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Les Petites Histoires du Sport

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Stade Français : le match de la dernière chance ?

18 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Le stade français n’a plus le choix, il doit gagner s’il ne veut pas mourir. La donne est aussi simple que hautement compliquée.

 

Placé malgré lui dans les affres économiques des dettes et des déficits, victime d’une gestion moyenne aussi bien sportivement qu’administrativement, le club qui dominait les années 2000 et qui générait le plus de produits dérivés  est aujourd’hui… Dans la panade. Opposé à une redoutable équipe des Harlequins, vendredi, c’est victoire impérative.

 

Pourquoi impérative ? Tout d’abord sportivement, parce qu’une victoire en challenge ouvrirait les portes de la H-Cup et surtout redonnerait un peu d’attractivité à une équipe en mal d’objectifs. Ensuite et surtout économiquement, permettant de toucher un peu d’argent via la « grande » coupe d’Europe. Sans cet argent, c’est la grande et pénible fuite en avant qui continuera. Petite analyse d’une crise qui menace l’un des rares clubs au nord de la Loire.

 

Une crise sportive : la fuite des talents jamais remplacés…

 

Victoire impérative ? Et bien oui. Tout d’abord pour la confiance. Voila maintenant 5ans que le club n’a rien gagné. Ensuite pour gagner le premier trophée européen du club. Troisièmement, pour faire honneur aux clubs français, en tant que dernier représentant français en coupe d’Europe. Enfin pour se donner un peu d’air du coté de la trésorerie et générer des revenus plus conséquents grâce à la H-Cup, une victoire étant la dernière chance pour le club d’accrocher le wagon de la « vraie » coupe d’Europe et ses quelques centaines de milliers d’euros en plus.

 

La débandade sportive est terrible : le SF est passé de 5 titres en 10ans à la lutte pour le maintient… Cruelle descente aux enfers.

 

Mais au delà du palmarès vierge, au delà des résultats très décevant pour l’un des clubs majeurs du championnat, c’est surtout l’absence de certitude et de continuité qui est la plus inquiétante…

 

Accrochez vous les pépères et les mémères, en 10 ans, voici la liste non exhaustives des joueurs de très grand talent qui sont partis ou ont stoppés leurs carrières : Marconnet (BO), Emmanuelli (Clermont) Blin (poussé dehors), August (BO), De Villiers (retraite), Auradou (retraite), James (retraite), Brouzet (retraite), Martin (A.B), Sowerby (ST), Tabacco (retraite) Fillol (Racing), Pichot (retraite), Dominguez (retraite), Lombard (Racing), Glas (retraite), Dominici (licencié), Comba (retraite), Galthié (France 2 ?), Corleto (retraite)…

Plus récemment : Saubade (Racing), Bergamasco (Racing), Messina (Toulon), Albouy (CO), Kayser (Leicester), Skréla (Toulouse), Taylor (Bath), Gasnier (rugby à 13), Tchale-Watchou (USAP).

A venir : Beauxis (Toulouse), Bastareaud (Toulon) et on annonce Leguizamon, Parisse, Haskell et Palmer sur le départ…

Du coté des entraineurs, ca n’est pas mieux : ont été virés ou sont partis en moins de 5ans Galthié, Dominici, McKenzie, Landreau, Faugeron et Delmas.

 

Dès lors, sportivement, comment espérer faire quelque chose sans la moindre stabilité ? Les leaders de jeu n’ont jamais été remplacés, les joueurs formés au club et y jouant sont quasiment inexistants, les départs trop rarement compensés et le recrutement pour tout dire assez incohérent. Et encore, le stade Français se présentait jusqu’à aujourd’hui comme l’un des plus gros clubs du championnat. Alors que va-t-il devenir si la H-Cup ne permet même plus de faire miroiter une quelconque présence européenne ? Pourquoi signer au SF plutôt qu’ailleurs ?

La petite mort du Stade commence à être évoquée : relégation sportive, administrative, dépot de bilan, investisseur timides... 

 

Le Stade ne séduit plus autant. Il n’y qu’à voir le nom des recrues… Warwick (30ans), qui ne joue plus avec le Munster, Contepomi (33ans) et Kelleher (34ans)… un recrutement d’avenir en somme.

 

A ce phénomène vient s’ajouter d’autre facteurs qui font du SF un club du siècle dernier : des conditions d’entrainements pitoyables inhérentes à la capitale parisienne (la cité U embourbée la moitié de l’année, Carpentier et son terrain en synthétique, pas de terrain d’entrainement fixe jusqu’à l’année dernière, pas de terrain privé). Les joueurs sont des nomades, trimballant leurs carcasses et leurs sacs aux 4 coins de Paris et parfois même de l’ile de France (du Haras du Plessis jusqu’à Saint-Denis). Le stade français c'est aussi un esprit « famille » aux antipodes du rugby consumériste qu’on essaye de nous vendre depuis quelques années, un public restreint de connaisseur mais un stade qui peine à se remplir… Et quand dans le même temps le Racing fait carton plein (stade rempli et phases finales), cela augure d’une concurrence redoutable au sein même de la région francilienne.  

 

Mais si sportivement, la solution semble difficile à trouver, l’arrivée de Michael Cheika ouvre de vraies possibilités : l’australien s’appuie sur les jeunes (Slimani, Joly, Flanquart, Plisson, Briatte, Bonneval), essaye de construire autour de quelques leaders (Dupuis, Papé, Parisse) et surtout dispose d’une expérience et d’un savoir faire qui ne peut qu’être positif. Tous les espoirs sont permis et meme si l’année de transition du SF dure depuis 2ans et demi, on peut espérer voir un vrai mieux dans les mois à venir.

 

Non, le problème le plus profond du stade français se situe ailleurs… en coulisse. 

 

Une crise économique : le capital du SF redistribué

 

Pendant longtemps, un président omnipotent et omniscient a suffit à l’unique club de la capitale. Il état là pour la remontée, puis pour le premier titre, puis pour la première finale européenne. Il a connu Galthié et  De Villiers jeunes, Marconnet enfant, Auradou dans la fleur de l’âge, Pichot en culotte courtes, Hernandez… non, Hernandez je ne peux pas, c'est trop frais…:'(

Max Guazzini a tout connu. Il a planté une petite graine et ses talents de chef d’entreprise en ont fait un baobab. Il a crée une dynamique de victoires, a fait du stade Français un club à part, a fait venir des joueurs de talent sans jamais céder aux sirènes des starlettes de l’autre hémisphère, a transformé un petit club familial en machine de guerre. Max et le stade, c’est Jack et le haricot magique.

 

Et puis, le professionnalisme est allé plus vite que lui. Les idées n’étaient plus si uniques, copiées et recopiées qu’elles étaient (délocalisation, publicités dans la ville etc…). C’est le cercle vicieux qui supplante le cercle vertueux. Les dettes, les résultats médiocres, les mauvais choix, la DNACG… Dans l’urgence, le SF à ouvert son capital aux « socios » du club, puis a presque tout le monde. Le message ? Il nous faut, et vite, de l’argent frais. Mais cette ouverture de capital à des conséquences, à commencer par la redistribution des rôles parmi les actionnaires.

 

Guazzini, président symbolique de ce club qui a marqué les années 2000, va donc peu à peu se retirer. Non pas qu’il parte vivre une paisible retraite, bercé par le rythme des chansons de Dalida dans son fauteuil en cuir rose clouté, entouré des posters géant Rugbymag 1997 de Dominici et Dominguez, assaillit par une cruelle nostalgie qu’on appel « le bon vieux temps ». Non, pas du tout. Il va juste céder une partie de son capital pour finalement ne plus être actionnaire majoritaire. Il a beau démentir dans la presse, pris dans un dilemme aussi insoutenable que celui de la vraie mère dans la légende du roi Salomon, Max va préférer céder son bébé que de le voir mourir.

Cela va de pair avec la délégation de certaines de ses compétences. Longtemps acteur unique du club en matière de recrutement, pour la première fois il vient de donner les renes à son entraineur. 

 

Ce départ annoncé pour 2013 au plus tard est symptomatique d’une gestion chaotique et étrange… Illustration de ce qui me travaille depuis des mois. Il y a deux ans, au plus fort de la crise sportive du stade français consécutive au départ de Galthié (il a un flair d’Epagneul Breton celui là…) et avec l’arrivée du coach mangeur de sandwich alias Ewan « l’incompris » McKenzie, je me rendais à un match qui opposait le SF à un petit club du sud-ouest prometteur : Toulouse. C’est le classico, la grosse rencontre estampillée canal +, des cascades de voitures, des geysers de flamme de 10mètres de haut au bord du terrain, une sortie des joueurs sur la musique de Starwars, des regards humides qui se croisent à la sortie des vestiaires et une tension qui monte crescendo au rythme de la sortie des acteurs… A l’arrivée de ce match ? Une défaite 36 à 0 et une mise en lumière pitoyable de ce qui marche toujours et de ce qui ne marche plus. Malgré la défaite, réglé comme du papier à musique, le spectacle de fin de match : un feu d’artifice de 10 petites minutes. Je me retourne alors vers mon père, à mes cotés et je ne peux m’empêcher d’avoir cette petite phrase : « plutôt que de dépenser autant d’argent dans du hors rugby, ils ne peuvent pas acheter deux ou trois bon joueurs ? »… Le Stade Français depuis 3ans, où quand le hors terrain devient plus important que le terrain.

C’est même l’aveu de Guazzini il y a quelques mois. en substance, il confesse qu'entre le nouveau stade, le recrutement, les produits dérivés, les spectacles, les meufs a moitié à poil, les abonnements… on en oublie le principal : le sportif.

 

La question est alors la suivante : Comment peut-on se détourner autant de ce qui était à la base, la raison d’être d’un club sportif : la victoire et les titres ? Si la vie d’une équipe de sportifs de haut niveau n’est plus que de vendre des strings  et d’être sexy sur les photos,  il faut ouvrir une boite de nuit gay, pas un club de rugby… Constat dur mais pas si loin de la réalité : si gagner des matchs passe après vendre des maillots, alors c’est que le club va plus mal que ce que l’ont croit.

  

C’est donc, probablement sujet à une certaine lassitude, que Max va faire, dans les mois ou les années qui viennent, un ou deux pas en arrière dans l’organigramme du club.

 

Ce départ sera alors la fin d’une ère que j’ai haï. Alors fini les délires rococo-mégalo-ringards ? Fini les maillots « chute de papier peint de chez ma mamie » (marron à fleurs roses, bleu à fleur de lys, pop art « Blanche de Castille »…) ? Fini les musiques pourries qui puent les années 80 («C’est féériqueeeeuuuhhh» « Lala lala lala Stade Françaissssssssss… ») ? Fini les spectacles nullissimes d’avant match (avec des vrais morceaux de Kitch dedans !) ? Fini les calendriers à poil, la bite en érection de Dominici à la main ? Fini les arrivés du ballon dénudées ? Fini la colonie argentine aussi brillante qu’ultra-sexy (ils m’énervent les argentins : ils sont géniaux et en plus ils sont beaux gosses…)? Fini le rose et un retour aux VRAIES couleurs de Paris, bleu et rouge ? Fini la limousine? Fini les danseuses insupportable du Lido et leur plumes rose ? Fini la bodega ? Fini les défilés d’enfant venus de toute l’ile de France, les yeux émerveillés de faire le tour du plus grand stade de France avec le maillot de leur petit club sur le dos ? Fini Alexandra Rosenfeld ? Fini les éminences grises  veillant dans l’ombre au bien du club (Auradou, Pichot, Dominici)? Fini les bières qui sentent un peu la sueur à Bouin ou Charlety dans des verres à fleur rose ? Fini les phases finales de voleurs et les essais d’escroc dans les arrêts de jeu ? Fini les marrons contre le BO ? En somme : fini le Stade français qu'on connait ?

 

Pour être honnête, je n’en sais rien. Mais en attendant le jour de la libération, celui où nous brulerons ces putains de drapeaux roses, et où je raserai personnellement le crane des femmes (et des hommes) collabos consommateurs avides de calendrier des Dieux du stade et de strings stade Français, et où je pourrais, avec l’aide d’une quinzaine de copain tondre dans la foulée la tignasse de catcheur des années 90 de Dimitri Szarzewski, en attendant ce jour bénit des dieux du rugby, je me dois d’être derrière l’équipe de ma ville… Alors oui, je la déteste. Oui elle m’insupporte. Oui, je balance 400 vannes par articles dessus. Oui, je les hais depuis que je suis en âge de comprendre que politique et rugby en Ile-de-France sont indissociables et que devant la poule le grain de maïs a toujours tort. Oui Guazzini me rend fou avec ses idées en contradiction totale avec ma vision du rugby. Oui, oui et re-oui. Mais il faut être honnête, j'ai été bercé par ce club, il représente quelque chose, il réussit le tour de force de créer un concensus tacite entre tous les supporters de rugby ("on déteste le stade français et son rugby paillette") et plus que tout : sans le Stade Français, et surtout sans Max, je me ferais un peu chier… Allez les Stade Français (ou putain ca fait mal de dire ça...) 

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Les (petites) informations de la planète rugby

16 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

 

Une fois n’est pas coutume, nous allons débuter notre tour du monde ovale avec notre coté du globe avant de passer rapidement sur les dernières nouvelles de l’autre coté du monde.

 

Hémisphère Nord :

 

Irlande :

 

Joe Schmidt, l’entraineur des finalistes européens du Leinster à de quoi être en rogne contre le calendrier de la ligue celte… En effet, quoi de mieux à une semaine d’une finale européenne que d’organiser un joli derby Irlandais ? Leinster-Ulster… En même temps ça n’est la faute à personne, dans la mesure où une place en finale se jouait. Seulement 5 joueurs n’ont pas fini le match : Brian O’Driscoll touché au genou, IsaacBoss claqué à la cuisse, Mike Ross touché à l’épaule, Richard Strauss le capitaine à la hanche et enfin Sean O’Brien touché à l’arcade. Un total de 4 internationaux incertains et d’un joueur suturé.

 

 

Angleterre :

 

Et c’est une actualité très chargée qui nous attend de l’autre coté du Chanel.

 

Tout d’abord, on connait l’affiche de la finale du championnat d’Angleterre ! L’affiche opposera Leicester aux Saracens. Les premiers se sont défait de Northampton 11 à 3, quand dans le même temps les Sarries battaient la solide équipe de Gloucester sur le score étriqué de 12à 10.

Abonnés à Twickenham depuis presque 10ans, Leicester part favoris pour cette finale.

Mais attention, la ligne d’arrière des champions en titres (Leicester) devra composer sans le phénomène Manu Tuilagi, cité pour avoir « détruit » son vis-à-vis (un certain Chris Ashton) d’une série de coups de poing… Mais comme on ne fait jamais rien à moitié chez papa et maman Tuilagi, son petit frère Alesana Tuilagi, au physique tout aussi phénoménal que le reste de la fratrie (Manu et Henry sont là pour en témoigner), pourra dépanner à l’aile, lui qui joue plutôt au centre.

 

Ensuite, le meilleur joueur du championnat a été désigné la semaine dernière. Le lauréat n’est autre que la grande révélation de cette année : Tom Wood. Le joueur de Northampton a éclaboussé de son talent la premiership et il remporte logiquement ce trophée. Il devance deux sud-africains : son coéquipier et pilier Brian Mujati et le talonneur hyper explosif des Saracens Schalk Britz. 

 

Toujours chez nos voisins de la perfide Albion, un monument du rugby anglais est en train de vivre sa révolution : Sale. Champion en 2003 sous la houlette de Saint-André, l’ancien club de Jason Robinson ou de Chabal vient de confirmer l’information tant redoutée… 21 départs chez les joueurs, et 4 membres du staff font leurs valises.

Parmi eux un champion du monde, « Big » Ben Cohen, ailier puissant du XV de la Rose ayant évolué deux saisons à Brive tire sa révérence. Du haut de ses 32 printemps, il arrête sa riche carrière à la fin de cette saison.

Pour compenser ces départs, le club tente de recruter un peu partout et c’est le sulfureux et puissant troisième ligne gallois Andy Powell qui arrive pour se refaire une santé.

 

Enfin un dernier mot sur l’actualité du championnat anglais avec la descente de Leeds et la montée de Worcester (emmené par Andy Goode).

Les choses vont se compliquer un peu pour Leeds, d’autant que les manœuvres autour de leur flanker international, Hendre Fourie, se multiplient. Pour coupe court aux manœuvres d’approches des clubs rivaux, le président du club à déposé plainte contre un agent de joueur pour « proposition de contrat illégal », le joueur étant sous contrat jusqu’en 2012.

 

 

En Italie :

 

C’est officiel, Nick Mallet doit faire ces valises. Il mettra fin après la coupe du monde à ses fonctions de sélectionneur au profit de l’actuel entraineur de Perpignan, Jacques Brunel. C’est un beau coup réalisé par la squadra azura en vue de construite une équipe plus cohérente que celle que propose Mallett depuis 4ans. Mais imaginons une seconde qu’ils soient champion du monde…

 

En attendant la liste pour une préparation d’avant mondial est tombée et c’est une liste avec quelques surprises : l’absence d’Andrea Lo Cicero, de Sergio Parisse, et plus globalement de l’ensemble des joueurs évoluant hors d’Italie et assez… étrange en vue de préparer une coupe du monde.

 

 

En écosse :

 

On commence par le demi de mêlée Chris Cusiter. Très longtemps blessé, ce dernier a décidé de parfaire sa préparation physique en Australie en vue d’être au top pour la coupe du monde.

 

Ensuite, une liste très élargie a été donnée pour la coupe du monde (40 joueurs) parmi lesquels Hines, Southwell, Lamont les « français » et Richie Gray, la grande révélation écossaise du tournoi.

 

 

Pays de Galles :

 

Et c’est un peu l’effervescence autour du cas Hook. Touché à l’épaule au cours de la demi-finale de Ligue celtique perdue par son club des Ospreys, Hook vient peut-être de compromettre sa participation au mondial. On craint une entorse acromio-claviculaire sérieuse ce qui nécessiterait dans le pire des cas une opération et une longue absence.

 

 

France :

 

Au-delà de la liste pour le mondial et les absences remarquées et remarquables de Chabal, Jauzion, Lapandry, Poitrenaud, Andreu, Malzieu ou encore Porical, la semaine française a été marquée par quelques événement du Top14 :

 

D’abord, les signatures spectaculaires de Tialata, Kelleher, Lauaki et l’arrivée future de Rokocoko à Bayonne, celle de Ma’a Nonu à Montpellier ou encore la signature hallucinante de Philip Ryder, phénomène mondialement connu du rugby à 7 à Mont-de-Marsan (cela nous rappel un certain Waisale Servi… Ah ! Waisale <3 …). Cela laisse présager d’un championnat 2011-2012 de très haute lutte.

 

De plus, le championnat de France peut être fier de son arbitre Romain Poite, nommé logiquement pour arbitrer la finale de la H-Cup. Bien remis d’un claquage au mollet, le meilleur arbitre du top 14 et représentant du comité Midi-Pyrénées aura la lourde tache de tenir en main le match le plus regardé de l’année. Une bonne performance lui ouvrirai les portes des phases finales de la coupe du monde à n’en pas douter.

 

 

Hémisphère Sud :

 

Pas grand-chose à se mettre sous la dent cette semaine du coté de ceux dont la chasse d’eau tourne dans l’autre sens…

 

 

Afrique du sud :


Heinrich Brussow, révélation de l’année en 2008, le flanker de poche a décidemment du mal avec les blessures. Handicapé aux cotes depuis longtemps, a peine de retour et ce sont ses adducteurs qui lâchent. La coupe du monde s’éloigne un peu pour celui qui semblait pourtant incontournable il n’y a que quelques mois.

 

 

Nouvelle-Zélande :

 

La France connait la fuite des cerveaux, la NZ connait la fuite des talents ovales. Tialata, Sivivatu, Rokocoko, Nonu… Mais un seul semble prêt à rester coute que coute : le capitaine de la sélection Richie McCaw. Quel courage… Et quel contrat ? On parle d’un contrat à 6 zéros annuel.

 

 

Enfin on termine ce tour de monde ovale en glissant un mot sur les 5 nominés pour le titre honorifique mais assez gratifiant de meilleur joueur européen désigné par l’ERC : Jamie Heaslip (Leinster), Isa Nacewa (Leinster), Sean O’Brien (Leinster), Sergio Parisse (Stade Français) et Soane Tonga’ahuia (Northampton). Une liste résolument pro-anglaise puisque ne sont pas nominés les joueurs des Harlequins (finalistes du bouclier) mais trois joueurs du Leinster contre seulement un joueur de Northampton… 

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La double Interview surprise : entretient avec Laurent Blasczak et Mario Fahrasmane

14 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

 On commence cette double interview par un entretient avec l’un des vaincu du jour, Laurent Blasczak.

Joueur de Toulouse, vice-champion du monde en titre et finaliste du championnat de France, Laurent a très gentiment consacré du temps à votre Blog adoré dès la sortie du match, et ce malgré sa déception légitime. Avec lui, nous allons revenir sur le match du jour, sur l’équipe de France et abordé un brin la politique, sujet important et délicat pour le handibasket.

 

LPHS : Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

 

Laurent Blasczak : Je m’appel Laurent Blasczak, J’ai 28 ans depuis très peu de temps, je suis membre de l’équipe de France depuis 5ans, et je pratique le Handibasket depuis 2003 à la suite d’un accident de saut en parachute, un accident de travail puisque j’étais alors employé par l’armée.

 

LPHS : Aujourd’hui tu es le 4ème meilleur marqueur dans ta catégorie de handicap, et on ta vu essayer de prendre le jeu à ton compte sur la fin du match, est-ce que c’était fait de manière consciente ou pas du tout ?

 

L.B : Je ne pense pas vraiment avoir « pris le jeu à mon compte », étant donné que le match est plié, ca fait déjà un petit moment. C’est vrai que j’ai le ballon dans les mains, que je me suis peut-être privé de shoots ouverts que j’aurais pu prendre, et que j’aurais d’ailleurs probablement pris en championnat. Là je me suis dit… Je ne sais pas. Je n’ai pas pris mes responsabilités en début de match et j’ai essayé de le faire sur la fin. Malheureusement ça n’a pas payé. Et de toute façon même si ca avait payé, je ne pense pas que ça aurait radicalement changé le match.

C’est vrai que c’est difficile : on essaye de faire du bon boulot mais comme dans tout sport d’adresse quand tu es maladroit… tu perds.

 

LPHS : Et tu as eu le temps de regarder tes stats de ce soir ?

 

L.B : Non pas du tout. Je les connaîtrait largement, elles vont être catastrophiques…

 

LPHS : Tu signes un double-double (13 rebonds 12 points) tout de même…

 

L.B : Peut-être mais j’aurais pu mieux faire. Après il faut dire qu’on sort de deux matchs très difficile ce week-end contre Le Canet pour la qualification pour les Play-Offs et il est vrai que mon équipe et moi on a fait des matchs beaucoup plus complets par le passé. Je ne dit pas qu’on avait pas envie de gagner, on avait très envie de gagner. Mais le manque de rotations a payé en fin de match. On a pas eu beaucoup de repos, on a joué Samedi et Dimanche, tout comme Meaux, mais leur banc plus fourni que le notre a permis qu’ils terminent un peu mieux le match.

 

LPHS : C’est vrai qu’on a pu encore voir ce soir que Meaux joue à 12…

 

L.B : Oui ils jouent clairement à 12 et je tiens à préciser qu’ils jouent avec un abattement d’un jeune étranger qui n’est pas « nécessaire» à ce niveau là . Ca c’est une parenthèse personnelle.

 

LPHS : Mais en tout cas c’est dit. Pour en revenir à ce match, on t’a vu comme souvent en équipe de France faire tout le match. Est-ce que pour toi, d’un point de vue individuel, cette saison devient difficile  avec l’enchainement des matchs, les longs déplacements etc…? 

 

L.B : C’est vrai qu’il ne faut pas se le cacher : déjà on n’a pas des entrainements professionnels, on n’a pas un rythme professionnel. Maintenant, 2 entrainements par semaine, c’est vrai que parfois ce n’est pas assez mais cela permet de se reposer. Mais en ayant joué presque tous les matchs de la coupe d’Europe 40min, en enchainant sur les matchs de Play-off, 40min, en enchainant encore ce soir 40min, en sachant qu’on part du 20 au 30 avec l’équipe de France, et là ca risque d’être rebelote pour des matchs de 40min…c’est vrai que ca devient très dur d’assumer 40min à tous les matchs.

Maintenant le jeu fait qu’on est appelé à jouer 40min, on essaye de se donner le maximum sur tout le match.

 

LPHS : Par rapport à ce professionnalisme dont tu abordes un peu la question, pour toi en France, le professionnalisme est-il envisageable à court terme ?

 

L.B : A court terme ? Je ne vois pas l’intérêt, tout simplement. Avoir le statut de professionnel n’est pas une fin en soi. Je sais qu’il y a des choses mises en place en amont par la fédération, un peu comme au Pays-Bas où des écoles de handibasket sont montées, avec des jeunes qui y sont formés. Quand ces jeunes arrivent au stade de leur formation, ca va être plus facile pour eux, ils vont avoir un rythme beaucoup régulier que le notre.

 

LPHS : Toujours sur les jeunes et la formation, dans une interview récente, Mario Fahrasmane, le manager des bleus, avait dit que les nouvelles générations avaient du mal à arriver au plus haut niveau notamment du fait qu’ils avaient tendance à se tourner vers des handisports plus « facile » ou en tout cas qui payaient plus vite. Est-ce que toi aussi, tu sens qu’il y a un manque de renouveau dans les effectifs ?

 

L.B : Il y a aussi un autre gros problème, c’est qu’il y a beaucoup de disciplines qui se crées. A savoir que sur Toulouse ils sont en train de développer le hand donc il faut pas se voiler la face, ca fait beaucoup de basketteur qui sont un peu mis de coté, qui n’ont pas trop de temps jeu, les mecs vont avoir tendance, et moi aussi, a choisir la facilité, a partir dans un sport où on me dit « vient chez nous tu es sur de jouer » parce qu’ils sont pas assez etc…

Maintenant je pense que le mec qui est très motivé, même si il n’a pas le niveau tout de suite, et je le vois avec beaucoup de jeunes, si il persiste à un moment donné ca paye. Après les mecs qui débarquent et qui prétendent jouer 40min, qui n’ont rien prouvé… Moi le premier, je n’ai encore rien prouvé à mon niveau : il faut bosser, continuer à bosser et il faut récidiver surtout. Même en faisant des finales et en les perdants, moi ça fait deux années de suite, ou en étant vice-champion du monde qu’on devient un grand.

 

LPHS : Justement on en vient à cette équipe de France, avec un parcours superbe aux championnats du monde jusqu'à une finale où vous tomber sur une équipe d’Australie qui sans être injouable a été très dure à jouer. Vous éliminer deux des favoris, l’Italie et Grande-Bretagne chez elle. Est-ce que pour vous cette performance est-ce un coup d’un jour ou est-ce que vous nourrissez des ambitions pour les JO et vous vous sentez capable de rééditer ce genre de performances ? 

 

L.B :  C’est compliqué de répondre… Il faut savoir que des nations, notamment le Canada, vont prendre leurs meilleurs joueurs… C’est vrai aussi que c’est compliqué pour nous parce que l’effectif, on ne sait pas ce qu’il sera pour les championnats d’Europe et a fortiori pour les JO. Maintenant, on a un bon groupe, on a des bonnes bases pour essayer de créer des surprises.

 

Pour revenir sur cette finale, on était à 3pts à deux trois minutes de la fin. Je ne pense pas que les Australiens étaient largement meilleurs que nous : ils étaient un cran au dessus c’est certain, mais on n’était pas si loin. Je pense qu’on aurait pu perdre, on aurait du perdre, parce que la logique « voudrai que », mais on a fait un très beau parcours et on aurait mérité de terminer sur une meilleure note. Après on a fait des choix, les coachs ont fait des choix, on a décidé de shooter à 3pts sans concrétiser, peut-être que si on les rentres on gagne une finale de championnat du monde... on ne le saura jamais.

 

LPHS : D’ailleurs en parlant de ça, on vous a vu beaucoup shooter au mondial, peut-être la nation qui prenait le plus de shoot par match sans grande réussite.

 

L.B : C’est du aussi a notre statut d’amateur. On joue contre des mecs qui s’entrainent tous les jours. Maintenant, je trouve que pour des amateurs, on est loin d’être des rigolos. Il y a beaucoup de gens qui nous envie de ce qu’on fourni : en étant amateur on arrive à être vice-champion du monde…

 

(Nous nous faisons virer du terrain par un technicien du POPB pour qu’ils puissent ranger le matériel très vite.)

 

LPHS : A nouveau sur les clubs : on voit que depuis 10ans, Hyères Toulouse et Meaux écrase absolument tout. En gros, pas un trophée n’échappe à Hyères Toulouse ou Meaux (NDLR : cette année non plus, la finale du championnat de France opposant Toulouse et Meaux…). Est-ce que vous sentez une forme de lassitude des autres clubs ou un regard particulier des autres clubs ?

 

L.B : Non pas du tout. Et on a eu des surprises cette année : Le Canet, très, très belle équipe, qui recrute en plus, Bordeaux, qui avait recruté pour cette saison… non, on a un très bon championnat. Une lassitude je ne pense pas, parce que pour nous ça été compliqué, comme pour Meaux. C’est un peu toujours les mêmes, c’est vrai, mais je pense qu’il va y avoir des surprises dans les années à venir.

 

LPHS : Donc pour toi le championnat n’est pas fermé ?

 

L.B : A non, pas du tout au contraire. Hyères c’est fait très peur cette année et a faillit ne pas intégrer les PO… Après on est 5 grosses équipes, une sixième peut toujours faire la surprise. Mais il faut négliger personne : nous les premiers à Cap SAAA on a gagné de justesse (NDLR 77 à 81), St Ouen c’est pareil, donc non le championnat n’est pas fermé.

Après c’est vrai qu’on est peut-être plus régulier.

 

LPHS : Dernière question : qu’est ce qu’on devrait faire pour voir le handibasket se développer et pour que dans les années à venir Bercy soit plein ? 

 

L.B : D’abord de la communication. Mais je pense qu’au Handibasket on ne remplira jamais les salles parce que d’abord on n’a pas la culture basket. On a vu avant la finale de la coupe de France Junior, il n’y avait pas plus de monde. On a de la chance de jouer contre Meaux qui sont a coté sinon il y aurait pratiquement personne. Donc il faut se poser la question : est-ce que c’est réellement intéressant de jouer à Bercy…

 

LPHS : Oui, nous précisons à nos lecteurs qu’il y a eu un débat : valait-il mieux jouer dans une petite salle pleine ou dans une grande salle vide. 

 

L.B : Je ne suis pas certain que jouer ici soit si important que ça. Bercy c’est vrai c’est une belle salle mais elle représente rien pour nous. On est invité une fois par an et regardez, le match est fini depuis 5 min et il nous vire comme des malpropres… Ca fait trois ans que je viens, et honnetement, ca me fait c… d’être là.

 

LPHS : Et donc pour toi on devrait organiser cette finale où ?

 

Pour moi c’est simple, un peu comme ca c’est fait sur d’autre compétition : terrain neutre au milieu de deux ville.

 

LPHS : Et bien merci Laurent et on te souhaite bon vent pour la finale du championnat de France à venir.

 

 

Après la douche c’est au tour d’un des personnages majeurs du handibasket français de se présenter devant le micro des petites histoires en la personne de Mario Fahrasmane. Symbole d’humilité et de pragmatisme, c’est lui aussi avec une grande disponibilité qu’il nous a accordé une longue interview dans la salle désormais vide du POPB.

 

LPHS : Bonjour Mario. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

 

Mario Fahrasmane : On va faire bref : je m’appel Mario Fahrasmane et je suis capitaine de l’équipe du CS.Meaux.

 

LPHS : Si on va un peu plus loin, tu es aussi manager de l’équipe de France…

 

M.F : Effectivement, j’ai des fonctions auprès de l’équipe de France en tant que manager et je suis membre du comité exécutif de la fédération internationale.

 

LPHS : Ca n’est quand même pas rien donc on va en parler. Mais avant on va d’abord revenir sur le match. Une belle victoire, un trophée de plus…

 

M.F : C’est un trophée de plus, c’est une belle victoire dans le sens où on a joué l’année dernière contre cette équipe de Toulouse et il y avait eu un écart plus conséquent. Là c’était plus serré, plus tendu, en sachant que ces deux équipes vont se rencontrer à nouveau en finale du championnat de France. Ce sont deux équipes qui se connaissent. Le seul petit bémol, c’est qu’on a eu un temps d’échauffement relativement court ce qui fait qu’on a eu du mal à rentrer dedans, ce qui a fait un début de match un peu chaotique, avec pas mal de maladresse.

 

LPHS : Et globalement un début de match très serré, puisque jusqu’à la mi-temps la décision n’était pas faite.

 

M.F : Oui voilà, c’est un autre intérêt de ce genre de match un peu serré. Nous on préfère les matchs comme cela. Ca permet de voir qu’elle équipe à le plus de ressources. Mais effectivement, même si on a pas été au meilleur niveau de ce qu’on pouvait montrer, pour le public un match accroché c’est tout de même plus intéressant.

 

LPHS : Pour en revenir à ces fameuses « ressources », on a pu voir que vous disposiez d’un banc très conséquent. En comparaison Toulouse a joué avec un banc à 8. Cela joue-t-il vraiment sur des finales ?

 

M.F : C’est vrai que la profondeur et la richesse de notre banc nous permet d’avoir des rotations que toulouse n’a pas, et a un moment ou un autre, dans les moments importants cela peut faire une petite différence. Ca n’est pas cela qui va nous faire gagner, mais c’est vrai que 8 joueurs contre 9-10 cela peut peser.

 

LPHS : C’est clair. Et quand on a un Nazif Comore à 25points 17rebonds ça aide aussi.

 

M.F : Oui voila c’est ca. C’est un grand, il est adroit, on travaille pour le mettre en position. Ca nous libère de la marque : si un joueur est adroit autant en profiter. Et en même temps il accapare deux joueurs, il est capable de ressortir les ballons et redistribuer le jeu en libérant d’autre joueurs.

 

LPHS : Moi j’ai une question un peu plus personnelle : est-ce qu’il te reste de la place dans ta vitrine pour tous ces trophées ? (NDLR : Mario à l’un des plus beaux palmarès français de tous les temps en tant que joueur, en ayant tout gagné sur le plan continental depuis presque 20ans).

 

M.F : Cela va peut-être paraitre bizarre, mais je n’ai pas de vitrine. Je pars du principe que je fait partie d’une équipe, et c’est l’équipe qui gagne des trophées ça n’est pas moi. Je suis juste un pion ou plutôt un maillon de cette grande chaine mais c’est l’équipe qui gagne, moi je fait simplement partie de ceux qui aide l’équipe a gagner.

 

LPHS : Bien sur c’est un sport collectif avant tout, mais ca commence à faire un palmarès bien épais quand même…

 

M.F : J’ai le même palmarès que l’équipe a peu de choses près. Moi je ne « suis » pas l’équipe, j’en fais simplement partie.

 

LPHS : Pour en revenir à l’équipe de France, on a vécu une campagne de l’équipe de France aux championnats du monde qui était quand même extraordinaire, peux-tu nous en parler ? 

 

M.F : Oui, extraordinaire, inattendu, mais on essaye d’avoir un discours avec les joueurs et le coach, Franck Belen pour bien déterminer le rôle de chacun dans l’équipe et pour ne pas penser que un statut de vice champion du monde donne automatiquement une place aux JO. Pour cela il faut être performant à chaque match et tout remettre en cause à chaque fois.

Pour cette campagne on a bénéficié d’une bonne dynamique, on a pu bénéficier aussi d’un peu de facteur chance. On a un championnat d’Europe qui se profile et il ne faut pas croire que notre place est assurée.

 

LPHS : Je vais te poser la même question que celle que j’ai posée à Laurent Blasczak : pour toi est-ce que cette campagne 2010 est quelque chose de réalisable à nouveau ou est-ce un coup sans lendemain ?

 

M.F : Non ca n’est pas un coup sans lendemain.

 

LPHS : Je me permets cette question puisqu’on a vécu la même situation en 2004 où la France avait été plutôt bonne aux « Europes » mais était passé au travers de ces JO d'Athènes (La France n’ayant pour la première fois de leur histoire pas su se qualifier en 2008, la question portait sur la période JO précédente).

 

M.F : L’équipe de France à été très forte pendant des nombreuses années mais c’est vrai que depuis Athènes en 2004 on a été au creux de la vague. Cela fait partie d’un cycle : il y a des cycles où on va être très fort puis il va y avoir des renouvellements de générations de joueurs, il faut tout remettre en place. Mais je pense que c’est quand même un « coup » qu’on a réussit à Birmingham (Ndlr : le lieu où se déroulaient les championnats du monde) mais qui a pu être possible a partir du moment où les joueurs se sont rendus compte que ce qu’on leur demandait était possible. C’est vrai que c’est difficile quand on est habitué à jouer un jeu assez stéréotypé et qu’un entraineur apporte d’autre choses, a partir du moment où les joueurs se sont dit « oui, on tenter de le faire », là ca été un déclic, ils ont adhérés au projet de jeu et cela a rendu les choses beaucoup plus faciles.

 

LPHS : Par rapport à ce renouvellement de génération, on a pu lire une des tes interviews faite il y a quelques années maintenant, où tu disais qu’il y avait un creux générationnel, une sorte de vide, qui s’expliquait en partie parce que les jeunes handi préféraient se tourner vers des sports plus « faciles ». Est-ce, pour toi, toujours le cas ?

 

M.F : Alors c’est vrai qu’il y a eu cette période où les jeunes se tournaient vers des sports plus porteurs et plus accessibles comme le tennis ou l’athlétisme. Déjà ce sont des sports individuels donc déjà « chacun pour soi » ce qui permet d’avoir parfois plus de sponsors, plus de moyens alors que dans un club c’est plus délicat.

 

LPHS : Et le fait de s’intégrer dans un collectif c’est toujours plus difficile…

 

M.F : Il y a ça et aussi l’envie d’intégrer un collectif très vite même sans avoir fait ses preuves notamment à l’entrainement. Si je compare avec le handibasket que j’ai connu à mes débuts, un joueur qui commençait, pendant de longs mois, parfois même des années, il apprenait.

 

LPHS : C’est ce qu’on a pu voir avec Luigi Makambo ce soir qui a joué les 48 dernières secondes, avec le ballon dans les mains au moment du buzzer et le privilège de lever la coupe.   

 

M.F : Voila. Moi quand j’ai commencé je n’ai vu que le banc de touche pendant deux ans. Soit je continuais soit j’arrêtais. Mais on apprend beaucoup de choses sur la touche, à l’entrainement également. Ca m’a servi pour la suite et je n’ai pas connu la frustration que certains peuvent connaitre sur le banc de touche.

 

LPHS : Oui, même si, sans vouloir dire ton âge, cela fait quelques années que tu es là, donc je peux imaginer que le remplaçant qui a été derrière toi peut connaitre une certaine forme de frustration. (a titre d’information, Mario était déjà membre de l’équipe de France A en 1993).

 

M.F : Aujourd’hui c’est moi le remplaçant donc…

 

LPHS : Oui, aujourd’hui. Mais ton rôle va au delà du simple rôle de joueur.

 

M.F : Oui, il parait. Mais ca n’est pas moi qui me donne ce rôle là.

 

LPHS : Oui évidemment tu ne vas pas t’autoproclamer papa du groupe. Et d’ailleurs par rapport à l’entente au sein de ce groupe, on sait que Roger Deda et Audrey Cayolle font partie de l’équipe de France. Est-ce que tu vas entretenir des relations « spéciales » avec eux dans la mesure où en bleu, tu n’es plus leur coéquipier ?

 

M.F : Et bien en fait, je ne suis pas du tout la même personne quand je suis en club ou quand je suis en équipe nationale. Quand je suis en club, je suis un joueur au même titre qu’eux. Par contre quand je suis en sélection j’ai un autre rôle, un autre statut, chacun respect son rôle.

 

LPHS : Donc pour toi ça n’affecte pas vos relations ?

 

M.F : Pour moi, on arrive à faire la part des choses.

 

LPHS : Pour en revenir un peu au match mais plus précisément au public, aujourd’hui on avait un public largement pro-meldois. Est-ce que pour toi le public change quelque chose ou est-ce que sur le terrain cela ne vous change rien ?

 

M.F : Pour moi, cela ne change pas grand-chose. Quand je suis sur le parquet, je suis dans mon match. Après je pense qu’inconsciemment, sur certaine personne, cela peut apporter une énergie supplémentaire. Mais on est a Bercy, pour nous, étant de la région parisienne, c’est quand même beaucoup plus facile que par exemple pour les Toulousains. A un moment ou un autre, ca peut quand même aider.

 

LPHS : Et pour toi tu es plutôt pour ou contre le fait de jouer à Bercy (retour sur le débat qui a opposé les partisans de jouer dans une petite salle pleine face à ceux qui souhaitaient faire jouer cette finale dans une grande salle qui sonne un peu creux) ? Pour toi jouer à Bercy cela représente quelque chose ou aurait-tu préféré jouer sur terrain neutre entre Meaux et Toulouse ?

 

M.F : Disons que Bercy c’est une salle prestigieuse. Et le coté positif ce que la FFBB nous intègre dans ses programmes. Les choses se font petit à petit. Avant on jouait à 18h, maintenant on joue à 21h ce qui permet d’amener plus de monde. En plus cette année il y a eu une campagne publicitaire et « marketing » qui a été plus présente. Mais le seul bémol, par rapport au niveau qu’on essaye d’avoir, on est encore un peu en retrait. Il ne faut pas se leurer, les choses ne sont feront pas aussi facilement. Mais le fait d’être à Bercy cela fait parler de notre sport au plus grand nombre et on a tendance à nous voir de plus en plus comme des athlètes handicapés plutôt que comme des handicapés qui font du sport.

 

LPHS : Et c’et très important dans la mesure où le handicap est transcendé par le sport. Dernière question, qu’est ce qu’on peut souhaiter à l’équipe de France pour les mois à venir ?     

 

M.F : Pour l’équipe de France, de continuer sur cette dynamique du mondial mais qui a été instauré deux ou trois ans avant. C’est un travail qui met du temps a porter ses fruits mais qui fini par payer, on l’a vu. En espérant continuer comme ceci et avoir une génération de joueurs plus jeunes qui intègrent l’équipe. Et si je ne trompe pas il y a également un projet de sport-étude handibasket ce qui permettrait d’avoir des jeunes qui vont a l’école, évidemment, mais qui s’entrainent tous les jours : il n’y a pas de secret, plus on joue, meilleur on est.

 

LPHS : On en parlé un peu avec Laurent, il y a des pays comme les pays bas où dès le plus jeune âge, il y a des jeunes qui intègrent des sport-études.

 

M.F : Oui, les Pays-Bas, c’est clairement un exemple à suivre en matière de sport-étude et du point du matériel, des salles etc… C’est un pays dont on va certainement entendre parler très vite.

 

 

 

Je tiens évidemment à remercier très chaleureusement nos deux vice-champions du monde, Laurent Blasczak et Mario Fahrasmane pour leur sollicitude et leur disponibilité au sortir d’un match aussi intense.

Un grand merci aussi a Mlle Wagner, kiné de l’équipe de France sans qui rien n’aurait été possible.

 

A noter enfin  que les journalistes ne se bousculaient pas spécialement autour de moi… A croire que voir une finale entre deux des monstres européens avec pas loin de 10 vice-champions du monde dans une salle mythique passe après n’importe quel transfert de seconde division française de foot sur l’équipe.fr.

 

Amitiés sportives

 

Pierre 

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Finale de la coupe de France handibasket : Toulouse – Meaux au POPB

14 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Planète Nba

Alors voila, ce vendredi soir, répondant à l’invitation de mon amie kiné de l’équipe de France de handibasket, Sylvie (si vous voulez prendre rendez-vous avec elle je prends simplement 10% de commission) je me laissais convaincre par une rencontre de basket. Oui, vous avez parfaitement lu : pas de Clermont-Biarritz pour moi ! Canal + à la demande, c’est pas pour les chiens.

A la place : un bon vieux match de handibasket des familles. Mais attention, pas n’importe quel match : un match entre deux des plus grosses équipes européennes. Une finale entre les deux meilleures équipes de France (elles sont alors toutes les deux en course pour le doublé Coupe-Championnat). En jeu ? Rien de moins que la suprématie symbolique d’un club.

Le théâtre de cet affrontement est un écrin, une salle de renom, un lieu de mémoire dont la seule évocation peut donner des frissons à tous les amateurs de basket : Bercy. Terrain habituel des play-offs, lieu de passage obligé pour tout amateur de balle orange qui se respecte, théâtre de la folie barcelonaise, de la démence du partisan Belgrade ou encore de la furie du CSKA Moscou il n’y a de cela que quelques mois, le Palais omnisport de Paris-Bercy (POPB pour les intimes) s’était équipé de son plus beau parquet, avait fait pété sa plus grosse sono et tout était réunit pour voir un beau match.

 

Sous les yeux de pas loin de 300 spectateurs, pouvait commencer le choc de ce vendredi soir.

 

Le match débute à 21h précise. Horaire de programmation oblige, et malgré un échauffement très succinct dû en grande partie à la finale des juniors qui trainait un peu en longueur, les hostilités s’engageaient de manière très ponctuelle entre les blanc et rouge de Toulouse et les bleus de Meaux. (Par respect pour les lecteurs qui pourraient habiter Meaux, y connaitre des gens sympa ou tout simplement adorant le fromage, il n’y aura aucune tentative de jeu de mot avec le Brie… Promis… ou alors vraiment malgré moi…)

 

Premier Quart : « Foul Trouble » et match engagé.

 

Le premier quart temps est marqué par une nette domination meldoise mais la finition fait défaut. Toulouse, moins à l’aise dans le jeu mais bien plus efficace s’accroche en défense et reste collé au tableau d’affichage pour accuser, après 10min, un retard d’un petit point seulement.  

Le score à la fin de ce premier ¼ : 14/13 pour Meaux. On sent que les bleus de seine et marne ont la main sur le match, mais les toulousain, emmenés par un bon duo Laurent Blaszcak- Manu Vaisoia reste dans le sillon de leurs adversaires du soir.

 

L’impact physique est énorme, les coups de chaises sont nombreux, les chutes régulières et surtout les arbitres souhaitant tenir leur match n’hésitent pas à siffler. Meaux doit composer très vite avec deux joueurs en « foul trouble » (trop de faute trop rapidement) : Roger Deda et Franck de Goede doivent sortir et la profondeur de banc de Meaux doit déjà faire parler d’elle avec les entrées de Mario Fahrasmane et d’Abdel Dejallaili. En face, le meilleur joueur de son équipe sur ce match, Laurent Blaszcak lui aussi est handicapé par deux fautes, mais son entraineur décide de le laisser sur le terrain. 

 

Deuxième Quart : Meaux prend l’ascendant… mais lâche des paniers dans les dernières minutes

 

Le second quart débute par une grosse série de Meaux : 8 à 4 en 2minutes. L’hémorragie est trop importante et l’entraineur Toulousain prend un temps mort logique. La concentration revient peu à peu et les joueurs du sud-ouest retrouvent un brin de réussite dans la raquette. Toulouse recolle mais n’arrive pas à passer devant malgré son temps fort.

 

A la mi-temps le score est de 35 à 32 en faveur de Meaux. Mais bien plus inquiétant que le score, c’est la manière qui pose problème : tout à Toulouse semble fait à l’arrache. Aucun panier ne semble facile et les ballons sont souvent gâchés sur des possessions un peu précipitées. En face, le scoring est assuré par la paire d’intérieur Nazif Comor-Otias Pliska assez dominatrice. A Toulouse Vaisoia lutte un peu trop seul à l’intérieur pour ramener ses coéquipiers.

 

3ème quart : emballez c’est pesé !

 

Et la tendance ne va jamais s’inverser : complètement en panne de réussite, Toulouse va vire un vrai cauchemar dans ce 3ème quart. Ils encaissent un terrible 11 à 0. Incapable de marquer pendant presque 7minutes, les coéquipiers de Laurent Blaszcak doivent en plus faire avec un Betrand Libman loin de son meilleur niveau et un arbitrage très sévère contre eux (en témoigne cette faute antisportive sifflée contre Jérôme Courneil dans les dernières minutes du match).

Coté meldois, tout va bien : les rotations sont régulières, le secteur intérieur est gavé de caviar (Comor se régale littéralement) et la défense fait le boulot. A la mène le jeune Robin Poggenwisch joue juste et fait bien tourner le chrono. On sent que les Toulousains veulent encore y croire mais le score est sans appel : +10 al’orée du dernier quart.

 

4ème quart : La réussite du champion…

 

Meaux fini un peu trop facile son match et l’espoir renait presque coté haut-garonnais avec un panier primé ramenant les blancs à -8. Laurent Blaszcak tente de prendre plus de shoot sans vraie réussite. Mais la messe est dite et rien ne peux plus inquiéter les joueurs de Robert Blandeau. La partie va encore durer quelques minutes au rythme des fautes pour envoyer les adversaires sur la ligne mais l’expérience de Meaux fini par payer. Score final 63-52 pour les joueurs de Seine-et-Marne.

 

Avec son match mamouthesque, Nazif Comor est élu logiquement MVP du match : 25pts, 17 rebonds. En face, Laurent Blaszcak compile lui aussi un double-double avec 13rebonds et 12points (+4passes, un contre, deux interceptions).

 

Meaux remporte le titre de vainqueur de la coupe de France et vient de prendre un ascendant psychologique réel sur les adversaires du soir. Toulouse a montré les limites de son effectif avec une rotation à seulement 8joueurs et la finale du championnat s’annonce difficile. Le soutient du public devra se faire très intense pour insuffler la force qui commence à faire défaut à une équipe un peu sur les rotules suite à l’accumulation de matchs couperet. A Meaux, c’est bien connu, on à pas l’habitude de se montrer coulant : la récupération est facilité par la victoire mais attention à ne pas se voir trop beau trop vite. Faisons confiance aux cadres de cette équipe pour ne pas se relâcher trop vite.

 

 

 

Ce que je retiens de cette première expérience handibasket ? Tout d’abord la vitesse et la puissance qui se dégage de ces athlètes à part-entière. Autant je me sens capable de rivaliser avec des athlètes dans quelques disciplines, autant là, l’alliance de la vitesse, de la puissance, de la dextérité, de la maitrise de la trajectoire de la balle et du fauteuil, de l’aspect stratégique des blocs (beaucoup plus importante qu’au basket traditionnel dans la mesure où un bloc stop net l’adversaire et son véhicule) me fait dire que mes prédisposition pour ce sport sont… nulles. J’en tire un immense respect pour tous ces sportifs qui se battent avant tout pour être reconnu en tant que tel et qui transcendent leurs handicaps. Ce soir je n’ai pas vu des handicapés qui faisaient du sport, mais des sportifs qui étaient handicapés. La nuance parait tenir de l’ordre de l’euphémisation lexicale mais il n’en est rien : cette nuance est non seulement importante en vue de reconnaitre le handisport comme un monde concomitant voir indissociable du sport traditionnel, mais plus encore nécessaire en vue de faire changer le regard qu’on porte sur le handisport et plus largement sur le handicap.

J’ai passé une super soirée, j’ai rencontré des gens très accessibles, très sympathiques et plus encore des acteurs animés d’une vraie volonté de faire progresser leur sport. J’invite donc tous les lecteurs qui seraient intéressés par ce sport de faire la démarche auprès des clubs les plus proches pour aller découvrir un sport spectaculaire et physique, et pourquoi pas dès la semaine prochaine à Meaux ou à Toulouse, partir à la rencontre de ces sportifs atypiques mais au combien admirables.

 

Pour les photos du match : c’est ici !

 

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Top 14 : Les phases finales sont enfin là !

13 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Et c’est parti pour les matchs couperets ! Une victoire ou c’est la porte. C’est tout ou rien. Si tu es le plus fort, tu continues, sinon tu rentres à la maison…

 

6 mois de match sous la pluie, dans le froid et dans la boue. 26 matchs, tous difficiles et éprouvant. Une saison de labeur, de souffrance, de coups durs et de coups d’éclat. Tout ça pour une chose : ces foutues phases finales.

 

Alors il y a bien sur les habitués, ceux qui sont rompus à ces joutes du mois de mai et de juin : Clermont le tenant du tire, Toulouse l’éternel demi-finaliste, Biarritz l’équipe la plus titrés des années 2000… Et puis, cette année il y a aussi ceux que personne ou presque n’attendait là : Montpellier porté par le duo Galthié-Béchu, le Racing de Berbizier et Castres sous la houlette de Travers et Labit.

 

 

Le tirage au sort des phases finales ont eut lieu et voilà ce qu’il en ressort :

 

les barrages sont très indécis (Clermont-Biarritz ce soir et Castres-Montpellier demain), et assez inattendus : si la présence du BO et de l’ASM ne sont pas franchement une révolution de l’ovalie, le fait qu’ils soient en barrages est déjà moins conforme aux pronostiques de début de saison. La formule du top 14 étant ainsi faite, tous les gros ne pouvaient pas passer directement et quand on voit le sort que le championnat à réserver à Toulon, Bayonne, Paris ou Perpignan… Les barrages sont déjà très positifs pour ces 4 équipes.

      De l’autre coté, le MHR et le CO sont les deux grosses surprises de la saison.           

Montpellier a arraché sa victoire contre Toulon dans un véritable huitième de final quand le CO, lui, faisait preuve d’une maitrise tout au long de la saison digne d’une   équipe de très haut niveau. Le CO doit aujourd’hui beaucoup mieux digérer son élimination prématurée en H-cup, eux qui n’ont pas l’effectif le plus large du    championnat.

 

Les Toulousain et les Franciliens du racing vont bénéficier d’une semaine de repos supplémentaire par rapport aux barragistes. Alors deux choses : cela explique (nous allons le voir) en partie pourquoi les équipes qui jouent aujourd’hui et demain ont tendance à faire appel aux remplaçants de luxe de leur effectif pour préserver les titulaires habituels en cas de qualification. Et surtout cela est à double tranchant pour les qualifiés : si ils auront une semaine de plus pour récupérer d’une saison longue et éprouvante, ils pourraient se laisser surprendre par l’intensité d’un match de « Play-off » contrairement aux barragistes qui auront déjà joué un match à élimination directe.

 

Le tirage au sort fait qu’il vallait mieux finir 2ème que 1er cette saison : sans faire offense aux Castrais et aux Montpelliérains, le Racing doit quand même être ravi de rencontrer le vainqueur de ce barrage N°2 plutôt que l’un des ogres Clermontois ou Biarrot. Toulouse eux doivent presque regretter leur victoire contre Clermont…qu’ils pourraient rejouer dans 7 jours…

 

Que les phases finales devraient se faire sans quelques joueurs majeurs chez les qualifiés : Chabal suspendu, Rougerie gravement touché à la cheville, Michalak (pas un joueur majeur, il est vrai mais tout de même absent) sur le départ : il devrait être libéré dans les jours qui viennent par son club pour s’engager directement avec les Natals Sharks, Traille encore en délicatesse avec son talon… Finalement, seul le CO et le MHRC sont au complet avec notamment le retour de Kayser et Fakaté.

 

 Les compositions pour ce soir :

 

Clermont – BO :

 

Biarritz :

 

Le XV de départ : Balshaw ; Ngwenya, Bosch, Mignardi, Bolakoro ; (o) Peyrelongue, (m) Yachvili ; Harinordoquy (cap), Lakafia, Lund M; Taele, Lund E; Johnstone, Terrain, Coetzee. 

Les remplaçants : Guinazu, Afoa, Thion, Lauret, Lesgourges, Tranier, Hewlett-Petty, Marconnet (23e homme).

 

A noter :

 

Thion, Lauret, Hewlett-Petty et Marconnet sont sur le banc : ils devraient faire leur entrée eux qui sont des titulaires en puissance.

 

La paire de centre est assez inexpérimenté et va manquer de repère : Mignardi fait son retour lui qui avait du souffrir de la concurrence de Gimenez depuis quelques mois. Bosh et Mignardi vont devoir sortir un gros match pour faire oublier Traille et Gimenez.

 

Terrain aura la lourde charge de faire oublier l’un des grands absent du pack du BO, August, gravement touché aux ligaments du genoux et absent pour les 6prochains mois. On sait que la conquête sera déterminante et les lancer ne sont pas le point fort de Romain Terrain.

 

Clermont :

 

Le XV de départ : Floch ; Fofana, Joubert, Canale, Malzieu ; (o) James, (m) Parra ; Lapandry, Lauaki, Bonnaire ; Privat (cap), Cudmore ; Scelzo, Ledesma, Debaty.

Les remplaçants : Ti Paulo, Faure, Pierre, Vermeulen, Senio, Russell, Murimurivalu, Zirakashvili

A noter :

 

Un 15 de départ très expérimenté et un banc de très grande qualité, Clermont fait parler son effectif pléthorique en cette fin de championnat : 3 internationaux français sur le banc, 5 avants qui sont régulièrement titulaires. Seul bémol : l’absence d’un vrai 10 sur le banc, Russel ayant prouvé contre Paris en challenge européen ses limites à ce poste.

 

Une paire de centre puissante et qui à déjà été deux fois finaliste, Canale et Joubert vont essayer de peser sur une paire de centre biarrote qui sur le papier est un peu moins forte.

 

En titularisant Lauaki, le message est clair : la puissance du Néo-zed est là pour contrer celle du tout jeune appelé Lakafia.

 

 

Les clefs du match :

 

Le duel aérien Bonnaire/Harinordoquy.

Le combat de la troisième ligne : Lund-Lakafia-Imanol face à Bonnaire-Lapandry-Lauaki

L’apport du banc : Thion/Pierre, Zirakashvili/Marconnet, Faure/Afoa…

La réussite des buteurs : Parra face à Yachvili, un duel qu’on pourrait retrouver dans un contexte différent pour savoir lequel des deux portera la tunique bleue en tant que 9 titulaire en NZ.

 

Avantage : Clermont. Ils jouent a domicile, ils bénéficient d’un effectif peut être plus profond et surtout ils ont un titre à défendre.

 

Le pronostique LPHS : 20 à 12 pour Clermont.

 

 

      Enfin une petite remarque concernant les demi-finales : en fait quand la ligue dit "sur terrain neutre" il faut comprendre "à Marseille", les deux matchs ayant lieu au Vélodrome... Pas de chance pour tous les supporters au nord de la Loire qui n'auront le droit qu'à une finale à Paris si ils font le couteux investissement de payer pour l'épilogue de la saison, mais surtout pas de chance pour tous ceux qui sont domiciliés dans une grande ville entre Paris et Marseille (Bordeaux, Lyon, Nantes) vu que ces derniers n'auront le droit à rien si ils n'ont pas canal ou pas les moyens d'aller à Marseille ou Paris... 

 

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Les 30 élus pour la coupe du monde... en attendant les réponses

11 Mai 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

L'article sera mis à jour en temps réel : les noms, les surprises, la conférence et l'analyse de la sélection. 

Lievremont à donc tranché. 3ans de préparations, une 50aine de match, une petite 100aine de joueurs, des déroutes, des victoires, des désillusions, des  grands moments et quelques règlements de comptes… Tout ça pour ce moment unique : la coupe du monde. Les déçus sont forcément nombreux, on ne loupe pas une coupe du monde dans la Mecque du rugby sans être ravagé. Voici la liste des 30 élus + les quelques noms en plus qui étaient prévus :

 

11h 28 : Petit speach de Jo Maso, la france du rugby, le travail main dans la main tout ça tout ça... Allez tu la balances ta liste ?! 

 

11h30: réglé comme une horloge suisse, Marc Lièvremont, souriant envoie la sauce. 

 

Première ligne : Barcella, Domingo, Mas, Schuster, Ducalcon, Poux, Swarzewsky, Servat, Marconnet 

Deuxième ligne : Nallet, Papé, Millo-chlusky, Pierre

Troisième ligne : Dusautoir (cap), Bonnaire, Harinordoquy, Ouedraogo, Lakafia, Picamoles  

Demi de mêlée : Parra, Yachvili

Demi d’ouverture : Trinh-duc, Skrela 

Centres : Estebanez, Mermoz, Marty, Rougerie 

Ailiers : Clerc, Palisson, Huguet, 

Arrières : Médard, Traille, Heymans 

 

11h 32, début de la conférence :  

 

Les absents : Thion, Guirado, Poitrenaud, Chabal, Lapandry, Fritz, Bastareaud, Tomas, Wiznieswki, Doussain, Jauzion, Fall, Andreu, Malzieu, Floch. 

 

Première question : l'absence de Chabal. Sportivement, Lakafia lui a été préféré, mais sa sortie médiatique n'a rien à voir.  

 

Deuxième question : l'absence politique de Bastareaud ? Son absence n'est du qu'à l'aspect sortif. 

 

Troisième question : l'absence de Chabal est-il un désaveu des choix faits ? Picamoles plus que Chabal est-il un retour en arrière ? Réponse : non. Picamoles était et reste un grand espoir. ML parle du fait de pouvoir se tromper, faire des choix différents.

 

Quatrième question : que faire en l'absence de Rougerie? Il n'y a que 4 centres ?  On a longtemps hésité. 

 

Cinquième question : Wisniewsky ? Skrela offre plus de garantie. Skrela est appelé dans les 30, il s'est blessé pendant la préparation mais il a un temps d'avance sur Doussain ou Beauxis. 

 

Sixième question : les solutions évidentes n'existent pas ? Non, c'est une reflexion de tous les instants pendants ces dernières semaines. 

 

Septième question : cette liste est-elle définitive et y at-il une liste cachée ? Oui, mais non je ne la donne pas. Tomber sur la messagerie pour annoncer la non-sélection c'est dur alors je me laisse des choix mais je ne contacte personne. 

 

Huitième question : Poitrenaud. Il est parti comme second centre. Il y a meilleur que lui. A l'arrière, Traille, Heymans et Medard sont mieux. Palisson pareil. Clement arrive après. 

 

Neuvième question : Poitrenaud paye-t-il son dernier tournoi ? Non, c'est un ensemble de chose. Un match, notamment en italie, n'est pas la seul chose qui permet de trancher. 

 

Dixième question : La liste peut-elle évoluer dans la composition de la première ligne ? Non on partira à deux talonneurs et pas à 5piliers 3 talonneurs. Schuster ? Pas de certitude de récupérer des joueurs expérimenté donc la polyvalence de Poux, Marconnet et Ducalcon ont été préférés. 

 

11ème : Pouquoi deux talonneurs ? Ben on part aussi avec deux 9. La saison de top 14 n'aura pas repris. On va donc former un pilier pour dépanner sur un bout de match et il reste la possibilité de rappeler quelqu'un au talon. 

 

12ème : est-ce un groupe homogène ? J'ai décidé d'avancer sans m'arreter aux critiques. C'est en toute bonne foi qu'on a pris les meilleurs. 

 

13ème : qui seront les cadres ? Il y a beaucoup d'expérience dans cette équipe. Il y en a qui pourront se révéler. Mais la perte de Rougerie va faire mal de ce point de vue.

 

14ème : Jauzion ? Par rapport à son palmarès, a ce qu'il représente, ca été dur. Mais 4 joueurs ont été plus forts.

 

15ème : Mermoz n'a pas joué depuis février. Pourquoi le prendre en N°1 ? N°1, rien n'est sur mais on le prends sur son potentiel.

 

16ème : les nouveaux entrants ont-ils des chances de bousculer la hierarchie ? Déjà il n'y a pas de hierarchie à donner mais oui, tout est possible.

 

17ème : Chabal est-il sur la liste caché ? Je parlerais pas de la liste caché.

 

18ème : sur qui il a hésité ? Il y avait des incertitudes, mais il y avait 3 ou 4 joueurs

 

19ème ; les dernières semaines que tu as vécus ont été les plus dures dans les choix ? Dans les choix oui, particulièrement aujourd'hui. Mais il y a une forme de délivrance. Maitenant il faut avancer.

 

20ème et dernière question :  A t-il des certitudes pour devenir champion du monde ? Comment je peux t'assurer d'être champion du monde ? Parcontre on sera compétitf, j'en suis sur. 

 

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Les (petites) informations de la planète rugby

6 Avril 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

La coupe du monde approche : mon dieu que le temps passe vite. Alors sans plus attendre, un petit tour de la planète qui tourne ovale s'impose avec les nouvelles fraiches (et moins fraiches) qui ont marquées l'actualité ces dernières semaines. 

 

Hémisphère sud : 

 

Afrique du Sud :

 

L'ancien sélectionneur champion du monde, Jack White, serait en contact avancé avec la franchise des Brumbies. Cette information a été confirmée par les bureaux de la franchise et notamment Andrew Fagan. Les Brumbies déjà battus 5 fois en 6 matchs sont un peu en perdition cette saison...  

 

Nouvelle zélande : 

 

Coup dur pour les blacks mais plus encore pour la province des Crusaders avec la blessure de Whitelock. Touché à la cheville, une opération et une légère réeducation seraient prévues. Son absence est estimée à 3mois, ce qui remet en question sa participation au mondial. 

 

Déjà les premiers émois politiques se font ressentir autour de la coupe du monde. Alors que le gouvernement a annoncé la mise en oeuvre de la construction d'un bateau traditionnel maori (un "Waka") de plus de 60m dans le but de faire connaitre la culture maori a travers le monde, l'opposition en a profité pour remettre en question le traitement reservé aux populations maoris pour ce mondial. Le député Shane Jones en a même profité pour dire que ce projet était "stupide", et de nombreux autres ont dénoncés le coût déplacé de ce projet (plus d'1 millions d'euros) alors que l'archipel se bat contre la crise économique qui frappe le pays du long nuage blanc. 

 

Europe

 

Angleterre : 

Un espoir fait déjà parler de lui...  Après l'interview d'un des membres du staff Anglais, Andy Egonu, nous nous étions laissé dire que l'une des futures perles du rugby anglais était sans conteste possible le pilier des Harlequins Joe Marler. 

Or ce matin, via un communiqué de la fédération anglaise, nous apprenons que Joe Marler fait déjà parler de lui ! Incroyable non ? La raison ? Une suspension pour une altercation avec l'un des meilleurs pilier du championnat Anglais, l'argentin de Leicester Marcos Ayerza. Ce petit à déjà tout d'un grand ! 

 

Du coté de Sale, c'est la grande période des signatures : Lavea (ouvreur de Clermont), Myall (deuxième ligne extrêmement prometteur de Leeds), Amersbury (ailier de Newcastle), Vernon (3ème ligne de Glasgow)...  

 

Du coté des Wasps, c'est Josh Lewsey qui a fait parlé de lui au cours du dernier mois. L'arrière champion du monde a repris du service. Après avoir grimpé l'Everest, il retourne à ses premiers amours pour aider le club a remonter au classement. 

 

Irlande : 

 

Deux nouvelles assez triste du coté de l'ile verte. La première concerne Paul O'connel. Le géant irlandais vient peut-être de dire adieu au mondial. Serieusement touché à la cheville (une lésion sérieuse des ligaments laisse craindre une opération), le joueur du munster à déjà mis un terme à sa saison. Ses chances de participer au mondial sont de plus en plus faible, lui qui sort d'une saison "galère". 

 

La seconde concerne l'ailier Ian Dowling. Bléssé à une hanche depuis septembre dernier, il a décidé à l'âge de 28ans de mettre un terme à sa carrière. Le joueur du Munster, deux fois sélectionné avec son équipe nationale, quitte la Red Army avec au palmarès 2 h-cup. 

 

France : 

 

Julien Caminati s'est donc fait une grosse frayeur. Evacué d'urgence à l'hopital et sous assistance respiratoire, l'arrière Briviste souffrirait d'une fracture des côtes et d'un pneumothorax.

 

Remi Martin lui a terminé sa saison. Opéré des dents, il a donc dit au revoir au stade Jean Dauger face au Racing, lui qui est en partance pour Montepellier.

 

Enfin on a découvert cette semaine que Guy Novès ignorait la signature de Lionel Beauxis au Stade Toulousain. Souvent très doué dans l'intox (en témoigne ses dernières déclarations sur "le match de samedi prochain on s'en fout complétement), il est fort à parier que Guy mente un tout petit peu.

 

 

 

 

 

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Devenez le sélectionneur des bleus : la mise en lumière de quelques équipes

3 Avril 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Alors voilà : un article très « second degrés » avec le commentaire des équipes que vous avez postées. L’analyse se décompose de la manière suivante : l’auteur de la sélection, le nom de sa « team », la composition, le commentaire des PHS et enfin les oubliés de cette sélection.

Il ne s’agit pas d’une analyse très sérieuse et bien plus d’un article fait pour que nous puissions rire ensemble des 15 équipes proposées. Elles ne seront pas toutes analysées et je vous prie de m’excuser si votre sélection n’a pas été soumise à mon commentaire oh combien professionnel. 

 

 

Clement : Les « Toulousaino-Clermontosse »

 

Piliers : Domingo Faure Ducalcon Mas
Talonneurs : Servat Szarzewski Guirado

2ème ligne: Nallet Pierre Papé Millo Chlusky
3ème ligne: Ouedraogo Bonnaire Harinordoquy Dusautoir Picamoles Lapandry
Demis de mêlée : Yachvili Durand

Demi d’ouverture : Trinh-Duc Wisniewski
Centres: Jauzion Mermoz Fritz Mesinna
Ailiers: Clerc Heymans Malzieu Rougerie
Arrières: Médard Floch

 

Avec pas moins de 17 joueurs évoluant à Toulouse et Clermont et pas moins de 10 arrières y évoluant où y étant passé, cette équipe allie la puissance d’un gros 5 de devant avec la fougue de joueurs d’instinct. Une telle équipe aurait fière allure, il y aurait du jeu mais surtout, un centre du terrain très lourd et très complémentaire. Messina et Fritz dans un registre similaire, Jauzion et Mermoz dans un rôle de premier centre pouvant s’adapter en fonction de l’adversaire (l’un étant plus joueur que l’autre, l’un étant plus solide que l’autre).

Le petit point faible ? Des joueurs n’ayant pas ou plus évolués avec les bleus depuis de 2ans (Faure, Floch, Picamoles, Fritz, Durand, Wisniewski, Heymans et Rougerie en tant qu’ailier.)

Une équipe qui en tout cas sur le papier est prometteuse.

 

Les oubliés : Thion, Marconnet, Parra, Skréla, Traille, Poitrenaud. Mis a part le dernier, l’absence des premiers relèvent d’un choix : on cherche du mouvement et de la mobilité. Mais Poitrenaud paierait-il, lui, ses mauvaises prestations en 15 ?

 

 

Philippe : Les « mongolitosse »

 

Piliers : Barcella Schuster Marconnet Mas

Talonneurs : Swarsewsky Kayser
2ème ligne : Nallet Olibeau Papé Maestri
3ème ligne : Perez Lapandry Martin Dusautoir Harinordoquy Picamoles
Demi de mêlée : Durand Yachvili
Demi d’ouverture : Trinh-duc Wisniewski Boyet
Centre : Marty Mesinna Chavancy
Ailiers : Fall Fofana Malzieu Arias
Arrières : Porical Michel

 

Une équipe mi-rugbymen, mi-handisport (ils sont pour la plupart atteint d’une très rare forme d’autisme ovale les empêchant de jouer avec leur cerveau…). Pas un qui sait faire une passe, pas un qui est capable de jouer ballon en main. Par contre avec eux on peut partir à la guerre tranquille. La règle ? Le premier qui meurt a perdu. Une équipe qui fleure bon les grandes envolées et les redoublées… Non j’déconne. Un point positif : quand on à 15 titulaires avec moins de 28 de QI de moyenne, c’est sur que la Nouvelle Zélande ou l’Australie peuvent trembler ! Les « mongolitosse » débarquent en NZ : que les femmes et les enfants ne viennent pas au stade, les barbares de vieux continent sont là, ca va être les Jeux de Rome. « Avé Cesar, ceux qui vont mourir te saluent ».

 

Les oubliés : Le Corvec, Boussès, Privat, Roumieu, Bastareaud, Cudmore (ah ! non, il est canadien…)

 

 

Romain : les « trop nombrosse bascos»

 

Piliers : Iguiniz, Barcella, Mas, Domingo,

Talonneurs : Kayser, Servat
2 ème ligne: Nallet, Chabal, Lamboley, Millo-Chlusky
3 ème ligne: Bonnaire, Dusautoir, Picamoles, Harinordoquy, Ouédraougo, Puricelli
Demi de Mélée: Dupuy, Mélé, Yachvili
Demi d'Ouverture: Boyet, Trinh-duc, Michalak, Talés, Skréla
Centres: Mazars, Bastaraud, Messina, Baby, Rougerie
Ailiers : Médard, Arias, Malzieu, Heymans,

Arrières: Floch Poitrenaud

Une liste avec 36 mectons. C’est au cas où il y aurait des problèmes de passeport ou de valises pour ne pas être bloqué à la douane Néo-zélandaise. Il a tout prévu ! Et puis surtout, peut-être qu’avec 5 ouvreurs, on arrivera à en trouver un qui soit potable…

Un peu basque sur les bords, il est le seul a donner une chance à deux bayonnais pur jus : Iguiniz (Bayonnais d’Espagne) et Puricelli (Bayonnais d’Italie) et l’un de ceux a accorder sa confiance aux Biarrots Harinordoquy et Yachvili. Il pousse même le vice jusqu’à être le seul  à donner son billet pour la NZ à Baby, futur Biarrot. On a démasqué la corporation basquo-landaise la dessous !  

Mais Romain n’est pas un intégriste : il demande juste à ce que la mascotte de la sélection soit remplacée par un Pottok, que l’équipe de France évoluent en rouge blanc et vert et que la Peïa Bayona soit chanté avec les matchs du tournoi.

 

Les oubliés : Roumieu, Avril, Lacroix, Peyras et Fall… Enfin de toute façon, ils ne sont pas français : ils sont basques ! 

 

 

Yas : les « pas dégueulassos »

 

Piliers gauche: Domingo Poux Marconnet Mas
Talonneurs : Swarsewsky et Servat
Deuxième ligne: Nallet, Millo-chlusky, Thion et Papé
Troisième ligne: Bonnaire, Ouedraogo, Diarra, Dusautoir, Harinordoquy et Vermuelen.
Demi de mêlée: Yachvili, Mignoni et Durand
Demis d’ouverture : Beauxis, James
Centre: Jauzion, Traille, Mermoz et Audrin
Ailiers: Rougerie, Clerc, Heymans et Camara
Arrières: Floch, Poitrenaud

 

 

Une équipe avec quelques joueurs méconnus (Audrin et Diarra en tête) avec un joueur qui n’a rien a faire là (Camara) mais surtout avec pas mal de noms connus. C’est expérimenté, c’est solide et c’est plutôt pas mal.

Bon après il y a des chances pour que tous les braves gars qui permettent à Marine de faire presque 20% fassent la gueule : « Quoi ?! 4 noirs en équipe de France ?!! Non mais c’est pas possible ! Ils avaient pas de clubs de foot dans leurs cités ou quoi ?!

Une équipe qui semble très axé sur la puissance et les capacités de franchissement de ses joueurs. A noté que Yas est l’une des deux femmes à avoir participé : merci à elles.

 

Les oubliés : la compagnie créole, Luc Hazoumé, Nyanga, Fall… Il n’y a pas des juifs et des Francs-maçons pour définitivement emmerder ces gros cons de xénophobe ?

 

 

Cyrille : Les « placardosses »

 

1ère ligne: Poux, Domingo Mas Marconnet.

Talonneurs : Servat Swarsewsky
2ème ligne: Nallet, Jaquet, Pierre, Suta
3ème ligne: Dusautoir, Lapandry, Ouedraogo, Bonnaire, Harinordoquy, Picamoles
Demis de Mêlée: Yachvili, Parra
Demis d’Ouverture : Beauxis, Trinh-duc
Centre: Mermoz, Bastareaud, Fritz, Rougerie, Estebanez
Ailiers : Clerc Fall Andreu

Arrière: Poitrenaud, Médard

 

Cyrille, c’est notre bon Saint-Maritain : Poux, Marconnet, Jaquet, Suta, Picamoles, Beauxis, Bastareaud, Fritz, Poitrenaud, Andreu et Fall. Autant de joueur qui ne seront probablement pas du voyage en NZ. Et pourtant notre sélectionneur intérimaire a décidé de jouer sur l’affectif en donnant ou redonnant leurs chances à certains joueurs qui avaient pris « frigo ». Peut-être, c’est vrai, au détriment de la cohérence du groupe.

Cet élan de générosité envers les exclus est assez ambitieux. Mais franchement, aussi compétitive que semble être cette équipe, elle ne sera pas en NZ en 2011. 

 

Les oubliés : Floch, Heymans, Malzieu, Chabal et Thion pour les « blacklistés »  

 

 

Yannick : Les « coups de tatanosse »

 

Piliers : Barcella, Domingo, Mas, Marconnet

Talonneurs : Servat, Swarsewsky
2eme ligne : Millo-chlusky, Pape, Nallet, Maestri
3eme ligne : Bonnaire, Ouedraogo, Picamoles, Harinordoquy, Dusautoir, Burban
Demi de mélée : Yachvili, Dupuis, Parra
Demi d'ouverture : Trinh-duc, Wizniesvki
Centre : Jauzion, Fritz Mermoz
Ailier : Clerc, Malzieu, Médard, Heymans

Arrière : Poitrenaud, Porical

 

Un paquet de bons gros bourrins (Domingo, Servat, Mas, Millo-Chlusky, Papé, Picamoles, Burban, Dusautoir et Maestri, ca respire les grandes courses de 1m28, ca sent la poésie à plein nez et les discussions animés, au coin du feu, sur la meilleur façon de faire une chistéra), une troisième ligne aussi mobile qu’un poteau télégraphique, une ligne d’arrière classique mais quand même assez lourde et surtout, surtout, 9 joueurs pouvant sur muer soit en buteur soit en artilleur pouvant aller jouer chez l’adversaire (Heymans, Porical, Médard, Fritz, Trinh-Duc, Wizniesvki, Parra, Dupuis et Yachvili). En résumé : grosse conquête et gros jeu au pied. Si l’on devient champion du monde, cela sera en jouant comme des anglais ! Bon alors c’est vrai que passé le 10, ca risque d’être un peu le bordel notamment au soutient au large. Mais de toute façon est-ce vraiment si grave ? En jouant de cette façon depuis 3ans, les français ont un bilan moyen. Alors en y ajoutant la botte de quelques gros buteur, peut-on faire pire ? Et puis de toute façon, en se démerdant bien, on vise le 0-0 et les tirs aux buts… En tout cas Quesada aura du monde à l’entrainement.

 

Les oubliés : Traille, Beauxis, Ellisalde, Wilkinson…

 

 

Julien : les « Parisianos »

 

Piliers : Barcella, Domingo, Mas, Marconnet

Talonneurs : Servat, Swarsewsky
2ème ligne: Nallet, Millo-chlusky, Papé, Suta
3ème ligne: Dusautoir, Burban, Harinordoquy, Picamoles, Ouedraogo, Bonnaire
Démis de mêlée : Yachvili, Parra
Demis d’ouverture : Beauxis, Trinh-duc
Centres: Mermoz, Bastareaud, Doumayrou, Traille
Ailiers : Clerc, Palisson, Malzieu, Fall  

Arrière: Médard, Poitrenaud

 

On t’a démasqué Julien : tu es un rugbyman qui évolue au nord de la Loire ! Allez ne nie pas ! Marconnet (Stade Français), Swarsewsky (Stade Français), Nallet (Racing), Millo-Chlusky (Massy), Papé (Stade Français), Burban (PUC et Stade Français), Picamoles (né à Paris), Yachvili (PUC), Beauxis (Stade Français), Mermoz (né à Epinal), Bastareaud (Massy et Stade Français), Fall (Racing)… Allez avoue, tu as un abonnement à Charlety… Et même pire ! Poitrnenaud, Médard, Ouedraogo : ils ont fait le calendrier des dieux du stade !

Reste le mystère Doumayrou : il est né et joue à Montpellier… J’avoue que c’est un peu le truc qui fout ma théorie par terre. A moins que ce soit pour qu’on ne puisse pas suivre ta piste… C’est ton alibi. Mais on ne me la fait pas à moi !

 

Les oubliés : Dupuis, Durand, les rares français qui évoluent encore au racing, les rares joueurs de talent qui évoluent encore au stade français…

 

 

Marie : les « pas assez nombros »

 

Piliers : Milloud Domingo Mas Marconnet
Talonneur Servat August
Deuxième ligne : Nallet Pierre Millo-chlusky Thion
Troisième ligne : Bonnaire Lapandry Martin Clément Harinordoquy
Demi de mêlée : Parra Yachvili

Demi d’ouverture : Trinh-Duc Peyrelongue
Centre : Mermoz, Bastaraud,

Ailiers : Clerc, Rougerie
Arrières : Poitrenaud, Peyras

 

 

Marie a voulu faire faire des économies à la fédération. Déjà qu’on y va pour se prendre une pété, on va pas en plus prendre des billets d’avions et des chambres pour des gars qui joueront pas ! Pourquoi faire une liste de 30 quand à 25 on s’en sort très bien. Et puis 25 gonzes, on s’assure de pouvoir faire 5 équipes de 5 pour faire un Tarot. L’ambiance dans une équipe c’est primordial !

Au niveau des joueurs, c’est une sélection qui marche à l’affect. August, Miloud, Martin, Clément, Bastareaud : des joueurs qui ne sont pas aussi fort que certains titulaires, mais des joueurs qui une fois mi en confiance peuvent s’ouvrir le bide pour les copains.

 C’est une équipe qui aurait aussi pu s’appeler les « experimentados » avec 15 joueurs sur 25 de plus de 30ans.

 

Les oubliés : 5 joueurs qui auraient pu venir pour faire les sandwichs et faire une 6ème équipe de Tarot et faire un tournoi, n’importe quel joueur d’expérience prêt à se saigner pour l’équipe.

 

Kalou : Les « bourrinos »

 

Piliers : Domingo Barcella Mas Marconnet

Talonneurs : Servat Szarswesky 

2ème Ligne : Nallet Papé Thion Millo-Chlusky
3ème Ligne : Ouedraogo Bonnaire Harinordoquy  Picamoles Dusautoir  
Demi de mêlée: Yachvili Dupuy Parra
Demi d’ouverture: Beauxis Trinh-Duc
Centres : Rougerie Bastaraud Traille Jauzion David
AILIERS : Clerc Heymans Andreu Malzieu
Arrières : Médard Poitrenaud

 

Mettre dans la même ligne de ¾ Bastareaud, David, Traille, Rougerie et Jauzion le tout emmené par un pack composé de Domingo, Mas, Servat, Thion, Millo-Chlusky ou Picamoles et orchestré par Trinh-Duc… Bon alors les ailiers peuvent s’acheter des gants pour ne pas attraper froid… Les centres en face vont tirer la tronche : prendre des buffles d’eau toute l’après midi, c’est pas vraiment le truc le plus réjouissant de la journée du rugbyman.

Cette équipe là serait aussi bonne au rugby à 15 qu’à la lutte Gréco-romain. Et rien que d’imaginer Bastareaud en lutteur,  j’avoue que ça me fout des suées…  

 

Les oubliés : Marty, Fritz, n’importe quel centre de plus de 100kilos

 

Etienne : les « finisseuros »

 

Pilliers: Domingo Barcella Mas Marconnet
Talonneurs : Servat Genevois
2ème ligne: Nallet Pierre Papé Millo chlusky
3ème : Nyanga Nicolas Dusautoir Diarra Harinordoquy Picamoles
Demi de mélée : Dupuy Mignoni
Demi d'ouverture : FTD Michalak
Centres : Mermoz Jauzion Rougerie Fritz
Aillier : Clerc Andreu Malzieu Candelon
Arrière : Médard Heymans

 

Cette équipe très solide devant, se distngue des autres par le fait qu’elle associe derrière beaucoup de joueur avec un vrai instinct de finisseur. Clerc, Andreu, Malzieu et Candelon sont ainsi des purs finisseurs. Rougerie, Fritz ou Michalak idem : des joueurs capable de finir les coups. Servat, Barcella, Nallet, Nyanga ou Nicolas eux aussi ont un instinct de tueur près de la ligne. Et puis on sent que la construction de l’équipe à été réfléchie et cohérente. C’est à mes yeux une des équipes les plus alléchantes.

 

Les oubliés : Szarswesky, Poitrenaud, Traille.

 

 

Giovanni : les « exoticos »

 

Piliers : Barcella Domingo Ducalcon Mas 
Talonneurs : Szarzewski Servat 

Deuxième ligne : Papé Thion Nallet Pierre

Troisième ligne : Boulhiou Bonnaire Dusautoir Chouly Picamoles Harinordoquy

Demi de mêlée : Dupuy Parra Yachvili

Demi d’ouverture : James Trinh-Duc

Centres : Fritz Jauzion Bastareaud Mermoz

Ailiers : Rougerie Clerc

Arrières : Porical Floch Médard


 
 Ducalcon, Boulhiou, Chouly, James, Floch : des joueurs qui n’apparaissent que trop rarement dans les votes et qui pourtant ont tous le niveau de figurer en bleu. Cette équipe est un peu atypique de par sa composition : pas de Millo-Chlusky, pas de Ouedraogo ou de Lapandry, pas de Traille, pas d’ailier véritable à part Clerc… Cela peut marcher mais en cas de pépin sur l’aile, ce sera à Rougerie ou Médard de glisser sur l’aile.
C’est une équipe elle aussi plutot pas mal, avec quelques idées intéressantes (Chouly, Dupuy). Reste à trouver une forme de stabilité derrière qui sera dure à trouver avec des joueurs qui évoluent globalement au meme poste (5 centres, 3 arrières).

 

Les oubliés : Ouedraogo, Millo-Chlusky, Lapandry, Traille, un ailier de plus.  
 

 

Thomas : les « Physicos »

 

‎Piliers : Domingo Barcella Attoub Mas
Talonneurs : Servat Szarzewski

2e ligne : Nallet Suta Millo-Chlusky Papé
3e ligne : Ouedraougo Vosloo Burban Dusautoir Harinordoquy Picamoles 
Demi de mêlée : Dupuy Tomas Yachvili 
Demi d’ouverture : Beauxis Trinh-duc
Centres : Bastareaud David Mermoz
Ailiers : Clerc Heymans Malzieu Rougerie 
Arrière : Médard Porical

 

 

Une équipe que l’on dira « épaisse ». Pas un avant à moins de 105 kilos, un milieu de terrain très puissant et solide. Ce qui frappe, c’est une très grosse capacité de combat chez les avants avec des joueurs méconnus comme Suta, Burban, Attoub ou Vosloo, pourtant pas les derniers pour le combat. Personne ne laissera sa part aux chiens avec cette équipe de guerriers. Mais le gros point faible de cette équipe : la discipline ! Szarzewski, Suta, Papé, Vosloo, Picamoles, Attoub : des joueurs qui ont tendance à se laisser emporter et à aller trop loin dans le combat…

 

Les oubliés : Diarra, Marconnet, Thion, Jauzion

 

 

 

Merci a tous d’avoir participé à ce jeu et à avoir construit vos équipes. Le prochain jeu portera sur les pronostiques des phases finales du top 14 (score et victoires) et le vainqueur repartira avec des cadeaux J  

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Thomas Domingo : le mondial remis en question

2 Avril 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

C'est la grosse tuile pour le pilier français. Thomas Domingo, cadre de cette équipe de France doit subir des analyses dans la soirée mais les nouvelles sont très peu rassurantes : un genou qui lâche tout seul et surtout deux craquement significatifs. Tout le monde est inquiet et à plus forte raison le staff des bleus et de Clermont. 

En cas de rupture des ligaments,ce qui semble le plus vraisemblable, son absence s'étendrait à 6mois et le mondial se ferait sans lui. 

 

C'est une vraie source de problème pour toute la mêlée tricolore et Schuster ou Forestier vont devoir prouver très vite qu'ils ont le niveau international. A moins d'un énième retour de Marconnet, cette fois ci à gauche...

 

En tout état de cause c'est un gros coup dur pour le pilier français et pour toute l'équipe de France. Après Dusautoir, Mas ou Servat tous légèrement touchés, c'est au tour d'un autre cadre de cette équipe de faire les frais d'une politique ovale décidemment bien trop archaïque pour être un tant soit peu garante de l'intégrité physique des joueurs. On ne joue pas 4ans non-stop sans en payer à un moment les frais. Dans le désordre : Mermoz, Domingo, Barcella ou encore  Szwarsevsky, soit autant de joueur bien trop utilisé pour ne pas craquer physiquement. 

Et dans le même temps, les NZ, les AFS, les AUS et même les anglais et les écossais reposent leurs cadres et préparent une coupe du monde... 

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L'interview surprise du jour : Andy Egonu, consultant-entraîneur des -18ans Anglais

2 Avril 2011 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Petite surprise pour les habitués du blog avec aujourd’hui l’interview d’un ancien joueur professionnel, Andy Egonu, aujourd’hui entraineur et membre du staff des équipes de jeunes de l’équipe d’Angleterre (-20ans jusqu’à l’année dernière, -18ans cette année). Cet ancien ailier, bien connu du coté du club du ministère des Finances où il vient aider les équipes de jeunes et de moins jeunes, a accepté avec gentillesse de répondre à nos questions (et malgré mon anglais pitoyable).

Voilà donc, sans plus attendre, le contenu de notre entretient tournant autour de sa carrière de joueur et d’entraineur, de l’équipe d’Angleterre et d’un sandwich mangé sur le pouce.  

 

 

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LPHS : « Bonjour Andy, peux-tu te présenter à nos lecteur ? »

 

Andy Egonu : « Je m’appel Andy, ex rugbyman professionnel et aujourd’hui entraineur professionnel. »

 

LPHS : « Où as-tu joué durant ta carrière ? »

 

Andy «  Quand j’ai commencé à jouer, j’ai quitté l’université, et mon premier club de rugby a été Rosslyn Park, à Londres. Après cela je suis parti joué à Swansea, au Pays de Galles pendant 3 ans. Les deux premières années ont été très bonnes, la troisième beaucoup moins puisque j’ai été pas mal blessé. Puis j’ai signé aux Harlequins où j’ai joué 3ans.

J’ai aussi été blessé la bas. En fait, de manière basique, j’ai eu une carrière pro marquée par les blessures. J’ai eu le droit à 9 opérations sur différents endroit de mon corps…

 

LPHS : « Et alors tu jouais ailier ? »

 

Andy : « Oui je jouait ailier et centre. Mais majoritairement ailier. »

 

LPHS : « Quel est le plus beau moment de ta carrière ? »

 

Andy : «  Le plus beau moment de ma carrière ? C’était un match avec les Harlequins dans une compétition qui s’appelait alors « Européen Challenge Cup ». Et c’était contre une équipe Française, contre Brive. Didier Faugeron était même l’entraineur en face. »

 

LPHS : « Et c’était une victoire ? »

 

Andy : « Nous avions gagné »

 

LPHS : « Alors c’est pour ça… Et y a-t-il un entraineur qui t’a plus marqué que les autres ? »

 

Andy : « Celui que j’ai essayé de suivre et dont j’ai essayé d’adapter un peu les méthodes est un coach anglais qui a eu beaucoup de succès : Clive Woodward. Il a gagné la coupe du monde avec l’Angleterre en 2003 »

 

LPHS : « Tu le connais personnellement ? »

 

Andy : « Je le connais bien, oui. Mais par rapport à ma façon de coacher j’essaye d’appliquer les méthodes de la RFU (fédération anglaise de rugby à 15, ndlr.) Mais l’un des entraineurs qui me plait aussi, c’est José Mourinho pour son approche simple et organisé du sport"

 

LPHS : « Tu as joué avec de très, très bon joueurs. Quel joueur a été le plus impressionnant à tes yeux ? »

 

Andy : J’ai joué avec un joueur français, Laurent Cabannes (rires). Mais le joueur le plus impressionnant avec qui j’ai joué… Will Greenwood.

 

LPHS : « Tiens… C’est étrange car je n’ai pas de très bons souvenirs de lui… J’ai toujours trouvé ce joueur un peu surcoté où en tout cas il ne donnait pas une super impression quand on ne jouait pas avec lui parce qu’il n’était pas vraiment très spectaculaire. »

 

Andy : « Oh non ! C’est un joueur qui joue. Il fait énormément d’effort pour faire jouer l’équipe. C’est un super gars."

 

LPHS : « Oui, ça n’est pas le genre de joueur à fracasser une défense, ca n’est pas un joueur qui brille individuellement. Mais c’est l’un des artisans du titre de champion du monde anglais… »

 

Andy : « C’est ce que je pense aussi. »

 

LPHS : « A présent on va parler un peu de ton travail actuel auprès des -18 ans anglais. Quel est ton rôle auprès d’eux ? »

 

Andy : « Je suis consultant en « skills and technique » (on pourrait traduire cela par technique individuelle).

 

LPHS : « Un type d'entrainement qui n’est pas très développé ici en France… »

 

Andy : « C’est vrai que ca n’est pas quelques chose de très courant en France. »

 

LPHS : « Ici on ne travail pas énormément avec un seul joueur. Cette approche est très récente je crois. »

 

Andy : « Je sais, je sais. Il n’y a que les tout meilleurs clubs qui font ce genre de travail. Mais pas en Pro D2, encore moins en F1, F2… »

 

LPHS : « Parlons un peu des jeunes eux-mêmes. Peux-tu nous donner le nom d’une future « star » du rugby anglais ? »

 

Andy : « Il y a un pilier que j’ai eu l’année dernière avec les -20ans. Il s’appelle Joe Marler (il vient d’intégrer l’équipe sénior des Harlequins depuis cette année, ndlr.). C’est un pilier mais il court comme un centre et fait des passes de 10. Un très bon joueur en devenir.»

 

LPHS : « Et bien on va essayer de suivre se carrière et nous verrons bien. Mais selon toi il y a des chances d’entendre parler de lui ? »

 

Andy : « Oui. La structure même du rugby anglais le permet. Là bas, les joueurs sont pris en charge très jeune en intégrant l’ «Academy». Les joueurs s’entrainent tout en suivant une scolarité normale. Car tous ne pourront pas être pro : un joueur qui est bon jeune peut ne pas percer, peut se blesser… Ils sont suivis, mis au régime, couvés. On fait attention au moindre détail. C’est incroyable. »

 

LPHS : « Je crois qu’ici, seul le Stade Toulousain avait en projet de monter une académie de jeu. Mais pour le moment c’est simplement un projet. »

 

Andy : « En Angleterre, tous les clubs de première division ont une académie. C’est un support de travail entre les clubs et la RFU. »

 

LPHS : « Oui, d’ailleurs il y a une relations très particulière entre clubs et fédérations. Peux-tu nous parler de ces relations particulières ? Pourquoi la fédération est si proche des clubs ? »

 

Andy : Ils n’étaient pas vraiment censés l’être. Cela ne fait que 3 ou 4 ans. Avant ça n’était pas comme ça. Mais la fédération a eu de grosses rentrées d’argent. Ce qu’ils font maintenant à la fédération, c’est qu’ils mettent un peu d’argent dans les clubs pour qu’ils puissent fonder leur académie. Comme cela, les joueurs qui représentent l’équipe nationale sont plus ou moins contrôlés. »

 

LPHS : « Cela se rapproche un peu du mode de fonctionnement de l’hémisphère sud alors ? ».

 

Andy : « Oui. Et pour chaque joueur sélectionné, la RFU paye une somme d’argent au club en tant que compensation. ».

 

LPHS : « Merci pour ton explication. Quel est ton regard a propos de l’équipe d’Angleterre aujourd’hui ? On a vu depuis deux ans une progression énorme de cette équipe.»

 

Andy : « C’est une équipe jeune, qui est plein développement. On a connu toute une période où l’équipe ne progressait plus. La première année où Martin Johnson est arrivé, il a essayé de faire fait appel à ses vieux camarades devant. Il savait, puisqu’il était un jeune coach, qu’il pourrait compter sur des joueurs comme Kay, Borthwick, et de manière générale presque toute la génération de 2003. Mais le coaching n’était pas très bon. On a voulu faite le même coaching qu’à la coupe du monde 2007, et ils donnaient aux joueurs beaucoup trop de consignes. Trop d’information à la fois. « Tu dois faire ça, tu dois être là, tu dois faire ceci… ». Et ça, nous ne le faisions pas très bien. Mais Johnson, qui est intelligent, a réalisé qu’il faisait fausse route.

 

LPHS : « Et comment tu expliques l’explosion des jeunes talents ?»

 

Andy : « Et bien c’est un peu par accident. Borthwick a été blessé, on a mis à la place un jeune, Tindall s’est blessé, on a mis à la place un jeune, un autre s’est blessé et un jeune a pris sa place… »

 

LPHS : «  Tu es en train de nous dire que l’arrivée d’autant de jeune en même temps était involontaire ? »

 

Andy : « Oui je le crois. Et ces jeunes qui sont arrivés et qui ont joués, ils se sont montrés solides. Aucune peurs de leur part. Ce sont des joueurs solides.

 

LPHS : « Quand on voit la progression de joueurs comme Flood, Cueto et des joueurs comme cela…

 

Andy : « (il coupe) Chris Ashton, Ben Youngs, Ben Foden, Lowes…

 

LPHS : « Oui, ils sont tous très jeunes. Alors penses-tu que l’Angleterre a les moyens de devenir championne du monde ? » 

 

Andy : « Pas cette coupe du monde. Je ne pense pas. Mon opinion ? : s'ils y arrivent, j'en serais heureux, mais je ne les pense pas capables sur cette coupe du monde. La prochaine oui, mais pas de cette année. 

 

LPHS : « Alors que manque-t-il à cette équipe ? »

 

Andy : « Quand on va jouer la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, nous n’allons pas pouvoir rivaliser avec eux. Sur un match on peut les battre. Mais nous n’avons pas l’expérience et la régularité suffisante pour gagner une coupe du monde. »

 

LPHS : « Penses-tu que les Anglais sont un peu les nouveaux français ? Ils relancent de partout, ils peuvent battre n’importe qui sur un match… »

 

Andy : «  Non. Ils jouent avec un rugby ouvert mais il reste tout de même une forme d’organisation typiquement Anglaise. »

 

LPHS : « En tant qu’ancien ailier, pour toi qui est le meilleur à ce poste en Angleterre ? »

 

Andy : « Il y a énormément de très bon joueurs à ce poste : Varndell, Ojo, Simpson-Daniel, Cueto, Ashton, Monye (qui un temps pensait plus à faire la fête qu’a jouer), Christian Wade (petite perle anglaise)… Vraiment il y a beaucoup de qualité à ce poste.

 

LPHS : « Pour conclure cette petite entrevue, que peut-on te souhaiter ? »

 

Andy : « Pour moi ? Continuer à progresser chaque jour en tant qu’entraineur et continuer a apprendre pour tendre vers le meilleur. Pour l’équipe : réussir le championnat d’Europe qui débute très bientôt. »

 

 

 

 

 

Nous remercions encore une fois très chaleureusement Andy qui nous a accordé un peu de son temps et a répondu très facilement à nos questions.

 

Pour tous ceux qui souhaiteraient voir évoluer les futurs grands d'europe, la meilleure façon est d'aller supporter les -18ans au Championnat d’Europe FIRA-AER qui aura lieu du 14 au 24 avril 2011 en Armagnac-Bigorre.

 

 

 

Propos recueillis par Pierre Ammiche.

 

 

 

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