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Les Petites Histoires du Sport

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Top 14 : le point a mi championnat (partie 1)

2 Décembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Top 14

Oyez ! Oyez ! Amis amoureux de l’ovalie, nous voici déjà aux portes des phases retours. 12 matchs déjà joués, plus que 14 à venir. Si le classement est limpide de complexité et si le championnat est toujours aussi indécis, c’est après un travail de visionnage ultra précis et ultra poussé que nous allons nous livrer à un petit état des lieux club par club avec leur classement, leur point(s) faible(s), point(s) fort(s), le meilleur joueur de ce début de saison et enfin la révélation. Puis un petit point sur les dernières infos transfert qui courent.

Enfin nous établirons le top 30 des révélations de l’année et l’équipe type de ce début de saison.  

Mais pour rendre la chose plus digeste, nous allons à l’instar des barèmes classique utilisés pour les hôtels procéder à ce petit retour club par club sur la première partie de saison sous forme d’étoiles. Petite explication de ce barème.

 

***** : c’est cher, c’est indécent, c’est presque irrévérencieux de donner le prix et pourtant on y retournerait bien… c’est le top du top, il y a des « boys » de partout, les gens sont sympas et souriants et la nourriture préparé par un chef étoilée est parfaite. On en parle pendant des années et on se rappel avec nostalgie ce séjour formidable ! C’est un peu le Georges V

 

**** : C’est très beau, c’est très bon, c’est très chaleureux et on s’y sent bien mais… Il manque un petit « je ne sais quoi » qui rendrait l’endroit absolument génial… C’est un peu le super hôtel romantique où l’on emmène sa dulcinée.

 

*** : C’est pas mal. On dort bien, la demi-pension est pas mal. C’est un bon rapport qualité prix. On le recommanderait a des amis de passages mais sans pour autant en faire des tonnes. C’est un peu l’hôtel Ibis. 

 

** : La sans être vraiment un bouge c’est loin d’être luxueux. On le trouve dans les dédales tortueux de la ville ou en périphérie. Les lits sont petits et les salles de bains exigüe au possible. La literie grince et le room service n’est qu’un vague fantasme que vous caressez de vos songes entre deux insomnies. Et bien oui : les murs en placo épais comme un Mac Book air laissent entendre ce qu’il se passe à coté, les canalisations font du bruit, ca pue, la bouffe est plus que passable et le service de chambre pas franchement payé pour être sympa. C’est un peu le formule 1.  

 

* : alors là c’est l’enfer : des cheveux noirs et épais dans les draps, une odeur de sueur et de sexe persistante, ca sent la misère jusqu’au moindre petit tableau en point de croix au mur. On paye à l’heure et il n’y a pas la télé. Le mec a l’entrée vous a regardé d’un œil torve et suintant le vice et une fois dans votre chambre, en position fœtale, les genoux contre la poitrine en vous balançant d’avant en arrière pour faire abstraction du monde hostile qui vous entoure, vous vous laisser vaincre par la fatigue sur les coups de 5h du matin. Quand vous vous réveillez vous vous êtes fait dépouiller par des prostituées qui bossaient a coté… C’est un peu l’hôtel de passe minable de la rue Saint-Denis. 

 

 

Le point club par club :

 

Le club *****

 

Toulouse : à Ernest Vallon, tout va bien. On marque, on fait du jeu, le paquet d’avant est impressionnant de maitrise et de puissance, les cadres sont toujours au top (Servat, Jauzion, Dusautoir, Kelleher) et cerise sur le gâteau, les blessés de longue date sont de retour (Michalak, Nyanga). La période de trêve internationale leur a permis de faire un gros travail physique et il se murmure que le Rup’ alias Rupeni Caucaunibuca est tout proche d’un retour fracassant.

 

Le point fort : Un effectif pléthorique, une expérience monstrueuse du très haut niveau, des cadres en forme et des joueurs en confiance, un tout nouveau vent de fraicheur souffle sur les lignes arrières sous la houlette du néo retraité JB Ellisalde, le pack le plus complet et le plus efficace du championnat… Toulouse ne manque pas de points forts en témoigne les récentes performances contre l’Usap ou Toulon.  

 

Le point faible : Bon ben là… Peut être un petit manque de solution au poste de 10 et encore… Non, les deux gros points faibles du ST sont des problèmes de riches : comment gérer au mieux H-Cup et Top 14, comment faire sans quelques internationaux pendant le tournoi, comment maintenir cet état de forme tout l’année ? Le plus gros point d’interrogation (et potentiellement une faiblesse) c’est de savoir comment gérer une bonne cohésion au sein d’une équipe aussi énorme.

 

Le meilleur joueur : ils sont plusieurs à pouvoir postuler pour ce titre honorifique. Mais si Servat est le meilleur marqueur des avants, si Médard les enfile comme des perles, si Jauzion fait toujours le boulot et si Dusautoir se montre toujours efficace, c’est sans conteste Census Johnston qui mérite les plus importantes louanges. Toujours au soutient, constamment en action, titanesque en mêlée, capable de prendre des intervalles et de faire jouer avant contact, c’est indéniablement à l’heure actuelle le meilleur pilier droit du championnat et probablement du monde. 

 

La révélation : Sylvain Nicolas. Auteur d’un superbe début de championnat, une blessure est venue tout gâchée. On attend déjà avec impatience de le revoir.

 

Les transferts potentiels : On annonce le départ de Kelleher possible vers le Stade Français, et comme toujours Toulouse se montre plutôt discret sur les joueurs qu’ils pistent. Mais des bruits de couloirs laissent entendre un intérêt véritable de Yannick Bru pour Forrestier et Noirot devant. Ivaldi serai lui aussi approché. L’avenir nous dira quoi en penser.

 

Classement : 1er

 

 

Les clubs ****

 

Montpellier: C’est la grosse cote de ce début de championnat. On n’a pas fait de recrues clinquantes, pas de gros noms ronflants et de joueurs de l’autre hémisphère aux salaires impossible… En fait le vrai coup du mercato réussit par Montpellier c’est d’avoir pu recruter deux manitous : Galthié et Béchu. Ces deux gars, mi marabouts mi sorcier, on réussit en l’espace de 4 mois a donner un fil directeur au jeu du MHRC, de l’envie, et surtout de la confiance et de l’efficacité. Ils sortent d’une période faste et espérons qu’ils n’aient pas mangés leur pain blanc trop vite.

 

Le point fort : L’activité débordante de toute l’équipe. Une sorte de fraicheur et d’insouciance dans conduite du jeu alliée à une organisation irréprochable en défense et une capacité a conclure les temps forts par des points. Ils ne font pas vraiment peur mais ils font très souvent mal. Leurs victoires ne sont pas simples mais toujours mérités et les cadres sont jusqu’à aujourd’hui décisifs. 

 

Le point faible : Un vrai manque de profondeur de banc. Si pour l’instant tout va plus ou moins bien, comment le MHRC va gérer l’absence de Trinh-Duc (Fernandez étant pour le moment très bon mais tout de même plus limité dans son jeu que le français) et les absences pendant le tournoi de Ouedraogo ou d’autre sera très dure a gérer. Si le XV type est très bon, que penser du fait que le staff ne peut pas s’appuyer sur plus de 18-20 joueurs de manières régulières ? 

 

Le meilleur joueur : Fulgence Ouedraogo. Si d’autre comme Trinh-Duc Laduhie ou Thomas sont très bon, l’activité du capitaine est tellement déterminante et communicative que chacune de ses absences, ou en tout cas dans 9 cas sur 10, se solde par une défaite. 

 

La révélation : Geoffrey Doumayrou. Puissant, rapide, décisif, capable de faire la différence et surtout de faire subir ses plaquages, reconvertit au centre, il est l’un des tout meilleur de l’équipe lui qu’on ne connaissait pas bien jusqu’à l’année dernière.

 

Les transferts possibles : c’est le calme plat du coté des rumeurs même si comme tous les ans les Big three sera approché (Trinh-Duc, Ouedraogo, Thomas) par les « gros ». Si le MHRC continu sur sa lancée, alors inutile de dire que la perspective de jouer la H-Cup dans l’un des plus beaux stades de France (Le stade Yves du manoir est l’un des plus moderne et magnifique de France) sous le beau soleil du Roussillon va attirer quelques mercenaires post-coupe du monde et quelques joueurs de talent en quête d’une équipe prête à les accueillir. 

Classement : 2ème  

 

Racing : Une équipe qui gagne, qui prend des bonus, qui impose du rythme et surtout un jeu au pied très, très long. Un jeu typiquement britannique (jeu au pied long et grosse pression sur les phases statiques) qui semble venu d’un autre temps mais d’une efficacité redoutable, d’autant plus qu’il s’agit d’un des packs les plus lourds du championnat.

 

Le point fort : On l’a dit, une puissance phénoménale a tous les postes. Des ailiers qui font 110 kilos (Bobo et Vulivuli), des centres pas moins gaillards (Steyn, Chavancy, Masi)… Une équipe qui semble toujours difficile à manœuvrer, encore plus à Colombes où ils restent sur quelques succès de rang.  

 

Le point faible : Un manque de créativité auquel ils essayent de palier notamment avec la prise de responsabilité de plus en plus important de J. Wisniewski. Mais c’est vrai que ca n’est pas le génie des combinaisons en première main ou l’instinct qui les étouffe. Mais quand on avance sur chaque impact et qu’on puni par des drops et des pénalités tous les adversaires, a quoi bon chasser le naturel ?...

 

Le meilleur joueur : Noirot. Incontournable rampe de lancement aussi bien en touche qu’en mêlée où la précision de ses lancés ou alors sa puissance sont primordiale, une équipe semble enfin avoir pris toute la mesure de son talent. Il s’y dépense sans compter et en forme de récompense, une sélection contre les Fidjis.

 

La révélation : C’est là que le bas blesse. Finalement très peu de jeunes joueurs ou même simplement des joueurs qui découvrent le top 14. On aurait bien envie de citer Antoine Battut, mais formé au stade Toulousain où il a connu pour la première fois le top 14, il est hors cours pour parler de vraie révélation.

 

Les transferts possibles : Avec le Racing, rien n’est impossible. Dusautoir, Albacete et/ou Johnston seraient attendus…

 

Classement : 3ème. 

 

Les clubs ***

 

Clermont : c’est mi figue mi raisin. Un coup ca va, un coup ca va plus. Courant alternatif… enfin on a compris que ca n’est pas facile a digérer de péter une malédiction et de se replonger dans la dure réalité du championnat. Un effectif à peine remanié, quelques ajustement de jeu et voilà que pourtant Clermont joue toute sa saison ou presque sur le mois de décembre… Et c’est le président himself qui le dit dans les colonnes du Midol. Le staff serre les fesses, les joueurs serrent les dents et les supporters servent des demis : en route vers la remontée.

 

Le point fort : Un gros pack, de la vitesse et des rotations possibles a tous les postes et des individualités de talent. Sur la papier, ils ont tout pour être au moins barragistes. 

 

Le point faible : A force de gagner tous les matchs a l’arrache, on fini par s’épuiser mentalement et physiquement dans des matchs où pourtant il n’y a pas lieu. Le meilleur exemple ? Le match à Bourgoin ou les isérois étaient au plus mal et où il a fallut attendre les 10 dernières minutes pour assurer d’un coup victoire et point de bonus… un monde.

 

Le meilleur joueur : Aurélien Rougerie. Plaqueur gratteur et dynamiteur. Il a « volé » la place d’un joueur incontournable il y a deux ans, Canale, et personne ne voit qu’il n’est pas un vrai centre… Il est LE « facteur x » de cette équipe et celui qui peut faire parler la foudre sur toutes les actions.

 

La révélation : On ne l’a pas vu très longtemps mais le début de saison de Wesley Fofana a été formidable. Vraiment très doué ballon en main, il a en plus gagné du coffre et du volume de jeu en quelques mois. Il est barré par ce qui se fait de mieux ou presque en France avec Nalaga/Malzieu/Rougerie/Russel mais il progresse a vu d’œil et Verne Cotter a du le remarquer pour lui faire aussi souvent confiance.

 

Les transferts possibles : On attendait un centre, on parlait d’Estebanez ou de quelques autres et c’est finalement l’ancien parisien et surtout actuel joueur de Llanelli Regan King qui va débarquer dans le massif central. Un joueur au talent évident et qui le distille de façon généreuse aussi bien en H-cup qu’en Ligue celte. Autre recrue évoquée : Rocky Elsom.

 

Classement : 7ème

 

 

Biarritz : On les croyait morts et enterrés après 3 saisons dégelasse et puis l’année dernière, surprise ! Le BO en finale européenne… alors oui c’est vrai tout n’est pas réglé. Oui c’est vrai que les lacunes évidentes de cette équipe biarrote saute aux yeux. Oui c’est vrai que la crise couve constamment, que le club n’a jamais semblé aussi proche de l’implosion a chaque défaite, que Blanco fout un peu le bordel depuis qu’il est revenu mais les faits sont là : le BO redevient un club qui fait (un peu) peur.

 

Le point fort : Un groupe de joueur soudé, ou les cadres sont tous au sommet de leur jeu en cette année de coupe du monde. C’est très positif et le retour de quelques joueurs importants comme Lauret ou le deuxième ligne pachydermique Taele fera le plus grand bien à une équipe sans vrai rotation devant.

 

Le pont faible : un manque de régularité dans les résultats et surtout une instabilité palpable. En 6 mois : deux vraies-fausses démissions, des attaques dans la presse, un staff aussi complexe que le parti communiste de la grande époque stalinienne, des combats d’égos en coulisse… Enfin bref, l’ambiance de travail est moyenne et Issac/Gonzalez ne sont pas dans les meilleures dispositions pour tirer la quintessence des joueurs.   

 

Le meilleur joueur : Yachivili est de retour ! On l’attendait et le voila ! Il tourne a presque 20 points par match : mieux que Mike Pietrus, Johan Petro, Alexis Ajinca et Ian Mahimni réunis (ils jouent tous au basket en Nba) ! Un jeu au pied microchirurgical, un jeu ballon en main toujours aussi pénible à lire et une animation comme aux plus grandes heures du monstre a 16 pates rouge et blanc. On en est ravi.   

 

La révélation : La palme est, une fois n’est pas coutume, partagée par un avant et un arrière. Devant, Lakafia est hyper impressionnant du haut de ses 20 ans. Il avance à l’impact et fait très mal au milieu du terrain. Faure ou Lauret en font plus en moins les frais en réduisant leur temps de jeu, Va’afolo lui joue moins en 8, tout comme Harinordoquy. La concurrence est saine mais omniprésente.

De l’autre coté, Barraque. Le gamin a du talent, du culot, des vraies dispositions d’animateur et a tout pour devenir un futur très grand. Alors oui j’en fait des caisses sur un joueur que la majorité d’entre vous ne connaissez même pas, oui j’en fait des kilos sur un jeune « qu’il faut laisser grandir sereinement » et patati et patata  mais franchement, ce garçon pu le rugby et il a la classe.

 

Les transferts possibles : Pas de grande nouvelle ni de grands nouveaux pour le moment.

 

Classement : 4ème


 

Perpignan : Perdre une finale ca fait mal… tellement mal que ca ne s’oublie pas en quelques mois. Et puis, en plus, quand on à une liste de blessés plus longue que le nombre de soldats suisses en 2 guerres mondiales, quand on a des cadres qui luttent contre les pépins physiques et la méforme, quand la sinistrose s’abat sur les troupes d’Aimé Girald, le début de saison est difficile. Mais attention, les catalans ne sont pas non plus de vieux grognards sur la fin de vie. Ils sont toujours dangereux et surtout l’effectif qui n’a pas changé d’un iota n’est pas devenu nul du jour au lendemain. La preuve ? Ils sont 8 ème a seulement 2 points des places de barragiste.

 

 

Le point fort : De l’expérience à revendre à tous les postes et un pack dominateur, des joueurs qui gagnent des duels et surtout qui ont une force physique de premier ordre. En gros : beaucoup de puissance et de grinta à tous les postes. 

 

Le point faible : La fragilité des joueurs. On les sent encore friable. Ils ont perdus le leader de vestiaire qu’était Durand parti au Racing et les leaders de jeu (Hume, Mermoz, Laharrague) plus souvent à l’infirmerie qu’au stade. Et puis leur échecs répétés en H-cup et leur finale complètement ratée contre Clermont à laissé des traces.

 

Le meilleur joueur : Nicolas Mas. Un autobus dans un parking de Mercedes. Un éléphant dans un magasin de porcelaine. Un ours dans une confiserie. Voila l’impression que dégage l’un des meilleurs piliers du monde. Il est incontournable en mêlée fermée et son rayonnement est de plus en plus intéressant. Il sait tout faire pour un droitier et sa défense permet souvent de renverser des situations délicates.

 

La révélation : Joffrey Michel. Puissant, polyvalent, souvent décisif et surtout d’une envie contagieuse, il palie avec talent le manque d’effectif encore debout au poste de centre, ailier ou arrière.

 

Les transferts possibles : On parle d’un retour de Carter sans vraiment y croire…

 

Classement : 8ème. 

 

 

Castres : Cet été, grande révolution a Castres : on a pas fait n’importe quoi a l’époque des transferts ! Personne n’a été viré, personne n’a fait de caprice ou de dépression nerveuse, personne n’est arrivé en retard. Et la, pourtant, le CO n’arrive pas a enchainer deux top-saison de suite. L’effectif a muri et semble plus fort mais ca ne marche pas comme on voudrait. Ca coince et en même temps c’est si proche. Une victoire de plus (contre Paris) et ils étaient 3ème. Là ils sont 6ème et doivent défendre leur place contre Clermont Perpignan et Bayonne. Mais le CO reste une équipe solide et surtout incroyablement dynamique.

 

Le point fort : Quand dans votre pack, vous avez 5 joueurs de la trempe de Diarra, Cabalero, Masoe, Tekori et Murray et que ces 5 bestiaux pousse derrière Forrestier, Bonnelo et Ducalcon… On a compris que la mêlée est le plus belle de France, que le dynamisme s’associe sans mal à la puissance et que si l’équipe adverse n’adopte pas un plan spécifique pour cibler Tekori et/ou Masoe, elle risque de manger.

 

Le point faible : Le vrai point faible se situe après ce monstre à 16 pates. McIntyre un temps brillant a du mal a créer, Baï est lui aussi un joueur appliqué mais peu créatif et enfin Cabannes qui est peut être le meilleur défenseur du Top 14 au poste de second centre a bien du mal à conclure les coups. Ca fait peu de ballons a jouer pour Andreu ou Audrin et finalement ca n’est pas pour rien si sans Teulet le buteur, Castres n’aurait mis que 104 points en 12 match (8,6pts / Match)…

 

Le meilleur joueur : Masoe. Omniprésent et surpuissant, il fait des dégâts dans la plupart de ses matchs. Sa confrontation épique contre Chabal ou son duel contre Tonita on été des grands moments de bestialité cette saison et je me confesse (ouh le vilain) … J’adore ca !

 

La révélation : Martial. Un joueur qui débarque de pro D2 et qui fait 7 matchs en tant que titulaire malgré la concurrence d’Inigo, d’Andreu ou encore d’Audrin. Chapeau.

 

Les transferts possibles : Et bien on a parler d’un temps du départ prématuré de Kayser 

 

Classement : 6ème     

 

Dans la semaine : les clubs à 2 et 1 étoile. ^^ 

 

Bonne journée a tous ! 

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Le billet d'humeur : que retenir de cette tournée d'automne ?

29 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Alors voilà, après une rouste (Chabal a même eu le courage de parler de branlée) contre des Wallabies pourtant prévisible, la question s’impose : que retenir d’une tournée comme celle-ci ?

 

Vous l’aurez remarqué, j’ai fait l’impasse sur le match des bleus contre les Australiens : déjà ca me faisait mal de mettre 3 à a Dusautoir, 1 à Traille, 2 à Thion et puis revenir sur un match où il n’y en pas eu (de match), ca ne rimait un peu a rien. A la place nous allons procéder à deux choses : un retour sur la tournée d’un point de vue collectif, puis un retour sur la performance du staff et enfin sur les raisons de croire encore (allez rien qu’un peu) a nos chances pour le mondial néo-zélandais.

 

Analyse collective :


Le problème majeur : l’animation offensive proche de celle d’une équipe de fédérale…

 

On l’a vu, dit, revu, redit, hurlé, chuchoté, on s’est énervé, on a fait des incantations vodous et des sacrifices de poulets pour faire entendre raison au staff, et puis finalement tout le monde a compris : l’équipe de France est incapable de produire du jeu sans Trinh-Duc.

Non pas qu’elle n’essaye pas, non pas que Parra devient mauvais, que le pack fait de la merde ou que les gonzes ne savent plus tenir une balle. Mais c’est que simplement, il n’y a aucune solution de replis crédible derrière un joueur qui serait la 3 ou 4ème option dans une nation comme l’Australie. On a essayé Traille et voilà, c’est clair, il n’a pas le niveau. On a pensé a Skrela, on a faillit voir Wisniewzki. Super…  Et après ? Plus rien. Boyet, Beauxis, Peyrelongue sont hors des plans torturés du staff, James, Wilkinson ou Contepomi ne sont pas français, Lamaison et Lacroix sont à la retraite.

 

Comment cela se traduit ? Aucun danger en première main, aucune solution après 3 temps de jeu. Alors ca limite un peu le momentum où l’équipe peut se montrer un temps soi peu dangereuse. Alors oui mais contre les Fidji il faisait trop froid, l’eau était humide et le vent ca fait froid dans les oreilles alors on fait tout le temps la même annonce. Alors oui, la défense argentine elle est pas aidante, elle monte vite et elle coupe les lignes de passes sur les extérieur. Alors oui les Australiens ils sont méchants, ils laissent pas souvent toucher le ballon et ils sont grand et font mal a l’impact… Arrêtons les excuses minables : l’équipe de France version 2010 a autant d’imagination qu’une armée de palourde en pleine adolescence.

 

Gagner le tournoi est ce qui pouvait arriver de pire aux bleus : croire qu’en ne faisant pas de jeu, en attendant la faute de l’adversaire et en s’axant autour d’un pack gargantuesque serait suffisant. Mais le retour de manivelle façon boomerang aborigène fait mal aux dents : plus grosse défaite de l’histoire contre les Argentins en Juin, grosse branlée Australo-zélandaise en moins d’un an, victoire poussive contre des Fidjiens courageux mais chaotiques au possible…    

En somme : l’équipe de France de rugby est en panne d’imagination, d’efficacité, et même de solutions pour redevenir une équipe qui fout les jetons a tous les ¾ de la planète.

 

Je vous le dit : ca va finir par se voir qu’on est incapable de faire face à une rush défense…

 

Quand on voit que dans le même temps les Australiens savent faire jouer trois 10 en même temps et que nous c’est la panacée pour en trouver un potable… Et de façon plus général, l’Irlande a O’gara et Sexton, l’Angleterre Wilkinson et Flood, La Nouvelle-Zélande Carter (et c’est deja suffisant), L’Australie Cooper, Giteau et Barnes, le Pays de Galles Jones et Hook… Seul l’Italie connaît autant de problème que nous pour imposer un 10, c'est dire.

 

 

Deuxième problème : une tactique inexistante  

 

Alors oui on ne sait pas quoi faire du ballon… Mais au moins on pourrait essayer de faire des petits trucs. Mais à croire que l’usage de la vidéo, les 80 sélections pour certains, l’expérience tant mise en avant pour l’axe 10/12/13 ou même tout simplement que les consignes du coach (il doit bien en donner non ?) sont laissés au vestiaire. Alors comment faire contre une rush défense ? Réponse de Parra-Traille : rentrer comme des ânes en Z0, faire donner les gros petit coté et revenir intérieur dans les bras dans la 3ème ligne. Réponse des gens qui ont un minimum de cerveau : du jeu par-dessus ou du jeu dans la zone entre le 10 et le 12.

Le jeu ultra stéréotypé des bleus est juste incompréhensible même pour des gars comme McKenzie (ancien entraineur mangeur de sandwich du coté du Stade Français qui a viré Tchale-Watchou, Saubade ou encore Taylor) : retour intérieur dans un couloir de 7m où il n’y a pas de surnombre, attaque en premier attaquant du 10 dans une défense concentré en Z1, aucune alternance, pas un coup de pied du 9… A part mettre de grandes quilles et jouer devant la défense, qui peut me dire clairement qu’elle était l’approche stratégique de bleus ? Les défoncer en mêlée ? Super quand tu touches pas une balle pendant 40minutes et que tu joues 80% des mêlées dans tes 30 dernies mêtres.

 

Ensuite défensivement : contre les Fidji, pas de défense particulière. Admettons.

Contre l’argentine, pas de défense particulière et 20 dernières minutes très chaude. Plaidons pour la fatigue et le talent de Gurruchaga.

Mais contre l’Australie, quand tu en prends 7, que tous les ballons vont jusqu’à l’aile et que toi, tu cours comme un abruti après la balle sans jamais avancer au plaquage ou mettre une seconde en difficulté le porteur de la balle qui a toujours 2 ou 3 solutions, à un moment, il faut peut-être remettre les choses à l’endroit et instaurer une défense inversée (ou au moins une défense différente !). Le coaching ce n’est pas que pour mettre des joueurs frais à la 60 ème ! C’est aussi pouvoir faire évoluer une stratégie, une approche, une défense en faisant entrer un gars.

Alors j’entends déjà des : « oui mais changer en plein match c’est pas évident ». Alors primo c’est pas des joueurs de F3 qui peinent a trouver un schéma de circulation et d’organisation : ce sont censés être les 15 meilleurs (les 23) du moment et tous ou presque savent défendre dans un schéma particulier : rush défense, défense inversée, défense glissée.  Deuxio : quand tu en prends presque 60, qu’est ce qui peut t’arriver de pire ?

 

Un staff dépassé, abandonné et surtout impuissant :

 

 

Bon alors voilà, on te donne une voiture qui marche pas mal, qui est encore sous garantie et tu dois gagner Paris-Dakar. Tout roule, aux essais tu gazes pas mal et tous les voyants sont plus ou moins au vert. Alors oui y’a la jauge d’huile qui déconne, et y’a un petit bruit dans la portière. Mais ca change rien au fait que tu vas vite.   

Et puis d’un coup, tu crèves et quand tu va voir dans le coffre tu n’as pas de roue de secours. Tu passe chez le garagiste mais on te dit que les autres concurrents sont passés il y a 3 jours (déjà tu te rends compte que tu as 3 jours de retard mais que tu l’avais pas vu) et qu’il n’y a plus les pièces. Alors tu cherche du soutient auprès de tes amis qui bricolent un peu et finalement tu t’en sors pas trop mal, tu repars avec une rustine. Alors l’illusion n’est pas trop mauvaise : tu roules moins vite, tu es prudent, mais tu as l’impression de reprendre du poil de la bête et de revenir dans la course. Et là la roue explose et tu te retrouve comme un gland, en plein désert, en train de crever de soif.

 

Et bien voilà la situation exacte du staff de l’équipe de France : ils se sont fait avoir par un événement fourbe, soudain et implacable. Ils ont reçus quelques alertes (Argentine, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud), ils ont bricolés des trucs, ils ont même cru un temps que c’était juste une mauvaise passe : la fatigue, le manque de rythme, le voyage, la nourriture. Et puis patatras ! Retour à la réalité vitesse mach 3 : l’équipe de France se fait pulvériser par une équipe Australienne qu’on pensait prenable. Et puis on se retourne sur les événements passés et là ca fait mal : plus grosse défaite de l’histoire contre l’Argentine, l’Afrique du Sud et L’Australie en moins de 6mois. Le staff n’est pas une réunion de vieux con incapables. Mais les chiffre sont là : l’équipe de France est au plus mal, le staff a avoué sa propre incompréhension, Lièvremont n’a jamais semblé aussi dénué de solutions. Les certitudes sont minces : la mêlée, la touche. Mais la plupart des fondations sont encore chantiers : le fond de jeu, la défense, la tactique collective. Pire, quand les Australiens ont au moins 10 de leurs joueurs pour le mondial, les NZ ont leurs 15, les Anglais aussi, les Français ne connaissent pas le 1/3 de l’effectif définitif. Qui aux ailes, qui à l’arrière, qui en second centre, qui en 10, qui en seconde ligne à droite…

 

 

Et si ca n’était pas si grave ?    

 

Cette défaite me rappelle celle en 2001 contre les NZ, ou en 1997 contre les Bocks. Des défaites lourdes, inexplicables, inexpliquées. Pourtant en 1999 et en 2003, l’équipe de France va jusqu’en ½ finale.

De plus cette confrontation sans excuse possible va permettre de mesurer la différence colossale qui existe entre les nations du Sud et celle du Nord. Certains joueurs semblaient la découvrir comme Julien Pierre ou Jérôme Porical.

Se construire dans la défaite, encore plus quand elle est logique et énorme, fait mal. La remise en question est profonde et surtout salutaire. Les bleus peuvent soit exploser, soit relever la tête. Une réaction d’orgueil est attendue par tout le monde pour le tournoi. Mais franchement, si on aimerait y croire, renverser une situation si mal embarquée en seulement 6 mois relève au moins autant du fantasme que de l’improbable.

 

Dans le même temps les NZ font le grand chelem, les Anglais perdent le match qui aurait fait de leur tournée un tremplin exceptionnel pour la coupe du monde, les italiens toujours aussi bordéliques gagnent contre des Fidjiens pas assez réalistes et sortent une tournée plutôt positives, les Roumains vont au mondial au détriment des Uruguayens et les autres nations d’Europe finissent une tournée qui fut longue, pénible, souvent dure et source de très peu de certitude mis à part une : les nations du sud sont en train d’écraser le rugby mondial, et seul les Anglais ont réussit, un temps, a remettre en question l’hégémonie sudiste.   

 

Nous sommes en route pour la coupe du monde et jamais l'équipe de France n'a semblé aussi loin d'y figurer avec brio. 


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France - Australie : Nallet forfait !

26 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

C'est LA grosse information du jour : Lionel Nallet le vice-capitaine du XV de France devrait déclarer forfait aujourd'hui. En proie à une douleur récurente au niveau des lombaires, le deuxième ligne laissé au repos jusqu'à maintenant est en passe de faire l'impasse. 

 

Pour le remplacer ? Jérôme Thion devrait devenir titulaire et on espère la convocation prochaine de Romain Millo-Chlusky ou Pascal Papé à Marcoussis. 

 

 

Update ==> c'est bien le toulousain Romain Millo-Chulsky qui est appelé en renfort 

 

 

Sur le plan de l'impact sur le match, c'est de la puissance au détriment de la mobilité. En gros, c'est une très mauvaise nouvelle aussi bien par rapport au combat, au déplacement qu'au leadership.

 

Thion jouera avec une préssion énorme : celle de faire oublier l'un des cadres mais aussi faire sa place en vue du tournoi et du mondial qui se profilent.

 

Allez les bleus ! 

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France - Australie : le XV de départ officiel des wallabies

25 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Alors attention, Wallabies prometteurs et revanchards en approche. Après une leçon de rugby reçue de la part des Rosbeefs, après une sale prestation contre une équipe italienne qui n'a jamais semblé aussi bordélique, voilà que les Aussies ont troqués le gentil kangourou du bush contre un marsupial féroce et assoiffé de sang de gallinacé.

 

L'équipe est une nouvelle fois sans surprises pour quiconque a vu jouer les australiens ces 6 derniers mois. Mais si on  a tendance à suivre le rugby façon stromboscope au rythme des coupes du monde, alors là, le focus sur l'effectif est pour vous : exit les Larkham, Gregan, Burke, Latham et autre Smith ou Baxter inoxydables, la nouvelle génération a pris le pouvoir et attention, ils ont du talent a revendre !    

 

L'équipe d'Australie : Beale : O'Connor, Ashley-Cooper, Barnes, Mitchell ; (o) Cooper, (m) Genia ; Pocock, McCalman, Elsom (cap.) ; Sharpe, Simmons ; Alexander, Moore, Slipper

Remplaçants: Polota-Nau, Robinson, Chisholm, Higginbotham, Burgess, Giteau, Turner

 

Ligne par ligne

 

Première Ligne : Alexander - Moore - Slipper. On va résumer la situation simplement : ils n'ont pas encore le niveau international. Ils ont subis face aux Anglais, aux Italiens, aux gallois... Seul Moore peut répondre dans le combat et Alexander longtemps incertain tarde à montrer toutes ses qualités. Enfin Slipper (est-ce qu'il porte des slips ca n'est pas la question) du haut de ses 21 printemps souffre beaucoup au cours des joutes du mois de Novembre. Attention à ne pas les prendre de haut et les sous-estimer mais c'est une équipe en pleine crise de première ligne depuis 3ans. 

Les absents : Paul (arrêt), Cannon (arrêt), Henderson, Baxter

 

Deuxième Ligne : Sharpe - Simmons. Le vieux guerrier Sharpe et le jeune Simmons... On attends pas vraiment d'eux qu'ils renvesersent le cours d'un match, qu'ils débordent sur 35mètres ou même qu'ils fendent l'équipe adverse a grand coup de casque. Mais si l'Australie est l'une des références mondiales dans ce qui relève de la conservation de balle, c'est en grande partie du à la capacité des deuxièmes lignes à alterner courses profondes et travail de sape devant. Un bien bel attelage dont le style rappel enormement celui du duo Nallet-Pierre.   

Les absents : Vickermann, Mumm, Horwell... 

 

Troisième Ligne : Elsom - McCalman - Pocock. Alors c'est rugueux, plutot petit et axé sur les phases de combat au sol. Elsom et sa puissance, Pocock considéré a juste titre comme le McCaw Australien et McCalman dont le talent n'a été qu'entraperçu durant les quelques matchs précédents. Ils sont mobiles, pénibles et très actifs. Le boulot de Dusautoir et plus encore de Fufu Ouedraogo sera déterminant pour ne pas concéder trop de fautes pour ballons garder au sol. 

Les absents : George Smith, Phil Waugh, Wycliff Palu, Owen Finegan 

 

Conclusion sur les avants : le déplacement est la grande force de ce pack. Le plus gros défaut ? celui de gagner très peu de duel et l'incapacité (relative) a  franchir la ligne d'avantage. Ils enchainent énormément mais finalement se montrent peu efficace. Les phases de conquêtes statiques sont un cauchemar pour cette première ligne pas franchement brillante.   

 

Charnière : Genia - Cooper. Du talent plein les mains pour le petit demi de mêlée et on peut en dire autant du bondissant Cooper. Le premier à la lourde tache de faire oublier Gregan quand le second doit lui effacer le souvenir encore vivace de "Bernie" Larkham. Et le pire c'est qu'ils y arrive. La puissance de Genia et son jeu a pied de grande qualité associé à la qualité surnaturelle d'attaquant pur et dur de Cooper force les équipes adverses a bien réflêchir la moindre montée. Une erreur et ca sera sanction. Par contre priver ces deux là de munition de qualité et l'équipe d'Australie aura bien du mal a exister.  

Les absents : faut-il encore en parler ? 

 

Centres : Barnes - Ashley-Cooper. Alors là c'est le gros coup de poker : Giteau sur le banc, c'est le fantasque mais talentueux Barnes qui prend sa place. Stratégie longtemps pénible et difficile a contrer pour les français que celle leur imposant un match avec deux N°10 (Wilkinson/Catt, O'Gara/Staunton, Spencer/Carter, Hernandez/Contepomi). S'inspirant d'un courant fortement britannique, les Australiens vont ainsi tenter de déjouer la préssion mise par la 3ème ligne. Giteau est aussi, il faut le dire, a coté de ses crampons depuis presque 1an et peine a justifier son salaire-sumo de 1M de dollars/an. Pour Ashley-Cooper, c'est une sorte de cube (1m82, 99kilos) qui est là pour aller tout droit. C'est probablement celui qui est le plus limité techniquement  de la ligne d'arrière mais c'est tellement fort autour de lui... 

Les absents : Mortlock, Burke  

 

Ailiers : Mitchell - O'Connor. Ca va vite, c'est puissant et surtout ca à la finition dans le sang. Si O'Connor à un très bon pied et un tel talent qu'à 17ans il était titulaire chez les Wallabies, Mitchell lui a des qualités qui ne sautent pas vraiment au yeux. Mais il est toujours dans les bons coups et ça c'est stupéfiant. 

Les absents : Lote Tuquiri, Wendel Sailor

 

Arrière : Beal. On va résumer la situation comme cela : c'est à l'heure actuel le meilleur Australien et le meilleur arrière du monde au cours de ce mois de Novembre (avec certainement Muiliana et Foden). Lui rendre des ballons et c'est s'exposer de manière systématique a un danger plus que raisonnable. 

Les Absents : Latham 

 

 

Le buteur ? Giteau sur le banc, et malgré une superbe prestation de Barnes (8/9), c'est bien O'Connor qui revient en tant que buteur. Il ne nous a pas encore convaincu dans ce rôle et c'est presque un soulagement de le voir buter plutôt que Barnes. 

 

Le capitaine ? Elsom : sa puissance et son sens du combat en font un capitaine par l'exemple. 

 

La stratégie ? Quelques mots : conservation, rythme et turnovers. Le but des Australien sera simple : imposer un rythme très important, jouer les ballons de récup' a fond et conserver le ballon le plus possible grace à un jeu à 0 ou 1 passe. Leur shéma est simple : balayer le terrain en largeur en imposant deux temps de jeu en z0/1 puis écarter et étirer la défense jusqu'à l'aile opposé, et repartir en sens inverse. On le sait d'avance, on le prévoit, mais c'est très difficile a contrer si l'on subit sur les plaquages. La grande qualité des Australiens est de pousser à la faute les adversaires et de jouer le contre a fond. Attention donc à ne pas se séparer du ballon volontairement (ou non) de facon trop aléatoire sinon la sanction risque d'être terrible. 

 

La clef du match pour les bleus ? Avancer en défense, ne pas se mettre à la faute et ne pas rendre les ballons au pied trop facilement. Si ces trois points sont respéctés en plus des ingrédients habituels (conquête, fondamentaux) alors la victoire est presque acquise.

 

On conclura sur le fait qu'encore une fois, la victoire serait un moyen de concrétiser la tournée sur une note positive. Mais plus encore que le résultat, la manière sera décortiquée, analysée, scrutée et nos chances de devenir champion du monde déjà remise en question par la plupart des "penseurs" (on note ici l'ironie) du rugby en cas de victoire à l'arrachée ou pire, de défaite. 

 

Allez les bleus, faites nous vibrer ! Sinon, a cause de vous, je regarderai avec une pointe de jalousie les Anglais défier les Bocks... 

 

 

 

 

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Les (petites) informations de la planète rugby

24 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Comme vous en êtes désormais coutumier, on débute par l’hémisphère sud :

 

Afrique du Sud :

 

On commence par une nouvelle très triste pour tout le rugby mondial : le talonneur Chilliboy Rallepelle et l’ailier Bjorn Basson ont été contrôlés positifs à un stimulant interdits. Un coup dur pour les Bocks qui n’avaient pas besoin de ça pour agrémenter une tournée catastrophique.

 

Coté transfert, le monstre (« the beast ») Tendai Mtawahira a été sondé du coté de la cellule de recrutement du Biarritz olympique. Il semblerait qu’un transfert soit envisagé après la coupe du monde.

 

Nouvelle Zélande :

 

Et ici tout va bien ! Richie McCaw et Mils Muiliana viennent de rentrer dans l’histoire avec 93 sélections chacun ce qui les placent devant la légende Néo-zed, Sean Fitzpatrick. Ils sont ainsi les joueurs qui ont le plus joués avec le maillot frappé de la fougère.  

 

Dan Carter est en passe lui aussi de marquer l’histoire : il est en effet à seulement deux longueur du record du joueur le plus prolifique de l’histoire (1178 points) derrière un certain… Johnny Wilkinson. Rappelons que Carter compte 78 sélections contre 86 pour Wilkinson (6 match avec les Lions Britanniques).

 

Ali Williams, un temps indiscutable en équipe nationale vient d’être refusé pour une pige de deux mois par le Stade Rochelais. La raison : un différent de salaire insurmontable pour le modeste budget de l’équipe de Charente-Maritime.

 

Australie :

 

James O’connor a du rentrer au pays en coup de vent, le temps de surmonter un deuil familial.  

 

Robie Deans lui s’est mis en colère contre l’arbitrage qui selon lui stigmatise une faiblesse supposée de son équipe et sur-sanctionne ses joueurs. On conseillera à Deans de faire appel à un consultant au sujet des mêlées car vraisemblablement, les arbitres ne sont pas tellement dans l’erreur que ça…

 

 

En Europe maintenant :

 

Ryan Jones, le capitaine Gallois, vient de signer un nouveau contrat avec sa franchise des Ospreys.

 

 

En France :

 

Les choses se précisent vis-à-vis des transferts : Alexis Palisson serait en passe de s’engager avec Toulon, Estebanez s’en éloigne.

 

On saluera une bonne incitative du Stade Français qui contribuera avec la vente de radio de la main de quelques-unes de ses stars à lutter contre le Sida en reversant l’argent récolté a une association AfriCAN.

 

C’est moins drôle en revanche pour Paris qui devra se passer quelques temps de son guerrier de flanker Mauro Bergamasco. Blessé à une épaule (muscle sous-omoplateux) il devra subir une intervention chirurgicale qui le tiendra éloigné des terrains entre 2 et 4 mois.

 

Plus léger mais très excitant à présent. Le match Usap-Racing se déroulera dans le mythique stade du Nou Camp ! C’est ce que le président de l’USAP Paul Goze devrait annoncer demain.

 

 

Enfin une mesure intéressante et en passe d’être adoptée par l’IRB : celle de passer le mi temps de 10 à 15 minutes. Ce sont les annonceurs publicitaires qui vont se frotter les mains.

 

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France - Australie : le XV de départ officiel des bleus

23 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

La liste est comme d'habitude tombée de manière matinale. 

 

Le XV de départ : Porical - Huget, Rougerie, Jauzion, Palisson - Traille (o), Parra (m) - Ouedraogo, Chabal, Dusautoir (cap.) - Nallet, Pierre - Mas, Servat, Domingo.
Remplaçants : Guirado, Schuster, Thion, Bonnaire, Yachvili, Estebanez, Andreu.

 

 

Ligne par ligne ? 

 

Première ligne : Mas – Servat –Domingo. On sait que les Australiens sont peut-être la grande nation la plus faible en première ligne et ils viennent de prendre une petite danse dans le secteur de la mêlée fermée face aux italiens. Les français viennent de donner la leçon à un pack argentin pourtant redoutable et cela est du en grande partie à la solidité exceptionnelle d’un groupe homogène, compact et puissant de piliers et talonneurs. Les même sont reconduits logiquement.

 

Deuxième ligne : Nallet – Pierre. Même cause, mêmes effets. Ils ont été bons, ils sont de retour. C’est du classique même si la puissance de Thion ou de Millo-Chlusky aurait eu sa place.

 

Troisième ligne : Dusautoir – Chabal – Ouedraogo. Une complémentarité (un peu à l’ancienne) qui saute aux yeux : un coureur-sauteur, un gratteur guerrier et un perforateur cartonneur. Sur le papier c’est vraiment alléchant mais le gros problème c’est qu’il n’y a plus de capitaine de touche (Harinordoquy ou Bonnaire). Chabal a défaut peut sauter en premier sauteur, Ouedraogo en fond, et on a vu Dusautoir sollicité contre l’argentine. Mais en face les contreurs seront plus nombreux.

 

Charnière : Parra – Traille. Ils n’ont pas été brillants mais a-t-on le choix… Le dernier 10 encore sur pied, le meilleur 9 a disposition en petite forme mais buteur… Ils ont intérêt a ne pas foirer leur match car toute la presse et les supporters les attendent au tournant.

 

Ailiers : Palisson – Huguet. Sans être merveilleux ils ont été propres, sans briller ils n’ont pas fait un mauvais match, sans subir l’évenement pour une première (première sélection et première titularisation en 15), ils n’ont pas fait le match qu’on aurait voulut voir. C’est pour cela que le staff  leur redonne une chance.

 

Centres : Jauzion – Rougerie. Très peu sollicité conte l’Argentine, Jauzion aura fort a faire contre une paire de centre hyper talentueuse (Giteau et Barnes ou Ashley-Cooper). Rougerie dans l’optique du mondial a des points énormes à marquer et si un bon match lui ouvrirait les portes d’une coupe du monde, un passage a vide et Mermoz, Fritz, Bastareaud ou même Marty pourraient a nouveau entrer dans la danse.  

 

Porical : L’un des meilleurs contre les Fidji malgré des conditions cauchemardesques pour un arrière (pluie diluvienne et vent), sa bonne prestation fait que le staff le rappel. Il pourra en plus apporter des garanties sur les ballons hauts et sur le jeu au pied.

 

 

Le Buteur ? Il y en a deux possible : soit Parra, soit Porical. A n’en pas douter, ils pourront alterner soit de près/de loin (Porical pouvant taper des presque 60m) soit à gauche/à droite (Parra gaucher, Porical droitier : cela permettrait d’ouvrir l’angle).  

 

Le Capitaine ? Dusautoir. What esle ?

 

Le banc ? Le 23ème malheureux, Ducalcon, cède sa place sur le banc au valeureux catalan Schuster, Guirado est reconduit malgré une entrée pas loin d’être cata, Thion en tant que tracteur pour remettre du peps dans les rucks et la mêlée après la 60ème, Bonnaire en tant que 8 remplaçant, Yachvili et Estebanez couvrant les postes 9 et 10 12-13 et enfin andreu pouvant jouer à l’aile. Des joueurs qui peuvent tous ou presque apporter beaucoup de dynamisme, encore une fois tous les postes sont couverts

 

La stratégie ? Les Français ont beaucoup de certitudes devant et d’interrogation derrière. La victoire est importante, mais moins que la manière en ce dernier test-match où tout le monde espère un tant soit peu de spectacle et surtout des essais autres que des essais bidons. Pour cela, il faudra sevrer de ballons une équipe Australienne reine de la conservation de balle. Il faudra réussir à aligner plus de 3 temps de jeu, à mettre de la vitesse et pousser les ballons aux ailes. La défense Australienne et une défense très classique et devrait laisser plus de temps pour Jauzion d’organiser le jeu comme un second 10. L’impact de Rougerie mais plus encore de la troisième ligne sera déterminant pour récupérer des ballons et mettre en difficulté une équipe solide mais un peu en mal de confiance. En résumé : conservation, conquête, rythme. Le combat est comme toujours primordial mais il faudra surtout user de l’énergie hors des phases statiques qui sont le véritable talon d’achille de cette équipe des Wallabies. Il faudra plus que les contrer en mêlée, pouvoir le faire dans le jeu courant sur les phases de combat au près où ils sont très organisés. Si les bleus gagne la ligne d’avantage régulièrement, les Australiens resserreront la défense en zone 0/1 et 2 et dégarniront les ailes ce qui sera l’opportunité pour Palisson et Huguet de jouer beaucoup de duels.  

 

Les Australiens ? ils sont très joueurs, talentueux, et possèdent un des axes 10-12-15 les plus imprévisibles du monde avec Cooper, Giteau et Beal. Genia, la petite perle du rugby australien est touché et devrait peut-être laisser sa place mais attention : derrière, sa pue le rugby. Le vrai soucis australien se situe en première ligne ou le seul Moore à le vrai niveau international. Cette faiblesse rédhibitoire les a privé de matchs référence dans un secteur pourtant déterminant et les humiliations subies contre l’Angleterre et plus encore L’Italie laisse songeur. Mais cette faiblesse en phase statique se compense par une vrai qualité de conservation de balle et de récupération (grattage, isoler le porteur de la balle pour obtenir des pénalités). Attention a cette équipe qui arrive dans un état de forme assez moyen, qui ne fait presque pas peur, qui à l’air moyennement doué et surtout qui donne la fausse impression d’être poussive : ils viennent en 4 match de gagner 3 fois contre le Pays de Galle, l’Italie et La Nouvelle-Zélande et viennent de perdre un seul match contre l’Angleterre qui a sortie le match de sa décennie. Le seul vrai point faible c'est un gros déficit de puissance a à peu près tous les postes. 

 

Notre pronostique ?  18-13 pour les bleus avec un essai de pénalité. Après une entame plutôt sérieuse, les bleus se feront cueillir sur un ballon de récupération Wallabies et réagiront aux alentours de la 50ème avec une série de mêlée à 5m finalement sanctionnée une fois de trop pour l’arbitre. 

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France - Australie : la liste des 23

22 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

Voici donc les 23 élus a quelques jours du véritable choc de cette tournée, le match opposant les bleus de France aux jaune d'Australie. Pour ce faire, Lièvremont nous a concoquetté une équipe plutôt attendue, solide et largement reconduit après une victoire étriquée mais important contre l'Argentine. Voici le groupe : 

 

Le groupe tricolore.- Avants : Mas, Schuster, Ducalcon, Domingo, Guirado, Servat, Pierre, Thion, Nallet, Chabal, Ouedraogo, Bonnaire, Dusautoir.

Arrières : Parra, Yachvili, Traille, Estebanez, Jauzion, Rougerie, Andreu, Huget, Palisson, Porical.

 

Les joueurs écartés : 

 

Noirot : il a fêté sa première et sa probable dernière sélection contre les Fidji. On espère que cette courte expérience le propulsera pour sa fin de saison en club. 

 

Millo-Chlusky : un peu a court en ce début de saison, il paye le fait que sa mobilité digne d'un autobus sur une route nationale est un vrai handicap dans des matchs où le déplacement du combat est LE projet de jeu qui marche.

 

Harinordoquy : C'est la grosse surprise de cette liste. Capitaine contre les Fidji, remplaçant contre l'Argentine et carrément absent pour le match phare... Une tournée qui ne lui laissera que des regrets. 

 

Lapandry : On sait qu'il est jeune, actif, mobile, sauteur. Mais il est aussi touché depuis son match contre les Fidji à un poste où la concurrence est énorme. 

 

Skrela : Le staff l'a dit : il ne fera plus d'aller-retour incéssant dans le groupe. De mauvais augure pour la coupe du monde encore une fois. 

 

Arias : Pas franchement a son aise dans le premier vrai match de sa carrière, il patit du match plus qu'honnête de son adversaire direct Huguet. 

 

Marty : Pareil que pour Arias, il n'a pas tellement décu, a fait de son mieux, mais le match très bon de Rougerie le conduit directement dans la liste des écartés. 

 

Medard : c'est un peu le grand oublié de la liste. Très bon, en forme, alliant vitesse, jeu au pied, explosivité, défense et expérience (en tout cas plus que les autres ailiers/arrières) il est tout simplement passé derrière Palisson Andreu et Huguet dans la tête du staff. On espère qu'il sera recompensé de sa saison pour le moment énorme. 

 

 

On notera au passage : Thion a nouveau dans les plans // Rougerie reconduit // Schuster dans les 23 // Traille seul 10 disponible ? // Ouedraogo de retour après son petit caprice // 

On se retrouve pour commenter l'annonce des deux XV de départ, de la stratégie et des clef du match dans les prochains jours.  

 

 

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France - Argentine : le résumé du match

21 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

 

Le match d’hier a débuté dans une ambiance toute particulière : après le « fufu-gate *» (certain diront même le « fufu-gaté »), La Mosson accueillait pour la première fois de l’histoire le XV de France en son sein. Malheureusement elle le faisait sans aucun joueur de Montpellier. Enfin si, un que l’on attendait pas vraiment, Fernandez, le suppléant de Trinh-Duc dans le XV du MHRC était aligné au centre coté argentin. Mais c’est orphelin de sa paire d’internationaux Ouedraogo/Trinh-Duc, sans l’ancien chouchou du stade Yves du Manoir Louis Picamoles, sans le petit Julien Tomas écarté de l’équipe depuis 2ans que le public s’était résigné a aller voir un match au parfum de revanche contre nos meilleurs ennemis argentins.

 

Dès la cérémonie protocolaire, on a compris : ca serait la guerre, Verdun, le Chemin des dames… Le superbe hymne argentin donnait des frissons. Entonné a capela par Omar Hasan, l’ancien pilier international argentin chanteur d’opéra, tirant les larmes de Mario Ledesma ou de Martin Scelzo, foutant la chaire de poule a tout une nation et imposant un respect presque religieux a tous ceux qui l’entendait.

En face, coté Marseillaise, et malgré quelques brailleurs fausseurs de note et un stade peu habitué a chanter l’hymne national, l’intention était elle aussi présente.  

Après le traditionnel et au combien pesant coup d’envoi fictif, le combat pouvait débuter.  

 

 

Un enseignement : 0 certitudes acquises… :

 

 

Alors, parmi les certitudes que l’équipe de France peut se targuer d’avoir, il y en a trois qui ont crevé l’écran hier : la mêlée la discipline et la défense. S’appuyant sur une conquête parfaite ou presque, les bleus ont d’entrée de jeu assommé leurs adversaires du soir. Fracassant les expérimentés Roncero et Scelzo, Mas et Domingo ont permis de mettre hors-jeu l’un des véritable point fort de l’équipe d’Argentine. Vis-à-vis de la touche, même constat : Bonnaire capitaine de touche a assuré l’alternance et la plupart des lancers en fond d’alignement ont permis d’éviter le contre du redoutable sauteur Galarza.

L’autre gros point positif, c’est évidemment la défense. Une circulation des joueurs efficace, des contestation de balles intéressante, des gros plaquages sur tous les retours intérieurs, jamais débordés, rarement mis en difficultés jusqu'à la 65ème minute… Le trio Bonnaire Dusautoir Chabal s’est montré complémentaire, puissant et efficace en défense avec quelques beaux plaquages offensifs. Derrière que dire de la performance de Rougerie et Jauzion, très efficaces au plaquage mais aussi au conteste. En somme du très classique depuis maintenant 1an avec un match référence contre les Bocks et une grand chelem logique. Enfin, très peu de pénalités concédés et dans l’ensemble un match « viril mais correct ».

 

Et puis là on va parler des choses qui fâchent… Une ligne de ¾ complètement sevrée de ballons de qualité, une charnière incapable d’insuffler de la vie, une conquête dominatrice sur les phases statiques mais brouillonnes sur les phases de rucks et surtout, plus que tout, un manque d’alternance rédhibitoire face une défense comme celle des Argentins.

 

 

Une rush défense mal gérée, les bleus pris au jeu des Argentins :

 

 

On le savait depuis le début : les Argentins n’allaient pas changer leur système défensif. Une rush défense à la Galloise avec des centres qui montent très haut et vite, des ailiers qui ne vont pas chercher très haut leur vis-à-vis pour anticiper sur un jeu au pied dans le dos, des gros qui viennent alimenter en nombre à l’intérieur du 10 et des faux trous autour du 10 pour faire jouer l’adversaire au maximum en Zone 1. On le savait, ils le savaient, ils l’ont vu et revus à la vidéo, ils ont pris des notes et ont travailler en ayant en tête qu’en face, on défendrait très fort le milieu du terrain. On sait que face à une telle défense, la meilleur solution reste l’alternance. Faire des faux appels avec le premier centre oui, mais pas de manière systématique comme l’a fait Traille, ne fixant plus personne la 25ème minute passée. La palette des solutions existe : quelques croisées ou jeu autour du 10 avec les gros ou le premier centre pour prendre le centre du terrain et l’axe profond, jeu au pied par-dessus les centre adverses qui montent très fort, jeu au pied rasant… En somme forcer l’adversaire a réfléchir avant de monter comme des tambours. Alors oui, l’alternance a eu lieu : soit on pête comme des ânes sur les 12 premiers temps de jeu, soit on joue au pied beaucoup trop loin chez eux… La solution n’était pas celle-ci et les français se sont embourbés dans une guerre de tranchée qui facilitait le replacement défensif et les montées. Dès que les sorties de balles ont été rapides (notamment dans les premières minutes) les argentins se sont mis à la faute et ont laissés des espaces en défense. Chaque fois que l’équipe de France a défié en un contre un les centres des pumas, ils ont avancés (Rougerie franchissant même deux fois). Au contraire, chaque fois qu’ils on joués au pied long, cela a rendu des munitions inutiles aux adversaires.

Mais voilà, on a voulu punir les Argentins, on a voulu les briser devant. Alors oui ca a marché. Mais le vrai point faible des argentins se situe-t-il dans le paquet ?! Bien sur que non. Quand on voit le nombre de turn-over (de ballons de récupération) en faveur des Pumas, le nombre de ballons pourris ou même justes ralentis ce qu'il faut, bien sur que les bleus n’ont pas bien joués sur les défauts de l’argentine.

 

La maitrise française de la première mi-temps a été vaine ou presque, les trois franchissement mal concrétisés, les pénalités bien négociés mais marquée du sceau du manque d’ambition (une pénalité tenté à 35 mètres en coin alors que la conquête française vient d’humilier son homologue argentine et que l’essai de pénalité n’est plus très loin).

Et puis la deuxième mi-temps et son rythme de xénarthre est arrivé. Les passes se sont faites devant la défense, la conquête a bafouillée, les munitions se sont raréfiées. Le meilleur plaqueur de la soirée ? La touche. Enormément de latéralité et très peu de jeu dans l’axe profond.  Les courses en travers, personne qui vient redrésser les ballons, personne qui propose des axe de course rentrants.

 

Enfin dernière chose qui m’a juste mis hors de moi : quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi Parra a joué 95% de ses ballons coté fermé ? Il avait déjà fait le coup contre l’Ecosse et l’Irlande pendant le tournoi. Mais quand il y a 2 attaquant contre 4 défenseur, aucune vitesse et des surnombres grand coté, revenir petit coté est aussi tactiquement bien jouer que de mettre une chandelle dans l’en but adverse. A moins d’une énorme connerie de l’adversaire, ca ne sert a rien, c’est énervant et on use de l’énergie pour rien… Les pumas n’avaient qu’a alimenter même sens pour défendre, et pousser les français en touche en bout de ligne.

 

 

En conclusion : Il ne faut pas non plus cracher sur le résultat. Bravo aux français d’avoir réussit a battre une de leur bête noire. Bravo a eux d’avoir su gagner un match aussi accroché et aussi incertain, d’avoir pu jouer et tenter des petites choses (Huguet, Rougerie en 13, Palisson en 15) et surtout de s’être rassuré sur les fondamentaux. Maintenant, si on pouvait voir un tout petit de jeu, éviter les match à l’Anglaise « coup de tronche, pénalité, drop, coup de tronche » ca serait mieux. Les certitudes sont minces à partir du numéro 9, les occasions pour construire un fond de jeu, un projet commun, seront plus que rare dans les semaines a venir, et l’équipe n’a jamais semblé aussi Trinh-duc-o dépendante. L’équipe de France devra faire beaucoup mieux dans 1 semaine et doit trouver son match référence en 2010. On attends trop de cette équipe pour se contenter de la victoire contre une équipe d’argentine et une formation des Fidji qui étaient venus, eux, dans un esprit de reconstruction bien plus important que nous.  

 

Quand on voit que les Blacks sont invaincus et les Anglais impressionnant au possible, cela laisse présager quelques difficultés. Mais en même temps, l’Afrique du Sud est au fond du trou, l’Australie sort un match horrible contre l’Italie, le Pays de Galles et l’Irlande sont très décevant, alors savourons une tournée qui se déroule sans trop de soucis. 

Le constat est dur, inquiétant mais finalement pas si dramatique que ça : les bleus ne sont pas brillants, ils font des matchs pas magiques magiques, ils assurent le strict minimum oui, mais ils gagnent. Et à un tel niveau, on se construit plus dans la victoire même courte, même laide, que dans la défaite. Pas sur que la soirée soit riche d'enseignements, mais elle générera de la confiance, de l'envie de faire mieux et surtout prouvera une fois pour toute que l'Argentine n'est pas imbattable quand ont met les bons ingrédients.  Enfin dernier élément qui nous rassure : Lièvremont a semblé passablement agacé et décu de ce match. De bon augure pour la suite et le match contre des Wallabies moribonds mais qui n'ont jamais vraiment réussis aux bleus. 

  

 

 

Après ne pas avoir pu défendre les couleurs de l’équipe de France devant son public, Fulgence Ouedraogo, le capitaine du club de Montpellier a déclaré dans la presse ne pas bien vivre son éviction pourtant prévisible et surtout a expliqué ne pas comprendre pourquoi le staff ne lui faisait pas confiance, pourquoi il faisait la navette et il pensait que le staff ne lui faisait pas confiance. Ce à quoi Lièvremont a répliqué de manière on ne peut plus claire : un joueur a qui l’on affirme compter sur lui pour le mondial ne doit pas se comporter comme un enfant gâté et faire son petit caprice dans la presse… Un affaire close mais qu’il faudra doublement digéré pour Fulgence Ouedraogo.  

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France - Argentine : les Notes des joueurs

20 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #Rugby : résumés des matchs

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Après une courte, laborieuse mais importante victoire (au moins pour l'orgueil), voici sans attendre les notes des joueurs de l'équipe de France. 

 

Le désiquilibre des notes avants/Trois quarts est largement du à la physionomie du match et surtout à la performance loin d'être inoubliable de la charnière. 

 

Domingo : Puissant, actif et efficace au plaquage, il réalise un très bon match. Si la mêlée française a autant dominé son homologue sud-américaine, c'est en grande partie du au fait qu'il a largement dominé Scelzo son partenaire de club. 7/10

 

Servat : après une semaine de repos, "la bûche" était de retour et il a fait son match. Impeccable au lancer, intraitable en défense, solide a l'impact et en mêlée, le toulousain a encore réciter sa partition sans fausse-notes. 7/10

 

Mas : le seul première ligne à avoir joué toute la partie, il s'est montré discret mais très efficace sur toutes les phases de combat. Il est sans conteste l'un des meilleurs à son poste. 7/10

 

Pierre : Une petite frayeur aux alentours de la 20ème minute avec un auto-K.O, il sort un match plutot de bonne facture. Si parfois il à tendance à s'isoler (35ème), sa mobilité et sa défense rattrape ses petites erreurs. 6,5/10

 

Nallet : Un bourreau de labeur, il abat une quantité de boulot incroyable. Aux quatres coins du terrain, il s'est encore mis en évidence en jouant le "pénible" dans toutes les zones d'affrontement. Son début de match sur les chapeau de roue (cartons sur l'engagement, déblayages de mongolien) l'a tout de suite mis dans le rythme et le Percheron du paquet d'avant mérite sa note : 8/10

 

Dusautoir : Il nous a fait du Dusautoir avec une destruction méthodique de l'adversaire sur tous les retour intérieurs, des grattages de balles (moins nombreuse qu'a l'accoutumée mais tout de même appréciable) et surtout un soutient et une présence de tous les instants. 7,5/10 

 

Bonnaire : Meilleur plaqueur du match avec 12 plaquages, il sort une très bonne copie avec une moisson en touche, des caramels dans toutes les zones (aussi bien 0, 1 ou même 2) et quelques avancées balles en mains notamment sur des départs au ras. 7,5/10 

 

Chabal : Encore quelques fautes de mains, des petites erreurs au sol mais dans l'ensemble le Racing-man nous sort un match plus qu'honnete avec notamment plusieurs percés plein champ, des gros timbres et un bon placement sur le troisème rideau. Légèrement touché à la cuisse, puis au poignet, il à joué 60 minutes a fond. 7/10

 

Parra : Pour : de très bons replis défensif, un jeu au pied plutôt solide, une bonne présence dans le jeu courant. Contre : beaucoup de mauvais choix (pourquoi jouer systématiquement coté fermé ?!) , une lenteur étonnant à un tel niveau, une variation du jeu proche du néant... Un match qui ne servira pas de référence au Clermontois qui confirme qu'il est un peu en dessous de son niveau stratosphérique de l'année passée. 5/10

 

Traille : Alors si Parra a fait un match très moyen, la faute peut-être à un 10 qui ne l'a pas vraiment mis en confiance. Après un début de match où il a défié en tant que premier attaquant en attaquant très fort la ligne d'avantage, il a semblé un peu en panne d'inspiration face à une rush-défense pourtant hyper prévisible. La solution on le sait, peut tenir à du petit jeu au pied par dessus ou au moins à une forme d'alternance qu'il n'a jamais trouvé ni même cherché. Il a annoncé la même combinaison au moins 4 fois (Sortie de mêlée ou de touche, appel a vide de Jauzion, service de Rougerie dans le dodo) ce qui n'a posé aucun soucis à la défense argentine )à partir de la 25ème minutes. Traille à encore beaucoup de choses à travailler à ce poste pour devenir incontournable. Estebanez en 10 minutes à semblé amener plus d'énergie et d'envie que Traille en 60 (entre la 10ème et la 70ème.) 4,5/10

 

Andreu : Vifs, accrocheur en défense, solide après contact malgré son gabarit atypique, il marque des points en vue de la coupe du monde. 6/10

 

Jauzion : Il a touché peu de ballon mais a toujours su avancer et/ou faire jouer après lui. Sa défense précieuse à permis de sauver quelques décalages notamment à partir de la 60ème. 6,5/10

 

Rougerie: Un super match pour le Clermontois qui avait beaucoup de choses a jouer : faire oublier le tournoi (2minutes de jeu contre l'écosse), convaincre le staff qu'il mérite sa place en tant que centre, prouver qu'il à encore le niveau international et gagner sa place pour la prochaine coupe du monde en moins de 7mois. Et c'est presque mission réussie après un match où il a plaqué (9 plaquages) gagné des ballons et provoqués des pénalités, franchit le premier rideau (2 fois) et où surtout il s'est multiplié au soutient. Il est élu talent d'or et c'est logique. 8/10

 

Huguet : Une première mi-temps pour rien. Pas un ballon, pas un plaquage. Et puis un premier 1/4 d'heure de seconde période énorme avec deux franchissements, 2 plaquages et pas mal de puissance. Il sauve un essai avec un plaquage énorme sur un décalage presque fait et semble validé la politique du staff dit "de l'homme en forme". Un ballon chaud perdu dans les 15 mètres coûtent 3pts. 6/10

 

Palisson : ce qu'on retiendra de son match ? Un jeu au pied énooooooooorme. Mais il n' pas vraiment crevé l'écran, il a pris quelques décisions étranges sur des relances où il ne doit qu'a son soutient hyper-actif de ne pas perdre des ballons chauds. 6/10 

 

Ducalcon : Une rentrée à un poste qu'il ne conaissait pas forcément très bien, et un match au moins en mêlée très intéressant. Dans le jeu ont l'a vu porter quelques ballons sans franc succès (un en avant, une interception) mais il n'est pas vraiment là pour ca. 6/10 

 

Guirado : Deux premiers lancers horribles (même pas dans la bonne zone), un plaquage loupé tout de suite après, on va dire que son 1/4 de gloire n'était pas celui qu'il a joué à la Mosson. 4/10 

 

Thion : Bon on va penser que je m'acharne. Mais quand on voit un joueur qui n'a rien compris à la défense glissé (70ème) a ce niveau, c'est juste dingue. Il me rend hystérique devant mon écran et c'est dommage car son investissement est réellement positif. 5/10 

 

Harinoroquy : Quelques fautes de mains, une feinte de plaquages qui m'a fait beaucoup rire (il monte comme un avion a coté du porteur de la balle) mais quelques charges du basques ont remis les bleus dans le bon sens au moment où cela devenait important. 5/10 

 

Yachvili, Estebanez et Porical ne sont pas notés, ayant joués a eux trois 7minutes. 

 

Coté Argentin ? 

 

Les meilleurs : 

 

Cabello : Bon ben là, pour un gars que je ne connaissais pas du tout, il m'a tout simplement bluffé. Il est entré à la mi-temps et on a vu que lui à partir de la 40ème. Des énormes tampons et surtout une tendance à gratter toujours à la limite de la faute, de couvrir sur les ailes et de découper tout ce qui se présente a été impréssionante. 

 

Albacete : toujours aussi pénible. Il a mis des coups de tronches, des grands coups d'épaules, quelques coups de genoux. Du classique. 

 

Contepomi : auteur de tous les points de son équipe, il s'est montré quelques peu emprunté mais la fin de match qu'il a faite au centre après l'entrée de Bosh a été impréssionnante de justesse. 

 

Gurruchaga : Il a fait la différence sur presque tous ses ballons et son jeu au pied très long a soulagé les siens. 

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France - Argentine : la composition officielle des Pumas

18 Novembre 2010 , Rédigé par Pierre Ammiche Publié dans #En route pour la coupe du monde 2011

 

Sans plus attendre et sans fioriture :

 

Le XV de départ Argentin : Rodriguez Gurruchaga ; Camacho, Tiesi, Fenandez, Amorosino ; (o) Contepomi (cap.), (m) Vergallo ; De Achaval, Fernandez Lobbe, Fessia ; Albacete, Galarza ; Scelzo, Ledesma, Roncero.

 

Remplaçants: Creevy, Ayerza, Guzman, Cabello, Galindo, Lalanne, Bosch.

 

 

 

Ligne par ligne :

 

Première ligne : Roncero-Scelzo-Ledesma. Du poids du vice de l’expérience et du talent. Pas loin d’être la meilleure première ligne du monde, le poids des années pèsent malgré tout sur les épaules solides de ces premières lignes. La Bajadita sera à nouveau de rigueur avec Ledesma au poste de talon.

 

Seconde ligne : Galarza-Albacete. Un « Pato » Albacete même amoindri reste l’une des figures de ce pack et surtout l’un des leaders de combat. Son pendant, Galarza, vient de signer un contrat de courte durée au Leinster… Quand on fait 2M04, qu’on est titulaire dans un pack rompu aux joutes et aux combat européens et qu’on est repéré dans son petit club de « universitario de La Plata », pas sur qu’on reste un inconnu bien longtemps.

 

Troisième ligne : De Achaval-Fessia-Fernandez-Lobbe. Une troisième ligne un peu plus puissante que mobile (315 kilos a eux trois contre 309 pour les bleus), ou le talent de Fernandez-Lobbe n’est plus a prouvé et où Fessia (passé par les Sharks) et De Achaval essayerons d’apporter surtout des plaquages et du dynamisme.

 

Charnière : Vergallo-Contepomi. Un 9 malin et talentueux qui doit faire oublier Pichot, un 10 créatif puissant et doté d’un jeu au pied long qui doit faire passer la pilule de l’absence de JM Hernandez. Voila en résumé la situation particulière dans laquelle se trouve ces deux super joueurs, pourtant toujours dans l’ombre d’un joueur encore meilleur. Mais pas de méprise : l’un est titulaire au RCT, l’autre en balance avec l’un des meilleurs 9 du monde (Kelleher) dans l’un des meilleurs club de la planète (Toulouse) : ils n’ont objectivement plus rien a prouver et font certainement faire très mal aux bleus.

 

Centres : Tiesi-Fernandez. Hernandez absent, Contepomi en 10, Bosh un peu a court, c’est a coup sur un pari risqué de la part de Phelan de mettre au centre un joueur qui revient tout juste de blessure, Tiesi (joueur ultra talentueux qui fait énormément de bien a Paris quand il joue) et un autre qui n’évolue pas a ce poste en club (Fernandez habitué a jouer ouvreur). Le talent offensif est présent mais quid de la défense ? Ils risquent de prendre un peu l’eau si jamais les repères ne sont pas tout de suite là. Attention : c’est peut être le plus gros point faible des argentins.

 

Ailes : Amorosino-Camacho. Les joueurs du Leinster et des Harlequins sont tous les deux jeunes (19 ans pour Amorosino !) et surtout assez talentueux. Plutôt vifs que puissants, Huguet devra se méfier pour sa première de ne pas laisser trop d’espaces au petit lutin argentin Camacho.  

 

Arrière : Rodriguez Gurruchaga. Un joueur au profil similaire et même presque identique a Hernandez : du talent plein les mains et les pieds, des gros plaquages, une belle gueule et un sang froid d’iguane… Il risque de se faire arroser de chandelle mais je ne le vois pas flancher. A Moins que…

 

 

Le buteur ? Felipe Contepomi devrait endosser ce rôle pour le plus grand plaisir des socios Argentins. Précis puissant et surtout régulier, il devrait apporter entre 12 et 15 points aux siens.

 

 

Le Capitaine ? Encore Contepomi ! Même si devant les papas que sont Roncero, Scelzo, Albacete, Ledesma, Fernandez-Lobbe n’ont plus besoin de capitaine depuis bien longtemps…

 

 

La stratégie ? On ne va pas en faire un mystère : les Argentins vont tout faire pour jouer dans le camp adverse, pour pousser l’adversaire à la faute, pour gagner des ballons en touche et en mêlée, pour pourrir et ralentir toutes les sorties et pour faire dégoupiller les bleus. En somme ils vont être pénibles, rudes, toujours à la limite. Ils vont être très dur a manœuvrer en raison de leur mental de psychopathe et de leur défense inversée presque insoluble.

Leur gros point faible ? Se reposer uniquement sur leur paquet d’avant et quelques coups de génies derrière. Ils sont redoutables en mêlée fermée mais se mettent parfois à la faute de manière stupide dans toutes les zones de combat en témoigne les points concédés par Roncero par match (9 pts selon les organisateur, 3 selon la police).

 

La clef pour les bleus ? Et bien c’est à la fois simple et compliqué : il faudra réussir le savant mélange entre mettre du rythme en forçant les argentins a déplacer le combat en sortant les ballons proprement et rapidement et en mettant de la vitesse en jouant large ET (et là attention les yeux) ne pas fuir le combat sous peine de se faire punir.

Le risque est de s’exposer aux contrer et aux interceptions du fait de la rush-défense des Pumas et de se faire exploser par la troisième ligne a chaque retour intérieur. Reste la solutions du jeu au pied par-dessus efficace contre une défense organisé de cette façon mais alors attention a ne pas en abuser sous peine de se voir punir Vergallo (qui couvre très bien), Fernandez-Lobbe (l’un des 8 les plus actif du continent) ou encore par le trio Gurruchaga Amorosino Camacho.

 

En conclusion ca sera un match hautement compliqué et la prestation très triste des Argentins contre l’Italie ne doit pas être un motif de soulagement : les Argentins feront comme toujours et se transcenderont face a nous. Une preuve ? 7 victoires sur les 10 derniers match dont un terrible 43-13 à Velez il y a 5 mois.   

 

 

 

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