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Les Petites Histoires du Sport

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Equipe de France : les 30 pour la Coupe du Monde

22 Août 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial 2011 : dernière ligne droite

 

La liste définitive pour la coupe du monde :

 

La liste des 30 est tombée et sans surprises, tout s’est joué entre les premières lignes. Si on attendait le forfait de Domingo, c’est la mise à l’écart de Marconnet qui est la plus surprenante. Si Servat et Barcella n’ont pas encore retrouvés le niveau pour jouer un match entier, il n’en allait pas de même avec le Biarrot. Celui qui était encore hier le pilier le plus capé du rugby français et l’un des joueurs en activité les plus capé de cette formation du haut de ces 82 matchs a dit adieu à la coupe du monde a fait ses bagages. C’est la deuxième fois que ce joueur exceptionnel doit faire une croix sur un mondial après 2007.

Mais autant le dire tout de suite, cet adieu à des grande chances d'être un au revoir. Barcella fragile et Servat encore incertain pourraient tout deux faire une croix sur le mondial dans les jours qui viennent. Marconnet serait alors, a coup sur, le premier rappelé dans le groupe.

 

J’ai beaucoup de peine pour ce joueur mythique qui méritait mieux que de tirer sa révérence sur un match de préparation contre une équipe Irlandaise dilettante.

Il symbolise à lui seul les années « Stade Français », l’humilité des piliers, le néo-professionnalisme et la liberté de parole, le travail et l’abnégation nécessaire à tout sportif de haut-niveau... Il était l’un des rares "papas" de ce groupe et l’un des rares à avoir connu une coupe du monde lointaine (en 2003 en Australie). Il va, a coup sur, manquer au groupe France, au moins humainement. Si sa sortie est digne et pleine de courage, c'est vraiment un coup dur que le monstre de Givors va devoir digérer. 

 

Voici donc la liste officielle de l’équipe de France qui s’apprête à disputer la coupe du monde :

 

1ère ligne : Fabien Barcella (Biarritz), Jean-Baptiste Poux (Toulouse), William Servat (Toulouse), Guilhem Guirado (Perpignan), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan)

2ème ligne : Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Romain Millo-Chluski (Toulouse), Lionel Nallet (Racing-Métro 92)

3ème ligne : Julien Bonnaire (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Thierry Dusautoir (Toulouse/Cap), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Raphaël Lakafia (Biarritz), Louis Picamoles (Toulouse)

1/2 de mêlée : Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz)

1/2 d'ouverture : David Skrela (Toulouse), François Trinh-Duc (Montpellier)

3/4 centres : Fabrice Estebanez (Brive), Maxime Mermoz (Perpignan), David Marty (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont)

Ailiers - Arrières : Maxime Médard (Toulouse), Alexis Palisson (Brive), Vincent Clerc (Toulouse), Cédric Heymans (Toulouse), Damien Traille (Biarritz)

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Irlande – France : les notes des joueurs

22 Août 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial 2011 : dernière ligne droite

 

Etriqué. Voila un mot qui résumera à lui seul la performance des bleus. Encore empruntés, encore ultra-réaliste, encore bien solide et physiquement prêt mais encore et surtout à des années lumières d’être capable de faire le jeu et d’imposer du rythme à l’adversaire. Les tricolores l’emportent sur un score étriqué de manière peu convaincante. Mais attention : un tel résultat, avec une grande partie de joueurs qui ne seront pas titulaires, face au XV majeur irlandais, est une satisfaction. Mais prions pour que la politique de la fédération « deux matchs c’est assez » ne portent pas préjudice aux bleus qui s’apprêtent à jouer leur premier match contre une équipe Japonaise redoutable et très bien préparée.

 

 

Sans plus de préambule, les notes des joueurs :

 

- Poux : 40 min de qualité, avec quelques belles mêlées. Mais il concède une pénalité pour un jeu au sol et commet un avant sur une passe acrobatique de Palisson dans les 30m adverses pour le premier mouvement offensif tricolore. Sans être particulièrement exceptionnel, il semble que ses 70min face à l’Irlande lui permettent de valider son billet pour la Nouvelle-Zélande. Mr coupe du monde y sera.  6/10

Remplacé par Barcella (40’)

 

- Swarsewsky : Monstrueux. 50 min de jeu avec à la clef 10 plaquages (dont un cachou sur Sexton qui mettra un point définitif aux mouvements d’envergure Irlandais à la 25ème minute), une activité débordante et quelques bon coups de tronche. Il est prêt (et il s’est coupé les cheveux ! Fini le style catcheur des années 80). 7,5/10

Remplacé à la 50ème par Guirado

 

- Mas : C’est la pierre angulaire de la mêlée tricolore. Healy a renoué avec le Catalan et il a pris le même tarif que pendant le tournoi… Mas l’a juste « possédé ». Healy, sorte de pilier bodybuildé, est devenu la marionnette de l’« autobus »  pendant plus d’une heure, avant de céder sa place, cassé en deux. 7,5/10

 

- Papé : On savait la doublette irlandaise infernale, mais Pascal s’est assez vite mis au diapason. Actif en défense et plutôt redoutable sur les zones de combat, on le sent encore un ton en dessus du gotha mondial. En témoigne sa percussion sur O’Callaghan où le géant vert n’a pas sillé. Néanmoins Papé existe dans un registre unique en France et terriblement nécessaire à ce niveau : le 2ème latte vicieux et méchant. Il formerait avec Millo-Chlusky une paire redoutable. Mais comment évincer Nallet ou Pierre ? 7/10

 

- Nallet : Face à la doublette de pénible O’Connell -O’Callaghan, le capitaine tricolore à manger son pain noir. Pénalisé deux fois, pas forcément dominateur dans les phases de combat, on pourra mettre à son actif une superbe défense glissé sur l’ailier droit Irlandais pour venir faire avorter une action chaude et quelques rucks de qualité. Mais son rayonnement et sa capacité à briller dans le jeu courant n’ont pas été démontrés. Reste sa capacité à faire avancer les siens a travers la tache obscure qu’est la mêlée. 6/10

 

- Ouedraogo : Plaqueur infatigable, gratteur de talent, c’est du haut de ses 11 plaquages et de ses soutient de 40m que le Montpelliérain vous salue. Si il n’a pas la puissance de Dusautoir, si il n’a pas la qualité aérienne de Bonnaire ou d’Imanol, Fulgence n’en reste pas moins un titulaire en puissance pour ce XV de France. Sans conteste l’un des meilleurs français. Viennent ternie sa performance une pénalité concédé et un en-avant. 7,5/10

 

- Bonnaire : A l’instar de Nallet, le clermontois ne s’est pas montré sous son meilleur jour. Intronisé capitaine de touche, c’est le secteur tricolore qui a le plus souffert. Bon au plaquage, il va tout de même se montrer fautif dès la 2ème minute, permettant à Sexton d’ouvrir le score. Sans être mauvais, il vient probablement de dire au revoir à ses chances d’être titulaire durant ce mondial tant la concurrence est rude. 6,5/10

 

- Picamoles : Comme Lakafia, il attaque son match de manière plus que médiocre. A son actif en 11minutes : 2 chandelles ratées, une touche stupidement concédée, un surnombre mal joué. Mais a fur et à mesure il s’est remis dedans et son match se conclut en beauté avec une feinte de passe sur Trimble. Il parviendra à franchir deux fois le premier rideau et a faire mal a presque chacune des ses percussions. Il manque clairement de repères, mais il marque des points face à Lakafia. 6,5/10

 

- Parra : un sans faute au pied, une tendance chronique à revenir petit coté, une vista incroyable et une propension à attirer les baffes et les plaquages a retardement qui laisse pantois, le Clermontois à encore une fois été bon. La concurrence acharnée qui existe entre lui et Yachvili bat son plein mais le biarrot semble être un poil en avance. Les deux à 100% au pied, voila que l’équipe de France aborde pour l’une des premières fois depuis 8ans la coupe du monde avec deux buteurs d’envergure mondiale. 7/10

Remplacé par Yachvili à la 75ème

 

- Skrela : rapidement cartonné par le boucher O’Brien, il n’a fait que défendre avant de prendre une percussion atomique dans la tempe et de sortir. Remplacé par Trinh-Duc dès la 10ème minute. Non noté

 

- Palisson : Bien en jambe, actif et souvent vainqueur de ses duels, le néo-toulonnais à fait forte impression. Allant jusqu'à mettre sur les fesses Trimble à qui il rend 10cm et 10 kilos, multipliant les crochets et virevoltant dans la défense, il fait un match de qualité. Reste qu’il fait parfois le mauvais geste après avoir franchit (la passe sur Poux en est un bon exemple). 7,5/10   

 

- Estebanez : Il voulait montrer à tout prix qu’il avait le niveau et cela s’est vu. En mode « chien fou » il a couru, plaqué et attaqué un peu n’importe comment. Mais sa puissance et son talent ont compensés son attitude de « fou-fou ». 12 plaquages, des bonnes avancées et surtout un match sans vraie bêtises. Il a formé avec Rougerie une paire vraiment intéressante. 7,5/10

 

- Rougerie : Un grand match pour un joueur presque miraculé. Il y a 2mois et demi, il restait au sol, cheville dans la boite à gant et les espoirs de voir la coupe du monde autrement qu’a la télé ne tenant qu’à un fil. Mais il s’est accroché et il est revenu. Et pour un retour, quel retour. Il a étouffé BOD en personne, mystifié D’arcy sur l’essai (après la percussion décisive face à lui dans le tournoi, cette fois il le travaille extérieur-intérieur avant de l’enfoncé et de passer les bras pour Heymans qui arrive lancé). Décisif et défensivement au point, celui qu’on appelait encore le Lomu blanc pour la coupe du monde 2003 s’apprête à jouer sa 3ème coupe du monde, cette fois probablement en tant que 13 titulaire. 7,5/10

Remplacé à la 70ème par Clerc

- Médard : Gros match défensif pour le toulousain avec pas moins de 12 plaquages (un record pour un ailier depuis que LPHS résument et note les matchs de l’équipe de France). Quelques rares éclairs en attaque mais un match solide qu’il finira même en position de second centre suite à la sortie de Rougerie. 7,5/10

 

- Heymans : un essai, et c’est tout. C’est superbe, mais c’est un match où son activité à été moyenne, ses ballons trop rare et ses choix discutables (surnombre mal négocié à la 67ème). Il rend une copie propre mais loin de son registre d’arrière relanceur. A noter que malgré la présence de Palisson dont le jeu au pied est reconnu, c’est Heymans à qui la tache de trouver les touches coté droit était dévolue. 6/10

 

- Guirado : Entré à la 50ème, Guirado est comme toujours généreux, actif, puissant. Mais aussi coupable d’un en-avant qui amène directement l’essai Irlandais de Sexton, pénalisé une fois, maladroit sur deux lancers consécutifs… Il n’est pas loin du niveau international mais ses chances de jouer une fois le retour de Servat enregistré sont faibles. 5/10

 

- Barcella : il s’est fait plié par Ross, il a subit à l’impact, il a semblé un peu a court de rythme et de forme. Nous reviendrons dessus mais sa présence au mondial en lieu et place de son coéquipier Marconnet relève du scandale au vue des niveaux actuels des deux joueurs. Pénalisé deux fois, loin des soutiens profond (sa grande force il y a encore quelques années), Barcella bénéficie d’un capital sympathie de la part des coachs qui ne saurait durer éternellement si de telles performances se reproduisent. Et si on peut comprendre son manque de rythme, c’est avant tout sa performance en mêlée qui inquiète. 5/10

 

- Pierre : Entré à l’heure de jeu, il a apporté un peu de sang frais au niveau du combat. Non noté.

 

- Yachvili : Une cap de plus. Non noté.

 

- Trinh-Duc : une entrée affreuse. Dans le désordre de ses 10 premières minutes : une attaque de ligne hésitant qui se conclue par une balle dégueulée, une passe casse-croûte et mon geste préféré : un pick-and-go sur O’Connell et Healy qui se conclu par une balle perdue… Mais après ce passage a vide, il s’est vite remis dedans et s’est muer en défenseur opportuniste. Après avoir zappé la couverture du 3ème rideau au premier match, cette fois c’est cette fameuse couverture qui lui permet de marquer un drop magistral en première mi temps, puis la pression mise sur le 10 Irlandais d’intercepter une passe (horrible) de O’Leary pour aller marquer un nouvel essai chez les bleus. A cela il convient d’ajouter une gestion à la main variée et une bonne défense. Moins sollicité dans ce registre que durant le premier match, il rend une copie honorable. 7,5/10

 

- Clerc : Il n’a pas marqué contre l’Irlande. Dommage pour lui qui n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent en 10min de jeu. Non noté.

 

 

Coté Irlandais : les meilleurs

 

- O’Brien : Puissant, monstrueux en attaque et ultra-pénible en défense, il est le meilleur joueur Irlandais cette saison.

 

- O’Connell : Pénible et rugueux, son absence avait fait très mal pendant le tournoi. Sa présence sera déterminante pour le mondial. 

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France – Irlande : les notes de l’équipe de France de rugby

14 Août 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial 2011 : dernière ligne droite

 

 

Pour le premier match de préparation en vue du mondial, ce test-match Bordelais était le match de reprise de l'équipe de France. Et comme tout bon match de reprise qui se respecte, il a été assez vilain, assez brouillon et pourtant prometteur. En attendant les lendemains néo-zélandais qui chantent, le retour de Barcella, Domingo, Rougerie, Servat et le vote du Parlement pour le rétablissement de la peine de mort pour ces enfoirés qui m'ont pété mon rétro de scooter, voici les notes des joueurs de l'équipe de France. C'est comme toujours SBM : subjectif, bête et méchant.  

 

Marconnet : de l’envie, 30 grosses premières minutes, disponible. Il s’est, à l’image de l’équipe de France, éteint au fur et à mesure du match pour finalement totalement disparaitre des écrans aux alentours de la 30ème. Un match prometteur mais qui ne lui permet pas vraiment de postuler à un poste pour le mondial si Domingo, Barcella et Mas reviennent au top… A son crédit, son côté de la mêlée n’a jamais bougé. Il est remplacé par Poux à la 55ème. 5,5/10

 

Swarsewsky : 1 lancement de jeu raté (une seule et unique touche, ce qui reste excellent), quelques caramels, des bonnes percussions et une activité très correcte. On en oublierait presque qu’il n’a pas joué depuis Janvier. Mais on va dire qu’il demeure un petit manque de rayonnement pour celui qui nous avait habitués à un abattement toujours bluffant en bleu. Il aura aussi été le joueur le plus maladroit du match (2 en-avant). Un brin à court de compétition. 6/10  

 

Ducalcon : Quelques percussions en Zone 0, une stabilité en mêlée de premier ordre face à un superbe pilier (Healy), une bonne activité. Lui aussi va souffrir passées les 30 premières minutes pour finalement revenir sur la fin de match. Sa présence dans les phases de combat est une nouvelle fois appréciable. 6/10

 

Pierre : C’est peut-être le match référence de l’auvergnat en bleu (avec le match contre le Pays de Galles en 2009). Incroyable dans les airs, il débute pourtant son match avec une toile sur un renvoi, ce qui manque de mettre sous pression des bleus jusqu’alors impériaux. Mais la suite est bien plus chouette avec notamment une moisson en touche et sur les ballons de renvoi. Dans le jeu courant, il concède une pénalité stupide qui permet aux Irishs de remettre le pied à l’étrier (53ème), et une seconde mais celle là à un moment qui fait vraiment du bien (62ème soit au plus fort de la domination verte). Il marque des points en vue du mondial. 7/10

 

Millo-Chlusky : L’un des meilleurs sur 60min hier soir. A son actif : un plaquage désintégrant qui amène la première grosse occasion pour les français, une présence toujours à la pointe du combat, pénible comme pas possible dans les rucks, d’une puissance maintenant « pléonasmique » en mêlée, apportant sa taille en touche en tant que lift privilégié. A son passif : une pénalité concédée (46ème). Un match qui va pousser Marc Lièvremont à la reflexion vis-à-vis de son attelage titulaire. 7/10

Nallet, Papé, Pierre et Millo-Chlusky sont aujourd’hui en compétition directe pour seulement deux places sur le pré. Avantage Nallet-Pierre pour le moment.

 

Dusautoir : Le capitaine a encore été exmplaire… ou presque. Ca fini presque par être lassant de compter ses plaquages (11 encore hier dont trois caramels de l’espace) tant nous avons l’habitude de voir le casque de « titi » à la pointe du combat, arrivant en planche dans les côtes de ses adversaires. Ce qui est plus rare, c’est son indiscipline : hier, 2 pénalités concédés (un ballon gardé au sol puis un hors-jeu en première mi-temps). Une performance de qualité pour celui qui devrait souffler la semaine prochaine. 6,5/10

 

Harinordoquy : Un peu transparent, le basque n’a pas semblé trouver ses repères avec le XV de France. Pas vraiment brillant, il sauve sa performance grâce à sa préstation dans les airs. Mais mis à part cela, Imanol n’a pas vraiment été mauvais mais a été loin de ses meilleurs matchs en bleu. Remplacé par Bonnaire à la 65ème. 5/10   

 

Lakafia : Pour une première, ce fut une grosse première. 8 plaquages, quelques bonnes avancées, évoluant dans un registre physique rare et une bonne assurance sur les ballons hauts (deux captés pour un loupé), le benjamin de cette équipe a été bon. Gardons nous de hurler au génie et contentons nous de nous réjouir de voir un si jeune joueur déjà si mature. Un match prometteur. 7/10  

 

Yachvili : Un vrai chef d’orchestre, capable d’alterner jeu à la main/jeu au pied mais sans pour autant donner l’impression de priver ses partenaires de ballons, capable de prendre les points qui se présentent (100% au pied hier) et capable de gérer le rythme de la partie. Comme ses petits copains, il a connu un gros passage à vide de 20min où les bleus ont pris l’eau. Mais il a su rester dans le match pour venir crucifier les irlandais dans les 10 dernières minutes. Seul bémol : une défense individuelle vraiment moyenne avec 3 plaquages réussis pour 2 manqués… 40% d’échec au plaquage, à ce niveau, c’est… énorme. Il cède sa place à Parra à la 78ème. 7/10

 

Trinh-Duc : Un bon bourrin… 7 plaquages (dont un caramel à deux avec Swarsewsky), des prises d’intervalles tranchantes, des courses pour attaquer la ligne plutôt convaincante. Mais après son repositionnement en 12, quelle galère. Pas un ballon à négocier, pas un lancement d’attaque propre sur lequel construire. Un match bien pénible pour lui. 6/10  

 

Palisson : Un jeu au pied de déplacement intéressant, une activité notoire (c’est son décrochage et sa venue sur l’aile opposée qui amène l’essai tricolore) et quelques bons ballons. Voila à peu près tout pour le néo-toulonnais. A cela, il ne faut pas occulter ses 4 plaquages. Un match plutôt propre. A noter son plaquage de toute beauté sur l’arrière Kearney aux alentours de la 45ème minute. 6,5/10.

 

Mermoz : Si seulement il était moins fragile. Sa sortie correspond, à la seconde près, à la fin des bonnes intentions françaises. Il est capable de tout (défier, jouer avant/après contact, accélérer, temporiser, jouer au pied…). Mais a force de ne jamais finir un match depuis presque 2ans, on va finir par se demander comment jouer sans lui de manière définitive. Il en a pour 15 jours et sera de la partie pour le mondial. Mais va-t-il pouvoir y jouer 7 matchs (soyons fou !) en 1 mois ? Sorti dès la 30ème minute et remplacé par Skrela.  Non noté.

 

Marty : Allez… On va vous le dire… En fait David était très malade et à la place on a mis un autre catalan qui lui ressemblait vachement… On n’avait rien vu en dehors du terrain parce qu’avec un peu de maquillage, deux trois conseils pileux d’Emanuel Chain et un accent qui chante et tout le monde s’est fait enfumé. Non, c’est clair qu’il est bien fait. Mais là où les membres du staff ont déconnés, c’est que son double n’est pas crédible deux secondes sur le terrain. Ben non ! Celui là… Il fait des passes… Un match où Marty donne ses ballon ?! Hahaha, les cons !

A son actif, 6 plaquages, quelques accélérations et un match propre. Lui aussi a vu de moins en moins le cuir passée la mi-temps. 6,5/10  

 

Clerc : Le bourreau des Irlandais a encore frappé. Après avoir déposé Kearney sur 20 mètres sur un coup de pied à suivre le long de la ligne et la recherche de son soutient à l’intérieur presque parfaite (sur l’action un en-avant est signalé contre la France alors que non seulement l’en-avant est clairement Irlandais, mais qu’un tel geste aurait pu valoir carton jaune pour un en-avant volontaire), il vient planter son 25ème essai à la 19ème minute. Cet essai est le plus bel essai de l’année 2011 de l'équipe de France. Ensuite, ca sera un match plutôt bon, avec une grosse défense mais aussi un retour salvateur à la course face à Fitzgerald (24ème). Enfin dans la case « négatif », on va retenir un en-avant suite à un service moyen mais tout près de la ligne de Lakafia et une couverture complètement oubliée sur une relance de Jones (60ème) qui tape dans son dos. Mais l’image à retenir, c’est son déblayage énorme, à 3m du ballon, avec la tête, sur Flannery (le talonneur mongolien Irlandais) qui méritait les honneurs d’un ralenti que j’ai attendu 15 longues minutes avant d’oublier. 7/10

 

Traille : On est loin de Foden, Kearney, Muiliana ou encore Beale… En fait on est plus proche du François Steyn du pauvre. Non sollicité sur les ballons hauts, il trouve une certaine forme d’utilité dans le jeu au pied d’occupation et de dégagement. Mais au-delà de ça, ses relances presque toujours idiotes (aller péter plein fer dans une défense organisée qui monte, aller péter plein fer dans une défense désorganisée qui ne monte pas, aller péter plein fer dans une défense qui glisse, aller péter plein fer en cas de surnombre…), son drop loupé 20 m face aux perches et sa vitesse de course qui ferait frémir Nallet sur 50m n’ont rien démontré de plus que ce qui paraissait indéniable : Traille en 15, c’est très moyen... Il aurait pu passer 12 (le seul et unique poste où il a le niveau international) après la blessure de Mermoz, mais non… Il est sorti à la 65ème, remplacé par Médard. 4,5/10

 

 

Guirado (59’’): Une pénalité concédé sur son premier ballon, quelques gros plaquages, peu de ballons pour vraiment se mettre en évidence, le wagon de la coupe du monde semble assez loin… A moins que d’un coup, ML décide de nous faire monter 3 talonneurs. Allez savoir. Non noté.

 

Poux (55’’): Et bien si il y en a qui a marqué des points en sortant du banc, c’est lui. Deux pénalités obtenues sur mêlées (dont une à 5m cruciale à la 74ème), des gros déblayages et une puissance assez impressionnante pour un joueur qui sent tellement les années 80 (qui joue encore avec un bandeau ?!). 7/10

 

Nallet (62’’): Une sélection de plus. Une percussion sauvage sur l’aile. De la sueur, des coups de tronches, des cheveux et des poils. Non noté.

 

Bonnaire (65’’): Impérial en touche, appliqué dans les rucks, il sort encore un bout de match plutôt intéressant. Non noté.

 

Parra (78’’): Bon, ben c’est vraiment histoire de ne pas le laisser être le seul à ne pas rentrer… Non noté

 

Skrela : (28’’) : 10 plaquages, 34 retours intérieurs, 24 grimaces, 12 têtes de Droopy pour un total de 60min insupportable pour ma rétine. Et je suis talonneur… Son entrée correspond au début du marasme de l’équipe de France. Plus un ballon pris en avancant, plus une attaque de ligne sans aller péter dans le premier défenseur, plus de vitesse, plus de profondeur. C’est à égalité sa faute et celle des autres. Juste que lui est un peu plus égal que les autres. 5/10 (il n’a pas 4 du fait de sa grosse défense).

 

Médard (67’’) : Une sélection de plus. Un plaquages sans ballons dans le dos. Des courses, du gel, des cheveux et des roufflaquettes. Non noté.  

 

 

 

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Mondial : J - 29

11 Août 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial 2011 : dernière ligne droite

Pour cette première et rapide mise au niveau pour tout le monde avant le début du mondial, 3 grandes parties : les listes des 30 définitives qui tombent au fur et à mesure, les forfaits ou absent du mondial qui vont passer à coté de l’aventure néo-zélandaise, et les tendances de ces dernières heures au sujet de certains joueurs ou de certains choix au niveau des staffs.

 

 

Les groupes définitifs :

 

Ils sont peu nombreux, les sélectionneurs téméraires qui, malgré le risque de blessure et/ou de surprises de dernières minutes (on pense au cas très médiatisé de Huguet ou à celui encore plus dingue mais moins suivi de Yamanaka le japonais), donnent déjà leur listes définitives. Mais attention, il y en a. Retrouvez dès aujourd’hui les rares listes définitive du mondial avec en bonus les joueurs évoluant en France marqués en bleu.

 

Argentine :

 

AvantsJuan Fernandez Lobbe (Toulon), Juan Manuel Leguizamon (Lyon), Leonardo Senatore (Gimnasia Rosario), Alejandro Campos (Agen), Alvaro Galindo (Racing Metro), Patricio Albacete (Toulouse), Manuel Carizza (Biarritz), Julio Farias Cabello (Tucuman RC), Mariano Galarza (sans club), Tomas Vallejos (Harlequins), Marcos Ayerza (Leicester Tigers), Agustin Creevy (Montpellier), Juan Figallo (Montpellier), Maximiliano Bustos (Montpellier), Mario Ledesma (Clermont), Rodrigo Roncero (Stade Français), Martin Scelzo (Agen).

 

ArrièresMartin Rodriguez (Stade Français), Horacio Agulla (Leicester Tigers), Juan Jose Imhoff (Duendes), Gonzalo Camacho (Exeter), Lucas Gonzalez Amorosino (Montpellier), Agustin Gosio (Newman), Gonzalo Tiesi (Stade Français), Santiago Fernandez (Montpellier), Marcelo Bosch (Biarritz), Felipe Contepomi (Stade Français, capitaine), Nicolas Sanchez (Bordeaux-Bègles), Alfredo Lalanne (London Irish), Nicolas Vergallo (Toulouse).

 

Un groupe solide, expérimenté, talentueux…mais en fin de cycle. Les trentenaires sont légion et à vrai dire le groupe est presque exclusivement composé de joueurs ayant déjà disputés deux voir trois coupe du monde… Un petit manque de fraicheur mais plus encore une difficulté notoire éprouvée par l’argentine pour renouveler son effectif depuis 2 ou 3 ans.

On notera la présence très impressionnante de joueur évoluant en France avec près de 70% de l’effectif évoluant dans l’hexagone. Parmi les joueurs un peu méconnus mais a suivre dans cette liste un nom : Agulla. Lui qui sort d’une saison impressionnante avec Leicester et qui après un passage pars Brive est au sommet de son art et le meilleur ailier argentin de cette liste et peut-être l’un des joueurs phare de ce mondial à venir. 

 

Italie :

 

Avants  : Lorenzo Cittadini (Trévise), Andrea Lo Cicero (Racing-Métro/FRA) Salvatore Perugini (Aironi), Leonardo Ghiraldini (Trévise), Tommaso D’Apice (Rome), Fabio Ongaro (Aironi), Quintin Geldenhuys (Aironi), Cornelius Van Zyl (Trévise), Robert Julian Barbieri (Trévise), Mauro Bergamasco (sans club), Paul Derbyshire (Trévise), Alessandro Zanni (Trévise), Martin Castrogiovanni (Leicester/ENG), Marco Bortolami (Aironi), Carlo Antonio Del Fava (Aironi), Sergio Parisse (Stade Français/FRA)

 

Arrières : Pablo Canavosio (Aironi), Fabio Semenzato (Trévise), Riccardo Bocchino (Aironi), Tommaso Benvenuti (Trévise), Gonzalo Garcia (Trévise), Luke McLean (Trévise), Matteo Pratichetti (Aironi), Giulio Toniolatti (Aironi), Luciano Orquera (Aironi), Edoardo Gori (Trévise), Mirco Bergamasco (Racing-Métro/FRA), Gonzalo Canale (Clermont/FRA), Andrea Masi (Racing-Métro/FRA), Alberto Sgarbi (Trévise)

 

Pour sa dernière campagne, le sélectionneur Mallet à fait fort : réussir le tour de force de sélectionner 30 joueurs italo-argentins en ne prenant que 6 « français ». Un exploit quand on pense au fait qu’il n’y a de ca que 2ans, 75% de l’équipe évoluait en France. Mais il faut dire que s’appuyant sur deux équipes (Trevise et Vidana) récemment intégrés dans le giron de la ligue celte, Mallet à eu la tache plus facile. Cette sélection marque aussi en partie la fin des italiens de l’hémisphère sud qui commencait à devenir monnaie courante dans le rugby transalpin. C’est donc Gower, Burton, Gerber et Vosowai qui sautent.

Un liste qui semble être construite dans la continuité du tournoi 2010 avec une équipe qui sans être redoutable ou même franchement armée pour battre les plus grosses équipes, pourrait comme face à la France surprendre une ou deux équipes et les faire tomber dans leur jeu fait de combat et de défense.

 

Etats-Unis :

 

Avants: Inaki Basauri (Aquila), Chris Biller (San Francisco Golden Gate), Todd Clever (Suntory Sungoliath, Japan), Pat Danahy (Life University), Cameron Dolan (Life University), Eric Fry (Las Vegas Blackjacks), JJ Gagiano (Univ. of Cape Town), Nic Johnson (Unattached), Will Johnson (London Welsh), Scott LaValla (Stade Francais), Mike MacDonald (Leeds Carnegie), Brian McClenahan (Olympic Club), Mate Moeakiola (Bobigny 93), Shawn Pittman (London Welsh), Hayden Smith (Saracens), Louis Stanfill (Mogliano), Phil Thiel (Life University), John van der Giessen (Utah Warriors)

 

Arrières: Paul Emerick (Life University), Tai Enosa (Belmont Shore), Troy Hall (New York Athletic Club), Colin Hawley (Olympic Club), Nese Malifa (Glendale), Takudzwa Ngwenya (Biarritz), Mike Palefau (Utah Warriors), James Paterson (Otago Highlanders), Mike Petri (New York Athletic Club), Blaine Scully (University of California – Berkeley), Robbie Shaw (Bristol Rugby), Junior Sifa (Nottingham RFC), Andrew Suniula (Chicago Griffins), Roland Suniula (Boston Rugby), Kevin Swiryn (Agen), Zack Test (Unattached), Tim Usasz (Nottingham RFC), Chris Wyles (Saracens)

 

Une équipe largement amateur, une effectif finalement plutôt pauvre et surtout une fédération qui a du mal a décoller. Ce groupe là s’apprête à disputer le premier mondial de son histoire sans 2  joueurs cadres aujourd’hui à la retraite : Mike Hercus et Kort Schubert. Cette équipe pourra s’appuyer sur trois joueurs de talent : Clever, Ngwenya et LaValla. Mais dans l’ensemble cette équipe semble être l’une des plus faible de ce mondial.

 

Canada :

 

Avants : Ryan Hamilton (BC Bears), Pat Riordan (BC Bears), Hubert Buydens (Prairie Wolf Pack), Scott Franklin (Prairie Wolf Pack), Jason Marshall (BC Bears), Andrew Tiedemann (Prairie Wolf Pack), Frank Walsh (Vandals Rugby Club), Jamie Cudmore (ASM Clermont Auvergne),
Brian Erichsen (B.C. Bears), Tyler Hotson (Plymouth/PRO) Aaron Carpenter (Plymouth Albion), Nanyak Dala (Prairie Wolf Pack), Adam Kleeberger (sans club), Jeremy Kyne (Prairie Wolf Pack) Chauncey O'Toole (The Rock), Jebb Sinclair (The Rock)  

Arrières : Ed Fairhurst (BC Bears), Jamie Mackenzie (Esher), Sean White (BC Bears), Nathan Hirayama (BC Bears), Ander Monro (Ontario Blues), Ryan Smith (Prairie Wolf Pack), Conor Trainor (BC Bears), Phil Mackenzie (Esher), Mike Scholz (Ontario Blues), DTH van der Merwe (Glasgow Warriors), Ciaran Hearn (The Rock), Taylor Paris (Ontario Blues), Matt Evans (Cowichan RFC) James Pritchard (Australia, Bedford)

 

Moins de 7 professionnels dans cette équipe, une groupe inexpérimenté et sans vraies qualités, une fédération en perte de vitesse et un nombre de joueurs évoluant dans les grands championnats en recul depuis 10ans. Voici la triste réalité du rugby canadien : une équipe sans grand talent derrière et avec de trop rares joueurs capables de jouer en Europe. Cette coupe du monde pourrait servir de tremplin au rugby canadien s’ils arrivaient à arracher une victoire. Mais dans le groupe A, la mission s’avère presque impossible. Le seul joueur redoutable de cet effectif : Jamie Cudmore qu’on pourrait retrouver au poste de 8.

 

 

Les forfaits/absents :


Sujet délicat s’il en est que celui de la cruelle désillusion que représente le fait de passer a coté d’une coupe du monde. Voici une liste non exhaustive et surtout malheureusement non définitive des joueurs dès à présent forfaits pour le mondial néo-zélandais. 

 

Hernandez : opéré des ligaments du genou gauche.

 

El Mago ne sera pas remis a temps. C’est un coup dur pour cette équipe Argentine, mais plus encore pour Juan Martin Hernandez qui ne joue que de manière alternative depuis 3ans maintenant.

 

Huguet : exclu du mondial pour défaut du respect de la procédure de contrôle.

 

Alors oui, je ne le porte pas dans mon cœur. Oui j’ai peut-être été dur avec lui. Mais je vais dire deux choses que je pense : premièrement, que louper un mondial pour une séance photo, il faut être le dernier des glands. Mais plus encore nous jouer la sérénade du « c’est la loi du haut niveau », « ce sont les aléas du sport », « je passe à autre chose » etc… Il faut arrêter 2 secondes. Il loupe peut-être son unique chance de disputer une coupe du monde ! En a-t-il conscience ?

Secondement, se présence dans la liste était discutable, c’est vrai. Et je le confesse, si depuis 1ans j'ai pris l’habitude, à chaque lune noire, de me barbouiller de sang de poulet et de hurler «pourquoiiiiiii ?! », la figure tournée vers les timides étoiles du ciel parisien, les yeux humides et la lèvre tremblotante, implorant la justice aux dieux du rugby, un tel départ est regrettable. Regrettable sinon pour le joueur, que je n’apprécie toujours pas plus, mais au moins pour l’Homme qui ne méritait probablement pas cela.

Enfin une chose me tracasse encore plus dans tout ce ramdam… une chose aussi étrange qu’effrayante : le staff n’a pas appelé un autre ailier pour compenser le départ forcé de Huguet. Donc Heymans, Palisson et Médard sont des ailiers en puissance. Et donc Traille est un pur arrière aux yeux de Lièvremont… Traille plus Poitrenaud et Huguet plus que Malzieu : et voila comment en deux choix, on voit pourquoi beaucoup de supporter ne comprennent plus rien à cette équipe.

 

Loamanu : suspendu pour consommation de cannabis en 2010 et de ce fait exclu définitivement par sa fédération

 

Le meilleur japonais de l’histoire est d’origine Tongienne. De son lointain passé insulaire, il a gardé quelques coutumes : la piété et la dévotion aveugle, les essais venus d’ailleurs et… une légère tendance à la fumette. Seulement, la politique japonaise s’appuie sur une tolérance zéro vis-à-vis de la consommation de stupéfiants. On ne rigole pas avec la Marie-Jeanne chez nos amis Nippon. Se passer de son meilleur élément pour quelques joints n’est que le prix à payer pour respecter sa ligne de conduite.

 

Stoddart : Fracture de la jambe

 

Un petit bout de match et tous les espoirs s’envolent. Lors du match Angleterre-Pays de Galles en test-match la semaine dernière, l’ailier ou arrière gallois s’est fracturé la jambe. Lui qui avait joué avec une fracture de la main le dernier tournoi des 6 nations ne pourra pas cette fois se contenter de serrer les dents. Il déclare forfait pour le mondial.

 

Worsley : non retenu pour son 4ème mondial.

 

Pas grand-chose à dire : il y a avait une grosse compétition au poste de 3ème ligne et le retour de blessure de Wood, Moody et Croft lui a été fatal.

 

Yamanaka : positif au stéroïde anabolisant

 

C’est l’histoire folle de la semaine. Petite devinette : pourquoi un international japonais de rugby est-il contrôlé positif aux anabolisants quelques semaines avant une coupe du monde ? Et bien par ce qu’il prend des produits pour se faire pousser la moustache… Cela ne s’invente pas. C’est à la fois drôle et pathétique.

 

 

 

 

Les tendances du moment :

 

 

Cette semaine c’est le tri-Nations qui fait le plus de bruit et on notera plusieurs petites choses :

 

Higginbotham à été préféré a McCalman très décevant

Simmons, la grande révélation Australienne au poste de deuxième ligne, à lui céder sa place à Sharpe

L’Afrique du Sud est dans le brouillard. A tel point que le très décrié Peter De Villiers à décidé de repousser l’annonce de sa liste à quelques jours. Mais en tout cas, le retour des cadres devrait s’effectuer rapidement si l’on en croit le staff sud’af. Premier retour officiel : celui de l’arracheur de ballon Heinrich Brussow

En Nouvelle-Zélande, tout va bien. On parle du retour de Sivivatu pour les semaines qui viennent (fracture d’un orbite) et d’Afoa pour le mondial (Fracture de la pommette)

 

En Europe, pas grand-chose à dire si ce n’est que :

 

l’Ecosse à surpris son adversaire Irlandais dans les dernières minutes du match (essai de Ansbro à la 77ème) et qu’elle a enregistré le grand retour de James Beattie

L’Irlande à elle pu compter avec Kearney (qui n’avait plus joué depuis plus d’un an) et de Trimble (idem). Mais qu’avec un paquet d’avant amputé de ces meilleurs éléments, le XV du trèfle repart bredouille de son déplacement à Murrayfield.

L’Angleterre : après les néo-zélandais Hartley, Hape, Freshwater et Flutey, après le monstre tongien Vainikolo, après les Sud Africains Stevens et Botha, voici que débarque l’un des tous meilleurs samoans au sein du squad du XV de la rose. Petit (euphémisme pour un garçon de 1m 87 et 107 kilos) frère de Henry et Alesana Tuilagui, c’est le redoutable Manu Tuilagui qui vient de disputer son premier match sous les couleurs de son pays d’adoption. Agé de 20ans, ce phénomène, titulaire au poste de centre chez les Tigers de Leicester, il vient encore renforcer la ligne d’attaque de Martin Johnson.

Le Pays de Galles enfin pourra compter sur la participation au mondial de quelques-uns de ses meilleurs éléments : Rees (talonneur) et Jenkins (piliers gauche). Mais elle pourra également compter sur Phillips dont la fédération a levé la punition suite à une bagarre.

 

 

Voila pour le tour de la planète ovale a 29 jours du mondial.

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Equipe de France de rugby : pourquoi l’équipe de France sera championne du monde

5 Juillet 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial 2011 : dernière ligne droite

Séisme sur la planète rugby ! Non, les blacks ne seront pas champions du monde chez eux. Non une nation du Sud ne grimpera pas sur le toit du monde pour la 6ème fois en 8 éditions. Non, L’Angleterre ne sera pas la seule équipe au Nord de l’équateur à ramener la coupe WWE (Williams Web Ellis) sur le vieux continent. Les Français l’ont fait. Décriés, battus d’avance, en méforme, avec des vieux, des infirmes, des incapables : l’équipe de France l’a fait ! La magie de la coupe du monde a donné des ailes aux tricolores. Le niveau de jeu a été moyen mais le courage exemplaire. Et puis un brin de réussite et de volonté à fait le reste.

 

La une de l’Equipe : « Renversant », illustré par une photo de Picamoles mettant sur le cul Carter…Tout un symbole. Les larmes de McCaw, capitaine maudit, ou celle de Carter, auteur d’un fatal 2/7 au pied seront vite oubliées. De notre coté du monde, on retiendra bien plus les joueurs titubant, ivres de bonheur et soulés de coups, qui, dans une libération ultime, soulèvent une coupe minuscule mais gagnée de haute lutte.

 

Les champs Elysées ne seront pas, comme il est à la mode de le faire au moindre prétexte, pris d’assaut. Mais la Rue de la Soif est rapidement envahie du moindre soulain au vague passé ovale. La France « black-blanc-beur » est aussi, ce soir, la France « jaune-rosé-rouge ». La bière coule à flot, les festivités durent jusqu’au petit matin et au réveil, la réalité est trop belle : on a poutré ces anglais de malheur ! Ils ne seront plus (jamais) les seuls à pouvoir se dire qu’ils sont champions du monde. Le soulagement est immense : Lièvremont, accablé par la presse depuis 3ans craque lors de la conférence. Il est heureux comme un môme et profite de cette légitimité enfin acquise pour adresser un gros bras d’honneur à tous ceux qui réclament sa tête depuis des mois, Midi-Olympique en tête. Il est heureux, et même Novès se fend d’un mot gentil dans Sud-Ouest.

 

Le retour en avion est le plus démentiel de l’histoire, avec des joueurs qui réclament « Deux tours de rond-point ! Deux tours de rond-point ! », qui chantent des chansons paillardes, qui mangent du pâté et du saucisson en riant, qui tapent la belotte en trichant allégrement et qui surtout savourent les derniers instant de communion absolue, loin de tout et de tout le monde, dans leur magnifique havre néo-zélandais.

 

Chronique en guise d’explication sur les raisons d’un succès acquis envers mais surtout contre tous.

 

Un paquet d’avant monstrueux

 

On le savait depuis maintenant 2ans, la France dispose de la plus grosse mêlée du monde. Et cette arme, si mal utilisée durant le tournoi (un seul ballon bien exploité en première main suite à une mêlée offrant un essai suite au carton de Rougerie sur D’Arcy), va s’avérer bien mieux exploité. Fini les ballons dégueulés, fini les mêlées qui avancent mais qui sont sanctionnées d’un coup franc ou d’une pénalité. Ce mondial a permis aux avant tricolores de marquer au fer rouge toutes les armadas du Sud et les formations du Nord. Eventrer les packs adverses est devenu une marque de fabrique et le talonneur que je suis ne se lasse pas des images d’une première ligne NZ qui explose à l’impact et qui se fait relever sur 3m avant de se disloquer. Et que dire de la performance contre le pack Anglais ? Voir Care et Sheridan se faire enfoncer, Thompson demander grâce…

 

 

Si les qualités de Mas, Marconnet ou même Ducalcon à droite ne sont plus à démontrer, c’était à gauche que la question se posait. Et Domingo ou Barcella ont été exemplaires ! Un an d’absence pour l’un, 6 mois pour l’autre, et pourtant une performance au mondial qui fait oublier leurs terribles blessures. Et que dire du retour triomphant de Papé ou Millo-chlusky, parfaits compléments d’un Nallet toujours aussi impérial. Enfin l’apport de punch et de franchissement de Picamoles et Lakafia permirent de consacrer le pack le plus dominant.

Quand au domaine aérien, Bonnaire et Harinordoquy, deux des meilleurs sauteurs du monde, ont pu bénéficier des lancers d’horloger suisse de Servat et de pizzaïolo marocain de Swarsewsky (qui pourtant s’appliquait beaucoup) pour asseoir la domination air-sol des français. Enfin l’abattage de Dusautoir (colossal pour changer…) sécurisait les rucks et permettait aux bleus de franchir un cap dans l’agressivité en avançant sur tous les impacts.  

 

 

Un arbitrage (dans l’ensemble) favorable aux bleus :

 

A cette domination des avants, s’est ajouté un arbitrage très européen. On craignait énormément de devoir se plier au rythme et à l’intensité du super-rugby, en grande partie à cause d’un arbitrage favorisant à outrance les turn-overs provoqués et les « contests » laxistes (plongeons, grattages au sol et à la main, entrées sur les côtés etc…). Mais finalement, c’est un arbitrage plutôt européen qui a triomphé. Un arbitrage plus rigoriste, moins tolérant mais bien plus facile à maitriser pour nos tricolores.

Les arbitrages en mêlées, vraies point d’interrogation de ces 4 dernières années, ont enfin mis en avant l’idée que la sanction devait peser sur l’équipe qui reculait et pas sur l’équipe qui avançait. Un progrès manifeste et favorisant les bleus et leur monstre à 16 pattes.

 

De plus, la très grosse discipline de la défense tricolore et son système de rush-défense, a permis aux plaqueurs de contester beaucoup de ballons tout en restant dans la légalité. Des joueurs comme Ouedraogo ou Dusautoir se sont alors gavés de ballons de récupérations, ouvrant la porte à des jeux en contre-attaque dont la France s’est délecté.

 

Enfin l’arbitre de la finale, Mr Barnes, avait une pression monstre sur les épaules : le dernier mondial et son erreur grossière en ¼ courrait dans toutes les têtes néo-zélandaises. Mais, ne cédant pas à la pression, il donne la pénalité de la gagne à Yachvili dans les dernières secondes d’un match au couteau. McCaw entré une fois de trop par le flanc d’un regroupement est en transe, il saute, agitant son gros index en hurlant « No ! No ! I didn’t touch ! » imitant le célèbre et regretté Brandao, l’immense attaquant marseillais. Mais le mal est fait et Parra transforme pour sceller le sort du match le plus important des 4années passées.

 

Un orgueil exacerbé par des mois de critiques :

 

La victoire se passe à 50% sur le terrain et à 50% dans la tête. Et si sur le terrain les bleus n’ont pas été les plus brillants, dans les têtes ils furent sans conteste les plus forts.

Cette force mentale, cette hargne, ce courage si typique à nos petits frenchies, aucun anglo-saxon ne peut l’égaler, ni même la comprendre.

Aucun fighting spirit d’un Dubliner, aucun flegme teinté de courage d’un Britannique de tout poils, aucune volonté en provenance du pacifique ne peuvent égaler ce que la France produit le mieux : l’orgueil.

Petite recette pour avoir assez d’orgueil pour gagner un mondial : prendre 30 joueurs d’une équipe en reconstruction. Broyer-les et concasser-les dans la presse. Remettre en question leurs qualités et leur implication pendant 2ans. Finir l’acharnement après un match raté contre l’Italie. Mettre au frigo quelques mois. Pendant que la préparation refroidit, allumer le staff, thermostat 10, et pousser le sélectionneur à la démission pour y mettre à la place un ou deux grincheux qui gratte à la porte (qui a parlé de Guy « l’équipe de France ne voulait pas de moi il y a 3ans alors je ne veux plus d’elle » Novès ?!). Petite astuce : ne pas oublier les polémiques (Bastareaud, Chabal) et une bonne couche de « le sélectionneur est un incapable inexpérimenté qui n’a rien à faire à la tête de cette équipe pourtant si brillante ». Une fois que la préparation est bien froide, mettre le tout dans un espace confiné à l’autre bout du monde pour trois semaines. Agrémenter le tout d’une bonne dose de doutes et de remise en question des joueurs. Bien secouer le tout et servir blessé et bien chaud.

 

Une équipe de mauvais, emmenée par un staff de mauvais, pour gagner une compétition qu’il ne mérite pas et où il vont se faire poutrer… Ca me rappel un truc qui s’est passé en Juillet 1998…  

 

L’effet mondial :

 

Et puis, il faut dire que l’Histoire d’Amour entre les bleus et le mondial est unique. Non seulement les bleus passent rarement à coté des matchs d’un jour (sauf contre les Anglais), mais en plus ils sont coutumier d’exploits inoubliables mais hélas sans lendemain. Et la victime préférée ? L’archipel du bout du monde : l’ogre néo-zéd. 1999 et 2007 : deux dates qui ont fait l’événement. 2011 : une date qui fait l’Histoire.

 

Ce l’effet mondial : celui grâce auquel les tensions du vestiaire, les égos, les individus sont transcendés au profit d’un tout et d’un objectif commun : être champion du monde. Et quand on est latin, et qu’on parle de groupe, d’équipe, de famille, on ne rigole pas.

Alors en plus quand cette petite famille va à la guerre ensemble, comment ne pas faire bloc ?

 

Et puis lors d’un mondial, c’est à chaque fois l’occasion pour un joueur décrié ou « secondaire » d’exploser : 1999 et le duo Galthié-Lamaison, 2003 et la génération Michalak-Harinordoquy-Poitrenaud, 2007 et Beauxis et Dusautoir, 2011 sera l’occasion de voir exploser Picamoles, Lakafia et Huguet.

 

 

Le miracle de Lourdes :


Enfin, le miracle à eu lieu. Les prières à Saint-Luc, le saint patron des médecins ont été entendues : Rougerie, Domingo, Mermoz, Barcella, Servat et Swarsewsky sont revenus a temps et en forme ! Le traitement ? Un verre d’eau de Lourdes a chaque repas, des incantations vodous et des rituels druidiques sur les parties du corps concernées, 450 poulets de Bresse sacrifiés, une bonne centaine de saignées, des emplâtres et beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail et de chance.

 

L’équipe de France avec une paire de centre Rougerie-Mermoz est tout de même bien plus alléchante qu’une parie Estebanez-Traille ou Marty… Mais surtout, le retour au plus haut niveau de Mr Dimitri S, Barcella, Domingo et Servat a permis à l’équipe de France de capitaliser sur leurs qualités : la mêlée.

 

Au grand complet, les bleus ont une équipe qui fait peur mais surtout qui fait mal.

 

En somme, les français sont champion du monde, et ils se le sont pelé ce titre. C’est un vrai tour de force réalisé par les tricolores et finalement c’est presque mérité au vue du chemin de croix que viennent de se cogner les joueurs et le staff de l’équipe de France.

 

Et si maintenant, il s’agit d’un fantasme, et si je pencherais plus pour le scénario d’une défaite en phase finale, j’ai envie d’y croire et envie de croire aux chances de ce groupe de joueurs qui ont tout dans les mains pour faire vibrer tout le pays et offrir au monde une prestation formidable et historique. 

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Equipe de France de rugby : pourquoi les bleus ne seront pas champions du monde…

1 Juillet 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Mondial 2011 : dernière ligne droite

Postulat de départ : L’équipe de France est éliminée en ¼ de finale contre l’Argentine.

 

« Une Défaite attendue » : cruelle mais réaliste Une du « midol ». L’équipe de France est éliminée. Ca y est, c’est fait. Ils n’ont rien pu faire face aux blacks en poules mais on nous avait dit : « il faut y croire ! Les français sont capables de tout ! C’est la coupe du monde, et sur un match…». Et puis le tirage du quart de finale nous a fait presque espérer finir dans le dernier carré : l’Argentine, vieillissante, sans vrai fond de jeu, basant ses maigres succès contre l’Ecosse et la Roumanie sur un jeu au pied plein de réussite. Mais voila, l’épouvantail argentin, les bêtes noirs pumas, nous ont encore battu. C’est le retour par avion sur Paris qui doit être organisé un peu à la hâte, bien avant le 23 octobre... Les français voulaient être champions du monde, c’est raté. Une page se tourne et quelques illustres internationaux des temps passés viennent alors expliquer que ce n’est pas de chance, que l’arbitre était moyen, que les bleus étaient trop ceci, que le staff n’était pas assez cela. On parle de coup dur, de surprises relative et finalement d’une certaine logique respectée... Et la défaite, amère, pénible, douloureuse apparait comme la résurgence de 4 années de tâtonnements et de microévolutions avortées.  Pourquoi les bleus ne sont-ils pas devenus champions du monde… Chronique et explication d’une défaite qui n’a vraiment rien d’étrange.

 

Explications N°1 : le manque de talent offensif.

 

Tout d’abord pour une raison simple : la génération de joueurs 2007-2011 est une génération moyenne. Moyenne voir même mauvaise. Depuis 3 ans l’équipe de France a subit un nombre de revers effarant : défaite historique contre l’Australie (16 à 59), contre l’Italie (première défaite de l’histoire moderne), contre l’Argentine (41 à 13), contre l’Angleterre (34 à 10 soit la 3ème plus grosse défaite contre les anglais de l’ère professionnelle) ou encore contre l’Afrique du Sud (42 à 17).

Et le pire ? C’est ce grand chelem en trompe l’œil, confortant à tort le staff dans ses choix. La certitude majeure et tellement mal placée : croire que l’on pourrait être champion du monde en s’appuyant uniquement sur sa mêlée. Le tout sans fond de jeu.

 

A cela s’ajoute le manque effrayant de joueurs capable de franchir. Combien de joueur sont de vrais perforateurs ? Combien de Nick Ester, combien de Shane Williams, combien de Sonny Bill, combien de Quade Cooper, combien de Mtawahira, combien de Hernandez, combien de Steyn avons-nous dans nos rangs. Aucun véritable match winner, aucun joueur capable de renverser le cours d’un match sur un coup de génie… quand notre meilleur marqueur d’essai du tournoi 2011 est Lionel Nallet... tout un symbole.

 

Résultat : une stérilité offensive criante qui sera la marque de fabrique de cette formation toute l’année 2011. Cela sera encore plus vrai en seconde mi-temps : 3 points en seconde mi-temps contre les écossais, 6 contres les gallois, 0 contre l’Angleterre. La seule arme : la défense. Les rares réalisations ? Suite à des ballons de récupérations ou des contres heureux (Ecosse, Irlande, Pays-de Galles). Le seul essai marqué en première main : une réalisation face à l’Irlande. Ce mondial ne fera pas exception.

 

Alors oui, certains me diront : « c’est le jeu du professionnalisme, les niveaux se « moyennisent », il fallait bien perdre un jour contre l’Italie. » C’est vrai. Mais pas une année de coupe du monde alors que la confiance est un élément déterminant pour amener une équipe au titre. Pas au moment où l’équipe de France cherche à rassurer et à se rassurer. Pas au moment où l’équipe d’Italie est aussi bordélique, chaotique, anarchique.

D’autre encore m’opposerons le fait que le staff n’a pas été au niveau. C’est peut-être vrai. Mais je n’ai pas vu ni Lièvremont, ni Reutière, ni N’tamack sur le terrain au moment de ces 5 défaites historiques. J’ai juste vu des joueurs apathiques, incapables de se révolter et de laisser resurgir le naturel de farouche guerrier et de belligérants à la victoire impossible mais au combat si noble. En somme, je n’ai pas vu ce qui a fait le particularisme ovale français : celui de mourir sur le terrain, d’être battus, écrasés, humiliés, mais les armes à la main et encore plein d’orgueil. Le manque de talent est alors, en sus, renforcé par un manque d’envie parfois évident.

 

Explication N°2 : le manque de repères.

 

Et ce manque de talent offensif mis en exergue par les chiffres, trouvent une raison simple. Il nait des incertitudes chroniques concernant les arrières. Deux postes sont symptomatiques et sont tout simplement en chantier permanent : les centres et les ailiers. En 4ans de temps sont passés au centre : Traille, Jauzion, Rougerie, Mermoz, Marty, David, Estebanez, Fritz, Mazars, Baby et Bastareaud. 11 joueurs pour un constat : l’équipe de France n’a aucun titulaire indiscutable à ce poste. Les blessures (Mermoz, David, Rougerie, Baby), la méforme (Bastareaud), les joueurs « triquards » (Fritz, Jauzion, Poitrenaud qui n’a jamais été essayé à ce poste) et les certitudes étranges (Estebanez, Traille), la situation est délicate au poste le plus déterminant du rugby moderne. Quand les Australiens ont Giteau et Barnes, quand les Néo-zed ont Nonu et Williams, quand les anglais ont Hape et Tindall, quand les irlandais ont O’Driscoll et D’Arcy, quand les Sudafs ont Jacobs, Fourie, De Villiers, nous, nous avons comme seule paire de centre valide pour le moment… Marty et Estebanez pour le mondial… La comparaison n’est pour le moment clairement pas soutenable.

 

A l’aile ? Pas mieux. Andreu, Fall, Clerc, Heymans, Médard, Huguet, Malzieu, Palisson, Arias… Et au bout de 4ans de tests, d’essais, de tentatives : la conclusion est terrible… Huguet et Palisson sont, aux yeux du staff, meilleurs que Malzieu, Andreu, Fall et Arias… Et encore une fois, quand nos adversaires directs sont tous armés et suréquipé à ce poste clef, nous avons un joueur limité et qui n’a jamais joué la H-Cup, un autre qui est un ailier-arrière de niveau correct mais sans vrais matchs références et enfin Vincent Clerc, le seul ailier au niveau comparable à celui de Ashton, Cueto, Bowe, Rokocoko, Sivivatu ou encore Habana.

 

Ensuite, reste le casse tête fantastique que représente la charnière. Alors oui, nos titulaires sont indiscutables. Oui nous avons des certitudes et des bases sur lesquelles construire. Mais comment pouvait-on espérer lutter les yeux dans les yeux quand notre charnière est composé de Trinh-Duc, grand défenseur et animateur plus que correct mais sans jeu au pied, et Parra, jeune talentueux, bon demi du championnat mais totalement incapable jusqu’à présent d’accélérer ou de dynamiser le jeu monolithique de cette équipe de France soporifique. Youngs, Genia, Du Preez, Ellis, Cowan, Burgess, Phillips, Care, Blair : tous sont d’un niveau supérieur à Parra. Idem pour Trinh-Duc qui doit faire face seul à Carter, Flood, O’Gara ou encore Cooper. Mais le pire c’est que chaque nation phare peut d’appuyer sur un vrai duo de 10. L’Angleterre à Flood et Wilkinson, l’Australie Cooper et Barnes (voir Giteau et Beale), L’Afrique du Sud Pieenar et Morné Steyn (voir François Steyn et/ou Butch James), la Nouvelle-Zélande a Carter et McAllister (voir Weepu), L’Irlande a O’Gara et Sexton, le Pays de Galles Jones et Hook, l’Ecosse Parks et Jackson (voir Paterson), l’Argentine a Hernandez, Contepomi, Gurruchaga, Fernandez et Bosh. La seule équipe du Top 10 mondial à être dans une situation encore moins confortable que la France : l’Italie. Sinon, la France reste la seule nation majeure de l’ovalie a ne pas pouvoir faire jouer la concurrence à plein. Skrela dans un registre similaire, plus que Wisniewski, Beauxis, Michalak (ou dans une moindre mesure Doussain ou Peyrelongue) tous dans un style bien différent, est bien un signe fort : le poste de demi d’ouverture est bouclé et FTD sera le titulaire indiscutable de la ligne d’attaque tricolore. Contre vents et marées, Trinh-Duc doit assumer seul la ligne de ¾ française, et cela depuis déjà 3ans et des brouettes.

 

Explication N°3 : Un malaise permanent entre les joueurs et le staff.

 

Enfin dernier point explicatif, celui d’une perpétuelle incompréhension entre le staff et les joueurs. Pas une année sans qu’une « mise au point », un rendez-vous « pour se dire les choses », un meeting en forme de cellule de crise, un grand oral, une remise en question de tout et de tout le monde n’ait lieu.

Ils sont quelques uns à avoir payé ce manque de communication : Bastareaud, puni pour ne pas avoir fait les efforts suffisants et pour s’être plaint dans la presse, Chabal, puni pour ne pas avoir été assez bon et pour avoir fait un livre (ou en tout l’avoir vendu), Fritz, puni on ne sait pourquoi (les rumeurs les plus folles et les plus diverses court à son sujet). Et que dire de la gestion de cas Jauzion, Poitrenaud, Michalak, Andreu ou Malzieu…

A cela s’ajoute les nombreuses remises en question du staff et de leur capacité à organiser leur travail. Comme pour le Consulat, Lièvremont à d’abord été enclin à partager son pouvoir avec ses deux accesseurs, avant de les désavouer et de revenir à une gestion monopolistique du pouvoir. Idem : nombreuses ont été les plaintes des joueurs, qui, au lendemain de la défaite exceptionnelle contre l’Australie, en guise d’explication et d’excuse avançaient le fait que les entrainements en bleu manquaient d’intensité. Dusautoir dans la foulée sera désavoué par Lièvremont devant les plus hautes instances du rugby français : « je me suis trompé de capitaine ». Lièvremont ensuite fait un grand ménage de printemps : au revoir les cadres que sont Jauzion ou Chabal et bienvenue à des jeunes : Lakafia, Picamoles ou encore Huguet.

 

 

En somme : les raisons sont nombreuses, les faits sont là, la réalité frappe dur. Les bleus sont passés a coté de leurs rêves. Mais comme disait un grand philosophe : « On croit que les rêves, c'est fait pour se réaliser. C'est ça, le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé. » (Coluche).

 

 

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Présentation de la coupe du monde : Groupes, Stades, Arbitre

30 Juin 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011


La Coupe du Monde approche à très grand pas. Très vite, les spéculations les plus folles, les certitudes les plus absolues et les doutes les plus légitimes vont se télescoper à une vitesse spéctaculaire. Les meilleurs équipes du monde, les joueurs les plus connus, les combattants les plus émérites, les staff les plus pointus vont venir se mesurer les unes aux autres à la poursuite du graal : la Coupe Williams Web Ellis. 

 

Le seul problème, c'est que ce terrible et magnifique moment de vérité visant à courronner un pays et le placer, pour un temps, sur le toit du monde va se dérouler à plus de 19000km de chez nous. 

 

C'est donc afin de nous plonger avec bonheur (et un peu en avance) dans cet évenement à la fois si lointain et si proche, qu'une rapide présentations des groupes, des stades et des arbitres vous est proposée. Le moyen est très simple : une liste de lien et la possibilité de passer d'un article à un autre avec une certaine facilité.

 

Les arbitres : Alain Rolland (Irlande) //  Bryce Lawrence (Nouvelle-Zélande) //  Wayne Barnes (Angleterre) //  Steve Walsh (Nouvelle-Zélande) //  Craig Joubert (Afrique du Sud) //  Dave Pearson (Angleterre) //  Nigel Owens (Pays de Galles) //  Jonathan Kaplan (Afrique du Sud)  et  Romain Poite (France)

 

Les groupes :  Poule A : comme un air d'exotisme //  Poule B : Un tango et des Roses //  Poule C : la balade Australo-Irlandaise //  Poule D : La poule de la mort 

 

Et une rapide présentation des équipes du groupe de la France :  Tonga : l'équipe des arracheurs de tête //  Nouvelle-Zélande : en route vers le titre de champion du monde //  Canada : Le XV à la feuille d'érable part en guerre //  Japon : exister au delà de l'Asie

 

Enfin la présentation des stade se fera via les pages dévolues aux groupes. 

 

Le dossier est appelé à s'appaissir et à croitre au rythme des listes et des sélections définitives de chaque équipe de la coupe du monde. 

 

PS: Il s'agit pour l'instant d'un premier jet et nombre de disfonctionnements sont à prévoir. Certains liens pourraient ne pas fonctionner, certains articles ne pas avoir eu la joie d'être relus...etc. Toutes vos remarques (sympathiques et constructives) sont les bienvenues.  

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Montpellier – Toulouse : les notes du match

5 Juin 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 

On commence par le MHR : un match pas loin d’être héroique et des joueurs qui se sont dépassés ? Les notes sont très hautes pour une équipe qui a perdu.

 

Figallo : très puissant, dynamique, actif, il est l’un des grands artisans de la saison de cette équipe du MHR. Sur le match, rien à dire. Il a pris le meilleur sur son adversaire du soir Census Johnston et surtout son activité en défense a été vraiment bonne. Auteur de 6 plaquages dont un destructeur et n’ayant concédé qu’une seule pénalité pour un jeu au sol un peu bête, il peut sortir la tête haute de cette finale. Sorti à la 72ème minute et remplacé par Leleimalefaga 6,5/10.  

 

Rofes : un match en demi-teinte pour l’ancien numéro 3 au poste de talonneur. Si dans le jeu courant il a été présent avec quelques gros plaquages (dont le premier du match vraiment sérieux sur Médard), il n’a pas connu la même réussite en conquète avec quelques « pizzas » en touche. Remplacé à la 54ème par Caudullo. 4,5/10

 

Jgenti : un match intense où il a pu tricher allégrement en mêlée fermée (il n’a pas pousser une seule fois droit) et ou surtout il a rendu fou Human et Poux. Provocateur mais surtout présent au combat, le bouillant pilier goergien à fait son travail. 6/10 + 1 pour avoir été le seul premier ligne à faire tout le match soit une note de 7/10

 

Hanke : annoncé comme un troisième ligne de formation, ce grand échalas passé à la cage à été l’avant le moins en vue de cette finale. Combattant et volontaire, il concède une pénalité pour avoir gardé le ballon au sol faute de soutient. Plutôt discret dans sa partition, victime malheureuse de quelques mésententes aériennes, il sort d’un match moyen mais où il a joué son rôle. Ni plus, ni moins. 5/10

 

Fakate : de la puissance et de l’envie. Mais une défaillance musculaire trop rapide et une pénalité concédé pour un plongeon qui ne s’imposait pas, et voila que le monstre de Polynésie doit céder sa place dès la 53ème minute. Remplacé par le jeune De Marco, Fakate à fait preuve d’une grosse puissance en mêlée. Mais peu à l’aise dans le jeu courant et souvent un brin à la bourre sur les phases de combat, il a semblé chercher le bon rythme presque 20min. A noter aussi, son plaquage de judoka sur Albacete qu’il balance comme un fétu de paille… 5/10

 

Ouedraogo : La main cassée, a moitié KO, cramé mentalement, il s’y est quand même filé. 9 plaquages, première solution dans les airs, grattant deux ballons, courageux, exemplaire. Remplacé logiquement à la 67ème par Bost, le capitaine du MHR peut être fier de ses joueurs ! 7,5/10

 

Gorgodze : Si le MHR avait gagné, il aurait été l’homme du match. Puissant, plaqueur infatigable, ingérable dans les rucks, pénible au ras et pesant en coquète, le géorgien à une nouvelle fois prouvé qu’il était le meilleur joueur du Roussillon. 15 plaquages dont 3 ou 4 caramels des familles et surtout une capacité a mettre la pagaille dans l’enchainement des adversaires (un coup je traine hors jeu sur la ligne de passe, un coup je plonge sur le 9, un coup je pourri une sortie de balle l’air de rien) et le tout en ne concédant qu’une pénalité… Chapeau. Il doit avoir du sang argentin qui coule dans les veines.  7,5/10

 

Matadigo : Un match de diesel pour le Fidjien. Discret sur la première demi-heure, il a trouvé son allure quand les autres commençaient à baisser de pied. Pas vraiment gros plaqueur, pas vraiment surpuissant, son profil est assez atypique mais ne l’empêche pas de faire un bon match. 6/10.   

 

Tomas : Il a triché sur toutes les introductions en mélée, il a mis un nombre incalculable de petit coup après le coup de sifflet, il a assené une dizaine de plaquage, il a été solide dans tous les compartiments du jeu. Et pourtant… Il fait un bon match mais n’a jamais semblé en mesure de renverser le match tant il a vu peu de ballons. 6,5/10

Exemplaire dans son investissement, il cède sa place à Paillauges. Ce dernier ne restera que très peu sur le terrain, sanctionné qu’il sera d’un carton jaune en forme de carton rouge (il ne pourra plus rentrer sur la pelouse).  

 

Trinh-Duc : étouffé par la défense Toulousaine sur les rares ballons d’attaque du MHR, FTD à juste défendu comme un âne. Il a pris des avions toulousains dans la tronche tout la soirée et il ne s’est jamais échappé. 7 plaquages, 0 fautes, un jeu au pied plutôt bienvenu et un drop loupé, c’est une finale de bon niveau pour l’ouvreur des bleus. Il a gagné à coup sur son duel face à Skréla. En négatif : il est l’auteur de l’en avant qui scelle le match.  7/10

 

Bustos Moyano : Et bien pour une fois qu’il ne fait pas un miracle… Deux pénalités ratées en glissant, une ratée car trop courte… Même si il n’a pas pris l’eau sur son aile, il a fait un match très moyen. 1 sur 4 au pied, pour un buteur de sa trempe, c’est bien trop peu… 4/10

 

Fernandez : il a pris des grosses percussions mais il ne s’est pas échappé. Il a pris Jauzion dans la truffe une bonne demi douzaine de fois et il a rarement reculé. 5 plaquages en deuxième mi-temps, 7 sur l’ensemble du match, il a essayé de réguler au mieux la ligne d’attaque du MHR sans vraiment y parvenir. Il faut dire que sans ballons… 6/10

 

Mirande : courageux, moins puissant mais accrocheur, il a été régulièrement pris sur le 1 contre 1 face à Poitrenaud. Sanctionné sur un hors-jeu, souvent sur le reculoir, il n’a eu que son courage et ses épaules à offrir en sacrifice pour cette finale. Remplacé par Rees à la 70ème. 5/10

 

Nagusa : c’est l’homme de la finale… Un essai, un carton jaune, 3 pénalités concédés et une sortie sur blessure… Il a tout connu et surtout tout perdu. Il doit s’en vouloir terriblement d’avoir laissé ses copains à 14 pour un faute idiote (un en-avant volontaire qui ne s’imposait pas) et surtout il permet à Toulouse de revenir dans le match en faisant une faute bête (il plonge sur le joueur au sol pour contester le ballon) et en concédant 10m de plus en s’embrouillant avec les toulousains et en ne lâchant pas la balle. Cette faute, au plus fort du moment le moins dur de la finale pour le MHR sera rédhibitoire pour les joueurs du Roussillon. 2,5/10 + 1 point pour l’essai : 3,5/10 Replacé par le jeune Bérard.

 

Thiery : Alors je vais le pourrir car, certes, il a fini 9. Certes il a fait 70 premières minutes relativement correctes notamment dans l’occupation au pied et dans la couverture de terrain. Mais qu’est ce qu’il lui est passé par la tête pour décider de jouer vite la dernière pénalité, et surtout de tenter une chistera improbable dans les arrêts de jeu de la finale du top 14 ?! Il s’est cru à Rugby 08 ?! C’est proche de la faute professionnelle tant la solution de construire autour d’une percussion d’un gros semblait évidente. Résultat ? En avant de Trinh-Duc et fin du match. Montpellier vient mourir à 5 points et à 15m des poteaux adverses… 5/10 – 2 pour la faute inexcusable de fin de match, soit une note sévère mais juste de 3/10. Une dernière action dans une finale de top14, c’est pas la même qu'une dernière action de la finale de la coupe Fleury-Michon !

 

Toulouse : Dans l’ensemble les notes sont plus basses car au vue des qualités intrinsèques des toulousains, ils ont fait un moins bon match que les montpelliérains.

 

Human : En totale perte de vitesse, celui qui se voyait couronné meilleur pilier de France il a 3ans n’est plus que l’ombre de lui-même. Pris par Jgenti, moins à l’aise dans le jeu courant, il semble être redevenu un pilier moyen. 5/10.

Remplacé par Poux (aux alentours de la 50ème) qui justifie encore sa présence dans la liste de l’équipe de France par son dynamisme, sa polyvalence et sa puissance. 6/10

 

Servat : rapidement touché au genou, on espère qu’il s’agit d’un coup et pas d’un « pet » plus grave. Non noté. Remplacé par le très bon Lacombe, excellent lanceur et joueur des basses œuvres, sans être un copié collé de Servat, il reste un très bon deuxième talonneur. 5/10

 

Johnston : Pour moi c’est la plus grosse surprise de cette finale, Census s’est fait plié en mêlée par Figallo… Peu en vue, il doit sa sortie à un match assez laid (1 en avant, 1 pénalité, aucun plaquage franc…). 4/10

Remplacé par son cousin Falefa à la 74ème.

 

Millo-Chlusky : Guerrier comme toujours, il a mis la tronche et des grands coups de tête dans les rucks. Pas d’autre contribution pour lui mais un registre qu’il maitrise bien. 6/10. Remplacé par Maestri (1en avant mais beaucoup d’envie).

 

Albacete : Maitre ès conservation de balle, Pato a encore fait des misères à ses adversaires. Constament pénible, pesant de tout son poids sur les défenses, mettant les mains et les épaules aux endroits qui s’imposent, c’est un guerrier naturel sur lequel toulouse peut capitaliser. Il est le vrai grand patron de ce pack avec Dusautoir. 7/10

 

Boulhiou : un peu transparent pendant son heure de présence, il était là pour assurer les soutiens au large de la ligne et couvrir au niveau de ses centres. Mais comme sur cette finale, on a du écarté 4 ballons et demi, son boulot était assez inutile… 5/10. Remplacé par Nyanga qui par sa puissance et sa vivacité a été l’un des grands artisans de la victoire des siens. Nyanga a ni plus ni moins permis aux siens de remettre la marche avant à un moment où le vent semblait tourner en faveur des challengers.7/10

 

Dusautoir : Ca n’est pas son meilleur match, ca n’est pas son plus gros combat, mais que peut-on dire de plus que ce qui n’a déjà été dit. Il plaque, il gratte, il se bat, il enfonce, il disperse, il ventile… 7 plaquages mais surtout une énorme pression sur tous les points chauds. 7/10

 

Picamoles : Jouer contre ses anciens partenaires et ami ? Rien à faire ! Il a joué comme il sait le faire, à grand coup d’épaule et de raffut. Il a beaucoup avancé, il a beaucoup joué debout, il a plaqué aussi (5plaquages) et enfin il a permis aux siens de relancer la machine aux alentours de la 60ème. Pas d’essai, pas de gestes flamboyants, pas de percée monstrueuse… Mais c’est l’homme du match. 7,5/10.

 

Doussain : Un petit jeune de 20ans qui se hisse au poste de titulaire à la mêlée devant Michalak, Vergallo, Kelleher et Bézy, on ne va pas en dire du mal. Même si… Il a tendance à beaucoup trop porter les ballons et si il s’est fait prendre 5 ou 6 fois ballon en main, ca n’est pas la faute des ses partenaires. Il a été pesant mais surtout assez peu inspiré sur cette finale. Si toulouse est passé un peu a coté de sa finale, c’est en partie de la faute de son 9. Mais franchement, titulaire des champions de France à 20ans, à un poste à très haute responsabilités, chapeau !

 

Skréla : faut-il vraiment faire un laïus ? 3/8 au pied et un match très moyen. 2/10 car il aurait du tuer le match bien avant. Replacé par Bézy qui ne tremblera pas pour passer ses deux pénalités (faciles).

 

Médard : Un match plutôt moyen pour l’ailier international. Il faut dire qu’il a du voir en tout et pour tout 3 ballons. 3/10

 

Jauzion : Il portait le 13 mais jouait 12. Un match à l’image du joueur qu’il est devenu : monolithique. Sa performance se résume à : je prends je percute, j’essaye de rester debout. Il a joué peu de ballons mais il en donné encore moins et l’action venait régulièrement mourir au centre. Dans un registre centre « boum-boum » il est très bon. Mais que c’est chiant à regarder…

 

Poitrenaud : ce fut l’arrière le plus inspiré. Franchissant deux fois, très vif sur ses courses, à l’aise en défense, celui qu’on voyait de plus en plus comme un arrière exclusif s’impose de plus en plus comme un centre de talent. 7/10

 

Caucaunibuca : à deux doigts de marquer un essai gag (ou à la con), Le fidjien n’a pas spécialement brillé. L’action qui me revient en tête c’est sa percussion de mongolien sur Gorgodze sur une relance de son en-but. Coupable sur l’essai de Montpellier en ne prenant pas son vis-à-vis, c’est un match a oublier (contrairement aux autres matchs de phases finales). 4/10. Remplacé par Clerc à la 67ème.

 

Heymans : Lui aussi, ca n’est pas vraiment le meilleur match de sa saison. Auteur d’une superbe feinte de plaquage sur Nagusa (qui partait à l’essai), de quelques non-intervention dans la ligne, il a semblé crispé et surtout extrêmement nerveux. Inhibé, il n’a jamais su faire la différence. 4/10

Remplacé par Fritz (Poitrenaud passant 15), ce dernier a permis aux siens de remettre la marche en avant à un moment crucial. 7/10.

 

 

 

 

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Toulouse - Montpellier : présentation de la finale du TOP14 2011

4 Juin 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Ca y est ! La grande finale ! La sacrosainte messe du mois de juin à Saint-Denis. Les fidèles seront nombreux (environ 80 000) à assister à l’office et la grande communion ovale s’annonce belle et fraternelle.  

 

Mais attention ! Si la fraternité et l’amitié des peuples venus des terres septentrionales et dont le sceau de la balle ovale marque sans complexe le moindre carré de pelouse au sud de la Loire, la rencontre de ce soir est loin d’être une grande bouffe entre amis… Pas de champagne, pas de cotillons, pas de petit panneau avec « bienvenue » marqué dessus, pas de langue de belle mère, pas de confettis…

 

Non, à la place, un match d’hommes, de guerriers, de bucherons. Un match où les ballons valent cher, où les mêlées sont des batailles, où les touches sont des combats aériens, où les rucks sont des affrontements de tranchées. Nous allons avoir de la sueur du sang et des larmes.

 

Et comme tous les ans, cette finale s’annonce comme le point d’orgue d’une saison longue, éprouvante, difficile. Les corps sont fatigués, les hommes usés, les entraineurs à bout.

Pour tous les néophytes, le défi sans limite et sans autre raison que la joie de brandir un vulgaire bout de bois est tout simplement incompréhensible.

Mais pour tous ceux qui ont, un jour proche ou lointain, connu ce moment particulier. Un moment où, dans les odeurs de camphres et de sueur, dans le silence de cathédrale où seul le bruit délicat des crampons qui frappent le carrelage de ce lieu de secret et fantastique que sont les vestiaires, chacun se retrouve seul face à lui-même. Ce moment où, dans l’obscurité des couloirs des petits stades de provinces, la peur au ventre et le courage comme unique bouclier, des hommes dans la force de l’âge s’appètent à jaillir dans la lumière d’un stade de rugby pour y défier ceux qui se présenteront en face. Ce moment où, de l’anonymat confortable de la vie civile, ils passent aux commandes de leur destinée immédiate en revêtant leurs maillots. Ce moment où, comme les joueurs de ce soir et comme tous les joueurs de l’histoire de ce sport, l’espace d’un instant, ils vont être des coéquipiers, des amis, des frères, prêt à mourir pour son partenaire et croyant fermement que ses derniers en feraient autant. 

 

 

Et ce soir, cette finale est belle. Sur le papier elle est certes totalement déséquilibrée. Mais si il y a un match pour lequel le papier en veut rien dire, c’est une finale.

 

Sans plus attendre, la composition des deux meilleures équipes de cette année :

 

 

Toulouse :

 

Le XV de départ : Heymans ; Médard, Poitrenaud, Jauzion, Caucaunibuca ; (o) Skrela, (m) Doussain ; Dusautoir (cap), Picamoles, Boulhiou ; Albacete, Millo-Chlusky ; Johnston, Servat, Human.

Remplaçants probables: Lacombe, Poux, Maestri, Nyanga, Bézy, Fritz, Clerc ou Delasau, Falefa

 

A noter :

 

            Jauzion préféré à Fritz, Caucaunibuca à Clerc (encore incertain à cause de ses cotes) et surtout Doussain s’imposant comme le neuf titulaire de cette équipe toulousaine, la ligne d’arrière fleur bon l’équipe type.

 

            Devant, c’est la carte de la complémentarité et de l’expérience qui a été jouée avec notamment 7 joueurs ayant déjà joué une finale européenne ET une finale de championnat. Sur le banc c’est un peu moins impressionnant avec seulement une petite 50aine de sélection devant et un 60aine derrière…

 

            La mêlée risque d’être l’arme absolue pour Toulouse qui va s’appuyer sur la puissance de son pack et la force de pénétration de son axe 8-9-10-12 pour faire très mal au milieu de terrain.

 

 

 

 

Montpellier :

 

Le XV de Montpellier : Thiery ; Nagusa, Mirande, S.Fernandez, Bustos Moyano ; (o) Trinh-Duc, (m) J.Tomas ; Gorgodze, Matadigo, Ouedraogo (cap) ; Fakate, Hancke ; Jgenti, Rofes, Figallo

 

Remplaçants : Caudullo, Leleimalefaga, De Marco, Bost, Paillaugue, Berard, Rees, Thiart

 

 

A noter :

 

            Ouedraogo annoncé titulaire malgré sa fracture de la main, sa participation est très incertaine a seulement quelques minutes du coup d’envoi. En cas de forfait, c’est Bost qui prendra sa place et Bornman qui prendra place sur le banc.

 

            La puissance de Fakate et de Matadigo associé à celle de Gorgodze, si il a bien une chose qui ne fera pas défaut du coté de Monpellier, c’est la « grinta », l’envie de faire mal et d’avancer.

 

            Bustos Moyano, l’artilleur de cette équipe est aligné à l’aile, le poste de demi d’ouverture étant dévolu au FTD (lui qui a évolué aussi au centre cette année).

           

            Fernandez et Mirande, en l’absence de Doumayrou, vont avoir un gros match à livrer face à des adversaires de grand talent et de grande expérience. La puissance toulousaine va être difficile à contrer pour eux.

 

 

 

Les clefs du match :

 

Pour Montpellier : l’occupation du terrain, le réalisme, la capacité à gagner des duels dans les zones d’affrontement

 

Pour Toulouse : la conservation de balle, appuyer là ou ça fait mal (touche, mêlée) et mettre sou pression l’axe 9-10 en gagnant les duels sur les premiers plaquages.

 

D’un coté, inutile de dire que le match est sur le papier perdu d’avance. Toulouse est archi-favori est la chance du MHR sera de déplacer le combat au maximum et de peser de tout son poids dans l’axe profond. Le risque ? Donner beaucoup de ballon de relance à Médard Heymans et Caucaunibuca. La stratégie va alors porter sur la conservation de balle et la capacité du MHR à mettre beaucoup de rythme. Si les hommes de Galthié et Béchu ne parviennent pas à déstabiliser le monolithe toulousain en multipliant les temps de jeu dans la largeur, il faudra passer par du pied très loin dans le camp de Toulouse et prier pour tomber sur un Heymans dans un mauvais jour. Mais à moins de surprendre Toulouse en les prenant à leur propre jeu (conquête et domination Z0-Z1), Montpellier va devoir se résoudre à défendre fort et jouer les ballons de récupération à fond en écartant très loin et très profond.

 

A l’inverse, Toulouse va tout faire pour mettre sous pression les jeunes joueurs du MHR en insistant beaucoup dans les Z0-Z1. La puissance de l’axe 9-10-12 permet au joueur de la ville Rose de faire mal en première main et de jouer après contact en assurant des relais main à main. La chance de Montpellier est de briser la dynamique dès le premier plaquage. Dans le cas contraire, si les duels sont perdus devant, le MHR risque de ramasser tout le match. Je ne pense pas voir une occupation au pied trop longue pour Skréla qui préférera certainement balancer des grandes quilles pour tester Thiery, pas spécialement connu pour son talent dans les airs. La stratégie toulousaine devrait ressembler à celle qui leur a permis de l’emporter face à Clermont.

 

 

Le pronostique : 32 à 15 pour Toulouse. Après une première mi-temps à sens unique, Toulouse mene rapidement au score pour céder seulement en fin de match.

Un essai de Servat et un drop de Skréla :)  

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Toulouse – Clermont : comme un air de finale

27 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

 Deux des plus grosses écuries du championnat, une pléiade d’internationaux, deux grands coachs, deux clubs aux infrastructures inégalables et au public toujours présent. Sans manquer de respect à nos amis francilien du racing ou nous amis montpelliérains, cette demi-finale du Top 14 sonne très fortement comme une finale avant la lettre.

 

Le match de ce soir va ainsi voir s’affronter au Vélodrome de Marseille le plus gros palmarès français (Toulouse) face aux champions en titre (Clermont).  

 

Les compositions :

 

Toulouse :

 

Le XV de départ : Heymans ; Médard, Jauzion, Poitrenaud, Clerc (ou Caucaunibuca) ; (o) Skrela, (m) Doussain ; Dusautoir (cap), Picamoles, Bouilhou ; Albacete, Millo-Chluski ; Johnston, Servat, Human.

Remplaçants : Poux, Lacombe, Falefa, Maestri, Nyanga, Bezy, Fritz, Caucaunibuca (ou Delasau)

A noter à Toulouse :

 

Grosse incertitude autour de l’ailier international Vincent Clerc. Touché aux cotes, sa participation est remise en question à seulement quelques heures du coup d’envoi. Son absence possible serait compensée par Caucaunibuca dans le XV de départ et par Delasau sur le banc.

 

Jauzion retrouve une place de titulaire en lieu et place de Florian Fritz. En perte de vitesse avec Toulouse, le « monument » qu’il est risque de revenir aux affaires la bave aux lèvres, vexé qu’il doit être de ne pas être de la coupe du monde.

 

Le plus gros pack du championnat est au complet et… ça fait peur. Quand sur le banc on se paye le luxe d’avoir des joueurs comme Nyanga, Maestri, Poux… La mêlée va être un combat monstrueux et les Toulousains ont l’air d’être infaillible en conquête avec autant de sauteurs et de puissance au ras du sol.

 

La titularisation de Doussain au poste de demi de mêlée et la présence du polyvalent Bezy sur le banc est à mettre en relation avec la mise à l’écart de Michalak et de Kelleher. Cela laisse à penser que la passation de pouvoir entre l’ « ancienne » et la très jeune génération à la charnière est déjà en marche.

 

Tous les postes sont doublés mis à part le poste d’arrière. Mais quand on a Poitrenaud et Médard, deux des meilleurs 15 de France, qui peuvent glisser à l’arrière, c’est un faux problème. Le seul vrai gros problème serait en cas de pépins pour Picamoles, le ST ne disposant d’aucun véritable 8 de métier derrière lui. Nyanga, Dusautoir ou encore Boulhiou pourraient glisser au couloir mais aucun n’est capable de jouer dans un registre similaire à celui de l’ex-montpelliérain.  

 

Clermont :

 

Le XV de départ : Floch ; Fofana, Pisi (toujours incertain), Canale, Malzieu ; (o) James, (m) Parra ; Lapandry, Vermeulen, Bonnaire ; Privat (cap), Cudmore ; Scelzo, Ledesma, Faure.

Les remplaçants : Ti'i Paulo, Debaty, Pierre, Lauaki, Senio, Murimurivalu, Joubert, Zirakashvili

 

A noter à Clermont :

 

Clermont est dans l’obligation de faire confiance à une ligne de ¾ un peu expérimentale avec Fofana et Canale titularisé et Pisi incertain. Face à l’armada toulousaine, cette équipe en mal de repères risque de beaucoup souffrir. Mais il ne faut pas non plus oublier que Joubert-Canale, c’est deux finales de championnat en tant que titulaires.

 

Lauaki sur le banc, c’est Vermuelen, moins talentueux mais tellement plus guerrier dans l’âme qui lui a été préféré. Même constat pour Privat préféré à Pierre. Mais cela donne ainsi un banc de très belle facture avec Debaty, Ti’i Paulo, Pierre, Lauaki et Zirakashvili pour les avants.

 

Amputée de Domingo, Rougerie, Lavea, Ric, White, Williams et probablement de Pisi, l’équipe de Clermont se présente diminuée mais surtout sans vrai 10 de métier en cas de blessure de James. Si James venait à se blesser, c’est alors Parra qui passerait à l’ouverture et Senio entrerait en 9. Même casse tête en cas de blessure de Floch, Fofana (ou Malzieu) glissant à l’arrière et la révélation Murimurivalu pouvant faire son entrée à l’aile.

 

 

 

Les clefs du match :

 

Les clefs du match sont au nombre de 4 : La touche et la mêlée (classique), l’efficacité et enfin la capacité de franchissement.

 

La mêlée : avantage Toulouse. Articulé autour d’un axe 2-4-5-8 ultra puissant et surtout avec deux des piliers les plus destructeurs du championnat, la mission de la première ligne de Clermont s’annonce compliquée. Scelzo et Ledesma sont titulaires et leur expérience va s’avérer importante mais que cela s’annonce dur pour eux…

 

La touche : Avantage Toulouse. Servat, sorte de métronome du lancer, Boulhiou et Albacete, deux tours de contrôle et Bru à la construction de cette touche, soit autant d’arguments pour croire en la supériorité Toulousaine. Mais attention : en face Lapandry et Bonnaire sont deux sauteurs de très haut niveau.

 

L’efficacité : Avantage Clermont. On a vu cette saison que si Clermont n’avait pas autant de qualités que les années précédentes, si il a bien une chose qu’on ne peut leur retirer c’est le fait qu’ils soient capable de tuer le match sur 2 ou 3 temps forts. En face, sans être inoffensifs, Toulouse a connu des matchs cette saison où en ayant franchit a de nombreuses reprises, ils n’ont pas trouvés le chemin de l’en-but.

 

La capacité à franchir : Avantage Toulouse. Plus de puissance, plus de vitesse et surtout des individualités bien plus en forme que celle d’en face, le ST semble avoir l’ascendant. Picamoles, Jauzion ou Servat vont peser très lourd dans les un contre un.

 

 

 

Le pronostique (en bois) LPHS :

 

Comme on a pu le voir, sur le papier, le Stade Toulousain est plus fort. La vérité du terrain pourrait être tout autre que celle qu’on croit voir entre les lignes mais on ne peut qu’en douter…

Le coaching traditionnel de la 60ème minute pourrait faire basculer le match ou en tout cas faire évoluer les scores bien plus vite. Et la encore, le banc semble être à l’avantage de Toulouse.

Le score : 25-12 pour Toulouse. Après une entame de match solide, les Clermontois vont vite montrer leurs limites en conquête et la puissance toulousaine va très rapidement assommer le match avant la mi-temps.  


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