire n’importe quoi… Il n’a pas eu des choses folles à faire et j’espère qu’il pourra mieux s’exprimer lors du prochain match.

 

 

Dusautoir : Le capitaine français a été bon. Voir plus que ça. Efficace au contest (18e, 21e) il distribue encore un nombre de caramel impressionnant (12 plaquages) et a été vraiment solide au soutien. Un gros match pour celui qui retrouve le niveau qui a fait de lui le meilleur joueur du monde en 2011. 7/10


 

Picamoles : C’est sans conteste possible le meilleur joueur tricolore. Et sur ce match, et depuis le début de la saison. Il a tout explosé sur son chemin (1e, 6e, 21e, 53, 65e) et a surtout été immense sour les chandelles et les renvois. Il a toujours mis l’équipe dans le bon sens, offensivement ET défensivement (8 plaquages dont deux offensifs). Bref : c’est un monstre à son poste et dans son registre « chamboule-tout », il s’impose comme un vrai phénomène. Il arrive à maturité et ça se voit. Pénalisé à la 28e mais de manière assez injuste. 8/10


 

Parra : Match à double visage pour le Clermontois. En défense il a été monstrueux (10 plaquages), dans la conduite du jeu encourageant, et dans son efficacité globale, plutôt positif. Mais là où le bas blesse, c’est qu’il a été très décevant dans son occupation au pied, qu’il a très souvent rendu le ballon au troisième rideau anglais sans vraiment que la pression soit au rendez-vous et il manque les deux pénalités les plus importantes du monde de l’Histoire et de la Terre juste avant la mi-temps et juste après la reprise. Un match qui pourrait être meilleur mais une prestation vraiment plus que solide. 6,5/10


 

Remplacé par Machenaud (66e) : Dès les premiers ballons qu’il a eu à jouer, un premier mauvais choix lorsqu’il se trompe de côté pour lancer le jeu (66e). Le reste ? Difficile à dire puisqu’il n’a pas eu de ballons à jouer… Non noté

 

 

Trinh-Duc : « FTD » pourrait avoir quelques rancœurs. Il a été précieux dans l’attaque de ligne, il alterne bien jeu au près, prise de ligne et jeu au large. Il manque de réussite dans son jeu au pied, mais rend une copie vraiment solide. Et sa sortie coïncide parfaitement avec la baisse de rythme tricolore. 6/10


 

Remplacé par Michalak (55e) : C’est toujours la même chose avec mon joueur préféré de l’Univers… Tout le monde lui chie dessus et il est en colère. Alors je l’aime encore plus. Et même qu’après, il est le meilleur 10 du monde et la Terre. Et puis après les gens l’aiment à nouveau. Et là il fait n’importe quoi… Comme sur cette interception qu’il concède (68e), suivi de cette énorme chiasse de la 74e. Sinon il a été courageux en défense face à Tuilagi ou encore Vunipola (je crois, mais à vérifier). Bref : il n’a rien apporté et même pire, il a semblé casser un peu la dynamique de l’équipe sur quelques mauvaises inspirations. A noter que l’en-avant de la 65e n’est pas sa faute mais celle de Maestri qui s’improvise 9 et tente une passe de 15m (?!).Une seule action de classe : ce coup de pied par-dessus qu’il convertit mal (64e) mais qui méritait meilleur sort.  3/10

 

 

Fall : Il a gagné son duel face à Ashton en défendait bien. Il a eu très peu eu de ballons d’attaque (mis à part sur une relance pleine de bonnes intention où il tente un coup de la patte d’oie). Difficile de noter un joueur qui n’a pas eu tellement de choses à faire… +1 pour s’être chauffé avec Ashton. 6/10 

 

 

Fofana : Un essai venu d’ailleurs, des décisions qui sont à chaque fois les bonnes, peu de déchets… Il a clamé, réclamé de jouer au centre. Et franchement quand on voit son match, on en oublierait presque qu’en face, c’était Barritt, un des meilleurs centre du championnat anglais. Il a bien été pénalisé à la 60e, mais franchement impossible de dire qu’il y a faute. Un match de ouf, tout simplement. 8/10  

 

 

Bastareaud : On attendait son duel avec le colosse Tuilagi. Et on a vu un duel de poids lourd qui a finalement tourné à l’avantage de l’Anglais. Si le parisien a avancé (12e, 23e, 15e, 63e) il a aussi pas mal chargé (28e, mais surtout 65e). Au final il sort perdant de son duel de mammouth et il n’a peut-être pas autant pesé en défense que d’habitude. 4/10

 

 

Remplacé par Fritz (69e) : Premier plaquage, premier ruck, première pénalité concédée qui finit d’enterrer le XV de France. Après… que dire…

 

 

Clerc : Si de prime abord j’ai trouvé qu’il avait fait un match de merde, après re-visionnage, ça n’est pas du tout le cas. Très sollicité sur des ballons hauts (14e, 29e, 36e, 41e, 61e) puis bien placé sur le sauvetage des siens (66e), il n’est même pas responsable sur l’essai anglais puisqu’il gagne son duel  en l’air avant de voir un joueurs du XV de la Rose hors-jeu taper dans le ballon. Il tente de revenir sur Tuilagi mais il part de trop loin. Un ou deux ballons à se mettre sous la dent. Trop peu pour briller… 6/10


 

Huget : Peut-être son meilleur match en Bleu. Alors je sais, j’avais dit la même chose la semaine dernière, mais c’est moi le chef et je le pense. Des relances pas mal du tout, des différences ballon en main… juste un jeu au pied trop moyen pour le niveau international et encore, il reste positif. Un match complet et encourageant. 6,5/10

 

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Le billet du Pammiche 2 : Vive les doublons !

22 Février 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Coucou Guy. Bon je sais, c'est bête et méchant et surtout lâche de s'en prendre à toi... Hey mais attend ! Je suis tout ça ! 

Bisous Guy <3

 

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Edito après France - Pays de Galles : Et le plaisir, bordel ?

11 Février 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Samedi, 19h. La France vient de perdre son deuxième match du Tournoi 2013. La défaite du XV de France face au Pays de Galles (6-16) n'est pas analysée, pas digérée, à peine comprise, et déjà la rédaction est en fusion. On parle de "crise", de "défaite historique" et on cherche à démontrer que "c'est de la faute de"… 

Ca va ruer dans les brancards, et je sais que partout en France, toutes les rédactions sont dans le même état. Ca sent la peur, les relants de mauvaise foi. Les journalistes qui se branlent totalement du rugby 11 mois de l'année trouvent enfin de quoi balancer sur ce qu'ils pensent d'un sport dont ils ignorent presque tout. Le rugby, ça n'intéresse vraiment que quand ça perd. 
 
 
Un match qui ne vaut "rien" 
 
Pour être franc Je suis moi aussi en colère. En colère parce que j'ai l'impression de m'être fait enfiler. Les joueurs, toute la semaine, à longueur d'allocution, nous ont dit "on va y aller avec le casque à pointe", "on ne veut pas chier dans les bottes du staff", "on veut les marquer physiquement"… et puis… Et puis rien. Non pas un manque de volonté, pas un défaut d'engagement, pas même une faiblesse de la conquête ou une carence de talent. Non. Mais rien : pas de plaisir, pas de bonheur, pas d'émotions. 
 
Oui, derrière ma carapace de sanglier nain croisé hyène belliqueuse, j'ai un coeur, - laid et atrophié c'est vrai - qui bat au rythme de cette équipe de France. Malgré tout les beaux discours du staff, des joueurs, des gens qui y croyaient, malgré cette atmosphère de "tout est possible", malgré les promesses de combat et de courage, et bien je me suis bien fait chier. Un ennui terrible, teinté de tristesse que je n'avais jusqu'à là jamais connu en regardant le XV de France. Des branlées historiques, des revers cuisants et des finales perdues, oui. Mais un match aussi "vide", non. 
 
La faute à quoi ? A cette chape de plomb idiote qui pesait sur tout le monde ? Les joueurs tétanisés par une pression ridicule ? Le public absent, brillant par son silence et préférant siffler dans les 10 dernières minutes que soutenir les siens pendant les 70 premières ? Un staff apathique et presque pas en colère ? A vrai penser, probablement une bouillie de tout ça. 
 
 
Fredéric Michalak : "on a été nul" 

 
Une image restera. Alors que les deux équipes se séparent, les Bleus, tête basses, filent un peu honteux, sous les sifflets du public. Ils me font un peu de peine. Ils savent qu'ils partent à l'abbatoir : le débrief avec PSA, la salle de presse et la zone mixte, l'angoisse de la convocation du lundi. Et là, c'est le point Graphenberg du fatalisme. La phrase symbole d'une équipe qui vient de perdre son 2ème match du Tournoi et qui finalement, ne voit pas du tout où se trouve la solution. L'ouvreur de l'équipe, Fred Michalak, lâche au micro de France TV, un sourire triste aux lèvre, "on a été nul". 
 
Le coup d'envoi d'un moment navrant. C'est parti pour deux heures de zones mixtes où les banalités s'enchainent à une cadence affligeante :"il faut qu'on se remettre au travail", "il faut continuer à travailler", "ceux qui auront la chance de revenir, ils devront travailler, et ceux qui rentreront en club, ils devront rebondir", "l'important c'est de pouvoir rebondir après ce match"… Tout ça sur un ton entre abattement et moment difficile à passer.
 
Et l'envie de se dépasser ? Et la colère d'avoir perdu ? Et la haine de la défaite ? Et l'orgueil d'une équipe qu'on est en train de trainer dans la fange ? Et l'évolution dans le jeu, la révolution dans les têtes, la révolte ? Et le jeu ? Et le plaisir ?!

Une histoire d'amour à 16
 
Car oui, messieurs, comme dans une histoire d'amour il faut du plaisir. Et notre plaisir c'est votre plaisir ! Notre joie passe par votre capacité à prendre du plaisir sur le terrain ! Notre contentement de bête décérébrée et tétante au mamelon délicat de l'ovalie, depuis longtemps ou non, c'est votre capacité à rendre vos matchs moins pénibles, moins longs pour tout le monde. 
Je vais le dire sans détour : votre match a été l'un des matchs les plus chiants qu'il m'ait été donné de voir. Car si l'ennui avait été terrible lors d'un France-Ecosse de 2005 (16 à 9 après un essai de Traille à la 78e et un drop de Delaigue à la 74e), la victoire avait fait oublier le coté navrant de la rencontre. 
Que le premier qui a pris du plaisir samedi en regardant le XV de France (je te vois petit malin, préparer ta réponse graveleuse. Tu arrêtes tout de suite !) me jette la première pierre. J'en veux pour preuve que même les Gallois se sont fait chier ! 

La solution, vous l'avez ! 

 
Les solutions sur le terrain, j'ai envie de dire que vous êtes des grands. Que pour jouer face à une rush-défense vous n'avez besoin des conseils de personne et encore moins des miens. Que des heures de vidéo, vous allez en manger tout plein et que tout le monde va suffisamment vous dire ce que vous auriez du faire ou comment vous auriez du jouer.
Moi je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : oubliez le passé, oubliez ce début de tournoi de merde, oubliez d'où vous venez et la pression que nous mettons sur vous. Rappelez-vous d'une seule chose : ça n'est que du sport, ça n'est qu'un jeu, et amusez vous. On pourra vous bourrer le mou de discours sans fin, de leçons de morale et de réprobation bien légitimes. Mais de votre bonheur dépendra largement le notre. Et comme disait les filles des joies des boxons d'autrefois : "Et le plaisir, bordel ?!"...

 

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France - Pays de Galles (6-16) : Les notes des joueurs

11 Février 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

UPDATE : Forrestier, Taofifnua, Chouly, Ouedraogo et Mermoz ne seront pas dans le groupe pour aller en Angleterre. Les remplacent : Domingo, Samson, Nyanga, Classen (petit nouveau) et Clerc. 

"Coucou, c'est moi, les notes qui arrivent 48 heures après le match". Bon alors à ma décharge, il se trouve que pendant le match, j'étais au boulot et je n'ai regardé le match que d'un oeil. Pas assez en tout cas pour pouvoir faire une analyse ne serait-ce que superficielle de ce match. Je me suis donc refait cette charmante rencontre en intégralité sur Pluzz et … Et finalement c'était pas si mauvais. Si le résultat tombe comme un couperet, si le score final est cruel, le match finalement n'a pas été aussi nul a chier que ça. Pire, il y a même de quoi avoir quelques regrets sur l'ensemble du match. Enfin dernière chose : on ne peut même pas reprocher à cette équipe le manque d'envie, d'engagement, de volonté de bien faire. ET c'est ça qui est terrible : ce sentiment d'avoir tout fait pour se gagner un match mais être battu par une équipe qui n'a rien proposé de vraiment flamboyant. La défaite à belle et bien des raisons, notamment le fait que cette équipe est incapable de marquer sur ses temps forts, mais la colère et l'alarmisme auxquels j'avais pu céder samedi laissent place à l'abattement et l'interrogation : comment faire pour ne pas sombrer à Twickenham ? 
Encore est-il que les notes (SUBJECTIVES ET INJUSTES COMME TOUJOURS) sont (enfin) prêtes. Voili-voilou ! 

 
Forrestier : Très solide en mêlée fermée, il obtient deux pénalités (1e, 14e), mais concède un coup franc pour avoir anticipé la poussée (8e). Encore un peu trop discret dans le jeu courant, il a été utile et courageux durant tout son match. Ses lifts ont été assuré sans trembler. 5/10 

Remplacé à la 50e par Debaty. Le belge obtient deux pénalités sur mêlée juste après sa rentrée. Il avance à chacun de ses ballons ou presque mais il est coupable sur la pénalité concédée à la 75e qui scelle définitivement la défaite. 4/10


Szarzewsky
 : Après son match étonnant de faiblesse au lancer, il a su se reprendre au moins dans ce secteur là. Mais Dimitri, c'est le paradoxe de l'éternel Poulidor… Lorsqu'il est numéro 2, tout le monde à du chagrin pour lui, parle d'injustice pour ce stakhanoviste et ce mec bien, voudrait le voir propulsé devant ses concurrents et y rester. Et puis quand il est titulaire, là, c'est souvent moyen. Monstrueux avec le Racing depuis le début de la saison, ses matchs en équipe de France finissent par se ressembler : actif, vaillant mais toujours un peu juste. C'est en tout cas une impression d'inachevé qu'il laisse… 4/10

Remplacé à la 50e par Kayser. Benjamin Kayser a fait une bonne entrée. Présent au soutien, efficace au déblayage, il a tenté de se rendre utile sur toutes les zones de combat. 4,5/10


Mas
 : L'un de ses plus mauvais matchs en Bleu à mon sens. Pénalisé sur un pick and go pour avoir gardé le ballon au sol (3e), il rate un plaquage face à face avec Philipps (5e), puis est sanctionné en mêlée fermée pour avoir poussé vers le haut (26e). Une indiscipline rarissime et une rare inefficacité au déblayage du futur montpelliérain qui fini par faire lourd. 3,5/10 
Remplacé à la 55e par Ducalcon . Le joueur du Racing s'est montré à son avantage dans le secteur de la mêlée (pénalité obtenue à la 62e) puis au ras (66e). Ensuite, un 1/4 d'heure terrible ou il recule sur ses 3 percussions. 3/10


Suta
 : Joceylino n'a pas crevé l'écran mais c'est à tort. 9 plaquages, une présence au combat qui a (presque) fait oublié les absences de Papé et Millo-Chlusky, il a été sollicité 3 fois en touche. Un match de guerrier qu'il n'a pas pu finir, touché à l'épaule. 5,5/10

Remplacé à la 65e par Taofifenua
. Le joueur de l'USAP a donné l'impression de jouer un peu trop "facile". Résultat il dégueule deux ballons très important pour espérer revenir. Le reste, il s'est montré assez discret ballon en main, mais a été présent au combat lui aussi. Non noté


Maestri
 : C'est encore une fois l'un des joueurs les plus précieux de ce pack. Solicité deux fois en touche, c'est son abattage au ras et dans les rucks qui est juste hallucinant. 10 plaquages, des mains qui trainent, des coups de casque, de la discipline malgré son engagement… Et il a joué 80 minutes ! Un match complet mais la note reflète aussi la prestation collective. 5,5/10


Ouedraogo
 : C'est un match globalement bon pour le troisième ligne du MHR. Souvent sollicité en attaque, il a répondu présent en défense (9 plaquages) mais surtout a été précieux au soutien au large. Malheureusement son match ne dure que 59 minutes, puisqu'il se blesse à l'épaule en contestant une balle en l'air. On craint une petite acromio (2 à 3 semaines d'absence). A noter que malgré tout ces points positifs, il concède deux pénalités coup sur coup (15e, 17e) qui lance le match des Gallois… 4/10 

Remplacé à la 60e par Chouly
. Le Clermontois a été un peu décevant dans sa rentrée, mais est-ce sa faute ? Il a touché très peu de ballon, il a plaqué de manière efficace à deux reprises (pour un total de 4 plaquages), il n'a pas été aussi efficace au contre en touche que dans le Top 14. Mais franchement, difficile de lui en vouloir malgré tout. Non noté. 


Dusautoir
 : J'avais été sévère, voir injuste avec le capitaine tricolore lors du match face à l'Italie. Cette fois, c'est un Dusautoir un peu plus inspiré qu'il m'a semblé voir. Avec 10 plaquages pour une pénalité concédée (58e), il a souvent fait les quelques centimètres qui permettait d'assurer la continuité. Côté négatifs : il se fait coffré par Philipps (9e), manque d'efficacité dans ses déblayages notamment sur TIpuric qui entraine la pénalité contre Mas, et le système de jeu gallois (très peu de retour intérieur) ne lui ont pas permis de brillent par ses caramels hebdomadaires. Un match moyen mais meilleur que contre l'Italie. 5/10


Picamoles
 : C'est LE grand monsieur de ce match devant. Il a franchit 3 fois (9e, 56e et en fin de match mais je ne regardais plus vraiment le chrono, là j'avoue…), gratter deux ballons (29e, 37e) il a surtout mis un énorme impact physique dans ce match. A sa décharche, il se fait lui aussi coffré par Tipuric et Biggard (23e) et il concède une pénalité (34e) au sol. Mais le reste, c'est du bon troisième ligne bien boeuf. 6/10 


Machenaud
 : Si sur le premier match je l'avais trouvé fantomatique et sur le deuxième match (1ere vision d'un oiel), il m'avait semblé toujours aussi discutable, finalement je trouve qu'il fait avec ce qu'on lui donne. Courageux en défense et en attaque (il se prend un nombre incalculable de coups comme ce plaquage haut de Biggard, ce plaquage avec la tête sur North et j'en passe). Après, certains choix sont affreux comme cette passe pour Michalak qui annihile le plus gros temps fort tricolore (20e) ou cette action d'éclat ou Picamoles franchit le premier rideau pour être repris à l'entrée des 22m. Machenaud qui a bien suivi tente de jouer vite mais balance une briquasse sans nom sur le dos d'un français qui trainait par là. Ballon perdu, action foutue. A noter, ses 952 coups de pied par dessus… 4/10

Remplacé à la 58e par Parra
 qui n'a pas su mettre le bon rythme. Parra mériterait peut-être de commencer, histoire de rappeler qu'il est quand même le neuf d'une des meilleurs équipe française depuis 3 ans… 


Michalak
 : mon joueur préféré de l'univers va devoir peut-être un peu souffler. Parce que là… C'est juste un match à oublier pour lui. Incapable de trouver la solution face à cette rush défense, pas efficace dans l'alternance au pied, il n'a pas pesé sur le match. Et pour un 10, c'est inexcusable. Heureusement qu'en défense, il n'a pas été ridicule, sinon… (6 plaquages) 3/10 


Fofana
 : Sans être brillant, il a été une nouvelle fois au niveau international. Mais pas à son poste… Et sans dire que cela se sent, c'est surtout que le fait de le voir toucher si peu de ballon à son aile (quand la balle ne dépasse jamais le premier centre, ça calme) qui me déprime le plus. Hélas pour lui, le seul essai du match se déroule sur son aile, où il est pris par le rebond du ballon dans son dos. Responsable mais vraiment pas coupable. 4/10 


Mermoz
 : Il a totalement à l'image de ce XV de France. Cramé, inefficace en attaque, rarement capable de proposer quelque chose mais plein de courage et de volonté. Ce match, c'est 10 plaquages, de grandes courses, des mecs qu'on va rattraper à la course, de la compensation et… et rien. Les temps sont durs pour les arrières tricolores, mais plus encore pour Max Mermoz qui a du mal à être l'attaquant racé et inspiré qu'il était en ce début de saison. Un peu de repos lui feront le plus grand bien. 4/10 


Bastareaud
 : la Mammouth français faisait son retour. Et s'il y en a qui va s'en rappeler longtemps, c'est Jamie Roberts. Le centre gallois a passé son match à se faire exploser par le 13 des Bleus. Avec 4 franchissements (13e, 20e, 24e, 47e), 12 plaquages dont 3 gros caramels (deux sur Roberts et un sur Williams), avec une impression de puissance monstrueuse, il est l'un des rares Français à s'assurer de revenir avec PSA. 6,5/10 


Fall
 : deux duels gagnés en l'air (19e, 24e), un ballon récupéré et une pression qui aurait pu être décisive sur North (29e), un surnombre à 5 contre 2 totalement foiré dans la foulée (29e) et puis une sortie à la mi-temps sur blessure… C'est une nouvelle fois un match à l'image du joueur : du talent, des qualités, parfois un petit manque de lucidité et une sortie sur blessure. C'est dommage, car il loupe encore une fois l'occasion d'accrocher le wagon équipe de France… 4/10 

Remplacé à la 40e par François Trinh-Duc
. "FTD" est entré en tant qu'arrière. Et comme cela arrive souvent pour un 15 qui manque d'explosivité, il s'est globalement contenté de jouer de son pied. Pas toujours à très bon usage (drop manqué 46e, jeu au pied qui ne trouve pas la touche sur CF). Il n'a pas apporté de véritable plu-value à l'équipe à ce poste de 15 qui n'est clairement pas le sien. Mais si on lui redonnait sa chance en 10 ? 3,5/10 


Huget
 : L'arrière du XV de France a été… l'un des meilleurs samedi. Alors oui, il mange un 2 contre 1 en oubliant Fofana (21e). Mais déjà, qui peut dire avec certitude que Fofana va marquer (Jones couvre parfaitement) et surtout qui peut reprocher à Huget de faire un choix ? Si cela passe, c'est un génie. C'est tellement aisé de son canapé de dire qu'il fallait la donner… Je crois que je n'ai jamais perdu un deux contre un si près de la ligne sans que la défense ne soit irréprochable. Et c'est le cas sur l'action où Halfpenny joue le coup à merveille en faisant croquer Huget dans un faux trou. Ensuite, le reste du match de Huget a été bon : il a franchit (20e), il a mis du gaz à chacun de ses ballons, il a alterné avec un jeu au pied long (25e, 37e). Seul bémol, deux plaquages loupés en défense pour deux réussis. 5/10 
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Rugby / Vidéo : La grosse baston lors de Belgique-Géorgie

5 Février 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Le Stade du Roi Beaudoin a été le théatre d'un drole de spéctacle. La tension est omniprésente pour ce match qui compte pour les qualifications de la Coupe du Monde 2015. Alors qu'on joue depuis à peine trois petites minutes de jeu, le match qui oppose la Belgique et la Georgie part en sucette.

 

Des habitués du Top 14 vont alors s'illustrer : Mamuka Gogodze qui mouline gaiement et David Kubriashvili qui se fait prendre par la patrouille et qui est expulsé définitivement.

 

En face, les Belges perdent Max Jadot (le pilier droit) et devront s'incliner 17 à 13. Un véritable coup dur pour nos voisins belges qui devront réaliser un exploit pour se qualifier pour la Coupe du Monde 2015.

 

 


 
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Italie – France (23-18) : Les notes des joueurs

3 Février 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Equipe de France de rugby

Bon, une défaite ce n’est pas « si » grave. Une défaite en Italie, c’est une chose qu’on peut comprendre, l’Italie n’étant plus l’équipe d’amateurs bedonnants des années 90. Mais une défaite en Italie après une telle prestation et en ayant fait un match aussi inique, c’est déjà plus dur à pardonner. Et cette déception, je vais vite vous la communiquer à travers mes notes (subjectives et discutables comme toujours) de cette équipe de France qui ne méritait pas de gagner. Mais alors pas du tou. Comme souvent ces dernières années, les arrières sont moins bien notés que les avants. Seuls 3 joueurs ont la moyenne... 

 

 

Forestier : c’est l’une des rares satisfactions de ce XV de France… Solide en mêlée, il a su tenir la dragée haute à Castrogiovanni le futur toulonnais. Mais après, le castrais concède deux pénalités (une en mêlée, l’autre dans le jeu) et rend un copine moyenne. Sans mal faire, il n’a pas non plus fait son meilleur match en Bleu. 4/10


Remplacé par Debaty qui comme à son habitude a été explosif, puissant et généreux. L’impact Player qui aurait pu renverser le match. Mais non… (non noté)

 

 

Szarzewski : Et dire qu’il avait fait tellement de progrès en touche… Et là, patatras. Une touche affreuse, un jeu courant très moyen, des interventions balles en main qui manquaient de vitesse et surtout d’explosivité. En gros, à côté de son match. 3,5/10


Remplacé par Kayser qui ne brillera pas plus mais qui stabilisera (un peu) la touche. (non noté)

 

 

Mas : Comme souvent, il n’y a pas grand-chose à lui reprocher. Peut-être de s’être fait prendre à l’intérieur sur le premier essai italien et encore… Mais si la colonne débit est vierge, celle "crédit" l’est tout autant. 4/10


Remplacé par Ducalcon (non noté).

 

 

Maestri : Ca été l’un des joueurs les moins critiquables… c’est assez triste de voir qu’ils ne sont que quelques-uns comme lui. 6/10


 

Papé : Guerrier, il a montré l’exemple jusqu’à sa sortie. Touché à la jambe (on suspecte une blessure s’apparentant à une sciatique), le deuxième ligne avait distribué un nombre de plaquage intéressant (11) et avait été courageux dans le jeu. Une erreur est à déploré : il est totalement débordé et trop loin de son adversaire sur le premier essai Italien. 5/10


Remplacé par Romain Taofifenua qui a été à son avantage. (non noté)

 

 

Ouédraogo : L’un des rares bons tricolores ce jour. Il a été utilisé au large, il a tenté d’être au soutien, parfois sans réussite, notamment sur la passe de Huguet (57è) et beaucoup plaqué (14). 5/10


 

Dusautoir : Transparent. 3/10.

 

 

Picamoles : Le seul joueur tricolore qui a donné l’impression d’avancer cet après-midi. Il a tenté, essayé de se faire mal. Remplacé par Chouly à la 69ème. 7/10

 

 

Machenaud : Un paquet de choix affreux, un essai concédé alors qu’il se trompe totalement, une lenteur inhabituelle, une défense suspecte… Mais surtout pourquoi avoir joué 70min en ZONE 2 ? Putain mais comment jouer sans resserrer l’équipe en face ?! Je n’en peux plus de ces mecs qui pensent être les Blacks ! Jouer simple, dans le sens, vite, et en alternant. 3/10


Remplacé par Parra qui a été digne de son prédécesseur…

 

 

Michalak : Mauvais. Pour la première fois de l’ère PAS, il a été très mauvais. Incapable d’inverser la pression, il a bien tenté de jouer derrière le premier rideau, sans réussite. Mais le reste, une animation moyenne, une défense moyenne, un maximum de passes foirées… J’ai vraiment du mal à dire du mal de mon chouchou, mais voilà, c’était mauvais. 2/10

 

 

Fall : Match étrange. Il n’a pas semblé dépassé, mais jamais à fond dans le coup. Il marque malgré tout et fait un match correct. Il n’a jamais été inquiété sur son aile. Mais ça reste un match moyen. 4/10


 

Mermoz : Totalement dépassé. Alors que ses dernières sorties à Toulon ou en Bleu laissait présager d’un joueur retrouvé et au meilleur niveau de sa carrière, et bien il est passé à côté de son match. Peu ou pas d’impact défensif, une relation avec son ouvreur et son second centre catastrophique, une quantité rare de mauvais choix des deux côtés du terrain, c’est juste un match foiré dans les grandes largeurs. 2/10


 

Fritz : On espérait son punch et sa défense, et finalement on a eu un centre en panne. Incapable d’avancer et de prendre la ligne d’avantage… Ça n’est pas un match pas « cata », mais pas une performance inoubliable. Et un match à vite oublier… 3/10


 

Remplacé par Bastareaud qui a été à quelques cm de marquer pour son retour.

 

 

 

Fofana : Très bon à chaque fois qu’il a touché le ballon, il a probablement fini de convaincre le staff du fait qu’il serait formidable de l’aligner … A SON POSTE DE CENTRE ! Il a franchi, il n’a pas perdu de duels, et pourtant il n’a pas touché vraiment la balle. 3,5/10


 

Huguet : Pourquoi… Pourquoi je n’arrive toujours pas a comprendre ce joueur, son placement, ses qualités ? Pourquoi quand il réussit quelque chose, je n’arrive pas à m’enflammer… Je suis désolé, mais je suis tellement dur avec lui que je ne suis même plus capable de dire qu’il a fait des trucs biens… Je suis omnibulé par son sens du placement catastrophique, par ses erreurs en l’air (dominé par le neuf adverse deux fois), au sol (son magnifique tacle glissé en touche sans pression), ou dans ses passes. Je ne l’aimais pas énormément à l’aile, à l’arrière c’est pire. Pour me faire fermer mon groin, il fait quand même un travail de fou sur l’essai de Fall.   2,5/10


Remplacé par Trinh-Duc que je n’ai pas vu du tout. Non noté.

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Rugby / Vidéo : Barnes se fait fusiller par l'ouvreur du Munster

22 Janvier 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Arbitre, un métier à très haut risque... En témoigne ce petit accident dont a été victime Wayne Barnes au cours du match entre le Racing et le Munster (29-6). L'arbitre anglais a été touché en pleine face par un dégagement tendu de l'ouvreur du Munster Ian Keatley. A moins de 15m du point de départ du coup de pied, Barnes manque meme de se peter les dents avec son sifflet.

 

Le référent se relevera quelques secondes plus tard, l'air de rien.

 

La vidéo. Franchement, ça doit sincèrement piquer... 

 

 


 
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La petite histoire de … Serge Betsen, mon héros d'enfance

21 Janvier 2013 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #La petite histoire de...

La petite histoire de … Serge Betsen, mon héros d'enfance

Lettre ouverte à mon modèle, Serge Betsen : 

 

 

Enfant, on a tous un jour été confronté à une question insupportable et angoissante : « qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? » Certains répondent qu’ils veulent être pompiers. D’autres, un peu plus malheureux, policiers. Certains enfants veulent faire comme leurs parents et d’autres se rêvent cosmonautes, archéologues, pilotes d’avion, stripteaseurs. 

Gamin, j’ai toujours eu peur de répondre à cette foutue question. Car moi, j’avais un rêve: j’ai toujours voulu être Serge Betsen… Voici une lettre ouverte à celui que j’admire encore, que je vénère toujours un peu et que je regarderai toujours avec des yeux d’enfant. Parce qu'il y a un petit coeur qui bat sous mon corps de hyène.

 

 

 

 

 

Cher Serge, 

 

Je me permets cette lettre ouverte, déjà parce que je n’ai pas ton adresse. Et puis même si l’avais eu, on ne va pas se mentir alors qu’on se connait à peine, je n’aurais pas osé t’écrire… Comme je tutoie rapidement tous ce(ux) que j’aime sincèrement, ne te vexes pas. C’est à la deuxième personne du singulier que je vais m’adresser à toi, mais c’est sans malice. Enfin bref.

Comme à mes yeux tu es indissociable de mon enfance, de mon amour du rugby, de ma passion ovale, Serge, voilà notre histoire.  

 

 

Notre histoire, et surtout la tienne en fait, commence à Kumba, au Cameroun, où tu vois le jour. Je ne t’apprends rien, mais le Cameroun, niveau rugby, c’est pas Byzance… Tu arrives en France à l’âge de 9 ans et c’est à 13 ans, à Clichy, que tu débutes l’aventure ovale. Alors que tu es adolescent, c’est la sœur d’un de tes coéquipiers de l’école de rugby qui t’apprend à plaquer. Un plaquage de gonzesse ? Pas vraiment. Un plaquage aux jambes. Point barre. Un geste tout bête, que mon père m’a transmi à moi aussi, entre le canapé et la cheminée condamnée de mon HLM parisien. Un geste qui ferait tomber n’importe qui. Ah la brave jeune fille ! Si elle savait… Aujourd’hui encore la donzelle doit être maudite par la moitié des ouvreurs contre qui tu as joué.

 

 

Car oui Serge, modeste, tu ne le diras jamais. Mais tu as été la terreur des 10 adverses pendant une décennie et le temps de tes 63 sélections. Wilkinson, ta victime préférée, Merthens, Larkham, Humphreys, Dominguez, Quesada… Aucun ne sortira indemne des matchs face aux Bleus. Le XV de la Rose doit même inventer une parade : celle de faire jouer un second 10 aux cotés de Wilkinson, Mike Catt, juste pour réduire la pression que tu mettais sur l’ouvreur… Les fourbes lancent alors une mode : celle du plan anti-Betsen. 

 
Malgré ça, tu restes unique. Trois poumons, un mental en acier, un regard qui ne laisse rien transparaitre. Fréderic Michalak, qui t'a côtoyé longtemps déclare même : « Les joueurs avaient peur de lui parce qu’on ne savait jamais ce qu’il pensait ». Et puis tu es capable de gestes de fou, comme cette passe lumineuse face au Pays de Galles. Je m'en rappelle encore. L’action est superbe : ballon de récupération pour les Bleus. Tu ramasses la gonfle et tu pars petit côté, sur la gauche. Tu raffutes ton adversaire direct de la main droite, et de la main gauche, en passant la balle sous ton ventre, tu fais une offrande à ton soutien situé le long de la ligne de touche. Une sorte de chistera en passant sous ton ventre. Un geste aussi génial que chanceux qui me fait alors gueuler comme un âne devant ma télé. 

 

Une ascension progressive : 

 

En sélection, tu dis que tu pleures pour ta première avec l’équipe de France. Moi je pleure pour la première fois devant la finale de coupe du Monde 1999. Une compétition où les sélectionneurs t’oublient un peu. Face à la concurrence des Lièvremont, Juillet, Magne, Costes, toi, tu restes à Biarritz. On te reproche ton excès d’engagement, ta tendance à te mettre à la faute, tes cartons jaunes trop nombreux…

 

C’est grâce à Bernard Laporte que tu reviens sur le devant de la scène. Tu diras de Bernie le Dingue : « C’est quelqu’un qui m’a poussé dans mes derniers retranchements, pour pouvoir sortir de moi le meilleur. J’aime que les choses soient claires et directes, et c’est vrai que Bernard disait ce qu’il pensait. C’est quelqu’un à qui je dois beaucoup, de 1997 à 2000, je n’ai plus été sélectionné et c’est lui qui m’a fait revenir au plus haut niveau et il m’a donné ma chance. »

 

Grace à Bernard, des coupes du Monde, tu vas en connaitre. Et même deux ! Deux, aussi, comme le nombre de Grand Chelem que tu gagnes au nez des britanniques. Une carrière internationale qui dure 10 ans (de 1997 à 2007) mais qui passe à une vitesse folle. 

 

Ressembler à Sergio :

 

A cette époque, j’ai 10 ans. Je dors avec un ballon, les murs de ma chambre sont couverts de poster de toi, un peu de Cali, pas mal de Lomu. Mes crampons que je chéris sont sous le radiateur pour sécher après l’entrainement, mon maillot, que je mets parfois en secret pour aller dormir, trône dans l’armoire où un étage est réservé aux maillots, aux shorts et autres coupe-vent défoncés… Et lorsque je m’endors, mon esprit malicieux me fait entrevoir quelques instants ce qu’on peut ressentir quand d’un tampon, on renverse, on emporte, on dézingue, on détruit, on bouchonne, on ventile un adversaire trop aventureux... Courageux, humble, travailleur, l’image que tu renvoies est celle d’un homme bien, tout simplement. Tu incarnes et presque malgré toi les valeurs d’un sport pour lequel je vis, je respire, je mange. Et je n’ai qu’une idée : plaquer, encore et toujours, juste pour te ressembler un peu plus.

 

Te ressembler, c'est vrai. Mais au figuré. Car en vrai, si je t’admire, c’est aussi pour le sacrifice que tu vas faire match après match. Plus de 100 points de sutures, presque tous en ramassant de tes partenaires,. Deux fractures du plancher orbital, une de chaque côté, des cicatrices à n’en plus finir. Tu portes les stigmates des batailles passées.   

 

Cette admiration que j’ai pour ton courage et tes sacrifices, je la partage avec des milliers d’amoureux du rugby. Nous sommes le 9 octobre 2005 et le choc de cette journée de Top 16 oppose le Stade Toulousain de Pelous au Biarritz Olympique de Petru Balan. Alors que le match est disputé, tu croises la route du pachyderme Isitolo Maka. Le cube Maka et ses charges dévastatrices... Comme à ton habitude, tu ne t’échappes pas et tu pars en planche dans les jambes du colosse néo-zélandais. Tu prends une percussion monstrueuse. Ta pommette s’écrase contre le genou de Maka et tu t’écroules, bras en croix, dans la délicate pelouse d’Ernest-Wallon. Tu te relèves difficilement puis, reste au sol en attendant les soigneurs. L’arbitre arrête le match et tu cèdes ta place. Et si la coutume veut que le public applaudisse poliment le joueur sortant, cette fois, c’est un peu différent. Le public de Wallon se lève alors et t’acclames dans ce qui reste pour moi comme l’un des plus tristes, mais plus beaux moments de rugby.

 

Le père spirituel de Dusautoir ?

 

Ta dernière grande campagne sur le terrain, c’est un mondial 2007. Une compétition où tu vas favoriser l’éclosion du futur capitaine du XV de France totalement involontairement. Nous sommes en ¼ de finales face aux All-Blacks. Ton premier acte de bravoure, c’est en vérité un élan collectif. Tu donnes l’idée à tes copains de constituer un mur « Bleu-Blanc-Rouge » à quelques centimètres du Haka. L'image de ce mondial.

 

Ça sera l’une des dernières images… A peine 5 minutes de jeu. Sur un KO, encore une fois sur un coup d’un de tes partenaires (Fabien Pelous pour ne pas le nommer), qui en venant déblayer te débroussailles gentiment la tempe avec son genou, tu cèdes ta place. Moi, dans mon canapé, je me dis qu’on va se faire ruiner par les Blacks. Alors un petit nouveau, qui ne compte que 7 sélections (dont 14 minutes contre l’Afrique du Sud, 65 contre la Nouvelle-Zélande et des matchs contre la Namibie et la Roumanie) explose aux yeux du monde. Thierry Dusautoir devient le « Black Destroyer », l’homme qui étouffe les Néo-Zélandais et qui inflige 29 plaquages à la marée noire. Tu as peut-être trouvé ton successeur.

Ta carrière en Bleu se termine, hélas, sur une défaite en demi-finale de Coupe du Monde. Comme un symbole, c’est ton ennemi intime, Johny Wilkinson, qui crucifie l’équipe de France sur un drop du droit.  

 

Un jubilé et la boucle est bouclée :

 

Après 2008 tu pars en direction des Wasps où tu seras capitaine. C’est finalement lors de ton retour à Biarritz, pour ton jubilé qu’on comprend à quel point tu as marqué l’Histoire du rugby français. Fred Michalak ? « Serge c’est un grand joueur, c’est un exemple pour tous les jeunes et il a fait une carrière exemplaire sur le terrain et en dehors du terrain ». Dimitri Szarzewski ? « On est venu pour rendre hommage à ce joueur qui est un monument du rugby français ». Fabien Barcella ? « C’est un joueur extraordinaire et un super mec, humainement extraordinaire ». Byron Kelleher ? « Serge était un joueur important de l’équipe de France. J’ai joué plusieurs matches contre lui quand j’étais All-Black, et avec le Stade Toulousain, c’était important pour moi ». Le mot de la fin, et il me plait bien, revient à Saint-André. À la tête d’un XV du président aux allures de XV de France (16 joueurs sur 22 partirons en Argentine): « Ce qui est bien, c’est que le XV du président à fait la dernière cicatrice de la carrière de Serge Betsen (il finira ouvert, NDLR). »

Car si l’équipe de France aura marqué ta vie, Serge, tu auras aussi marqué l’équipe de France. Serge Betsen : j’ai aimé le joueur que tu étais, j’adore l’homme que tu es. Et j’espère que ton association connaitra le même succès que celui que tu as connu comme joueur.

 

 

Avec toute mon admiration et mon amitié

 

Pierre Ammiche

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Rugby / Vidéo : Nyanga plante Best dans les 22...

24 Décembre 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Savez-vous planter des choux...

 

Comme si le troisième de l'équipe de France avait une petite revanche à prendre sur la vie, c'est face à Grenoble que Yannick Nyanga va fait subir à Jonathan Best ce que Simmons lui avait fait manger. il y quelques semaines. On notera aussi la présence discrète de Pato Albacete, toujours dans les bons coups.

 

Un geste non-sanctionné mais qui ne servira à rien. Best s'en sort indemne et Toulouse s'inclinera dans le Stade des Alpes (15-6).

 

 

 

Nyanga sera cité dans les jours à venir et il pourrait être suspendu quelques semaines. Mais franchement, mettre une bonne vielle cathédrale des familles sur un deblayage, c'est vilain tout plein. 

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Rugby / Vidéo : L'ailier le plus rapide du monde ?

11 Décembre 2012 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Vidéos

Il est Américain, il court le 100m en 10''13, il est ailier, il a disputé sa première compétition après 12 semaines de rugby dans les jambes et il va très, très, mais alors très vite.

 

Son nom ? Carlin Isles. A coté, Habana, N'Gwenya ou Jason Robinson, l'ailier qui courrait plus vite que les problèmes, ne tournent pas les jambes si vite que ça. Mais plus qu'un long discours, une petite vidéo du gonze

 

 

 

 

Si quelqu'un avait la gentillesse de rendre la hanche de l'ailier Sud'Af, ca serait beau geste. Et nous n'avons eu des nouvelles rassurantes de l'ailier Tongien. Sa fracture du mental suit son évolution de manière normale et il pourrait meme reprendre le rugby d'ici 15 jours.

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